No place for a hero



InformationsContact
avatar
Messages : 116
Points : 8
Date d'inscription : 20/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 20:52


ft. Avalohn && Declan


Le soleil est à son couchant. Je fais le point sur ma journée. Un entraînement personnel durant l’aube, des leçons données à la femme du chef le restant de la matinée. Je suis presque sûr qu’on a débordé sur le début d’après-midi. Et… Plus rien. Du repos à l’état pur. Enfin, quand je dis repos, c’est vite dit. J’ai simplement pris soin de recharger mes batteries en faisant un de ces fameux brainstorming dont j’étais devenu le spécialiste. Jeter toutes les idées qui me passaient par la tête pour me trouver des projets, des buts. J’avais remarqué que je manquais de souffle dans les montées, depuis ma chute au travers de ce toit. Il faudrait que j’y remédie. Et bien sûr dessiner des objectifs pour Aube et moi. Me rapprocher d’elle, essayer de lui faire redescendre ce que je sais, la protéger tout en la renforçant pour qu’elle puisse un jour m’égaler. Leïa était douée mais elle couvait un peu trop ma petite, selon moi. Ça l’affaiblissait.

Je profite que l’axe principale de Fort Hope devienne désert pour m’installer avec une infusion de racines sous le porche. J’enfile bien sûr ma veste. Le printemps peine à chasser les fraîcheurs de l’hiver. Je suis assis en tailleur au coin de ma porte, ma tasse devant moi, je ferme les yeux et médite. J’inspire et j’expire. Une technique pour canaliser ses forces et recentrer ses émotions paraît-il. Je trouve que c’est surtout une bonne manière de camoufler des micro-siestes. Mon organisme en avait grandement besoin, pour réparer le résidu d’hématome sur mon flanc gauche.

Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je rouvris les yeux, de voir Avalohn au loin. Ava’. Une des filles avec qui j’ai tenté une aventure. Les cieux avaient été cruels en plaçant devant moi un pareil choix : rester avec Avalohn ou prendre en échelon et me retrouver à Détroit. Si seulement elle avait cherché à comprendre et m’avait accompagné… Elle aurait eu un avenir à mes côtés ! Mais cela faisait si longtemps. Je ne lui en voulais plus, bien sûr. J’avais fini par tourner la page. Par contre, il se pourrait que le pardon ne soit pas réciproque. J’y avais été fort à son sujet. Je l’avais traité de moins que rien, qu’elle ne ferait jamais rien de sa vie à stagner dans sa misère. Que j’étais son seul espoir pour qu’elle s’en sorte. C’était le cas à l’époque ! Mais selon les codes sociaux, ça ne se fait pas… Je me lève, attrapant ma tasse au passage, et m’accoude à la rambarde en bois donnant sur la rue.

« Avalohn ? C’est bien toi ? Mais… pour sûr que c’est toi ! Je n’en reviens pas ! » Je descends les deux petites marches qui me séparent de la rue et approche du trottoir « C’est moi, Declan ! On a eu une relation il y a quelques années à New-York… » L’instant de vérité. Comment va-t-elle réagir ? Je craignais tout de même une baffe !
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 581
Points : 1715
Date d'inscription : 15/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 7 Juil - 20:31

Avalohn était affalée sur un des bancs de Fort Hope, le nez en l’air, la clope à la bouche, son livre de poème préféré sur les genoux. Elle fumait trop, elle le savait. Ses longs cheveux voletaient autour d’elle, dans une brise qu’elle aimait ici. Tout était plus simple depuis que Logan l’avait accepté dans sa communauté. Ses nerfs avaient été réduit en bouilli avec ces mois d’intense stress et de survie. Le groupe des Punishers l’avait marqué, autant physiquement que mentalement. Ces jours où il fallait montrer qu’elle était la meilleure, défendre son territoire, savoir mordre, tuer et blesser quoi qu’il arrive. Au dépend de sa vie et celle de sa meute. Elle souffla par le nez la fumée qu’elle aspirait en lisant tranquillement.

Quelques personnes intriguées par son physique atypique s’arrêtaient pour la saluer. À part leur offrir un sourire malsain et les dévisager comme si ils étaient aussi étranges qu’elle, elle n’y prêtait pas grande attention. Ces regards, elle les connaissait. Son corps d’encre, ses jambes interminables, son visage aussi joli que le diable… Cette pensée la faisait sourire, et son égo rejoignait le soleil qui brillait doucement aujourd’hui. Il se couchait doucement, laissant une traînée orange et rose qu’Avalohn avait cru, pendant des mois, ne jamais revoir.

Mais aujourd’hui, oui, Baudelaire l’accompagnait dans des rimes tristes et des spleens à s’en crever les yeux. Cette poésie l’apaisait à sa manière. Elle était persuadée que, il y a longtemps, très longtemps, un pauvre type misérable mais doué de talent avait autant souffert qu’elle dans son ancienne vie.

Et le passé la rattrapait à chaque fois. Le visage dans l’eau, à essayer de croquer les anciennes pommes pourries de sa vie. Sur ses pensées noires, elle ferme son bouquin en se levant, époussetant son magnifique petit derrière. Elle siffla Lobos qui rappliqua aussi tôt, un bâton beaucoup trop grand pour lui qui le faisait tituber.

- Come on, buddy… Tête de con, donnes moi ça.

Elle prit le bâton entre les doigts, avant de lui faire signe de la tête de la suivre. Il marchait à ses côté, comme elle lui avait appris. Sa langue pendante, le regard du loup bleu fouillant l’horizon, l’air fier et dominant. Elle était fière de lui : tel chien, tel maître. Les maisons de la communauté était calme, douce et tranquille. Elle n’avait pas encore eu affaire à ses voisins et ne cherchait pas à les rencontrer : un faux pas ici et Logan la foutrait dehors. Il en valait pour la sécurité d’Harvey, de Lobos et d’Isha. Elle soupira quand une voix l’interrompit dans ses réflexions.

« Avalohn ? C’est bien toi ? Mais… pour sûr que c’est toi ! Je n’en reviens pas ! »

Quelqu’un connaissait son prénom? Étrange. Elle tourna la tête un peu surprise, tout en continuant de marcher. Elle leva les sourcils à cette réflexion : il était évident pour la jeune femme que, quand on la voyait, on n’en revenait pas. Elle plissa les yeux vers la silhouette qui descendait d’un des perrons des maisons. Elle lui disait vaguement quelque chose…

« C’est moi, Declan ! On a eu une relation il y a quelques années à New-York… »

Elle s’arrêta net. Ces yeux là, cette carrure, cette taille, elle aurait pu le reconnaître entre mille. Declan Traeger s’avançait vers elle, nonchalant. Elle serra son poing sur le bâton. « Une relation »… D’un coup sec, elle balança le bâton de Lobos à son attention, assez proche de lui. Il se brisa en deux avec la force de sa haine.

L’enfoiré. L’enfoiré. L’enfoiré. Oui, cet homme et elle avait été ensemble pendant plusieurs mois à New-York. Ils s’étaient bien trouvé. Ils avaient formé à eux deux la paire parfaite pour ainsi dire : tout deux avaient un caractère fort, des physiques plus qu’avantageux, des esprits de compétition, très complices… Et pourtant, oui, cet enfoiré lui avait balancé un soir qu’elle ne valait rien si il disparaissait à Détroit pour sa petite carrière idéale. Qu’elle était née dans la misère et qu’elle finirait dans la misère. La rupture avait été violente. Elle n’avait pas souffert des sentiments, elle avait souffert de son égo. Elle méritait mieux, et s’était demandée pendant plusieurs fois pourquoi elle avait perdu du temps avec un inutile pareil.

Elle s’approcha vers lui avec rapidité, pointant son index accusateur et tatoué vers lui.

-  « Une relation »… Espèce de petit enfoiré qui s’est barré du jour au lendemain pour son joli petit cul et son boulot de merde auquel j’ai jamais rien compris. T’es venu pour copiner? Vas te faire foutre.

Lobos courrait comme un dératé vers le bâton cassé pour aller le mordiller, croyant à un jeu. Arrivée à sa hauteur, Skye donna un grand coup de main à sa tasse, furibonde.

- Tu te prends pour qui? Tu viens m’adresser la parole après avoir claqué la porte en me disant que j’étais une moins que rien?! Petit con.

Elle le poussa presque « gentiment », la mine contrariée.

_________________
I give you my soul
Par toi je change l'or en fer, Et le paradis en enfer.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 116
Points : 8
Date d'inscription : 20/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 10 Juil - 11:15

La fureur d’Avalohn n’avait donc pas cessé avec le temps. Elle me menacerait presque la petite. Je l’écoute s’énerver contre moi, pointant du doigt mon buste. Elle est colère, de toute évidence. J’avais vraiment dû y aller fort avec elle. Je ne peux réprimer un rire « Bordel, aussi dingue que cela puisse paraître, ça m’avait manqué tout ça. » dis-je en croisant mes bras contre moi. Je regarde la tasse complétement éclatée au sol. Oh pour sûr qu’on en a éclaté de la vaisselle par le passé. Nous étions un joli couple, faut se l’avouer, mais lorsque nous étions en crise, les assiettes et autres verres finissaient leurs vies sur les murs de nos appartements respectifs. La fin du monde aidant, j’avais fini par relativiser de cette relation, même si niveau caractère, mes autres relations ne furent pas aussi marquées qu’avec Avalohn. J’étais sérieux quand je lui dis que ça m’avait manqué. Ça me paraissait même festif, une prise de tête pour de vieilles rancœurs. Lorsque je brandis les poings et menacent quelqu’un de mort, à l’heure actuelle, c’est pour la survie, et non pas pour régler de vieilles histoires de couples.

« De l’eau a coulé sous les ponts je suppose. Je m’excuse d’y avoir été aussi fort, mais tu sais comment j’étais. Lorsque j’avais un objectif, je devais l’atteindre. Et je ne pensais qu’à mon boulot à cette époque. Tu ne voulais pas me suivre alors que je t’avais supplié de le faire. J’étais blessé. » Il est vrai qu’elle fût l’une des rares pour qui je m’étais mis à genoux, à ramper à ses pieds pour l’implorer de venir avec moi à Détroit. Mon amour propre avait été impacté par le fait qu’elle refuse. Et je ne pouvais pas m’arrêter. Il fallait que j’évolue sans cesse. Et que serait-il arrivé si j’étais resté avec elle à New-York ? « Honnêtement, Avalohn, notre couple n’aurait pas pu durer ! Nous étions trop caractériels pour continuer. Ça nous aurait revenu cher avec tout ce qu’on détruisait pendant nos… Crises. Et puis quoi ? Je serai resté à New-York, renonçant à un avenir pour un boulot médiocre et des engueulades à longueur de temps ? Notre couple était en train de nous brûler. » Je l’avais compris avec le temps. C’était une passion dévorante qui nous animait, mais alors que l’épuisement de cette dernière était en bonne voie, la violence ne faisait qu’accroître entre nous.

Je voulais bien être un salaud qui ne pensait qu’à sa tronche, nous aurions finit par franchir l’infranchissable et nous balancer des assiettes et des verres au visage. Ç’aurait été trop grave. Je n’aurai jamais supporté une telle vie. Même si je l’ai aimé encore plusieurs mois après notre relation.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 581
Points : 1715
Date d'inscription : 15/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 15 Juil - 16:34

« Bordel, aussi dingue que cela puisse paraître, ça m’avait manqué tout ça. »

Et il lui riait au nez, sincèrement. Ce rire, elle l'avait entendu et aimé. Mais là il lui était insupportable. Il osait la défier après toute cette histoire sans dessus dessous. Elle le regardait avec pitié, comme un moins que rien. Comme les cafards qui traînaient dans l'appartement du Bronx où elle avait vécu son enfance. Elle se rappelait les avoir écrabouillée en se sentant supérieure, comme une déesse qui choisissait le droit de vie et de mort sur ces petits insectes insignifiants qui pullulait dans l'armoire où elle dormait.

« De l’eau a coulé sous les ponts je suppose. Je m’excuse d’y avoir été aussi fort, mais tu sais comment j’étais. Lorsque j’avais un objectif, je devais l’atteindre. Et je ne pensais qu’à mon boulot à cette époque. Tu ne voulais pas me suivre alors que je t’avais supplié de le faire. J’étais blessé. »

Supplié? Réellement, supplié? Si il avait eu simplement les parties génitales assez grosse et qu'il avait réellement tenu à elle, il aurait fait les cartons à sa place, l'aurait embarqué sur l'épaule comme un sac de pomme de terre et l'aurait ligoté dans la voiture partant pour Détroit, sans avoir le choix. Il aurait sorti les bons arguments, qu'elle serait proche de son "père" adoptif, qu'il convaincrait son jumeau Roméo de les rejoindre aussi, qu'il lui promettait que tout ce passerait bien. Et au lieu de ça, il avait pensé à son nombril avant elle. Mais qui était l'égoïste dans l'histoire…?

« Honnêtement, Avalohn, notre couple n’aurait pas pu durer ! Nous étions trop caractériels pour continuer. Ça nous aurait revenu cher avec tout ce qu’on détruisait pendant nos… Crises. Et puis quoi ? Je serai resté à New-York, renonçant à un avenir pour un boulot médiocre et des engueulades à longueur de temps ? Notre couple était en train de nous brûler. »

Elle eut un mouvement de recul, en croisant ses bras sur sa poitrine, fronçant les sourcils en étant bouche bée. Comment osait-il lui sortir ça devant elle? Qu'il l'écrive dans son journal intime de fillette obsédée par sa jolie frimousse et sa queue trop petite. Oui, elle était caractérielle, mais ça en valait la peine de continué, d'essayer, de résister. Elle méritait ça. Qu'on se batte pour elle.

En fait, comme faisait Isha depuis des mois, à ramer, à trimer, à en chier. Mais il ne l'avait pas lâché. Elle regardait Lobos la langue pendante, hésitant à lui ordonner de lui mordre l'entrejambe et d'éviter à Declan d'avoir à faire des palpations testiculaires pour le cancer de la prostate. Elle remonta sa magnifique frimousse vers lui.

- Tu devrais être entrain de ramper à mes pieds pour t'excuser de m'avoir autant manqué de respect. T'en fais pas honey, si mon enfer t'as teeellement manqué, je vais me faire une joie de te rendre la vie imposible à Fort Hope.

Elle sortit de son blouson son paquet de cigarette ainsi que son zippo, calant une cigarette entre ses lèvres pulpeuses, dévisageant l'homme devant elle. Elle l'alluma en lui crachant la fumée à la tronche.

- C'est quand même une énorme blague. J'ai certainement toute ma famille qui a été décimé, tous mes amis qui doivent être morts, et le seul type qui revient de mon passé, c'est mon ex petit-ami qui m'a laissé tomber pour sa bite et sa carrière… Et je me retrouve à vivre dans la même communauté que lui. Putain de karma.

Elle souffla par le nez une autre bouffée.

- Brûler ou non, tu peux pas venir me dire que c'était pas chouette entre nous. T'as bien du prendre ton pied avec mon sacré petit cul. Tout ça pour quoi? Perdre mon temps avec un abruti qui a pensé qu'à sa gueule. Eh, si ça te faisait chier d'être avec moi t'aurais du me plaquer bien avant au lieu de perdre ton temps. Estimes-toi heureux d'avoir rencontré une nana comme moi, ça ce trouve pas à tout les coins de rues.

_________________
I give you my soul
Par toi je change l'or en fer, Et le paradis en enfer.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 116
Points : 8
Date d'inscription : 20/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 17 Juil - 10:32

J’encaisse les répliques d’Avalohn. Je les ai méritées. Il faut bien qu’elle sauve son honneur. Même si je ne peux m’empêcher d’avoir un sourire en coin. Elle est vraiment toujours aussi fougueuse. Il valait mieux que je me réprime quelques peu, sinon, elle serait partie au quart de tour. Comme à l’époque… Oh bien sûr je mourrai d’envie de lui dire que si elle n’avait pas été apte à quitter sa petite vie New-Yorkaise pour quelque chose de plus importants, ça ne regardait qu’elle au final. Si c’était égoïste de ma part de partir pour un avenir, qu’en était-il pour elle ? Elle voulait m’enchaîner à une vie qui n’était pas la mienne. La folie des grandeurs ne s’abreuve pas avec un appartement minable, un job médiocre et une femme idéale quoiqu’un tantinet caractérielle. Ça je le laissais aux romantiques.

Toutefois lorsqu’elle me parle de sa famille, j’en frissonne. J’avais eu l’occasion de les connaître. Ses amis beaucoup moins. Ils ne m’aimaient pas de toute manière. Ils lui disaient sans cesse que notre couple ne pouvait durer. Ils avaient raisons au final. C’est pourquoi je ne retiens que la mort de ses parents proches. « Je t’ai demandé de m’accompagner jusqu’à Detroit. Plusieurs fois même. Ça a été le sujet de nombreuses disputes pendant plusieurs semaines. Je voulais sincèrement que tu viennes. Tu es libre d’avoir fait tes choix et moi les miens. Mais tu savais comment j’étais. Tu savais que je ne pouvais laisser une occasion pareille de m’échapper. Et désolé pour ta famille. C’étaient des gens bien. » Par contre lorsqu’elle parle de notre couple je me sens contrarié. Je ne revenais pas sur mon passé. Et trop de monde autour de moi ne semblait se définir que par leurs relations amoureuses pour sombrer dans un oubli certains et ne plus être identifiés en tant qu’individus mais en tant que couple. Ça n’était nullement mon cas. Alors bien sûr que j’étais heureux d’avoir partagé ma vie avec Ava. Mais ce qui est fait est fait, et on ne reviendra pas sur le passé. Je ne vais pas non plus me mettre à genoux en chialant juste pour redorer l’estime qu’elle a de moi. Je laisse ça aux faibles. Et dans un couple, on est deux.

« Ne crois pas que je regrettes d’avoir été avec toi. J’étais follement amoureux de toi. Et ça ne me faisait pas chier. Mais comme je te l’ai dit, nous sommes deux dans un couple, et si tu avais des décisions à prendre, eh bien moi aussi. Je voulais partir, tu voulais rester. Au bout d’un moment, soit l’un d’entre nous faisait des concessions. Soit nous nous quittions. Mais il n’y avait pas des tonnes de solutions. Et si c’était à refaire, crois-moi, je le referai. Et ça me briserait à nouveau le cœur de devoir partir de nouveau, mais c’est ainsi. Je ne peux pas m’enchaîner et m’abreuver de rêves et de romantismes. Ça n’a jamais été ma priorité. » Finis-je en croisant les bras sur ma poitrine. Je repense à sa première phrase, qu’elle voulait me faire vivre un enfer à Fort Hope. Si elle compte me faire vivre un enfer, elle va devoir s’accrocher. Elle le sait.

Je m’accoude de nouveau sur la rambarde. Tout sourire s’était effacé de mon visage. Au lieu de ça, je jetais un regard froid et glaciale aux maisons situées en face. « C’est bien joli de cracher ton venin sur moi, Ava. Mais on a chacun nos idées arrêtées. Je crois que tu n’auras pas mieux en termes d’excuses de ma part. Donc si tu n’as rien de mieux à faire que de ressasser un passé mort et enterré depuis bien longtemps, ça n’est pas mon cas. Et je n’aime pas trop qu’on me chie dans les bottes. A bon entendeur, si tu n’as rien d’autre à me dire, merci de décamper. » J’étais violent dans mes propos, je savais que sa furie allait exploser. Mais j’en avais plus qu’assez de me faire rabaisser par une fille sans aucun autre objectif dans sa vie que de pourrir la mienne. Ce que j’allais regretter le plus, c’est que je risquais ma place à Fort Hope pour elle. Moi qui m’était juré de faire profil bas en arrivant ici…
Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

No place for a heroPage 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» This ain't no place for a hero [Mini-Event]
» (Pietro Maximoff) - This ain't no place for no hero.
» Le Harem de Sigmar - Les soeurs sont dans la place !!
» Place de l'unité à Montréal bientôt une réalité
» La place d'Haïti dans le monde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum