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Knowledge can change our fate
Olivia Castillo
Matricule n°001
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Dim 9 Juil - 18:01

« Salut belle inconnue... » Souffla doucement Liv en venant se poser contre la paroi à sa gauche, lançant un regard de braise à la jolie blonde devant elle. Jordan allait probablement se moquer d'elle, mais c'était assez commun entre les deux filles depuis qu'elles se connaissaient. « Seriez-vous partante pour une virée entre filles ? » Demanda-t-elle toujours de sa voix chaude, en venant tapoter ses lèvres du bout de ses doigts. Nouveau sourire amusé, Olivia eut un petit rire avant de rentrer dans l'espace de Jordan.

Elle se rendit presque rapidement jusqu'à ce qu'il lui servait de lit (un sac de couchage un peu miteux et un coussin de fortune volé à l'un des canapés du laboratoire), avant de s'installer juste à côté d'elle. Il était tôt. Très tôt, à dire vrai. Et Jordan devait à peine se réveiller vu son arrivée. Liv revenait pour sa part d'une moitié de garde, s'étant levé à trois heures du matin pour assurer la surveillance, et n'ayant pas prévu de dormir avant un petit moment. Pourquoi ? Pour se recadrer justement.

Loin d'être fatiguée, Liv s'était depuis longtemps habituée aux nuits courtes. Quelques heures lui suffisaient pour être en forme, au grand désarroi de ses compagnons au laboratoire. Tuer le temps s'avérait plus compliqué pour un esprit comme le sien, qui avait du mal à venir à bout de tout ce qu'elle pensait. Tourner en rond était trop facile, surtout vu son attitude en général. Les sorties étaient donc parfaites pour empêcher ça, ou tout du moins, pour l'éviter. Quand il suffisait d'ignorer ce qui n'allait pas, ça aidait.

Surtout quand ça faisait une semaine qu'elle avait en tête la chanson de Pat Benatar « Love is a Battlefield » et qu'elle ne parvenait pas à s'en débarrasser.

« Je te laisse dix minutes pour te préparer avant qu'on fonce avaler quelque chose. » Souffla-t-elle à sa voisine, qui se retournait dans son sac de couchage. Là, sous son nez, elle agita les clés du 4x4 : « Après ça, j'ai besoin d'une partenaire de crime pour une descente d'utilité publique à Detroit. » Assura-t-elle avec une moue très sérieuse. Là, elle se redressa, et tapa sur le popotin recouvert du duvet de son amie, avant de lui faire un grand sourire : « Dépêche, ou c'est Nora que je vais réveiller en disant que c'est de ta faute ! »

Elle s'en alla en direction de sa propre piaule, où elle attrapa son sac à dos déjà prêt pour l'aventure. Jordan pouvait bien râler que ça ne faisait que peu d'effet à Liv. Elle prit son éternel pied de biche, qui lui avait été tant utile jusqu'ici, que ça soit pour fracasser des crânes ou ouvrir des portes, et se prépara à partir. Sa chambre étant forcément sur la route de Jordan pour le départ, elle attendit patiemment que la blonde s'extirpe de chez elle. Quand elle aperçut finalement la silhouette de la jeune femme, après avoir tourné et retourné dans sa tête cinq fois le refrain de Pat Benatar, Liv lui adressa un grand sourire :

« J'ai vraiment besoin de toi. » Lança Liv avec le plus grand des sérieux, envoyant à Jordan une ration de survie qui lui ferait office de petit dej. « J'ai genre, vraiment besoin, surtout, d'un nouveau lecteur cd, de piles, et d'un album pour me vider la tête. » Sûre que la blonde allait lui faire une scène si elle prétextait une sortie juste pour ça. Du coup, Liv rajouta assez rapidement : « Oh, et évidemment, des trucs vachement utiles comme... Des médocs, des trucs pour le laboratoire, ou de la bouffe. »

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Jordan B. Wilson
Matricule n°001
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Mar 11 Juil - 18:37


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Olivia & Jordan


Voilà un petit moment qu’elle était allongée. Elle cherche le sommeil avec difficulté. Même si elle est plus au moins en sécurité, les vieux réflexes ont la vie dur. Jordan ne dormait que sur un oeil et peinait à sombrer entre les bras de morphée. Mais c’était avant. Avant le Labo. Elle finit cependant par s’assoupir mais pour une durée bien plus courte que ce à quoi elle avait pensé. Une intruse, qu’elle connaissait trop bien vient de la réveiller. Habitué à rester sur ses gardes, même en dormant, la blonde a rapidement ouvert les yeux à l'arrivée d’Olivia. La première réaction de Jordan fit de grogner pour protester. — T’es chiante avec tes sorties filles., lui répondit la jeune femme un sourire sur les lèvres. Liv et elle avaient accroché rapidement. Peut-être pour la simple raison que c’est elle qui lui avait offert la possibilité de s’établir ici… mais Jordan n’y croyait pas vraiment. Elles s'apprécient et ont directement accroché parce que leur caractère est proche. Elle pouvait dire aujourd’hui, que Liv était sa plus proche amie dans ce nouveau monde. Lorsque l’intruse la prévient qu’elle lui donne seulement 10 minutes, Jordan se retourne dans son sac de couchage et grogne une seconde fois. Qu’elle la laisse tranquille à la fin. Liv cite Détroit ce qui attira un peu plus l’attention de la jeune femme. Elle n’était pas faite pour rester enfermée, c’est vrai. Et sortir lui donnait toujours l’espoir de tomber sur son paternel. Sauf que là, elle aurait bien roupillé quelques minutes de plus.

La claque sur ses fesses la fit sursauter et elle s’exprima vivement. — Liv ! Sale perverse, arrête de me tripoter. Puis entendant la menace de réveiller Nora. C’est bon. 10 minutes pas une de plus. Quel casse couille celle-là, pensa Jordan avec un sourire sur les lèvres. Bornée en plus de ça. Parce que Jordan est sûre que si d’ici 10 minutes elle ne la voit pas rappliquer habillé, elle va la harceler jusqu’à ce qu’elle cède. Liv est une personne très active et qui a besoin de s’occuper. Chose que la blonde peut comprendre pour être en quelque sorte presque pareille. Sauf qu’après des mois de quasi aucunes vraies nuits, la belle avait besoin de se reposer un peu. Mais soit. L’ancienne pilote se relève pour s'asseoir et sort de ce qui lui sert de lit et de matelas à la fois. Elle enfile son jean et un sweat sans oublier son bonnet gris sur sa tête. Elle enroule son keffieh autour de son cou, ainsi elle peut y cacher son nez à tout moment. En moins de 5 minutes, elle est prête. Elle sort de sa chambre avec sa barre de fer à la main et regarde à droite et à gauche. Personne. Elle s’avance alors dans le couloir certaine de tomber sur Liv étant donnée qu’elle passera devant la pièce où elle loge.

La blonde lui tombe rapidement dessus, balançant une ration de survie que Jordan attrape au passage. Elle déballe rapidement ce qui fera office de petit déjeuner tandis que la blonde lui énumère les effets qu’elle recherche et semblent vitaux pour elle. Les yeux bleus de Jordan se posent alors sur Liv, mais cette dernière poursuit rapidement. — Oui, bien évidemment, des trucs vachement utiles aussi. Jordan lève rapidement les yeux au ciel. Elle a bien compris que cette sortie est un moyen pour son amie de se divertir - ou de trouver de quoi le faire. Déballant le barre contenant tous les nutriments qu’il lui faut Jordan fait la grimace. Non pas qu’elle y soit habituée. Elle y avait droit assez régulièrement quand elle était en service. Sauf qu’une fois avoir déserté et sur les routes, elle n’en avait pas vu la couleur. Et à dire vrai, ça ne lui avait pas manqué. Elle croque tout de même un bout et commence à mâchonner en faisant la tête. — Ouais, de la bouffe ça serait pas mal.

Elle croque un second bout et continue de faire la moue tout en suivant Liv qui marche devant elle. Par chance, cette dernière possède un véhicule un peu plus pratique que le vélo de Jordan. Mais il faut l’avouer son 4x4 est bien moins swag que sa bicyclette rose bonbon. piqué à une gamine. Arrivé devant le véhicule, Jordan se glisse à l’intérieur et s’assoie sur le siège passage. Elle termine en une bouchée le reste de sa ration et incline légèrement le siège. Elle baisse le bonnet jusqu’au niveau de ses yeux. — Tu me réveilles quand on arrive, okay ?



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Olivia Castillo
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Dim 23 Juil - 13:36

« Eh beh dis donc, Nora te fait apparemment plus flipper que moi... Etonnant ! » Commenta Liv avec une moue fâchée. Elle était vexée, à dire vrai. Vexée de voir que son influence avait des limites, surtout pour faire sortir les gens de leur lit. Même Nora, qui dormait paisiblement encore, en avait plus qu'elle alors qu'à dire vrai, il y avait bien peu de chance qu'elle se fâche de la non-présence de Jordan à ses côtés dehors.

Elle grignotta simplement et attendit que son amie la retrouve. Toujours digne d'elle-même, boudeuse, renfrognée, un peu nonchalante aussi, ce qui arracha à Liv un grand sourire amusée. Il y avait des matins, un brin violent, où Jordan se levait du pied gauche. Le cerveau vissé à l'envers, les yeux encore collé par le sommeil, et la volonté ayant mis les voiles. Certes, elle n'avait clairement pas été tendre avec la jeune femme, mais n'avait-elle pas été habitué aux réveils sur le pouce lorsqu'elle était à l'armée ? La télévision entretenait peut-être des clichés révolus, mais il lui semblait que le sommeil n'était pas concrètement la priorité des forces armées.

Les deux mains sur le volant, la remarque de la blonde lui arracha une grimace. Ses petits yeux bleus, culpabilisant, se posèrent sur la silhouette tassée de son amie, déjà lovée contre le siège passager, alors qu'elle enfonçait son bonnet sur sa tête pour être sûre de ne pas être dérangée. « Même pas tu me tiens compagnie ! » S'offusqua la blonde avec une moue boudeuse. Non, elle n'avait clairement pas l'intention de laisser Jordan se reposer : quand Liv avai une idée en tête, elle ne bifurquait jamais. « Qu'est-ce que t'as foutu cette nuit pour être crevée comme ça ? » Demanda-t-elle en mettant le contact.

Le moteur se mit à vrombrir. Les vibrations du 4x4 lui remontèrent dans les bras et les jambes, et la blonde enfonça rapidement l'accélérateur pour mettre le plus de distance possible entre elles et le laboratoire. S'attarder plus longtemps ici en faisant du bruit n'était pas une bonne idée. Detroit était assez grand pour que le son du moteur se reverbère ailleurs, et trouble les rôdeurs. Un sourire s'attarda sur les lèvres d'Olivia, qui chantonna sans le remarquer, avant de bifurquer sur une avenue encombrée par les véhicules abandonnées. Un grognement lui échappa. Marche arrière : elles ne passeraient pas par là.

Le but était de ne jamais resté immobile, quoi qu'il advienne. Liv avait suffisamment écumé les rues pour savoir ce que ça signifiait. Être maligne, avisée, toujours prête au pire. S'attarder trop longtemps à un endroit pouvait signifier la mort – le laboratoire était cependant une exception. Elle avala le bitume sans faire d'histoire, se contentant du grésillement régulier de la radio, qui ne crachait plus aucun mot depuis des années maintenant. La chanson lui manquait. Mais le bruit blanc chassait les paroles de Pat Benatar, ça lui convenait.

Ses roues la menèrent jusqu'à une intersection, où elle fut contrainte de piller encore. Tant pis pour Jordan, qui devait être secouée par sa conduite. Liv ne faisait aucun effort pour se montrer douce à son égard. « Rah, dégueu. » Commenta-t-elle alors que le corps en charpie devant son nez était en train de se faire dévorer par un petit groupe de rôdeurs. Marche arrière encore : « On contourne et on s'arrête. » Fit-elle à Jordan. C'était juste l'histoire d'un crochet avant d'atteindre le quartier qu'elle visait. Un endroit où elle avait vu un disquaire, elle en était persuadée, qui pourrait satisfaire sa frustration des derniers jours.

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Jordan B. Wilson
Matricule n°001
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Mer 2 Aoû - 22:00


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Olivia & Jordan


Jordan est toujours en train de mâchonner le maigre encas qui lui sert de petit déjeuner. Elle ne va pas s’en plaindre, c’est toujours mieux qu’un ventre vide, et elle est bien placée pour le savoir. Fort heureusement elle n’a jamais été très forte et a toujours su faire face à une proportion de nourriture plus ou moins faible. L’apocalypse n’a pas changé grand-chose de ce côté-là pour elle. La blonde se hisse rapidement sur le siège qui lui est destiné et baissant son bonnet sur ses yeux elle attend que Liv démarre. Elle devine sans peine la grimace qui doit à présent s’afficher sur le visage de son amie. Lorsque les premières protestations de la blonde au volant se firent, Jordan laissa échapper un pouffement d’entre ses lèvres. Bien sûr que non, elle n’allait pas piquer un somme et laisser toutes les responsabilités de cette sortie sur les épaules d’Olivia. Seulement, elle n’avait pas résisté à l’envie de la taquiner un peu. Elle adorait faire ça, encore plus quand son amie partait au quart de tour comme elle venait de le faire. Alors qu’elle démarre, une question s’échappe de la bouche de la blonde et Jordan ne peut s’empêcher de lever un sourcil tout en tournant la tête dans sa direction. Ce n’était pas comme s’il y avait une foule de possibilité. Pas actuellement du moins. Aucune fête à l’horizon, aucune personne pour partager son lit, aucun boulot qui nécessite l’éveil de la blonde ou le couche tard. Il n’y avait que les cauchemars et les insomnies qui troublaient le sommeil de la jeune femme. — Je t’avoue que j’hésite un peu. Insomnie ou cauchemar. Les deux ne sont pas vraiment propice à la sieste. Et quand je trouve enfin le sommeil, une intruse se permet de me réveiller.. Jordan jette un coup d’oeil à la blonde qui garde son regard fixé sur la route. Même si la phrase à des allures de reproches, il n’y a aucune animosité dans les propos de la marine.

Tandis que le 4x4 d’Olivia filait à vive allure, Jordan se concentre un peu plus sur la route. Elle était la paire supplémentaire d’oeil pour la conductrice, afin de s’assurer qu’aucun danger n’allait entraver leur route. La copilote se laisse distraire quelques secondes quand elle entend le doux fredonnement de Liv et de la musique qui doit lui trotter dans la tête. S’il y avait bien une chose qui pouvait la calmer c’était ça : la musique. Fermant quelques secondes les yeux, Jordan se laisser bercer et pourrait à s’y méprendre entendre la voix de sa mère fredonnant sa musique préférée. C’est un coup de frein qui ramène brutalement Jordan là où elle se trouve : dans les rues de Detroit dans la voiture de son amie. En gros ce n’était pas le moment de planer et de se perdre dans d’anciens souvenirs. Liv se presse de faire demi-tour pour reprendre la route. Il n’était pas bon de rester immobile même si aucun danger imminent ne se dressait devant elle. Il y avait bien quelques rôdeurs alertés par le bruit du moteur qui semblaient reprendre un peu vie mais le temps qu’ils ne s’activent, elles étaient déjà loin et hors de portée.

Arrivée à une nouvelle intersection, la blonde derrière le volant donne un nouveau coup de frein. Jordan est obligée de poser sa main sur le tableau de bord pour se rattraper.  — Eh bah, je t’ai connu plus douce. T’es sûre d’avoir le permis ?, la provoque-t-elle encore. Jordan n’a jamais eu de doute concernant les capacités d’Olivia. Que ce soit au volant ou ailleurs même. C’est bien pour cela qu’elles partent souvent en excursion toutes les deux. Sauf qu’à peine la pique lancée, Jordan pose ses yeux sur l’obstacle sur la route et se tait immédiatement. Plusieurs de ces revenants sont vraisemblablement en train de se livrer à ce qui semble être leur déjeuner.  La blonde éprouve une légère peine pour la victime qui se trouve boyaux tout exposés. Hélas, c’est un spectacle plus que quotidien et à force elle n’y fait presque plus attention. — Hm, bonne ap’ Liv est déjà en train de faire demi-tour et s’éloigne à présent de ce pauvre type ou du moins ce qui en reste. Les yeux bleus de Jordan scrutent le paysage qui défile. Des voitures abandonnées, des revenants un peu partout, des débris… Tout est en sale état et ce coin-là de la ville lui est complètement inconnu.  — Moi ça me va. Je te suis. Pour ça, il n'y avait pas de doute. Jordan suivrait Olivia n’importe où si elle lui disait simplement qu’elle avait besoin d’elle. Mais la curiosité venait de piquer la pilote et l’envie de savoir le lieu de leur prochaine destination était devenue trop forte. — Et sinon, tu vas me dire où tu nous emmènes ? T’as repéré un bâtiment qui répondrait à tes besoins ?

Jordan avait beau se demander ce qu’elle aimerait posséder dans ce monde, aucune chose ne lui venait à l’esprit instantanément. Elle avait juste besoin de boire et manger, le reste était superflu. Tout le monde avait pourtant besoin d’un petit quelque chose, d’un truc en plus pour tenir dans ce monde apocalyptique. Un objet insignifiant mais qui leur prouverait que leur humanité est toujours là. Ce n’était pas le cas de Jordan. Elle était certainement habituée depuis le temps à se satisfaire du simple nécessaire. Même si une bonne douche chaude n’aurait pas été de refus, elle ferait sans, sans aucun problème. La seule chose qui lui manquait était inaccessible. Jordan savait bien qu’elle ne toucherait certainement plus aux manettes d’un hélicoptère et encore moins ne pourrait admirer la terre vue du ciel. Toujours dans ses pensées, la blonde se rend finalement compte que la voiture s’est arrêtée et qu’Olivia est bien décidée à continuer à pied. Elle rejoint rapidement son amie dehors en s’assurant de claquer la porte en faisant le moins de bruit possible. Non que les rôdeurs ne la dérangent, mais si elle pouvait éviter d’attirer toute la famille d’un coup, ça serait plutôt cool. Rejoignant son acolyte, elle s’assure que son couteau et toujours accroché à sa ceinture et de sa main prise, elle fait tourner sa barre de fer avant de la poser sur son épaule avant de poser son regard sur Olivia. Genre comme dans les vieux films. Un sourire aux lèvres, elle s’adresse à la blonde : — Alors, prête à casser des rôdeurs ?


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Olivia Castillo
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Sam 12 Aoû - 0:32

« T’es pas encore faite au calme du campement, hein ? » Souffla doucement la blonde en jetant un vague coup d’œil à sa voisine.

Rien d’étonnant. Et puis, il ne s’agissait pas que de ça, Liv le savait très bien. Jordan avait passé beaucoup de temps toute seule dehors, sans personne pour lui parler, ni même pour veiller sur elle. Elle était comme un chat sauvage qu’on ramenait dans un appartement. Elle avait appris à chasser, à lutter pour survivre, par ses propres moyens. Peut-être qu’il y avait tout un pan de son humanité qui s’était ébréchée à force de côtoyer les morts. Pire que le risque de la contagion, c’était celui de perdre ce qu’ils avaient de plus précieux : ce qui faisait d’eux des êtres humains. De vrais abrutis, elle en avait connu. Jordan n’était pas une cause perdue. Ou alors, c’était la sienne, rien qu’à elle. Et elle ne comptait pas la balancer sur le bas côté de la route :

« Mais ça va venir, t’inquiète pas. » Lui jura-t-elle en gardant son sourire : « J’ai mis quelques semaines à me dire que ça pouvait être un endroit cool pour ma sœur et moi. Après ça, j’ai dormi dix heures de suite, comme un bébé. Toute façon, j’étais bien trop crevée pour pas y arriver. » Plaisanta-t-elle. « T’es chez toi maintenant, Jordan. Doute pas de ça, ok ? »

La blonde l’avisa d’un regard entendu, la défiant de dire le contraire. Elle aurait été capable de la faire chier jusqu’à ce qu’elle accepte cette idée. Quand on avait la tête dure, comme celle de Jordan, il fallait parfois y aller au marteau pour faire rentrer quelque chose là-dedans. Elle avait donc de la chance : Liv était probablement plus butée qu’elle ne le serait jamais, surtout lorsqu’il s’agissait de quelque chose qui lui tenait vraiment à cœur. Elle éclata de rire en laissant la voiture ralentir :

« Ouais, un virgin store. » Confia Liv à sa voisine avec un sourire en coin, avant de reprendre son sérieux : « Mais y’a d’autres restos à côté, hein, évidemment. Je nous ferais pas perdre du temps que pour ça tu te doutes bien… »

Non, ça ne serait évidemment pas son genre ! L’insouciance dont elle pouvait faire preuve parfois était terrifiante, mais Liv savait se montrer sérieuse. Certes, son but initial était de trouver de quoi se changer les idées, sauf qu’elle faisait d’une pierre deux coup : son album ne serait qu’un bonus dans une sortie avisée, rien de plus. Elle finit par faire ralentir la voiture, et la garer à un endroit stratégique. Descendant de celle-ci, elle plaça les clés dans la poche de son jean, avant de se mettre en route, rapidement rattrapé par son amie.

« Impatiente, même. » Souffla-t-elle en sortant déjà son couteau de sa poche pour l’ouvrir et dévoiler la lame.

Elles faisaient une équipe de choc ? Liv aurait pu s’imaginer héroïne du série post-apocalyptique, partageant l’affiche avec sa camarade. Sa sœur ? Bien sûr qu’elle tiendrait un premier rôle aussi. Elle désigna de la tête la ruelle qu’elle visait, dans laquelle elles s’engagèrent avant d’aboutir de l’autre côté. Là, devant elle, il y avait une bonne vingtaine de rôdeurs. De l’autre côté de la route, le virgin store dont elle avait parlé, avec la grille baissée jusqu’en bas. Une autre ruelle donnée sur l’arrière boutique, mais également sur la porte de secours d’un petit restaurant italien à côté. L’avenue était auparavant commerçante, elles avaient le choix : vêtements, bouffes ou technologies ?

« On commence par quoi ? » Demanda-t-elle à Jordan, tout aussi bonne stratège qu’elle dans le domaine. Elle était curieuse de voir ce que la jolie militaire avait à lui apprendre.

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Jordan B. Wilson
Matricule n°001
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Sam 19 Aoû - 9:54


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Olivia & Jordan


— Non. Pas ce calme-là. Ca reviendra, je présume Plusieurs semaines qu’elle n’avait pas entendu un rôdeur durant l’une de ses micros siestes. Non que ça ne lui manque. C’était simplement des bruits de pas, de rires ou celui d’une conversation en cours qui la réveillent en sursaut et en état d’alerte. Son cerveau était encore trop imprégné de sa vie sur les routes. Quand elle lui affirme que ça viendra, elle aimerait la croire. Ou alors que ça ne viendra jamais. Non qu’elle ne se sente pas.. Comment est-on censé se sentir dans un lieu que l’ont doit appeler “chez soi” ? Heureux ? Est-ce qu’on peut encore être heureux aujourd’hui, où nos vies se résument purement et simplement à survivre ? Sortir, éviter les morts, rentrer, faire les comptes des trouvailles, des blessés, des pertes, dormir et manger des boîtes pour chiens. C’était ça le bonheur d’aujourd’hui ? Avoir un toit plus ou moins sûr au-dessus de sa tête et un truc à se mettre sous la dent ? Jordan n’en savait rien, mais en tout cas elle ne se sentait pas malheureuse de ce qui occupait ses journées, ni de l’endroit où elle se trouvait. Même si elle ne l’avouera jamais à Liv, elle avait songé à reprendre la route. Un brève instant. Quand le brouhaha des uns et des autres l’avait oppressé. Quand tous ses bruits de vie étaient devenus trop sonores pour elle qui avait tant cherché le silence pour se rassurer. Pas de bruit ce n’était pas de danger. Jordan sourit à l'anecdote de l’arrivée de Liv au Labo.

Son regard se pose sur Olivia à la suite de ses propos. La blonde se sentit bizarre. Contente, rassurée ou alors vraiment heureuse. Elle ne pouvait pas se l’expliquer mais les dires de la jeune femme au volant avaient calmé des craintes au fond d’elle. Et puis de toute façon elle n’aurait pas pu faire la moindre protestation que Liv lui aurait cloué le bec très rapidement. Alors, elle garde le silence, sourit et pose ses yeux sur la route devant elles bien que cette fois elle ne soit pas le pilote. Pilote qui éclate d’ailleurs de rire avant de finalement lui dévoiler ce qui l’a poussé à partir si vite. C’était donc ça. Encore cette histoire de musique. Même si l’envie de râler était tentante, Jordan n’en avait pas grand-chose à faire en réalité. Elle aurait pu lui demander de sortir uniquement pour admirer les étoiles, ou une connerie encore pire que celle-là, que la blonde l’aurait fait sans broncher. C'était étrange, mais elle savait qu’elle pouvait se fier à Olivia et donc elle était prête à la suivre dans ses pires virées uniquement pour ses beaux yeux. Elle descendit de voiture rapidement et suivit son amie qui lui désigne une petite ruelle. Pour le moment il n’y avait pas beaucoup de traces de rôdeurs ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Cela pouvait soit dire que l’endroit était peu fréquenté par ces créatures à présent, ou qu’elles tomberaient sur un bon groupe de ces choses dans peu de temps. La surprise ne se fait pas plus attendre. Quelques mètres, le temps de traversée la ruelle, et en face le virgin store visée par la blonde à ses côtés. Et entre une bonne vingtaine de rôdeurs. Les yeux de Jordan se posent immédiatement sur les alentours alors qu’une de ces choses s’approche déjà d’elles. D’un signe de tête, elle fait comprendre à Olivia qu’elle peut s’en charger. Son couteau sera bien plus silencieux que la barre de fer que tient l’ancienne pilote.

Dans toute la rue il semble y avoir toute sorte de boutique. Bien évidemment les vitrines sont saccagées, les vitres brisées, le contenu des magasins certainement vidé en partie mais ça ne coûte rien de jeter un oeil, encore moins si elle pouvait récupérer quelques fringues propres. En tout cas, là, tout de suite, face à cette mini-marée de rôdeurs il faut prendre une décision et apparemment c’est à elle de voir. —  Je t’avoue que j’hésite. Aller directement au virgin store en traversant toutes ces choses en prenant quelques risques malgrés tout, ou filer à l’anglaise par la porte de secours du petit restaurant - à condition qu’elle soit ouverte - et tenter d’attirer quelques-uns de ces trucs pour les descendre plus facilement mais surtout d’avoir le contrôle sur leur nombre. Un regard sur Olivia la décide. — Ok, viens par là ! Jordan se dirige alors vers l’ancien italien et de sa porte de derrière. Elle coince légèrement quand la blonde tire dessus mais un coup de couteau fera l’affaire. —  Met ta lame là, ça devrait débloquer le mécanisme. Le petit ‘clac’ lui fait comprendre que c’est gagné et elle ouvre la porte. — Faut qu’on s’assure que y’en ai pas plus à l’intérieur, et après on les attire par ici pour les dégommer. Ca te va ? La rue sera au moins dégagée en partie et elles pourront atteindre toutes les autres boutiques sans trop de risques. Jordan s’engouffre rapidement dans la petite pièce qui semble être l’ancien stock des poubelles avant de les mettre dehors. Un rôdeur est allongé sur le sol, le crâne troué. Apparemment quelqu’un était passé par ici avant elles. Une rapide inspection des salles adjacentes lui confirme cette théorie et elle revient au niveau de la porte de secours. — T’es prête ? Une fois la réponse de la blonde entendue, Jordan ouvre la porte de service et s’avance légèrement dans la petite ruelle étroite. Quelques-uns de ces monstres les ont suivi mais pas assez à son goût. Elle donne un violent coup dans le tuyau d’évacuation des eaux et le choc des deux métaux résonne assez fort pour en attirer d’autre. — Que la fête commence. Avant le Labo, Jordan aurait certainement foncé dans le tas. Mais aujourd’hui, avec Olivia, il était hors de question de faire ça. Il fallait la jouer plus fine. Elle s’en voudrait toute sa vie s’il arrivait quelques choses à son amie et elle détestait ce sentiment. L’ancienne pilote avait peur, oui. Peur de prendre les gens qui lui était cher à nouveau.


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Olivia Castillo
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Sam 19 Aoû - 18:25

Jordan se mit finalement en mouvement, quand Liv vint à bout du mort. Elle l’avait laissé approcher suffisamment pour le suriner discrètement à couvert d’un mur. Sourire satisfait sur les lèvres, elle talonna la blonde de près quand celle-ci décida par où aller. Judicieusement, la pilote avait choisi le restaurant. Elles se faufilèrent non sans peine jusqu’à la porte d’accès, bloquée évidemment. En forçant un peu, les deux parvinrent à y rentrer et à se mettre « à l’abri ». L’une comme l’autre savait que c’était parfaitement provisoire, et que l’endroit restait dangereux. Attendre que ça passe et que les morts disparaissent n’était pas une option qu’elles tenaient à envisager.

Elles refermèrent soigneusement derrière elles pour ne pas se faire prendre à revers. Si elles devaient gérer le flux avec attention, il ne fallait pas que d’autres s’engouffrent pendant qu’elles exploraient. Jordan partit d’un côté, Liv de l’autres, et elles ne mirent pas longtemps pour revenir et constater que l’endroit avait déjà été exploré par des gens avant elles. Dommage, elles ne tireraient pas grand-chose du lieu, du coup. Mais ça ne les empêchait pas pour autant de poursuivre. Certes, il n’y avait personne ici, mais à la porte par contre, on les attendait de pied ferme.

Pas suffisamment selon Jordan, qui tapa contre une canalisation pour faire du bordel. Serrant la mâchoire, Liv esquissa un petit rictus amusé quand cette dernière lui demanda si elle était prête. Hochant la tête pour confirmer, elle attendit de pied ferme qu’ils se présentent. Il fallait canaliser. Olivia se posta à la porte, et quand ça commença à gratter pour rentrer, elle ouvrit violemment pour en faire tomber quelques-uns à l’intérieur. Le premier se cassa la figure, trois autres suivirent, quand elle envoya un grand coup de pied dans les jambes pour les éloigner de la fermeture.

Vlan ! Le bruit en ferait venir d’autres, mais Liv pouvait faire ça toute la journée. Surtout que les portes de secours étaient généralement assez lourdes pour ne pas être forcé facilement par une masse. Liv joua du couteau papillon, quand Jordan éclata le crâne d’un mort. Sa lame s’enfonça profondément dans le sommet de la nuque du plus au-dessus pour coincer les autres. En un rien de temps, elles parvinrent à se les faire par paquet. Si elles pouvaient continuer ainsi, elles s’en sortiraient ! Revenant vers la poignée, la blonde s’en empara pour sentir celle-ci vibrer.

« Ils sont vraiment nombreux… » Confirma-t-elle en plaçant la paume de son autre main contre le métal.

Elle pouvait sentir l’énergie qu’il y avait de l’autre côté. Elle n’aurait pu les compter, pour sûre, et elle se fit surprendre en ouvrant une seconde fois. Impossible de canaliser le flux cette fois ! Ils forcèrent le passage sans se gêner, alors qu’elle tentait vainement de refermer pour ne pas se laisser submerger. Jordan vint lui prêter main forte, mais les deux femmes comprirent que c’était inutile. Mieux valait jouer à Jumanji dans le restaurant complet, et les disperser. Contre une masse, elles ne pourraient rien !

« A trois, on recule ! » Avertit l’arnaqueuse sa voisine. « Un, deux… »

Liv n’eut pas besoin de dire le trois qu’elles se reculèrent d’un seul homme. La porte fut comme enfoncée, et cinq d’entre eux cherchèrent à rentrer d’un bloc à l’intérieur. Ça avait au moins le mérite de leur laisser du répit. Certains se frayèrent un passage jusqu’à elle, et furent accueillis par un revers de pied de biche dans le front. Si elles faisaient face, elles perdaient néanmoins un peu de terrain. Par chance, habilement, elles se couvraient l’une l’autre. Elles ne devaient pas se retrouver encerclé, pour autant, Olivia n’avait pas l’intention de repartir sans Jordan quoi qu’il arrive.

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Jordan B. Wilson
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Jeu 24 Aoû - 22:30


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Olivia & Jordan


Les deux jeunes femmes savaient ce qu’elle faisait. Olivia n’était pas du genre à se laisser aller devant une dizaine de rôdeurs et ça Jordan le savait. Elle avait confiance en elle et même si elle perçoit le brouhaha de ces choses à travers la porte, elle n’en a pas plus peur. Certes leur nombre sera plus élevé qu'imaginé mais ça ne changera rien à l’issu final : elles viendraient à bout de ces choses toutes les deux en un seul morceau. Jordan en était convaincu. De toute façon, la blonde saura dans quelques minutes si elle avait fait le bon choix. Son amie s’approche de la porte et Jordan arrive à voir la tension en elle. Les battements de son coeur s'accélèrent légèrement mais l’ancienne pilote était prête. D’un geste vif, Olivia ouvrit la lourde porte et quelques-unes de ces choses s’écroulèrent à l’intérieur du bâtiment. Deux trois tatanes dans les jambes de ceux resté debout et la frangine Castillo refermant bruyamment la porte. De quoi en rameuter davantage ce qui fait sourire Jordan. Elle n’était pas la seule à foutre un gros bordel. En une seconde la blonde abattue sa barre de fer en plein dans la tronche de l’une des pauvres victimes en face d’elles. La tâche ne serait pas compliquée. C’était même assez facile de leur exploser le crâne. C’était juste un peu lent si le rôdeur lui fonçait dessus et un peu plus salissant qu’un coup de couteau bien placé. Mais c’était rapide. Le crâne de ce pauvre mort ne résiste pas et explose en morceaux. C’est le même schéma qui se reproduit pour celui d’après. Le ménage est rapidement fait. Liv et Jordan étaient ce qu’on pouvait qualifier d’efficace. Ca ne traitait jamais quand elles sortaient ensemble.

La jeune femme se replace près de la poignée et à sa tête Jordan comprend que quelque chose ne va pas se dérouler comme prévu. La paume de Liv se place alors sur la porte et la blonde devine rapidement qu’il doit y avoir bien plus de monde derrière avec tout le boucan qu’elles ont fait précédemment. — Attend ! Trop tard. Liv avait une nouvelle fois ouvert la porte et cette fois la force de ces choses était bien trop forte pour la jeune femme à elle toute seule. L’ancienne pilote accouru rapidement et plaque son dos contre le métal froid. C’est là qu’elle ressent tous les tambourinements qui se passent de l’autre côté. Ca cogne, ça tape, ça griffe le métal qui renvoie toutes ces résonances dans le dos de la blonde. Et d’après tout ça, c’était un sacré troupeau qui se tenait de l’autre côté. Croisant le regard de Liv, Jordan comprit que c’était minute de continuer comme ça. Elles allaient s’épuiser et ne finiraient pas forcément par gagner contre cette force-là. Pas tout d’un coup du moins.— Plus on est de fou plus on rit, non ? Le décompte de la jeune femme arriva vite et heureusement. Elles perdaient déjà du terrain. À deux, les deux jeunes femmes s’élancèrent en avant pour s’éloigner le plus rapidement de la porte.

La marée de cadavres ambulants se précipitèrent d’un coup dans l’encadrement de la porte. Jordan cru même une seconde qu’ils resteraient coincés à vouloir entrer en même temps. Certains trébuchent sur les corps déjà au sols et ceux qui arrivaient à se frayer un chemin à leur niveau tombèrent tout aussi rapidement. Sauf qu’ils étaient vraiment vraiment très nombreux et qu’à force de leur trouer le crâne, les jeunes femmes sont obligées de reculer. Et ça, c’est jamais bon. Surtout que le flux ne semble pas se calmer, ça continue à rentrer par paquet et là Jordan s’interroge. Est-ce qu’elle aurait fait une connerie en attirant Olivia ici ? Observant son amie se débrouiller malgré le flot de ces choses, Jordan comprit que non. Elle s'attèle à sa tâche même si elle devait reculer. Une fois, deux fois et même trois fois. Elle s’éloigne toujours un peu plus de l’entrée et de la pièce adjacente. Elle espère que l’arrivée de ces choses va se calmer mais ce n’est pas le cas. Pas encore. En tout cas, elle tâche de ne pas s’éloigner trop près de Liv. Elle veut rester à portée d’elle au cas où l’une d’elle aurait besoin d’un coup de main. Il y a toujours un rôdeur différent des autres qui agit de la façon dont on s’y attend pas. Jordan a vu des solitaires se faire avoir par ce genre de connerie. Ne jamais avoir trop la confiance, même si c’est dans son état d’esprit de ne pas songer au pire.

Voyant un autre groupe s’approcher, Jordan prend de l’élan avec son arme. — Baisse toi !, hurle-t-elle. Une fois assurée que la blonde l’avait bien entendu Jordan abattu la barre de métal horizontalement fauchant 3 rôdeurs au passage. C’était la méthode bourrin et les jointures de ses doigts étaient devenues blanches tellement elle s'agrippait à son arme mais c’était plutôt efficace. Les trois s'écroulent au sol, un bout de la tête en moins pour chacun. Après encore quelques courtes minutes, l’endroit ne ressemblait plus vraiment à rien. Le sol était recouvert de cadavre et les murs éclaboussés de toutes sortes de substances dégoûtantes. Liv s’occupa du dernier qui osa pénétrer et craignant une nouvelle vague surprise, Jordan s’avance pour refermer la porte, après avoir poussé du pied le tas qui bloquait l’ouverture. — Quel bordel ! Ca va ? Jordan avait gardé un oeil sur son amie autant que possible, hélas dans la cohue il était toujours possible qu’elle se soit blessé sans qu’elle ne s’en rende compte. Du bout du pied, la jeune femme remue le bras qui se trouve à côté d’elle. Un détail lui saute immédiatement aux yeux. La tenue de cette pauvre personne n’est autre qu’un uniforme. Et pas n’importe lequel.

Immédiatement Jordan se baisse et repousse à l’aide de ses mains les corps qui entravent son objectif. Elle dégage la partie haute du corps et distingue clairement l’insigne de flic du personnage. Elle n’espère pas grand-chose mais avec un peu de chance et tombera sur un objet rare : une arme à feu. elle dégage doucement le type et par chance distingue rapidement l'étui à sa ceinture et la crosse qui en dépasse. — Ah ! Jackpot ! Jordan s’en empare rapidement. Un Colt 17. Un grand classique pour les forces de l’ordre. Et puis, les calibres des balles est bien plus répandu donc plus facile à trouver, donc c’est plutôt une bonne trouvaille.  Sauf que son sourire retombe rapidement, l’arme est abîmée.— Ah merde… . Immédiatement la jeune femme joue avec celle-ci en commençant par ôter le chargeur et les potentielles balles restées à l’intérieur. Elle glisse le tout dans ses poches et laisse ses yeux examiner l’arme sous tous les angles. Le canon semble intact, mais elle est salement encrassée. Normalement, elle devrait toujours être en état de marche. — Un bon nettoyage est nécessaire mais je suis sûre que y’a moyen de la refaire fonctionner correctement, dit-elle à l’attention de Liv. L’ancienne pilote pose sur regard tout content sur la jeune femme non loin d’elle lorsqu’un mouvement la surprend. Une main s'agrippe fermement à sa cheville. Cette action surprise stoppe une fraction de seconde les battements de son coeur. Un des rôdeurs s’est apparemment retrouvé coincé sous les autres avant qu’on ne lui règle son compte. Sa main est fermement accrochée à Jordan et celle-ci ne tarde pas à réagir. Levant sa jambe libre, elle vient lui enfoncer le crâne d’un coup de talon violent. Sa boîte crânienne explose sous le choc.

— Putain le con, il m’a foutu la frousse de ma vie ! Rigole-t-elle légèrement même si quelque chose la tracasse. — On devrait peut-être fouiller un peu plus le bâtiment avant de ressortir, t’en penses quoi ? Je vais aller par là. La blonde indique une direction avant de s’y aventurer. Même si elles s’étaient assurés qu’aucune créature n’était à l’intérieur, elles n’avaient pas réellement retourné tous les recoins du lieu. Certes, d’autres étaient déjà passés avant, mais avec un peu de chance, tout n’avait pas disparu. Une fois seule, Jordan s'accroupit pour relever le bas de son pantalon. Une légère griffure à peine rosée marque la surface de son épiderme. Immédiatement la jeune femme blêmit et son coeur s’accélère. Bordel de merde. Elle se mord la lèvre et se retient de jurer à voix haute. Ce n’est rien du tout, non ? Sa chair n’est même pas atteint, donc ça ne voulait rien dire. Rien dire du tout, non ?



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Sam 2 Sep - 12:06

Liv était presque à bout de souffle. Si elle avait mangé correctement ce matin, elle se rendit compte qu’après un effort comme celui-ci, ça n’était pas suffisant. Les jambes tremblantes, la blonde s’adossa à un mur derrière elle après s’être chargé du dernier rôdeur, pour reprendre son air. Ses poumons la brûlaient, mais pas autant que sa gorge ou ses articulations. Elle tenait toujours son arme du bout des doigts, en essayant de ne pas flancher totalement. Jordan semblait avoir bien plus d’énergie qu’elle après cette mise en bouche improbable. Esquissant un sourire, elle regarda la blonde dégager les cadavres pour trouver ce qu’elle voulait.

Une arme visiblement. Liv eut la force d’applaudir la performance avant d’en rire. Ça lui serait forcément utile après un bon nettoyage, visiblement. Pour sa part, elle n’eut pas le cœur de faire les poches aux morts sous ses pieds. Même si elle pourrait probablement trouver quelque chose, elle avait besoin de récupérer un peu d’énergie. Elle tira de son sac à dos une barre de céréales qu’elle engloutit rapidement, avant de sortir sa propre bouteille d’eau et d’en prendre une gorgée. Elle avait l’impression d’empesté la putréfaction… Normal, lorsqu’on était couverte de tripes de macchabés.

« Fait chier. » Râla-t-elle en grimaçant. « C’était des vêtements neufs et PROPRES. »

Elle pesta avant d’envoyer un coup de pied rageur dans les côtes d’un rôdeur, avant de tourner les talons. La courette était jonchée de cadavre, elles étaient obligées de les enjamber pour pouvoir accéder à ce qu’elle voulait. Mais un cri l’interrompit dans son mouvement : Liv se retourna d’un bond quand elle comprit que Jordan était aux prises avec un mort pas vraiment mort, avant de lui défoncer le crâne à coup de talon. Posant une main sur sa hanche, la blonde fixa son amie :

« C’est toi qui m’as fait peur, nouille. » Lui fit-elle d’un air de reproche.

Elle l’avisa d’un regard pressant de ne plus jamais recommencer. Son cœur se calme, et elle approuva l’idée de la jeune femme. Se tournant vers la blonde, elle la vit s’immobiliser un temps avant de pâlir à vue d’œil. Fronçant un sourcil étonné, l’arnaqueuse se planta à quelques pas avant d’essayer de capter le regard de Jordan :

« Hey, tu vas bien ? » Demanda-t-elle en s’approchant. « Tu t’es blessée ? »

S’approchant davantage, elle vint se mettre à côté de la blonde alors que les yeux bleus de cette dernière fixait sa cheville. Se baissant pour vérifier, Olivia avança la main :

« Laisse-moi voir. » Exigea-t-elle en soulevant un peu plus le pantalon. Une rougeur, comme une griffure. Bon. Pinçant les lèvres, Liv releva la tête vers Jordan pour lui faire un grand sourire : « Tu as du t’érafler en retournant les cadavres tout à l’heure, ça a pas l’air d’être grand-chose. » La rassura-t-elle, sans savoir si elle avait vraiment raison de le faire. « Tu ne saignes même pas. » Ajouta-t-elle en haussant les épaules.

Elle se redressa doucement, avant de tirer Jordan par le bras :

« Si ça t’inquiète, on a qu’à traîner plus longtemps dans le quartier. Et comme tu auras rien du tout, on rentrera juste super en retard. » Certifia-t-elle à cette dernière. « Pour l’instant, on retourne cet endroit pour trouver quelque chose… » Ordonna-t-elle fermement à la pilote, en essayant de faire comme si de rien n’était.

Difficile de savoir si ça marchait, mais Liv préférait partir avec de l’optimisme en tête. Surtout avec Jordan. Elle laissait de côté son cynisme habituel pour soulager son amie, qui n’avait pas à s’angoisser pour s’y peu. Le plus probable, c’était qu’il n’y avait pas de quoi s’en faire. Et dans le pire des cas… Elle serait là quoi qu’il arrive.

« J’ai grave envie de sauce tomate. » Lança la blonde, sur le pouce, en changeant totalement de sujet. « D’un bon plat de pates à la bolognaise et une pizza énorme aussi… Si tu devais faire ton top 3 de ce qui te manque de l’avant fin du monde, ça serait quoi ? »

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Jordan B. Wilson
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Jeu 21 Sep - 19:51


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Olivia & Jordan


Le coeur battant la blonde essaie de ne pas lâcher un flot d’injures et sent immédiatement le regard de son amis sur elle. Avant même de poser les yeux sur elle, Jordan sentit sa moue pleine de reproche qu’elle affichait. En se tournant, ça posture et sa tête confirma cette impression. — Comme si je l’avais fait exprès… , elle répond distraitement. Parce que ses pensées étaient occupées par autre chose. Il y avait un truc bizarre, une sensation différente de d’habitude. Enfin, si, elle connaissait cette sensation, celle d’avoir une entaille dans sa chair et ça ne lui plaisait pas du tout. Elle blêmit sans même pouvoir le contrôler et son estomac se noua instantanément. La pilote chercha alors à faire diversion et pourquoi pas en même temps fouiller le lieu à la recherche de quelque chose qui leur serait utile, à elles et au groupe ? Sauf que Liv n’était pas de ce genre de personne qui se laisser berner aussi facilement. Levant précipitamment la tête vers elle, la blonde s’empresse de lui répondre. — Ouais, ouais ça va. C’était rien, rien du tout. C’est surtout ce qu’elle aimerait se faire croire. Sauf qu’elle n’en est pas si sûre. — Non, j’ai rien… ça va. À vrai dire, elle avait peur de découvrir l’étendue de cette chose à sa cheville; Parce qu’une fois qu’elle aurait les yeux posés dessus, une fois qu’elle saurait ce qu’il en ait vraiment, elle ne pourra plus se voiler la face. Elle ne fera plus semblant que tout va bien si…. Si ça ne vas pas. — Je sais pas. La jeune femme s’accroupit pour jeter un coup d’oeil à sa cheville.

Prendre soin d’éviter le regard de son amie était une mauvaise idée. La voilà déjà à ses côtés, en train d’inspecter la chose. — Je crois plutôt que c’est l’autre du con pas mort qui m’a fait ça. Mais Liv avait raison sur une chose : ce n’était pas grand-chose : ça ne saignait même pas. — Non, je vois, ça n’a pas atteint ma chair, quoique ce soit. C’est rien. Non? Jordan laissa un soupir s'échappa d’entre ses lèvres en se relevant. Ca ne servait à rien de se retourner la cervelle. S’il y avait un problème, elle le saurait très rapidement et là elle pourrait se faire un sang d’encre. La montée de fièvre lui laissera tout juste le temps de faire ses dernières prières, de juré comme un charretier et mourir dans un coin du quartier. La prenant par le bras, Liv l’entraine plus en profondeur dans le bâtiment. Une fine lumière éclaire l’intérieur malgré les barricades des fenêtres. Toutes sont fermés, masquant presque le bruit de la mort à l’extérieur. Un rire franc franchit les lèvres de Jordan. — En retard ? Nous ? Jamais ! L’ancienne pilote se contente de hocher la tête quand elle demande à ce que l’endroit soit fouillé. Elle agissait comme si de rien n’était tandis que Jordan avait le cerveau sur le point d’exploser avec toutes les questions, scénario et autres conneries qui lui passaient dans la tête si le “si” s’avérait vrai.

Jordan avait bien compris le revirement de cette conversation mais fit comme si elle ne s’en était pas rendu compte. — Eh bah t’as d'la chance puisqu’on est dans un restaurant, italiano apparemment. Mais au risque de te décevoir, je pense que d’autres adeptes de la sauce tomate sont déjà passés par là. Elle n’avait pas encore vérifié les placards, mais c’était la possibilité la plus probable. Presque toutes les denrées de ce genre avaient disparu des restaurants et autres lieux contenant de la bouffe à profusion avant l'apocalypse et les morts pas vraiment morts. Elle se redressa alors qu’elle était en train de fouiller un casier au sol. — Han merde Liv ! Une pizza ! Avec du fromage dégoulinant…. J’te déteste de me faire penser à ça ! T’as pas de coeur. , lui balança la blonde. Elle n’avait jamais vraiment pensé à ce qui lui manquait le plus. — Tu parles niveau bouffe ou général ? Parce que bouffe… vu les privations, j’ai que des plats de gros porcs en tête. Genre pizza, nachos, burger. Et la glace à la fraise, j’adore ça. Jordan continua d’avancer dans la pièce dans laquelle elles venaient de pénétrer. La cuisine certainement. Elle commença à poser les yeux sur les placards ouverts et vite. Pour faire genre qu’elle croyait encore trouver un truc, elle ouvrit les différents fours alignés au centre de la grande cuisine. — Sinon, dans la vie de tous les jours…. L’hélicoptère. Immédiatement la jeune femme plongea dans ses souvenirs de sa vie d’avant. Elle se remémora la lourde combinaison de laquelle elle avait dit tant de mal à l’époque. Elle se souvint du casque et de sa visière mille fois trop grande pour elle ou pour toutes autres personnes normalement constituées. Le bruit assourdissant du moteur qu’on allume bourdonnais presque immédiatement dans ses oreilles. Elle ferma une seconde les yeux et se crut presque en l’air, les mains sur le manche, et la sensation puissante qui coulait dans ses veines à ces moments-là.

Soupirant derechef, la blonde retourna à sa recherche. — Après, je sais pas… J’ai déjà parlé de la glace à la fraise ?, elle glisse à son amie avec un sourire. Oui, elle avait dû comprendre qu’elle adorait vraiment la glace au parfum fraise. — Je me rappelle de ma mère, quand j’étais petite, elle avait fait pousser des fraises dans le jardin. Apparemment, bébé je m’étais calmé en mangeant un bout de ce fruit. Un petit rire étouffé perturba la jeune femme. C'était la première fois qu'elle parlait de ses parents à quelqu'un du labo. — Et chaque été, on les cueillaient et elle les déclinait de toutes les façons. En morceaux dans un bol avec du sucre, en tarte ou en confiture et même en glace. J’adorais ses glaces. La blonde s’arrêta sur l’instant et passa une main sur son visage. Même si la jeune femme avait tout fait pour chasser ses pensées sombres, elle ne put s’empêcher de se demander si elle la reverrait très prochainement, dans l’autre monde. S’il existe.


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Olivia Castillo
Matricule n°001
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Ven 20 Oct - 15:20

Ce n’était rien, elle devait s’en convaincre. Parce que Liv ne pouvait perdre Jordan. Pas après ce qu’elle lui avait promis, pas après tout ce qui comptait vraiment entre elles. Elle était son amie, une personne à qui elle tenait sincèrement. Et rares étaient les personnes qui parvenaient à se faire une place a ses côtés, à avoir le mérite d’y rester. Sans doute parce que rares étaient les personnes qui valaient vraiment la peine, aujourd’hui encore. La jeune femme en face d’elle était donc unique, une rareté, une exception, à qui elle adressa un sourire rassurant. Non, elles ne se perdraient pas.

« bon sang, un burger. » Commenta la blonde avant d’éclater d’un rire amusé. Elle se baissa pour ouvrir un placard, et en observa le vide. « Un vrai burger, énorme. »

Que pouvait-elle dire de plus ? Elle en rêvait. Il n’y avait pas que ça qui lui manquait. Les longs bains pour se détendre, le vin. Mais le bon vin. Rouge, de préférence, dans un ballon presque plus grand que sa tête. Internet, et ses vidéos de chaton trop mignons. Les séries qu’elle pouvait regarder à l’époque, le cinéma. Mais surtout, la musique. Qu’est-ce que ça lui manquait ! Il y avait des chansons jamais chanter, des textes jamais écrits, qu’elle ne pourrait pas connaître. Des sons jamais entendus qui ne la feraient pas vibrer. Il ne lui resterait que des regrets.

« Je bouffais à l’œil un peu partout avant, alors des trucs délicieux j’en ai mangé. » Raconta-t-elle à Jordan avec un sourire en coin : « J’avais un amant qui avait un caprice particulier : il ne voulait que de la glace française. Et ne se fournissait en pâtisserie que dans une boutique de Seattle. »

Elle retourna un placard, cherchant à l’intérieur sans rien trouver de très intéressant. Ses yeux cherchèrent pourtant, et parvinrent à tirer de la pénombre une boite d’anchois qu’elle fourra dans le fond de son sac, avant de dénicher à côté un pot de câpres. Ça serait une pizza salée, pour peu qu’elles dénichent de la farine, des œufs, et un peu de sauce tomates.

« Je ne te raconte pas le melon de ce pauvre type. » Ajouta-t-elle en remarquant que la nourriture moisie ici ne lui rappelait malheureusement pas l’odeur des plats merveilleux qu’elle avait pu manger. « J’aurais aimé goûté les glaces de ta mère. » Ajouta-t-elle en se tournant vers Jordan.

Au moins, ça lui changeait les idées. La rendait nostalgique aussi, très probablement. Mais que pouvait-elle y faire, pour ça ? Au moins ne songeait-elle pas à sa griffure. Ou un peu moins. Elles avaient encore beaucoup à faire. Le temps de terminer leur fouille, Olivia revint vers son amie :

« On pourra pas en faire aujourd’hui, ça manque de froid, mais les fraises poussent probablement encore. » Lui fit-elle. « Si j’en trouve, je t’en ramènerais. » Puis esquissa un sourire : « Heureusement que je te dis pas ça pour te trouver un hélicoptère… »

Elles avaient une autre boutique à voir. Et Liv la désigna d’un signe de la tête. Elles pouvaient passer par la grande rue désormais, surtout qu’elles l’avaient nettoyé efficacement pour pouvoir la traverser. D’autres viendraient, mais au moins, plus aucun ne stagnait pour l’instant.

« J’ai toujours ma chanson en tête. » Murmura-t-elle en passant par la porte de devant, repoussant celle-ci brutalement avant de se baisser pour passer sous le rideau de fer baissé presque jusqu’en bas. « Alors soit tu me suis, soit tu m’en chantes une pour que je change de disque. » Se moqua-t-elle.

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Jordan B. Wilson
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Jeu 26 Oct - 15:29


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Olivia & Jordan


Jordan ne peut s’empêcher de rire face à la réaction de son amie à la mention d’un burger. C’est à son tour de saliver sur un mets qui leur était à présent presque inaccessible. Définitivement ou pas, rien ne les empêcher de se donner faim. Une main sur son ventre la blonde sent le gargouillement qui vient de grogner à l’intérieur de son estomac. Après des mois à ne manger presque aucune des cochonneries qu’elles venaient de citer, c’était difficile. La militaire ignorait depuis quand exactement elle ne s’était pas goinfré de ce genre de merde. Depuis quand elle n’avait pas mordu dans un bon steak ou bien depuis quand elle n’avait pas senti les ingrédients bien trop gras dans sa bouche. Longtemps, trop longtemps. Bien même avant que tout ce merdier n’arrive au monde. C’était ça de s’engager et de partir de long mois dans le désert. Ca ne vous apporterait rien de bon à part de la poussière, du sable et des paquets de nourritures déshydratées. Quelle conne.

Elle continuait sa fouille, se penchant même sous les meubles pour réussir à trouver une boîte de conserve de petits pois. Haussant les épaules, elle la fourra dans son sac, c’était toujours ça de prit, même si ça ne ressemblait pas à la pizza qui les faisait rêver toutes les deux. Sans trop savoir pourquoi, lorsque la blonde lui raconte l’histoire de son ex-amant, cela réconforte Jordan. Elle sourit tout en s’arrêtant sur place pour observer son amie. Elle écoute ce qu’elle lui confie et finit même par laisser un petit rire cristallin franchir ses lèvres. — Chanceuse ! C’est plutôt un beau caprice… Moi j’avais droit à des vrais plats ‘des fois’.Ou quand je rentrais chez moi, ce qui veut dire rarement. Maintenant ses pensées s’égarent vers son paternel. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas entendu le son de sa voix. Qu’elle n’avait pas vu son sourire et la fierté se refléter sur son visage. Merde Jordan ! T’es pas en train de crever. Pas encore alors arrête de penser à toutes ces choses !

C’est au tour de sa mère d’occuper ses pensées et forcément, le souvenir le plus marquant qu'elle a d’elle, c’est ses fameuses glaces roses. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’en faire chaque année. Tous les étés c’était le même cirque pour les faire pousser dans le jardin et ensuite elle s’activait pendant des après-midis entiers pour les faire. Jusqu’au jour où elle disparu emporté par la maladie. Inconsciemment la blonde vient effleurer du bouts des doigts son coude gauche. Même à travers sa veste, elle a l’impression de pouvoir sentir la date marquée à l’encre dans sa chair. La phrase de Liv la ramène sur Terre et c’est un regard plein d’amour que Jordan pose sur son amie. Ceux-là sont rares chez l'ancienne pilote, et pourtant toujours très sincères. Passant à côté d’elle, elle pose doucement sa main sur le bras d’Olivia. — Merci., dit-elle simplement. Parce que malgré tous ces souvenirs pas forcément faciles, elle ne s’inquiétait plus de son état. Et c’était une bonne chose. —  Oui, j’espère que les fraises n’ont pas été éradiquée totalement de la Terre.. ça serait con pour moi. , répond-elle avec un sourire. Puis c’est un rire franc et sonore qui rompt la quiétude de la pièce. — J’aurais pourtant adoré te voir revenir avec un hélico ! Cela dit je sais pas où tu pourrais en dénicher un… Que cette époque de sa vie lui semblait lointaine. Et clairement derrière elle. Jordan s'était faite à l’idée de ne plus jamais toucher aux manettes d’un hélicoptère. Elle n'entendrait plus le bruit du moteur bourdonner et ne sentirait plus l'impesanteur la tirer vers le bas. S'était résolu à présent.

Puis à peine le temps de la voir revenir vers elle que Jordan comprend que Liv souhaite changer de quoi. Elle pousse la porte d’entrée et se faufile déjà sous le volet presque descendu entièrement. La blonde s’accroupit à son tour et quitte le petit restaurant pour rejoindre la rue. Elle aurait bien répliqué à son amie mais préfère rester silencieuse pour l’instant. Même si la rue est plutôt dégagée et que la moitié des rôdeurs ont été attirés dans la ruelle d’à côté, il en reste toujours dans le coin, sans compter ceux qu’elles pourraient croiser une fois à l’intérieur de la boutique de disques. Rapidement sur ses deux pieds, Jordan rejoint au pas de course la jeune femme déjà aux prises avec quelques-unes de ces créatures qui les ont rapidement captés. La barre de fer fermement tenu dans ses mains, elle balance l’arme en visant ce truc mort sans l’être et voit son crâne explosé. Comme l’avait dit Liv plus tôt, elles qui avaient des vêtements plus ou moins propres, ce n’était plus le cas actuellement. — Faut pas qu’on traine pas, ça commence à rappliquer.. Elle lui désigne du menton une autre ruelle de laquelle semble émerger une dizaine de ces choses. Jordan court vers la boutique que Liv voulait à tout prix voir et se penche dans la seconde pour relever le rideau de fer baissé jusqu’en bas lui. Ayant du mal au début, il finit par se soulever sur presque un mètre dans un bruit infernal. — Dépêche toi !, lui crie-t-elle. Après le froissement du métal, ce n’était plus la peine de prendre des précautions, elles étaient grillées. Jordan attend que la blonde passe la première avant de la suivre et de refermer aussi sec la barrière de fer derrière elle. Le bruit est une nouvelle fois assourdissant et la militaire se mord la lèvre et lève les yeux vers son amie avec un air coupable sur le visage. — Oups ?


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Olivia Castillo
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Knowledge can change our fate
Jeu 2 Nov - 12:36

Olivia n’était pas techniquement une très bonne amie. C’était même… plutôt l’inverse. Elle n’avait jamais eu de véritables proches, à part sa grande sœur. Nora fut la seule à graviter autour d’elle pendant des années, et à connaitre son vrai visage. Derrière tous ses masques, Olivia s’était perdue des dizaines de fois, là où Nora était son seul véritable repère. Maintenant que la donne avait changé et que les cartes avaient été distribué, la blonde comprenait qu’elle était passée à côté de bien des choses ces dernières années. Le véritable amour ? Elle ne l’avait jamais connu, et elle ne s’attendait pas vraiment à y goûter un jour. L’amitié ? N’était-ce pas surfait ? Non, ça ne l’était pas. Le reste ? Elle n’avait même pas les mots pour en parler.

Au fond, Olivia avait surtout été une personne de surface. Une silhouette, une ombre, un corps. Mécanique, presque. Mais qui n’était habité par aucun bon sentiment, de ceux qui créaient de bonnes choses qui valent la peine. Devant Jordan, elle le regrettait un peu. Loin d’être cependant étouffé par la culpabilité, elle avait conscience qu’elle n’avait pas bien agi. Ça ne l’empêchait pas de croire que la femme en face d’elle méritait au moins sa bienveillance.

« On reste pas là ! » Exigea la blonde en avisant le magasin de musique, avant de poser ses yeux sur son amie.

Les deux femmes furent aux prises avec quelques morts avant de pouvoir accéder à la boutique. Couteau papillon en main, elle transperça trois crânes et en terrassa un autre avant de se glisser sous la devanture, aidant Jordan à refermer derrière elles. Le bruit avait attiré tout le monde jusqu’à elles, mais au moins, elles étaient « partiellement » à l’abri. C’était à prendre avec des pincettes ! Elles n’avaient aucune idée de ce qui les attendraient à l’intérieur. Néanmoins, les morts à l’extérieur ne parviendraient pas à passer les rideaux aussi facilement, c’était déjà un avantage.

« Pas de fièvre ou de frissons ? » Demanda Liv à sa voisine, en fronçant les sourcils.

Elle se tenait au courant. La porte face à elles étant fermée, elle trafiqua la serrure pour leur ouvrir l’accès. Cette dernière grinça légèrement, mais au moins ça leur permit de constater qu’elles étaient seules ici. La boutique était grande, sombre, poussiéreuse, mais il n’y avait strictement aucun mort pour les contrarier. Olivia se sentait comme dans la caverne d’Ali Baba. Un grand sourire étira ses lèvres, alors qu’elle sortait sa lampe pour éclairer l’endroit.

« C’est mieux que le matin de Noël. » Commenta-t-elle en s’engageant dans l’une des allées. « Plutôt Rock ou Rap pour le retour ? » Demanda Olivia en se tournant vers Jordan.

Elle avait voix au chapitre, vu que sa voisine avait l’intention de chanter. Autant que ça soit quelque chose qu’elle appréciait. Elle mit la main sur un disque rétro des années soixante dix et rigola :

« Je crois que j’ai déjà trouvé mon bonheur ! » Fit-elle en agitant l’album avant de le fourrer dans son sac à dos.

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Jordan B. Wilson
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Ven 3 Nov - 10:33


Hit me with your best shot

Olivia & Jordan


Malgré la présence de plusieurs, voir nombreux rôdeurs dans la rue, la traversée s’avéra assez simple. Simple mais certainement silencieux. Jordan avait causé un bordel monstre avec ce stupide rideau de fer, presque aussi bruyant que le coup qu’elle avait donné dans les tuyaux peu de temps auparavant. Sauf que là, attirer ces choses n’étaient pas un super plan. Tout simplement parce qu’elles ignoraient s’il y avait une autre issue. Enfin, si. Il devait bien y’en avoir une autre mais est-ce qu’elle était accessible ou déjà envahi par ces morts ? Ensuite.. Rameuté toutes ces choses aux portes de la boutique était une manière de signaler à toute personne extérieure qu’elles se trouvaient là. Même si elles n’avaient vu personne, ce n’était peut-être pas la peine d’ameuter tout le quartier non plus. Aujourd’hui n’était clairement pas le jour où la militaire s’était faite le plus discret.

Bon, il fallait voir le bon côté des choses : un rideau de fer les séparait de ces créatures et avec un peu de chance il n’y en aurait pas, ou peu à l’intérieur pour les attendre. La question de Liv sort naturellement et c’est sans réfléchir elle aussi que Jordan lui répond. — Non. J’ai faim, ça compte dans les symptômes ça ? Jordan se perdit quelques secondes dans ses pensées le temps que la blonde s’occupe de la serrure. Effectivement, elle n’avait aucune fièvre, ni quoi que ce soit d’anormal. Elle ne pouvait pas trop savoir si c’était une bonne chose ou non, n’ayant jamais vu une personne se transformer devant ses yeux. Bien sure, elle savait que le virus agissait plutôt vite. Mais vite comment ? Tout le monde s’accordait sur une durée d’environ 24h plus ou moins. Mais cela pouvait-il être plus rapide ? Plus lent ? Demain aurait-elle rejoint ces créatures, ou bien plus rapidement qu'elle ne pouvait l’imaginer. Qu’importe. Pour l’instant, tout semblait aller bien et elle allait s’accrocher à ça.

Finalement, Liv arrive en un rien de temps à bout de la serrure et ouvre la porte qui émet un léger grincement et puis plus rien. Pas un son de plus, que le silence pesant. Elles étaient seules. L’endroit était sombre et désert mais rapidement éclairer par le halo lumineux de son acolyte. Déjà son visage était fendu d’un sourire et elle s’avança la première dans la pièce, prenant la première allée devant elle. Jordan regarda son amie faire et sourit à son tour. — Rock, ça m’irait très bien. La militaire se dirige dans l’allée située juste en face de celle de Liv. Elle laisse ses doigts glisser sur les boîtes de CD à présent poussiéreuse. Olivia semble avoir trouvé son bonheur et la blonde émet un petit rire. — Quelle belle époque ! Mais bon t’aurais pu trouver mieux… Elle continue son exploration et tombe finalement sur un titre qui attire son attention. — Genre ça. Gros classique, je sais. , elle leva en même temps l’album au fond noir avec la tête des quatres Beatles et les fameux mots Let it Be. — En plus ça se prête pas mal à la situation, même si j’suis pas vraiment sûre que la Sainte Marie veille sur nous. Elle glisse néanmoins le CD dans son sac. Même si elle n’a pas de lecteur, elle savait que Liv lui prêterait le sien si le besoin s’en faisait ressentir. Jordan avait toujours été sensible à la musique. Surtout celle que sa mère chantait. Elle continue de farfouiller les rayons, les uns après les autres, réalisant finalement à quel point la culture musicale avait été importante dans leur ancien monde. Avec un pincement au coeur, elle comprit aussi que tout ce qui était dans cette pièce - en partie - serait tout ce que le monde connaîtra de l’avant. Il n’y aura sûrement plus d’après.

Elle était toujours en train de regarder les CD lorsqu’elle en vit un, qui la fit éclater de rire. Immédiatement pour répondre au regard interrogateur que lui adresse Liv, elle s’empare de l’objet et l’agite en l’air pour lui montrer. — Umberto Tozzi, ça se prête bien pour toi, non ? Un sourire plein de sous-entendu s’affiche sur ses lèvres. Oui, elle aimait bien le taquiner, encore plus s’il s’agissait de Darren. En réalité, elle ignorait complètement s’il y avait quelque chose entre eux, et encore plus la nature de cette relation. Olivia était bien libre de faire ce qu’elle voulait. Mais il ne fallait pas compter sur la militaire pour ne pas la taquiner un peu. Après tout, même si c’était l’apocalypse, il n’y avait pas de raison pour qu’elle arrête la base de tout commérage : les ragots. — Sinon, c’est bon t’as tout ce qu’il te faut ? Parce Jordan oui, elle avait pioché quelques CD, histoire d’avoir le nécessaire sous la main en cas de crise majeure et de volonté de se vider la tête par la musique. Particulièrement le single de Ben E. King, que sa mère chantait en boucle.



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Olivia Castillo
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Sam 18 Nov - 11:44

« Ça dépend, tu as faim de quoi ? » Questionna Liv de but en blanc, sans regarder Jordan pour autant, trop porter dans sa rechercher. « Si c’est de moi, alors oui ça compte ! » Plaisanta-t-elle avec un grand sourire amusé.

Ses yeux brillèrent d’une malice délicieuse, alors qu’elle passait sur le rayon suivant pour dénicher un disque qu’elle adorait. Pas le genre de musique qu’elle disait écouter avant, pas par honte, mais parce que ça ne collait pas au personnage. Twenty One Pilots. Elle en était fan, elle ne pouvait le cacher. Secrètement, elle connaissait toutes les chansons personnes. Il n’y avait que maintenant qu’elle pouvait vivre cette passion pleinement, là où personne ne connaissait son personnage d’avant, celui trop sérieux, trop sophistiqué, qui ne pouvait se permettre d’aimer ce genre d’art.

Elle glissa l’objet dans son sac à dos, continuant son tour qui fut fructueux. Il n’y eut que Jordan pour la sortir de sa torpeur, elle éclata de rire quand elle la vit agiter l’album d’Umberto Tozzi. Elle se foutait d’elle, mais c’était vraiment drôle :

« Hmmm oui, j’adore… » Commenta-t-elle en chantonnant les quelques paroles qu’elle connaissait. A savoir « Ti amo ». La suite ne fut que du yaourt complet, qu’elle n’assumait pas : « Tu me la chanteras dans la voiture sur le retour, j’espère. » Ajouta-t-elle d’un air taquin à Jordan, alors que celle-ci semblait avoir fini son tour.

Au moins, cette sortie avait été on ne peut plus productive. Et si l’inquiétude planait toujours, notamment sur la griffure légère à la cheville de Jordan, elle commençait à se tasser. S’il avait dû se passer quelque chose, ça serait déjà arrivé, non ? C’était en tout cas ce que se disait Olivia à ce sujet. Elle n’était pas médecin, ou scientifique, elle n’avait pas observé beaucoup de transformation durant son errance plutôt longue, mais son instinct lui disait que ça irait.

« J’ai ce qu’il me faut. Même quelques piles, si c’est pas magnifique ! » Ajouta-t-elle sur un ton complice, alors qu’elle se plantait devant Jordan en remettant correctement son sac à dos sur ses épaules. « On rentre ? »

Ça n’était pas forcément une question : plutôt une certitude. Elles rentraient, toutes les deux. D’ailleurs, Olivia n’attendit pas vraiment son avis. Elle joua de sa lampe torche pour regarder autour d’elle s’il y avait une autre sortie possible. Ses pas la menèrent à une arrière salle, celles des employés, où elle guetta une petite fenêtre qui pourrait les faire passer. Se hissant sur un meuble, elle ouvrit le loquet, baissa la vitre et regarda à l’extérieur. C’était une ruelle, déserte d’un prime abord.

Elle se défit de son sac pour le faire glisser à l’extérieur, et sortit à sa suite. Ça ne fut pas simple, son popotin manquant d’y rester coincé, mais elle y parvint. Là, elle attendit que Jordan fasse la même chose, et couvrit sa fuite. L’endroit était désert. Un cul de sac, au bout qui donnait sur une ruelle transverse à celle qu’elles avaient empruntés pour rentrer ici. Un petit détour pour retrouver la voiture, et ça irait, pas vrai ?

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Jordan B. Wilson
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Mer 22 Nov - 21:38


Hit me with your best shot

Olivia & Jordan


La blonde leva les yeux au ciel. — Pas de ton cerveau, non ! , rigola-t-elle en retour. Le ton était léger mais Jordan sentant le poids dans sa poitrine s’apaiser au fur et à mesure du temps. Non, elle ne se sentait pas bizarre, différente. Non, elle ne semblait pas avoir de fièvre et encore moins des envies de cannibalisme. Alors tout devait aller bien. Les deux jeunes femmes se séparent sans un mot. Chacune parcourt le rayon de son choix et est libre de récupérer ce que bon lui semble. Jordan n’a pas de lecteur CD donc elle se contente de prendre les albums ou single qui lui semble vital. Elle trouvera bien quelqu’un à qui emprunter l’objet ultime pour les écouter, ou alors elle les piquera à Liv quand cette dernière ne s’en rendra pas compte. Rien qu'à cette idée un nouveau sourire se fige sur le visage de Jordan. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur un fameux CB qu’elle ne peut s’empêcher de dresser devant son amie qui explose littéralement de rire à sa vue. — Non, désolé je connais pas vraiment l’italien, mais j’étais sûre que tu apprécierais !

Jordan avait fait le tour - rapidement - mais elle savait qu’elle n’aurait pas vraiment le temps, ni l’envie de se plonger dans la musique. Cela la calmait, c’était un fait, mais ça la rendait aussi très mélancolique. Et la jeune femme ne s’aimait pas tellement lorsqu’elle laissait ses sentiments, ses souvenirs et tout ce qui faisait d’elle une personne normale, une personne d’avant l’apocalypse, d’avant la guerre, refaire surface. Le résultat n’était jamais bon. Elle avait tenu des années sans mélodie autre que celles qui s’échappaient de ses lèvres, alors elle tiendrait encore les mois à venir. Olivia se plante devant elle avec son petit air satisfait qui fait sourire Jordan. Elle pourrait presque se l’imaginer, des années en arrière, faisant sa rentrée des classes avec son petit sac sur le dos. — On rentre., réponse par l’affirmative. Elles rentraient toutes les deux même si Jordan se jura de jeter un oeil à son égratignure en rentrant. Histoire d’être fixée.

Suivant docilement son amie, la militaire se contente de jeter des regards en arrière. Non qu’il y ait du danger puisqu’elles ont pu explorer le store en toute tranquillité, c’était juste un réflexe à présent. Liv les mène jusqu’à une petite salle à part, certainement la salle de repos des anciens employés dans laquelle se trouvent une fenêtre : leur porte de sortie. Rapidement ouverte, et après s’être assuré qu’aucun rôdeur ne les attendait de l’autre côté Liv la franchit la première. Enfin essaye puisqu’elle semble avoir quelques difficultés à passer. — Aller hop. Rentre le ventre !, murmure la militaire tout en poussant légèrement la blonde.Jordan se dépêcha de la suivre en ayant la même difficulté que son amie pour franchir la fenêtre. Finalement toutes les deux dans la ruelle, elles se mettent à trottiner pour rejoindre la voiture. Elles rentraient chez elles.


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