I'm Not Yours ft. Bebel



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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
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Lun 17 Juil - 4:35

22 avril 2016
La liberté, ça avait une saveur bien particulière, elle la savourait de plus en plus. Elle n’avait rien à faire, rien à espérer. Elle n’était jamais obligée de rentrer, de donner des nouvelles, elle était à elle et à elle seule. Elle n’avait pas de compte à rendre, elle pouvait mourir là, maintenant, devenir l’un de ses cadavres ambulant et personne n’aurait rien à en dire. Pourtant, elle abaissa son katana en pleine gueule du rôdeur qui aurait voulu faire d’elle son quatre heure. Elle survivait, elle ne se donnait pas le choix. Elle se souvenait d’avant, quand elle pleurait à devoir tuer l’une de ses choses, maintenant elle pleurait les gens qu’elle y avait perdu. Elle pleurait les gens qui c’étaient fait mordre, mais aussi l’Hommes qui s’entretuaient et elle ne voulait plus faire partie de ses gens. Elle ne voulait plus voir le monde s’entre-tuer pour des conneries.

Alors, elle sortit d’une maison, d’une autre, tuant les choses qui lui bloquait la route. Elle essuyait lentement son Katana. Elle devait simplement éviter les hordes, le reste, elle survivrait. Pourtant, elle en avait marre de chercher, de fouiller, elle était une scavenger maintenant, mais pas au point de ne faire que ça. Elle n’allait pas s’abaisser à ne faire que ça. Elle avait assez pour manger, c’était suffisant pour sa journée, elle était heureuse, voilà. Une journée de plus pour son propre bonheur. Son bonheur, c’était tellement une notion vague en ce moment. Elle reprit la route, la nuit n’allait pas tomber de sitôt, mais il faisait de plus en plus sombre, le vent se levait, il allait pleuvoir… merde. La pluie et la moto, ce n’était tellement pas un bon ménage. C’était ce qu’elle se disait quand les premières gouttes de pluies tombèrent, elle accéléra, poussant un peu plus la machine. Elle ne savait pas où aller, elle n’avait pas d’endroit où aller… Alors, elle accéléra, ce décidant d’aller nulle part, comme toujours maintenant. Sauf que la pluie commençait à battre plus fort et qu’elle se décida à s’abriter, trouvant refuge dans un entrepôt désaffecté. C’était grand, alors elle fit vrombir son moteur pour attirer la mort. Le toit n’était plus, laissant tomber la pluie à l’intérieur. Des débris plus loin, elle s’éloigna de la porte avec sa moto avant de couper le moteur. Elle fit le tour, toujours armée de son fidèle katana. Elle n’eut que quelques morts à tuer, mais rien de terriblement méchants. Lorsqu’elle s’assura que les portes étaient belles et bien fermées, sans avoir à les barricader non plus, elle put se détendre.

Avec la détente, venait le vide, le silence pesant et l’ennuie. Elle détestait s’ennuyer. Elle observa la pluie, ses vêtements… elle était déjà trempée non? Un sourire joueur s’empara de ses lèvres, déjà frigorifiée. Elle pouvait attraper la mort, mais elle le ferait en dansant, en savourant la vie. Elle approcha sa moto, sans la démarrer. Elle voulait la garder près d’elle, y accrochant son sac, son katana, elle retira sa veste de cuir et son pantalon, laissant apparaitre un short noir, si elle voulait le faire, aussi bien le faire dans les règles de l’art. Elle pourrait encore cocher une chose de plus sur sa liste à faire avant de mourir…

Elle n’avait plus que son haut trop grand, en laine, mais elle n’avait plus froid, elle savourait le moment. Elle lança une chanson sur son ipod, resté sur la moto. Les haut-parleurs ne crachaient pas bien fort, mais bien assez pour elle. Elle sentie son âme vibrer, le poids du monde s’envoler quand elle pénétra l’eau glacée d’avril. Elle était folle, mais elle était vivante. Alors, elle se laissa porter par la musique, se laissant bercer, sans plus, sans moins, comme si sa vie en dépendait. Battant le rythme, comptant du bout des doigts pour être dans les temps. Elle connaissait cette chanson, cette chorégraphie, elle était dans son élément, loin de l’apocalypse et de la fin du monde.

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Joy Cameron

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Lun 17 Juil - 15:34



Ft. Joy && Abel

La capuche rabattue sur mon crâne. La pluie me glace le sang. C’est vivifiant. Je sens le vent balayer et l’eau balayer mon visage à basse vitesse. Dès que j’accélère, ce sont des coups de fouets, qui viennent m’aveugler. Je plisse le regard, ne laissant pas le temps au moteur de tenir le ralenti et de le laisser retentir dans un vacarme de tonnerre. Il me faut quelle joie de retrouver une pareille bécane. Dommage que le temps n’y soit pas. Je décroche la main gauche du guidon puis la droite. Je tends les bras, ferme les yeux et lève la tête vers le ciel. Cette sensation de planer était apaisante. Heureusement que la route est droite et sans encombre. Je me mets à hurler tant cette liberté envahi mon être. « WOUUUUUHOUUUUU !! » Lorsque je rouvre les yeux et reprends le guidon en main, je me sens apaisé. Comme si j’avais évacué tout ce que ma vie comportait de pire. Je ralentis la cadence, profitant du paysage lugubre qu’offraient les rues. Je venais de quitter le labo sans aucun objectif si ce n’est m’évader. Charlie s’occupait de Clarice. Samara ne pouvait venir à l’un de nos rendez-vous. Je n’avais pas envie de traquer mon frère. Juste cette bécane, l’asphalte et moi. Comme au bon vieux temps. Je revoyais les façades des boutiques se reconstruire et la vie s’y animer peu à peu. La masse de personne qui s’occupait de faire les boutiques. Les quelques-uns, sensibles au ronronnement de ma Harley, se retournaient sur mon passage. J’appréciais le regard des femmes, particulièrement. Les maisons semblaient se reconstruire d’elles-mêmes à partir de leurs ruines. Je me dressais mentalement un tableau du paysage. Les enfants qui jouaient au ballon dans la cour, pendant que le voisin arrose son parterre de fleurs.

Des bribes du passé qui me reviennent comme des fantômes que je percevrai. Mais la dure réalité regagne ma vision. Tout est ravagé. Seul les mots traînent les rues. Tout est lugubre. Je soupire et me concentre de nouveau sur ma conduite. Ma sensation de légèreté s’est évaporée. Je passe à proximité d’un vieil hangar, un genre d’entrepôt complétement vidé. Des geeks grattent après la porte. Que recherchent-ils ? Au bruit de ma bécane, ils se détournent de leur objectif premier. Je mets la béquille de ma moto et en descend pour refroidir assez rapidement les deux morts. Je me questionne sur ce qu’ils aient pu voir ou entendre pour vouloir forcer cette porte. Je m’assure que la rue est dégagée puis planque ma bécane sur le côté avant d’ouvrir une petite porte latérale discrètement, hache en main. Je m’avance prudemment. L’endroit est complétement vide. Si ce n’est cette fille aux cheveux de feux, en train de danser. Je range mon arme et ne dit rien, m’appuyant contre un des piliers en bétons soutenant la structure. Je m’allume une cigarette sans perdre une miette du spectacle, restant discret pour ne pas l’interrompre. Il serait dommage de la couper dans un tel élan. Lorsqu’elle s’arrête enfin, j’écrase ma cigarette et sort de l’ombre, exposant mes mains pour qu’elle voit que je ne suis pas un danger. « Hey ! Je ne veux pas te déranger, mais il y avait deux rôdeurs qui en voulaient après toi, dehors. Je m’en suis occupé... »

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