Rééducation sur le tas!



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Jeu 6 Juil - 21:09


Callie était, à ce qu’on m’a dit, une fille assez sympa, qu’il ne fallait pas emmerder. Je n’en savais rien. Je m’en fichais en fait. Je sais juste que j’avais pour tâche de l’aider à récupérer de sa blessure au bras. J’avais accepté. C’était bel et bien une mission pour Declan Traeger, l’archer diabolique de Fort Hope. J’avais fait savoir que je l’attendrai à l’aube près du portail menant à la sortie. Quoi de mieux pour se remettre de ses plaies que de s’entraîner en conditions réelles ? C’est ce que j’ai toujours fais, ignorant la douleur, et me surpassant de jour en jour. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, pas vrai ? Eh bien c’est en tuant qu’on devient survivant. Fort Hope offrait trop de confort à ses habitants qui se croyaient à l’abris de tout. J’étais toujours prêt à sortir mon arc et buter du rôdeur. Ne jamais baisser sa garde.

L’aube était dépassée depuis longtemps, et je n’avais toujours pas de Callie en visuel. Pourtant, on ne pouvait pas me loupée avec ma tenue encapuchonnée verte. J’avais sorti une flèce que je faisais tourner entre mes doigts, appuyés contre l’une des poutres de la palissade. L’heure tournait, et toujours pas de signe de la trentenaire. J’allais repartir vers la baraque que l’on m’avait attribuée lorsque l’ancienne sage-femme apparue dans mon champ de vision. Je range la flèche dans mon carquois et croise les bras sur ma poitrine, fronçant les sourcils. Lorsqu’elle fût à portée de ma voix, je dis tout en ne la regardant pas en face « T’es en retard. » Je l’avais déjà croisé, ce qui m’avait permis de la reconnaître.

Je me décolle de la poutre et lui fait signe de tête de me suivre. Je me dirige vers l’une des sentinelles en poste près du portail. Je signale notre sortie à Callie et moi, pour que ça soit inscrit dans le registre. Le semi-ours qu’est Logan aime bien ce genre de paperasse, paraît-il. On nous ouvre la sortie, et je m’engage à l’extérieur d’une assez vive allure. « On a assez perdu de temps. J’espère pour toi que tu faisais la grasse matinée, parce que c’est fini la dolce vita, belle au bois dormant. Tu as bien pris ton arme, j’espère. On ne sait pas sur quoi l’on peut tomber par ici… » finis-je en décrochant mon arc de mon dos et le tenir dans la main droite, au cas où.
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Callie L. Prikes
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Mer 12 Juil - 11:21

On lui avait donné rendez vous à l'aube, près du portail de sortie de Fort Hope. Et comment dire. Quand Callie avait ouvert les yeux, sur son lit d'infirmerie où elle dormait encore, n'ayant pas pu se décider jusque là sur l'endroit où elle pouvait/voulait vivre, elle avait regardé par la fenêtre. En effet, les premiers rayons du soleil pointaient à l'horizon. Il aurait été fort raisonnable de se lever, s'habiller, se rendre présentable, avant de rejoindre son point de rendez vous. Elle n'avait pas trop compris de quoi il s'agissait, une sorte d'entraînement ou d'exercices, elle ne savait pas, et honnêtement elle n'était pas vraiment motivée. Sa blessure en pleine cicatrisation était encore un peu douloureuse, et sa fatigue ne s'était pas parfaitement estompée. Aussi, en toute connaissance de cause, referma-t-elle les paupières pour s'accorder un sursis.

La durée de ce sursis lui fut inconnue, mais lorsqu'elle rouvrit ses yeux, le ciel était déjà bien bleu, et le soleil assez haut.

- Merde.

Assez rapidement, elle se leva, et passa ses vêtements. Elle enfila ses chaussures, et attrapa sa hache, qu'elle avait gardé sous son lit, à défaut d'avoir une habitation personnelle. Il était temps d'y aller cette fois. Elle ne savait pas avec qui elle avait rendez vous, mais était incapable de savoir si c'était parce qu'on ne lui avait pas donné le nom de son accompagnateur, ou si c'était parce qu'elle l'avait oublié. Bof. Est ce que ça avait une réelle importance ?

Arrivée au lieu dit, elle capta directement celui qui l'attendait. Et visiblement il n'avait pas l'air ravi. Par reflexe, elle baissa les yeux lorsqu'il lui signifia qu'elle était en retard. Eh oh, pourquoi baissait-elle les yeux ? Elle n'avait rien à se reprocher. Elle releva donc le regard, alors qu'il se mit en marche et qu'elle le suivit. Ils passèrent près du poste de garde, et celui de surveillance nota leur sortie. Et encore des reproches qui pleuvent sur elle. Non, là, ce n'est pas possible. Elle ouvre la bouche, et se surprend elle-même à entendre sa voix cassante.

- Eh oh, il va se calmer Robin des Bois. J'suis pas ta pote et tu ne m'impressionnes pas avec tes grands airs et ton arc. Donc oui, j'ai dormi, parce que jusque là j'ai pas passé mon temps à dormir dans un plumard et à manger à ma faim.

Elle fit rouler le manche de sa hache entre ses doigts, et sourit en la regardant.

- Evidemment que j'ai mon arme, comment tu veux faire sinon ? Bon, c'est quoi le programme ?
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Jeu 13 Juil - 14:06

De toute évidence, mon élève ne semblait pas accepter les reproches. Ne pas trop la chatouiller car elle pique. Noté. Mais je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Elle mettait bien en évidence le relâchement d’attention que l’on subissait en arrivant ici : l’abris de Fort Hope face aux morts offrait un tel confort qu’il était facile d’oublier ces priorités. Et ces dernières, en ce monde, c’est de survivre. Seulement, dire à un rôdeur que l’on est pas en forme pour le tuer car on a pas assez dormi ou que l’on ne mange pas à notre faim ne sert à rien. S’il n’est pas évident de faire face à ce danger que représente l’endormissement, il fallait tout de même s’en méfier. Je constate la hache à sa main. Cette arme aussi est dangereuse. Elle se bloque facilement. Il faut faire preuve d’une force pour la récupérer. Et ce n’est pas toujours évident en toute circonstances. « Le programme ? On va buter du rôdeur. Mais tu vas réapprendre à le faire. Face au danger, on s’exprime différemment. Que dans un entraînement basique. Si nous nous entraînons l’un face à l’autre, ta blessure va devenir une excuse pour faire des pauses et t’arrêter. Là, ta survie en dépendra. Et on va voir si tu sais te battre sans ta hache aussi. » lui annonçais-je en me dirigeant vers une zone assez fréquentée par les morts.

C’était rude et dangereux comme test, mais si j’y allais avec elle, ce n’était pas pour rien. Si elle perd le contrôle, je pourrais l’aider. J’avais pris mon arc et mon couteau au cas où. « On m’a d’ailleurs seulement parlé de ta plaie, mais il t’es arrivé quoi au juste ? » demandais-je. Je n’en avais aucune idée, réellement. Et je n’en connaissais même pas la gravité. C’était dire que je la plaçais en conditions réelles. Elle devra se surpasser quoiqu’il en coûte. Nous avancions vers une mort certaine. J’étais confiant. Elle, sans doute un peu moins. Je suis peu doué pour capter les ressentis d’autrui. De toute façon, ça ne m’intéresse pas. Seul le résultat compte. Et là, le seul que je perçois, c’est qu’elle n’ait rien perdu de sa capacité à latter des morts.

Le silence était devenu du plomb entre nous. Ça ne me dérangeait pas tant que ça. Au moins, elle ne passait pas son temps à geindre. C’est un point positif. Peut-être que cela viendrait, alors je profitais de cet instant pour essayer de ressentir ce qu’il se trouvait autour de moi. Comme si je me dressais mentalement une carte des environs grâce à tous mes sens. Je devais être capable de me surpasser moi-même. Apprendre à autrui ne devait pas m’empêcher de développer mes compétences. Le poids de chaque pas sur le sol provoquait un bruit sourd. Pour le moment, je ne ressentais rien de vivant ni de mort dans les environs. Cela viendrait bien assez vite.
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Callie L. Prikes
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Dim 16 Juil - 8:49

Elle sentait le regard de Declan sur elle, et c'était autre chose que celui protecteur de Logan, ou celui amusé et curieux d'Enoch. Non, ce regard là était plus dur, chargé de bien plus de jugement que ce qu'il devrait l'être. En fait... Il ne la jugeait pas. Il la jaugeait, et c'était là toute la différence. Plutôt que de lui demander frontalement les choses, il préférait l'observer en silence, et ça avait quelque chose d'absolument dérangeant, de gênant presque. Elle avait beau avoir trente cinq ans, elle ne savait jamais vraiment comment se comporter lorsqu'on la regardait comme ça. Devait elle lever le menton, ou faire preuve d'humilité ? Elle choisit la première option, tandis qu'il lui expliquait le plan de l'entraînement.

Qui ? Qui est ce qui, en étant tout à fait mentalement équilibré, pouvait se dire « Oh oui, et si j'allais me mettre en danger volontairement, pour rien ? ». Parce que soyons clair, pour elle, un simple entraînement ce n'était rien. Elle avait survécu. Pendant des mois et des mois, elle avait survécu. Est ce qu'il en avait fait de même pour avoir besoin d'aller chercher autant d'adrénaline ? Elle ne savait pas, et ne lui demandait pas. Visiblement, le but aujourd'hui n'était pas de devenir les meilleurs amis du monde, alors elle n'allait pas aller dans ce sens.

Elle n'avait pas peur. Où était l'interêt d'avoir peur ? S'il lui arrivait quelque chose, c'est lui qui en serait responsable. Quel idée d'embarquer une blessée au milieu des morts vivants hein ? Il aurait pu réfléchir, et blablabla. Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Callie, Elle fit rouler le manche de la hache entre ses doigts. Voilà qu'il li demandait ce qu'il lui était arrivé. Elle marqua un temps, léger, sans s'arrêter de marcher, tentant de décider si oui ou non, elle devait lui répondre. Après tout, c'était son histoire à elle, et elle n'était pas obligée de s'expliquer à chaque fois. Si ?

Malgré tout, ce n'était pas un secret d'Etat, alors elle pouvait bien lui lâcher cette information-là.

- J'étais dans mon chalet, et j'ai été attaquée par des pillards. J'ai appris à mes dépends que les vivants sont encore plus à craindre que les morts, alors je me suis enfuie, mais j'ai pris une balle dans le bras quand ils m'ont tirée à vue pour pas que je parte. Voilà. Tu sais tout.

Il allait sans doute être décu, ça n'avait rien de palpitant finalement.

Ils progressaient dans les bois, et sans s'en rendre compte, Callie avait retrouvé ses vieux réflexes. La rouquine se faisait la plus légère possible, pour engendrer moins de bruit. Son corps s'était légèrement ramassé, le dos un peu arqué, pour être prête à bondir, prête à courir, et avoir un champ de vision plus large à travers les fourrés. Elle avait cessé de parler, et même sa respiration devenait presque inaudible. Elle avait remarqué à force qu'en faisant comme ça, elle était bien plus discrète et risquait moins de choses. De plus elle pouvait se concentrer sur les bruits alentours, et de fait, repérer plus facilement le danger.

Pour l'instant, ils étaient tranquilles... Mais pour combien de temps ?

Cette question ne l'angoissait pas, mais la mettait sur la sellette. Elle s'était habituée, malgré le peu de temps qu'elle y avait passé, au calme de Fort Hope, et se retrouver en position de proie ne lui plaisait pas. Elle n'avait pas oublié, mais elle se plaisait franchement à ne plus être sur le qui-vive en permanance...
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Lun 17 Juil - 11:08

Le danger avec les morts est qu’ils ne répondent à aucune logique normale. Ils avancent, un point c’est tout. Ils ne s’annoncent pas, déambulent et attrapent leurs proies pour les dévorer. Seuls, ils sont faibles. A plusieurs, c’est une autre histoire. Mais le plus dangereux était qu’après une chute d’un toit, s’ils n’avaient pas le crâne broyé, ils se relevés et retournait à l’assaut. Il ne fallait pas manquer son coup. Les vivants eux, étaient atroces. Ils avaient des plans, savaient observer le silence, s’infiltrer, user de ruses, utiliser des armes. Il me semblait plus logique que face à un vivant, nos chances de survie étaient minces si l’on ne voulait pas un affrontement. Mais un vivant est trop sûr de lui. Lorsqu’il tire sur une personne, il est sûr qu’elle va mourir. Les morts eux, ne s’arrêtent que jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à manger. « On est jamais assez prudent quand il s’agit des vivants. Et contre une balle, peu peuvent agir. Comment tu t’en tires avec les morts en temps normal ? » lui demandais-je alors que nous entrions dans les bois d’un parc. Je la vis se faire beaucoup plus discrète. Bon reflexes. Elle n’assure pas ses pas en revanche. Elle aurait tôt fait d’être déséquilibré elle se faisait attraper la jambe. Je la laisse progresser un peu, disparaissant de son champ de vision. Je grimpe à un arbre et la rattrape en allant de branches en branches. « Psssst. » lançais-je à son égard. « Lève les yeux. » dis-je en souriant. Grimper était un des moyens les plus sûr d’éviter à la fois les morts et les vivants. Une chance que nous ne vivions pas dans une région où vivent les grands aigles. Ils me chasseraient sans aucun doute.

Je devais remercier ce don de me permettre d’avoir une vue dégagée, sans pour autant m’exposer à tous les dangers. Je me redresse sur mon perchoir et voit une rue, à l’opposé du parc. A vue de nez, il y avait une dizaine de rôdeurs. Sans lui annoncer ce qui l’attend, je lui indique le chemin à suivre du doigt. « Prend dans cette direction, je te couvre, ne t’en fais pas. » Je suis sa progression du regard, avançant plus rapidement pour m’assurer qu’elle n’est pas suivie. Je ne veux pas la tuer. Juste voir ce qu’elle vaut et la faire progresser. Une mini-horde, pour se remettre dans le bain, ça aide. Et en situation réelle, on fait des choses dont on ne s’attendait pas.

Lorsqu’elle arrive à la sortie du parc, je ne peux continuer ma progression, n’ayant plus d’arbre sur lesquels aller. Je lui indique donc une nouvelle position. « Va à l’angle de la rue, à droite. » elle aurait la surprise d’y découvrir la horde en question. « Je te rejoins en bas » lui dis-je avant de sauter de branches en branche au-dessus du trottoir. Heureusement que les arbres ont continués leurs croissances. Il me faudrait bien plus de temps pour rejoindre le sol du par cet gagner la sortie. Lorsque j’estime être à une hauteur d’environ cinq mètres, je bondis de ma position et atterrir non loin d’elle en roulade, pour amortir ma chute. Je me redresse sans difficulté et marche à ses côtés. « Tiens-toi prête. » Je glisse mon pouce et mon index à ma bouche et siffle pour attirer l’attention de ma horde d’entraînement qui déjà pointent le bout de leurs nez au carrefour.
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Callie L. Prikes
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Mar 18 Juil - 18:05

- Relativement bien j'imagine, dans la mesure où je suis encore vivante, jusque là, et que mon unique blessure n'a pas été causée par des cadavres ambulants.

Elle haussa les épaules, ce qui eut pour conséquence de la faire grimacer légèrement. La douleur était encore présente, même si largement plus supportable que les jours qui avaient suivi son arrivée. Mais là, dans la forêt, à la merci des monstres, elle n'y prêtait même pas attention. C'était sa survie qui comptait avant tout, et elle comptait bien la préserver au maximum. Son regard balayait les fourrés, si bien qu'elle ne se préoccupait même plus de Declan, et ainsi ne le vit pas se hisser dans un arbre. Elle sursauta légèrement lorsqu'il l'appela et elle leva les yeux pour l'observer.

Ce n'était pas idiot comme technique, il fallait le reconnaître. Elle allait retenir ça pour de prochaines sorties, sans aucun doute que de là-haut, la vue était bien plus dégagée, et surtout, il ne risquait pas de se faire surprendre par l'arrivée d'un groupe de rôdeurs. Enfin d'abord, il allait falloir qu'elle apprenne à grimper aux arbres, et ce n'était pas vraiment à l'ordre du jour avec son bras. Bientôt bientôt, un peu de patience Mademoiselle Prikes.

Il lui indiqua un chemin à suivre et elle marqua un temps de réflexion. C'était particulièrement étrange comme sensation, mais elle ne ressentait presque aucune confiance à son égard. Peut être était-ce parce qu'elle ne le connaissait pas assez, peut être parce qu'elle avait de réelles raisons de se méfier, seul l'avenir pourrait le lui dire. En tout cas, pour l'instant, il était son seul repère et elle devait prendre sur elle.

Puis une seconde indication, et enfin il descend de son perchoir. C'est alors qu'il siffle, qu'elle observe et qu'elle comprend. Visiblement, il avait du repérer ce petit groupe déjà, et maintenant, il les envoyait droit sur eux deux. Ah c'était donc ça son entraînement. On ne se contenait pas de quelques morts solitaires, non, il s'agissait directement de se battre contre une dizaine de cadavres affamés, alors qu'elle avait un bras blessé. Chouette.

Elle lui jeta un regard noir. Il n'avait pas été question de ça, et elle n'était absolument pas d'accord. Mais maintenant, que faire ? Machine arrière toute, et fuir devant eux, devant lui ? Ce n'était pas dans le tempérament de Callie, qui préféra saisir sa hache à pleine main, les genoux légèrement pliés, prête à bondir.

- Ils peuvent venir, je n'ai pas peur d'eux.

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Jeu 20 Juil - 23:34

Certains douteraient de mes techniques de rééducation. J’avais foi en moi, c’était suffisant pour jeter quelqu’un d’autre dans la gueule du mort. Qui plus est, abattre dix rôdeurs à distance ne devraient pas trop me fatiguer. Mais je devais d’abord voir comment elle allait se débrouiller. Je croise son regard noir et un sourire en coin apparaît sur mon visage. Elle m’en veut. C’est une bonne chose. L’enervement ne doit pas aveugler mais devenir une force sur laquelle puiser. Si à son premier coup je remarque une seule once de faiblesse, j’interviendrai sans hésiter. Je devais d’ailleurs me préparer à le faire. Je sors une flèche de mon carquois et l’accroche après la corde de mon arc. « Si tu ne le sens pas, tu peux toujours fuir, tu sais ? Je ne t’en voudrais pas. Je devrai pouvoir m’en charger seul. » Dis-je comme pour la mettre au défi. J’attendais patiemment son premier coup. Je trouvais déjà à redire. Devais-je attendre ? Ils se rapprochaient de trop et elle avait du mal à se décider pour se mouvoir. Elle devait les dispercer, si elle voulait survivre. Pourquoi ne se mettait-elle pas à leur tourner autour ? Ils seraient désorientés. « disperse les. Frappe ceux qui sont plus proches de toi et recule jusqu’à ce que l’un d’entre eux se démarque. Tourne leur autour. Tu n’as pas beaucoup de temps, Callie… Ils approchent ! » ajoutais-je pour la stimuler. Je n’avais pas pu retenir de tels conseils. Dix… C’était de trop…

Du moins pour elle. Je ne la sentais vraiment pas prête. Je tends mon bras tenant mon arc et le bande avant de décocher une flèche en pleine tête d’un des morts. Ce dernier se situait sur la droite du plus proche de la jeune femme. J’attrape une autre flèche et réitère l’opération, tuant celui de gauche cette fois. Elle n’en avait plus qu’un a éliminer avant d’avoir une à deux secondes pour se remettre en posture. Ça réduisait les rangs de cette horde à 8. « Soit plus vive, Callie. Il faut que tu te forces ! Je ne vais pas tous les abattre à ta place ! » ordonnais-je tel un commandant à un de ses subordonnés.
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Callie L. Prikes
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Ven 21 Juil - 21:40

Evidemment qu'elle lui en veut ! Il la jette dans la gueule du loup, sans même la prévenir, sans même se demander si son état lui permettait d'affronter autant d'adversaire en même temps.. Là tout de suite, il était la personne qu'elle detestait le plus au monde, et peut être même plus encore. Et en plus, il lui proposait de fuir. Il la prenait vraiment pour une incapable et ça, c'était intolérable pour la rouquine. Bon sang, elle avait survécu jusqu'ici, elle n'avait pas besoin de Robin des Bois pour survivre ! Elle n'avait même pas le temps de réfléchir qu'il lui donnait déjà des directives, et qu'il s'excitait lui même. Elle était plutôt tranquille, elle savait parfaitement où elle allait, et comment elle allait s'y prendre.

Seulement, il sema la panique en abattant de rôdeurs qui arrivaient sur ses flancs. Elle souffla, fort, très bien, d'énervement, et de ras le bol. D'un coup de hache, elle défonça le crâne de celui qui s'avancait vers elle, et l'arracha en poussant son pied sur le torse du cadavre, qui s'effondra dans un bruit sourd. Elle évalua la situation, et se pencha pour ramasser quelque chose. Elle avait encore un peu de temps avant qu'ils n'arrivent à sa portée, et elle avait quelque chose de plus important à faire.

Se retournant vivement, la jeune femme lanca son bras le plus fort possible, et envoya un caillou de la taille du poing droit sur Declan. Avait-il pu anticiper le geste rageur de Callie ? Surement pas, puisqu'il la recu en plein torse. Elle releva les yeux vers lui, plus que jamais folle de rage.

- Eh bah alors ? Il faut bouger si tu veux l'éviter.

Oui, c'était con, comme revanche, mais elle ne supportait pas qu'on puisse décider pour elle, agir avant qu'elle ne le fasse. Et pourtant, c'est ce qu'il s'était permis de faire. Maintenant qu'elle était allée au bout de son idée, elle pouvait repartir en chasse.

Il restait huit morts, et il fallait s'en débarrasser avant d'envisager quoi que ce soit pour la suite. Elle avisa de la situation. En l'entendant gueuler sur Declan, ils s'étaient focalisés sur elle. Il fallait qu'elle les disperse pour avancer, et ça n'allait pas être une mince affaire. Du bout de la hache, elle frappa le sol, pour concentrer leur attention. Puis elle se deporta sur la gauche. Elle savait comment faire, parce qu'elle l'avait déjà fait.

D'un geste fort et précis, elle fit éclater l'abdomen d'un de ceux qu'ils avaient déjà tué -enfin re-tué -. Plongeant sa main gauche dans les entrailles, elle badigeonna son visage et ses épaules de sang. Ca suffirait pour les contourner sans les attirer. Ce qu'elle fit, en tuant un autre au passage. Maintenant, il était face à eux, à découvert, et elle était derrière eux. Ils n'avaient plus qu'à les prendre en tenailles, autant dire que c'était simplissime.



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