Wings of piratery || Charlie



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I walk a lonely road
Kazan J. Jaggermeist
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 11 Juil - 16:08


Wings of piratery
Charlie & Kazan


Au beau milieu de Détroit, le corsaire insolite souffla un bon coup. Bordel, il s'était encore tiré d'une sale affaire, et ce, avec une certaine classe, il faut l'avouer ! Perché sur sa branche, le métisse battit l'air de ses jambes bottées, et frappa des mains, tout content. Avisant la distance qui le séparait de la sainte terre, il finit par hausser les épaules, puis, d'un coup de cul bien maîtrisé, atterri lourdement sur le sol. Ouch. Dure reprise avec la réalité. Pivotant sur lui même, le dreadeux avisa son nouvel ami arbre. Ce dernier l'avait vaillamment sauvé, lui offrant un abri sûr en ce monde devenu complètement cinglé.

Quelques heures auparavant, Kazan s'était décidé à quitter le Pride pour partir à la recherche de nouvelles plantes. Après moultes sautilleries par-ci par-là, il s'était fatalement attiré les faveurs de plusieurs messieurs dames en décomposition. Ces derniers l'avaient inlassablement suivis, jusqu'à ce que le petit groupe devienne une horde aux mâchoires dangereuses. Comprenant finalement la situation, et n'ayant pas forcément envie de finir en pirate burger, le Capitaine avait trottiné, crinière au vent, jusqu'à ce fameux arbre salvateur. Là, il avait trouvé un refuge confortable, et après un long moment d'attente, ses suivants macabres avaient fini par se décourager, et étaient aller glouglouter ailleurs... Tant d'aventures !

Paré à poursuivre ses recherches d'une haute importance, le pirate ré-ajusta son long manteau, puis son tricorne... Quoi que. Ses mains se posèrent dans le vide. Une fois. Deux fois. Puis trois. Quelle était donc cette sorcellerie...? Pris de court, l'esprit dérangé du survivant permit à ces neurones restant de faire connexion. Avec la lenteur de la limace asthmatique, Kazan leva des yeux suppliants vers la branche salutaire. Parbleu. Il avait oublié son fidèle couvre-chef là-haut !!! Poussant un cri à la hauteur des films d'horreur les plus clichés, le moustachu agita vainement les bras en l'air avant de courir vers le tronc du perchoir à tricorne.

En plusieurs fois, il tenta de grimper à l'écorce rugueuse de l'arbre, mais rien à faire. Si la peur lui avait précédemment donné des ailes pour se jucher jusque là-bas, elles s'étaient envolées... Comment, seigneur, comment, allait-il faire pour récupérer son cher chapeau de Capitaine...? Il eut beau l'appeler, faire de l'air en agitant des feuilles, rien ne marchait. La pièce de cuir restait impitoyablement perchée sur cette saloperie de branche inutile. Alors, il ne restait au fier métisse une unique solution. « AU SECOUUUUURS » hurla-t-il en plusieurs fois. Des fois même, il usait de quelques variantes, style : « AIDEZ MOAAAA !!! »


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Mer 12 Juil - 16:12

Wings of pirateryCharlie & KazanSa chevelure flamboyante claquait au vent qui, lui, fouettait son visage en retour.
Ainsi perchée sur son vélo dévalant et slalomant à toute vitesse, Charlie se sentait libre, loin de tous ces maudit événements. Si elle décidait de fermer les yeux l'espace d'un instant tout en prenant une grande et fraîche bouffée d'air, la voilà qui pouvait se croire en simple promenade de santé, une banale sortie en BMX dans le but de se dégourdir les jambes après de longues heures passées assise sur une chaise à l'université. C'était à la fois une douce et âcre pensée. Car, tout ceci n'est plus. Toute cette quiétude et innocence d’antan n'est que vague souvenir dorénavant. Et ce n'était, hélas, pas en y songeant avec regret que le monde allait changer. Aussi, il fallait bien avouer que la lourdeur du paquetage porté sur son dos telle une carapace s'avérait un bon moyen de retourner à la réalité. Maintenant que toute sa vie se fourrait dans un sac-à-dos, la rouquine avait de quoi se plaindre au sujet de sa colonne vertébrale. D'autant plus qu'elle venait de le remplir un peu plus, suite à un bon quart d'heure de farfouille récompensé. Bon... Ce n'était qu'une corde plus ou moins robuste et deux piles qui lui seront bien utiles à l'avenir, lorsque celles de sa lampe rendront l'âme. Rien de bien pesant, en somme. Mais... Dieu sait à quel point, avec la fatigue, un gramme peut sembler une tonne.

*Faut que je fasse une pause. Donovan n'est probablement pas encore rentré de son expédition, de toute façon. Mon retour au "campement" peut attendre.*

Quittant la selle de son vélo, la renarde lâcha un soupir de soulagement lorsqu'elle déposa sa besace au sol, se massant les épaules et s'étirant le dos avec aisance. Elle but quelques gorgées de sa gourde. Ce n'était pas l'eau la plus claire, mais, suffisamment épurée pour ne pas tomber malade à en vomir jusqu'à la bille.
Jetant un œil vers le ciel, Charlie sourit en constatant qu'il restait dégagé. Un assez beau temps, pour la saison. Était-ce l'arrivée de l'automne ? Car les feuilles tombaient peu à peu et les brises se faisaient fraîches. Hmm... Les nuits allaient, donc, commencer à tomber de plus en plus tôt ? Cette idée n'enchantait guère la jeune survivante. L'obscurité étant tout sauf un allié, dans ce bas monde infesté de décharnés.

Un cri déchira le silence des bois, arrachant au passage un sérieux frisson à la Jacobs.
*Mais qu'est-ce que ?...*

La voix ne semblait pas bien loin... Qui est assez débile pour hurler à la mort comme ça ?! Prudemment, la jeune femme s'approche de l'auteur de ce vacarme inconscient après avoir pris la peine de "cacher" son vélo. Sait-on jamais.

Camouflée par les buissons, Charlie observait la scène avec incompréhension. Elle cessa bien vite de tenir en joue l'inconnu avec son lance-pierre. Il n'avait pas l'air bien méchant... Au contraire... Il avait l'air complètement inoffensif et perdu. Idiot de hurler, aussi. Mais, surtout, ça n'avait pas l'air de tourner rond dans sa tête. Rien qu'à en juger par l'accoutrement et le comportement. Pas la peine d'avoir suivi des études de psychologie comme la petite rouquine pour en déduire qu'il a un on ne sait quoi d'anormal. Folie ? Peut-être qu'il n'est rien de plus que saoul ?... Ces deux possibilités sont loin d'être rares, depuis le début de cette mystérieuse épidémie. Nombreux sont ceux dont les nerfs ont lâché face à tant d'horreurs ou qui ont préféré se noyer dans l'alcool pour ne pas lutter contre une si cruelle réalité...
C'est avec hésitation que la renarde se manifeste, prenant garde à ne pas effrayer l'homme et surveillant le moindre de ses faits et gestes.

- Eh. Eeeh ! Elle venait de "crier". Enfin... De chuchoter avec un ton fort et autoritaire. Taisez-vous ! Chut. Plus un bruit. Vous allez les attirer. Remarquant l'arme blanche pendant à un... Ceinturon de pirate ? Elle ajouta clairement, troquant son vouvoiement pour un tutoiement trahissant le sérieux de ses mots : tu dégaines, t'es mort. Je suis pas là pour chercher des ennuis. Sois gentil et je le serais aussi. Ok ? On est pas obligé de se battre pour survivre.

Étonnamment, l'autre semble assez réceptif et s'est mit à la boucler. Bien... Se passant une main dans les cheveux et se grattant le crâne, Charlie le détailla un peu plus. Il ne semblait pas blesser. Ni contaminé. Un nouveau soupir s'extirpa de ses lèvres et elle baissa d'un ton, presque désolée d'être rude avec cet individu aux airs d'enfant apeuré.

- Pourquoi hurlez-vous comme si on vous égorgez ? C'est suicidaire ! Heureusement que les lieux semblent déserts de tous revenants...
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Dernière édition par Charlie Jacobs le Dim 16 Juil - 18:30, édité 1 fois
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Kazan J. Jaggermeist
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Mer 12 Juil - 22:20


Wings of piratery
Charlie & Kazan


Comble du comble, l'ex occupant de la chambre d'unité psychiatrique n°74 avait oublié de récupérer son fidèle couvre-chef en sautant de son perchoir. Après maintes tentatives qui étaient loin de s'être vues couronnées de succès, le pirate dû se rendre à l'évidence : seul une bourrasque maritime suffisante parviendrait à faire virevolter son tricorne jusqu'à ses bras basanés. Toutefois, et dans l'espoir fébrile de ne pas croupir ici durant les dix prochains jours, Kazan avait -avec une insistance notable- tout bonnement appelé à l'aide. Et oui, pauvres gens, même un Capitaine, d'une envergure aussi enviable que la sienne, nécessitait parfois le secours d'autrui. Voilà donc, depuis quelques minutes déjà, notre orphelin qui tourne en rond, poussant des cris à fendre l'âme aux quatre pôles magnétiques du globe.

Soudain, une voix venue de nulle part parvint aux oreilles camouflées de dreads du corsaire. Esquissant un entrechat pour se positionner en direction de la source sonore, quelle ne fut pas sa surprise, en apercevant une si délicate sirène à la crinière flamboyante ! Émerveillé, n°74 ouvrit grand la bouche pour pousser un glorieux hurlement de triomphe, quand la divine apparition lui intima de fermer sa mouille d'un ton joliment ardu. Prit de court, Kazan ferma sa trappe à l'aide de sa main, histoire de bien faire comprendre à son cerveau qu'il fallait la boucler. Ou inversement. A présent, elle lui demande d'être gentil... Toujours momifié, le Jamaïcain hoche vivement la tête, observant discrètement la jeune créature d'un oeil lubrique.

Après un petit silence, la resplendissante jeune femme semble détendre sa posture. C'est tant mieux. A rester ainsi prostré, les deux neurones du survivant auraient fini par se suicider, causant probablement ainsi la mort la plus ridicule de l'histoire de la piraterie. Ragaillardi par la voix enchanteresse de sa nouvelle amie, Kazan s'empresse de trottiner au devant d'elle, oubliant pour ainsi dire instantanément ses interrogations. Faisant mine d'ôter son couvre-chef, et esquissant une révérence permettant à sa crinière de lui couvrir momentanément la face, l'énergumène finit par se redresser pour lancer les présentations. Toujours faire preuve de courtoisie avec les femmes. « Très chère Lady, je me présente, Capitaine Jaggermeist, pour vous servir. » Affichant un clin d'oeil raté associé à un sourire peu engageant, il annonce sur un ton de confidence « Mais pour vous, se sera Kazan. Me feriez-vous l'honneur de me délivrer votre identité avant que nous poursuivions cet échange pour le moins prometteur...? »

Une fois ceci fait, la mémoire épisodique du navigateur cramé des synapses semble avoir un sursaut de fonctionnement. Fronçant les sourcils, n°74 s'enquérit alors sur une note de confidence, mi-méfiant, mi-choqué « Ça alors... Quelqu'un a été égorgé ici...? Quoi qu'il en soit, n'ayez crainte, je vous protégerais de tout péril se présentant avec affront ! » assura-t-il en opinant débilement du chef. Puis, se détournant de sa magnifique interlocutrice, il désigna d'une large ouverture de bras l'arbre ayant capturé son cher chapeau. « Il se trouve que je cherchais désespérément une aide, afin de récupérer mon tricorne...  » Revenant aux yeux délicats de la douce nymphe, il lui adressa un regard similaire à celui des chats réclamant leur bol de lait « Vous... Vous pensez que vous pourriez me porter secours...?  »


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Jeu 13 Juil - 15:51

Wings of pirateryCharlie & KazanFace à cet étonnant personnage, Charlie se pose bien des questions. D'où sortait-il un tel accoutrement ? À le voir ainsi habillé comme un conquérant des océans tout droit sorti de l'âge d'or de la piraterie, il y avait vraiment de quoi être sur l'arrière-train. Était-il, avant le début de la fin, comédien ? L'espace d'un instant, une drôle d'image traverse l'esprit de la rousse qui esquisse un discret sourire. Elle voit cet homme sur scène, jouant le plus grand rôle de corsaire de tous les temps. Si cela se trouve, la voilà nez-à-nez avec une célébrité de l'art vivant sans même le savoir ? Le théâtre ne s'est jamais avéré être quelque chose qui l'attirait. Elle préférait, de loin, le cinéma. De ce fait, les stars du sixième art lui sont toujours restées bien floues. Enfin ! Cela n'a plus d'importance, désormais. Que ce pirate croulait ou non sous la gloire et l'argent autrefois, ce n'est aujourd'hui plus le cas. Chaque êtres humains, n'étant pas encore réduit en revenants, étant dorénavant tous sur le même pied d'égalité.
Enfin. Tout ça pour dire que la demoiselle est partagée entre intrigue, amusement et désespérance devant tant d'extravagance. Mais bon, qui était-elle pour juger ? Encré dans un rôle ou tout bonnement fou, cela lui semble bénéfique. Après tout... Ne se porte-t-il pas comme un charme malgré ses quelques maladresses ? Non parce qu'il faut vraiment être bon en survivalisme ou juste d'une chance inédite pour s'en sortir aussi longtemps alors que les premières réactions nous venant à l'esprit sont de crier au cœur d'une forêt, véritable repère à revenants, à s'en rendre aphone pendant des semaines ! Brrrr. Charlie en frissonne presque de consternation ! Vraiment... Elle ne va pas l'oublier de si tôt, cet énergumène inconscient.

La voix du capitaine l'extirpe de ses réflexions. C'est amusant de voir la différence de timbre entre le parler et le hurler digne d'une fillette en détresse. Mais, Charlie se passera de commentaire. Il ne faudrait pas vexer ce pauvre homme. Qui sait ce qu'un homme humilié peut faire pour se venger. Surtout lorsque l'on ne connaît que depuis deux minutes. Au contraire, il faut, d'après la renarde, agir en son sens. S'adapter aux autres. Voilà la meilleure des solutions pour éviter les discordes et problèmes. Même si cela revenait, parfois, à se comporter comme un véritable faux-cul. Cela dit, avec lui, Kazan de son petit nom, l'ex-étudiante ne devrait pas avoir trop de mal à prendre goût à sa façon d'être. Jouer au petit jeu du flibustier se montrera sans aucun doute amusant, comme durant l'enfance où l'on joue aux cowboys, aux princesses et aux chevaliers. Peut-être que sa délirante compagnie lui fera oublier, quelque temps, la dureté de la vie en la troquant pour un univers merveilleux. "Take me to neverland" comme le disait si bien le dessin animé de Disney, Peter Pan.

- Quelle galanterie ! Et dire que je ne me suis point présenté... Vous m'en voyez navrée ! Faute de ne pas porter de robe, Charlie mime une révérence féminine, pinçant les doigts dans le vide dans un geste censé remonter légèrement les pans du vêtement. Chalie Jacobs. Ravie de faire votre connaissance, Kazan.

Arquant un sourcil avec incompréhension, la rousse met quelques secondes avant de comprendre son interlocuteur et secouer négativement la tête.
- Oh ! Non, non ! C'était une façon de parler. Une expression, si vous préférez. Personne ne s'est fait égorger ici. Enfin... Je pense ?.. Mais, votre proposition de défense reste louable.

Relevant la tête vers l'arbre leur tenant tête, la jeune femme plisse les yeux pour repérer le dit tricorne. Eh bien ! Il se trouve rudement haut ! Ce n'est pas un coup de vent, même une grosse bourrasque, qui aurait pu le percher aussi loin dans les rameaux.
- Comment y a-t-il atterri ? C'est plutôt haut, pour un chapeau.

Brandissant fièrement son lance-pierre sous les yeux du pauvre homme en détresse, Charlie sourit à pleine dent en acquiesçant à sa demande.
- Je pense pouvoir être utile, oui.

Grattant le sol du bout du pied, la nomade s'accroupit en ramassant un caillou assez gros pour permettre de toucher sa cible assez violemment pour la faire tomber. En théorie, elle ne devrait pas abîmer le précieux couvre-chef du Jaggermeist. Elle n'allait pas tendre l'élastique comme une forcenée comme elle pouvait le faire lorsqu'il s'agissait d'être dans la capacité de perforer une boîte crânienne.

En position, la demoiselle prend son temps pour viser avant qu'un faible sifflement ne perce l'air. La pierre est propulsée et tape en plein milieu du tricorne qui se laisse mollement tombé sur le linceul de terre.
- Et voilà le travail, capitaine ! Dit-elle en le lui tendant après l'avoir épousseté.
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Kazan J. Jaggermeist
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Lun 17 Juil - 17:09


Wings of piratery
Charlie & Kazan


Ainsi donc, cette affriolante représentante de la gente féminine se nommait Charlie... Un prénom doux, que le corsaire se voyait déjà roucouler à tour de bras à qui voulait bien l'entendre. En fait, il s'imaginait que s'était le genre d'appellation qui aurait tout à fait convenu au quartier-maître du Pride. Non mais sans rire, imaginez un peu la gueule que ça aurait, un nom pareil ! Quartier-maître Jacobs, faites taire les hommes, je ne parviens pas à me concentrer suffisament pour calculer notre trajectoire ! Ouais, c'était parfait. Quoique. Fronçant un sourcil, Kazan se dit immédiatement que ses abrutis de soulard auraient essayés de profiter de la nouvelle recrue, et ça n'était pas envisageable.

La douce apparition, portant son regard tout aussi agréable sur le couvre-chef perché, s'inquiéta du pourquoi de sa position. Se dandinant comme une adolescente alcoolisée ayant envie de pisser depuis une heure, le métisse lui répondit aussitôt « Oh, ce fidèle tricorne possède plus d'une corde à son arc, vous savez... J'ai supposé qu'il s'accordait quelques secondes de mélancholie, là-haut, à observer tristement le paysage... » C'est alors que la future quartier-maître brandit une arme étrange, bien que très jolie à voir elle aussi. Approchant sa tronche de pochtron du troisième type de l'objet, le capitaine loucha un moment dessus, avant d'hocher la tête en mettant ses cervicales à rude épreuve. Suite à quoi, il sautilla sur place pendant que Charlie visait son chapeau.

En plus d'être appétissante, il se trouvait que la Lady avait un skill incontesté pour se faire obéir. Aussi, quand elle fit mouche et que le tricorne daigna descendre de son perchoir, n°74 trottina au pied de l'arbre pour le récupérer. Les bras tendus, la mine aussi réjouie que celle d'un gamin à qui on offre une glace deux boules, Kazan attendit un bon moment, jusqu'à ce que les dires de la rouquine admirable monte enfin jusqu'à son cervelet. Aussi ravissante qu'au premier jour -ce qui était à vrai dire le cas, puisqu'il s'agit ici d'une rencontre...- cette dernière lui tendait, souriante, son couvre-chef. L'orphelin à la coiffure en serpillière accusa le coup un instant, avant d'agiter les avants bras. L'oeil luisant, il récupéra prestement la pièce de cuir, avant de la visser sur son crâne à la chevelure hétéroclite et désordonnée.  

Pendant quelques -longues- secondes, le corsaire afficha une mine béate, un sourire mi-inquiétant mi-enfantin collé à la figure. Et puis, les bonnes manières firent finalement leur apparition. « Tu m'tires d'un sacré mauvais pas, mon ange ! » cachant sa bouche du revers de sa main basanée, il ajouta, en veillant à ce que personne d'autre ne soit présent dans les environs, « Imagines un peu la touche que j'aurais eu si mes hommes m'avaient aperçus dans cet accoutrement mutilé... » Suite à quoi il parti d'un rire un peu trop bruyant par les temps qui couraient. Réfléchissant certainement trop durement pour ses méninges alcoolisées, il leva un index en s'exclamant « Il me faut te remercier comme il se doit, Milady ! »

Hmm... Mais de quelle manière...? Il était certainement trop tôt pour un câlin dans les règles de l'art... Aussi, après s'être gratouillé la barbiche, et avoir ronronné en effleurant son chapeau, Kazan eut une idée qui n'était pas des moindres. « Serais-tu tentée par une prédiction de ton avenir, ma douce ? M'enfin, faudrait se trouver un coin plus tranquille... » Ajouta-t-il en adressant un clin d'oeil à Charlie, pour finalement désigner d'un vague signe de la main un petit groupe de personnes au teint grisâtre et à la démarche de lendemain de quadruple cuite.



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Ven 21 Juil - 15:10

Wings of pirateryCharlie & KazanRéajustant l'arme de jet à la boucle de sa ceinture une fois utilisation faite, Charlie sourit légèrement à la remarque de son extravagant camarade. Posant un regard navré sur le couvre-chef, la voilà qui présente de plates excuses au chapeau.
- Désolé, monsieur le tricorne, de vous retirer subitement de si belles et profondes contemplations des environs, mais, il semblerait que votre place soit sur la tête du capitaine et non pas sur une branche !

Un gloussement lui échappa lorsqu'elle remarqua toute la joie gravée sur le faciès de l'homme. Il est bon d'avoir cette impression ou conviction d'avoir fait le bon choix, d'avoir bien agi. Ce chapeau doit avoir une forte valeur aux yeux du pirate. Dans un sens, n'importe quoi se rapportant au passé de chacun est, depuis que les choses ont changé, bien plus précieux que l'or ou l'argent. Il va sans dire que la demoiselle aurait éprouvé le même bonheur pur et dur à la place de son interlocuteur si elle était venue à perdre l'un de ses grigris tel que son collier ou sa photo de famille.
Avec le temps, bien des gens sont devenus méfiants et individualistes. Charlie elle-même, quand il le faut, mais, cela ne reste que très rare. Car, la renarde présume que, si l'on veut avancer, il faut savoir aider son prochain. C'est étrange, dit comme cela, car madame n'a jamais cru en la religion. Mais, il faut bien avouer que sur ce point, elle se montre d'accord avec les conseils bibliques. Une bonne action sera toujours récompensée un jour ou l'autre, au détriment des mauvaises. Ainsi donc, une seule petite preuve d'humanité charitable peut, dans un monde comme celui-ci, potentiellement vous sauver la vie. Après tout... Si l'on soutient autrui au lieu de le rouler dans la farine, on a plus de chance de s'en faire un allier inoffensif. Parce que bon... Collectionner les ennemis assoiffés de vengeance, c'est pas le mieux quand on espère vivre vieux.

Ah, bah tien... En parlant de récompense... Voilà que Kazan parle de remerciements. Comme quoi, la miss ne se trompait pas ! Elle hausse, toutefois, un sourcil, intriguée.
- Tes hommes ? Tu fais parti d'une communauté ? Durant un instant, l'étudiante se mit à imaginer à quoi pouvait bien ressembler un groupe sous la tutelle d'un tel énergumène. Mon dieu ! Cela doit être drôlement spécial et amusant à voir ! Elle cesse, cela dit, de se plonger dans son imagination pour répondre à sa proposition de récompense, pour ne pas paraître malpolie en restant muette. C'est gentil, mais, ne me remercie pas avec des choses énormes... Je veux dire... Ce n'était qu'un petit coup de main, pas un sauvetage héroïque qui mérite gloire et richesse.

En effet, Charlie ne voulait pas qu'on lui offre monts et merveilles comme de la nourriture, des choses indispensables à la survie. Ce serait évidemment extrêmement gentil, mais, bien trop pour un si petit service. Accepter de telles aubaines serait embarrassant et, de son point de vue, équivalant à du vol, de l'arnaque. L'escroquerie étant une chose que la demoiselle évite au possible.

C'est alors que le flibustier vient à proposer une idée aussi farfelue que lui-même. Farfelue, mais, loin de déplaire à la jeune fille.
- Une prédiction ? Avec plaisir ! Elle sourit. En espérant que tu ne m'indiques pas une mort imminente...
Regardant les deux-trois cadavres ambulants, Charlie soupire. Ils sont peu et facilement évitables. Pas la peine de gâcher du temps à les abattre. Cela dit, il faudrait vraiment qu'elle se dégote, un jour, une arme tranchante. Le lance-pierre, c'est bien pratique, mais, lorsque Donnie n'est pas en sa compagnie pour régler leur compte aux morts au corps-à-corps... C'est tout de suite plus compliqué.
- Ignorons-les, ça ne sera pas compliqué de les semer. Laisse moi juste récupérer mon vélo, je l'ai laissé derrière les fourrés. T'as un endroit où aller ? Un endroit où nos charmants petits invités ne peuvent pas nous croquer ?
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