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Jeu 6 Juil - 14:19

10 mars 2016 - « James ? » De toute évidence, elle s’épargnait les mon père et toute autre appellation envers le pasteur qui se présentait à elle. Elle ne le faisait pas pour l’offenser, il le savait bien. Elle respectait malgré tout ses croyances. Seulement, Hannah avait toujours été une athée, ainsi elle ne voyait pas pourquoi elle se forcerait à s’adapter uniquement parce-que pour sa part, il avait une religion. Toutes ces bêtises chrétiennes, elle n’y avait jamais cru, tout comme le reste de sa famille. Peut-être que c’était aussi une question d’éducation. Si ses parents avaient été eux aussi des croyants, peut-être qu’elle l’aurait été à son tour. Aujourd’hui, ce n’était qu’un sujet qui ne lui apportait que des si, comme nombreux autres. Ce monde changeait les gens, et en discutant avec Clarence, il transformait même le plus grand des fidèles du Tout Puissant. Au fond, elle avait de la peine pour lui. Elle aurait souhaité, comme beaucoup ici, que tous les événements qu’il avait vécus ne lui arrivent jamais. Malheureusement ce n’était pas une chose qui pouvait être changée, quelques soient les souhaits de la blonde. Elle ne pouvait plus qu’espérer désormais qu’il ne revive pas des horreurs semblables à celles de son passé.

Pourquoi venait-elle le voir ? Il était évident qu’Hannah ne s’était pas déplacé jusqu’à lui pour lui demander de prier ou quoiqu’autre chose que ça soit. Et si elle était seulement venue pour faire causette, elle aurait probablement attendu une heure plus tardive que neuf heures du matin. L’heure environ où le laboratoire commençait à se réveiller dans sa globalité. Certains se levaient plus tôt, d’autres plus tard comme la blondinette. Ses troubles insomniaques semblaient s’être calmés, au fil des semaines, mais demeuraient encore bien présents. A son plus grand malheur. Elle devait s’occuper chaque nuit, pendant que le reste ou du moins beaucoup dormaient déjà depuis un petit moment. Et enfin, lorsqu’elle arrivait à fermer l’œil, c’était environ jusqu’à onze heures voir midi. Excepté lorsqu’on la réveillait occasionnellement pour une urgence à l’infirmerie. Non, en réalité, elle était venu le voir car ils avaient prévu une sortie. Une journée environ, dehors, livrés à eux-mêmes. A chercher mille et un vivres, des choses qui pourraient être intéressantes pour le laboratoire, certaines essentielles et d’autres non.

Et à sa plus grande surprise, il avait accepté. C’est clair qu’aux premiers abords, elle ne l’aurait pas défini comme quelqu’un facile à convaincre de mettre les pieds hors du camp. Comme elle l’était autrefois et comme l’était encore Rajesh. Elle se souvenait encore de cette Hannah, angoissée à l’idée de sortir. C’était pourtant elle qui avait traversé une partie de la ville, s’était démerdée toute seule. Pour quel but ? Elle n’en avait pas eu à ce moment-là. Puis, son objectif lui était venu tout seul. Elle avait trouvé les membres de ce groupe, en plein déménagement vers le laboratoire. Et c’est là qu’elle se trouva une raison de vivre. Eux. Bon Dieu, elle ferait tout pour eux, pour ses amis, sa nouvelle famille, quitte à se sacrifier pour qu’ils vivent. Son moral avait considérablement augmenté après son arrivée et elle remerciait le Seigneur – façon de parler bien évidemment – de les avoir mis sur son chemin. Bien que les fantômes de son passé la hantaient encore, elle se retrouvait aujourd’hui soulagée de côtoyer ces personnes, vivantes de plus. Quelques minutes dehors, sans qu’elle ne les ait trouvés, et elle aussi serait sûrement en train de râler furieusement parmi les autres cadavres déambulant dans Grosse Pointe.

« Tu es prêt ? » Pour sa part, elle l’était. Cette nuit, elle avait dormi plus tôt qu’elle ne l’aurait pensé, et elle avait réussi à se réveiller une heure plus tôt. Ainsi, elle avait pris son temps pour se préparer, se sapant correctement pour cette fin d’hiver. Elle avait laissé sa massette, celle qui l’accompagnait depuis le début de tout ça, rangée au fin fond de sa chambre. Son katana, pour sa part, pendait dans son dos et la lanière de ce dernier lui serait le buste. Mais elle s’en fichait. Contre, elle avait son sac à dos noir où elle avait réuni plusieurs affaires utiles à l’intérieur, comme par exemple sa torche électrique et son briquet. Un au cas où qui parfois pouvaient s’avérer utile. Elle se souvenait de son expédition avec Arizona, ce jour où elle avait oublié sa lampe et elle s’était depuis juré qu’elle la prendrait chaque fois qu’elle sortirait. Détaillant l’homme de Dieu, elle attendit sa réponse puis se retourna pour emprunter les escaliers et rejoindre le hall. Là, elle croisa son amie Arizona qui revenait de son job de sentinelle et lui annonça leur départ pour la journée. Puis, elle se retourna vers James. « T’es sûr ? » Elle-même était incertaine quant au fait qu’il arrive à se défendre dehors. D’un côté, s’il était encore en vie, c’était sûrement que oui. Mais cela ne faisait qu’une semaine qu’il était au sein du camp. En tout cas, elle espérait que durant cette expédition, il la surprenne. Autrement, ça n’allait pas être pratique de devoir veiller non seulement pour sa sécurité, mais aussi pour celle d’un autre.

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Knowledge can change our fate
James E. Clarence
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Sam 8 Juil - 17:06

Cela ne fait même pas dix jours que j’ai intégré le groupe du laboratoire. Certains font en sorte de m’intégrer, de faire de moi un membre à part entière, et tous paraissent emplis d’intentions honorables… Mais j’ai encore du mal à me faire à nouveau à la vie de groupe. En vérité, j’ai peur. Peur de tout perdre à nouveau, de revivre un cauchemar déjà vécu… Mais paradoxalement, je suis heureux d’être ici. Qu’ai-je enduré pour en arriver là ? J’ai perdu ma famille, mes amis, j’ai fait des choses terribles. J’avais besoin de vie maintenant. Je n’aurais su survivre autrement qu’en trouvant une nouvelle famille, et je l’ai trouvée. Alors comme je l’ai fait pour mes familles du passé, je ferais tout mon possible pour lui faire atteindre le bonheur qu’elle mérite. Je dois me dévouer corps et âme, car c’est là la conviction qui me retient en vie.

Je me suis donc levé tôt ce matin, après avoir convenu un accord avec Hannah, l’infirmière du groupe. Nous avions prévu une sortie pour la journée environ, dans le but d’aller amasser des vivres et autres biens utiles à la survie du groupe. Une expédition simple en somme, mais importante pour moi. Je n’avais pas encore eu beaucoup d’occasions de sorties depuis mon arrivée au laboratoire, et il était nécessaire pour moi de partir me défouler, évacuer toute ma tristesse et ma peur intériorisée.
Et pour cela, je considérai qu’Hannah serait une bonne partenaire. Je n’avais pas encore pu discuter en détails avec la jeune femme, mais je pouvais sentir en elle une personne foncièrement bonne. Et cette idée me suffisait à avoir confiance : l’idée d’être aux côté de quelqu’un de bien, tout simplement. Bien sûr, je ne connaissais pas encore la jeune femme pour m’en assurer, mais après tout, il n’y a qu’en passant du temps avec elle que je pourrais la découvrir ?
Levé aux aurores comme à mon habitude et après une nuit des plus agitée pour moi, je m’étais donc préparé et attendais calmement qu’Hannah vienne me chercher, lisant pour patienter un extrait de ma bible que j’avais eu trop peu l’occasion de lire ces derniers jours.

Lorsque je l’entendis prononcer mon nom, mon regard se détourna du livre sacré pour venir rencontrer Hannah, et je lui adressai un sourire amical. Elle, comme beaucoup d’autres, ne s’embêtait pas à m’appeler Révérend, et cela ne faisait absolument rien. A vrai dire, j’avais pris l’habitude depuis le début de la catastrophe qu’on me nomme plus par mon prénom que par mon statut, ce qui était bien normal après tout. Le monde a changé et pour beaucoup, ce que nous étions dans notre passé importe peu. Je suis pasteur oui… Mais qu’est ce qu’un pasteur dans un monde dont la société a implosé, finalement ? Un homme, tout simplement. Mais un homme avec des convictions.

Alors qu’elle me demande si je suis prêt après l’avoir saluée, je réponds calmement, toujours souriant. « Je suis prêt ! » Sans perdre de temps, nous commençâmes donc à nous diriger vers la sortie du laboratoire, alors que les autres membres du groupe semblaient se réveiller peu à peu. Alors que nous allions sortir, Hannah se retourna vers moi, me demandant si j’étais sûr de ce que je faisais. Évidemment, un pasteur ne donne pas forcément une image de guerrier, et je comprenais bien la petite inquiétude d’Hannah à l’idée de sortir au côté d’un homme ne sachant potentiellement pas se battre… Mais j’ai vécu tant de choses jusqu’à aujourd’hui qu’elle se rendra vite compte que je suis tout à fait apte à me battre pour le groupe, et que je ne demande d’ailleurs que ça. Toujours rassurant dans la voix, je répondis donc à sa question en un mot et un sourire. « Certain. »
Et sur cette dernière parole, nous nous mîmes en marche, armés et équipés comme à notre habitude. Rapidement et me dirigeant vers celle-ci, je proposai à ma partenaire de prendre ma voiture afin de nous déplacer en ville avec plus d’aisance. « Tu as une première idée de destination en particulier ? » demandai-je alors à la jeune femme, montrant au passage ma volonté de m’investir pleinement dans cette expédition.

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WOE TO THE MAN WHO LEADS MY FLOCK ASTRAY, FOR IF
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Jeu 20 Juil - 17:54

Les clichés. Devait-elle s’y fier ? Celui qui était à la botte de Dieu paraissait, d’apparence, inoffensif. Ils partaient en mission, et il ne semblait pas prêt. Pourtant, d’un autre côté, comment aurait-il survécu jusqu’ici s’il n’avait pas su se défendre ? Ce monde n’était voué qu’aux grands durs, si James avait été comme les stéréotypes le disaient, il ne serait plus vivant à ce jour. Pourtant, lorsqu’elle lui demanda s’il était prêt et qu’il lui avait répondu que oui, elle doutait encore. Elle verrait bien lors de leur petite escapade. Mais elle espérait au moins qu’elle se passe sans encombre. Elle espérait que James la surprendrait, en sachant se défendre comme il se doit face à ces monstres au-dehors. Il la suivait, au moins, et il semblait volontaire. Ça ne l’étonnait pas, en fait. Elle attendait simplement de lui qu’il soit plus indépendant qu’elle ne le pensait.

« Tu as une première idée de destination en particulier ? » Elle secoua doucement le visage de gauche à droite. « Pas vraiment. Je fais au feeling. Je n’ai pas de carte, alors je ne peux me fier qu’à mon sens de l’orientation. Et à ma tête. » Elle eut un petit sourire, accompagnant ses paroles en tapotant son crâne. « Je me souviens par où je suis déjà passée. Et je me souviens par où il ne faut pas passer aussi. » Elle continua sa marche silencieusement. Elle était déjà sortie plusieurs fois, accompagnée ou non, et avait acquis de l’expérience. De plus, elle avait une très bonne mémoire. Si bien qu’elle savait qu’il ne fallait pas prendre par la gauche, mais plutôt par la droite. Elle avait déjà pas mal fouillé en prenant l’autre direction.

« Bon alors, dis-moi. Je te connais pas beaucoup. Tu viens d’où ? D’ici ? De Détroit ? T’as fait comment pour survivre ? Pour arriver jusqu’au laboratoire ? » Peut-être qu’elle se montrait trop curieuse, elle n’en savait rien. Elle avait dépassé les limites plus d’une fois et avec les mois qui sont passés, elles ne comptaient même plus pour elle. Elle ne se rendait même plus compte si allait trop loin ou pas. Elle était en train de changer, elle le savait. Elle le sentait. Mais elle ne voulait pas y penser. Pas maintenant, pas avec ce nouveau coéquipier. Ce n’était tout simplement pas le moment. Attendant sa réponse, elle l’écoutait attentivement.

« J’suis arrivée ici il y a… presque un an. A deux mois près. J’ai passé les premiers temps chez moi, aux alentours de Détroit, éloignée de tous. Et surtout toute seule. Je sais pas ce qui m’a poussé exactement à sortir. Plus le désespoir que l’espoir, je pense. » Elle haussa les épaules d’un petit sourire. Ses yeux se baladaient face à elle, scrutaient le moindre recoin pour éviter qu’un rôdeur ne vienne les embêter. Étrangement, lorsqu’elle racontait son histoire, elle trouvait ça presque de plus en plus facile de l’énoncer. Elle ne savait exactement pourquoi, puisque pourtant la douleur était encore bien là, bien présente dans son cœur lorsqu’elle repensait à sa famille. Peut-être qu’à force d’en parler avec les autres, c’était simplement devenu moins compliqué pour elle de se confier. « T’as encore de la famille, des amis, quelque part ? »

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