Avancer vers l'inconnu



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We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 13 Juil - 21:18

En se levant ce matin là, elle s'était posé une série de questions plus ou moins fondamentales. Est ce qu'elle faisait bien de rester à Fort Hope ? Est ce qu'elle devait se mêler à la population ou rester plutôt discrète, au cas où ils ne voudraient pas trop de sa présence au sein de leur foyer ? Est ce qu'elle devait sourire, cacher sa blessure, s'imposer... Elle ne savait pas comment agir. Mais surtout, en se levant ce matin là, elle balaya du regard l'infirmerie. Il fallait qu'elle se décide. Personne ne lui avait mis la pression, mais elle sentait bien qu'il était venu le temps où elle devait s'envoler de ses propres ailes et emménager quelque part.

Seulement voilà, le problème qui se posait à elle, c'est qu'elle ne se sentait pas du tout, mais alors pas du tout prête à vivre dans un endroit fermé où elle se retrouverait seule. On lui avait parlé des habitations, elle en avait même visité deux. Mais à chaque fois, ce même sentiment de solitude. Elle allait être seule, comme dans le chalet, et savait d'avance qu'elle tremblerait à chaque bruit étrange, réminiscence de sa fuite de son ancien nid.

Il y avait une autre option. Qu'elle s'était un peu refusé à imaginer. Elle se rappelait très bien de ses mots, et savait qu'il lui avait proposé ça en toute sincérité. Cependant elle ne voulait pas avoir l'impression de profiter de lui, ou de son hospitalité. Elle aimait bien Enoch, oui, le courant était vraiment bien passé entre eux. Mais de là à s'installer chez lui, même s'il le lui avait proposé de bon cœur, c'était une étape qu'elle n'était pas sûre de devoir franchir.

Et pourtant, sans trop y réfléchir, ses pieds la guidaient déjà à travers le camp. Elle avait demandé à un couple qu'elle avait croisé où se trouvait la maison de son ami, et ceux-ci lui avait indiqué le chemin à suivre. Un vent frais se frayait un passage à travers ses cheveux roux, les faisant virevolter légèrement autour de son visage diaphane. Sans même s'en rendre compte, voilà qu'elle était rendue devant la porte du domicile d'Enoch, et qu'elle hésitait à frapper à la porte.

Combien de temps resta-t-elle, là, immobile ? De longues minutes sans doute, à contempler la porte inerte, le bois noué, la poignée passée par le temps, les chambranles abimés par le manque d'entretien.

Et puis finalement, elle avait toqué. Et elle avait attendu.

Jusqu'à ce que son visage ne s'éclaire d'un sourire en voyant apparaître dans l'encadrement de la porte les traits de son nouvel ami. Un instant, elle regarda le sol. Du haut de ses 35 ans, elle se sentait aussi gênée qu'une gamine qui avouerait avoir fait une bêtise. Seulement, c'était loin d'être le cas, elle venait juste répondre à une question qu'il lui avait lui même posé.

- Je ne te dérange pas ? Je... Je réfléchissais à ta proposition et... Elle tient toujours ?
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Hound of the Ring
Enoch Lincoln
Matricule n°001
Hound of the Ring
Jeu 20 Juil - 16:42

Dans un sens, sa rencontre avec la nouvelle l’avait marqué. Il ne savait pas pourquoi, mais les traits de son visage restaient imprimés dans l’esprit de l’homme. Pourtant, il s’était juré de ne se raccrocher à personne d’autre comme il s’était accroché à Cora, autrefois. Il avait bien trop souffert, lorsqu’il l’avait perdue. Du moins, il croyait encore à sa mort, et ne se doutait guère qu’il faisait fausse route. Sa tête lui faisait un mal de chien. Une horrible migraine comme il n’en avait plus eue depuis longtemps. Il fallait qu’il se méfie : il valait mieux éviter de tomber malade en ces derniers temps. Mais était-ce réellement dû à un petit rhume ? Il n’en savait rien. Ça pouvait être aussi bien la fatigue, qui continuait de l’asséner de coups réguliers au fur et à mesure des heures qu’il perdait. Ça pouvait être aussi bien à force de réfléchir, de bien trop réfléchir, ou de s’enfermer parfois pendant des heures dans ses propres réminiscence. Il valait mieux pour lui qu’il avance. Et au fond, il le savait. Il fallait qu’il se créé de nouveaux souvenirs, pour pouvoir aller de l’avant, passer outre ses deuils, voir cette nouvelle vie d’un bon œil bien que ce soit difficile.

Tant qu’il y avait de la vie, il y avait de l’espoir. Et qui dit espoir dit optimisme. Sauf qu’Enoch était plutôt dans le genre pessimiste, ces derniers temps, et ça s’empirait de jour en jour. Cette femme à la chevelure rousse éclatante l’avait illuminé pendant un instant mais avait aussi laissé son empreinte chez lui d’une façon qu’il ne s’expliquait pas. Inspirant, secouant lentement son visage de gauche à droite comme s’il tentait de chasser ses démons, il se décida enfin à se mettre sur ses deux jambes et se dirigea vers la salle de bain. Se contemplant dans le miroir, il observa ses cernes plus intenses que jamais, ses cheveux en bataille et sa barbe de plusieurs jours vraiment affreuse. Affreux, c’était le mot oui pour décrire à quel point sa mine était mauvaise. Voilà trois jours qu’il n’avait pas vu un rayon de soleil si ce n’était à travers la fenêtre de sa chambre. Il fallait qu’il se reprenne, qu’il bouge, qu’il sorte, qu’il fasse quelque chose. Et ça commençait déjà par se passer de l’eau sur le visage.

On toqua à sa porte. Était-ce une hallucination, ou la réalité ? Il attendit un peu avant de se décider. Que devait-il faire ? Si personne ne l’attendait sur le pas de sa porte, il allait définitivement passer pour un fou. Et il ne pouvait pas se le permettre. Peut-être que les gens s’étonnaient déjà de la non-présence dont il avait pu faire preuve dernièrement. Aucun autre coup ne retentit. Il s’était décidé à ne pas aller voir. Mais ses pieds le guidèrent finalement en face de sa porte. Inspirant, presque angoissant, il redoutait de ce qu’il trouverait derrière. Peut-être rien. Peut-être que c’était ça, qu’il le rendait de plus en plus nerveux. Ce n’était pas comme si un monstre allait surgir. Du moins, il ne l’espérait pas. Prenant son courage à deux mains, il tourna la poignée, et se retrouva face à Callie. « Je ne te dérange pas ? Je... Je réfléchissais à ta proposition et... Elle tient toujours ? » C’est là qu’il regretta de ne pas s’être occupé de son apparence. Espérons au moins qu’elle ne lui tienne pas rigueur. Il ne devait pas être très beau à voir. Pourtant, en remarquant son sourire, il ne put réprimer de lui en offrir un à son tour. « Bien sûr qu’elle tient toujours. Tu veux entrer ? »

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Callie L. Prikes
Matricule n°001
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Jeu 20 Juil - 22:16

La porte s'ouvrit donc sur le visage d'Enoch, et elle sentit son cœur se réchauffer d'un coup. Pourtant, elle n'avait pas froid, mais... Non, décidemment, elle ne savait pas l'expliquer. C'était quelque chose d'étrange, qu'elle ne comprenait pas, et qu'elle ne supportait pas. Elle ne pouvait pas accepter que quelqu'un qu'elle ne connaissait pas plus que ça fasse naître en elle cette chaleur douce. C'était pourtant agréable de ressentir un certain plaisir à être avec quelqu'un. Mais elle ne pouvait pas s'attacher aux gens. Où serait-elle demain, après demain ? Où serait-il ? Où seraient les autres. Qui aurait survécu la semaine prochaine, le mois prochain ? Ce n'était absolument pas raisonnable que de créer de véritablement créer des liens avec quelqu'un.

La première vision passée, elle scruta avec un peu plus d'indiscrétions le visage de son compagnon. Il semblait fatigué, terriblement épuisé, et elle se sentir mal d'être venue le déranger alors qu'il avait visiblement besoin de repos. Peut être qu'il dormait, et qu'elle l'avait réveillé, auquel cas elle s'en voudrait fortement. Il l'invita cependant à entrer, et elle hésita à entrer. Elle regarda un instant autour d'elle. En fait, bizarrement, elle avait peur que quelqu'un la voit entrer là, et que les gens se mettent à jaser. Sérieusement, ils s'en foutaient non ? Ils n'avaient rien à se reprocher ?

Elle finit par pénétrer l'habitation, sûre que personne ne l'avait vu, se glissant entre Enoch et la porte, le regard plongé dans le sien. Il la troublait, vraiment, et elle n'arrivait plus à prendre de décision lorsqu'il la regardait. Finalement, elle le dépassa, et entra dans ce qui ressemblait à un salon. Elle était toujours frappée, quand elle visitait une maison par ce côté ancien, comme si peu de choses avaient changé. Le mobilier était là, presque pareil à avant, et on y retrouvait une flamme de foyer qui valsait doucement. Elle se sentait bien, étrangement chez elle, malgré qu'elle n'y ai encore jamais mis les pieds. Peut etre parce qu'elle connaissait déjà Enoch, et que c'était chez lui, que par conséquent l'endroit lui inspirait une confiance particulière.

Elle s'assit sur un canapé en assez bon état, et posa ses mains sur ses genoux, comme si elle ne savait pas quoi en faire. Callie replaça ses cheveux, de man_ère à ce que la totalité de sa chevelure soit répartie sur ses deux épaules de manière presque symétrique, vieux tic qu'elle avait gardé.

- Je vais devoir quitter l'infirmerie. Ils ne m'ont pas mise dehors, mais je sens bien que cela commence à faire, tu vois ? Je prend un lit, alors que je ne suis pas malade, même ça ne me plaît pas.

Oui, elle était comme ça, elle n'aimait pas avoir l'impression de déranger, de se sentir en trop. Autant dire que c'était un peu compliqué pour elle aussi de venir chez Enoch comme ça.

- J'ai visité quelques maisons, mais... Je savais pas. J'arrivais pas à me sentir bien quelque part, alors je me suis dit que... Si ta proposition tenait toujours, j'allais venir voir si ça se passait bien, et puis si c'était le cas, je pourrais rester.

Elle lui sourit, toujours douce et prévenante.

- Mais tu as l'air si fatigué... Si je ne tombe pas au bon moment, je peux repasser tu sais...
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Hound of the Ring
Enoch Lincoln
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Ven 21 Juil - 1:29

Enoch ne savait pas trop quoi penser de cette visite. Peut-être qu’elle allait lui dire que finalement, elle déclinait pour aller vivre ailleurs, avec quelqu’un d’autre ou toute seule, ou qu’elle allait passer plus de temps à l’infirmerie. Aussi, elle pourrait ne pas avoir encore décidé. Elle semblait presque timide, un peu plus que lorsqu’il était venu la chercher quelques jours auparavant, pour lui faire visiter le camp. Une petite balade qui finalement s’était passée d’une tranquillité étonnante, où il avait pu faire sa connaissance.

Si on mettait de côté l’aspect zombies, fin du monde et morts des proches, il aurait presque cru qu’il rencontrait quelqu’un, une voisine, une collègue de travail, qu’il apprenait à la connaître ainsi pour voir si elle l’intéressait ou non. Excepté qu’il refusait de s’intéresser à quelqu’un. Mais c’était bien plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher de se montrer indifférent face à la rouquine. Et encore moins lorsqu’elle accepta sa proposition d’entrer, lorsqu’il huma malgré lui son parfum.

Au fond, il l’avait invitée à entrer au cas où elle souhaiterait rester ici, chez lui et peut-être bientôt  chez eux, qu’elle puisse au moins voir l’intérieur. Peut-être au fond pour la convaincre. Ça devait peut-être faire bizarre aux autres, aux voisins de l’homme, de voir la petite nouvelle pénétrer chez lui aussi étrangement. Au moins si elle s’installait ici, ils sauraient le pourquoi du comment. A son passage, il referma la porte derrière elle, et la regarda se dirigea vers le salon afin de s’asseoir sur le divan. Finalement, elle prit la parole. Elle lui semblait presque mal à l’aise.

« Je vais devoir quitter l'infirmerie. Ils ne m'ont pas mise dehors, mais je sens bien que cela commence à faire, tu vois ? Je prends un lit, alors que je ne suis pas malade, même ça ne me plaît pas. » Elle fit une pause avant de reprendre. Enoch pour sa part s’était placé contre le mur, bras croisés contre sa poitrine, et l’écoutait attentivement. Encore là, il semblait hypnotisé par le son de sa voix. « J'ai visité quelques maisons, mais... Je savais pas. J'arrivais pas à me sentir bien quelque part, alors je me suis dit que... Si ta proposition tenait toujours, j'allais venir voir si ça se passait bien, et puis si c'était le cas, je pourrais rester. »

Il ne put réprimer un petit sourire et il vint s’asseoir à ses côtés, sur le canapé. Pas trop près non plus, pour ne pas approfondir le malaise qu’elle ressentait. Et aussi pour lui. Il en avait peut-être envie, mais il ne devait pas être guidé par cette dernière. « Mais tu as l'air si fatigué... Si je ne tombe pas au bon moment, je peux repasser tu sais... » Il secoua lentement son visage de gauche à droite et reposa ses yeux en face de lui.

« Tu ne me déranges pas, et tu ne me dérangeras jamais. Il en faudrait beaucoup pour ça. En fait je suis content de te voir. Au moins je sais que je ne t’ai pas fait peur la dernière fois. » Finit-il avec un petit rire nerveux. « Je dors pas, de toute façon. En fait, la dernière fois que je suis sorti, c’était dans l’après-midi du jour où je t’ai fait visiter le camp. Ça fait un petit moment quoi. » Il secoua à nouveau son visage. « Mais ce n’est pas le sujet. » Rajouta-t-il. Il tourna ensuite ses yeux bleus vers ceux de Callie. Son regard le troublait, mais il préféra passer outre. « Si t’as envie de visiter, t’assurer que c’est un endroit pour toi, vas-y. Fait comme chez toi, j’ai envie de dire. »

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Callie L. Prikes
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Ven 21 Juil - 22:22

Elle sourit à son tour lorsqu'il vint s'asseoir à côté d'elle, détournant légèrement le regard, comme une adolescente un peu trop timide. Cette attitude était presque étrange, mais elle n'arrivait pas à la retenir. Elle remarqua qu'il répondait à la négative concernant sa reflexion sur son visible état de fatigue. Ses mots la touchaient directement. Ca faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas dit quelque chose de si doux, de si gentil. D'un seul coup, elle se sentait bien plus détendue, bien plus à son aise. Il rit, et elle rit avec lui.

Il n'était pas sorti depuis... Quoi ?! Elle releva vers lui un regard à la fois surpris et intrigué. On pouvait vraiment rester enfermé aussi longtemps sans que personne ne vienne s'inquiéter ? Il lui fallait visiblement de la compagnie, c'était quasi-inévitable. Les yeux bleus d'Enoch vinrent trouver ses prunelles vertes, et à nouveau, elle ressentit ce trouble. Etait-ce raisonnable de s'installer avec quelqu'un qui déclenchait chez soi une sensation un peu étrange ? Aucune idée, peut être pas, peut être que ça finirait mal. Ou peut être qu'ils finiraient meilleurs amis du monde, et tout irait bien.

Il l'invita à visiter la maison, parce que si elle devait y vivre, il fallait bien qu'elle la voit. Elle se leva du canapé, et rajusta son t-shirt. Elle ne savait pas vraiment par où commencer, elle avait l'impression de ne pas avoir de légitimiter à visiter l'endroit par elle-même. Après tout, elle s'introduisait dans l'intimité d'un homme qu'elle connaissait à peine, et elle n'avait pas trop envie d'être trop indiscrète. Comment saurait-elle si elle était allée trop loin dans sa démarche, dans son enquête. Enfin enquête, elle n'était pas non plus là pour connaître chaque détail de sa vie. Mais juste savoir ce qu'elle pouvait envisager ici, ce dans quoi elle pouvait se projeter.

Elle visita donc la maisonnée, en commencant par la cuisine, et en finissant par ce qui serait surement sa chambre, mais évita celle d'Enoch, préférant lui laisser cette part de jardin secret, cette part de lui qu'elle n'estimait pas avoir le droit de connaître pour l'instant. Puis elle revint dans le salon, avant d'aller dans la cuisine se chercher à boire, et de revenir s'asseoir à ses côtés. Elle haussa les épaules, un sourire doux et enfantin sur les lèvres.

- J'aime bien ta maison Enoch. Je crois que je vais accepter sa proposition et m'installer ici. Je repartirai peut être plus tard, si tu sens que je suis de trop, ou qu'on a besoin de solitude... Mais en attendant, ça me fera du bien, d'avoir quelqu'un à qui parler, d'avoir une présence au quotidien.

Elle tourna le visage pour lui, cherchant à nouveau ce regard qui lui apportait à la fois tant de bien et tant de gêne.

- Il va falloir qu'on fête ça ! A notre colocation !
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Hound of the Ring
Enoch Lincoln
Matricule n°001
Hound of the Ring
Ven 28 Juil - 2:10

Il lui avait carrément dit de visiter la maison si ça lui faisait plaisir. Après tout, quel meilleur argument avait-il d’autre ? Il ne pouvait pas la forcer à rester ici si elle ne le voulait pas. Du moins si, il le pouvait, mais Enoch n’était pas le genre d’homme à faire ce genre de chose. Il voyait plutôt Donovan accomplir ce genre d’actions mais lui ? Jamais. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Ironique quand on y pense non ? Lui dont le métier d’antan était de frapper les gens pour le pognon. En fait c’était même soudain qu’il lui laisse le choix de se balader là où elle a envie d’aller. Ça allait au moins l’aider à déterminer ce qu’elle pense, si elle restait ou non. A sa grande surprise, Callie acceptait de faire le tour des lieux, alors qu’elle se relevait. Pour sa part, Enoch resta là. Ses yeux bleus suivaient les courbes de la rouquine qui rapidement disparu dans les autres pièces. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Il la laissait faire. Si elle voulait voir sa chambre, même, libre à elle de le faire. Il lui avait dit de faire comme chez elle, alors autant qu’elle le fasse tant qu’elle y était. Ce n’était pas clairement ce qui allait faire broncher l’homme, qui s’était mis en quête d’approfondir la vision de ses mains en les détaillants tandis qu’il attendait qu’elle revienne.

Après tout, il n’avait rien à cacher. Désormais, c’était à voir si la maison lui plaisait ou pas. Elle revint alors quelques minutes plus tard. Un sourire illuminait son joli visage, alors qu’elle repassa par la cuisine se chercher quelque chose à boire. Au moins, si elle acceptait, elle prenait déjà ses aises, ce qui eut pour don de tirer un sourire en coin à Enoch. Tant mieux, même. Ça évitera toute gêne inutile. Puis, elle revint s’asseoir à ses côtés. Lui, il la suivait encore du regard. « J'aime bien ta maison Enoch. Je crois que je vais accepter sa proposition et m'installer ici. Je repartirai peut être plus tard, si tu sens que je suis de trop, ou qu'on a besoin de solitude... Mais en attendant, ça me fera du bien, d'avoir quelqu'un à qui parler, d'avoir une présence au quotidien. » Le sourire naissant de l’intéressant s’agrandit. « Je vais t’avouer un truc. Je suis content que tu viennes t’installer ici. Et crois-moi, tu ne me dérangeras pas. Comme je te l’ai dit, je ne suis pas souvent ici. Enfin, sauf ces derniers jours, j’étais pas très bien. Mais je pense que ça va me faire du bien aussi, d’avoir une présence dans cette maison. Parfois… » Il sembla hésiter, alors qu’il avait replongé son regard sur ses mains qu’il frottait l’une contre l’autre dans un geste presque nerveux. « Parfois, tout seul, ça peut rapidement devenir pesant. J’ai peur de perdre la tête un jour, si je continue de vivre comme ça. »

Une confession qu’il lâcha un peu sans se rendre compte. La fatigue semblait parler pour lui. Il pouvait dire adieu à sa carapace. Il ne pouvait même pas dire que cette dernière ait vraiment existé en compagnie de la dame. Étrangement, Callie avait eu un don dès le départ de lui faire baisser sa garde. Allait-il le regretter ? Il n’en savait rien, et il se laissait plutôt emporter par les événements sans rien dire. Reportant ses yeux vers les siens, il ne put réprimer un sourire à la vue de son visage. Peut-être aussi pour apaiser un peu le truc, pour ne pas qu’elle s’inquiète de son état. Enoch détestait lorsqu’on s’inquiétait pour lui. Et il allait bien. Du moins il le croyait, et il essayait surtout de s’en convaincre. Mais comme il venait de l’avouer, à force de vivre de cette façon, il allait finir par ne plus avoir toute sa tête. Et devenir fou était une chose qu’il souhaitait éviter. « Il va falloir qu'on fête ça ! A notre colocation ! » Il eut un petit sourire en coin, ayant du mal à réaliser que les prochains jours voir semaines, il vivrait en compagnie d’une femme. C’était dans une chose qu’il trouvait absurde en un sens, lui qui voulait être indépendant, sans attaches. Mais encore une fois, il se laissait emporter par ce qui toquait à sa porte. Il haussa les sourcils, retombant son regard dans celui de la rouquine. « Quoi, maintenant ? » Lui répondit-il avec un sourire amusé. Se levant alors, il partit à la cuisine voir s’il avait de quoi fêter. Il revint quelques instants plus tard, une bouteille de champagne de la main. La posant sur la table basse, il se sentait un peu bête. « Désolé, j’ai pas les verres qui vont avec. » Dit-il en rajoutant un petit rire nerveux. Il entreprit de l’ouvrir puis de la tendre à Callie pour qu’elle inaugure. « C’est une bouteille qui traîne depuis un moment. J’me demande si elle était pas déjà là avant l’apocalypse même. Mais bon, un champagne comme ça, ça se conserve facilement pendant des années non ? » Il haussa un sourcil, peu sûr de ce qu’il était en train de dire. Finalement, après plusieurs gorgées, il reprit la parole. « Du coup, tu as vu ta chambre ? Elle est juste en face de la mienne. Comme ça, si tu as besoin de quoique ce soit lorsque je suis ici, tu sauras où aller. » Il esquissa un sourire cette fois-ci plus doux, comme pour la rassurer.

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We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
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Dim 30 Juil - 23:16

Avec toute sa douceur, tout son tact, il lui avoue qu'il est content qu'elle vienne s'installer avec lui. Qu'il a peur de devenir fou, à vivre en ermite de cette manière, et elle comprend. Souvent, au chalet, elle se mettait à parler toute seule, à imaginer qu'il y avait quelqu'un avec qui converser, raconter ses journées à Dorian qui était absent... Elle aurait pu se perdre dans le bleu de ses yeux si elle ne s'était pas interdit de se laisser aller à se rapprocher d'ores et déjà des habitants du camp.

- Evidemment maintenant ! Quand veux tu le fêter ?

Elle rit doucement, laissant son rire délicat emplir la pièce. C'est vrai que soudainement, elle prenait sacrément vie cette maison. Pourtant ils n'étaient que deux, autant dire que ce n'était vraiment pas grand chose. Mais elle n'était plus seule, et c'était bien là le principal. En regardant Enoch, elle voyait un moyen de se raccrocher à une réalité qu'elle avait eu tendance à fuir lors de son séjour au chalet, perdue dans la solitude. Oui, elle voyait en lui finalement un moyen de croire en un avenir. Avait-elle cependant le droit de lui faire porter ce poids là sur ses épaules ?

Il la tira de ses pensées en revenant de la cuisine avec une bouteille de champagne. Ses yeux s'ouvrirent tout ronds, surprise d'une telle boisson. Elle s'était plutôt attendue à une bouteille d'eau, ou de vieux whisky à la limite, mais pas à quelque chose d'aussi luxueux. Il s'excusa de ne pas avoir de verres adaptés, mais très honnêtement elle s'en fichait complètement, et n'eut pas de mal à porter le goulot à sa bouche pour en avaler la première gorgée. C'était une sensation étrange, elle avait oublié le pétillant des bulles, sur la langue et dans la gorge. Depuis combien de temps n'avait-elle pas bu de champagne, ou même juste de soda ? Depuis combien de temps se cantonnait-elle à l'eau ?

A nouveau, il prononça quelques mots, et elle se demanda s'il se rendait compte du probable sous-entendu qu'on pouvait y trouver. Lui dire comme ça que sa chambre, située juste en face de la sienne, était un refuge qu'elle pouvait trouver à tout moment... Ca ressemblait presque à une invitation. Et elle ne sut pas vraiment si la premiere longue gorgée de champagne était en train de lui monter à la tête, mais elle rit bêtement.

- Promis, je me souviendrai que je peux te rejoindre quand je veux dans ta chambre !

Non, là, elle était allée trop loin, et elle sentit ses joues s'embraser subitement. Elle avala une nouvelle gorgée, cherchant plutôt à se noyer dans le liquide alcoolisé, trop honteuse pour reparler tout de suite, avant de lui tendre la bouteille, et de s'essuyer délicatement mais de manière peu classe la bouche avec le revers de sa main blanche. La bouteille fit ainsi quelques aller-retours, passant d'une bouche à l'autre, et elle se fit la réflexion interne que cela pouvait presque passer pour un baiser échangé indirectement. Décidemment, entre ça et sa chambre, l'alcool lui faisait voir des allusions partout, et elle ferait mieux de s'arrêter là.

Sauf qu'ils ne s'arrêtèrent pas.

Les dernières gouttes roulèrent sur la langue de Callie, et elle sentit son esprit embrumé se perdent dans des limbes dont elle n'avait plus l'habitude. Elle n'avait pas bu depuis très très longtemps, elle se l'était interdit au chalet, malgré les quelques bouteilles dans le bar, bien trop effrayée à l'idée de tomber dans l'alcoolisme dû à la solitude. Elle avait vu bien des gens, lorsqu'elle et Dorian côtoyaient encore leurs amis communs, plonger dans ce vice terrible et briser leurs vies. Mais là, tout de suite, l'alcool lui était clairement monté à la tête, et elle parlait fort, et riait à encore plus fort volume.

- Tu vois, j'aurai jamais cru que je vivrai avec un homme à nouveau ! Enfin, vivre, tu m'as compris hein, je vais pas... Bref.

Non, elle ne savait plus vraiment ce qu'elle disait. Elle venait de poser sa tête sur son épaule, et respirait l'odeur douce et rassurante qu'il dégageait. Depuis le début de la soirée, elle l'écoutait, et il lui semblait tellement parfait qu'elle ne s'imaginait plus quitter la maison. Etait-il dans le même état qu'elle ? Peut-être pas, il était plus fort et plus grand qu'elle, l'alcool ne devait pas avoir le même effet sur lui que sur elle.

Elle redressa la tête, et le fixa du mieux qu'elle pu, plongeant son regard vert dans les yeux bleus d'Enoch. Ses joues étaient rouges, désormais, et son sourire ne quittait pas ses lèvres. Elle avait oublié l'effet du champagne, et se sentait bien trop festive par rapport à son état normal. Délicatement elle caressa sa joue.

- Merci encore, Enoch...
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Hound of the Ring
Enoch Lincoln
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Ven 4 Aoû - 21:15

L’alcool lui montait vite à la tête. Pourtant, il se souvenait de ces longues soirées, seul au bar, à boire tout et n’importe quoi. Au fil des années, il avait même finit par développer une importante résistance face à l’alcool. Ce qui par conséquent, l’avait poussé à en boire d’autant plus à cause des effets qui lui manquaient. Mais là, il ne faisait pas attention. En très peu de minutes, il avait bu plusieurs gorgées. On ne pouvait cependant pas dire que le champagne fasse grand effet en général mais quand même. Ce n’était pas une chose qu’il repoussait pour autant. Il était en charmante compagnie, et semblait avoir retrouvé une joie de vie qui avait été oubliée ces derniers jours. Par ailleurs, était-ce parce-que cette jolie rouquine était assise à ses côtés ? Sûrement oui. Étonnement, elle continuait de lui redonner le sourire. Était-ce une bonne chose qu’elle s’installe ici alors ?

« Promis, je me souviendrai que je peux te rejoindre quand je veux dans ta chambre ! » Ce n’est une remarque que l’homme ne prit qu’à demi en compte, sûrement à cause de l’alcool qui commençait à faire son effet. Il n’en voyait même pas un sous-entendu sexuel ou quoique ce soit, après tout il avait bien été celui qui l’avait invitée à le rejoindre si elle avait besoin. Besoin de quoi exactement, en fait ? Besoin de parler, besoin de lui poser une question sur Fort Hope par exemple, ou même besoin de déplacer un meuble dans sa chambre ou bien dans la maison. Elle pouvait même lui demander des conseils si elle le souhaitait, ou simplement débarquer pour passer le temps, ça lui était égal. La porte d’Enoch restait ouverte comme l’avait été celle de son chez-lui pour elle devenu leur chez eux.

Il semblerait que l’alcool ne soit pas monté qu’à la tête d’Enoch. Il semblerait même que Callie le tienne moins bien que lui. Il l’entendait rire bien plus fort que lui, et même parler bien plus fort. Ils discutaillaient de tout et de rien, de sujets aussi divers les uns des autres. Finalement, elle finit par prononcer une dernière phrase, qui tira un nouveau sourire à l’homme. « Tu vois, j'aurai jamais cru que je vivrai avec un homme à nouveau ! Enfin, vivre, tu m'as compris hein, je vais pas... Bref. » Ça aurait pu devenir gênant et peut-être que pour la femme, ça l’était. Pour Enoch, ça l’était un peu moins. Il ne savait pas pourquoi. Il fallait bien dire que peu de choses l’embarrassaient, de toute façon. Il n’avait aucun sujet tabou, contrairement à certaines personnes. Il était alors bien plus aisé de lui parler, c’est ce qui le rendait ouvert à tout.

« Je comprends. » Lui répondit-il simplement alors qu’il replongeait ses yeux bleus dans les siens. La situation pouvait actuellement facilement dégénérer, c’était certain. Sûrement la cause d’avoir sorti une bouteille d’alcool, uniquement pour fêter l’emménagement de la rouquine par ici. Il sentit une pression sur son épaule et en baissant le regard, remarquait qu’elle avait reposé sa tête sur celle-ci. Il l’observa aussi longtemps qu’elle le put, du moins jusqu’à ce qu’elle ne redresse le visage pour le présenter au sien alors que leurs yeux se croisèrent de nouveau. Proches, bien trop proches pour qu’Enoch se sente bien plus vulnérable que d’habitude en sa compagnie. Sans compter qu’elle commença même à lui caresser la joue d’une douceur qui semblait l’apaiser d’autant plus. « Merci encore, Enoch... » Ses instincts le poussa à rapprocher sa tête de celle de la rouquine, or il n’osa franchir le pas.

Qu’est-ce qui le retenait, au fond ? Une petite voix, semblable à la défunte femme qu’il avait aimée, qui lui criait de se retirer. Appelez-le idiot. Il repoussa finalement le désir de s’emparer des lèvres de celle qui l’attirait, reculant doucement son visage. Voilà qui n’allait pas arranger la gêne qui aurait pu se former. Peut-être qu’au fond, demain, ni l’un ni l’autre ne s’en souviendra. Il espérait que non. Et rien que le fait d’y croire le convainquait qu’à l’aube, il s’en rappellera. Et peut-être même qu’il se giflera tout seul. Et peut-être que c’était aussi trop tôt. Peut-être qu’elle aurait regretté le lendemain ce qu’il s’était passé ce soir-là. Il attendit qu’elle retire sa main pour se relever, tentait de briser la tension qui les unissait. « Tu n’as pas laissé d’affaires à l’infirmerie ? » Un changement de sujet, mais pas trop radical quand même.

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We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
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Jeu 17 Aoû - 21:28

Etait ce l'alcool, ou le manque de proximité avec un autre être humain depuis si longtemps, mais avoir leurs visages si prêt la fit taire, ce qui, après ce champagne, n'était pas une mince affaire. Sa bouche s'était fermée, son regard plongé dans celui d'Enoch. Son souffle s'était coupé, et elle se sentait à la fois mal à l'aise, et très embarassée, ne sachant pas comment réagir, comment se comporter. Devait-elle faire les derniers centimètres, poser ses lèvres sur celles de celui qui était encore presque un inconnu ? Elle baissa son regard légèrement, assez pour observer cette partie charnue, et mordre les siennes, à la fois d'envie et de retenue. Elle sentit ses joues rougir, et la brûler légèrement. Voilà que Callie L. Prikes, trente-cinq printemps, anciennement mère de famille, était émue comme une adolescente à l'idée d'un baiser impromptu.

Sauf que celui-ci ne vint pas. Non.

Enoch recula sa tête avec douceur, mais elle ne put s'empêcher d'être surprise. Elle avait pensé qu'il allait l'embrasser. Qu'il allait poser ses lèvres sur les siennes, glisser sa main sur sa nuque délicatement. Qu'elle allait respirer son odeur lors d'une étreinte douce. L'alccol lui montait décidement à la tête, comment avait elle pu penser une telle chose... Qu'est ce qui avait pu la pousser à croire que ça allait arriver.

Les jours la brulèrent de nouveau. De honte cette fois. Comme une adolescente, une fois de plus. Elle 'arrivait pas à retirer sa main de sa joue. Bien au contraire, elle avait envie de l'attirer à elle. Mais elle ne voulait pas aller contre sa volonté, ce n'était pas dans sa nature. Une fois que sa main se reposa sur sa cuisse, il se leva, et elle leva les yeux vers lui. Le champagne le rendait encore plus beau que ce qu'elle ne l'avait trouvé de jour, et elle détourna le regard pour ne pas sembler trop intrusive.

- Non, je n'avais pas grand chose. On m'a gentiment donné quelques vêtements, histoire de pouvoir en changer assez souvent, ils sont dans mon sac à dos que j'ai déposé dans ma nouvelle chambre en faisant mon tour. Je te promet que je ne prendrais pas trop de place, je serai discrète.

Elle lui sourit, et se leva à son tour. Sa main glissa doucement vers le poignet d'Enoch, qu'elle saisit avec une délicatesse presque enfantine, alors qu'elle se hissait sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur sa joue, fermant doucement les yeux, avant de redescendre sur la plante, et de se reculer.

- Je vais aller me coucher. Je crois que j'ai trop bu, et que ça n'altère... Bref, on se voit demain ? Question idiote, on vit sous le même toit, évidemment que tu sera là demain.

Un dernier regard, et elle se glissa dans l'escalier pour rejoindre la chambre dont elle ferma la porte presque à bout de souffle. Désormais, elle réalisait ce qui avait failli se passer, ce qui aurait pu en résulter, et elle n'était pas prête à tout ça, malgré l'envie qui lui en tiraillait le ventre désormais. Elle s'assit sur le lit, la tête dans les mains, l'image de Dorian au fond de la tête. Elle ne pouvait pas lui faire ça, n'est ce pas ?

Alors pourquoi est ce qu'elle espérait tant qu'Enoch toque à sa porte, pour la rejoindre, pour discuter, ou plus que ça ? Pourquoi se laissait-elle imaginer qu'elle pourrait un instant s'abandonner quelques dizaines de minutes ? Pourquoi cette culpabilité au fond d'elle...
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Hound of the Ring
Enoch Lincoln
Matricule n°001
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Sam 2 Sep - 15:50

Mince alors. Il se sentait tellement idiot. Pourquoi n’avait-il pas sauté sur l’occasion ? Il allait probablement le regretter. En fait, il le regrettait déjà. L’alcool lui brouillait les esprits et il aurait peut-être dû se laisser emporter par ce qu’il ressentait. Ouais, il aurait peut-être dû. Il l’avait lue la surprise dans les yeux de Callie. Il fallait qu’il change de sujet, et au plus vite. Il lui avait alors demandé si elle n’avait pas laissé d’affaires à l’infirmerie, vu qu’elle y avait passé plusieurs jours avant qu’elle ne vienne s’installer ici. « Non, je n'avais pas grand-chose. On m'a gentiment donné quelques vêtements, histoire de pouvoir en changer assez souvent, ils sont dans mon sac à dos que j'ai déposé dans ma nouvelle chambre en faisant mon tour. Je te promets que je ne prendrais pas trop de place, je serai discrète. »

A ses derniers mots, il ne put retenir un sourire. En réalité, elle pouvait prendre toute la place qu’elle voulait, il pouvait même lui céder toute la maison. Ça ne le dérangerait absolument pas et il était plutôt… content ? Ouais, content qu’elle soit là. C’était fou pourtant, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps. Mais il ne pouvait s’en empêcher. C’était bien plus fort. Plus fort que lui. Petit à petit, Cora semblait s’évanouir, malgré une constante présence dans son esprit, dans ses rêves mais surtout dans ses cauchemars. Mais il fallait qu’il s’y fasse. Elle était morte. Elle l’était probablement. Elle l’était, n’est-ce pas ? Il essayait de s’en persuader. Qu’elle soit morte, et qu’elle ne soit pas en train de rôder quelque part.

Mais il fallait en tout cas qu’il fasse son deuil. Est-ce que Callie lui offrirait ce renouveau dont il avait tant besoin ? Il n’en savait rien. Au fond, il avait besoin de réfléchir. Mais il réfléchissait déjà bien de trop. Il fallait plutôt qu’il se laisse guider. C’était la meilleure des solutions même. Dans ses pensées, il sentit une pression sur sa joue et la voix de la rouquine s’élever de nouveau. « Je vais aller me coucher. Je crois que j'ai trop bu, et que ça n'altère... Bref, on se voit demain ? Question idiote, on vit sous le même toit, évidemment que tu seras là demain. » Il esquissa un petit sourire à son attention qui se voulait doux mais il devait bien avouer que cela ressemblait plutôt à une grimace désolée. Désolée de quoi, d’ailleurs ? De ce qu’il s’était passé ce soir, quelques minutes plus tôt ?

Il la laissa rejoindre sa chambre, murmurant un petit « bonne nuit » pour ne pas passer pour un impoli. Évidemment qu’il sera là demain, et elle le sera aussi. Soufflant un bon coup, il revint s’asseoir sur le divan, mains dans la tête. Qu’est-ce qu’il se sentait con. Tellement con. Plus le temps passait et plus il sentait qu’il regrettait. C’est d’un air incertain qu’il se redressa sur ses deux jambes et qu’il se dirigea à l’étage. Plus il avançait, et plus son pas se faisait de moins en moins rapide. Et plus il avançait, plus son souffle se faisait court. Voilà qu’il se retrouvait planté dans le couloir pendant plusieurs secondes, à attendre entre les deux portes. Entre la sienne, et celle de Callie. Il releva le visage, et entreprit d’en ouvrir une. Mais finalement, il laissa la porte entrebâillée comme ça et commença à toquer sur la deuxième.

Il attendit que sa colocataire n’ouvre la porte. « Excuse-moi de te déranger. » Commença-t-il. Il se sentait décidément de plus en plus bête. Il fallait bien avouer que les sentiments n’étaient pas une chose qu’il arrivait à bien gérer, ni à bien comprendre. Il se laissait guider par ce que son cœur lui disait et là, ce qu’il lui disait, c’était de se rapprocher de la rouquine. Il resta plusieurs secondes à observer son visage, comme s’il le voyait pour la première fois et pour la dernière, mémorisant silencieusement chacun de ses traits. Que devait-il faire maintenant ? Ça aurait pu être gênant et pourtant plus ça allait, et moins il se sentait ainsi. Finalement, ne décrochant toujours pas un mot, il passa délicatement ses mains autour du visage de Callie pour rapprocher ensuite le sien. Cette fois-ci, il ne s’arrêtait pas, tandis que ses lèvres commencèrent à effleurer les siennes dans une sorte de baiser incertain, ne voulant pas bousculer les choses pour ne pas l’effrayer, ou au cas où elle ne serait pas consentante.

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We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
Matricule n°001
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Sam 2 Sep - 22:58

Il y avait quelqu'un qui montait à l'étage. Son cœur fit un bond, et puis elle se sentit idiote. Evidemment que quelqu'un pouvait monter à l'étage, Enoch habitait là aussi, et sa chambre était juste en face de la sienne, alors forcément.... Et pourtant, elle ne détachait pas son regard de la porte, espérant sans doute qu'il finirait par y taper. Les pas se stoppèrent sur le palier et elle murmura pour elle même, une douce litanie, comme une incantation pour l'inviter à entrer. Il ne pouvait pas l'entendre, et même elle ne s'entendait pas parler. Ses épaules s'affaissèrent brutalement, lorsqu'elle entendit la porte d'en face s'ouvrir. Mais elle ne l'entendit pas se fermer, et releva la tête.

C'était à la sienne, qu'on venait de frapper, finalement.

Est ce qu'elle devait sauter sur la porte, pour éviter qu'il ne s'enfuit, où le faire patienter un peu, comme si ce n'était pas si important que ça finalement ? Elle finit par opter pour un juste milieu, et se dirigea à pas normal vers l'entrée de sa chambre. Elle sentait le rose lui monter aux joues, et ses mains légèrement moites, dont une se leva pour actionner la poignée , et la faire rouler entre ses doigts. Le battant se décala, dévoilant le visage d'Enoch. Il semblait aussi gêné qu'elle, absolument pas sûr que c'était la bonne chose à faire, et elle comprenait parfaitement ce qu'il vivait, parce qu'elle même n'avait aucune idée de la destination qu'ils étaient en train de prendre.

- Tu ne me dérange pas... Jamais.

Elle sourit doucement, scrutant ses traits comme il scrutait les siens, comme si chacun cherchait à apprendre l'autre par cœur. Bon sang, ils se connaissaient depuis quelques jours à peine, et elle ne pouvait pas expliquer ce qu'il se passait. Elle ne pouvait pas le laisser partir, elle ne voulait plus qu'il s'en aille. Sa présence, lui était devenue presque indispensable, et elle le vérifiait maintenant. Le silence trahissait tout, fourbe ennemi qui leur tournait autour. Au moins, personne ne savait, n'assistait à ce ballet étrange des deux adultes qui galéraient comme des enfants. Mais il fallait tout de même reconnaître qu'ils avaient chacun leur bagage, chacun leurs souvenirs qui pouvaient expliquer une telle retenue face à une histoire nouvelle. Et puis bon. Callie n'avait jamais été une fille facile, ce n'était pas pour commencer ce soir, malgré l'alcool qui coulait dans ses veines.

Et puis, presque soudainement, mais avec douceur, il posa ses mains sur son visage, et elle ferma les yeux un court instant. Il se rapprochait, elle le sentait, et lorsque ses lèvres vinrent finalement effleurer les siennes, elle sentit au fond d'elle poindre une sorte de soulagement coupable, ce n'était pas elle qui avait flanché la première, ce n'était pas elle qui avait craqué. Est ce que c'était vraiment important après tout ?

De toute façon, maintenant qu'il avait fait le premier pas, qu'il avait « demandé » quelque pas son aval à tout ça, elle pouvait prendre la main à son tour, et glissa sa main sur sa joue, pour venir gouter ses lèvres avec à la fois une retenue délicate, et une gourmandise folle. Elle avait oublié la sensation des lèvres d'un homme sur les siennes, et il fallait avouer que c'était drôlement plaisant. Callie fermait les yeux, comme pour rester un peu plus longtemps au creux de la bulle de douceur qu'ils venaient de se créer.

Le baiser dura quelques instants, avant qu'elle ne finisse par le rompre, et reculer légèrement son visage pour relever les yeux vers lui. A nouveau ses joues lui faisaient mal, tant elles semblaient brulantes.

- Je...

Elle ne savait pas quoi dire face à lui... Elle ne l'inviterait pas, parce qu'il n'était pas question de griller les étapes, mais elle ne voulait pas non plus le jeter dehors. Ellen n'en avait aucune envie plutôt. A nouveau, un dilemme se présentait, non s'imposait à elle. Délicatement, elle vint picorer ses lèvres, et murmura, tout contre lui.

- On se retrouve demain ?
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