Before all I heard was silence ft. Alair



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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
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@ We have ashes, fire and hope
Lun 17 Juil - 4:24

23 mars 2016
La nuit avait été difficile. Pas tant à cause des morts et du froid, juste à cause de la vie en général. C’était la fin. Logan avait tenté de rompre et au lieu de le supplier de ne pas le faire, elle était partie. Joy Cameron c’était finalement trouvée de la fierté et maintenant, elle en payait le prix. Elle était partie comme une idiote avec la moto de Logan. Il y avait encore des choses à lui dans sa voiture et elle n’avait pas eu le cœur de prendre son temps. Elle avait ramassé son sac de sorti, elle avait passé son arc en bandoulière, son carquois autour de la moto et elle c’était barrée. Le froid avait rapidement été mordant, mais elle s’en fichait, c’était la nuit, elle n’avait pas grand visibilité, mais au moins il ne pleuvait pas. Il ne neigeait pas non plus. En fait, elle en avait de la chance, parce qu’elle aurait été coincé avec de la neige. Le plus difficile fut de passer la grande porte, elle fixa le registre demandant la raison du départ et quand on compte revenir… c’était lourd. Elle c’était sentie se briser un peu plus, se répétant de ne pas pleurer. Elle ne prit pas le stylo, ouvrant simplement, refermant derrière elle. Elle quitta sans un mot à personne, Logan se démerderait pour tout expliquer.  Son problème.

Le pire avait été de ne pas savoir où aller.  Elle n’en savait rien et sa moto l’amena le plus naturellement du monde vers chez Bernadette. C’était la logique, elle l’a connaissait, l’appréciait, elle pouvait lui demander une nuit de sursit, mais à la place, elle continua un peu sa route, s’arrêtant devant les grilles du manoir. Elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, mais si elle voulait la paix, ce n’était pas chez Bernie qu’elle l’aurait. C’était trop prévisible. Elle prit le talkie et parla un instant, elle n’avait pas envie de s’expliquer, pas maintenant. Quand elle croisa finalement le regard du bon docteur, elle n’arriva pas à lui parler, à raconter. Elle hocha la tête à la négative, signifiant qu’elle n’était pas blessée, rien. Sauf que ses yeux se remplir d’eau à l’idée même d’expliquer la situation. On lui proposa une chambre à l’étage et elle y alla. Elle n’arriva pas à dormir, pas vraiment, mais c’était mieux que rien.

24 mars 2016
Le lendemain, elle avait pris sur elle pour expliquer un peu la situation devant une tasse de thé. Elle avait pleuré, elle était totalement dans le vague, tout était tellement réelle. Elle avait promis que ce ne serait que pour quelques jours, elle n’avait pas envie de déranger. Elle n’avait envie de déranger personne.

30 mars 2016
Pourtant, une semaine plus tard, elle était encore là. Elle ne parlait pas beaucoup, mais elle avait cessé de pleurer. Elle c’était extirper du lit de plus en plus tôt et elle arrivait à aider ici et là. La plupart du temps, elle partait en vadrouille. Le dehors, ça lui vidait la tête, complètement. Il y avait un petit quelque chose de plaisant à rouler en moto sur les routes du quartier, se rappelant son cousin avant elle. Oh, ça la brisait un peu plus, mais au point où elle en était… elle n’était pas à ça près. Son premier retour fut dans sa maison à elle. Elle voulait des vêtements, mais ne trouva rien à son goût. Rien qui n’allait à la Joy du moment. Alors, elle était partie faire un tour chez Harley, elle avait eu sa phase rebelle, alors il fut facile de lui prendre des jeans, troués pour la plupart, une veste en cuir pour aller avec la moto. Des hauts minces, révélateurs, mais qui lui donnait un peu l’impression d’exister. Elle avait besoin d’exister en ce moment. Elle avait besoin de se sentir réelle.

02 avril 2016
Au bout du dixième jour, c’est sur les ruines de General Motors qu’elle marchait. Elle ne cherchait rien en particulier, elle avait juste besoin de faire son deuil de tout. Elle devait raccrocher sa peine, sa culpabilité et marcher sur ce carnage lui avait fait du bien. Elle avait failli mourir une dizaine de fois juste à y être, mais elle s’en fichait. Son Tantō était comme son âme, souillé. Elle avait vadrouillé, fouillé et finalement, elle était assise sur un lit, à observer sans cesse un… Katana. Il était magnifique. Elle ne savait pas ce qu’elle attendait, elle ne savait pas combien de temps elle était passée dans les ruines de cette vie, mais ça lui faisait étrange de caresser la lame froide et métallique de larme sous ses doigts. Elle arriva à se ressaisir en entendant des grognements, elle garda le Katana en main, une fois à la moto, elle retira son arc pour libérer ses mouvements, libérant finalement le Katana de son fourreau. Elle l’avait fait lentement, sans trop savoir comment, mais se fiant sur ses techniques au Tantō. Elle tua son premier mort de la sorte, son second. Elle avait du mal, mais elle appréciait le sentiment que le Katana lui offrait. Elle reprennait pied dans la réalité.

Elle avait quitté Général Motors avec un nouvel objectif et c’était bon. Elle se sentait mieux. C’est surement pour cela qu’elle se gara pour ensuite chercher le docteur des yeux. Elle le chercha un moment, le manoir était grand, mais elle le trouva finalement. Dans une autre vie, elle aurait fait dans la dentelle, mais pas maintenant, pas cette Joy. À la place, elle offrit son premier sourire au bon docteur, rajoutant simplement :

-J’ai trouvé ce que j’ai envie de faire maintenant. Je veux apprendre à me battre avec ça. Vous pouvez m’aider ?

Et elle lui montra le divin Katana. Elle n’avait pas besoin de grand-chose, juste d’un objectif et sa survie, c’était un objectif qu’elle saurait apprécier. Apprendre, elle avait toujours été douée à ce jeu et si elle pouvait se lancer corps et âme dans quelque chose de concret, c’était maintenant ou jamais.

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Joy Cameron

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Old british glory
Alair Wakeman
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Old british glory
Jeu 20 Juil - 14:13


Tès chère Joy


Before all I heard was silence
23 mars 2016

Je lisais tranquillement dans mon étude privé accompagné des peintures des maîtres éteints depuis des lustres. Je songe que c’est dommage que je sois le seul, avec bien entendu mon cher ami Robert et de ma nièce Heaven, de jouir de pareilles merveilles. En parlant de jouir je crois que je dois garder mes bons souvenirs pour cette facette de ma vie, car à part faire du Dieu seul me voit lors de mes nuits en solitaire, je ne crois pas connaître une nouvelle expérience charnelle de sitôt. Je me perds dans des pensées lubriques avec des triplées lors de ma venue, dans tous les sens du terme, à l’université d’Oxford quand un grésillement me détourne de ce moment d’évasion. Ce fut la voix bouleversé et émotive de Joy, une rouquine tout à fait charmante que j’ai connue par le biais de ce brave Logan, qui demande un entretien tardif. Bonté divine je m’empresse d’aller lui ouvrir en robe de chambre et pyjama. Malgré cette pacotille qu’est la fin du monde, un gentilhomme se doit de garder une certaine sophistication. Je dois prouver à ces Yankees qu’un fidèle serviteur de Sa Majesté doit rester digne, débordant de flegme et de stoïque en toute circonstance.

Je ne suis pas un devin, mais en dépit du manque de signes de blessures ou de maladie chez la jeune femme, je me risquerais sur un chagrin de type sentimental. Je ne suis pas né de la dernière pluie, je n’aime aucunement m’avouer vieillissant, mais j’ai déjà connu ces déboires amoureux. Lui tendant le bras galamment comme mon éducation britannique l’exige, je la raccompagne à la chambre de libre. Je lui explique les airs de la maison. Ma chambre est juste là et la voisine de la vôtre est en possession de ma charmante nièce Heaven. Robert assure la sécurité avec un zèle qui laisserait admiratif un beefeater de la Tour de Londres. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à venir me voir ma chère Joy. Essayer de dormir un peu d’accord? Mon ton est chantant, relaxant, apaisant et remplis d’une assurance qui m’est propre. Je referme doucement la porte de sa chambre et je vais rejoindre les bras de Morphée avec une certaine hésitation si j’ose dire. Mais je dois récupérer des forces pour aider mon prochain.

24 mars 2016

Le lendemain j’accueille la jeune femme avec un sourire de bienvenue des plus sincères. Joy me semble déphasée, hors du temps alors qu’elle m’explique les grandes lignes de sa rupture. Je lui prends la main pour lui apporte réconfort et sollicitude. Mais aucune geste déplacer car je suis un véritable gentleman, un dinosaure de civisme et de bonnes manières dans une mer d’individualiste et d’impolitesse. Et je parle de bien avant la pandémie. Le thé sembla la détendre et je lui fais don d'une tisane pour la calmer et l’aider à dormir un peu. Elle m’avoue de penser de rester quelques jours, d’éviter de me déranger. Je lui prodigue un sourire rassurant et surtout sympathique. Vous ne me dérangez pour le rien du monde ma chère. Considérez ce refuge comme le vôtre. J’insiste. Voici un parfait exemple de l'hospitalité Anglaise.


02 avril 2016

À chaque jour ma chère invitée partait sur les routes pour se libérer l’esprit, se chercher un raison d’exister comme nous tous. Heureusement que dans mon cas j’ai la médecine et surtout mon éducation dans différentes sphère pour m’aider. La jeune rouquine nous aide bien entendu, mais je me dois de la sortir de son mutisme et qu’elle s’ouvre de nouveau à la vie. Donc quand elle me présente une arme ancestrale, un katana qui me semble authentique, et me déclare de but en blanc qu’elle désire apprendre son maniement je ne peux que lui faire don d’un sourire des plus épanouie et confiant. J’en serais honoré de vous démontrer les bases de l’escrime et du bushido. Art que j’ai appris conjointement lors de mes séminaires de médecine au travers du monde. Si je peux pousser l’audace, il n’y a pas que les mets de ce pays qui sont un régal. Mais je suis hors sujet. Je lui tends le bras, une sorte de petit jeu que nous avons développé lors de nos déplacements, et je l’escorte vers mon étude. Depuis son arrivé ma chère Joy n’a pas franchi le seuil de cette pièce malgré qu’elle lui avait été ouverte naturellement. Mes deux immenses étagères qui ploies sous les bouquins, trésors que j’ai rescapé de la bibliothèque lors de mon déménagement, est une des pincipale attraction de la pièce. Les toiles de maîtres ornent les murs et mon mobilier confortable invitent à la relaxation. Je lui fais signe de s’assoir et je me place devant les recueils. Je porte une main à ma barbe taillé avec soin et l’autre est plaqué dans mon dos tenant ma fidèle canne de marche. Mon œil valide déchiffre les tranches des bouquins et je marmonne les titres.

Après quelques instants je tends ma main avec une certaine vivacité qui a surpris plusieurs de mes adversaires. Malgré mon apparence certes âgée, je sais être vert dans plusieurs domaines. Mais inutiles de s’étendre sur ce sujet qui peut devenir glissant. Moi et mon humour pince-sans-rire si légendaire. J’apporte alors le livre pour le déposer sur la table d’appoint tout près de ma chère Joy. Voilà un recueil des techniques sur le bushido et la philosophie de vie qui s’y rattache. Dîtes-moi êtes-vous studieuse ou bien plus porter sur la pratique ma chère? Car nous pourrions étudier cet art ancien par deux façons possibles. Par l’écriture et la pratique. Ma théière est à sa place, prête pour ma pause de 17 heures. J’ai des habitudes que même la fin du monde ne pourra me déloger. Je sers une tasse à mon invitée et ensuite pour moi. L'enseignement du kenjutsu, ou l’art du sabre, se pratique par les katas. Vous savez que le but de l'enseignement du kenjutsu est certes une efficacité certaine, mais tout aussi certainement une transmission sans faille. Je bois une petite gorgée de thé et je claque ma langue à mon palais de satisfaction. La première partie est d’étudier et de répéter des séries prédéterminées de mouvements. Cette partie est très importante car elle apporte les fondamentales techniques indispensables au bon maniement du sabre ou toute arme d’escrime en général. Un peu comme un danse si je peux comparer. Je lui fais un petit sourire complice et je lisse ma barbe taillé avec un soin particulier. La seconde méthode consiste à pratiquer des assauts libres. Ils peuvent toutefois se révéler dangereux s’ils ne sont pas réalisés avec prudence et en portant les protections adaptées. Donc au début nous allons utiliser des bokken ou encore des sabre en bois. Je pourrais vous aider car c’est dans la même veine que l’escrime en générale. Robert va nous fabriquer les bokken pour la longueur et surtout le poids de votre lame. Je bois une nouvelle gorgée de thé et je la regarde de mon œil valide. Alors ça vous dis de suivre les enseignements d’un vieux Anglais?

inventaire sur moi:
 


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