En quête de nouvelles têtes



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Jeu 6 Juil - 20:31



ft. Jordan && Abel

J’avais remarqué que ma bécane avait eu du mal à la reprise. Elle était encrassée. Je profitais donc de mes vagues connaissances en mécanique et de mon accès aux outils pour dépouiller entièrement toutes les pièces en cause. Après un décrassage intégral, je les remis en place. Il faudrait que je remercie Rashka comme il se doit de m’avoir aidé à ramener ma moto au labo. Ça me faciliterait la vie pour me rendre à Fort Hope afin de rendre visite à Samara. Mais j’avais dû passer une journée entière à la bricoler. Mes maigres connaissances dans le domaine de la mécanique ne me permettaient pas de le faire rapidement. Si seulement nous avions un mécano digne de ce nom. Je sais que quelques nouvelles têtes ont débarqués dans le coin. Peut-être aurai-je de la chance auprès d’eux ? Mais il faudrait pour ça que j’apprenne à moins sortir.

Après une douche froide digne de ce nom, et avoir enfilé des vêtements propres, je rejoins une de nos salles communes, la faim au ventre. Par expérience, je sais que quelqu’un avait dû préparer quelque chose à grailler. Et vu la dalle que j’avais, un bouillon de racines et un steak de ragondin écrasé seraient un excellent repas selon moi. J’avais de la chance, il y avait bel et bien un… Truc à manger. Un genre de ragoût non identifiable. J’espère que Clarice avait avalé quelque chose. Je ne l’ai pas vu de la journée. Depuis qu’elle est au labo, j’essaye de la forcer à se tourner vers les survivants. Je veux qu’elle puisse compter sur les bonnes personnes, dés fois qu’il m’arrive quelque chose.

Je me sers une bonne ration de ce truc et m’assieds près de la fenêtre, observant le parc à proximité. Il fait déjà nuit. Heureusement que les éclairages ne sont pas violents au point de nous faire repérer depuis l’extérieur. Et puis Cale doit veiller au grain en ce moment même. J’avale mon repas à grandes bouchées, entrecoupant de temps à autres par une rasade d’eau. J’entends et ressens quelqu’un franchir le pas de la porte. Tiens, une de ces nouvelles têtes dont j’ai vaguement entendu parlé et que j’ai croisé mais avec qui je n’ai pas eu le temps de discuter. « Hm. Chalut. Jordan, ch’est cha ? » J’avale ma bouchée en m’essuyant la main après un mouchoir en papier. Je me lève et lui tend la main. « Enchanté, moi c’est Abel. » dis-je avant de sourire et reprendre place devant ma gamelle. Bien sûr, avant de parler de nouveau, j’attends d’avoir finis ma bouchée. Il était grand temps de commencer à tisser des liens. C’était important d’entretenir de bonnes relations avec le plus de monde possible. Et puis, même si j’avais l’air d’un solitaire, j’avais besoin de contacts humains. « ça fait combien de temps que tu es ici, maintenant ? »

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Jordan B. Wilson
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Mar 11 Juil - 18:27


EN QUÊTE DE NOUVELLES TÊTES

Abel & Jordan


La nuit était tombée doucement, elle l’avait observée s’installer tranquillement de ‘sa chambre’. C’est ainsi qu’elle pouvait appeler la petite pièce qu’elle occupait dans laquelle un sac de couchage trônait sur le sol. Elle avait dormi la moitié de la journée. C’était la première fois depuis des mois qu’elle pouvait fermer les yeux sans craindre de ne plus se réveiller ou pire, de se faire attaquer durant la nuit. Que ce soit par ces monstres ou par la menace des hommes sur la route. Du coup, elle rattrapait tout ce sommeil perdu entre deux sorties pour rapporter des vivres ici. Jordan était quelqu’un de juste et elle était désireuse de faire sa part du marché. Elle avait intégré le groupe, en échange de service et d’entraide et elle comptait bien s'acquitter de sa part du marché. Se levant tranquillement, elle enfile un sweat et sort à la recherche d’au moins une des deux soeurs Castillo. C’est Olivia qui l’a trouvé. Enfin trouvée, elle l’a vu débarqué avec sa voiture et s’est demandé qui était cette nana. Rapidement, elle a compris qu’elle pouvait lui offrir un endroit sûr où s’établir. Après plusieurs questions et en racontant les grandes lignes de sa vie depuis la fin du monde, Liv put comprendre qu’elle n’était pas une folle furieuse dangereuse, et donc lui avait proposé de rentrer avec elle. L’ancienne marines avait hésité. Préférant poursuivre son chemin et la recherche de son père. Sauf qu’elle savait bien que cette cause était vaine. Les chances qu’il soit toujours en vie étaient minces, et celle de le retrouver, si c’était le cas, encore plus. Alors elle avait accepté, aussi simplement que ça. La blonde fit chou blanc et ne trouva aucune trace des deux jeunes femmes au niveau de leurs chambres.

Elle prend alors la direction de l’une des salles qui sert le lieu commun, les mains dans les poches. Les autres se rejoignent ici quand ils ont besoin de compagnie. Jordan, elle ne s’y est pas montré tant de fois depuis qu’elle est ici. C’est-à-dire l’équivalent de deux semaines, presque trois. Non qu’elle ne se plaise pas ici. À la vérité, elle appréciait la sécurité que cet endroit et l’accueil de ses gens. Elle avait passé trop de temps seule sur la route avec tous ces revenants et même si ça ne se lisait pas dans son comportement, vivre ici était un soulagement et une bouffée d’air frais. Sauf que quelques jours passés à l’abri ne changeraient pas aisément le comportement de la jeune femme, qui depuis l’armée reste plutôt discret et fermé. Arrivant dans la pièce, une drôle d’odeur flottait dans l’air. À ce stade de la décadence du monde, personne ne pouvait se plaindre de la seule bouffe qui leur passait sous la main. Jordan n'en faisait pas exception mais ce n’est pas pour ça qu’elle était venue ici. Cependant, elle ne trouva qu’un homme assis en plein repas. Se moquant d’avoir la bouffe pleine, il s’adresse à elle une fois l’avoir remarqué. À sa question, elle hoche simplement la tête. Elle ignore son nom et préfère donc garder ses lèvres scellées. Il s’essuie rapidement les mains et lui en tend une en se présentant. Elle fixe quelques secondes celle qui tend vers lui en haussant un sourcil. Elle finit par la lui serrer. Elle vient au moins d’obtenir son nom sans prendre la peine de le lui demander.

L’homme sourit et se rassoit. Il semble amical ce qui détend légèrement Jordan. Elle prend alors place en face de lui, replongeant ses deux mains dans les poches de son sweat. La question de l’homme la laisse un peu interdite. Elle ne le sait même pas vraiment.  — Deux ou trois semaines, je crois. C’était assez hallucinant de voir comme les jours, les semaines et les mois semblaient défiler à une allure folle sans qu’on puisse les décompter. Jordan avait perdu toute notion de jours depuis que le chaos avait prit place sur cette Terre. Pourtant habitué de passer des jours, voir des semaines sans contact avec le reste du monde, elle n’avait jamais passé une période si longue sans savoir quel jour il était exactement. — J’en sais rien, j’ai du mal à faire le décompte des jours. Mais bien 2 semaines c’est sûr. Elle aurait bien voulu savoir. Est-ce qu’on était jeudi ? Vendredi ? Début ou fin de mois ? Ces choses simples du quotidien ont complètement disparu. — J’ai pas demandé à Liv, mais est-ce que vous avez.. ou quelqu’un à noter les jours ? Genre prit des notes pour savoir à peu près où on en est ? Heureusement, il y avait les saisons pour se faire une idée. Mais la météo n’est pas une chose vraiment très fiable.

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Jeu 13 Juil - 11:43

La jolie blondie était là depuis autant de temps. Et je crois bien que c’est la première fois que je lui parle. Quelle idée de passer son temps dehors et de ne pas faire l’accueil des autres survivants comme il se doit ? J’avais bien participé à celui de Rashka, mais j’étais un fantôme de ce côté-ci. La plupart des personnes qui débarquaient ici ne faisaient ma connaissance bien après leurs arrivées. Elle me pose une colle. Qui aurait pu noter les dates de la sorte ? A ma connaissance je n’en vois pas milles et ma réponse se fait sans attendre : « Ruth le fait je crois. C’est un couteau suisse vivant cette nana. » Non pas que je faisais l’éloge d’une de mes anciennes conquêtes, mais pour une nana aux facultés réduites, elle se donnait les moyens d’avoir bien plus de ressources que la moyenne. « Liv’ ? Excuse-moi, je suis tellement peu présent. J’ai dû rater un épisode. Tu connais Olivia ? » Pareillement, j’avais entendu parler des sœurs Castillo. Mais tout était tellement vague pour moi. J’aimerai qu’on ait un banquet entre nous un de ces jours, qu’on se retrouve tous une bonne fois pour toute et que l’on puisse tous faire connaissances.

Je finis mon repas frugal et repose mes couverts dans l’assiette avant de me lever et de la mener à un évier, pour la nettoyer aussitôt. Je me mets de biais pour pouvoir la regarder. « Tout se passe bien au labo ? J’espère que tu arrives à prendre tes marques… Je sais à quel point ça peut être difficile au début. » Surtout lorsque l’on se prend une balle et que l’on veut en cacher la raison à ses nouveaux collègues de survie. Ce n’est pas comme si une balle dans le bide ne soulevait pas de questions ! Bien sûr que j’ai été cuisiné sur ça. Par Ruth d’ailleurs. Juste avant que je ne couche avec elle. Quel souvenir plaisant. Il faut que je l’efface. J’ai un bout de femme qui m’attend à Fort Hope maintenant. Toutes mes pensées se dirigent maintenant vers Samara, et je dois avoir un air niais avec ce sourire en coin. Je l’efface assez rapidement et constate que ma vaisselle et bien assez propre. Je la laisse s’égoutter avant de tirer une clope de mon paquet de clope. J’essaye de les économiser, mais rejeter celle d’après-repas est difficile. J’ai déjà gâché un paquet entier comme ça.

Jordan a un petit air de guerrière. Je la regarde droit dans les yeux. Je reconnais cette lueur au fin fond du regard. Cet apocalypse n’est pas son premier combat. J’ai la même lueur lorsque je me regarde dans le miroir. Et ça ne dure jamais assez longtemps. Ce que j’y vois ne me conviens pas. « Je te demanderai bien quelle est ton histoire, mais je pense qu’il vaut mieux éviter. Tu n’es pas du genre à en parler, pas vrai ? Et je comprends. Toi et moi, on est de la même trempe. Ce ne sont pas les premières horreurs que l’on croise, dehors, pas vrai ? » Je repense à mon séjour à l’armée, mais surtout mon passif avec mon frère. Ma némésis, mon Caïn. Il a bien réussi à me buter ce con. Mais je suis revenu. Et maintenant je sers une cause plus grande. « Tout ce que je peux te conseiller, c’est de t’intégrer comme il se doit parmi nous. Non pas pour te faire une nouvelle famille ou autre, mais je revis ici. J’ai retrouvé des objectifs et un confort. Faire partis d’un truc plus grand que soi c’est… Enfin, ça évite de laisser trop de temps pour se morfondre, et ça fait du bien de voir que son travail est reconnu par les autres. » C’était le quart d’heure « conseil à la nouvelle » par Abel.

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Ven 21 Juil - 16:47


EN QUÊTE DE NOUVELLES TÊTES

Abel & Jordan


Toujours assise en face de lui, Jordan regarde sa nouvelle rencontre du jour finir son repas. Celui-ci n’est pas des plus appétissants, mais après la fin du monde rare sont ceux qui font la fine bouche. — Ruth ? Ce nom ne me dit rien. J’pense pas avoir encore vu tout le monde. Ou retenu leurs prénoms. Ce qui était pourtant étonnant. Durant ses diverses missions pour la Navy, aucun nom ou détails n'échappaient à Jordan. En dehors il fallait que ses nouvelles rencontres répètent sans fin leurs prénoms. Lorsqu’il parle d’Olivia elle pose ses yeux sur lui. Est-ce que l’idée qu’elle la connaisse semble si bizarre. — Bah… , commence la blonde, Un peu ouais. C’est elle qui m’a récupéré dans la rue. Ce souvenir provoque un sourire sur les lèvres de la blonde. Heureusement que Liv l’avait trouvé. SInon elle serait certainement encore en train d’arpenter les rues de Detroit. Non que ça ne la dérange vraiment. C’est juste qu’être ici… c’est plus.. reposant.

L’homme prénommé Abel se lève alors après avoir terminé son repas ce qui ramène Jordan à l’instant présent. Elle pose les yeux sur lui et le suit du regard jusqu’à l’évier dans lequel il lave sagement son assiette et ses couverts. Ce qu’il y avait de bien ici, c’est que tout le monde faisait sa part. Il aurait pu laisses ses ustensiles comme ça et attendre qu’un autre le fasse à sa place. Il m’adresse alors une nouvelle question. — Euh. Oui. Je suppose. Elle n’était pas du genre à se faire plein d’amis et de taper la discussion avec toutes les personnes qu’elle croisait. Non, elle aimait bien être dans son coin et être tranquille. C’est sûrement ce que pas mal de personnes ici avaient compris car on la laissait plutôt tranquille tant qu’elle faisait ses tâches pour le bien collectif. Enfin, il y avait toujours Liv qui la harcelait presque tous les jours mais cette blonde -à ne la dérangeait pas vraiment. Pas toujours. En vérité, elle appréciait beaucoup Olivia, on pouvait même dire que c’est la première personne d’ici à qui elle avait donné sa confiance.

Jordan hausse un sourcil quand elle le voit sortir une clope. Sérieusement ? Y’a encore ce genre de chose sur Terre ? Cela fait des mois qu’elle n’en a pas vu et pensait que le monde était débarrassé de tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une cigarette. C’est alors qu’il se met à la fixer dans les yeux. Immobile elle le regarde aussi. Qu’est-ce qui lui prend ? Ses sourcils se froncent tandis qu’une expression moins amicale naît sur le visage de Jordan. Les paroles de l’homme ne font qu’empirer les choses. Elle se renfrogne davantage sans dire mot. Et d’abord, pourquoi il dit ça ? Il croit vraiment qu’ils soient pareils ? Ca l’étonnerait beaucoup ! — En tout cas, une chose que l’on n’a pas en commun, c’est la langue bien pendue.. C’est mal poli mais c’est sorti tout seul. Jordan sait bien que ces propos frôlent parfois l’insolence et même si c’est un aspect d’elle-même qu’elle taisait toujours, là, elle n’a pas à distribuer son respect comme si on l’avait trouvé dans une pochette surprise.

Elle l’écoute reprendre la parole et ne préfère pas le couper même si l’envie est tentante. Elle finit cependant par répliquer quand il semble en avoir terminé avec ses conseils. — Ma vie entière a toujours été dévoué à une cause plus grande que ma simple existence. Malgré son agacement, la jeune femme ne peut être que d’accord avec certains des propos d’Abel. Depuis qu’elle est entre les murs du Labo elle se sent soulagée d’un poids. Chacun veille les uns sur les autres et de ne pas tout porter sur ses épaules et vraiment un soulagement. Elle a toujours dû veiller sur des gens, ce n’est pas maintenant que ça va la déranger, au contraire. C’est d’un ton bien plus doux que la jeune femme reprend la parole. — Mais je comprends ce que tu veux dire. La sécurité dans ce nouveau monde… C'est pas à la portée de tout le monde. Et t’inquiète pas, je ne suis pas du genre ingrate.. S’il y avait bien une qualité que tu possédais, c’était la reconnaissance. Tu ferais tout ton possible pour aider les personnes du Labo à continuer à vivre dans la sécurité et la tranquillité. Même si tout ne sera pas rose, tu ferais en sorte d’être utile à cette communauté qui t’a ouvert les bras.

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Ven 21 Juil - 18:34

A peine la cigarette allumée, je manque de la laisser tomber mes lèvres. Si j’avais su qu’elle me rembarrerait de la sorte… Dire que j’avais voulu être gentil en ne lui cassant pas le crâne avec nos histoires communes. Je n’aimais pas parler de mon passif. Je ne m’arrête pas à son insolence gratuite et continue mes conseils de vétéran du laboratoire. Non pas que j’y sois installé depuis longtemps, mais j’avais vite su me mettre au pas. Une nouvelle fois, la blondinette me rembarre. J’en viens à me demander pourquoi elle s’est arrêtée dans cette pièce, si elle comptait discuter tranquillement avec moi. Normalement, un conseil, et une prescription gratuite pour ne pas se répéter sur son histoire, c’est gentil, non ? Eh bien apparemment elle avait le sang chaud, et quoi que je dise ou face, elle n’avait pas l’air d’apprécier. Mon air se renfrogne pendant le reste de son discours. Jusqu’à ce qu’elle me dise qu’elle n’est pas du genre ingrat. J’essaie de ne pas faire les gros yeux, mais de tels termes manquent de me déstabiliser. Je voulais bien être gentil, même lorsque je me fais envoyer chier. Je veux bien faire la sourde oreille sur certains propos. Mais alors l’hôpital qui se fout de la charité, très peu pour moi. Je contiens quelques pensées assez obscures et tire une nouvelle latte sur ma clope.

Pour l’intégration, on repassera. Jordan venait de foncer tête baissée dans la liste des éventuels suspects pour tout ce qui pouvait se passer de louche intramuros. Ma cigarette arrive à sa fin. Je l’éteins dans un fond d’eau résiduel de l’évier, et jette le mégot humide dans la poubelle avant de me rassoir. « Alors, Jordan. A part profiter de notre sécurité, tu sais faire autre chose ? Parce que pour l’instant à part t’entendre parler, je ne t’ai pas vu vraiment travailler pour la communauté… Quelles sont tes compétences en générale ? A moins que tu ne trouves autre chose de désagréable à me dire… Je comprends que tu ne sois pas une ingrate, mais quoiqu’il en soit, il se pourrait que ma patience ait des limites. » Un sourire en coin plein de rancœur né sur mes lèvres et donne une expression d’être cynique à mon visage. Qu’elle s’estime heureuse que ces termes soient ma seule réaction. Je voulais la ménager. Mais que l’on vienne me chier dans les bottes lorsque j’essaye d’être gentil pourrait provoquer des trucs plus hard en moi, si je ne savais pas me contenir.

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Jordan B. Wilson
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Sam 22 Juil - 10:15


EN QUÊTE DE NOUVELLES TÊTES

Abel & Jordan


Le changement de ton est immédiat. D’attitude aussi. Jordan voit clairement les traits de l’homme se tendre et la tension qui vient de s’installer dans l’air est palpable. Elle en vient même à se demander s’il n’a pas l’intention de s’en prendre à elle. Pas verbalement, mais physiquement. Dans un réflexe apprit dans ses heures à servir, elle se relève doucement pour prendre place contre le mur. Ses yeux ne lâchent pas Able au cas où il tenterait quoi que ce soit. Elle ne compte pas dépasser le stage des paroles impolies. Elle n’est pas venue pour faire la guerre aux occupants du Labo. Il éteint sa clope rapidement dans l’évier et elle relève un sourcil. Elle sait que ça ne va pas s’arrêter là. Ses mots semblent avoir réveillé l’homme qui a vécu de nombreuses horreurs dans son passé. Et c’est elle la folle dingue dangereuse à ce moment ? Parce que c’est exactement ce que trahissait sa posture. Elle aurait laissé un rire lui échapper si elle n’avait pas craint que ça mette le feu aux poudres. Sauf qu’il reprend la parole sur un ton plus agressif. Elle relève encore plus haut son sourcil. Profité de leur sécurité ? Il est sérieux là ? Elle croise les bras sur son torse et attends qu’il ait terminé sa tirade.

Il a carrément changé de comportement et Jordan s’étonne d’un revirement si violent pour deux petites phrases. — C’est pas la peine de monter sur tes grands chevaux. Puis, sachant qu’il y a deux minutes tu connaissais à peine mon prénom, c’est sur que tu ne dois pas savoir grand-chose sur moi où ce que je fais ici. En y réfléchissant bien, elle ne l’avait pas beaucoup vu dans les parages après tout. Où était-il ? Parce que s’il voulait jouer la carte de “et t’as fais quoi toi pour la labo” elle pouvait très bien lui balancer son absence dans la gueule. Sauf qu’à ce stade-là, elle préférait calmer le jeu. Elle n’avait pas rejoint un groupe pour foutre la merde et encore moins se prendre la tête. — Si tu as des choses à me reprocher tu n’as qu'à aller voir Cale. Ou Olivia. Ou alors t’attends de me connaître mieux et de voir ce que je sais faire avant de me balancer ce genre de réflexion. Et pour ta gouverne, j’étais pas désagréable. Impolie, oui, certainement. Donc forcément un peu désagréable mais c’était le caractère de la blonde. Elle aurait voulu l’énerver ou le blesser, ses mots auraient été bien pires. — Si t’as connu des horreurs, tu devrais comprendre mieux que quiconque que m'épancher à blablater ce ne soit pas mon truc.

Jordan avait sa fierté et son orgueil. Mais des fois, quand c’était nécessaire, elle savait s'asseoir dessus. Et là il semblerait que ce soit le cas. — C’était pas dans mon intention d’être désagréable. Je suis comme ça. Je fonctionne comme ça et ça n’avait rien de personnel. La blonde ne connaissait même pas l’homme en face d’elle. Comment aurait-elle pu vouloir s’en prendre à lui. C’est juste que ses réflexions et réactions glaciales n’ont pas le même effet sur tout le monde. Rah bordel. Voilà qu’elle commençait déjà à se mettre quelqu’un sur le dos ! Pinçant les lèvres, elle fit un pas en avant, en espérant que ça n’empire pas la situation. — Tu n’as pas à m’apprécier, mais y’a pas de doute à avoir sur ma loyauté. Je sais me sacrifier pour les autres et j’hésiterais pas à le faire ici, même si je ne suis pas là depuis longtemps. Ses paroles étaient sincères. Elle se sentait bien ici, même si son caractère la poussait à rester en retrait. Ne pas s’attacher, c’était ne pas souffrir.


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Lun 24 Juil - 22:07

Face à un tel caractère, je ne trouve plus mes mots sans qu’ils ne sonnent comme étant désagréables et pour elle, et pour moi. Je tente de me calmer, me rappelant qu’on est dans le même bateau, à présent. Et si sa façon d’être est caractérisée par cette impolitesse, alors soit. Mais il ne fallait pas compter sur moi pour tendre l’autre joue tout le temps. Je détourne le regard un instant avant de la regarder. « Bon. Si nous reprenions depuis le début ? Parce qu’autant te dire qu’entre nous ça ne va pas être joli joli si on continue comme ça. Je m’appelle Abel Jonasson. Et toi ? » demandais-je sans réellement attendre la réponse que je connaissais déjà. C’était plus pour la bonne forme. Je pensais sincèrement ce que je disais lorsque je parlais de reprendre à zéro. Il ne s’agissait pas d’être sur mes gardes parce que je me méfiais d’une menace interne, personnifiée en Jordan. « Crois moi, tu seras bien contente de trouver en moi un allié. Et puis… je suis le responsable du ravitaillement… Tu pourrai en tirer avantage, tu sais ? » J’étais sérieux concernant cette offre. Il ne s’agissait pas de favoritisme. Juste de mettre mes proches à l’aise. Par contre si j’avais une dent contre une personne, elle pourrait se faire tâter. Nous avions tous deux à y gagner dans cette paix. Savoir gérer une situation de crise faisait partie de mes compétences après tout, non ?

Je la regardais droit dans les yeux, attendant de savoir ce qu’elle comptait faire, essayant de sonder son visage pour y trouver une réponse. Pour ma part, j’étais on ne peut plus sérieux. Si j’offre ma loyauté, ça n’est sûrement pas en l’air. Je l’avais déjà fais pour le laboratoire. Ce groupe de survivant envers qui je devais la vie. Et je comptais leur rendre au centuple. C’est d’ailleurs dans cet esprit que je tends la main du pardon à Jordan. Si elle comptait s’intégrer, elle devait pouvoir compter sur ma voix pour la tirer de mauvaises passes, et un des survivants du lab’ en danger pouvait compter sur ma hachette pour lui venir en secours.


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Jordan B. Wilson
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Mer 16 Aoû - 17:28


EN QUÊTE DE NOUVELLES TÊTES

Abel & Jordan


L’homme en face d’elle est agacé et semble prendre le temps avant de lui répondre. Peut-être même essaye-t-il de se concentrer pour ne pas lui en coller une. Après tout, des sanguins, il y en avait partout et avec le monde apocalyptique dehors, ça n’avait fait qu’empirer ce trait de caractère chez certains d’entre eux. Jordan ne cherche pas la guerre. Ses mots et son ton ont clairement été plus froids qu’elle ne le voulait et parfois ça ne passe pas toujours. C’est le cas actuellement, sauf ce que l’homme lui propose la surprend. La blonde se surprend même à sourire légèrement. Pas de moquerie, bien sûr que non. Elle fait des erreurs mais est loin d’être sotte ou bornée pour autant. — Tu as raison. Je veux pas la guerre, encore moins ici. Moi c’est Jordan Wilson. Un peu plus et elle lui aurait récité tous ses anciens titres d’armée. Non que ce soit un secret, après tout Liv et Nora le savent très bien. Malgré tout, elle n’avait pas l’envie que tout le monde connaisse son passé ou ce qu’était sa vie privée avant tout ça. Ces parts d’elles sont terminés, le monde ne sera plus comme avant. Au prochain propos d’Abel, elle ne peut s’empêcher un franc sourire étirer ses lèvres.

L’homme pose ses yeux dans les siens et lui tend la main. Elle comprend alors ce que ça signifie. Sans attendre plus longtemps, elle lui tend la sienne et lui offre la poignée de main destinée à enterrer la hache de guerre. Enfin, guerre pas tout à fait, mais au moins les hostilités qu’elle avait déclenchées. — C’est ma faute. Après des mois seule, je suis un peu brute de décoffrage. J’ai plus l’habitude d’être sociable. J’étais habitué à mon silence. Premier détail qu’elle donne à son colocataire involontaire. La blonde à comprit qu’il fallait qu’elle lui fasse comprendre qu’elle n’était pas un danger et le meilleur moyen était encore celui de lui dire la vérité sur son compte. Resongeant à ce qu’il avait dit plus tôt elle ajoute : — C’est donc toi qu’on doit venir voir quand on ramène des trucs plus ou moins intéressants ? Ou qu’on cherche un truc en particulier... Je prends note. Si tout vas bien, je devrais pas tarder à m’occuper de l’armurerie. Les armes, elle en connaissait un rayon. Et très franchement, elle n’avait pas pensé une seconde que ça lui aurait servi il y a quelques semaines de ça. Après tout, toute seule, elle avait même abandonné sa propre arme au profit d’une barre de fer bien plus silencieuse et surtout plus utile qu’un revolver sans cartouche. — Du coup, je viendrais te voir pour refaire les stocks du Labo. , dit-elle avec un nouveau sourire. Oui, elle cherchait vraiment à paraître plus amicale et ne pas se faire remarquer après quelques semaines tout juste parce qu’elle a un caractère de merde.



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Ven 25 Aoû - 21:40


La blonde semblait accepter que l’on efface tout et que l’on recommence. Ça m’allait largement, sinon, je ne l’aurai pas proposé. Elle se présente de nouveau, serrant même ma main au passage. Un sourire en coin s’affiche sur mes lèvres. Connaître le caractère de certaines personnes dans certaines conditions, ça pouvait être un plus. Comme si un lien se formait entre deux personnes. Après-tout, voir l’aspect bien souvent inconnu de quelqu’un, pouvait servir de base, que cela soit en bien ou en mal. Mais dans notre cas, je ressentais qu’une amitié pourrait en naître. Comment ? Le temps nous le dira. Commencer par faire un tour des limites de chacun d’entre nous, nous servira bien assez vite, j’en suis sûr. Elle m’explique pourquoi elle est ainsi. Cela prend des airs de confidences. J’esquisse une grimace, me disant que j’aimerai tellement entendre Clarice me parler. Même pour me larguer des vacheries du genre de Jordan. Ce qu’elle a vécu avec son père l’a plongé dans un mutisme complet. « T’en fais pas. Je suis ici depuis assez longtemps pour oublier qu’on a tous besoin d’un temps d’adaptation pour se faire à cette nouvelle vie. Je ne devrais pas insister pour faire parler les nouvelles personnes que je croise… C’est juste que je passe tellement peu de temps ici… C’est parfois difficile de faire connaissance avec tout le monde dans les règles. »

Et la voici à déballer mon CV. A ce que je vois – ou plutôt ce que j’entends-, je commence à avoir une réputation qui se forge au laboratoire. « Ouaip, je suis le type qui gère le ravitaillement. Genre… Bouffe, arme, outils, matière premières, vêtements… Faut pas vraiment compter sur moi pour les fringues de haute-couture, mais plus des trucs utiles. Et donc, c’est à toi que je viendrai donner les balles que je trouve… » Je me mis à réfléchir à ses propos, parlant de refaire le stock du laboratoire. Elle n’était pas si bête que ça ! Bien que je n’ai jamais songé une telle chose… Mais c’est vrai que je pourrai sans doute trouver l’endroit idéal pour renflouer l’armurerie. « Tu sais que tu viens de me donner une idée… ? » Je me tus un instant le temps de structurer mes pensées. C’était même viable. « Avant tout ça, j’étais gardien de prison, à Detroit. Et je suis bien placé pour dire que cette prison est sous bonne garde. La meilleure qui soit en fait. Les morts… Mais je sais, pour y avoir travaillé un bon moment, que dans cette prison y’a du matos de pointe. Outre la nourriture impérissable, les vêtements, le matériel médical, mais il y a des armes et des armures là-haut ! Du genre anti-émeute. Et niveau flingue, on part sur du pistolet, du fusil à pompe, de la mitraillette légère et même un ou deux snipers. Pour le corps à corps, c’était uniquement des matraques. Mais les boucliers, les grenades aveuglantes, lacrymogènes, ou encore fumigène, ça peut largement renflouer nos stocks… Il faut sans doute que j’en parle avec Cale et Ruth, mais je suis sûr qu’ils accepteront que je constitue une équipe pour aller fouiller cette zone… »

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Knowledge can change our fate
Jordan B. Wilson
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Lun 4 Sep - 21:41


EN QUÊTE DE NOUVELLES TÊTES

Abel & Jordan


La jeune femme se rend compte que la tension finit par descendre. Fort heureusement c’est lui qui a calmé le jeu le premier même si des traces d’agacements se font toujours sentir dans son attitude et dans le ton de sa voix. Jordan, elle, se force à effacer toute hostilité de sa personne. Un sourire se dessine sur les lèvres d’Abel ce qui soulage la blonde. Oui, elle préfère voir cela sur son visage que des yeux noirs comme la nuit, prêt à la transpercer. Même si elle le méritait. Il lui avoue être là depuis bien longtemps et une part de Jordan l'enviait presque. — T’en fais pas, y’a pas de mal. Et c’était bien le cas. La jeune femme fronce légèrement les sourcils quand il lui avoue ne pas être là souvent et une pointe de curiosité la saisit mais elle ne pose cependant pas la question qui pend au bout de ses lèvres. Elle le laisse parler à nouveau et répond rapidement :— Ouais, tu peux ramener tout ce qui ressemble de près ou de loin à une balle, ou une arme. Le passé de la blonde lui avait permis d’en apprendre suffisamment sur les armes à feu, de petits ou gros calibre, cela ne faisait pas de différence.

Les sourcils de l’ancienne pilote se dressent sur son visage. Elle reste interdite une seconde, attendant la suite des propos de l’homme en face d’elle. Sur ce coup, elle n’avait pas vraiment compris quelle idée elle lui avait bien soufflé. Elle l’écoute attentivement sans vraiment comprendre où il veut en venir. Il parle de la prison, comme quoi il y avait travaillé mais la blonde n’est toujours pas sur la même longueur d’onde que lui. Puis forcément, quand il parle du matos, elle comprend bien plus vite où il veut en venir. Elle songe elle aussi aux armes, à la bouffe qui peut se trouver dedans. Elle a aussi l’image d’outil, d'armures et toutes sortes de conneries qu’il continue d’énumérer. Tout ça semble parfait. Bien trop parfait même. Cela n’empêche pas une étincelle de s’emparer de ses yeux quand il parle d’un ou deux snipers. Ok. Ce n’était pas son arme de prédilection, mais putain qu’est-ce qu’elle adorait ces joujoux là. Ils étaient tellement plus classes que les fusils à pompe qui vous explosait un membre en mille morceaux. — Ca parait pas un peu trop beau ? T’es sûr qu’il y a tout ça ?

Non qu’elle doute de lui. Après tout s’il avait fréquenté les lieux, quel était son intérêt à y envoyer des personnes de son groupe au risque que certains d’entre eux ne reviennent jamais ? Aucun. — J’veux dire… par là je mets pas en doute ta parole. Mais est-ce qu’il n’y aurait pas eu une autre personne qui aurait eu la même idée ? Depuis tout ce temps ? Parce que c’était ça le problème maintenant. Dénicher ce qui n’avait pas déjà été ramasser par un autre avant soi. Venant de dehors, Jordan était très bien placé pour savoir qu’il n’y avait presque plus rien à prendre là où il était certain de trouver de la nourriture, des armes ou même des provisions pour sa survie. Pinçant les lèvres et croisant les bras sur sa poitrine, la jeune femme observe quelques secondes Abel en silence. — Si tu penses qu’il y a des choses à récupérer, je te suis en tout cas. Elle avait l’habitude des situations dangereuses. Elle savait gérer la panique et surtout elle ne perdait pas son sang-froid. Chose qui serait certainement très utile. Il valait mieux qu’elle y aille plutôt qu’une personne moins expérimentée. Puis, n’étant là que depuis peu, elle ne manquera à pas grand monde si les choses devaient mal tourner.


Jordan: ‘seagreen’


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Ven 22 Sep - 22:09

« Crois moi, il y a tout ça, ça n’a pas bougé. Je dirais même que c’est sous bonne surveillance. Y’a toute une armée de morts qui garde les lieux. Du genre… Morts en armure. Faut les tuer au corps à corps. Et je crois bien que le seul groupe capable d’en venir à bout en dehors du notre, ça reste Fort Hope. A moins d’être un solitaire plein de talents, je ne vois pas comment pénétrer et s’évader d’une prison sans se faire bouffer. » Dis-je, convaincu qu’on y trouvera notre bonheur. Elle semble être en pleine réflexion, puis ses propos tombent comme une promesse. Elle semblait avoir pesé le pour et le contre, et était parvenue à un tel résultat. Bien sûr, cela fend mon visage d’un sourire. Deux, c’est le début d’une équipe, pas vrai ? « Je vais voir avec d’autres survivants, et les ravitailleurs. Si on peut former une escouade, on ramènera bien plus de chose qu’à deux. »

J’étais le plus à même de les guider dans ce dédale pénitencier. Architecture en étoile, avec des couloirs qui mènent directement à l’opposé pour que les prisonniers n’aient pas une vision globale du pénitencier et ne s’y retrouvent plus eux-mêmes. Cour extérieure entourée de deux couloirs de grillages. L’un dans lequel les gardiens circulent et font leurs rondes. Le second étant un couloir pour véhicule en cas de besoin rapide d’intervention. J’avais fini par fixer des points de repères et m’y retrouver, mais ça m’avait demandé beaucoup d’entraînement et une imagination spatiale débordante pour visualiser le bâtiment, en comparaison de mes déplacements. Mais au final, en y réfléchissant, je n’étais sûr de rien. Si ce n’est d’où se trouvaient tels ou tels services. « Alors… tu sais que j’étais gardien de prison, avant tout ça. Mais toi ? Tu faisais quoi, si ça n’est pas trop indiscret ? N’y voit pas une quelconque curiosité malsaine. Je me dis juste qu’on s’apprête à se jeter corps et âmes dans une fosse aux lions. Autant savoir ce que vaut la personne à mes côtés avec une arme dans les mains ! » Je m’interrompts un instant et reprends avant de pouvoir la laisser répondre. « Parce que je me débrouille au corps à corps, mais avec une arme à distance, c’est… Vaut mieux pas que j’ai besoin de sortir mon flingue en gros… » finis-je avec un rire pour décompresser ma question, et bien faire comprendre que ça n’est en rien une curiosité malsaine.

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