Avancer vers l'inconnu



InformationsContact
avatar
Messages : 20
Points : 102
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 13 Juil - 21:18

En se levant ce matin là, elle s'était posé une série de questions plus ou moins fondamentales. Est ce qu'elle faisait bien de rester à Fort Hope ? Est ce qu'elle devait se mêler à la population ou rester plutôt discrète, au cas où ils ne voudraient pas trop de sa présence au sein de leur foyer ? Est ce qu'elle devait sourire, cacher sa blessure, s'imposer... Elle ne savait pas comment agir. Mais surtout, en se levant ce matin là, elle balaya du regard l'infirmerie. Il fallait qu'elle se décide. Personne ne lui avait mis la pression, mais elle sentait bien qu'il était venu le temps où elle devait s'envoler de ses propres ailes et emménager quelque part.

Seulement voilà, le problème qui se posait à elle, c'est qu'elle ne se sentait pas du tout, mais alors pas du tout prête à vivre dans un endroit fermé où elle se retrouverait seule. On lui avait parlé des habitations, elle en avait même visité deux. Mais à chaque fois, ce même sentiment de solitude. Elle allait être seule, comme dans le chalet, et savait d'avance qu'elle tremblerait à chaque bruit étrange, réminiscence de sa fuite de son ancien nid.

Il y avait une autre option. Qu'elle s'était un peu refusé à imaginer. Elle se rappelait très bien de ses mots, et savait qu'il lui avait proposé ça en toute sincérité. Cependant elle ne voulait pas avoir l'impression de profiter de lui, ou de son hospitalité. Elle aimait bien Enoch, oui, le courant était vraiment bien passé entre eux. Mais de là à s'installer chez lui, même s'il le lui avait proposé de bon cœur, c'était une étape qu'elle n'était pas sûre de devoir franchir.

Et pourtant, sans trop y réfléchir, ses pieds la guidaient déjà à travers le camp. Elle avait demandé à un couple qu'elle avait croisé où se trouvait la maison de son ami, et ceux-ci lui avait indiqué le chemin à suivre. Un vent frais se frayait un passage à travers ses cheveux roux, les faisant virevolter légèrement autour de son visage diaphane. Sans même s'en rendre compte, voilà qu'elle était rendue devant la porte du domicile d'Enoch, et qu'elle hésitait à frapper à la porte.

Combien de temps resta-t-elle, là, immobile ? De longues minutes sans doute, à contempler la porte inerte, le bois noué, la poignée passée par le temps, les chambranles abimés par le manque d'entretien.

Et puis finalement, elle avait toqué. Et elle avait attendu.

Jusqu'à ce que son visage ne s'éclaire d'un sourire en voyant apparaître dans l'encadrement de la porte les traits de son nouvel ami. Un instant, elle regarda le sol. Du haut de ses 35 ans, elle se sentait aussi gênée qu'une gamine qui avouerait avoir fait une bêtise. Seulement, c'était loin d'être le cas, elle venait juste répondre à une question qu'il lui avait lui même posé.

- Je ne te dérange pas ? Je... Je réfléchissais à ta proposition et... Elle tient toujours ?
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 85
Points : 239
Date d'inscription : 23/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Enoch Lincoln
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 20 Juil - 16:42

Dans un sens, sa rencontre avec la nouvelle l’avait marqué. Il ne savait pas pourquoi, mais les traits de son visage restaient imprimés dans l’esprit de l’homme. Pourtant, il s’était juré de ne se raccrocher à personne d’autre comme il s’était accroché à Cora, autrefois. Il avait bien trop souffert, lorsqu’il l’avait perdue. Du moins, il croyait encore à sa mort, et ne se doutait guère qu’il faisait fausse route. Sa tête lui faisait un mal de chien. Une horrible migraine comme il n’en avait plus eue depuis longtemps. Il fallait qu’il se méfie : il valait mieux éviter de tomber malade en ces derniers temps. Mais était-ce réellement dû à un petit rhume ? Il n’en savait rien. Ça pouvait être aussi bien la fatigue, qui continuait de l’asséner de coups réguliers au fur et à mesure des heures qu’il perdait. Ça pouvait être aussi bien à force de réfléchir, de bien trop réfléchir, ou de s’enfermer parfois pendant des heures dans ses propres réminiscence. Il valait mieux pour lui qu’il avance. Et au fond, il le savait. Il fallait qu’il se créé de nouveaux souvenirs, pour pouvoir aller de l’avant, passer outre ses deuils, voir cette nouvelle vie d’un bon œil bien que ce soit difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, il y avait de l’espoir. Et qui dit espoir dit optimisme. Sauf qu’Enoch était plutôt dans le genre pessimiste, ces derniers temps, et ça s’empirait de jour en jour. Cette femme à la chevelure rousse éclatante l’avait illuminé pendant un instant mais avait aussi laissé son empreinte chez lui d’une façon qu’il ne s’expliquait pas. Inspirant, secouant lentement son visage de gauche à droite comme s’il tentait de chasser ses démons, il se décida enfin à se mettre sur ses deux jambes et se dirigea vers la salle de bain. Se contemplant dans le miroir, il observa ses cernes plus intenses que jamais, ses cheveux en bataille et sa barbe de plusieurs jours vraiment affreuse. Affreux, c’était le mot oui pour décrire à quel point sa mine était mauvaise. Voilà trois jours qu’il n’avait pas vu un rayon de soleil si ce n’était à travers la fenêtre de sa chambre. Il fallait qu’il se reprenne, qu’il bouge, qu’il sorte, qu’il fasse quelque chose. Et ça commençait déjà par se passer de l’eau sur le visage.

On toqua à sa porte. Était-ce une hallucination, ou la réalité ? Il attendit un peu avant de se décider. Que devait-il faire ? Si personne ne l’attendait sur le pas de sa porte, il allait définitivement passer pour un fou. Et il ne pouvait pas se le permettre. Peut-être que les gens s’étonnaient déjà de la non-présence dont il avait pu faire preuve dernièrement. Aucun autre coup ne retentit. Il s’était décidé à ne pas aller voir. Mais ses pieds le guidèrent finalement en face de sa porte. Inspirant, presque angoissant, il redoutait de ce qu’il trouverait derrière. Peut-être rien. Peut-être que c’était ça, qu’il le rendait de plus en plus nerveux. Ce n’était pas comme si un monstre allait surgir. Du moins, il ne l’espérait pas. Prenant son courage à deux mains, il tourna la poignée, et se retrouva face à Callie. « Je ne te dérange pas ? Je... Je réfléchissais à ta proposition et... Elle tient toujours ? » C’est là qu’il regretta de ne pas s’être occupé de son apparence. Espérons au moins qu’elle ne lui tienne pas rigueur. Il ne devait pas être très beau à voir. Pourtant, en remarquant son sourire, il ne put réprimer de lui en offrir un à son tour. « Bien sûr qu’elle tient toujours. Tu veux entrer ? »

_________________
FIRES ARE CONSUMING YOU
when the fires has surrounded you, with the hounds of hell coming after you, i've got blood on my name.

leïacallie
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 20
Points : 102
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 20 Juil - 22:16

La porte s'ouvrit donc sur le visage d'Enoch, et elle sentit son cœur se réchauffer d'un coup. Pourtant, elle n'avait pas froid, mais... Non, décidemment, elle ne savait pas l'expliquer. C'était quelque chose d'étrange, qu'elle ne comprenait pas, et qu'elle ne supportait pas. Elle ne pouvait pas accepter que quelqu'un qu'elle ne connaissait pas plus que ça fasse naître en elle cette chaleur douce. C'était pourtant agréable de ressentir un certain plaisir à être avec quelqu'un. Mais elle ne pouvait pas s'attacher aux gens. Où serait-elle demain, après demain ? Où serait-il ? Où seraient les autres. Qui aurait survécu la semaine prochaine, le mois prochain ? Ce n'était absolument pas raisonnable que de créer de véritablement créer des liens avec quelqu'un.

La première vision passée, elle scruta avec un peu plus d'indiscrétions le visage de son compagnon. Il semblait fatigué, terriblement épuisé, et elle se sentir mal d'être venue le déranger alors qu'il avait visiblement besoin de repos. Peut être qu'il dormait, et qu'elle l'avait réveillé, auquel cas elle s'en voudrait fortement. Il l'invita cependant à entrer, et elle hésita à entrer. Elle regarda un instant autour d'elle. En fait, bizarrement, elle avait peur que quelqu'un la voit entrer là, et que les gens se mettent à jaser. Sérieusement, ils s'en foutaient non ? Ils n'avaient rien à se reprocher ?

Elle finit par pénétrer l'habitation, sûre que personne ne l'avait vu, se glissant entre Enoch et la porte, le regard plongé dans le sien. Il la troublait, vraiment, et elle n'arrivait plus à prendre de décision lorsqu'il la regardait. Finalement, elle le dépassa, et entra dans ce qui ressemblait à un salon. Elle était toujours frappée, quand elle visitait une maison par ce côté ancien, comme si peu de choses avaient changé. Le mobilier était là, presque pareil à avant, et on y retrouvait une flamme de foyer qui valsait doucement. Elle se sentait bien, étrangement chez elle, malgré qu'elle n'y ai encore jamais mis les pieds. Peut etre parce qu'elle connaissait déjà Enoch, et que c'était chez lui, que par conséquent l'endroit lui inspirait une confiance particulière.

Elle s'assit sur un canapé en assez bon état, et posa ses mains sur ses genoux, comme si elle ne savait pas quoi en faire. Callie replaça ses cheveux, de man_ère à ce que la totalité de sa chevelure soit répartie sur ses deux épaules de manière presque symétrique, vieux tic qu'elle avait gardé.

- Je vais devoir quitter l'infirmerie. Ils ne m'ont pas mise dehors, mais je sens bien que cela commence à faire, tu vois ? Je prend un lit, alors que je ne suis pas malade, même ça ne me plaît pas.

Oui, elle était comme ça, elle n'aimait pas avoir l'impression de déranger, de se sentir en trop. Autant dire que c'était un peu compliqué pour elle aussi de venir chez Enoch comme ça.

- J'ai visité quelques maisons, mais... Je savais pas. J'arrivais pas à me sentir bien quelque part, alors je me suis dit que... Si ta proposition tenait toujours, j'allais venir voir si ça se passait bien, et puis si c'était le cas, je pourrais rester.

Elle lui sourit, toujours douce et prévenante.

- Mais tu as l'air si fatigué... Si je ne tombe pas au bon moment, je peux repasser tu sais...
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 85
Points : 239
Date d'inscription : 23/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Enoch Lincoln
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 21 Juil - 1:29

Enoch ne savait pas trop quoi penser de cette visite. Peut-être qu’elle allait lui dire que finalement, elle déclinait pour aller vivre ailleurs, avec quelqu’un d’autre ou toute seule, ou qu’elle allait passer plus de temps à l’infirmerie. Aussi, elle pourrait ne pas avoir encore décidé. Elle semblait presque timide, un peu plus que lorsqu’il était venu la chercher quelques jours auparavant, pour lui faire visiter le camp. Une petite balade qui finalement s’était passée d’une tranquillité étonnante, où il avait pu faire sa connaissance.

Si on mettait de côté l’aspect zombies, fin du monde et morts des proches, il aurait presque cru qu’il rencontrait quelqu’un, une voisine, une collègue de travail, qu’il apprenait à la connaître ainsi pour voir si elle l’intéressait ou non. Excepté qu’il refusait de s’intéresser à quelqu’un. Mais c’était bien plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher de se montrer indifférent face à la rouquine. Et encore moins lorsqu’elle accepta sa proposition d’entrer, lorsqu’il huma malgré lui son parfum.

Au fond, il l’avait invitée à entrer au cas où elle souhaiterait rester ici, chez lui et peut-être bientôt  chez eux, qu’elle puisse au moins voir l’intérieur. Peut-être au fond pour la convaincre. Ça devait peut-être faire bizarre aux autres, aux voisins de l’homme, de voir la petite nouvelle pénétrer chez lui aussi étrangement. Au moins si elle s’installait ici, ils sauraient le pourquoi du comment. A son passage, il referma la porte derrière elle, et la regarda se dirigea vers le salon afin de s’asseoir sur le divan. Finalement, elle prit la parole. Elle lui semblait presque mal à l’aise.

« Je vais devoir quitter l'infirmerie. Ils ne m'ont pas mise dehors, mais je sens bien que cela commence à faire, tu vois ? Je prends un lit, alors que je ne suis pas malade, même ça ne me plaît pas. » Elle fit une pause avant de reprendre. Enoch pour sa part s’était placé contre le mur, bras croisés contre sa poitrine, et l’écoutait attentivement. Encore là, il semblait hypnotisé par le son de sa voix. « J'ai visité quelques maisons, mais... Je savais pas. J'arrivais pas à me sentir bien quelque part, alors je me suis dit que... Si ta proposition tenait toujours, j'allais venir voir si ça se passait bien, et puis si c'était le cas, je pourrais rester. »

Il ne put réprimer un petit sourire et il vint s’asseoir à ses côtés, sur le canapé. Pas trop près non plus, pour ne pas approfondir le malaise qu’elle ressentait. Et aussi pour lui. Il en avait peut-être envie, mais il ne devait pas être guidé par cette dernière. « Mais tu as l'air si fatigué... Si je ne tombe pas au bon moment, je peux repasser tu sais... » Il secoua lentement son visage de gauche à droite et reposa ses yeux en face de lui.

« Tu ne me déranges pas, et tu ne me dérangeras jamais. Il en faudrait beaucoup pour ça. En fait je suis content de te voir. Au moins je sais que je ne t’ai pas fait peur la dernière fois. » Finit-il avec un petit rire nerveux. « Je dors pas, de toute façon. En fait, la dernière fois que je suis sorti, c’était dans l’après-midi du jour où je t’ai fait visiter le camp. Ça fait un petit moment quoi. » Il secoua à nouveau son visage. « Mais ce n’est pas le sujet. » Rajouta-t-il. Il tourna ensuite ses yeux bleus vers ceux de Callie. Son regard le troublait, mais il préféra passer outre. « Si t’as envie de visiter, t’assurer que c’est un endroit pour toi, vas-y. Fait comme chez toi, j’ai envie de dire. »

_________________
FIRES ARE CONSUMING YOU
when the fires has surrounded you, with the hounds of hell coming after you, i've got blood on my name.

leïacallie
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 20
Points : 102
Date d'inscription : 28/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 21 Juil - 22:22

Elle sourit à son tour lorsqu'il vint s'asseoir à côté d'elle, détournant légèrement le regard, comme une adolescente un peu trop timide. Cette attitude était presque étrange, mais elle n'arrivait pas à la retenir. Elle remarqua qu'il répondait à la négative concernant sa reflexion sur son visible état de fatigue. Ses mots la touchaient directement. Ca faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas dit quelque chose de si doux, de si gentil. D'un seul coup, elle se sentait bien plus détendue, bien plus à son aise. Il rit, et elle rit avec lui.

Il n'était pas sorti depuis... Quoi ?! Elle releva vers lui un regard à la fois surpris et intrigué. On pouvait vraiment rester enfermé aussi longtemps sans que personne ne vienne s'inquiéter ? Il lui fallait visiblement de la compagnie, c'était quasi-inévitable. Les yeux bleus d'Enoch vinrent trouver ses prunelles vertes, et à nouveau, elle ressentit ce trouble. Etait-ce raisonnable de s'installer avec quelqu'un qui déclenchait chez soi une sensation un peu étrange ? Aucune idée, peut être pas, peut être que ça finirait mal. Ou peut être qu'ils finiraient meilleurs amis du monde, et tout irait bien.

Il l'invita à visiter la maison, parce que si elle devait y vivre, il fallait bien qu'elle la voit. Elle se leva du canapé, et rajusta son t-shirt. Elle ne savait pas vraiment par où commencer, elle avait l'impression de ne pas avoir de légitimiter à visiter l'endroit par elle-même. Après tout, elle s'introduisait dans l'intimité d'un homme qu'elle connaissait à peine, et elle n'avait pas trop envie d'être trop indiscrète. Comment saurait-elle si elle était allée trop loin dans sa démarche, dans son enquête. Enfin enquête, elle n'était pas non plus là pour connaître chaque détail de sa vie. Mais juste savoir ce qu'elle pouvait envisager ici, ce dans quoi elle pouvait se projeter.

Elle visita donc la maisonnée, en commencant par la cuisine, et en finissant par ce qui serait surement sa chambre, mais évita celle d'Enoch, préférant lui laisser cette part de jardin secret, cette part de lui qu'elle n'estimait pas avoir le droit de connaître pour l'instant. Puis elle revint dans le salon, avant d'aller dans la cuisine se chercher à boire, et de revenir s'asseoir à ses côtés. Elle haussa les épaules, un sourire doux et enfantin sur les lèvres.

- J'aime bien ta maison Enoch. Je crois que je vais accepter sa proposition et m'installer ici. Je repartirai peut être plus tard, si tu sens que je suis de trop, ou qu'on a besoin de solitude... Mais en attendant, ça me fera du bien, d'avoir quelqu'un à qui parler, d'avoir une présence au quotidien.

Elle tourna le visage pour lui, cherchant à nouveau ce regard qui lui apportait à la fois tant de bien et tant de gêne.

- Il va falloir qu'on fête ça ! A notre colocation !
Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

Avancer vers l'inconnuPage 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
» Comment arrêter l'exode vers P.A.P
» Expédition vers le Harad.
» Vidéotron offre les appels interurbains gratuits vers Haïti
» Retour vers son coeur.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum