Out of rhythm, out of time ft. Bobby



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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
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Lun 17 Juil - 4:30

06 avril 2016
Le silence, le calme, s’habituer de nouveau à être seule avec elle-même. Ne se noyer dans rien, aucunes émotions négatives, pas de larme, pas de culpabilité, juste le vide total de ses pensées. Elle pouvait y arriver, elle pouvait le faire. Elle portait un legging noir, moulant, un haut trop grand, glissant sur ses épaules, d’un blanc diaphane, presque transparent, elle portait un mince débardeur noir en dessous, rien d’indécent. Elle avait les cheveux relâchés, comme son âme en ce moment. Elle cherchait à anéantir toutes les entraves du monde, elle avait besoin de se libérer, de respirer de nouveau.

Elle s’étira de tout son long, s’accroupissant, comme si elle voulait méditer, à la différence près qu’elle était accroupit, se retenant sur son pied droit, ses orteils comme seul rempart entre elle et la terre. Elle adorait cette position, elle avait l’impression de voler et elle se permit de respirer longuement, oubliant le manque de Logan, la tristesse de l’avoir perdu. Elle respira une seconde fois, plus profondément, caressant la brisure dans son cœur, son corps, son âme. Elle avait l’impression d’avoir l’âme à vif, d’avoir tout perdu, mais une troisième respiration l’amena plus loin encore, la colère, elle devait la chasser pour se sentir libre, pour ressentir cette nouvelle vie. Elle devait laisser aller. Elle n’avait pas été faite pour cet homme, tout simplement. Ils c’étaient trompés. Elle n’allait plus s’écraser, elle n’allait plus laisser le bonheur d’une autre noyer le sien. Elle allait retrouver sa joie de vivre et redeviendrait cette joie inébranlable qu’elle avait toujours été. Elle n’avait plus à se cacher de rien, jamais. Elle était une personne merveilleuse, une bonne personne et même si elle avait fait des erreurs, elle pouvait se permettre de se pardonner. Elle le pouvait, elle le ferait. Respirer, c’était tout ce qu’elle avait à faire, respirer et exister.

Elle ouvrit finalement les yeux, offrant un sourire doux à l’homme qui l’observait. Elle ne s’attendait pas à la paix totale, elle ne c’était pas installée dans sa chambre par manque de lumière. Elle c’était plus posée au premier, devant des fenêtres à savourer doucement la caresse du soleil contre sa peau. L’homme était grand, trop grand. Elle l’avait déjà vu, il était tellement… grand, costaud, mais pas comme Logan. Il était plus… inquiétant, fallait bien l’avouer. Elle n’allait pas non plus poser un jugement, s’il était ici avec le bon docteur, c’est qu’il faisait partie des gentils. Alors oui, elle lui offrit un sourire, comme elle l’aurait fait avant. Demandant paisiblement :

-Ça va?

Rien de plus. Préservant son équilibre sur un pied, calme et pensive. Elle n’avait pas fait ça depuis tellement longtemps, elle aurait dû, ça lui avait manqué. Maintenant, elle savourait chaque moment de liberté qui s’offrait à elle. Oh, elle ne faisait rien de génial pour le bien commun, mais elle se faisait du bien à elle, c’était l’important pour le moment.

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Joy Cameron

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Mer 19 Juil - 2:11

Le colosse rasait les murs, essayant comme à son habitude d’éviter les gens. Il pouvait sentir leur mépris et leur peur transpercer son âme. Depuis qu’il était arrivé au manoir, le golem de chair avait effrayé plus qu’un par la laideur de son apparence et les muscles difformes. Il avait même entendu parler Johnny un des patients du vieux médecin. Le militaire à la langue bien pendue disait qu’on devrait jeter le mastodonte à l’extérieur de l’enceinte de l’antenne médicale. Le soldat avançait que si la montagne de muscles pétait un câble, il pourrait faire bien des dommages et causer des terribles blessures avant d’être maitrisé. Bien entendu les qualificatifs de monstre, d’erreur de la nature et de simplet fut abondamment utilisé par le trio de survivants. Depuis ce jour, le monstre de foire essaya d’esquiver les gens. De préserver les humains de cette aura monstrueuse que le mineur semble porter partout. Plus personne ne venait lui parler à part le médecin et l’ange à la chevelure doré. Et même là c’était plus souvent des demandes que l’ancien ouvrier de constructions aille accomplir quelques tâches manuelles dans le refuge. Mais au moins les deux anglais semblaient accepter la présence de la lie de l’humanité. Plusieurs fois par semaine, la chose immonde rendait visite à l’ange de la miséricorde, Bernadette, pour lui parler et l’aider.

Il venait de fortifier une partie de la cour arrière, là où la porte de service permettait de sortir en catimini. Le colosse avait usé de sa force exceptionnelle pour pousser un véhicule pour former une sorte d’entonnoir, un zone sur pour ciculer. Robert adorait travailler, comme cela il ne pensait plus à rien. Le golem de chair ne songeait plus à ses anges trépassés, aux gens du Laboratoire qui avaient été soulagé de le voir partir, à Bruce et les Punishers qui l’avait torturé pour leur amusement ni à Billie qui avait disparu un peu avant son départ morbide, mordu par une goule. Misérablement, il importait au colosse de rejoindre son antre dans les sous-sols du manoir. Il préférait laisser l’espace du haut et le soleil à ceux qui le méritaient. La tête basse, les mains enfouis dans les poches de son pantalon, l’immense homme difforme marchait d’un pas lent. Un plan s’était formé il y a quelque temps dans sa tête. Un plan certes insensé, mais qui allait le délivrer des regards accusateurs des membres de ce petit groupe qu’il était exclu. Il repensait sans cesse à la forêt, aux animaux et à la solitude. Robert n’était venu que dans cet enfer rempli de gens qui se foutaient de sa gueule et le jugeait sans le connaître que pour aider Alair et Heaven. Maintenant il se sentait de trop. Sûrement dans un jour ou deux, le colosse allait faire son sac à dos et s’éloigner pour toujours de la folie humaine. Personne ne va réellement s’en apercevoir de son absence. Juste au moment qu’ils vont avoir besoin d’un être stupide et sacrifiable pour faire le sale boulot. Un mince sourire illumina brièvement le faciès grossier du mineur. Ce n’était pas la joie ou bien le bonheur qui poussait les muscles de son visage à faire cette courbe, mais la résignation et l’apitoiement que procurait son état. Il voyait bien que les gens étaient souriants et en pavoisons en voyant Johnny et les modèles de perfection physiques passés près d’eux. Lui n’avait droit qu’au regard fuyant et le dégoût. Une pointe de jalousie fut soufflée de son âme par la nature bonne de la chose. Il était ce qu’il était et envier les gens ne lui apporterait rien sauf de la haine.

L’écho de pas fit relever la tête à la parodie humaine et celui-ci regarda avec angoisse autour de lui. Une porte entrebâillée tout près l’appelait, promettant au géant torturé un abri et une cachette contre les regards mauvais. S’engouffrant avec une célérité poussée par son angoisse, l’homme se retrouva dans la noirceur bienfaitrice. Soufflant un peu, il entendu les pas passer devant la porte de son refuge et continuer. La bête de foire allait partir dans la pénombre qu’il connaissait si bien quand un mouvement attira son attention.

Laissant sa curiosité l’emporter, Robert essaya de voir ce qui se passait dans la minuscule chambre. Les bras massifs de l’homme difforme faillirent tomber. Dans la douce caresse des rayons solaire se profilait un être à la beauté absolue. Une apparence divine comme les artistes des temps passés aurait tué père et mère pour avoir la chance de porter le regard sur cette muse inspirante. La plupart des hommes auraient savouré les sublimes courbes de la jeune femme comme des requins regardant une pièce de choix. Ils auraient ricané entre eux de manière grivoise en pointant les lèvres pleines et douces, les traits angéliques finement ciselés dans le marbre de ce visage époustouflant. La chevelure ressemblait à un sublime incendie ardent qui captait la lumière environnante. La créature de cauchemar ne pouvait que décrire les yeux de l’apparition comme deux onyx d’une telle luminosité qu’ils pouvaient ensorceler n’importe quelle âme. Mais avant que le géant ait pu faire un mouvement de recul d’une telle lâcheté, ce fut son empathie des plus aiguisés qui résonna dans son crâne déformé. Robert ressentait une sorte d’aura émané de l’être céleste, une vague de gentillesse et de bonté qu’il n’avait connue qu’avec quelques personnes dans sa vie. La radiance de son sourire réchauffa le cœur démoli du géant suturé de cicatrices.Mais ce fut alors la question chanté de la belle qui fit sortir de son air hébété le colosse balafré.

Aussitôt il essaya de se trouver un coin ombreux, une pénombre pour cacher la laideur de son apparence qui pouvait même dégoûter les goules.

Robert- Désolé de déranger… Euh… Je m’en vais… Euh… Vous voulez le docteur? Ça fait pas mal comment vous êtes placé?


Dans l’esprit lent et pathétique de la chose, être en forme de pretsel devait être douloureux et méritait une attention médicale des plus urgentes. Il ressemblait à cet instant à un garçonnet pris sur le fait alors qu’il n’aurait pas dû être là…

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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