Out of rhythm, out of time ft. Bobby



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Joy Cameron
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Lun 17 Juil - 4:30

06 avril 2016
Le silence, le calme, s’habituer de nouveau à être seule avec elle-même. Ne se noyer dans rien, aucunes émotions négatives, pas de larme, pas de culpabilité, juste le vide total de ses pensées. Elle pouvait y arriver, elle pouvait le faire. Elle portait un legging noir, moulant, un haut trop grand, glissant sur ses épaules, d’un blanc diaphane, presque transparent, elle portait un mince débardeur noir en dessous, rien d’indécent. Elle avait les cheveux relâchés, comme son âme en ce moment. Elle cherchait à anéantir toutes les entraves du monde, elle avait besoin de se libérer, de respirer de nouveau.

Elle s’étira de tout son long, s’accroupissant, comme si elle voulait méditer, à la différence près qu’elle était accroupit, se retenant sur son pied droit, ses orteils comme seul rempart entre elle et la terre. Elle adorait cette position, elle avait l’impression de voler et elle se permit de respirer longuement, oubliant le manque de Logan, la tristesse de l’avoir perdu. Elle respira une seconde fois, plus profondément, caressant la brisure dans son cœur, son corps, son âme. Elle avait l’impression d’avoir l’âme à vif, d’avoir tout perdu, mais une troisième respiration l’amena plus loin encore, la colère, elle devait la chasser pour se sentir libre, pour ressentir cette nouvelle vie. Elle devait laisser aller. Elle n’avait pas été faite pour cet homme, tout simplement. Ils c’étaient trompés. Elle n’allait plus s’écraser, elle n’allait plus laisser le bonheur d’une autre noyer le sien. Elle allait retrouver sa joie de vivre et redeviendrait cette joie inébranlable qu’elle avait toujours été. Elle n’avait plus à se cacher de rien, jamais. Elle était une personne merveilleuse, une bonne personne et même si elle avait fait des erreurs, elle pouvait se permettre de se pardonner. Elle le pouvait, elle le ferait. Respirer, c’était tout ce qu’elle avait à faire, respirer et exister.

Elle ouvrit finalement les yeux, offrant un sourire doux à l’homme qui l’observait. Elle ne s’attendait pas à la paix totale, elle ne c’était pas installée dans sa chambre par manque de lumière. Elle c’était plus posée au premier, devant des fenêtres à savourer doucement la caresse du soleil contre sa peau. L’homme était grand, trop grand. Elle l’avait déjà vu, il était tellement… grand, costaud, mais pas comme Logan. Il était plus… inquiétant, fallait bien l’avouer. Elle n’allait pas non plus poser un jugement, s’il était ici avec le bon docteur, c’est qu’il faisait partie des gentils. Alors oui, elle lui offrit un sourire, comme elle l’aurait fait avant. Demandant paisiblement :

-Ça va?

Rien de plus. Préservant son équilibre sur un pied, calme et pensive. Elle n’avait pas fait ça depuis tellement longtemps, elle aurait dû, ça lui avait manqué. Maintenant, elle savourait chaque moment de liberté qui s’offrait à elle. Oh, elle ne faisait rien de génial pour le bien commun, mais elle se faisait du bien à elle, c’était l’important pour le moment.

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Mer 19 Juil - 2:11

Le colosse rasait les murs, essayant comme à son habitude d’éviter les gens. Il pouvait sentir leur mépris et leur peur transpercer son âme. Depuis qu’il était arrivé au manoir, le golem de chair avait effrayé plus qu’un par la laideur de son apparence et les muscles difformes. Il avait même entendu parler Johnny un des patients du vieux médecin. Le militaire à la langue bien pendue disait qu’on devrait jeter le mastodonte à l’extérieur de l’enceinte de l’antenne médicale. Le soldat avançait que si la montagne de muscles pétait un câble, il pourrait faire bien des dommages et causer des terribles blessures avant d’être maitrisé. Bien entendu les qualificatifs de monstre, d’erreur de la nature et de simplet fut abondamment utilisé par le trio de survivants. Depuis ce jour, le monstre de foire essaya d’esquiver les gens. De préserver les humains de cette aura monstrueuse que le mineur semble porter partout. Plus personne ne venait lui parler à part le médecin et l’ange à la chevelure doré. Et même là c’était plus souvent des demandes que l’ancien ouvrier de constructions aille accomplir quelques tâches manuelles dans le refuge. Mais au moins les deux anglais semblaient accepter la présence de la lie de l’humanité. Plusieurs fois par semaine, la chose immonde rendait visite à l’ange de la miséricorde, Bernadette, pour lui parler et l’aider.

Il venait de fortifier une partie de la cour arrière, là où la porte de service permettait de sortir en catimini. Le colosse avait usé de sa force exceptionnelle pour pousser un véhicule pour former une sorte d’entonnoir, un zone sur pour ciculer. Robert adorait travailler, comme cela il ne pensait plus à rien. Le golem de chair ne songeait plus à ses anges trépassés, aux gens du Laboratoire qui avaient été soulagé de le voir partir, à Bruce et les Punishers qui l’avait torturé pour leur amusement ni à Billie qui avait disparu un peu avant son départ morbide, mordu par une goule. Misérablement, il importait au colosse de rejoindre son antre dans les sous-sols du manoir. Il préférait laisser l’espace du haut et le soleil à ceux qui le méritaient. La tête basse, les mains enfouis dans les poches de son pantalon, l’immense homme difforme marchait d’un pas lent. Un plan s’était formé il y a quelque temps dans sa tête. Un plan certes insensé, mais qui allait le délivrer des regards accusateurs des membres de ce petit groupe qu’il était exclu. Il repensait sans cesse à la forêt, aux animaux et à la solitude. Robert n’était venu que dans cet enfer rempli de gens qui se foutaient de sa gueule et le jugeait sans le connaître que pour aider Alair et Heaven. Maintenant il se sentait de trop. Sûrement dans un jour ou deux, le colosse allait faire son sac à dos et s’éloigner pour toujours de la folie humaine. Personne ne va réellement s’en apercevoir de son absence. Juste au moment qu’ils vont avoir besoin d’un être stupide et sacrifiable pour faire le sale boulot. Un mince sourire illumina brièvement le faciès grossier du mineur. Ce n’était pas la joie ou bien le bonheur qui poussait les muscles de son visage à faire cette courbe, mais la résignation et l’apitoiement que procurait son état. Il voyait bien que les gens étaient souriants et en pavoisons en voyant Johnny et les modèles de perfection physiques passés près d’eux. Lui n’avait droit qu’au regard fuyant et le dégoût. Une pointe de jalousie fut soufflée de son âme par la nature bonne de la chose. Il était ce qu’il était et envier les gens ne lui apporterait rien sauf de la haine.

L’écho de pas fit relever la tête à la parodie humaine et celui-ci regarda avec angoisse autour de lui. Une porte entrebâillée tout près l’appelait, promettant au géant torturé un abri et une cachette contre les regards mauvais. S’engouffrant avec une célérité poussée par son angoisse, l’homme se retrouva dans la noirceur bienfaitrice. Soufflant un peu, il entendu les pas passer devant la porte de son refuge et continuer. La bête de foire allait partir dans la pénombre qu’il connaissait si bien quand un mouvement attira son attention.

Laissant sa curiosité l’emporter, Robert essaya de voir ce qui se passait dans la minuscule chambre. Les bras massifs de l’homme difforme faillirent tomber. Dans la douce caresse des rayons solaire se profilait un être à la beauté absolue. Une apparence divine comme les artistes des temps passés aurait tué père et mère pour avoir la chance de porter le regard sur cette muse inspirante. La plupart des hommes auraient savouré les sublimes courbes de la jeune femme comme des requins regardant une pièce de choix. Ils auraient ricané entre eux de manière grivoise en pointant les lèvres pleines et douces, les traits angéliques finement ciselés dans le marbre de ce visage époustouflant. La chevelure ressemblait à un sublime incendie ardent qui captait la lumière environnante. La créature de cauchemar ne pouvait que décrire les yeux de l’apparition comme deux onyx d’une telle luminosité qu’ils pouvaient ensorceler n’importe quelle âme. Mais avant que le géant ait pu faire un mouvement de recul d’une telle lâcheté, ce fut son empathie des plus aiguisés qui résonna dans son crâne déformé. Robert ressentait une sorte d’aura émané de l’être céleste, une vague de gentillesse et de bonté qu’il n’avait connue qu’avec quelques personnes dans sa vie. La radiance de son sourire réchauffa le cœur démoli du géant suturé de cicatrices.Mais ce fut alors la question chanté de la belle qui fit sortir de son air hébété le colosse balafré.

Aussitôt il essaya de se trouver un coin ombreux, une pénombre pour cacher la laideur de son apparence qui pouvait même dégoûter les goules.

Robert- Désolé de déranger… Euh… Je m’en vais… Euh… Vous voulez le docteur? Ça fait pas mal comment vous êtes placé?


Dans l’esprit lent et pathétique de la chose, être en forme de pretsel devait être douloureux et méritait une attention médicale des plus urgentes. Il ressemblait à cet instant à un garçonnet pris sur le fait alors qu’il n’aurait pas dû être là…

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Lun 31 Juil - 0:11

Elle l’observait, parlant doucement. Elle était calme, paisible et sa position de yoga lui faisait un bien fou. Elle n’avait pas envie de perdre sa flexibilité d’autrefois. Elle comptait préserver les avantages que la vie lui avait offerts. Elle offrit un sourire à l’homme, elle se rappelait son géant à elle et il semblait soudainement beaucoup plus petit qu’elle n’aurait pu le croire. Parce ce que devant elle se tenait un véritable géant, une pièce d’homme massive et travailler sans délicatesse. Il était ici depuis plus longtemps qu’elle et pourtant, elle le voyait rarement, encore là, il semblait avoir plus peur d’elle, qu’elle de lui. Elle ne put s’empêcher de rire quand il proposa d’aller chercher le docteur. Sérieusement ? Il ne pouvait pas être sérieux, mais il semblait terriblement sincère. Alors, elle continuait de lui sourire.

-Non, ça ne fait pas mal, c’est même très bon pour se détendre et méditer. Tu veux essayer ?

Et oui, elle avait osé et elle souriait à pleine dent. Elle était le Diable cachée sous des atours plus qu’avantageux. Elle changea lentement de position, prenant la position du lotus pour simplement attendre de voir s’il acceptait ou pas. Elle tapota pourtant la place près d’elle avec un peu plus d’insistance. Ce n’était peut-être pas des plus gentils, mais elle adorait partager cet art avec les gens et qui sait, il aurait surement du plaisir aussi à le faire.

-Promit, ça semble plus difficile que ce l’est vraiment. Faut juste un peu de pratique et de la volonté. Promit que se sera marrant !

Et encore là, un magnifique sourire, des brillants dans les yeux, la lumière, une nouvelle connaissance, tout était là pour qu’elle puisse réellement dire qu’elle aurait une belle journée. Le pire, c’était qu’elle en était un peu triste. Parce qu’avoir une belle journée maintenant, c’était réaliser qu’elle n’en aurait pas eu à rester à Fort Hope. Elle ne savait jamais quoi en penser. Elle finirait par faire son deuil, accepter cet état de fait, mais pour le moment, elle n’avait qu’à apprécier un petit moment de calme et de bonheur. Elle n’aurait qu’à s’en soucier cette nuit, quand le sommeil ne viendrait pas.

Elle gardait son regard sur cet homme qui lui semblait familier, tellement. C’était loin, mais il la ramenait derrière, un peu trop. Elle revoyait la mort de Zack, sa morsure, l’homme prêt à se sacrifier pour eux, à ne pas sacrifier Zack, pas comme l’autre crétin de Jordan. Plus elle se rappelait se moment et plus elle avait confiance. L’invité à faire un peu de yoga n’avait donc rien de bien méchant, juste un moment de pure folie, de rire et de plaisir. Elle avait besoin de ça en ce moment, alors, elle espérait qu’il accepte.


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Mer 2 Aoû - 1:35

Le mastodonte n’esquiva pas un geste, ne tenta même pas de faire une respiration durant l’agonie de la terrible attente. Le géant déformé savait pertinemment ce qui allait se produire dans les prochaines secondes. La jeune dame assise à même le sol de la chambre allait changer d’attitude. Son visage autrefois serein et magnifique, portera les stigmates de la terreur en détaillant l’apparence horrible de la bête de cirque. Le regard doux et angélique de la rousse deviendrait tout à tout rempli d’une dose de dégoût. Après avoir réussi à dire une première phrase des plus boiteuses, le regard bleuté de Bobby plongea vers le sol. L'homme était honteux de la parodie d'humanité qu’il était. Avant que les mots suivants puisent franchir le barrage de ses dents mal alignées, un bruit se fit entendre. Le craquement du plancher signala au colosse désillusionné que l’ange tombé du paradis venait certainement soit de se relever pour s’enfuir ou bien essayer de se fondre dans le mur pour échapper à la monstruosité qu’était le golem de chair. Bientôt le bruit sec et sans équivoque de la porte qui se referme brutalement fendra l'air. Son qui va sonner le glas du début de la relation plus qu’incertaine. Le sifflement sera semblable à celui de la hache du bourreau qui se ficherait dans la bûche après avoir accompli son sanglant office. Un supplice pour le phénomène de foire. Quelques mots jailliraient de peine et de misère d’une gorge serrée par ce déluge d’émotions alimenté par ces visions néfastes. Pathétique défense contre l'inévitable conséquence de la laideur de l'homme. Mais une voix sublime s’éleva alors, permettant au calvaire de celui qui se croyait un homme de se terminer. Le regard du mastodonte regarda alors la forme de la divine apparition. Inquisiteur et docile à la fois, l'homme osa à peine bouger. Un souffle poussé avec lenteur de la part de la magnifique dame fit naître un petit sourire sur le faciès monstrueux du géant déformé. La créature fut submergée par le doute. L’ange déploya une agilité céleste et presque surnaturelle dans la bataille qu’elle livrait pour se défier la gravité, fit un geste invitant vers la cachette grossière du monstre de foire. Cet acte insensé tenter par l’être dont l’aura chatoyant semblant pulser que de bonté et de gentillesse. En réponse de ce mouvement, la crainte fit faire un pas vers l’arrière à l'être monstrueux pour s’enfoncer dans l’obscurité bienfaitrice.

Ange- Non, ça ne fait pas mal, c’est même très bon pour se détendre et méditer. Tu veux essayer ?

Alors, un souvenir vint percuter l’esprit si lent du Goliath des temps modernes. Le visage radieux de sa nièce quand le mastodonte pliait à sa demande et entamait un chant juste pour ses oreilles. Des efforts que l’ange déchu, car il était d’une beauté sublime à l’intérieur d’un corps repoussant, pour intégrer un monde où nul à part ses anges désiraient le voir. Les doux encouragements de la part de son ange qui martelait que la voix du monstre de foire devait être connue de tous. Que c’était merveilleux d’entendre une voix si belle! Et aussitôt le mineur réfutait ces faits. Il disait qu’un être si laid et si inférieur à la société n’aurait pas un don si rare et précieux à la fois. Les yeux figés dans cette scène d’un passé si proche et si éloigné à la fois, l’imposant homme du Kentucky ne remarqua pas le geste de la dame. L’invitation se fit plus insistante, presque suppliante mais débordante de douceur. Une petite de toux arracha brutalement l’être déformé du visage paisible de son ange pour le ramener dans le présent si monstrueux et chaotique. Une douce voix dont le ton permit au colosse de déceler une tendresse si pure. Un sentiment juste alors interdit pour la lie de l’humanité par la majorité des gens.

Ange- Promit, ça semble plus difficile que ce l’est vraiment. Faut juste un peu de pratique et de la volonté. Promit que se sera marrant !

Avant que la pauvre créature cauchemardesque n’ait pu esquiver une réponse potable dans son esprit lent à souhait, la jeune femme lui fit don d’un sourire merveilleux et dégageant autant de chaleur qu’un soleil d’été. Le géant fut accroché totalement aux lèvres pleines de l’ange assis maintenant d’une manière bizarre selon son esprit lent et pathétique. . De la sollicitude et de la bonté avaient remplacé l’amalgame de sentiments négatifs qui torturaient le cœur du géant. Ce cœur immense qui fut mis en charpie plus qu’une fois dans la vie du mineur à la silhouette atypique. Il ne pouvait pas croire que la dame à l’aura si pure voulait rester dans la même pièce que lui, de supporter son ignoble présence. Elle esquiva un nouveau sourire merveilleux, ce genre de geste qui pouvait ensoleiller une journée pluvieuse et morne à souhait. Mais le doute se dévoila quelque peu sur le visage de l’ange et l’esquisse de sourire du géant disparu à la seconde. À ce moment le regard bleuté du monstre de foire devint nostalgique et un mince sourire embellit quelque peu le faciès monstrueux camouflé dans l’ombre. Tel un animal au caractère doux, mais qui a été battu par son ancien propriétaire, Bobby fit un pas hésitant vers la source lumineuse que représentait la rouquine. Un peu comme un papillon de nuit aux allures grotesques qui s’avance avec crainte vers la beauté absolue de la flamme d’une bougie solitaire, hypnotisé par sa fin prochaine. Un autre pas gauche et hésitant du mineur l’emmena alors près de la démarcation de la clarté des flammes dansantes du foyer et l’obscurité de sa pitoyable cachette. Prenant un instant pour permettre à son esprit lent de bien décortiquer le flot de paroles de la bonté réincarné, Bobby avala sa salive. Son ton lent et trainant, aux mots à peine mâcher franchit alors les lèvres exsangues de la chose. Le regard qui scintillait au tréfonds du visage aux traits durs du massif homme n’était que pluie d’étoiles qu’on pouvait nommer sympathie, bonté, gentillesse et tendresse.

Robert- Je m’appelle Robert ou bien Bobby ou le monstre… Euh… Je n’aime pas trop ça et je crois pas que j’en suis un… Euh… Mais les gens plus intelligents que moi le pense alors ça doit être vrai…

Essayant de se rappeler du nom de la dame à l’aura aveuglante de compassion, le monstre s’enfourcha la langue comme à son habitude. Le vieux médecin si bienveillant à l’égard de Robert lui avait dit il y a peu de temps, spécifiant que c’était une invitée et qu’elle avait besoin de tranquillité. Les joues du géant piquèrent un fard lorsqu’il se décida de s’avancer complètement dans la lumière. Les cicatrices et les marques de brûlures ornant la chaire dénudée de ses bras criaient les sévices et les préjugés que la bête avait dû endurer durant la totalité de sa vie. L’oreille manquante, souffler par ne projectile, et la cicatrice qui balafrait la joue du monstre de foire témoignaient des habituelles réactions que les hommes lui témoignaient.

Robert- Mada… Julie … Euh… C’est ça? Euh… Alair m’a dit votre nom mais pas trop intelligent alors oublier… Euh… Désolé j’ai toujours eu de la difficulté avec les prénoms…

Un sourire sincère s’afficha alors complètement sur le visage épanoui du mineur. Le mastodonte éprouva un bien-être et une sécurité à cet instant qu’il n’avait jamais eu avec aucun étranger avant cette dame. Il n’y avait qu’Heaven, Alair et quelques anges qui avaient réussi cet exploit Devant l’innocence et la pureté de ce sourire, les gens auraient surement oublié l’ignoble apparence de la chose déformée. Les mots qui sortirent alors de la bouche aux dents mal alignées du monstre venaient directement du cœur, n’ayant pas pris la peine d’être consultés par l’esprit.

Robert- Euh… Ok… Euh… C’est quoi méditer au juste… Euh… C’est pas songer à des truc comme le faisait San…

Le dernier mot refusa à cet instant de franchirent l’espace des lèvres qui venaient de se souder hermétiquement. De l’horreur pure venait d’éteindre la pureté des yeux du mineur et une tristesse affligeante tomba subitement sur ses larges épaules. Le regard dans la vague, Robert fut le seul qui put voir de nouveau la scène horrible qui fut le théâtre mortel de ses anges. Les yeux grands ouverts de sa nièce, figés dans la mort et accusateur. Les plaies horribles qui parcouraient le corps de l’adolescente et tout ce sang qui recouvrait une partie de la pièce et du mobilier. Frissonnant d’impuissance, une toux soudaine vient alors à la rescousse de l’âme en perdition du colosse. Ramener brutalement dans ce présent sans pitié, ce moment qu’il sut qu’il ne pourrait plus entendre les doux rires de Sandra à part dans son imaginaire, le géant secoua sa tête en forme d’œuf. Sentant poindre des larmes à l’embrasure de ses yeux, le mastodonte les écrasa sans pitié de sa main immense et rugueuse. Reprenant une contenance, le sosie de Frankenstein vint s’assoir près d’un être de perfection. Fatalement ses pas devaient passer près de la douce dame et Robert fit son possible pour esquiver sa laideur à son regard si pur. La chute de l’homme se fit sans grâce et démontrant un réel manque de souplesse de d’agilité. Ne voulant pas s’approcher de l’aura lumineuse de la jeune femme, la corrompant avec sa laideur, le géant au cœur d’or fit alors un petit sourire d’excuse.

Robert- Désolé pour tout à l’heure… Euh… Souvent je me perds dans ma tête. Euh… Tout le monde dit que c’est vide dedans dans mon cas…

Essayant de sourire de ce trait ironique fait à sa propre personne, le mastodonte continua avec une douceur et une sollicitude des plus touchantes. Comme à son habitude il se souciait des autres avant lui-même.

Robert- Ça va? Euh… Il vous manque rien ici?


Un petit jappement joyeux vint alors interrompre le colosse balafré et un berger allemand tout joyeux fit son entré. Aussitôt Rocky vint se blottir contre le corps immonde et difforme de son maitre qui fut pris d’un rire bon enfant. Une musique merveilleuse que peu de gens ont pu entendre de la part de l’erreur de la nature. Flattant l’encolure de la brave bête, Bobby fit alors des présentations. Mais le simplet ne savait pas que comme à son habitude son ami poilu s’était présenter à la rouquine.

Robert- Rocky gros coquin! Oui moi aussi je suis content de te voir… Euh… Soi gentil avec la madame… Euh… Elle veut m’apprendre des trucs…


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Dim 6 Aoû - 6:44

Elle n’allait pas le craindre, elle avait décidé de faire pleinement confiance au jugement d’Alair et le tout était rapidement confirmé par ses souvenirs du géant. Alors, aussi bien en profiter et l’inviter à s’assoir avec elle. Elle l’invitait aussi à faire du yoga avec elle, ce qui était un plus en soit. Elle avait besoin de compagnie et qu’il croit que cela faisait mal, c’était marrant en fait. Tout était drôle et agréable dans ce petit moment. Il se présenta finalement, Robert ou Bobby, elle fronça les sourcils en entendant la suite.

-Non, non, c’est toi qui as raison, t’es pas un monstre. T’es juste plus grand et large que la moyenne et les gens n’aiment pas se sentir tout petit à côté. Tu préfères quoi ? Robert ou Bobby ? J’aime bien Bobby, c’est moins… froid comme nom.

Parce que bon, Robert, ça faisait très… froid ou professionnel. Elle préférait de loin Bobby. Elle l’écouta enchainer avec un sourire calme, elle était reposée, elle pouvait affronter le monde tant qu’elle tenait ses propres sentiments bien loin. Ne même pas y penser, le dénie même de son existence allait être possible pour le moment. Julie ? Elle rigola à ce nom, elle n’avait quand même pas une tête de Julie. Elle n’aimait pas ce nom, ça sonnait comme Juliet et dans le moment, elle pouvait méditer à douze façons de la jeter sous un train, bien avant de se dire que ce n’était pas de sa faute tout ça. Sauf que c’était son existence qui avait causé tout ça, alors elle pouvait bien l’accuser un peu pour la forme.

-Oubliez un prénom n’est pas un signe de stupidité, juste qu’on à autre chose à penser ! Je m’appelle Joy. Ça sera facile à retenir maintenant qu’on se connait, ça va avec ma personnalité joyeuse et optimiste.

Personnalité qu’elle commençait à peine à retrouver. La ramenant dont ne sait où. Oh, elle s’en doutait, elle l’avait surement perdu quelques part quand Logan avait ramené Juliet de sa fuite au Coast Guard, quand elle les avait abandonné, mais qu’il avait quand même passé tout son temps à la retrouver, que maintenant elle, elle c’était barrée, elle n’avait pas l’impression qu’il ait tenté quoique ce soit. Elle avait quand même l’impression d’avoir raison sur ce coup… parce qu’elle vivait chez le voisin, donc bon. Ce n’était pas la partie de cache-cache la plus palpitante non plus. Bref ! Méditer, passer par-dessus, chasser le méchant. Il avait parlé, mais il y eu comme un blanc. Elle n’aurait su dire, mais elle attendit patiemment la fin de sa phrase, le laissant s’excuser au passage.

-T’es préoccupé, ça arrive à tout le monde. Et ça tombe bien, méditer c’est plutôt faire le vide dans sa tête. Le plus simple, c’est de calmer sa respiration et de se concentrer dessus jusqu’à faire le vide et se détendre. C’est difficile au début, mais Dieu que c’est pratique quand on y arrive.

C’était un moment magique de repos pur. Elle n’était pas super douée à se concentrer assez pour analyser sa vie sous un autre angle, mais respirer, elle y arrivait. À la limite, se répéter en boucle un mantra positif, c’était faisable aussi. Il demanda finalement si elle manquait de quelques choses et elle ne pensait pas, c’était même très bien ici.

-Non, je n’aurais pas pu demander mieux, tout est très bien et tout le monde est très gentil.

Et elle lui fit un sourire, parce qu’il était gentil de demander et qu’en ce moment, elle souriait de plus en plus. Elle y reprenait goût, arrivant à penser de nouveau clairement, de se recentrer sur elle et même si elle avait perdu l’amour de sa vie, elle c’était retrouvée elle, c’était déjà ça. C’est surement là que l’habitant le plus bruyant de la maison fit son entré, plus jovial que jamais, le petit chien qu’elle avait déjà apperçu ici et là. Il était mignon, comme toujours. Totalement adorable et son sourire s’étira de plus belle, à en fendre. Elle adorait les chiens. Alors, elle s’approcha du géant, pour simplement saluer le chien.

-Salut Rocky, tu viens méditer avec nous ? J’en doute un peu.

Et elle caressa le petit chien un peu, elle adorait les animaux, autant les chiens que les chats, mais elle avait un net penchant pour les chiens. Parce qu’i était tellement plus… tout. Les chats c’étaient mignons, mais c’était des chats, elle aimait les petites boules d’amour sur patte, les chiens, c’était parfait pour cela.

-Tu veux tenter la méditation ou le yoga ?

Elle pouvait lui montrer les deux, alors aussi bien qu’il choisisse son calvaire à lui. Comme ça, elle ne serait pas trop méchante, juste un tout petit peu. Parce que le yoga, il n’y avait qu’elle pour apprécier.

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Sam 12 Aoû - 15:11

Le colosse réfléchit intensément à la question. Le simplet comprenait maintenant la signification de la méditation. Faire le vide dans l’esprit était l’une des forces du géant qui présentait des carences intellectuelles. D’un sourire niais, mais débordant d’une douceur et d’une candeur qui devrait être étrangère dans ce corps honni de tous, le golem de chair balafré prit le chiot pour le coucher entre ses jambes croisé avec peine. Rocky semblait un naufragé enfoui au milieu des plis de pantalon, un véritable nid douillet et chaud en vérité pour la petite boule de poil sympathique. Aussitôt le chiot bailla, sa langue faisant presque une boucle, et il s’installa avec une joie non feinte pour dormir comme un sonneur. Le lien qui se dégageait entre le monstre de foire et le petit animal était empathique, sensible et d’une confiance absolue. Flattant d’un index disproportionné la tête du canidé, le géant au cœur d’or tourna son regard vers la rouquine. D’une voix profonde et caverneuse, néanmoins doté d’une gentillesse qui semblait s’infiltrer dans les mots, Bobby parla avec lenteur.

Robert- Euh… On pourra commencer par faire la méditation si vous voulez Joy… Euh… Je devrais être bon vu que c’est vide dedans… Euh… Donc on pense à bien respirer?

Un petit rire sincère et honnête s’extirpa des lèvres exsangues de la montagne humaine. Il avait tellement vu des gens remettre en cause un signe d’intelligence, des mécréants qui avait rabaissé l’erreur de la nature de la plus des mesquines qui soient. Soulevant ses larges épaules comme pour rejeter cette blague de mauvais goût, la bête se plaça selon les instructions de la belle jeune femme à la chevelure flamboyante. Les pouces sur les index, le géant se relaxa totalement. L’esprit de Robert commença alors son périple sur la mer mouvementé de son subconscient. Il put voir des scènes heureuses, trop peu nombreuses en fait, de son passé et même de son présent. Sans le savoir il émit des borborygmes de toutes beautés. Un faible aperçu de la voix extraordinaire qui se manifestait lors des chants. Car la musique faisait appel à la beauté du cœur et malgré l’état épouvantable de cet organe totalement essorer et mit en morceaux, l’âme sublime et lumineuse de l’homme difforme éclipsait presque la majorité des gens restant sur cette planète. Chaque muscle de Bobby se relaxait et entendre les ronflements de contentement du chiot niché entre ses jambes procurait un sentiment de bien-être rarement atteint par la chose. Mais un petit séisme se produisit tout à coup sur le placer de bois franc. La vallée venteuse du géant venait de produit un gaz exceptionnel, audible surement de l’étage du dessus. Si Alair et Heaven devaient se demander si la terre venait de trembler, Rocky était situé en plein sur le point d’origine. L’onde de choc sonore fit relever la petite tête poilue, mais le chiot sentit un courant d’air chaud et réconfortant qui lui permit de se s’installer plus confortablement encore. L’homme à la musculation disproportionner mais si puissante ouvrit des yeux alarmer. Le bleu océanique était chargé de doute, de honte et d’une lueur comique. Une rougeur gagna alors les joues mal rasés du monstre de foire et il descendit son regard vers le sol. Bobby aurait voulu devenir comme son pet, un courant d’air invisible pour sortir de la pièce et de sa honte du moment présent. Timidement, il dit quelques mots dans un murmure voilé par l’angoisse de l’instant.

Robert- EUH… Désolé Joy… Euh… Je voulais pas mais j’étais trop bien… Euh… Esprit parti et ça fait du bien… Euh… C’est mieux dehors que dedans, mais d’habitude je suis seul… Euh… Heureusement que c’était pas un pet sauce…

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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