Patient Zéro [Robert]



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Rajesh Manjrekar
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Jeu 13 Juil - 10:32

12 Mars 2016  — « Vous pouvez rester dans le coin, je vais m'en sortir. » assura le chercheur de la voix la plus sûre qu'il avait en magasin. Il jeta un regard à l'homme chargé de l'accompagner dans cette sortie. Il n'avait aucune envie d'être là et il n'y eut pas à attendre très longtemps avant que le garde du corps forcé de Rajesh n'accepte de l'abandonner là. Il quitta le petit bureau du médecin, puis le cabinet, probablement pour aller faire son tour dans le quartier. Un soupir de soulagement perça les lèvres du chercheur avant qu'il ne retourne à son exploration du cabinet médical. Il avait eu cette idée quelques jours plus tôt et, après avoir passé un long moment à soûler Cale de paroles, le co-leader du laboratoire avait accepté que le scientifique prenne l'un de ses hommes pour partir en expédition. Ses cultures sur la souche de la bactérie se portaient bien, il était donc coincé pour le moment à des observations minimalistes jusqu'à ce qu'il trouve un immunisé pour avancer ses recherches. S'il y en avait dans les rangs du laboratoire, alors personne ne le savait ou personne ne désirait lui dire. Aussi, en attendant que cela change, Rajesh avait décidé qu'il aurait besoin d'un peu plus de matériel et d'un peu plus de connaissances en médecine. Voilà pourquoi il se trouvait dans ce cabinet en ce début d'après-midi printanier.

Rassuré à l'idée d'être enfin seul, même si son garde du corps devait tourner quelque part pas très loin, le scientifique prit une seconde pour se laisser tomber dans le fauteuil de cuir du défunt médecin à qui appartenait autrefois ce cabinet. C'était tellement confortable ! Il aurait peut-être du se lancer dans la médecine plutôt que de perdre son temps à faire des recherches. Quoi qu'il était sans doute mieux payé par le gouvernement que ne devait l'avoir été cet homme. Hmmm... les mains du chercheur vinrent se poser derrière son crâne, où il croisa ses doigts avant de se balancer d'avant en arrière sur son fauteuil. En réalité, il n'y avait pas grand chose d'utile dans cet endroit. Quelques médicaments planqués dans un grand placard fermé à clé au fond de la pièce... pour les cas d'urgence. C'en était un, mais hélas Rajesh était bien incapable de forcer la serrure de ce meuble. Peut-être bien qu'il aurait du retourner dehors et trouver son garde du corps pour lui demander de régler ce problème, mais il n'avait pas envie de se retrouver seul avec ce type plus longtemps que nécessaire.

Reposant tous les pieds de sa chaise sur le sol, le scientifique se décida quand même à faire quelques efforts de son côté et il ouvrit l'un des tiroirs du bureau devant lui. Il y trouva des carnets de prescriptions, une énorme encyclopédie médicale et des stylos. Rien de bien intéressant. Le second tiroir était à peine plus intéressant, rempli de trombones, d’agrafes et de dessins d'enfants pas très beaux, avouons-le. Pourtant, Rajesh extirpa quand même la liasse de feuilles et les déposa sur le bureau, attrapant le premier pour l'observer. Un petit garçon blessé au genou, à en croire l'énorme pansement rose dessiné, faisait un grand sourire à ce qui devait être le fameux médecin dessiné à côté de lui. Hum. Les yeux de l'indien se relevèrent sur la pièce et se posèrent sur le mur où d'autres dessins, bien plus réussis recouvraient le mur. Effectivement, celui qu'il tenait dans ses mains actuellement ne méritait en rien d'être affiché avec les autres. Mais n'était-ce pas un peu blessant pour le gamin dont l’œuvre avait été oubliée au fond d'un tiroir ?

Bien décidé à réparer autant d'injustices que possible, Rajesh plongea sa main dans le tiroir pour ramasser une bonne poignée de punaises et il prit les dessins oubliés dans sa main libre, acceptant enfin de se lever pour s'approcher du mur couverts des œuvres des jeunes patients. Et, tranquillement, il s'affaira à punaiser contre le mur chacune des feuilles qu'il avait dans la main. Personne n'en aurait plus rien à faire. Ils étaient probablement tous morts alors... Un bruit dans son dos le fit sursauter et les dessins et les punaises qu'il tenait encore lui échappèrent pour s'écraser silencieusement sur le sol. Il se retourna pour faire face à la porte d'entrée du cabinet, où une silhouette immense s'approchait. Merde ! Un regard désespéré se posa sur le pied-de-biche que le scientifique, si peu habitué à avoir besoin d'une arme, avait abandonné près de la porte en entrant. Le temps qu'il saute jusque là pour le récupérer, ce monstre colossale aurait sans doute eu le temps de lui briser la nuque.

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Ven 14 Juil - 14:23


Les lourdes bottes de constructions tapaient le bitume avec lenteur, un mouvement assuré et prudent si caractéristique de l’immense homme à la musculation disproportionné. Le gladiateur de l’apocalypse avait revêtu l’armure anti-émeute disparate, composé d’une multitude de morceaux d’uniforme d’agents de la paix qui avaient essayé vainement de contenir la marée putride de la pandémie. Un lourd bouclier était sanglé dans son dos et une masse étoilée en acier tapait son flanc. Autour des reins de la créature de cauchemar une ceinture à outils était ferment attaché. Article de construction bourré d’outils qui n’avait jamais quitté son propriétaire depuis le tout début de cette folie morbide. Jeter par-dessus son épaule massive, tenu par une poigne formidable doté de doigts ayant la circonférence de saucisses, reposait une hache d’incendie ayant connu un grand nombre de combat. Bobby se pencha un peu et flatta tendrement l’encolure du massif quadrupède qui l’accompagnait partout pendant maintenant les six derniers mois. Rocky sorti sa langue rugueuse de joie et rentra en collision avec la jambe large comme un tronc d’arbre de son propriétaire en marque d’affection. Riant bêtement, le colosse balafré se redressa pour se diriger vers le cabinet du docteur Thompson.

Dans son esprit pathétique et dérisoire, l’ancien mineur repensa à la raison de son excursion dans cette zone grouillante de non-vie et de dangerosité humaine. La nièce de celui en qui il voyait maintenant une figure paternelle, présence qu’il n’avait jamais connu juste ici, avait exprimé un souhait. De l’équipement spécialisé de recherches sur les virus et autres saloperies qui pourraient permettre de trouver un remède pour bannir ce fléau de la terre. De détruire la maladie qui transformait les gens en des pantins de la Faucheuse affamé de chair humaine. Bobby ne comprenait tout simplement pas pourquoi le virus ne l’affectait aucunement. Par trois fois le géant au cœur d’or avait reçu le baiser-morsure d’une goule et on pouvait apercevoir les traces des mandibules au niveau de son trapèze droit, sa main droite et son avant-bras gauche. Après un mal de tête de tous les diables et une fatigue extrême de quelques jours, la gargouille au visage à peine sculpté retrouvait sa résilience phénoménale. Les deux anglais qui partageait sa vie, le vieux docteur et l’ange à la chevelure doré comme les rayons du soleil, ne pouvait aucunement répondre à l’interrogation du simplet. À savoir pourquoi lui qui ne servait à rien dans ce bas monde était épargner par le virus trois fois maudit. Mais la divine apparition pensait pouvoir trouver le remède pour contrer ce fléau et elle était persuadée que la clef de la réussite résidait dans le prodigieux organisme qui reposaient dans la chaire suturé de cicatrices et repoussantes de l’ancien mineur. Le géant avait foi en elle et ne désirait que son bonheur, donc voilà la raison qu’il venait d’affronter les masques grimaçants putrides des goules pour mettre la main sur de l’équipement de recherche. Il avait une liste en poche, des objets décris simplement pour aider la compréhension du briscard hors normes. Aussi des noms de médicaments qui pourraient être bénéfique pour le futur centre de soin du chirurgien à la retraite. L’homme difforme se sentait béni de participer un peu à ce projet qui pourrait emmener une lueur d’espoir et de bienveillance dans le cœur de bien des survivants.

La route ne fut pas sans anicroche, quelques goules ragaillardis par le renouveau et la chaleur printanière avaient essayé de festoyer sur le buffet grandiose que représentaient le géant et son berger allemand. Mais la hache fut comme de coutume dévastatrice et sans appel. Le regard océanique du golem balafré se focalisa alors sur la porte d’entrée du cabinet du pédiatre qui avait suivi Sandra lors de sa lutte contre la leucémie. Des souvenirs affluèrent alors dans l’esprit dévaster par la peine du colosse balafré : La petite nièce toute souriante dans les bras immenses de l’oncle aux anges, lors de l’annonce par le docteur grisonnant du cancer du rayon de soleil de la bête de foire, des traitements douloureux et des rémissions à l’hôpital, des compositions que la petite prodige écrivaient pour son oncle monstrueux à la voix céleste, de la scène macabre dans le salon avec les corps mastiquer avec férocité et l’arrivée des abominations qu’étaient les deux lueurs d’humanité dans la vie passé de la chose. Des larmes salées rigolèrent dans la saleté du visage à peine taillé de l’homme difforme et Rocky ramena brutalement son maître sur la terre avec un petit jappement. Passant une main immense pour éponger la tristesse que ses yeux bleuté si pur venaient d’expulser, le mastodonte souleva ses larges épaules de dépit.

Robert- Merci mon ami… Euh… On entre et on fouille vite ok? Ensuite on va boire du thé bizarre avec Doc et on va construire des trucs… Euh… Peut-être Heaven va m’aider à lire une nouvelle page de livre tu crois?

Les deux êtres entrèrent dans le duplex qui servait au rez-de-chaussée de cabinet au médecin et au second étage de résidence. Passant rapidement l’accueil et la salle d’attente, le géant ne voulait pas retomber dans une nouvelle séance de contemplation, Bobby se dirigea vers le bureau du docteur Thompson. La pénombre était un problème pour le golem de chair, mais il se fiait totalement au flair et à l’ouïe de son berger allemand. Rocky avait les oreilles dressé et malgré son paquetage pour chien, cadeau de l’ange que Robert avait arraché à une horde sanguinaire,  le quadrupède se mouvait en silence et aux abois. Mais le mineur avait une discrétion équivalente à celle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Alors qu’il arrivait dans le bureau, un homme en blouse blanche épinglait des dessins d’enfants sur un babillard. L’homme à la peau de texture chocolat au lait se retourna et comme de coutume le colosse balafré put lire frayeur et répulsion dans le regard du barbu. Il resta un peu dans l’ombre salvatrice, ne voulant pas subir une attaque de panique de l’individu, et parla simplement. Son ton rocailleux, semblables à deux pierres qu’on frotte l’une contre l’autre, agressa l’ouïe de l’individu en sarrau.

Robert- Vous n’êtes pas docteur Thompson? Euh… Je ne veux pas d’ennuis… Euh… Fouiller pour un ami… Euh…

C’est alors qu’un souvenir surgit dans le subconscient de la bête de foire. Une discussion avec l’homme du bunker comme les autres membres du groupe du laboratoire l’avaient surnommé. Il avait été gentil, humain, avec le golem de chair. Des explications de ne pas exposer Rocky à la morsure des rôdeurs et aussi de sa recherche pour des gens ayant été mordu et qui avaient survécu.

Robert- Euh… Reject…Non… Rajoch… Euh… Vous étiez dans un bunker non? Désolé pas bon pour retenir les noms… Euh… Vous êtes perdu? Je suis Robert, Bobby ou le monstre comme les autres m’appellent souvent… Euh… Je vous ai écouté pas un mordeurs n’à toucher à Rocky.

Tout doucement, le massif briscard en armure anti-émeute fit son entrée dans le bureau. Une main ganté et immense levé en signe de paix et d’apaisement. Il passa sa hache dans sa ceinture pour prouver sa bonne volonté…



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Rajesh Manjrekar
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Mar 18 Juil - 15:10

Il fallut un petit moment avant que l'immense silhouette ne devienne une personne à part entière pour les yeux de Rajesh. Ça avait tout d'abord été une voix, étonnante, mais pourtant familière que le jeune scientifique ne parvenait pas vraiment à replacer, qui s'échappait de l'ombre colossale planquée dans le noir. Le chercheur restait tétanisé par l'incertitude, mais il n'arrivait pas à se sentir totalement effrayé. Les mots de l'inconnu restaient amicaux, sans aucune menace et il n'y avait pas à douter que Rajesh n'aurait pas fait le poids contre un tel monstre alors il préférait se montrer pacifiste et inoffensif.

Et puis, l'immense silhouette sortit enfin de l'ombre pour se révéler pour de bon aux yeux de l'indien et ses deux yeux s'arrondirent de surprise alors qu'il reconnaissait enfin l'intrus. Robert. De tous les hommes ayant arpentés les couloirs du laboratoire du N.I.H, celui-ci devait être le plus inoubliable. Il avait été un vrai soutien pour Rajesh, à sa manière, en venant lui apporter à manger chaque jour quand il craignait trop de sortir de sa chambre, en le traitant avec bonté quand tant d'autres le regardait avec mépris. Le scientifique avait appris rapidement que l'apprence inquiétante de l'homme contrastait avec la pureté et la naïveté de son être. Il se détendit et alla même jusqu'à offrir un grand sourire à l'homme qui tentait désespérément de retrouver son prénom. « Rajesh. » l'aida le scientifique, faisant de son mieux pour que son accent ne déforme pas trop ses paroles et que Robert puisse le comprendre. « Je me souviens de vous, Robert ! » lui assura-t-il. « Je ne pensais pas vous revoir un jour... »

Rajesh n'était pas présent lorsque le Fossoyeur s'était attaqué au labo quelques mois plus tôt. Une fois de plus caché dans sa chambre, il avait échappé à ce spectacle affreux, mais on lui avait raconté l'essentiel de ce qui était arrivé et il avait fini par comprendre que l'homme qui avait tué de sang-froid l'un des leurs et emmené avec lui Robert était un monstre cruel. La logique voulait qu'il ferait subir un sort pire que la mort à son otage et comme Robert n'était pas revenu lorsque les autres avaient enfin participé à réduire en cendre le Fossoyeur, le scientifique en était venu à la conclusion la plus simple : le colosse au grand cœur devait être mort, ce soir-là ou avant. Mais il se tenait devant lui désormais et cela rendait Rajesh sincèrement heureux.

« Je ne suis pas perdu, non ! Je suis venu chercher quelques médicaments et du matériel pour mes recherches. Quelqu'un du labo est avec moi, parti faire un tour dans le quartier. » expliqua le jeune homme sans rien perdre de son sourire. « Et vous ? Qu'est-ce que vous faites là ? Après... » Le chercheur s'arrêta brusque dans sa phrase. Avait-il seulement le droit de parler ouvertement de ce que le colosse devait avoir subi en vivant esclave du Fossoyeur ? Il ne voulait pas remuer le passé, ni le sien, ni celui des autres. « Je suis navré des épreuves que vous avez traversé. » ajouta-t-il simplement, la compassion facilement remarquable dans sa voix. « Est-ce que vous allez bien, mon ami ? »

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Sam 22 Juil - 15:15

Le sourire du golem de chaire, de cette parodie humaine à la peau lézardé de cicatrices et de marques de sévices, était d’une douceur surnaturelle et d’une gentillesse qui n’aurait pas dû exister au tréfonds de ce corps ingrat.  Au contraire de bien des gens du groupe de survivants réfugier dans les entrailles du laboratoire, le scientifique avait toujours démontré patience et compréhension envers la lie de l’humanité. Rocky balançait avec énergie sa queue à droite et à gauche devant son enthousiasme de revoir l’hindou au sarrau blanc. Faisant un grand pas dans la direction de Rajesh, un pas normale pour Robert mais l’équivalent de presque de trois pas pour les gens en générale, le gladiateur de l’apocalypse enleva son gant en kevlar. Ensuite le monstre de foire tendit sa main immense, rugueuse et comportant cicatrice et brulure de cigarette et de fer rouge vers l’homme à la barbe. Alair passait beaucoup de temps à essayer de briser la coquille de timidité de Bobby, d’aider le simplet à amasser une éducation sociale que l’homme difforme n’avait jamais réellement eu de sa vie rejeter par la grande majorité des gens. Sa voix rauque, cassante et intimidante comme deux pierres qui s’entrechoquent, s’éleva dans l’atmosphère confinée du cabinet de médecine. Mais au milieu des croassements que produisait la gorge de l’erreur de la nature, n’importe qui ayant un peu d’empathie pouvait déceler candeur et douceur dans les mots projeter entre les lèvres exsangues du mineur.

Robert- Je ne pensais pas non plus de vous revoir… Euh… Pas que je ne voulais pas, mais je ne voulais pas déranger… Euh… Heureux de vous savoir en bonne santé… Euh… Vous pensez vraiment que je suis votre ami? J’en ai pas beaucoup…

Bobby fouilla dans l’immense veste anti-émeute qui composait ses vêtements et protection hétéroclites, ouvrant quelques pochettes avant de trouver un petit calepin avec un crayon. Aussitôt, avec confiance et une honnêteté troublante pour l’époque où les survivants essayaient de vivre, il le tendit alors à Rajesh avec un sourire démontrant toute la timidité de la chose immonde. Deux écritures, loin des lettre hésitante que la main malhabile du géant au cœur d’or écrivait avec peine, figurait sur le papier. Les deux avaient une calligraphies sublimes, démontrant une certaine éradication et surtout le choix des mots était dans un premiers temps complexes et rechercher comme ceux des adeptes des sciences et de la médecine. Mais après une description du flacon du médicaments ou bien de l’objet qui était du matériel de recherches de laboratoire visaient à faciliter les recherches de l’être à carences intellectuelles.

Robert- Je dois chercher des trucs pour le doc Alair… Euh… Je l’aide ainsi que sa nièce qui ressemble à un ange à faire une clonique… Euh…  clinique… Euh… Un truc pour soigner les gens qui vivent dehors du labo et Fort trope… Euh… Non Hope… Euh… Il prle un peu bizarre car il  vient de l’autre côté de l’océan Alair… Euh… Mais il est un bon docteur et il sait faire des opé-rations… Euh… Ils sont importants mais seules… Euh… Je reste là pour les aider et les défendre. J’ai pensé venir ici car c’était le docteur de ma nièce… Euh… Je me souviens qu’il y avait des machines avec des tubes de verres qui tournaient vite pour le sang et des bidules pour regarder dedans comme Elsa faisait au labo… Euh… Elle va bien?


Rocky se coucha devant la porte, comme si l’animal comprenait qu’il devait faire le guet et permettre aux vieux amis de se retrouver, de discuter après cette séparation catastrophique. Bobby avait comme à son habitude pris les coups pour permettre aux autres humaines, un monstre se doit d’être la victime désigné d’un groupe comme le répétait sa mère, d’être à l’abri. Il avait vécu tortures, intimidations et tentatives de corruptions de la part des Punishers et de leur chef charismatique surtout. Ce dernier désirait avoir l’être inférieur, le monstre de combat, à ses côtés pour augmenter son prestige. Il avait essayé de soutirer des informations sur Bernadette, les autres gens que le Goliath des temps modernes connaissait. Mais la pitoyable créature était un être doté d’une loyauté à toutes épreuves. Alors un peu avant l’attaque qui mit fin au groupe dirigé par un être sans aucun cœur, la bête de foire fut de nouveau rejeter. Une morsure de goule fut son supplice à son départ, mais une multitude de données mensongères parasitaient l’esprit pitoyable du cauchemar ambulant. Que ceux qu’il appelait sa famille l’avait sacrifié que personne n’était venu négocier sa libération. Que tout le monde se foutait du géant, qu’il avait bien servit leur cause en travaillant comme un forcené, mais que maintenant il le jetait comme la grande majorité des gens qui avaient utilisé la candeur de la bête de foire à leur avantage.

Robert- C’est pas grave pour les épreuves…. Euh… Je suis habitué Rajesh… Euh…  Je suis désolé de n’avoir pas pu aider Charlie et les autres… Euh… Et vous avez trouvé comment soigner le truc? Vous avez une personne qui s’est fait mordre et survécu? EUH…

Le mensonge était étranger à la créature difforme, ses sentiments facilement lisibles sur son horrible faciès balafré. Heaven, l’ange à la chevelure doré comme le soleil, et Bernadette lui avaient demandé, supplier même de ne pas parler de son immunité face au virus trois fois maudits. Que des gens allaient profiter de sa bonté pour le charcuter et comprendre le comment de ce miracle. Pour Robert s’était simple il n’avait pas de cerveau alors le microbe mourait de faim. Se penchant alors pour ramasser les dessins d’enfants au sol pour essayer de camoufler son trouble, le regard océanique de la bête se voilà d’une tristesse incommensurable. Un dessin attira sa main tremblante. C’était Sandra sa nièce qui l’avait fait. Elle se représentait, avec sa mère et Robert, en train de sourire avec le docteur Thompson. La voix blanche et couper  par l’émotion, le géant secoua sa tête immense et en forme d’œuf.

Robert- Ma nièce l’a dessiné… Euh… Je l’ai perdu deux fois vous savez… Euh… Une fois je suis arrivé trop tard pour la sauver… Euh… L’autre fois elle essayait de mordre Santana… Euh… Elle voulait juste un câlin mais je l’ai tué pour protéger mon amie… Euh… Ensuite je ne voulais pas revenir car j’étais encore plus monstre qu’avant… Euh… Vous croyez que je peux garder son dessin?

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Rajesh Manjrekar
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Mer 26 Juil - 13:56

Rajesh tâchait de garder un sourire heureux sur les lèvres. Robert avait toujours été étrange pour le scientifique, loin d'être désagréable, mais il fallait bien avouer qu'il lui faisait souvent perdre ses moyens quand il se mettait à parler et à assener des vérités que la plupart des gens n'auraient pas osé dire à voix haute. Le chercheur était passé par une phase semblable, lorsqu'il avait quitté son Inde natale pour étudier à l'université de Pennsylvanie, des années plus tôt. Il avait eu du mal à se faire aux coutumes et à la façon d'être des américains et il lui était arrivé si souvent de dire des choses qui mettaient ses interlocuteurs mal à l'aise qu'il ne pouvait plus vraiment compter. C'était à ça que Robert lui faisait penser quand il lui demanda si Rajesh le considérait vraiment comme un ami, alors qu'il en avait si peu. Le sourire de l'indien se crispa le temps d'une seconde avant de retrouver son naturel et il serra vigoureusement la main du colosse, sans lui répondre vraiment. Étaient-ils amis ? Il n'en savait rien, il savait seulement que cet homme ne l'effrayait pas et qu'il lui était redevable et ça suffisait pour lui.

Sans se faire prier, mais toujours un peu étonné du comportement de son interlocuteur, Rajesh récupéra le bloc-note que lui tendait ce dernier et lut rapidement les mots qui y étaient inscrits. Ainsi, c'était cela que cherchait le géant dans ce cabinet médical. Rendant le carnet à l'homme, le scientifique se détourna alors qu'il écoutait l'explication et s'approcha de l'armoire à médicaments qui était, hélas, toujours verrouillée. Le jeune scientifique commença à secouer un peu la porte, à passer ses doigts partout sur la structure métallique comme si cela allait l'aider à l'ouvrir par miracle, mais il se stoppa précipitamment quand une question de Robert lui arracha un frisson. Il se tourna lentement pour faire face à Robert, liant ses mains pour triturer ses doigts nerveusement. Il ne savait même pas comment répondre à cette question, mais mentir à ce sujet n'apporterait sans doute rien de bon, surtout si Robert était soudainement pris de la folle envie de venir rendre visite à celle qui avait été son amie.

« Je suis désolé, Robert, mais... Mademoiselle Blackwell n'est...euh... Elle n'est plus parmi nous. » murmura-t-il d'une voix triste. Il ne savait pas exactement ce qui était arrivé à Elsa. Il savait que quelque chose s'était mal passé au cours d'une expédition, mais on ne lui avait donné aucun détail à ce sujet. « Cela va faire quelques semaines qu'elle n'est plus de ce monde. » précisa-t-il assez inutilement. « Je crois me souvenir que vous étiez proches. Toutes mes condoléances. » Il n'y avait, hélas, rien de plus que Rajesh puisse dire à ce sujet, mais il baissa les yeux un petit instant en signe de respect pour la douleur du colosse.

Il ne releva les yeux que quand Robert s'autorisa à reprendre la parole et ce qu'il disait étonnait considérablement Rajesh. Comment pouvait-il savoir pour Charlie, s'il ignorait qu'Elsa l'avait précédé de peu ? Sans doute quelqu'un lui avait parlé de la bataille contre les Punishers ou sans doute avait-il était présent lors de ce grand moment qui avait pas mal ébranlé les survivants du laboratoire. Le chercheur n'était pas la personne la plus à même de discuter de cette guerre, n'ayant jamais vraiment participé. Il se contentait de s'occuper de ses recherches et de donner un coup de main comme il le pouvait au reste du groupe, mais on ne l'impliquait pas davantage et il ne s'en plaignait pas.

« Je n'avance pas beaucoup, non. » répondit l'indien avec honnêteté. « L'une des personnes qui est morte en affrontant les Punishers était immunisée, mais morte... ça ne m'aide pas beaucoup. J'ai pu prélever un peu de son sang avant qu'on ne l'enterre, mais ça ne suffit pas, il faudrait que je puisse développer un vaccin et surtout que je puisse le tester sur quelqu'un qui ne risque pas de mourir si je me suis trompé... je n'ai pas assez de matériel pour mener des recherches efficaces. » Il ne pensa pas une seule seconde que, comme pour la plupart des gens à qui il parlait de tout cela, Robert n'y entendrait rien. Il avait seulement pris l'habitude d'aller moins vite et d'entrer moins dans les détails quand il parlait de son travail, afin de ne pas perdre ses interlocuteurs en route, mais pas encore à rester vague en sachant pourtant pleinement que ça n'intéressait personne. « Enfin, ça n'est pas si grave. J'envisage de trouver des rats pour m'aider, pour avoir des cobayes pour tester mes solutions, vous voyez... »

Il releva les yeux vers Robert, réalisant seulement qu'il s'était détourné de lui pour continuer de parler presque seul et lui adressa un sourire doux. « Faites donc, prenez ce que vous voulez. Et je peux vous trouver ce dont a besoin votre ami médecin, mais... Il faut juste ouvrir cette armoire, pour ça. » ajouta-t-il en désignant le meuble en fer derrière lui, d'un geste du pouce. Il n'avait pas pris son pied-de-biche, il n'arrivait vraiment pas à se faire à l'idée qu'il faille une arme pour sortir du labo et il l'oubliait si souvent que ça en devenait ridicule. Il n'était donc pas en capacité de pallier à ce problème de serrure. « Vous pensez pouvoir faire ça ? »

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Ven 28 Juil - 6:29

Le golem de chaire couvert de scarifications d’un passé douloureux sentit encore une nouvelle lésion labourer son cœur remplis de candeur et de dévotion. Encore une fois l’erreur de la nature n’avait pas été là pour sauver un ange qui lui avait tendu la main sans rien demander en retour. Une immense tristesse, ressemblant à une lourde chape de plomb, fit ployer les épaules immenses de la chose simplette. Il hocha la tête, les yeux rivés sur le dessin de sa nièce adoré, en se voulant qu’une autre lueur d’humanité et de douceur soit éteinte à sa place. Les gens avaient besoin de scientifiques pour trouver un remède, des êtres d’exceptions pour les guider, des âmes lumineuses pour restaurer la foi en l’humanité. Pliant avec soin la feuille de papier pour la placer dans la poche de son pantalon, la gargouille de granit à peine sculptée soupira de résignation. Qu’importe ses actes de bravoure, ses sacrifices, le géant au cœur d’or échouait lamentablement dans tous ce qu’il entreprenait. Rocky vint alors lécher la main de l’homme difforme, le lien les unissant informait le berger allemand que son maître monstrueux recevait une dose massive de tourment et de souffrance. Flattant alors l’encolure de la brave bête, l’erreur de la nature parla de son ton raque. Elle pourrait être intimidante, mais les mots semblaient être baignés par la bienveillance infuse du mineur.

Robert- Euh… Tu sais que la nièce du docteur essaie de trouver un remède aussi… Euh… Je pourrais lui demander si elle veut partager ses découvertes avec toi mon ami… Euh… Elle a accès à quelqu’un qui s’est fait mordre souvent et qui survit… EUH

Comme à son habitude le doux géant voulait aider, bien faire pour rendre les gens heureux et qu’ils oublient sa laideur absolue. Mais les envolés lyriques des deux anges qui semblaient avoir accepté la répugnance du monstre de foire lui avaient dit de ne pas divulguer la vérité sur son immunité. Heaven l’ange de la compassion lui avait expliqué que des gens sans scrupule pourraient le tuer pour comprendre le fonctionnement de sa résilience surnaturelle contre le virus trois fois maudit. Bernadette quant à elle ne semblait n’avoir aucune confiance envers le groupe du laboratoire. Soulevant ses larges épaules de dépit, ne voulant aucunement trahir sa parole envers les deux êtres de lumières qui avaient accordé leur confiance envers la lie de l’humanité. Hochant la tête pour donner son accord et utiliser le seul privilège que la nature semblait lui avoir accordé en contrepartie de sa laideur chronique, le golem de chair sorti son pied de biche de sa ceinture à outils. Voyant que le meuble en fer n’avait qu’une serrure à clef, Bobby glissa l’embout de l’outil dans les embrasures de l’accès. Tout doucement le Goliath des temps modernes prit appuie sur le pied de biche pour faire jouer sa force phénoménale ainsi que son poids de sa grande charpente de muscles disproportionner pour forcer l’accès au trésor verrouillé. Grognant doucement, Bobby donna quelques coups pour affaiblir le meuble et d’un grand craquement métallique la porte s’ouvrit. Mais dans l’action la veste du chainon manquant avait bouger, dévoilant un des trapèzes monstrueusement déformer et musclés de la chose immonde. Mais au milieu des anciennes cicatrices, des marques de brulures fait sous la torture et d’une vie de souffrance, le scientifique pouvait voir la morsure visible de la goule avait laissé lorsque Robert avait pu quitter ses geôliers. Ils avaient trouvé ça drôle d’infliger le baiser mortelle pour que les possibles survivants soient confrontés à une aberration cannibale de plus que deux mètres de haut et d’une puissance physique inouïe. Baissant son regard océanique vers le sol, replaçant le tissu pour cacher cette nouvelle marque de honte, l’ancien mineur murmura alors d’une petite voix.

Robert- C’est ouvert… Euh… Les méchants Punishers m’ont fait beaucoup de mal pour que je leurs racontes des trucs… Euh… Où sont les gens que je connaissais et aussi les points faibles du labo… Euh… Rien dit et même si le chef disait que les gens du labo se foutait de moi car personne n’est venu me chercher… Euh… Il m’ont fait mordre quand ils m’ont relâché en riant… Euh… Depuis août je me suis fait mordre trois fois et pas encore transformer… Euh… Je suis pas normal je crois…

Même la faucheuse semblait avoir renié la chose immonde, ne la considérant surement pas un humain comme la grande majorité des gens de toute façon. Sinon il sera mort en même temps que sa famille réanimer…

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Rajesh Manjrekar
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Dim 6 Aoû - 14:16

Le cœur du chercheur se mit à battre beaucoup trop vite pour son bien, alors que Robert lui expliquait tranquillement que la nièce du docteur menait elle aussi des recherches sur le fléau frappant leur monde. Disposait-elle des ressources et des connaissances nécessaires pour comprendre ce qui se passait réellement ? Il ne s'était jamais dit que quelque part dans le monde, quelqu'un d'autre que lui pouvait se poser des questions à ce sujet et parvenir à y répondre. Cette idée l'angoissait, la possibilité que quelqu'un découvre son secret le paralysait littéralement. Mais il n'y avait aucun moyen, pourtant. Même si cette fille trouvait ce qui causait la transformation des morts, elle n'aurait aucun moyen de savoir comment c'était arrivé ! Rajesh inspira discrètement pour se calmer, retrouver un rythme cardiaque normal et un air impassible. « Ce serait... merveilleux. » assura-t-il en tâchant de sourire joyeusement. « Merci. » Il n'alla pas plus loin, ne posa pas de questions sur ce que faisait cette femme. Il voulait savoir, pourtant, il mourrait d'envie de tout entendre, mais il se retenait de toutes ses forces pour ne pas finir par faire une crise de panique.

À la place, l'indien proposa plutôt à Robert de l'aider à ouvrir l'armoire contenant les médicaments, pour qu'il puisse lui trouver ce que désirait son ami médecin. Après ça, chacun pourrait reprendre sa route et le scientifique aurait plus de temps que nécessaire pour continuer de paniquer à l'abri des regards, dans son labo transformé en chambre au N.I.H. C'était le plan parfait et il s'éloigna donc du meuble tandis que le colosse sortait un pied-de-biche pour se charger de forcer le verrou.

Cela ne prit pas bien longtemps au géant pour atteindre ce but. Un sourire coincé étira les lèvres de Rajesh et il s'approcha du meuble rapidement, pour se mettre à fouiller à l'intérieur à la recherche des médicaments. Robert continuait de lui parler, de son expérience plus que désagréable avec les Punishers, mais le chercheur ne l'écoutait plus que d'une oreille distraitement, probablement impoli, tant il rêvait de pouvoir s'enfuir avant que quelqu'un ne parvienne à lire sur son front qu'il était un criminel odieux qui méritait la mort. Mais alors que l'histoire du colosse allait son chemin, le jeune homme se figea, sentant son sang se glacer dans ses veines. Mordu trois fois ? C'était... Oh... Un long silence s'installa alors que le scientifique avalait l'information, la traîtait et la décortiquait déjà. Il connaissait l'existence des immunisés. C'était logique qu'il y en ait étant donné la nature de l'agent pathogène. Il en avait eu une preuve définitive en se retrouvant face au cadavre de Raphaël qui refusait obstinément de revenir à la vie afin que Rajesh puisse comprendre un peu mieux le fonctionnement de cette bactérie de l'Enfer. Mais là, il s'agissait d'un sujet vivant...

Très lentement, le scientifique pivota sur lui-même pour faire face à son interlocuteur. Il le regarda avec des yeux ronds un instant, clignant plusieurs fois des yeux, mais toujours sans rien dire. « Vous êtes la plus importante anormalité de notre univers. » déclara-t-il finalement. « Oh Robert... » Il ne savait plus comment réagir, comment se sentir. C'était exactement ce qu'il cherchait, exactement... Mais pouvait-il se permettre de demander à lui faire passer des examens ? Il s'agissait tout de même d'un homme, pas d'un rat pouvant servir de cobaye à des expériences plus ridicules et dangereuses les unes que les autres. « Vous n'avez pas idée de ce que votre existence peut changer pour nous tous. » affirma-t-il, la voix secouée de trémolos passionnés. Il se sentait finalement fébrile et plein d'espoir. L'espoir de réussir à réparer la plus belle erreur de sa vie, se racheter pour de bon et pouvoir présenter un homme en grande souffrance tel que celui que se tenait devant lui comme le véritable héros de tout ça. « Accepteriez-vous que je vous examine ? » demanda-t-il, toujours aussi intense. « Peut-être faire quelques prélèvements... Je ne vous force à rien, vous pouvez refuser ! Mais ce que votre immunité peut apporter, c'est... » Il n'avait même pas le mot. Grandiose ? Il ne savait pas. Juste énorme, exceptionnel.

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Dim 13 Aoû - 14:25

L’empathique créature comprenait tout à coup que sa présence dérangeait le scientifique indien. Le géant au cœur d’or, mais toutefois lacérer par tant de souffrances, pouvait ressentir les sentiments forts des gens et il souleva ses épaules de dépits. Son regard océanique devient alors deux mers de solitudes gorgées de tristesses et de déceptions. Encore une fois il soulevait le cœur, provoquant dégoût et rejet, de par son apparence et sa carence intellectuel. De nouveau son seul véritable ami, à part ceux de la clinique, vint près de lui. Rocky lécha la main de son horrible maître dans le vain espoir de lui prodiguer un mince sourire, un réconfort des plus incertains. Mais comme à son habitude le golem de chair sanctifier allait vider les lieux, fuir le regard désapprobateur des hommes pour se réfugier dans la pénombre et retourner misérablement vers les rares personnes qui semblaient l’accepter comme il était. Un être imparfait sur plusieurs facettes, mais disposant un cœur labourer de cicatrices sanglantes mais débordant de candeur et de gentillesse. Mais la voix de l’homme qui farfouillait dans le coffre-fort fit fier chaque parcelle des muscles disproportionnés de la bête de foire. Le géant qui s’apprêtait à sortir du cabinet de celui qui avait tant fait pour sa famille se retourna à demi, laissant entrevoir la chair mutilé de son oreille soufflé par un projectile tiré d’une arme de poing. Tireur qui pensait bien agir, de manière salvatrice et miséricordieuse, en aidant le gladiateur de l’apocalypse qui était étreint par une abomination dans une valse mortelle. Les traits atypiques de l’horrible faciès, véritable livre ouvert sur les émotions vrais de la chose, devinrent inquisiteurs et reflétaient la surprise la plus totale. Le berger allemand s’arrêta près du géant pour s’assoir et sortir la langue, attentif à ce qui allait se passer. La silhouette massive de l’être répugnant, le sosie de Frankenstein pour plusieurs, se tourna pour faire face à son interlocuteur. Un mince sourire s’afficha alors sur les lèvres exsangues de l’homme imparfait et honni aux yeux de tous. Le ton caverneux, presque intimidant mais disposant d’une douceur sans nom s’éleva dans les airs.

Robert- Si je peux aider je fais le faire Rajesh… Euh… Mais Doc et Heaven pourront être là? Heaven est si gentille et elle sait me calmer pour que je ne panique pas pour les aiguilles… Euh… J’aime pas ça… Euh… Doc pourrait bien s’entendre avec Mathilde et voir le fils de Ruth… Euh… C’est un urgentiste et chirurgien qui vient d’une Île de l’autre côté de l’océan…

Quand il parla alors de l'ange à la chevelure doré, un doux apaisement sembla gagner l'erreur de la nature. Comme à chaque fois qu'il était près d'elle, que la sublime jeune femme acceptait de lui parler, le monstre se sentait devenir un peu plus humain. Le géant fit un pas et demanda alors tout bas, comme si c’était un secret que nulle oreille indiscrète ne devait entendre.

Robert- Je croyais que le truc attaquait le cerveau et comme j’en ai pas il mourrait de faim ou un truc comme cela.


Avec patience, le mastodonte à l’armure de chair rapiécé de toutes parts écouta les réponses de celui qu’il considérait comme un homme bon et un ami. Bobby en avait tellement peu en fait. Il voulut répondre, prenant le temps à son esprit si médiocre de rassembler les pensées dans la plaine désertique de son subconscient désertique. Mais Rocky commença à grogner et le poil du chien s’éleva au même moment que le géant se plaça devant lui et le scientifique. Enserrant le pied-de-biche dans sa main immense et couvertes de cicatrices, faisant blanchir les phalanges de sa paluche qui pouvait enserrer totalement la tête d’un homme, Le colosse balafré allait servir de rempart vivant à l’homme si important pour la survie de l’humanité. Des pas précipités se fit alors entendre et un homme, Jack si les souvenirs de l’homme difforme ne se fourvoyait pas, déambula dans la salle. Au loin des gémissements de faim sordide, chœur macabre et annonciatrice des fils de la Faucheuse, résonna dans le cabinet ou autrefois un silence de mort planait.

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Rajesh Manjrekar
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Mer 16 Aoû - 11:34

Rajesh se sentait tout à coup comme un petit garçon au pied du sapin le matin de Noël. Il observait cet homme immense, ravagé par la vie et il ne voyait plus le monstre découragé, mais l'homme incroyable et unique qui se cachait derrière. La nature prodiguait des miracles insoupçonnés et puissants et ce colosse en était un exemple improbable. S'il laissait Rajesh toucher du bout du doigt aux innombrables possibilités qu'il offrait, tout pouvait changer. Le chercheur partait déjà s'enterrer dans son cerveau en ébullition, retraçant le passé et imaginant l'avenir. Les résultats d'une recherche menée par le CDC des siècles plus tôt, avant qu'il n'y travaille lui-même, lui revenaient à l'esprit et déjà, sans même que Robert ne lui ait donné une seule petite goutte de sang, Rajesh essayait de retracer le procédé utilisé pour développer ce vaccin contre la grippe aviaire en cherchant à l'adapter à leur problème. C'était possible, ça devait l'être. Il avait tout ce dont il aurait besoin entre les mains, y compris un virus bactériophage qui était à l'origine de ce fléau mortel. Et maintenant un immunisé qui survivrait au virus et lui permettrait de tester l'efficacité de son vaccin sans prendre de risque. Tout commençait à s’emboîter parfaitement, il manquait encore tellement de choses, mais ça n'était rien face à l'imagination débordante qui gagnait le scientifique.

« Ça s'attaque au cerveau, oui. Mais ce n'est pas parce que vous n'en avez pas que vous ne vous transformez pas. » expliqua le scientifique en relevant ses yeux remplis de joie vers le géant. « C'est parce que vous avez quelque chose en plus, dans votre corps, qui vous protège. Ce quelque chose que j'aimerais pouvoir donner à tout le monde et je peux y arriver grâce à vous. » Il lui faudrait un peu plus d'un seul sujet pour tester ses solutions, mais c'était déjà tellement plus que ce dont il disposait ce matin que, pour le moment, Rajesh s'en satisfaisait parfaitement. « Demandez à vos amis et je viendrai vous rendre visite chez eux pour les tests, c'est d'accord ? »

L'indien se sentait tout à coup prêt à tout affronter. Il flottait sur un petit nuage de bonheur et d'espoir qui lui manquait cruellement depuis si longtemps. La réalité de la complexité de la tâche qui l'attendait encore reviendrait probablement le frapper dans quelques temps, mais pour l'instant, il voyait la fin de l'horreur et c'était exactement ce dont il avait besoin pour avancer.

Mais la réalité n'impliquait pas que le manque de matériel. Il y avait aussi le monde et les monstres l'occupant désormais. Les grognements qui berçaient leurs vies commençaient à se faire entendre de nouveau après avoir laissé un peu de répit aux survivants. L'homme que Rajesh se coltinait à chaque sortie venait de débarquer au milieu du petit cabinet médical, son visage fermé et son arme au poing. Il commença par lancer des regards méfiants au géant et à l'indien réunis dans la pièce, mais ignora finalement ce qui se passait ici pour observer le scientifique. « Faut qu'on bouge de là, doc. Les pourris ont débarqué. » Il dépassa les deux hommes et alla ouvrir une fenêtre au fond du cabinet avant de leur faire face de nouveau. « Vous venez avec vous nous, vous ? » demanda-t-il à l'adresse de Robert. Rajesh les regarda tour à tour avant de se décider à aller vers la fenêtre. Il aurait voulu rester plus longtemps, discuter avec Robert de leur prochaine rencontre pour les examens, mais il ne pouvait pas se permettre d'affronter des malades, encore moins sans son arme. « Robert ? » Le garde du corps de Rajesh commençait déjà à enjamber la fenêtre pour s'enfuir et son air revêche n'encourageait pas le chercheur à s'éterniser trop longtemps.

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Ven 1 Sep - 17:40

Le colosse plissa des paupières, ne laissant que deux fine fentes d’où se dégageait un regard océanique si pur qu’il n’aurait dû être présent chez le monstre de foire. Le garde-du-corps du scientifique semblait anxieux et totalement sur la défensive. C’était tout à fait normal selon l’esprit pathétique et aux carences intellectuelle que tous semblaient croire chez Bobby. Il venait de voir un monstre de foire, un golem de chaire couvert de cicatrices immondes en armure anti-émeute disparate accompagné d’un berger allemand qui grondait après lui. Pour rajouter à la confusion le duo étrange était avec le scientifique qu’il devait protéger. Mais non loin de lui les gémissements de faim se firent de plus en plus audibles et il ouvrit la marche vers la retraite en enjambant la fenêtre pour sortir. Le colosse balafré quant à lui venait de se faire craquer le cou dans la préparation au futur combat qu’il devrait livrer sous peu. Mais l’hindou lui demanda alors de l’accompagner et l’instinct protecteur de la bête s’activa. L’homme au sarreau médicale avait toujours été assez sympathique avec le géant au grand cœur. Il s’efforçait de lui parler alors que bien des gens ignoraient totalement Robert. Donc d’un pas gigantisme il se plaça près du rebord de la fenêtre et fit un mince sourire apaisant. Pour une des rares fois il était dans son élément, un gladiateur apocalyptique qui défendait des gens qui méritaient de voir le soleil se lever le lendemain. Baissant sa main pour agripper la courroie de la veste de Rocky. Hochant la tête, il parla de son ton rocailleux mais douceâtre. Son regard océanique était rempli d’humanité et de candeur.

Robert- Tu y vas et je te suis… Euh… Je passe Rocky et la clinique d’Alair est pas loin… Euh… On peut s’y cacher si tu veux?

Bobby força un peu et passa son ami poilu par la fenêtre et le déposa au sol avec douceur. Ensuite il tortilla pour passer sa grande carcasse par l’étroite fenêtre et réussi de peine et de misère à s’extraire de la maison du médecin de son ange. Pour sa peine il tomba sur le sol et récolta une belle bosse sur son crâne d’œuf. À l’intérieur les gémissements de frustration se firent entendre et dans les rues avoisinantes le chœur démoniaques des damnées entonnèrent leur triste mélopée.

Robert- Vous venez avec nous? Tu pourras faire des tests avec Heaven…


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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
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Mar 12 Sep - 9:43

Le regard noir de l'homme qui accompagnait Rajesh dans ce périple répondait tout seul à la question que Robert venait de poser au scientifique. Ce dernier, d'ailleurs, se para d'une mine à la fois triste et boudeuse, espérant bien faire comprendre à son garde du corps qu'il n'appréciait pas tellement que son grand besoin d'être en sécurité le prive d'une bonne occasion d'avancer dans ses recherches. Mais il fallait bien admettre que cela restait la meilleure chose à faire pour le moment. Rajesh n'était venu ici qu'avec un sac vide et l'intention de rentrer les bras chargés d'antibiotiques, il ne disposait de rien qui puisse lui être réellement utile pour son travail. Peut-être l'ami médecin de Robert pourrait l'aider, mais ce ne serait jamais suffisant pour le chercheur qui travaillait depuis si longtemps sur cette pandémie qu'il possédait déjà une bonne pile de notes et d'une idée très précise de ce qu'il cherchait.

« Doc ! On y va maintenant. » insista le garde du corps qui s'impatientait sérieusement. Rajesh le fusilla une fois de plus du regard, mais finit par se tourner vers Robert. « Je suis désolé, Robert, mais je dois rentrer au labo. Je n'ai rien emporté avec moi de toutes façons. Je passerais vous voir dans quelques jours, si vous le voulez bien, avec mon matériel. » proposa le chercheur en ignorant superbement son coéquipier pour se tourner vers le colosse. « Retrouvons-nous ici dans... disons trois jours ? » Le temps manquait, les malades s'approchaient et malgré les efforts de son garde du corps qui tirait sur les premiers, il continuait d'en arriver plus. « Doc ! » Rajesh lui jeta un bref regard, plutôt teinté d'excuses cette fois, mais il ne s'attarda pas avant de reposer son regard sur le géant qui l'intéressait plus. « Merci, Robert, sincèrement. »

Un dernier sourire fendit le visage du chercheur avant qu'il ne se détourne. Son garde du corps commençait déjà à se replier dans la direction du labo, qui se trouvait encore à des kilomètres de là. Au moins, la voie était un peu plus libre de ce côté là. Et Rajesh courrait tranquillement devant le militaire lui ouvrant la voie, un sourire aux lèvres. Rien n'était encore fait, mais avec de la chance, il parviendrait bientôt à faire un pas en avant considérable dans ses recherches. Qu'y avait-il de plus important que ça ? S'il trouvait ce qui permettait à Robert de survivre à une morsure... Il serait plus proche que jamais d'une solution réelle, efficace. Plus proche que jamais de réparer la plus grande erreur de toute sa vie et de sauver la vie de toutes les personnes qu'il avait mises en danger pour une simple question d'argent et de curiosité scientifique. Il ne restait qu'à espérer que le colosse serait au rendez-vous quand il reviendrait pour le retrouver et ça, ça n'était peut-être pas encore gagné. En quelques jours, tout pouvait arriver et peut-être ses amis parviendraient à le convaincre de revenir sur sa décision d'aider le chercheur...

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