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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
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Lun 17 Juil - 4:24

23 mars 2016
La nuit avait été difficile. Pas tant à cause des morts et du froid, juste à cause de la vie en général. C’était la fin. Logan avait tenté de rompre et au lieu de le supplier de ne pas le faire, elle était partie. Joy Cameron c’était finalement trouvée de la fierté et maintenant, elle en payait le prix. Elle était partie comme une idiote avec la moto de Logan. Il y avait encore des choses à lui dans sa voiture et elle n’avait pas eu le cœur de prendre son temps. Elle avait ramassé son sac de sorti, elle avait passé son arc en bandoulière, son carquois autour de la moto et elle c’était barrée. Le froid avait rapidement été mordant, mais elle s’en fichait, c’était la nuit, elle n’avait pas grand visibilité, mais au moins il ne pleuvait pas. Il ne neigeait pas non plus. En fait, elle en avait de la chance, parce qu’elle aurait été coincé avec de la neige. Le plus difficile fut de passer la grande porte, elle fixa le registre demandant la raison du départ et quand on compte revenir… c’était lourd. Elle c’était sentie se briser un peu plus, se répétant de ne pas pleurer. Elle ne prit pas le stylo, ouvrant simplement, refermant derrière elle. Elle quitta sans un mot à personne, Logan se démerderait pour tout expliquer.  Son problème.

Le pire avait été de ne pas savoir où aller.  Elle n’en savait rien et sa moto l’amena le plus naturellement du monde vers chez Bernadette. C’était la logique, elle l’a connaissait, l’appréciait, elle pouvait lui demander une nuit de sursit, mais à la place, elle continua un peu sa route, s’arrêtant devant les grilles du manoir. Elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, mais si elle voulait la paix, ce n’était pas chez Bernie qu’elle l’aurait. C’était trop prévisible. Elle prit le talkie et parla un instant, elle n’avait pas envie de s’expliquer, pas maintenant. Quand elle croisa finalement le regard du bon docteur, elle n’arriva pas à lui parler, à raconter. Elle hocha la tête à la négative, signifiant qu’elle n’était pas blessée, rien. Sauf que ses yeux se remplir d’eau à l’idée même d’expliquer la situation. On lui proposa une chambre à l’étage et elle y alla. Elle n’arriva pas à dormir, pas vraiment, mais c’était mieux que rien.

24 mars 2016
Le lendemain, elle avait pris sur elle pour expliquer un peu la situation devant une tasse de thé. Elle avait pleuré, elle était totalement dans le vague, tout était tellement réelle. Elle avait promis que ce ne serait que pour quelques jours, elle n’avait pas envie de déranger. Elle n’avait envie de déranger personne.

30 mars 2016
Pourtant, une semaine plus tard, elle était encore là. Elle ne parlait pas beaucoup, mais elle avait cessé de pleurer. Elle c’était extirper du lit de plus en plus tôt et elle arrivait à aider ici et là. La plupart du temps, elle partait en vadrouille. Le dehors, ça lui vidait la tête, complètement. Il y avait un petit quelque chose de plaisant à rouler en moto sur les routes du quartier, se rappelant son cousin avant elle. Oh, ça la brisait un peu plus, mais au point où elle en était… elle n’était pas à ça près. Son premier retour fut dans sa maison à elle. Elle voulait des vêtements, mais ne trouva rien à son goût. Rien qui n’allait à la Joy du moment. Alors, elle était partie faire un tour chez Harley, elle avait eu sa phase rebelle, alors il fut facile de lui prendre des jeans, troués pour la plupart, une veste en cuir pour aller avec la moto. Des hauts minces, révélateurs, mais qui lui donnait un peu l’impression d’exister. Elle avait besoin d’exister en ce moment. Elle avait besoin de se sentir réelle.

02 avril 2016
Au bout du dixième jour, c’est sur les ruines de General Motors qu’elle marchait. Elle ne cherchait rien en particulier, elle avait juste besoin de faire son deuil de tout. Elle devait raccrocher sa peine, sa culpabilité et marcher sur ce carnage lui avait fait du bien. Elle avait failli mourir une dizaine de fois juste à y être, mais elle s’en fichait. Son Tantō était comme son âme, souillé. Elle avait vadrouillé, fouillé et finalement, elle était assise sur un lit, à observer sans cesse un… Katana. Il était magnifique. Elle ne savait pas ce qu’elle attendait, elle ne savait pas combien de temps elle était passée dans les ruines de cette vie, mais ça lui faisait étrange de caresser la lame froide et métallique de larme sous ses doigts. Elle arriva à se ressaisir en entendant des grognements, elle garda le Katana en main, une fois à la moto, elle retira son arc pour libérer ses mouvements, libérant finalement le Katana de son fourreau. Elle l’avait fait lentement, sans trop savoir comment, mais se fiant sur ses techniques au Tantō. Elle tua son premier mort de la sorte, son second. Elle avait du mal, mais elle appréciait le sentiment que le Katana lui offrait. Elle reprennait pied dans la réalité.

Elle avait quitté Général Motors avec un nouvel objectif et c’était bon. Elle se sentait mieux. C’est surement pour cela qu’elle se gara pour ensuite chercher le docteur des yeux. Elle le chercha un moment, le manoir était grand, mais elle le trouva finalement. Dans une autre vie, elle aurait fait dans la dentelle, mais pas maintenant, pas cette Joy. À la place, elle offrit son premier sourire au bon docteur, rajoutant simplement :

-J’ai trouvé ce que j’ai envie de faire maintenant. Je veux apprendre à me battre avec ça. Vous pouvez m’aider ?

Et elle lui montra le divin Katana. Elle n’avait pas besoin de grand-chose, juste d’un objectif et sa survie, c’était un objectif qu’elle saurait apprécier. Apprendre, elle avait toujours été douée à ce jeu et si elle pouvait se lancer corps et âme dans quelque chose de concret, c’était maintenant ou jamais.

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Alair Wakeman
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Old british glory
Jeu 20 Juil - 14:13


Tès chère Joy


Before all I heard was silence
23 mars 2016

Je lisais tranquillement dans mon étude privé accompagné des peintures des maîtres éteints depuis des lustres. Je songe que c’est dommage que je sois le seul, avec bien entendu mon cher ami Robert et de ma nièce Heaven, de jouir de pareilles merveilles. En parlant de jouir je crois que je dois garder mes bons souvenirs pour cette facette de ma vie, car à part faire du Dieu seul me voit lors de mes nuits en solitaire, je ne crois pas connaître une nouvelle expérience charnelle de sitôt. Je me perds dans des pensées lubriques avec des triplées lors de ma venue, dans tous les sens du terme, à l’université d’Oxford quand un grésillement me détourne de ce moment d’évasion. Ce fut la voix bouleversé et émotive de Joy, une rouquine tout à fait charmante que j’ai connue par le biais de ce brave Logan, qui demande un entretien tardif. Bonté divine je m’empresse d’aller lui ouvrir en robe de chambre et pyjama. Malgré cette pacotille qu’est la fin du monde, un gentilhomme se doit de garder une certaine sophistication. Je dois prouver à ces Yankees qu’un fidèle serviteur de Sa Majesté doit rester digne, débordant de flegme et de stoïque en toute circonstance.

Je ne suis pas un devin, mais en dépit du manque de signes de blessures ou de maladie chez la jeune femme, je me risquerais sur un chagrin de type sentimental. Je ne suis pas né de la dernière pluie, je n’aime aucunement m’avouer vieillissant, mais j’ai déjà connu ces déboires amoureux. Lui tendant le bras galamment comme mon éducation britannique l’exige, je la raccompagne à la chambre de libre. Je lui explique les airs de la maison. Ma chambre est juste là et la voisine de la vôtre est en possession de ma charmante nièce Heaven. Robert assure la sécurité avec un zèle qui laisserait admiratif un beefeater de la Tour de Londres. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à venir me voir ma chère Joy. Essayer de dormir un peu d’accord? Mon ton est chantant, relaxant, apaisant et remplis d’une assurance qui m’est propre. Je referme doucement la porte de sa chambre et je vais rejoindre les bras de Morphée avec une certaine hésitation si j’ose dire. Mais je dois récupérer des forces pour aider mon prochain.

24 mars 2016

Le lendemain j’accueille la jeune femme avec un sourire de bienvenue des plus sincères. Joy me semble déphasée, hors du temps alors qu’elle m’explique les grandes lignes de sa rupture. Je lui prends la main pour lui apporte réconfort et sollicitude. Mais aucune geste déplacer car je suis un véritable gentleman, un dinosaure de civisme et de bonnes manières dans une mer d’individualiste et d’impolitesse. Et je parle de bien avant la pandémie. Le thé sembla la détendre et je lui fais don d'une tisane pour la calmer et l’aider à dormir un peu. Elle m’avoue de penser de rester quelques jours, d’éviter de me déranger. Je lui prodigue un sourire rassurant et surtout sympathique. Vous ne me dérangez pour le rien du monde ma chère. Considérez ce refuge comme le vôtre. J’insiste. Voici un parfait exemple de l'hospitalité Anglaise.


02 avril 2016

À chaque jour ma chère invitée partait sur les routes pour se libérer l’esprit, se chercher un raison d’exister comme nous tous. Heureusement que dans mon cas j’ai la médecine et surtout mon éducation dans différentes sphère pour m’aider. La jeune rouquine nous aide bien entendu, mais je me dois de la sortir de son mutisme et qu’elle s’ouvre de nouveau à la vie. Donc quand elle me présente une arme ancestrale, un katana qui me semble authentique, et me déclare de but en blanc qu’elle désire apprendre son maniement je ne peux que lui faire don d’un sourire des plus épanouie et confiant. J’en serais honoré de vous démontrer les bases de l’escrime et du bushido. Art que j’ai appris conjointement lors de mes séminaires de médecine au travers du monde. Si je peux pousser l’audace, il n’y a pas que les mets de ce pays qui sont un régal. Mais je suis hors sujet. Je lui tends le bras, une sorte de petit jeu que nous avons développé lors de nos déplacements, et je l’escorte vers mon étude. Depuis son arrivé ma chère Joy n’a pas franchi le seuil de cette pièce malgré qu’elle lui avait été ouverte naturellement. Mes deux immenses étagères qui ploies sous les bouquins, trésors que j’ai rescapé de la bibliothèque lors de mon déménagement, est une des pincipale attraction de la pièce. Les toiles de maîtres ornent les murs et mon mobilier confortable invitent à la relaxation. Je lui fais signe de s’assoir et je me place devant les recueils. Je porte une main à ma barbe taillé avec soin et l’autre est plaqué dans mon dos tenant ma fidèle canne de marche. Mon œil valide déchiffre les tranches des bouquins et je marmonne les titres.

Après quelques instants je tends ma main avec une certaine vivacité qui a surpris plusieurs de mes adversaires. Malgré mon apparence certes âgée, je sais être vert dans plusieurs domaines. Mais inutiles de s’étendre sur ce sujet qui peut devenir glissant. Moi et mon humour pince-sans-rire si légendaire. J’apporte alors le livre pour le déposer sur la table d’appoint tout près de ma chère Joy. Voilà un recueil des techniques sur le bushido et la philosophie de vie qui s’y rattache. Dîtes-moi êtes-vous studieuse ou bien plus porter sur la pratique ma chère? Car nous pourrions étudier cet art ancien par deux façons possibles. Par l’écriture et la pratique. Ma théière est à sa place, prête pour ma pause de 17 heures. J’ai des habitudes que même la fin du monde ne pourra me déloger. Je sers une tasse à mon invitée et ensuite pour moi. L'enseignement du kenjutsu, ou l’art du sabre, se pratique par les katas. Vous savez que le but de l'enseignement du kenjutsu est certes une efficacité certaine, mais tout aussi certainement une transmission sans faille. Je bois une petite gorgée de thé et je claque ma langue à mon palais de satisfaction. La première partie est d’étudier et de répéter des séries prédéterminées de mouvements. Cette partie est très importante car elle apporte les fondamentales techniques indispensables au bon maniement du sabre ou toute arme d’escrime en général. Un peu comme un danse si je peux comparer. Je lui fais un petit sourire complice et je lisse ma barbe taillé avec un soin particulier. La seconde méthode consiste à pratiquer des assauts libres. Ils peuvent toutefois se révéler dangereux s’ils ne sont pas réalisés avec prudence et en portant les protections adaptées. Donc au début nous allons utiliser des bokken ou encore des sabre en bois. Je pourrais vous aider car c’est dans la même veine que l’escrime en générale. Robert va nous fabriquer les bokken pour la longueur et surtout le poids de votre lame. Je bois une nouvelle gorgée de thé et je la regarde de mon œil valide. Alors ça vous dis de suivre les enseignements d’un vieux Anglais?

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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
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@ We have ashes, fire and hope
Lun 31 Juil - 0:14

Elle voulait réellement apprendre à manier ce machin. C’était con, mais c’était un objectif qui lui était apparu comme nécessaire. Surement parce que ça allait de pair avec son Tantō, peut-être parce qu’elle l’avait trouvé dans les ruines de sa vie, peut-être parce que c’était tombé au pire moment et au meilleur aussi. Elle avait besoin de se raccrocher à la vie, à l’espoir et elle le faisait maintenant. C’était surement trop se raccrocher à quelque chose, il y avait surement quelque chose de malsain dans tout cela, mais elle s’en fichait, elle en avait besoin, c’était viscérale. Elle avait besoin de quelques choses à faire la nuit quand le sommeil ne venait pas la trouver.

Elle voulait apprendre et elle n’essuya pas un refus, loin de là. Alair était heureux qu’elle vienne lui demander et il voulait bien lui enseigner. Déjà, elle assimilait les nouveaux mots utiles à l’apprentissage comme Bushido, kenjutsu, katas. Elle l’avait suivi, son bras au sien. Elle se souvenait que c’était bizarre au début, mais maintenant, elle y était habituée. Elle l’observait fouiller dans ses livres, sage comme une gamine qui veut très fort son cadeau.

-Hm, je pense que je suis les deux. J’aime que ça bouge, mais j’arrive à étudier seule sans problème. Du coup… on peut faire les deux ? On pratique ensemble et je serai l’étudiante parfaite en parallèle, promit !

Alors, elle l’écouta, prenant une première gorgée de thé. Elle était du genre café, elle l’avait toujours été, mais elle n’avait jamais dit non à un thé. Juste qu’elle était du genre thé en vrac, fruité, tout ça. Pas la même chose du coup, mais elle profitait du moment avec bon cœur. Elle avait souri de nouveau à la suite de ses explications :

-La danse, je mis connais, cette partie risque d’être facile, les assauts libres… j’ai un doute, mais je ferai de mon mieux.

Parce qu’apprendre une chorégraphie à la perfection, c’était l’histoire de sa vie. Elle n’avait fait que ça toute sa vie, alors, ça avait quelque chose de rassurant. Elle n’en doutait même pas. Sauf que les assauts libres, c’était de les faire contre quelqu’un et là, c’était vachement différent. Des bokkens, c’était marrant comme nom, encore plus de se dire qu’elle commencerait avec une épée en bois. Elle se sentait toute petite là, maintenant, mais c’était la chose à faire, elle le savait. Il fallait commencer par le début, il n’était pas question d’âge, de maturité, juste une question de logique. Elle n’allait pas se couper une main par pure narcissisme. Surtout qu’elle n’avait pas tant d’égo que sa la rouquine au final.

-Oh oui ! J’aimerais beaucoup. J’ai tellement besoin de me vider la tête… je peux m’entrainer aussi longtemps que vous le voudrez.

Parce qu’elle cherchait désespérément à retrouver un équilibre dans sa vie. Alors oui, finalement, les katas, le kenjutsu et le bushido allait être des mots qu’elle se répéterait sans cesse, elle lirait les livres autant de fois qu’il le faudrait et danserait sur la musique de sa lame encore et encore, jusqu’à devenir quelqu’un d’autre, jusqu’à oublier sa peine, oublier Logan, oublier sa vie d’avant. Elle le devait, pour être heureuse un jour.



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Old british glory
Alair Wakeman
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Old british glory
Jeu 3 Aoû - 15:01


Tès chère Joy


Before all I heard was silence
Bonté divine que ça me fait chaud au cœur de voir autant d’enthousiasme de la part de ma jeune invitée. Je bois la dernière gorgée de mon thé et je dépose ma tasse sur la soucoupe. Je dégage une sublime mélange de flegme, de stoïque et de sophistication qui me désigne d’emblée comme un fidèle serviteur de Sa Majesté. Je soulève un peu mon sourcil broussailleux et je fais don d’un sourire charmant et même gratifiant à ma chère Joy. Je vais de ce pas me renseigner à ce cher Robert si c’est possible qu’il confectionne deux bokkens similaires en tous points avec votre lame. Comme cela vous pourrez déjà vous familiarisez avec le poids et les dimensions pour les katas. Puis-je vous demander la faveur de me prêter votre katana? Je me cale alors bien au fond de mon fauteuil horriblement confortable et je prends une petite pause pour réfléchir. Après votre entrainement, seulement si le cœur vous en dit et je ne tiens absolument pas à vous obliger ma chère, j’aimerais bien que vous m’accorder une danse de votre choix. J’ai cru comprendre que vous savez faire les pas des grands classiques et voilà bien des années que je n’ai pas fait de valse ou bien une autre danse sociale. Mon œil d’acier bleuté se perd un instant dans les souvenirs de tous les bals et réceptions que j’ai pu assister. J’avais le diable au corps sur le plancher de danse et selon plusieurs de mes conquêtes il n’y avait pas que la valse que j’étais bon. Le tango horizontale était une seconde nature pour moi et ma foi j’étais d’un naturel souple pour les contorsions de certains mouvements les plus lubriques. Je me relève alors dignement et je salut courtoisement ma chère invitée. Je vais vous laisser pour vous permettre de lire les grandes bases du bushido. Le repas sera servi à dix-neuf heure précise. À plus tard ma chère Joy.

Je pars de ma démarche droite et noble, ma canne tapa le rythme avec son bout ferré sur le paquet de mon refuge. Comme à son habitude mon second beefeater attitré est dans son établi au sous-sol en train de travailler sur un de ses nombreux projets. Je crois que c’est l’alambic pour produire un alcool. Une mixture qui devrait désinfecter mes outils chirurgicaux aussi que les plaies à l’âme de plusieurs. L’homme est une véritable soie pour moi, me défendant et m’aidant à collecter les denrées pour faire rouler la clinique. En contrepartie il m’a demandé des cours de maintien et surtout de sociabilité. Si je ne serais pas un vieux renard dans les relations amoureuses, je ne crois pas que j’aurais été en mesure de déceler la lueur d’affection sincère qui illumine le regard du géant quand il voit ma nièce Heaven. Comme de raison il accepte avec entrain ma demande et je lui spécifie que le sabre appartient à notre invitée de la seconde chambre d’ami. Il rougit et mon gargantua ami m’assure qu’il ira le déposer à la porte de la chambre. J’essaie de nouveau de l’inviter à partager le repas du soir, mais il décline rapidement en baissant le regard. Je soupire de découragement et je me prépare pour le repas qui se passe pour mon plus grand plaisir sur la philosophie du bushido et des mouvements. Je souhaite alors une bonne nuit aux deux jeunes femmes et je vais me mettre au lit. Disons que demain ce sera plus physique qu’à mon habitude et c’est pour me plaire.

Le lendemain matin je suis réveillé par le pas aucunement discret du géant qui réside au sous-sol. J’ouvre la porte de ma chambre et je vois les deux sabres de bois. Ce cher Robert est un artiste avec ses mains et je trouve réconfortant qu’il peut être aussi soigné alors que ce colosse peut déployer autant de puissance. Devant le battant de ma futur apprentie je vois le sabre japonais posé au sol et à côté quelques fleurs en plastiques. Je ne peux m’empêcher de sourire en voyant que mon beefeater à laisser un bouquet similaire devant la chambre d’Heaven. Je descends alors au coin cuisine et je prépare le café en plus du thé. Je sais d’expérience que les yankees préfèrent ce breuvage à la classe et au bon goût du thé. Quand je vois cette chère Joy arrivée, je la salut avec les honneurs. Bon matin ma chère. J’ose espérer que vous avez profité un peu de repos? Votre étude est bien entamée? Je lui fais don d’un sourire calme et apaisant. Mon ton de voix est certes sophistiquer et musicale, mais dans un registre hypnotique. Nous allons commencer si vous le vouler bien par la posture. D’un geste respectueux je lui donne son bokkan et je me place à ses côtés.


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Joy Cameron
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Lun 4 Sep - 4:17

Elle avait tellement envie d’apprendre, de savoir, elle avait besoin de remplir le vide de sa vie et Alair lui servait cette chance sur un plateau d’argent, avec un thé et un biscuit. C’était tellement parfait. Alair comptait demander à Robert pour les bokkens et elle espérait qu’il dise oui. Elle voulait commencer maintenant, dans la seconde, mais savait que c’était impossible. Il voulait qu’elle lui prête le katana et elle hocha la tête, s’en défaisant pour un bref instant. Bon, pas si bref que ça, mais elle finirait bien par le récupérer, elle avait confiance.

Il continuait sur sa lancée, demandant si après l’entrainement, il pourrait lui demander une danse. Elle ne s’attendait pas à ça, loin de là. Alors, elle avait rougit, vu son teint, ce n’était pas étonnant non plus, avant de lui offrir un magnifique sourire :

-Avec plaisir ! J’aime toutes les sortes de danse. Je dérouillerai ma danse sociale juste pour toi !

Parce que ça faisait des années qu’elle n’avait pas eu de partenaire de danse, pas de ce genre en tout cas. Elle avait eu un partenaire de contemporain parfois et c’était toujours des chorégraphies magnifiques à la fin, mais pas réellement de danse sociale. Ça irait, il fallait se laisser porter par l’homme au final. C’était ça les vieilles mentalités au fond. C’est ensuite qu’il quitta la pièce, la laissant en tête à tête avec de la littérature. Rien de bien nouveau pour elle, lui lançant simplement un :

-Je serai là et merci encore !

Et elle se plongea dans son livre, tournant les premières pages pour en lire les mots. Elle avait lu un moment, jusqu’au repas en fait, passant dans sa chambre pour y déposer son butin. Elle alla ensuite mangé, heureuse. Elle parla plus ou moins que de sa nouvelle passion, ils devraient s’y habitués, parce que ce serait surement le cas pour un moment. La nuit arriva rapidement, mais elle fut trop occupée à lire une bonne partie de la nuit. Jusqu’à ce que ses yeux n’en puissent plus et que la faible lumière de la chandelle n’éclaire plus assez pour arriver à quelque chose. C’est juste à ce moment qu’elle se permit un peu de repos et pour une fois, il arriva rapidement. Ça faisait longtemps…

**

Elle ne sut pas trop quand elle c’était endormi, ni même réveillée, mais tout donnait l’impression que cette journée allait être géniale. Elle se leva donc de bonne humeur, souriante et se perdit dans la contemplation de sa fenêtre avec une petite pensée pour Logan et Octavia, pensée qu’elle tenta de chasser à regret, parce qu’elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant. Lorsqu’elle ouvrit la porte, son katana s’y trouvait et elle le ramassa avec joie, le glissant dans son dos pour le transporter. Elle fut tout aussi heureuse d’y trouver des fleurs et les rentra dans sa chambre. C’est juste après qu’elle sauta dans le restant de ses vêtements pour partir à l’aventure.

-Dormir c’est pour les faibles ! Oui, bon, j’ai dormi un peu, mais j’ai lu beaucoup. C’est super intéressant. On commence par n’importe quoi !

Elle voulait juste apprendre et puis voilà ! Alors, elle prit le bout de bois parfaitement taillé et elle s’y habitua. Il finirait par devenir son meilleur ami avec le temps, elle le savait bien.

-J’ai lu un truc, sur la posture, c’est…. Comme ça non ?

Et elle tenta de se positionner. Oh, elle aurait des efforts à fournir, des explications à gagnr, mais elle était extrêmement douée quand venait le temps d’étudier. Elle y arriverait vite et bien, elle tenterait du moins.


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Alair Wakeman
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Mer 13 Sep - 3:01


Tès chère Joy


Before all I heard was silence

Je me redresse l’air noble et débordant du flegme britannique à son meilleur. Derrière ma barbe taillé avec soin, je fais don d’un sourire indulgent et enthousiasme de voir la jeune femme s’installer dans une position approximative de base du premier kata. Mon œil d’acier bleuté examine la silhouette, fort sublime et émoustillante pour certain soit-dit en passant, et note quelques petites imperfections dans la posture. Donc nous laissons faire le café pour nous rendre directement dans le point de vue physique de la phase d’entrainement? Je soulève mon sourcil broussailleux interrogateur tout en me plaçant près de la charmante jeune demoiselle. Puis-je m’approcher de vous un instant milady? Toujours demander la permission de s’approcher d’une dame est un des préceptes de la galanterie et surtout du civisme anglais à son meilleur. Pouvez-vous, si vous avez la bonté naturellement, de vous soustraire de votre lame dans votre dos ma chère Joy? Je vois aisément dans son regard l’interrogation somme toute légitime d’une pareille demande. Je ne peux qu’emprunter les mots d’un des personnages les plus célèbres de la littérature Britannique. Élémentaire ma chère Joy. Vous portez à cet instant le double du poids de votre lame, dont un poids additionnel dans votre dos. Mais à l’instant que vous allez mettre au clair votre lame, ce poids sera transférer. Je lui fais un sourire apaisant et surtout remplit de sollicitude. Je dépose ma canne-épée sur mon bureau de travail et d’un geste de la tête j’invite la rouquine à suivre mon exemple. Tiens une pensée effleure mon esprit si éveillé pour un homme de mon âge. Je me demande si cette dame n’a pas du sang irlandais dans ses veines. Car pour ma part j’adore les femmes combatives et plus qu’une fois, dans ma jeunesse libertine, une beauté rouquine m’a fait suivre la courbe de son arc-en-ciel pour découvrir son trésor. J’ai parcouru des lèvres monts et vallée de bien des femmes, mais le tempérament bouillant des dames des landes Irlandaises mont toujours fasciné. Mais à cet instant je songe à une certaine Texane qui a disparu après des discussions enivrantes et grandioses. Elle avait le don de me faire sourire et d’espérer d’être plus jeune de vingt ans pour la courtiser. Mais le temps poursuit sa route et je ne pourrais qu’être au plus un vieil homme excentrique et charmant pour son doux regard.

Mon égarement n’a été qu’un battement de cœur et je m’installe alors près d’elle. Je me place en positon et à ma grande honte un os ou deux protestent de manière vigoureuse et surtout sonore. Mais mon masque de concentration martiale et surtout de stoïque ne craque pas lui au moins. Vous devez descendre un peu plus votre centre de gravité ma chère. La stabilité est votre allié dans le maniement de cette arme ancestrale. Je hoche la tête. Bon maintenant vous devez tenir la poignée avec vos deux mains l’une par-dessus l’autre. De nouveau il faut tenir le ballant et l’équilibre. Je lui fais don d’une petite démonstration et mes talents de bretteur ont toujours ce petit effet d’émerveillement. Je ressemble en fait à un danseur de ballet jumelant grâce et mortel précision. Ma musique est le sifflement de l’air qui caresse le bois de mon bokken. Je me redresse et la salut avec mon arme lever comme j’ai coutume de le faire avec ma rapière. Je m’excuse je n’ai guère pratiqué le bushido. Que quelques années avec un vieil ami dans la banlieue de Londres. Je suis plus dans la discipline de l’escrime voyez-vous. Je soulève un sourcil broussailleux débordant de classe et de sophistication comme l’exige mon héritage. Mais les deux arts se rapprochent par la légèreté du mouvement, de l’harmonie et la grâce du corps, de la précision et surtout de la discipline de l’exécution. Car n’oubliez pas ma chère que le mouvement doit être répéter juste à l’assimilation et qu’au moment fatidique ce soit un réflexe qui va vous sauver la vie. Je m’installe auprès d’elle et je lui fais un sourire ou se mélange confiance et surtout béatitude. Nous allons débuter et quand vous serez à l’aise, nous allons augmenter la vitesse. Durant l’entrainement je suis encourageant et surtout je la position dès qu’elle se trompe. Comme cela elle va atteindre un degré de maîtrise du premier kata et surtout gager en confiance en elle et ses moyens de se défendre. Surtout de progresser sur le chemin de la vie ou toutes sortes de créatures, humains ou putrides, rêvent de gouter à pareil merveille.
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