"but they just can't kill the beast" ciéran



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We have ashes, fire and hope
Elias Kaneki
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We have ashes, fire and hope
Jeu 6 Juil - 16:13

Je n'étais pas vraiment sortit depuis l'épisode de l'hôpital, pas par peur, simplement que je n'aimais pas m'approcher de cet endroit. Signant le registre comme à chaque fois, j'avais notifié brièvement vouloir chercher du thé. J'en buvais certes beaucoup, mais j'avais surtout besoin de dormir. J'allais finir par craquer si je n'arrivais pas à tenir une nuit sans fermer l'oeil. J'étais donc partie, l'arme à la main, suivant les routes pour remonter jusqu'à une pharmacie que j'avais connu quelques années plutôt. Aucun doute que beaucoup de choses avait du être prit, mais j'avais sans doute encore des chances de trouver de quoi dormir. J'avais croisé quelques morts sur le passage, beaucoup ayant reçu une balle en pleine tête, d'autre encore debout. Ayant joué de discrétion, j'avais fini par retrouver le bâtiment à présent méconnaissable. Plus de deux heures pour arriver ici… Plus l'on faisait attention, plus le temps filait. Il était rare de trouver des pharmacies à proprement parlé. Il était plus courant d'en trouvé dans des Target, ou plus comme des rayons, mais il était hors de question de rentrer dans des endroits aussi peu sécurisé. Avançant donc dans le bâtiment, je vérifiais la présence première de danger, puis en avançant dans la réserve, je pus constater le cadavre déjà bien décomposé du gérant. Il avait du être tué dès le début. Trouvant une sortie en cas de soucis, j'avais commencé à chercher dans les casiers l'un des médicaments que prenait ma mère. Je ne connaissais que celui là dans tout les cas. Évitant d'ouvrir tout, je cherchais la bonne lettre avant de prendre le risque de faire le moindre bruit. Trouvé. Je prenais la boite pour la mettre dans mon sac avant d'entendre un bruit. Des pas, bien trop régulier pour être un mort. Un être humain, ici. Je ne connaissais pas le degrés de danger, ni si il était seul. Me déportant dans un coin, j'attendais de savoir à quoi j'avais à faire. Il cherchait quelque chose, je ne pourrais dire quoi. Mais la donne changea du tout au tous lorsqu'une autre personne entra. Des pas glissant. Une précipitation. Sans doute une erreur de commise. Avant que la lutte ne commence, je sortie de ma cachette. L'arme à la main. Je ne pouvais pas tirer, il y aurait trop de répercussion. Passant par dessus le comptoir, je vis l'homme en difficulté, comprenant qu'il avait posé ses affaires pour être plus à l'aise, mais qu'il était surtout désarmé à présent. Le mort, une petite vieille qui n'aurait jamais eu ses chances. Lui donnant un coup de cross dans la tête, je la fis basculer avant de saisir un bout de verre et de lui enfoncer entre les deux yeux. Fin du problème. Mais on avait fait du bruit, je n'aimais pas ça. Me redressant, je reculais de quelques pas pour prendre les affaires du type et lui lancer son sac. « Évitez d'oublier ça la prochaine fois. », ou de paniquer. Il avait été surprit c'est évident, mais il aurait pu y passer.

« On reste pas ici plus longtemps, on passe par derrière. », j'étais militaire, je devais protéger les gens, même si je ne savais pas qui il était et ce qu'il foutait là, il ne mourrait pas par ma faute. Pas un de plus. Je venais déjà de tuer une vieille dame qui avait sans doute eu une vie, une famille. Un entourage l'ayant déjà vu mourir une fois. Sortant par la porte arrière, je regardais discrètement autour de nous pour déceler la présence éventuel de danger. Pour le moment rien. Mais ça ne tiendrait pas longtemps. Les quelques rodeurs s'étant abandonné dans les parages finiraient par venir jusqu'ici. Et si je n'avais pas envie d'y lancer ma peau, je n'étais pas certain que ce soit le cas de mon compagnon d'infortune.

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I walk a lonely road
Cièran Blackthorn
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Sam 5 Aoû - 13:41


« But they just can't kill the beast »
Elias & Cièran

Il ne se passait une journée où je ne me déplacé pas. Il était vraiment rare pour moi, de rester trop longtemps dans un même endroit. Le plus important pour moi c‘était de survivre et à mes yeux survivre ça voulait dire, d’être toujours en mouvement et d’être seul et d’être le seul maître de mon destin aussi bien. Je n’avais aucune confiance en l’homme dans son ensemble, alors qu’avant que « cette abomination » nous tombe dessus, j’étais tout simplement le contraire, j’étais du genre à m’ouvrir aux autres et même à accorder ma confiance. Dorénavant, tout était simplement différent et ça faisait longtemps que je n’avais pas été dans une groupe sur une longue durée, je ne restais jamais bien longtemps en présence d’un groupe ou d’une quelconque personne, que je pouvais croiser sur mon chemin. Restant toujours muret dans mon silence, quand c’était le cas, rare de toute évidence. Mon arme toujours attaché à mon ceinturon, j’avais vu des morts sur mon chemin sans leur accorder la moindre attention, ni le moindre sentiment de remords en leur encontre. Puisqu’ils voulaient mieux qu’ils soient mort que « transformés », à mes yeux c’était pour eux une bénédiction de ne plus être de ce monde.  Le long du chemin s’était passé en toute prudence, je n’avais pas vraiment croisé une réelle menace sur ma route et c’était tout de même un réel soulagement. Tout en cherchant à ma vue, une pharmacie pour pouvoir prendre quelques médicaments qui pourraient m’être fortement utile. J’avais trouvé le bâtiment au bout d’une bonne demie heure de vadrouille, il était légèrement en ruine, mais ce n’était pas ce qui allait m’arrêter d’avancer et d’atteindre mon objectif. Erreur de ma part presque de débutant, j’avais laissé mon sac à dos avec mon arme en feu en sureté, je n’avais pas été aussi lucide et intelligent. J’avais baissé ma garde et ça m’étais tombé dessus. J’avais ressenti une réel menace derrière moi, un long frisson me glissant le long de ma colonne vertébrale et redressant légèrement les poils de l’arrière de mon cou, face au danger qui allait me tomber dessus. Tout en tenant le manche de mon couteau prêt à en faire usage, incapable d’atteindre mon sac et de prendre mon arme, je ne m’étais pas trop attardé sur cette constatation. Quand une « personne » enfin ce qu’elle fut un temps, commença à m’attaquer j’avais pu me dévier légèrement sur le côté pour lui faire front, me défendant comme je le pouvais. Quand elle m’attaque de face, m’immobilisant entre le mur et le comptoir, elle avait diminué ma zone de défense et je savais que je n’allais pas pouvoir m’en sortir indemne si l’attaque persistait dans cette voix là et dans ce niveau de bestialité intense. C’était comme si j’avais à faire à une bête enragée et encore une bête enragée, pouvait être plus facilement désarmé là ce n’était pas vraiment le cas. C’était une vieille dame mais sa force et sa bestialité la rendait tout simplement forte quand elle m’attaquait. J’avais pu lui planté ma lame à plusieurs reprises sans être capable d’atteindre sa gorge pour pouvoir l’égorger ou même lui trancher la tête, une fois que j’aurai pu la maintenir au sol. Quand soudainement, la prise ferme et violente se relâcha, quand elle se prit un coup de cross sur la tête et elle s’écroula morte à même le sol. Mes vêtements étaient dans un piteux état, je les remettais en place tout essayant de reprendre mon souffle. L’homme qui se trouvait en face de moi devait être un soldat, rien qu’en voyant son apparence et sa manière d’avoir attaqué. Il me dit d’éviter « mon sac » la prochaine fois et le rattrapant dans mes bras tout en le mettant sur mes épaules quand il me l’expédia. Demeurant silencieux, ne voyant pas l’utilité de lui répondre.

Tout en me disant que nous ne pouvions pas rester ici et je pris la parole, ma voix était un peu rauque montrant clairement que je n’étais plus vraiment du genre à parler, depuis ce qu’il s’était passé en ce monde. –« Comme si j’avais l’intention de rester. Partons. »-. J’avais bien failli y rester et je ne voulais pas vraiment mourir ou me reprendre une culotée. Parce que s’être fait malmené par une vieille femme s’est quand même bien loin d’être flatteur. Nous passions alors par derrière, j’avais même pris la peine de sortir mon arme à feu et de la charger à son maximum, pointant mon arme devant moi, doigts sur la gâchette, prête à en faire usage si je voyais un mouvement suspect  autour de nous.
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Depuis, il redoutait que la vie lui retire les choses auxquelles il tenait. Il en avait conçu une philosophie intime : tout apprécier à chaque seconde, parce que tout peut s'effondrer à chaque seconde.
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We have ashes, fire and hope
Elias Kaneki
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 7 Aoû - 5:40

Il était évident que ce mec n'était pas habitué à parler, mais il était presque logique que ce genre de situation pousse à un remerciement. Non pas que j'en attendais des tonnes, mais même un "il ne fallait pas" aurait été appréciable. Sortant par l'arrière, je vis du coin de l'oeil le jeune homme sortir son arme. Involontairement, je resserrais l'emprise de ma main sur la mienne. J'étais bien trop habitué à faire face à la lâcheté des gens. Et le fait que j'ouvre la marche n'était pas pour me rassurer. Le voyant alors la pointer en avant, je ne pus que soupirer, m'arrêtant avant de poser la main sur son arme pour en baisser le canon lorsqu'il fut à ma hauteur. Comment avait-il fait pour survivre jusqu'à aujourd'hui si il était aussi imprudent. D'ailleurs, avant qu'il se braque comme un adolescent face à ses parents, je me retournais pour lui expliquer un minimum ma décision. « Tant que je suis devant, on ne pointe aucune arme en avant. On la garde en main, doigt sur la gâchette, mais on avance pas avec une arme prête à faire feu à hauteur d'homme. », sauf si il voulait me tuer, mais ça je n'étais pas spécialement d'accord. « Et on évite même de garder le doigt sur la détente, un écureuil pourrait vous faire tirer sous la surprise et un coup de feu serait vraiment une mauvaise idée en terme de discrétion… ». Alors on se détendait, et on avançait calmement. Je savais d'ailleurs pas pourquoi j'avançais avec lui, sans doute car la zone était bondé et qu'il était plus simple d'évacuer à deux. Et puis avoir la mort d'un civil sur la conscience très peu pour moi. Même si il semblait arrogant, il restait non gradé, sinon il n'aurait pas commis de telles erreurs, et donc, je ne pouvais pas le laisser seul. Qui plus est, le monde poussant les gens à la solitude, je pouvais comprendre son comportement, j'étais moi-même bien plus éteint qu'avant, comme si l'horreur de ce monde avait fini par m'abattre.

« Sans vouloir être intrusif, un endroit sécurisé ou vous ramener ? », demandais-je en avançant. Je m'en sortirais très bien tout seul, lui sans doute moins. Encore une fois je doutais sans doute beaucoup trop des gens, et il était peut-être très bon dans son domaine, mais juste suffisamment fatigué pour ne réussir à tenir le coup. La faim, la soif, tout ça devait tenir dans une équation à beaucoup trop d'inconnu. À lui de décider à présent si il voulait s'en sortir ou non. Si il avait besoin de moi ou non. Si en revanche il voulait me planter un couteau dans le dos, il finirait par être lui-même victime de son arme.

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