Unlucky luke



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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 18 Juil - 0:42



Maddie était et restait ce qu’elle avait toujours été : une femme à part. Que ça soit avant ou après l’apocalypse, il n’y en avait pas deux comme elle. Heureusement ou malheureusement, cela restait un débat ouvert. Néanmoins la rouquine au rire si singulier et aux blagues à faire rougir un routier habitué au péripatéticiennes bon marchés avait fini par trouver sa place à fort Hope. Sous ses airs de gentille potiche un peu concierge, il y avait une passionnée qui avait toujours excellé dans tout ce qu’elle avait entrepris, si on oubliait ses mariages, bien sur.

Depuis qu’elle était au conseil, elle était partout, difficile d’esquiver la rouquine qui trottait sur des talons comme avec des baskets, dans tout Fort Hope pour accueillir les nouveaux, pour gérer les travaux, tant en réparation qu’en projets, pour écouter et réconforter ceux qui en avaient besoins… le pire était qu’elle arrivait à faire tout cela tout en restant impeccablement coiffée, habillée et souriante. Elle devait bien être la seule a Fort Hope à encore repasser ses vêtements à prendre soins de ses ongles.

Son amourette naissante avec Rajesh n’avait rien arranger à sa bonne humeur inebranlable. Qui dans Fort Hope n’avait pas encore entendu parler du merveilleux scientifique qui lui avait vraiment fait tourner la tête. Si Maddie se sentait idiote à côté de son impressionnant petit ami, elle était pourtant loin d’avoir deux pieds dans le même sabot et son Wikipédia personnel était une source prolifique d’inspiration. C’est d’ailleurs après une looooooonguuuuue conversation que seuls eux savaient apprécier, elle avait eu une illumination pour régler le problème de l’eau courante de Fort Hope. Certes, elle n’était pas plombier, mais elle avait tellement travaillé avec tous les corps de métiers et elle s’était, Dieu merci, montrée curieuse, au point d’avoir les capacités d’improviser avec autant de sérieux qu’un véritable spécialiste.  

Mais là, c’était juste l’effervescence dans la tête de Maddie. Ce qui la travaillait depuis des nuits, entre trois chapitres sulfureux de son prochain livre qui ne serait jamais édité, avaient enfin une solution. Elle avait réussi a finir le puzzle mentale de la prochaine installation d’eau courante et potable pour Fort Hope grâce au plus formidable de tous les hommes, gros nounours mis a part.

Parler de Versailles puis de parcs aquatiques dans la foulée avait été le déclic. Mais voilà, forcement, Logan était parti en retraite spirituel, et les autres membres du conseil étaient introuvables ou pas très intéressés. Sans parler des récolteurs habituels déjà en vadrouille.

Elle avait fini par débusquer Isha, toujours le vilain petit canard de la communauté et elle ne lui avait pas laisser plus de choix que d’habitude. Mais hors de question de le laisser aller seul dans cette mission. Seulement voilà, dans les gens compétents qui étaient disponibles il ne restait que l’autre archer, Declan. Après tout, ils pourraient parler tir à l’arc en route, il avait tellement en commun que ça ne pouvait que bien se passer ? Et puis, elle avait entendu Declan parler, il avait l’air d’être vraiment formidable et capable pour la survie, du moins quand on l’écoutait. Il pourrait, donc, veiller sur le fils de Logan sans aucun souci.

Oui, Maddie était douée dans beaucoup de domaines, mais pas forcément en psychologie avec les hommes. D’où ses trois divorces peut être….  Ou le fait qu’elle soit en adoration devant un des types qui avait provoqué l’apocalypse.
Toujours était il que c’était d’un bon pas qu’elle allait vers le lieu d’entrainement où Declan trainait souvent. C’est avec un grand sourire qu’elle l’aborda.

« Declan ! Bonjour ! J’ai besoin d’un petit service... Dieu, je ne t’avais jamais vu d’aussi près mais que tu es sexy ! Je comprends mieux pourquoi toutes les filles de Fort Hope soupirent après toi et veulent faire du tir à l’arc !! Je t’avouerais que je serais célibataire je pense que je prendrais aussi des cours pour tenter ma chance.»

On ne changera jamais Maddie, qui était naturelle et franche au point de parfois mettre les gens un tantinet mal à l’aise. Mais au moins les choses étaient dites. Et elle devait se reprendre rapidement car elle n’était pas là pour apprécier un beau spécimen de mâle mais pour organiser une mission plus qu’importante. La rouquine enchaina sans vraiment laisser le temps a l’archer de répondre.

« Tu me ferais presque oublier pourquoi je suis venue… Declan, j’ai besoin de toi pour une mission prioritaire, j’ai trouvé un moyen pour que nous ayons de l’eau courante, mais il me faut une pompe spéciale »

Maddie déroula une carte et des croquis devant Declan avec un sérieux qui contrastait avec son entrée en scène. C’était le plan de Red Oak Water Park, un parc d’attraction aquatique de Detroit. Le seul doté d’une pompe hydraulique assez légère pour être emportée et assez puissante pour faire des merveilles. Elle avait fait un croquis assez précis de ce qu’elle cherchait.

« Il faut absolument cette pièce, c’est presque vital en fait si on continue de s’agrandir aussi vite, le filtre s’est bien, mais sans possibilité de pomper l’eau ça va vite limiter nos ressources et je ne sais pas si le niveau du lac ne risque pas de baisser en cas de fortes chaleurs. En plus c’est maintenant que les morts sont lents avec le froid qu’il faut agir. »

Maddie le regarda avec intensité.

« Declan, je pense que tu es la meilleure personne pour cette mission, mais si tu as peur ou que tu ne le sens pas, je comprendrais. C'est dangereux, ca implique de bons réflexes, une parfaite condition physique et de ne pas avoir froid aux yeux. Il n'y a pas beaucoup de personnes a Fort Hope qui ont toutes ces qualités. Qui plus est, il faut absolument être deux pour dégonder la pompe. J’ai déjà trouvé le véhicule et fait une notice, il manque juste un partenaire pour aller la récupérer au plus vite? »

Maddie avait cette foi toute Américaine dans la voix. Elle espérait que ce viril archer ne la décevrait pas. Elle voulait qu’il soit son héro aujourd’hui ! Certes, elle oubliait de préciser qu’avec un conseil restreint, en l’absence de Logan, elle était, pour son plus grand drame, assignée à résidence. Elle ne pouvait donc pas aller avec lui chercher la pompe. Du coup, l’autre binôme était en train de poireauté dans la voiture révisée par Harvey.
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Mer 19 Juil - 18:24



ft. Isha && Declan

« J’suis l’meilleur, j’suis l’meilleur, j’suis l’meilleur ! » me répétais-je alors que j’étais accroché d’un bras à une branche, en train de faire des tractions pour essayer de gonfler ma masse musculaire. Je devais toujours me perfectionner. Je parvenais non sans mal à faire ma série avec une main. Je passais à l’autre. L’air frais fouettait mon torse. J’avais laissé mon t-shirt au sol, tant j’avais chaud. Mais je regrettais déjà. Cette sensation de brûlure en contraste avec le vent encore glacial des prémices du printemps ne m’offrait pas une atmosphère idéale pour ce genre d’exercice. Mon prénom fut cité en contre-bas. Je jette un regard et voit une jolie frimousse rouquine. Pour une femme, on arrêterait tout, même les entraînements, non ? Eh bien pas moi. Tandis que je continuais ma série, je répondis entre mes dents « Bonjour ! » avant de la laisser finir son discours élogieux, se mutant en une tâche à accomplir. Besoin de moi. Mission prioritaire. Eau courante. Pompe spéciale. C’est noté. Son discours avait servi de rythme pour mes efforts. J’en avais finis avec cette étape. Je relâche sa branche, me laissant tomber pour atterrir au sol accroupis. Je me redresse en saisissant mon t-shirt, le gardant à la main. « Et en quoi puis-je aider ? » demandais-je, alors que la femme déployait déjà une carte des environs. Sérieux ? ça existe encore ? Je pensais que les GPS suffisaient avant que tout ça commence… J’enfile mon t-shirt et me penche sur la carte en écoutant son plan.

Elle me parlait d’une pompe hydraulique. Et pourquoi ferai-je ça ? Elle me donne la réponse avant que je formule cette question. Avoir peur ? Moi ? Impossible. Je suis même contrarié qu’elle pense une telle chose. Je baisse les yeux de nouveau sur la carte, prenant ça comme un défi. Je la regarde avec une certaine détermination, posant mes mains sur mes hanches, sentant mon corps se refroidir de l’effort musculaire passé. « Dis à mon partenaire que je l’attends dans une heure près du portail. Et donne lui rendez-vous dans une heure près du portail. Je suis ton homme pour cette mission. Tu peux me faire confiance là-dessus. Au fait, tu es Maddie, c’est ça ? Peu importe. Rappelle-toi. Dans une heure près du portail. » Je lui fis un clin d’œil en me reculant pour finalement me retourner et partir en footing jusqu’à la maison que l’on m’avait assigné. J’ôte mes vêtements d’entraînement pour enfiler la tenue en cuir que je mettais habituellement pour mes sorties. Je pose mon carquois sur mes épaules et glisse mon arc en travers de mon buste, retenu par le crin. Je place la capuche sur mon visage et me regarde dans le reflet d’une vitre. « T’es le meilleur. » insistais-je de nouveau. J’attrape mon pot de peinture de guerre artisanal et de trois doigts, je fais un bandeau sur mes yeux. C’était ma signature. Mon visage de survivant. Le seul connu des rôdeurs. J’enfile mes gants en cuirs et sort de la maison, direction le portail. J’ôte mon arc en voyant une voiture, avec un type dedans, en train de poireauté.

Je le reconnais peu à peu. C’est le nouveau mec d’Ava. Merde. Manquait plus que ça. « C’est toi qui est en charge d’aller rechercher la pompe hydraulique ? » J’avise son arme dans la voiture. Un autre archer. Je me sentais vraiment en situation de rivalité. Je n’attends pas sa réponse, remarquant qu’il a un genre de feuille de route posée sur le tableau de bord, expliquant comment et où trouver une pompe hydraulique. Je contourne le véhicule et monte à côté de lui, plaçant mon arc entre mes jambes. « Allons-y. Je n’ai pas que ça à faire. »

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Mer 19 Juil - 20:37

« Attends, là, putain, dis-moi que tu déconnes… que c’est une juste une blague de merde ! »

Je reste, incrédule, à regarder Maddie qui prend un air aussi triste que choquée. Non sans rire. Comment elle peut me faire ça à moi putain. Y’a des limites à notre accord.

« N’importe qui autres que ce gros débile qui passes son temps à jouer les Monsieur Muscles.
-Arrêtes de le critiquer Isha, tu ne le connais pas, crois-moi je lui ai parlé, il est plus que charmant, je suis sûre que quand vous reviendrez, ce soir, vous serez les meilleurs amis du monde. »


Je vois rouge et j’ai bien du mal à pas lâcher la bordée de jurons que j’ai sur le bout de la langue. En fait, avant, j’avais pas de mère à proprement parler. J’entendais bien d’autre glandus se plaindre des mères manipulatrices, castratrices ou fouteuses de merde. Et moi, gros couillon, je pensais que ca me manquait, qu’ils en rajoutaient. Et puis, je suis arrivé à Fort Hope et là, j’ai l’impression d’en avoir deux au cul entre elle et Juliet. Bon y’en a une qui est moins chiante que l’autre quand elle ne fait pas ses crises de caca nerveux. Mais bordel de merde là je vais exploser.

« Bon Isha, je vais être honnête avec toi, j’ai pas de récolteur sous la mains qui sachent dévisser un écrous à part toi/ Et ne le prends pas mal mais j’ai beau essayer de dire du bien de toi, c’est pas impossible que certain soient encore… réticents, dirons-nous à l’idée de sortir avec toi en mission… Alors tu ne vas pas faire ton difficile puisqu’en fait, il n’y a que Declan qui a dit oui.»

J’avais beau faire profil bas, fermer ma gueule, éviter les embrouilles alors que certains méritaient vraiment mon poings dans leur tronche, on en était toujours là. Je lève les yeux aux ciels d’exaspération. Maddie était capable de faire plus que des diarrhées orales. En fait cette nana a clairement une gastro de mots. Je ne voyais que ça. Et généralement ça ne s’arrête que lorsqu’on a céder à ses demandes. Elle enchaina donc avec un ton peiné qui m’alerta.

« Logan n’est pas là, moi je suis coincée ici, donc après, si tu préfères je peux aller demander à Avalohn… certainement qu’elle serait partante même si ca reste une mission périlleuse comme je te l’expliquais , ça va grouiller de zombies et quand tu dévisseras la pompe la personne qui surveillera tes arrières devra faire face seule à ses dangers quitte à se sacrifier pour la communauté… et pour toi….
- Woooo woooo tout doux là, on se calme, on ne va rien demander a Avalohn. Y’a personne qui va se sacrifier pour personne et elle encore moins que les autres !»


Non pas que je n’avais pas confiance en ma future femme, mais juste que je refusais de la mettre en danger à la place de l’autre couillon. Le sourire de Maddie m’indiqua clairement qu’elle venait de m’emmener où elle le voulait.

« Bien, l’affaire est donc entendue. Voilà les clés du pick up, Harvey l’a remis à neuf et a tout vérifié, les amortisseurs ont été renforcé, le plein a été fait…. Même l’autoradio fonctionne.»

Je reste a la regarder avec horreur. Quand Harvey a fait ça ? Sans Logan, il est souvent seul au garage sans personne pour le superviser… Putain, elle ne sait pas qu’il est plus étourdi qu’un moineau, qu’il oublie systématiquement un truc. Fait chier, ma camionnette est out à cause d’un connard qui a foutu du sucre dans le réservoir, si je le trouve celui-là, le temps que je la répare on sera la saint Nicolas. Mais on n’a rien d’autre pour prendre un machin aussi lourd et aussi gros.

J’essaye de lui expliquer mais avec quelques « taratata » bien placés, je me fais juste remettre en place comme quoi je suis pire que mon père et que je vire parano et blablabla. Elle, sans déconner, elle a forcément un lien de famille avec Bruce. Elle clôture le tout avec une petite phrase comme si j’avais déjà dit oui.

« Et puis on va rester en contact avec les talkies, comme ça, au moindre problème je vous envois quelqu’un et si devant la pompe tu hésites, je saurais te guider les yeux fermés. »

Ben voyons, et la marmotte elle fourre le chocolat dans le cul de la vache ! Mais pourquoi ça tombe toujours sur moi ce genre de merde ? Elle me tend le fameux talkie et, vengeance divine peux être, ou ses échasses, je ne sais pas, elle manque de se vautrer. Au lieu de la laisser s’étaler, mauvais réflexe, je la rattrape. Son sac est en l’air le mien aussi, le temps que chacun retrouve ses petits je suis déjà convaincu que son plan est foireux et que ça va être comme la vieille croute qu’elle m’a envoyé chercher en février en disant « ça va être facile ».

C’est donc passablement énervé que je vais à la rencontre de mon super futur meilleur ami. Youpi. Au moins le pick up a l’air d’aller, y’a de l’essence et Harvey a l’air sur de lui. On a plus qu’à serrer le cul qu’une fois parti il ne retrouve pas une pièce en se demandant ou elle aurait dû aller. J’ai pas le temps de démonter toute la bagnole de toute façon.

Declan, le mec qui fait baver presque toutes les nanas est là et il a l’air super ravi de me voir. En fait je ne comprends pas ce que les filles lui trouvent, sans détonner, ok, il a une belle gueule, mais bordel, il s’écoute parler, c’est un "moi je", il est détestable et pourtant les filles s’accrochent. Je ne capte pas ce qu’elle trouve de chouette à se faire rembarrer tout le temps. Heureusement que mon Ava n’est pas comme ces connes, au moins, ma Louve sait reconnaitre un petit bourgeois narcissique d’un vrai mec. Jamais ne elle irait essayer de s’afficher avec ce genre de type.

« C’est toi qui est en charge d’aller rechercher la pompe hydraulique ? »


On s’est croisé 400 fois, putain, et j’ai l’impression qu’il découvre ma gueule. S’il veut me rabaisser on va pas être copain longtemps. Je ne prends même pas la peine de lui confirmer. Non c’est pas moi, je suis juste le chauffeur pauvre truffe.

Bon ok, Maddie m’a bien échauffé mais Declan n’aide pas être charmant non plus. Il grimpe à côté de moi comme si j'étais vraiment juste le chauffeur. Le fils à papa doit avoir l’habitude de se faire conduire vu comment il me demande d’y aller avec toute la politesse d'un p’tit con. Il faut que respire un coup, c’est pas de sa faute s’il est pédant et suffisant, et puis autant faire en sorte que ça se finisse vite.  

J’ai pas le temps d’allumer le moteur que ça toque au carreau de Declan. Je vois la tête de Maddie qui me fait signe de baisser la vitre. Quand je l’entends parler au passager, je regrette d’avoir obtempéré.

« Declan, je compte sur toi pour veiller sur Isha, c’est un peu toi le grand frère de l’équipe… J’ai confiance en toi pour me le ramener en un seul morceau. Isha sois prudent cette fois et écoutes Declan. Vous avez le talkie en cas de soucis. Bon courage les garçons, pas de bêtises. Et je me suis occupée du registre, tout va bien. »

Mais non quoi, d’où qu’elle me tape l’affiche là ? Non, mais non ! On dirait maman poule qui laisse son poussin sortir du poulailler pour la première fois. Et puis, c’est moi ou elle s’est carrément penchée pour qu’il matte son décolleté??? Elle vient pas de lui faire un clin d’œil ? Non mais putain!! J’hallucine.

Je démarre de moteur bien pressé de me barrer avant qu’elle ne revienne glousser à sa fenêtre. Dès qu’on est sorti de Fort Hope j’essaye de reprendre le contrôle de mon humeur et de briser la glace, c’est pas loin à vol d’oiseau son truc, sauf qu’avec une bagnole, se prendre les ponts, c’est plus qu’un sport, c'est du suicide. Va falloir se cogner un beau détour. Au moins, c’est moi au volant, même si sans moto, ça craint, je connais Detroit comme ma poche.

« Bon Declan, ca te va si on prend Fort Avenue et qu’on fait un détour par le sud ou t’as d’autres suggestions ? »

Je pose la question comme ça en fait, histoire d’engager la conversation, mais je suis plus que sur de mon itinéraire et je ne vois pas ce qu'il y aurait a redire à ca.

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Ven 21 Juil - 14:35

J’étais à peine installé dans le véhicule que l’on frappe au carreau. J’ouvre la fenêtre et la jolie Maddie exhibe son décolleté assez généreux. Je ne peux empêcher un sourire en coin avant de me recentrer sur ses propos. Alors comme ça je dois veiller sur Isha ? Le pauvre petit chou. Il sera entre de bonnes mains. Elle sait préparer les missions en tout cas cette femme. Un caractère comme je les aime. Elle sait ce qu’elle veut. Ça me plaît. La vue aussi me plaît. « T’en fais pas Maddie, je vais te le ramener en un seul morceau. Ça serait dommage de défigurer un si joli minois. Oh et pour le débrief, n’hésite pas à passer chez moi après la mission. Je t’expliquerai comment ça s’est passé. » Je me tourne vers Isha attendant qu’il démarre. Lui par contre, il avait l’air d’être long à la détente. Le moteur lancé, nous étions encore en place. Qu’attendait-il ? IL me parle de l’itinéraire à prendre. Je lève les yeux au ciel, exaspéré et attrape la carte. Je n’y connaissais rien en orientation. Je faisais à vu de nez. Et je ne connaissais pas assez les coins pour dire quelle route prendre. « Au prochain croissement, faut prendre à droite, c’est tout ce que je peux te dire. C’est un peu le bordel, Detroit… Tu connais cette ville ? Moi pas du tout. New-York est beaucoup plus simple. »

Enfin la voiture s’anime. Ça n’était pas trop tôt. Isha nous conduis à l’extérieur de Fort Hope. C’est sans doute la première fois que je fais cette route autrement qu’à pied. Enfin d’ordinaire, je préférais escalader les bâtiments, et vaquer de toits en toits. « Alors Isha… Archer aussi, d’après ce que m’a dit Maddie ? Tu en fais depuis combien de temps ? » La véritable question était « es-tu suffisamment doué pour te prétendre bon archer ? » mais je suppose que je le verrais bien assez tôt, lorsque nous serions confrontés à nos premiers rôdeurs. Pour ma part, je n’avais plus de doute sur mes compétences en archeries. Je n’avais strictement rien à prouver. D’ailleurs, ça n’est pas pour rien que l’on venait prendre des cours auprès de moi, même si officiellement j’enseignais le corps à corps. Les arcs ne courraient pas les rues de nos jours… Et pourtant, ce type d’arme n’a plus rien à prouver. On peut recycler les missions plusieurs fois, voire les fabriquer. C’était silencieux, et l’arc offrait une arme puissante, maniable et suffisamment costaud pour casser des machoîres.

Tandis que l’on roule vers l’objectifs, je donne des indications à Isha. Je ne suis sûr de rien concernant la sûreté de l’itinéraire. Je ne voyais pas les environs de la sorte. Cette carte m’a l’air erronée. « Normalement on devrait tomber sur une station-service dans 200 mètres. Tu prendras à gauche… » Au lieu de ça, 200 mètres plus loin, c’était une animalerie. « Bordel mais… Elle est à jour cette carte ? Qui l’a trouvé ?! C’est bien celle de Detroit et environs au moins ! » dis-je en la retournant pour voir qu’il s’agissait bien de Detroit.

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Ven 21 Juil - 17:12

J’évite de vomir en ayant le sentiment que Maddie et Declan flirtent. Elle lui a dit qu’elle avait un mec j’espère. Et puis, à ce qu’elle en a parlé, son copain c’est pas un rigolo, du genre serial lover matcho indou qui te déboite la mâchoire d’une pichenette. A la place de Declan je ferais profil bas.

Je lève les yeux au ciel quand il me dit qu’il ne connait pas Detroit. Putain un New-yorkais… y’a quoi de pire qu’un New-yorkais ? Un New-yorkais loin de chez lui. Et pas de bol il est dans ma bagnole.

Bon au moins il essaye d’être cool et engage la conversation sur le fait que je fasse du tir à l’arc. Je suis motivé pour faire un effort. Après tout, Maddie à raison, je ne suis pas vraiment hyper apprécié sur Fort Hope, alors, si ça se trouve, je vais découvrir qu’il est cool et on fera p’être un super binôme de récolteur lui et moi. Je me risque un coup d’œil. En fait non, ça le fera jamais. Je suis hyper dépité rien que d’être a côté de lui. J’ai l’impression d’être une allumette naine anorexique à côté de ce type. Ok je sais qu’il fait de la gonflette cinquante fois par jours, je suis sûr que si moi aussi j’avais le temps je serais aussi "imposant" que Monsieur Muscles. Bon pour la taille par contre…

« Bah depuis que je suis tout petit je crois, c’est mes frangins qui étaient à fonds dans un trip "on est des amérindiens" et puis, quand on se faisait coincé par les keufs, autant pour les flingues on aurait pu avoir des emmerdes, autant avec des arcs on s’en sortait pas trop mal… »

Du moins quand on arrivait encore à faire avaler qu’on était de gentils mômes qui allaient à un court de sports. Mais combien de cannettes ont gouté à nos flèches. Quelques parts, heureusement, car je ne suis pas sûr que sans savoir tirer à l'arc j’aurais tenu aussi longtemps, tout seul, dans Detroit. C’est la première fois depuis des années que je pense vraiment à mes frangins. Je n’arrive toujours pas a dire si j’ai envie de les croiser vivants ou si je préfère ne jamais savoir où il sont morts. En tout cas j’évite de dire à Declan que je sais peut être faire de belles brochettes de têtes de moisies mais que j’arrive pas à chopper un lapin avec mon arc. De toute façon, tout ce qui se passe dans la nature, moi, j’aime pas.

En même temps Declan a pris l’itinéraire en main. Il a choppé la carte et fait le co pilote de facon efficace. Sur de lui, il n’hésite pas. C'est chouette de pas etre seul au volant en fait. Il ne nous fait pas passer du tout par là où je pensais aller, mais je lui fais confiance. Cela fait des mois que je me balade sans carte. Autant dire qu’il doit avoir une meilleure visibilité que moi de notre itinéraire. Même si je m’inquiète un peu de sortir de Detroit. Il va certainement nous faire contourner la ville pour qu’on revienne vers l’est.

Je lance un « Et toi ? » pour ne pas laisser mourir la conversation. Mais je présage qu’il va me raconter qu’il a eu les meilleurs professeurs de New York, qu’il a eu des médailles ou des conneries du genre.

J’ai quand même un moment de solitude lorsque l’on croise une animalerie, perdue dans un coin paumé, au lieu de trouver la station annoncée par Declan.

« Bordel mais… Elle est à jour cette carte ? Qui l’a trouvé ?! C’est bien celle de Detroit et environs au moins ! »

Une carte mise à jour ? Mais il me fait quoi lui ? C’est pas un GPS. Je freine violemment la bagnole alors qu’on arrive dans un truc un peu trop campagne à mon gout pour me tourner vers mon co pilote qui se débat avec sa carte. Je percute de suite le problème.

« Putain mais c’est une blague là ! Tu vois pas que ta carte elle est a l’envers !!!! »

Je lui arrache presque des mains en essayant désespérément de retrouver ou nous pourrions être. Ma mauvaise fois m’oblige à ne pas envisager que penser à mes frangins m’aurait fait perdre le fils, je préfère me dire qu’il m’a guidé n’importe comment. Même en refaisant a peut prés notre route dans le bon sens, impossible de savoir où nous sommes.

De rage je sors de la voiture. Je suis toujours a cran et mon coté Punishers n’est jamais loin. Ca aurait été chez Bruce la batte serait sortie. Sauf que là je ne suis plus Robin et je préfère sortir loin de la tentation de lui en foutre une.

« Mais putain !! Tu ne pouvais pas le dire avant que tu ne sais pas lire une carte !!?? Ou demander je sais pas moi… maintenant on l’a dans le cul avec tes conneries ! je ne sais même pas où on est ! »

Pourquoi les sorties proposées par Maddie sont toujours aussi merdiques ? Je suis presque a partir sur un rire nerveux. C’est lui qui doit faire le grand frère ? Franchement !?

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Ven 21 Juil - 19:01

J’en apprends plus sur Isha. Bien trop même. Je me fiche complétement de la moitié de ce qu’il raconte, les yeux rivés sur la carte, essayant de piger où l’on se trouve. Lorsqu’il me retourne la question, je mets un moment à sortir de mes pensées. « Hum ? Oh eh bien en fait je fais du tir à l’arc depuis que je suis môme. J’ai toujours adoré ça. J’avais appris à en faire en camp de vacances et je n’ai pas voulu perdre cette compétence. Je me suis entraîné chez moi au début. Mon père n’a pas été d’accord. Il faut dire que ça faisait désordre lorsque j’essayais de tirer dans une pomme perchée sur le crâne de ma sœur… Puis j’ai continué de prendre des cours pour me perfectionner. Mon rêve était de devenir champion olympique de tir à l’arc. Mais j’ai finalement changé de voie lorsque je suis allé vivre à New-York pour les études. Et j’avais bien moins de temps à y consacrer avec ma copine de l’époque qui me bouffait mon temps libre… D’ailleurs elle a atterri à Fort Hope. J’étais étonné de la voir l’autre jour. J’étais même content ! Enfin… Au début tout au plus… Elle a un sale caractère. » C’est à ce moment précis que je décide de m’interrompre pour hurler après la carte, ce qui ne manque pas d’interpeler Isha qui commence à me hurler dessus. « Tu vas te calmer oui ? Comment je pouvais savoir qu’elle était à l’envers ! On n’a pas une seule boussole dans cette caisse pourrie… J’y peux rien si on a que la moitié de l’équipement qui nous est nécessaire… Va te plaindre à Maddie si t’as envie de hurler. »

Le voir sortir de la voiture en furie et continuer d’hurler, c’en est trop. Je sors moi aussi et me prépare mentalement à lui en faire voir de mon sale caractère. « Tu as un problème, Cornwell ? Je sais lire une carte, mais je ne connais même pas Detroit que tu me parle des avenues à la con de cette ville… Je ne savais juste pas dans quelle direction nous roulions au début, voilà tout… Et puis merde, pourquoi on m’a racolé un marmot dans les pattes ?! J’aurai très bien pu m’en sortir avec quelqu’un de plus compétente à mes côtés et qui plus est… » Je n’ai pas le temps de finir que la voiture passe entre nous deux. A une allure déjà assez vive. Je lance un regard d’incompréhension à Isha avant de me lancer à la poursuite de notre véhicule. Pourquoi étions-nous en pleine pente ? Il avait fallu que cette caisse continue sa course en plein dans un champ pour aller s’encastrer dans un arbre. Je me tiens la tête. Maddie va nous tuer pour sûr. Je m’approche du véhicule et regarde l’intérieur. Je me tourne vers Isha d’un air plutôt mauvais. « Mais bordel c’est pas possible d’être aussi débile ! Un frein à main, ça se tire, Cornwell ! T’aurai pu au moins faire cet effort !!! »

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Sam 22 Juil - 0:12

En fait ce type, quand il parle, je me demande si j’ai vraiment réussi à lâcher la drogue ou si je ne suis pas en train de planer au point de rien biter de ce qu’il raconte. Parce que, sincèrement, outre le fait qu’il a la fâcheuse à blablater comme Bruce, ce qu’il raconte me fait penser à du foutage de gueule. Sans déconner qui ira jouer à Guillaume des Bois en foutant une pomme sur la tronche de sa sœur ? C’est bien Guillaume des Bois le nom du type avec la pomme ? J’ai un doute… Bref, on s’en fout. A moins que ça ne soit avec des fléchettes ventouses… ouai ça doit être ça… je ne vois pas d’autres explications.

Ceci dit en passant …. Quand je pense à ma famille je me dis que c’est pas si déconnant en fait. Ouai mais non, il a pas trop la gueule d’un paumé des bas quartiers.

Je tique un peu quand il parle que son ex est à Fort Hope. Oh Putain !!! Comment je n’ai pas pu percuter avant. Une nana avec un mauvais caractère… maintenant je comprends mieux tellement de chose et je me trouve con de ne pas avoir deviné dès que Maddie m’a dit qu’il était charmant. Bordel… ils ont couché ensemble, en fait non, je ne veux pas savoir c’est trop deg et puis je suis assez retourné comme ça. Mais avec leur façon de parler trois plombes heureusement qu’ils n’ont pas fait de gosses.

Mais bon là c’est pas trop le moment, je suis juste en train de péter ma durite parce que grâce à Monsieur Maddie Purple, on est dans la merde jusqu’au bout. Il sort me retrouver dehors seulement au lieu de me faire des excuses, ce boulet m’agresse directe. Il voit pas que je suis chaud là et que c’est pas le moment se la jouer idole de ses dames loin de son fan club ?

« Ouai j’ai un problème mec ! Je vais te dire le problème !!! SI TU CONNAISSAIS PAS LA ROUTE POURQUOI TU M’AS FILE DES DIRECTIONS GENRE TU SAIS OU TU VAS ? Mais mais.. t’en sortir, putain, comment tu veux t’en sortir si tu sais même pas lire une putain de pauvre carte !! Genre t’as besoin d’une boussole pour lire une carte mais je suis sur que tu sais même pas quelle gueule ça a une boussole !!!!»

J’ai pas le temps de continuer à vider mon sac que notre voiture passe entre nous. Je reste une seconde a la regarder, puis a regarder Declan… puis a regarder la voiture, puis Declan... Mon cerveau, tout a coup, m’informe que si Declan est dehors, que moi aussi je ne suis pas dedans et que la voiture bouge c’est qu’un pourrait y avoir une couille dans le potage.

OH PUTAIN !! LE FREIN A MAIN!!!!! Elle dévale la pente en prenant de la vitesse. Je suis sorti tellement en mode furax que j’ai pas serré le frein à main. Je ne réfléchis plus et court derrière comme un chien voulant mordre le cul du facteur (les aboiements en moins). Je la vois se rapprocher dangereusement du seul platane au milieu d’un champs en contre bas.

« Nonononononon !!! »

Visiblement je n’ai aucune autorité sur la voiture qui va gentiment s’encastrer sous mes yeux dans ce connard d’arbre qui aurait pu avoir la gentillesse d’être planté n’importe où ailleurs. Pendant un laps de temps malheureusement trop courts, j’ai bon espoir de pouvoir la redémarrer, mais un bruit annonciateur de mauvaise chose, suivi d’un nuage de fumé noire sonne le deuil de notre véhicule.

Je me prends la tête entre les mains, impuissant devant ce drame. On est paumé et sans bagnole maintenant…

Declan arrive à son rythme et va regarder dans la voiture qui risque quand même de prendre feu. Une fois de plus le seul truc de constructif qu’il trouve à me dire c’est des reproches. Ok j’ai merdé mais putain, avec son sens de l’orientation il ferait mieux de se la fermer.

« Si tu nous avais pas paumé ça serait pas arrivé ! »

Ok ca fait un peu dispute de cours d’école pour le peu que je m’en souvienne de l’école. Mais pour le coup, je suis tellement désespéré que je suis beaucoup moins en colère. Je me dis que ça peut difficilement être pire quand la voiture a un nouveau hoquet d’agonie en laissant s’échapper une fumée de plus en plus épaisse. Le bruit attire quelques moisis. Merde… fais chier.

Je fonce vers la voiture qui donne tous les signes qu’elle va bientôt cramer pour attraper mon arc, mon sac, mon carquois et les documents que nous a filés Maddie. Je ne sais pas pourquoi je les prends quand même vue que la mission me semble vraiment sacrement compromise.

Je m’éloigne rapidement prêt à massacrer les quelques moisies qui boitent vers nous quand un bruit strident retenti. L’alarme de la voiture vient de se mettre en route et je réalise qu’en fait ça pouvait être pire quand j’entends des cœurs de grognements s’élever. Une à une des têtes fleurissent dans les hautes herbes du champ. Bordel, y’en a combien là !!! Je me rapproche de l’autre donneur de leçon.

« Declan ! »

Je lui indique ce qui risque de nous prendre de dos. Une horde, une belle du genre qu’on a pas envie de compter. On règlera nos problèmes de bite plus tard. Là c’est même plus le moment de se défouler sur les morts.

Je réfléchi vite. On a pris sud, je ne connais pas bien cette zone mais entre les terrains agricoles y’a des forets et des petits hameaux. Ok, faut qu’on trouve un bled avec des voitures.

« Par là ! »

Je lui montre le bosquet où on a le plus de chance de réussir à semer la horde. De toute façon, maintenant, c’est hors de question de le laisser choisir la direction à prendre. Et étrangement, même si j’ai du mal à saquer le type que je me traine, je n’envisage même pas de me barrer sans lui.

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Dim 23 Juil - 21:26

Le voici en train de me hurler dessus de nouveau car j’aurai pu penser au frein à main aussi. Non mais je rêve ! C’est de ma faute ça aussi ? C’est un sketch ce mec ! Je sens mon sang bouillir peu à peu, avec l’immense envie de lui coller mon poing en plein visage. Je n’ai pas le temps de retorquer que je le vois courir vers le véhicule pour récupérer ses affaires. Je l’imite, sortant les miennes. Une fois l’arc en main, je m’apprête à faire front face aux rôdeurs qui ont été alertés par l’accident, tout en me reculant de notre voiture. Ne sait-on jamais, je ne veux pas qu’elle prenne feu et explose à côté de moi. Mais lorsque l’alarme retentit, je ferme quelques secondes les yeux. Ça n’est pas possible. Nous sommes la malchance personnifiée, je ne vois pas d’autres solutions. Il m’appelle. Je le regarde avant de détourner mes yeux vers ce qu’il me montre. Une horde. Je ne peux les compter précisément, mais pour sûr, je n’avais pas assez de flèches dans mon carquois. Ni lui d’ailleurs. Elle s’amassait en notre direction. « Putain ! Faut qu’on se tire ! » lui dis-je avant qu’il me fait signer d’aller à un endroit. Je le suis. Courir dans un champ, ça donne légèrement l’impression d’être un lapin qui peine à se sortir des hautes herbes. On fonce en direction d’un bosquet. J’économise mes forces. De toute façon, vu la vitesse des morts, on ne risquait même pas de se faire rattraper en marchant.

Je me retourne un instant en faisant signe à Isha de faire de même. Etant sans aucun doute le plus sportif, je n’avais pas eu de difficulté à courir plus rapidement que lui. « On dirait bien qu’ils sont trop occupés par la voiture pour nous suivre. Si on ne fait pas trop de bruit, on devrait pouvoir s’en sortir à notre rythme. » lui indiquais-je. Si seulement nous avions des yeux derrière le crâne. Je reçu un violent coup derrière la nuque. Je m’écroule au sol. Quelques millièmes de secondes suivantes, c’est au tour d’Isha de tomber. Je ne peux lutter contre l’évanouissement.

Je rouvre peu à peu les yeux avec une vilaine migraine, et dans un grognement digne d’un type qui a la gueule de bois quand il se lève. Je peine à distinguer ce qui m’entoure tant tout semble être en rotation. Je constate que j’ai été ligoté à un tronc d’arbre, les bras en hauteur, et les pieds liés autour du dit arbre. En tournant la tête, je découvre qu’Isha est dans la même posture un peu plus loin. « Eh ! Isha ! ça va ? C’est quoi ce bordel ? » « Fermez la ! » ordonne une voix féminine. « Lorsqu’on voudra vous donnera le droit de parler, on vous sonnera. En attendant, laissez-nous manger. » Je distingue une femme, à la carrure assez forte, avec des gens de peintures de guerres sur le visage. Elle était sapée en cuir, les cheveux à rasés sur un flanc de son crâne, et une cicatrice allant du front à la joue, chevauchant habilement un œil. Elle tenait en sa main l’arc d’Isha et une de mes flèches, prête sans aucun doute à me tirer dessus. Je respecte ce qu’elle me dit et attend qu’elle s’éloigne. Elle rejoint une tripotée d’autres demoiselles. On dirait un genre de tribus amazone.

Etant à bonne distance, j’en profite pour me tourner de nouveau vers Isha et reprendre en murmurant « Alors petit génie, t’as un plan pour qu’on se tire, ou bien tu es trop occupé à pleurniché sur ton sort ? Si t’avais pas planté notre caisse, on aurait pu réparer notre erreur depuis un bail… » finis-je entre mes dents. D’ailleurs, cette dernière phrase était à peine audible que je doute sérieusement qu’il l’ait comprise.

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Lun 24 Juil - 0:37

On est en train de fuir. La clé de la survie c’est l’endurance il faut se ménager pour garder toujours ce qu’il faut de distance entre nous et les morts tout en conservant nos forces pour ne pas se fatiguer trop vite. Je commence à trouver mon rythme quand je vois tout à coup l’autre couillon qui me passe devant comme une flèche. C’est moi ou en prime il me fait la morale sur le fait qu’on doit s’économiser ? Mais il est con ou quoi ? Sauf que mon ego n’aime pas trop que Monsieur Muscles me dépasse.

Il arrive dans le bosquet façon gazelle de course. Puuuuuutainnn !!! J’accélère aussi, au mépris de toutes les règles de survie durement apprises. Je flippe une minute quand, en pénétrant dans le bosquet, je me rends compte que je l’ai perdu de vue. Mais je n’ai pas le temps de flipper que je me prends les pieds dans un truc et m’étale de tout mon long au sol. Un peu sonné je percute que le "truc" en question est Declan qui est affalé aussi par terre.

Mon instinct me hurle de ne pas rester étaler comme du nutella sur une crêpe. J’ai même la faiblesse de me poser la question de comment je vais me trimbaler Declan pour fuir avec avant de me rendre compte qu’il y a un problème plus grave. En fait, je serais logique je me demanderais surtout pourquoi l'archer a l’air inconscient. Mais là, au moment où je veux me redresser je vois une paire de jambes pas déplaisantes à regarder. Je remonte les yeux appréciateurs pour voir à qui appartient les gambettes. Je remarque tout de suite la lance et le gourdin que la sympathique femme a. Elle est accoutrée comme dans un Mad Max. Des copines a elles arrivent. Putain c’est quoi ce bordel ? Xena et ses copines ? Les sailors Founes en patrouille?  Il n'y a pas un seul mec de présent a part nous. On est vite encerclé de gonzesse et je me sens pas fier. Et comme d'hab quand je flippe, je peux pas m’empêcher de sortir la phrase de trop.   

« J’imagine que c’est pas le moment de lâcher une petite blague misogyne ou de vous demander si vous avez vos règles en même temps ? »


Je me prends un coup de pieds dans la mâchoire et roule presque sur Declan. Ok ce n’est donc pas le moment. Un peu KO je les entends parler entre elles sans bien capter ce qu’elles disent. Franchement Declan abuse de roupiller, c’est bien le moment !! C’est lui le mec qui rend folle les nanas non ?

J’en vois une me designer et je n’ai pas le temps de me bouger qu’elle vient vers moi avec un visage pas engageant :

« Bon les filles, va falloir vous faire une raison, vous êtes pas mon ty... »

Je ne finis pas ma phrase, la douleur d’un coup sur la nuque me plonge dans les bras de Morphée, enfin dans ceux de Declan plutôt vue la position.

------------------

Je me réveille douloureusement avec l’impression d’être le lendemain d’une mauvaise cuite. Putain je suis attaché à un arbre… je suis attaché!!!!!! Je me débats comme un con a la limite de la crise de panique. J’entends la voix de Declan qui est dans la même position que moi et qui me ramène à la réalité. J’ai pas le temps de lui répondre que l’une de nos agréables hôtesses lui demande élégamment de se taire. Bordel qu’elle est vilaine cella là !!! Sans rire, c’est un Hulk au féminin !! J’ai même douté que ça soit une gonzesse au premier coup d’œil. Elle a mon arc la salope !!! Je la regarde méchamment en me retenant de justesse de à traiter de sale pute. Y’a un truc qui me rend fou, c’est qu’on me pique mes affaires, même si lesdites affaires ont déjà été piquées par mes soins à quelqu’un d’autre.

Elle va rejoindre ses copines c’est un concerto de groupements de gorges pas engageants. Je penche ma tête et je me dis qu’il y avait certainement un dress code pour venir dans leur camp : avoir une tète a se planquer dans un sac, des fringues pour un cosplay pierreafeu et être roulée comme une joueuse de tennis sous hormones de l’ex URSS. Bon y’en a quelques-unes de potables noyées dans la masse, mais pour le coup elles font vraiment tache dans le groupe.

« Alors petit génie, t’as un plan pour qu’on se tire, ou bien tu es trop occupé à pleurniché sur ton sort ? Si t’avais pas planté notre caisse, on aurait pu réparer notre erreur depuis un bail… »

Je lui mime un chut et lève les yeux pour qu’il regarde mes mains en lui chuchotant.

« Je gère. Il me faut juste du temps»

Les nanas m’ont visiblement mal fouillé. Elles ont trouvé le couteau dans mon froc mais pas celui dans la doublure de ma manche de blouson. J’ai l’habitude de ce genre de situation, malheureusement, et je suis plutôt habile pour sortir le bout de la pointe de ma lame et commencer à scier ma corde. Je ne suis pas un passe muraille pour rien.

Sauf que ca va prendre du temps si on veut se la jouer discrètement. Pour calmer mon stress d’être entravé je lui chuchote:

« J'imagine qu’après avoir été en couple avec l'autre tarée, tout ca, ca doit être du pipi de chat. Sans déconner, je sais même pas comment t'as pu sortir avec cette nana. Avec son caractère de merde, je l'imagine plus en plan cul qu'autre chose. En fait dès qu'elle ouvre la bouche j'ai juste envie de me pendre tellement elle est chiante. Tu m’étonnes que tu n'avais plus de temps pour toi...  »

La corde commence a lâcher. Je me suis un peu coupé dans la manœuvre, mais imaginer une vie de couple avec Maddie m'aide à ne pas penser à la douleur.

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Sam 29 Juil - 16:14

Je lève les yeux au ciel lorsqu’il me parle de mon ex. Etait-il au courant que mon ex n’est autre qu’Avalohn ? Je pense que s’il le savait, il mâcherait ses mots. Il va nous falloir une diversion si l’on veut gagner assez de temps pour s’en sortir. Parce que je les vois bien, les guerrières de l’apocalypse, en train de nous guetter du coin de l’œil. Je pense même qu’elles ont dû voir que Isha secouait étrangement le bras. Ce n’est pas le moment de se faire exécuter parce qu’on veut se tirer. Une bagarre entre nous expliquerait bien des choses, comme le fait qu’il veuille se libérer pour me faire la peau. « Tu sais, je pense que si tu savais qui est mon ex, tu ne l’insulterai pas de la sorte… Oh mais attend. Je peux te le dire ! C’est Ava ! » Je me mets à éclater de rire de façon bien sonore attirant l’attention du groupe de demoiselle afin qu’elle n’en loupe pas une miette. Oh pauvre Isha. Je lui largue une telle info dans une posture pareille. Il a de fortes raisons de croire que je ne suis pas sincère. Ce serait stupide de s’énerver de la sorte alors Qu’on était piégé. Nous devrions nous serrer les coudes au contraire. « Me regarde pas comme un benet. Je suis sérieux. Ce n’est pas parce que je suis sorti avec une tarée que tu n’es actuellement pas avec cette même tarée ! Et crois moi… Elle n’a pas changé d’un poil depuis tout ce temps. Bien content de ne plus être avec elle. Elle ne m’a pas manqué. » Oh bien sûr les survivantes, intriguées, se levèrent et s’approchèrent de nous. J’allais enfin avoir leur attention. Mais jusque quand…

Vu la tronche d’Isha, il n’avait qu’une idée en tête : que l’on se batte. Vu ma tête, j’y étais toujours prêt. « Alors ?! Tu n’en as pas assez de me casser les pieds Isha ? Tu ne veux pas passer à l’étape supérieur et me péter la gueule plutôt ? Parce que je t’avouerai que si j’avais pas les mains liées, je t’aurai bien éclaté ta petite tronche de mes poings… » Je lui lançais un regard mauvais. Bordel. Il était pudique ou quoi ? Quand est-ce qu’il allait se décider à m’en coller une ?! Si nous étions séparés, je pourrais attirer l’attention des femmes ailleurs. Ça lui laissera libre champ pour se tirer… Si nous étions foutus actuellement, on pouvait faire en sorte que la moitié d’entre nous puisse enfin se tirer. Peut-être y arriverai-je après lui. Mais je ne risquais pas de lui dévoiler mon plan. Il ne faudrait pas qu’il ait l’air de jouer un rôle. Déjà qu’en temps normal, on voit directement qu’il a l’air bizarre, si je lui demandais de donner le change, il serait grillé sans aucun doute.
HRP:
 
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Lun 31 Juil - 3:17

Je reste à regarder Declan comme un couillon, la bouche ouverte en essayant de comprendre ce qu'il me balance. C'est pas Maddie son ex? Même si ce qui me dit ne peut qu'être une vaste connerie, sa façon de me provoquer et ce qu’il ose dire de ma douce Avalohn me vrille les nerfs ! Pour qui il se prend ce gros connard ??! Ma femme vaut bien que ses petites groupies sans cervelle ! Jamais elle n'aurait supporter un mec qui s'aime autant ! Sans parler qu'elle a peut-être des secrets mais pas sur ses ex. La preuve j'en bouffe déjà pas mal du Ethan! Et puis il fait fils a papa friqué ! Qu’est-ce qu’une nana de gang aurait fait avec lui ?

« Mais ferme ta gueule gros mytho ! Tu crois que c'est le moment de me chauffer comme ça !  Si tu n’assume pas de t'être fait Maddie c'est ta merde alors viens pas foutre ma femme là-dedans. Tu sais rien d’elle ok ! alors t’avise même pas d’oser en parler et encore moins de l’insulter ! Et si t'as besoin que je ravale la gueule fallait juste demander ! »


Surtout que j'ai presque fini de me libérer les mains et que l'envie de l'abandonner est grande. On a pas le temps de continuer notre joute verbale que des nanas arrivent ameutées par notre « discutions animée ». Visiblement, on doit pas être loin des chiottes, parce que c’est comme pour aller pisser, elles se déplacent en troupeau, les armes en bonus.

Yen a une, rien que de la voir j'ai la nausée. Mono sourcils, nez de patate, un œil qui dit merde à l'autre, du poil au menton et au-dessus des lèvres, tellement de bide qu'on dirait qu'elle a trois paires de bichons, des bras épais et gras, des jambes plus velues que la barbe de mon père... Declan doit être dans le même état de dégoût car il reste silencieux comme moi et essayer de pas trop regarder cette chose. A côté d'elle y a une gonzesse tellement normale qu'on la voir à peine. Queen Kong se rapproche de nous et nous balance, entre des litres de postillons et son haleine de mangeuse d’ail :

« Tant de fougue mes mignons, il va falloir vous calmer ! Et moi je sais comment on calme des mâles excités ! Pas vrai les filles !? »


Le tonnerre de rire qui fuse me fait juste peur, pas autant que ce que je suis en train d’imaginer en fait. Pour le coup j’espère me tromper et qu’elle parle juste de nous tuer et nous bouffer.

« On va commencer par lequel ? C’est qu’ils sont appétissants a souhaits tous les deux… hum… vanille ou caramel ? »

Et c’est reparti pour des ricanements en plus de l’asphyxie vue l’haleine de la velue. La plus normale désigne Declan. Je n’ai pas le temps de dire ouf que ces dames, le décroche et l’embraquent sous mes yeux.

« Bande de putes ! Vous l’emmenez où !!??? »


Une fille très vilaine se retourne et me fixe en faisant un geste qui dans un autre contexte m’aurait fait marrer.

« T’inquiètes pas caramel, tu verras bientôt qui va faire la pute. »

Puis elle part suivre ses copines. Putain non !! Je ne souhaiterai pas ça même à ce crevard de Declan. Dès que je ne me sens plus observé, je fini de me détacher aussi vite et aussi nerveusement que possible. J’essaye de résister a l’impulsion d’aller immédiatement vers où les laiderons sont parties pour secourir Declan. Ca ne servirait a rien et je ne peux que prier pour Declan arrive a gagner du temps. De toute façon, je vois mal comment il pourrait se motiver à affronter ça en gardant la … heu.. la tête haute dirons-nous.

Je trouve un gourdin et j’arrive a repérer une nana un peu isolée. Je ne suis pas fier de moi de lui foutre dessus. Mais putain, vu ce que doit subir Declan, j’ai pas trop le choix. Je la bâillonne et elle va gentiment prendre ma place sur l’arbre sans ses fringues. Ça me fait vraiment chier de faire ça pour l’autre connard. Mais je n’ai pas le choix.

Pourvu que personne ne sache jamais ça. Je ne suis pas vraiment épais comme Logan. Du coup, j’ai pas trop de mal à passer les fringues de la gonzesse. En fait je flotte même dedans… c’te honte. Je suis obligé de me rembourrer avec mes fringues de mec. Ma veste me fait une paire de nichons à pas tomber enceinte. Son casque avec tous les machins d’animaux crevés dégueu qui pendouillent cache pas mal ma trogne. Avec cet accoutrement je me faufile dans le camp à la recherche de Declan. A défaut de l’archer, je trouve notre matos. Je me cache vers la ou il va falloir partir et je nous repaire un plan de fuite.

Les filles semblent vaquer à leurs occupations mais j’entends des bruits inquiétants qui viennent d’une tente plus grande que les autres. Il y a deux nénettes plus taillées comme Declan que comme moi qui montent la garde. C’est le moment de me souvenir des leçons de mon vieux. Quand il me demandait de feindre un accident le temps que les frangins volent les poches des gens ou quand je devais faire semblant d’être perdu…

J’essaye de faire ma voie la plus aigüe possible en arrivant, comme affolé(e) devant ce qui ressemble à une sentinelle.

« Y’a le prisonnier qui s’est échappé, il est parti vers l’ouest !! Vite !!! »

Les filles partent au trot pendant que je rentre à toute vitesse dans la tente. Sans réfléchir j’assomme Queen Kong en essayant de ne rien voir de sa nudité traumatisante et je ne loupe son l’insipide copine, guère plus vêtue. Mais le truc le plus horrible de la pièce est Declan qui n’a que ses chaussettes. Pas le temps d’être pudique.

« Grouilles !!! Elles vont pas tarder à se rendre compte de la supercherie, et un mot sur mes fringues et je me barre sans toi ! »


Je suis au taquet pour ouvrir la voie vers notre liberté.

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Jeu 3 Aoû - 18:36

Isha s’énerve, comme prévu. Il attire l’attention des demoiselles qui se pointent vers nous. La plus moche me répugne. Celle derrière, pas trop mal. Je la regarde et lui fais mon clin d’œil charmeur silencieusement, tandis qu’Isha reçoit le discours de miss mauvaise haleine. La vilaine a bien remarqué que je suis intéressé par sa complice, elle annonce qu’on va y passer. Je lance de nouveau un sourire charmeur à la plus potable, mais Isha s’énerve. Je me tourne vers lui, faisant les gros yeux. C’était mon plan. Il allait tout foutre en l’air ! Si elles l’embarquent en premier, elles vont se rendre compte qu’il était en train de défaire ses liens, et ça va empirer la situation. Par chance, elles me font me lever. « Allons-y, mesdemoiselles. Je suis tout à vous. » Elle m’entraîne dans l’une des tentes. Elles se regardent, se demandant laquelle d’entre elle va me passer dessus en première. Je m’avance d’un pas vers elle, me retrouvant avec une lance de la moche sous la gorge. « Excuse-moi, beauté. Tu sais, si je devais choisir, ce serait difficile… Mais si je peux te donner un conseil, lorsque j’ai déjà… Enfin tu vois… La fois suivante je suis beaucoup plus endurant donc… à toi de voir. » Elle a l’air plus influente que la plus jolie. Elle décide donc de céder son tour et sort de la tente.

La demoiselle comment à me déshabiller. Elle ne peut retirer complétement ma veste à cause de mes mains liées et se contente de l’ouvrir. « Tu sais, je suis plus endurant la seconde fois mais… Si tu veux mon avis, rien ne nous empêche de faire les choses bien… Je ne suis pas pressé. » Elle a l’air un peu timide et rougit. Elle ralenti le rythme. Ça n’empêche qu’au final je finis en caleçon. Pourvu qu’Isha parvienne à s’enfuir et aille chercher du renfort. Mais je pense qu’il va me laisser sur place. La demoiselle semble prendre son pied et finit par atteindre l’orgasme plus tôt que prévu, hurlant à travers la tente. Elle reste un peu à califourchon sur moi, m’annonçant que j’étais son préféré des deux, et le plus beaux. Elle finit par me détacher les mains, et ôter ce qu’il reste de mes vêtements. Ce bruit n’a pas dû échapper à la moche, qui finit par rappliquer. La jolie s’éloigne de moi en prenant ses vêtements, tandis que la seconde commence à exposer ses parties les plus intimes et – si l’on veut mon avis- les plus dégueulasses. Je manque de vomir mon petit déjeuner en direct. Elle s’approche de moi. Je continue de prendre mon air seducteur.

Etait-ce un miracle qui me sauvait, faisant s’abattre un gourdin sur la tête de la moche. La mignonne, qui n’avait pas tout à fait finit se rhabiller, et s’était positionner derrière moi, se pris un autre coup. Isha à la rescousse. « ça me fait bizarre de dire ça, mais j’ai jamais été aussi heureux de te voir ! » lui-dis en ramassant mes vêtements. Isha ouvre la voie, quittant la tente. Je profite d’être debout pour mettre un bon coup de pied dans la tête de miss-Chewbacca catégorie poids-lourd.

Nous nous mettons à courir, une fois que je me sois assuré qu’il ait nos équipements. Je le suis en courant, l’air fouettant mon corps. Absolument tout mon corps. Je me sens ridicule. Je tente d’enfiler mon caleçon tout en courant, manquant à plusieurs reprises de me casser la figure. Mais j’y parvins. C’était déjà ça de gagné. Le reste, on verra plus tard. J’annonce quand même à Isha mon plan « Vieux… ça te dirais qu’on essaye se poser ? On est à bonne distance de leur camp maintenant… Et j’aimerai bien me rhabiller… » proposais-je en le suivant. Alors que l’on regagne un champ, je remarque une grange au loin. « Regarde là-bas ! Fais ce que tu veux, mais moi j’y vais… Y’a sûrement une bagnole en plus là-dedans. Et on pourra leur tendre un piège là-haut si elles nous ont suivis. » Je n’attends pas qu’il accepte pour m’y rendre.

Une fois à proximité, je m’arrête et enfile mes vêtements un à un. Je constate qu’il a eu la bonne idée de me suivre. Je lui tends la main pour récupérer mon matos.

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Lun 7 Aoû - 9:38

Ok la fuite en fringue de nana ça peut pas être pire que celle la stouquette à l’air. On arrive tant bien que mal à a se sortir de cette merde et on prend le temps de se fringuer comme il faut. On évite de trop se regarder mais je pressens un accord tacite pour garder à jamais le silence sur cet épisode du voyage. Si on survit à ça, parce que sincèrement, j’ai jamais enchainé autant de poisses en si peu de temps. Bon après j’avoue que quand il se lance sans vraiment me demander mon avis vers une grange, je ne suis pas mais alors pas du tout enthousiaste.

La dernière fois que j’ai été dans une grange c’était avec Juliet, et franchement, même si au final ça a été l’eldorado, j’ai surtout des souvenirs d’avoir eu chaud au cul. Et puis merde, c’est la campagne, et franchement qu’est ce qui peut se passer de bien en campagne a part des trucs glauques ? Déjà un truc m’inquiète, si a des champs ici, en sachant que le gros des exploitations agricoles de Detroit est au nord est alors qu’on devait aller à l’ouest… putain…. On était a quelques heures du trucs au mieux.

Je préfère ne pas gueuler, après tout, je en sais pas ce qu’il a subi avec Queen Kong et je me doute bien que c’est pas le moment non plus de se faire des nattes en se racontant nos malheurs. Sauf qu’il y a quand un sujet que j’aimais bien qu’on aborde : l’histoire avec Avalohn.

Pourtant, mon instinct me souffle que je dois me concentrer sur un autre sujet beaucoup plus urgent. Pendant que Declan va inspecter la porte de la grange, au lieu de l’aider, ce qui nous ferait gagner du temps, je regarde derrière nous. Il y a les nanas !

Elles nous matent de loin mais ne semblent pas vouloir s’approcher pour nous récupérer, soit les prestations de Declan les ont suffisamment dessus pour qu’elles n’aient pas envie de se donner cette peine, soit il y a un truc qui cloche et qu’on a loupé. En fait elles nous ont quand même collés au cul sur pas mal de chemin pour lâcher l’affaire aussi simplement.

Declan est en train d’ouvrir le battant qui ferme la grange quand ça fait tilt dans ma tête.

« Declan non !!!!!!…. »


Trop tard, comme pour répondre au barouf du bruit du battant ou de mon cri, des dizaines de gorges putrides se lance dans une chorale de grognement. Autant de paires de mains poussent sur la porte pour laisser apparaitre une armée de moisie habillé comme dans la petite maison dans la prairie. Putain, on vient d’ouvrir la porte a des zombie Amish ou quoi ? Ceux-là, même morts ils vont faire chier.

Avec les réflexes qui font de moi un voleur, je saute sur une paroi de la grange et me hisse, non sans avoir a donner quelques coups de pieds pour me dégager des mains avides des moisis, sur le toit de la grange. Je ne peux que regarder impuissant la marée de morts qui nous prend pour des floches de manège. Il y a au moins un point positif. Declan a raison, il y a des bagnoles à l’intérieur, du genre antiquités, mais grâce a Logan et sa vieille caisse, je suis prêt a parier que je pourrais en faire démarrer une. Du moins, sans des moisis autours pour me bouffer.

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Mer 9 Aoû - 19:09

C’était clair, peu importe où ces nanas étaient, nous devions nous réfugier et au mieux, trouver un endroit pour se planquer. Lorsque je trouve cette grange, je n’épargne pas Isha, l’obligeant à me suivre. Si ce dernier n’est pas d’accord, tant pis pour lui. Je dois trouver une échappatoire, et sur ce point, je pense que nous sommes d’accord. Je jette un œil derrière moi, alors que je m’approche de la porte. Il est là. C’est plutôt une bonne chose, il a encore mon arc, mes flèches et mon couteau. Après m’être rhabillé à la va-vite, j’entreprends d’ouvrir un des battants de la porte. Une horde fait le reste. Ils déboulent sur moi, poussant sur le bois de l’ouverture, pour venir me dévorer. Ni une ni deux, je me recule, lorsque je vois Isha se hisser pour leur échapper par le toit. De mon point de vu, je peux voir qu’il y a une ouverture à l’arrière en hauteur. Sans doute la poulie pour faire monter des stocks de pailles. Je connais mon objectif. Je me mets à sprinter sur le côté pour essayer de mettre un maximum de distance entre les morts et moi. Je me baisse lorsqu’un bras tente de m’attraper par le haut. Je bondis lorsque je dois enjamber un rampant.

Je finis par rejoindre le flanc de la grange. La horde est derrière moi mais pas pour bien longtemps. « Isha ! Derrière ! Magne ! » lui lançais-je en continuant de courir. Ce n’était pas le moment d’être verbeux. Je finis par atteindre la paroi opposée à la porte. Grâce à un peu d’élan et quelques pas à la verticale sur le mur, je parviens à m’agripper au rebord de l’ouverture. Je me hisse assez aisément. Une fois dans la grange, je m’assieds contre un rouleau de paille, soufflant un peu, le temps d’avoir un meilleur plan. Si seulement j’avais mon arc… Mais un éclair me vint. J’avais attiré le gros de la horde à l’arrière. Au moins, la plupart n’encombrait plus la porte. « Isha, essaye de te faire ceux qui sont à l’avant, j’ai une idée ! » J’avise la paille. Je glisse la main dans ma poche et y trouve mon briquet. Heureusement qu’elles n’ont pas eu le temps de me faire les poches en profondeur…

Je parviens à mettre à la verticale un des rouleaux de pailles. Je regarde autour de moi, cherchant un truc pour pouvoir accélérer les flammes. Je tombe sur un vieux bidon d’huile de vidange. Mieux que rien. J’en fais couler sur la paille et l’enflamme. Il faut l’avouer, elle est mince cette flamme. Je jette le restant de l’huile à la volée sur la horde. Je finis même par y jeter le bidon. Je me tourne de nouveau vers mon rouleau et souffle sur la paille pour que le feu prenne. Je parviens à avoir un bon début d’incendie. Je me recule un peu et donne un bon coup de pied dans le rouleau pour lui donner l’impulsion nécessaire. La chute de ce tas de paille provoque un bruit sourd et énorme qui affole le restant de la horde.

De mon perchoir, je m’oriente dorénavant vers l’intérieur de la grange. Il n’y a plus grand-chose à craindre. Je saute et atterris sur le toit d’un tracteur. Je le descends sans problème. Sur mes gardes, je me dirige vers une bagnole digne de ce nom. « Isha ! J’ai trouvé un truc ! Vient ! »

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Ven 11 Aoû - 14:57

Isha fait ci ! Isha fait ça ! Isha vient ici ! Putain mais il me prend pour un clebs ou quoi ce con ? Non seulement il est chiant à se la jouer spider man, mais en prime depuis quand c’est lui le chef d’équipe ici ? Bon ok ila été efficace sur ce coup-là, mais c’est pas une raison pour se comporter comme un chefaillon.

Je descends a mon tour en lui montrant qu’il n’y en a pas qu’un ici qui peut se la jouer yamakazi. Putain, on est vraiment en train de faire un duel de stouquette dans la merde où on est ? Alors que je viens quand même de le sauver de Queen Kong.
Je vais vers la bagnole qu’il a trouvé, sur ce coup-là on a vraiment une veine de cocu. Je grince des dents a cette idée, parce que pour le coup, à cause de ce mec, je me sens cocu. Pourquoi elle ne m’a pas parlé de lui ? En fait j’ai assez confiance en ma femme pour me dire qu’il ne peut que mitonner. Sans rire, avec son coté bogoss milliardaire amoureux de son reflet, je ne le vois pas sortir avec une ancienne toxico dans la vie est tatouée sur son corps et son âme. En fait je n’imagine pas ce mec avoir de relation de plus 24 heures avec personne d’autre que sa main gauche.

Sur ces bonnes pensées, j’ouvre le capot. Autant d’extérieur la bagnole me laissait espérer que l’intérieur ne fait pas rêver. Y’a du taff à faire. Sans poirauter et avec le rodage que j’ai acquis pour me trouver des bagnoles en plus centre-ville, je mets ma frontale et je me mets au taff pour rapidement voir ce qui cloche ou pas. La liste est longue, mais je suis loin d’être lent et surtout, grâce a mon père et a ces deux dernières années en solo à devoir me démerder, je commence a exceller les mains dans le cambouis.

J’ouvre le tracteur pour récupérer bougies et autres pièces qu’il va falloir changer rapidement sur la bagnole. Une chance, lui a été mieux entretenu que la caisse. Avec un effort d’apaisement, j’essaye de lancer la discussion avec super Dédé tout en m’activant sur le moteur de notre futur carrosse.

« Bon, maintenant qu’on est au calme, tu vas continuer à prétendre que t’es sorti avec Ava ? Genre qu’elle m’aurait parlé de tous ses ex mais qu’elle t’aurait zappé ? Soit tu te plante de nénette, soit t’es pas du genre inoubliable avec les meufs mec. Tiens, rends toi utile, tu peux me filer la clé de 12 ?»

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Lun 14 Aoû - 0:43

Je compte sur Isha pour réparer la caisse. Il paraît qu’il est doué dans ce domaine. J’attrape mon arc et mon carquois à proximité de ses affaires, et une fois remis en place, je fais de même avec mon couteau lorsqu’il profite d’un moment de calme pour me parler d’Ava’. Je lève les yeux au ciel en me disant que ce n’est pas le moment de remettre ma parole en doute. Mais il insiste tellement qu’il commence à me chauffer. Il me demande de lui passer la clef de douze. Je donne un coup de pied dans la caisse à outils pour la rapprocher de lui. Je ne sais même pas de quelle clé il veut parler. Je n’y connais rien, c’est pas mon rayon. « Démerde toi un peu ! Et arrête de me remettre en question, je n’ai rien à prouver ! Ava et mon on est sorti ensemble et c’est fini, depuis bien longtemps, ok ? Mais je ne vais pas effacer une partie de ma vie pour te faire plaisir ! » Je regarde la porte pour m’assurer que tout aille bien, mais l’énervement m’emporte de nouveau.

« Et puis merde ! Tu sais quoi ? T’as gagné ! Ouai je me la suis faite, ta nana ! Et je peux te dire que quand je me suis tiré, elle m’a supplié de ne pas le faire ! C’est comme ça ! Alors c’est quoi ton problème maintenant. Tu veux qu’on en parle, hein ? » Je l’avais repoussé du capot pour qu’il me fasse face. J’étais prêt à en découdre avec lui. « Si tu crois que je suis du genre à regretter… Surtout qu’il y a de ça deux semaines à tout casser, elle revenait sur le pas de ma porte à pleurnicher et menacer de cramer la baraque qu’on m’a attribué ! Demande-toi si tu es suffisant pour elle, mon pote, parce que je crois bien qu’il lui manque un truc dans sa vie ! » Je lui jetais mon regard noir. Je l’avais provoqué à un tel point que je m’attendais au coup. Il faudrait peut-être que je ponce les angles, mais là, c’en était trop. Je n’avais pas parlé d’elle sans raison. Il devait peut-être le savoir… « Alors si ça te vexe que j’ai amené ce sujet sur le tapis, excuse-moi, mais fallait bien une bonne engueulade pour distraire ce gang de nanas mal baisées ! Je n’ai rien trouvé de mieux. Oh mais attends, ça a marché ! On s’est tirés pas vrai ? Même ça tu comptes me le reprocher ou pas ? Parce que franchement, en termes de reproches à la con, j’ai bien l’impression que ta meuf et toi êtes au même niveau ! »

J’aurai bien voulu en rajouter une couche, mais je ne sais pas pourquoi, Isha, n’a pas jugé bon de refermer la porte derrière lui. J’étais monté dans les tours, et des morts commençaient à rentrer. En prime, ces morts étaient en flammes. « Merde ! Dis-moi que t’as finis avec cette caisse parce que là, ça craint. A moins que tu veuilles encore me poser des questions aussi pourries que ça ? » J’avise la peuple des morts et estime qu’on a pas le temps de tergiverser. Je referme le capot et prend place dans la bagnole côté passager. « Magne toi, Causette ! y’a les Ternardiers qu’ont l’air furax… »

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Dim 20 Aoû - 16:35

Putain mais il me fait quoi là ? Il me raconte quoi ? Avalohn aurait rampé à ses pieds? Mais mais mais… il délire ou quoi ? Et puis c’est bien le moment de chercher le clash !

Dans un monde parfait, je garderais mon calme, je ferais fit de la fiente du pigeon comme le bon crapaud déjà vers et maculé de merdes que je suis. Mais voilà, on n’est pas dans un monde parfait. Je suis tendu comme un string SX sur une obèse. Je n’ai pas le temps de vraiment finir et je déteste bâcler, mais ce gros con me ferme presque le capot sur les doigts avant de sauter dans la bagnole.

Merde, y’a des moisis déguisés en torche qui ramènent leur derche, pas le temps de faire des réglage, y’a plus qu’à serrer le cul pour qu’on ne se retrouve pas en tête a tête dans la caisse. Parce que franchement, je ne suis pas sûr de tenir 10 minutes avant de l’égorger. Je monte côté conducteur vus que Monsieur se croit encore dans un taxi. Je commence même à me demander si le fils à papa sait conduire. Je déboite le cache de la boite a fusible et sors les câbles aussi rapidement que je le peux. Tout en parlant je ne peux je compte bien vider mon sac.

« Mais putain, tu vas te calmer les ovaires connard ! Tu crois que c’est bien le moment de me balancer ça Monsieur parfait ? Mais bordel, t’es con au point de croire que tu peux t’en sortir seul ? Que si je te lâche en route tu vas savoir gérer ? Tu sais même pas lire une carte bonhomme !!! Ouvre les yeux ! A moins que saches chier des vivres ou réparer toi-même une caisse, t’’es juste un petit con comme tous les autres, ni plus ni moins !!! Alors arrête de te comporter comme le roi du monde. »

Après quelques toussotements plutôt inquiétants, le moteur finit par accepter de démarrer, on est pas encore complétement entourer, mais on a plus de marge de manœuvre pour la jouer finement. Je la lance la caisse pied au plancher en serrant le cul que la pub pour ce hummer soit vraie, car je n’ai encore jamais fait de Bowling avec une bagnole.

Alors, j’ai jamais roulé sur des pastèques pas mures, mais je suis sûr que si je le faisais, ça ferait la même sensation. C’est…. Marrant en fait. Les moisis sont heurtés, tombent et passent en dessous des roues ce qui nous secouent quelque peu, mais pour le moment, çà fonctionne pas trop mal. C’est même grisant et hyper efficace. Quand on traverse le gros du groupe, il y en a autant qui passe au-dessous qu’au-dessus.

« Youhou !! Alors t’en dit quoi Monsieur j’ai la plus grosse ?! »

Juste au moment ou je prononce ces mots, le moteur me fait un caprice et une roue se bloque, en pleine horde. J’ai pas le temps de m’arracher les cheveux que l’autoradio se lance sur un CD de remix de Miley Cyrus.

Merde…

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Ven 25 Aoû - 22:04


Si Isha n’avait pas eu ce don pour démarrer tout ce qui peut l’être, je dois bien avouer que je me serai tiré à pince de cette grange. Au lieu de ça, j’avais compté sur lui pour remettre en état un vieux hummer tout pourri. Mais l’énervement que je ressentis ne put être entièrement contenu, vidant mon sac envers le brun. J’aurai continué, si des torches à deux pattes n’avaient pas rappliqués leurs faces pourries. Le forçant à quitter sa mécanique pour précipiter les choses, il rejoint le côté conducteur et tente de démarrer la bagnole avec les fils, tout en répondant à mes attaques. Et le voici à son tour à m’insulter et me rabaisser continuellement. « Crois moi bien que si tu n’es pas foutu de démarrer cette putain de caisse, j’me tire et je te laisse avec tes potes morts ! Je commence à en avoir assez de tirer tes fesses des merdes dans lesquelles tu nous fous ! Alors grouille toi de faire ce que t’as à faire avant que… » Le moteur se mit à démarrer. Je dois lui accorder, il sait gérer avec un moteur entre les pattes. Mais à peine quelques mètres de fait, et quelques rôdeurs écrasés, la voiture se mit à disjoncter et diffuser du Miley Cyrus fortement et en boucle.

Tentant d’arrêté le lecteur CD par tous les moyens, je prie pour que tous les morts du comté ne finissent pas sur nos traces. Avec un boucan pareil, on va finir par attirer l’équivalent d’un stade de foot ! Je finis par m’énerver et explose la façade de l’autoradio d’un coup de poing. Mais la musique continue de plus belle. Je lève les yeux au ciel et attrape une flèche que mon carquois que j’enfonce entre le plastique du tableau de bord et le lecteur. Je tire d’un coup sec finissant par l’arracher. « J’en dis que t’as dû flinguer un truc à force de vouloir te la jouer à la GTA, et écraser tout ce que tu pouvais ! Tu as dû péter un truc là-dedans ! » Je me souviens de mon stage au bureau d’étude de Général Motors, lorsque j’étais directeur adjoint de la compagnie, ce dans le but de connaître le produit que l’on vendait. « T’as obstrué le ventilateur du radiateur avec des morceaux de… De… D’eux ! » dis-je en désignant les morts, ne sachant exactement quelle partie de leurs anatomies respectives avaient pu atterrir là-dedans.

Je regarde par la même occasion les morts qui tapent après les vitres de notre voiture, tentant de les briser pour nous atteindre. « Alors maintenant, petit génie, on fait quoi ? » Je me retourne pour regarder derrière. On est vraiment cerné. Je soupire et lève de nouveau les yeux au ciel. Je remarque la vitre en plein milieu du plafond. Je m’extirpe de ma place pour rejoindre la banquette arrière et tape sur la vitre d’un coup de pied. Elle vole en éclat, et je n’ai que le temps de glisser mon visage dans le creux de mon coude pour me protéger. Lorsque les débris finissent de tomber, je me redresse et sort par cette dernière. Je regarde la horde d’un mouvement de tête circulaire, tournant sur moi-même. Elle semble s’amplifier. Si je ne saisis pas cette chance, on est foutu pour de bon. « Le p’tit con, il t’emmerde, Isha, mais là, il se demande s’il a une seule bonne raison de te sauver la vie… Parce que lui il va s’en tirer ! Alors soit tu te dépêche de me rejoindre, soit tu restes dans ton épave. Je ne m’en fais pas trop pour Avalohn, elle retrouvera vite un mec. Et si j’en crois sa façon de voir les choses, ce sera sûrement un geek boutonneux et sans une once d’amour propre, vu la courbe de décadence qu’elle suit ! » Je n’attends pas de savoir ce qu’il compte faire pour bondir au-dessus de la horde et me réceptionner en faisant tomber un mort. D’un pas rapide, je me mis de nouveau à courir. Ils ne se sont sans doute même pas rendu compte que je me suis tiré, tellement un mort c’est débile.

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Dim 27 Aoû - 10:29

Ce mec a un don pour me faire fulminer. En fait je sais déjà que je vais le fumer. Mais sans déconner, il me fait quoi là ? Genre c’est lui qui sauve mon cul ? Je fais quoi depuis qu’on est parti a part me coltiné un boulet poissard et pas agréable qui se la pète plus que son cul bordel de merde !!! Il est con au point de pas capter que sans moi, il aurait subi un truc très très très moche à mon avis de Queen Kong !!!

J’ai pas le temps de lui répondre mais je ne peux m’empêcher de ricaner moqueusement quand il me sort sa connerie de radiateur bouché. Encore un qui n’a jamais mis les mains dans le cambouis et qui sait mieux que tout le monde comment ça fonctionne. Les pires clients ! Surtout que j’ai une bonne idée de ce qui peut merder, j’ai pas eu le temps de bien remettre les bougies parce qu’un gros con à fermé le capot presque sur mes doigts et qu’il…. Non mais …. Il est sérieux lui ?

Je le vois péter une fenêtre après m’en avoir balancé une bien salée à la tronche. Puis il bondit presque dans la horde. Au moins il court vite, un vrai lapin. Sauf que la, je bouillonne littéralement, trop pour réfléchir, tout ce que je veux c’est lui en coller une bonne dans la gueule. Je le suis dans sa connerie au lieu d’attendre sagement que l’orage passe. Les mains griffues qui essayent de m’attraper ne font que glisser sur mon cuir. J’ai plus de mal que lui a m’extirper et je réalise vaguement que je risque d’être foutu au sol et bouffer vivant. Je finis par me dégager, aveuglé par la colère, et je pars à la poursuite de Declan.

Il a beau être sportif de salle, moi j’ai appris à courir à la dure, et là, je suis tellement remonté de toute façon que je serais prêt à retourner la planète pour lui défoncer sa tronche de beau gosse de pacotille.

Je finis par le rattraper près d’un cours d’eau. La nuit est déjà presque tombée, on aurait mille choses plus constructives à faire que ce que je m’apprête à faire, mais voilà, je ne suis plus en état de penser. Je lui saute dessus et on bascule dans la boue, avant même qu’il ouvre son clapet a merdes, je le cogne, putain ça fait un bien fou, je lui en refous une tout en parlant.

« T’es un putain de connard!! T'es pas Dieu, tu serais mort sans moi ou les autres!! Alors FERME TA TRONCHE ! ET ARRÊTES DE PARLER DE MA FEMME !! Je vais te faire rav…»


Mon ascendant ne dure pas longtemps, car je viens de me prendre un gnon digne de Hulk dans la tête. Heureusement que mon géniteur m’a entrainé a encaisser. La mêlée est sauvage et, soyons honnête, pas très classieuse. On est loin d’un beau combat de film ultra fluide. C’est juste deux types en train de se cogner dans la boue facon règlement de bac à sable en plus musclé. Je suis sûr que sur youtoube ça ferait fureur. Declan a peut-être beaucoup de défauts, mais je dois lui reconnaitre qu’il tape fort, sans mon côté anguille vicieuse, je pense que le combat se serait rapidement finit et pas en ma faveur.

Une empoignade de trop de l’archer nous fait basculer dans la flotte et je me rends compte de mon erreur, c’est pas une petite rivière tranquille, c’est un machin avec du courant et de la profondeur.

Je ne sais plus si je vous avais déjà dit que j’aime pas l’eau ?

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Ven 22 Sep - 20:53

Je mets une bonne distance entre cette horde et moi. Et au son des pas du balourd derrière moi, Isha n’est pas loin. Il ne manquera plus que les vibrations, et ce serait le parfait remix de Jurishac Parc ! Mais alors que je ralenti près d’un cours d’eau, je suis plaqué au sol. Avant d’avoir eu le temps de réagir, je me prends une bonne droite dans la tronche. Elle aurait été mieux placée, ma mâchoire se serai sans doute disloquée. Mais il a dû apprendre à se battre en regardant des films, ce païen des arts-martiaux. Il semble d’ailleurs se prendre pour un Tony Montana de la punchline, avec ses menaces. Il mérite un juste retour de bâton. Je lui en colle une à mon tour, tout en maintenant son col. Ça lui fait fermé son clapet au moins. Et le voici qu’il revient à la charge. Je crois que si je n’avais pas été pris par surprise de la sorte, j’aurai pu faire mieux en termes de bagarre. Mais rien de classieux, juste un bon règlement de compte à l’ancienne.

Alors que nous étions déjà à moitié dans l’eau, ce dernier parviens à me déstabiliser. Emporté par le courant, je me rattrape à son col et nous fait tomber dans ce qui semble être un trou, dans le fond de la rivière. Merde. On avait pied y’a à peine deux minutes. Elle est tellement froide qu’elle me saisit et me paralyse. Au moins, la bagarre a cessé. Je parviens à hisser la tête hors de l’eau, tout en le tenant toujours par le col. Je me demande si je dois le pousser vers le fond où le tirer hors de l’eau aussi. Seigneur… Si je fais ça, c’est bien pour Ava’. Je ne veux pas qu’elle pense que j’ai fait ça pour la reconquérir. Je le tire donc vers le haut, parvenant à maintenir sa tête hors de l’eau. « Dans le genre crétin t’es pas mal, mais hors de question que tu t’en tire comme ça ! J’ai promis de te ramener en un seul morceau à Madame décolleté ! » Ouaip, c’était ma manière de dire que j’allais pas le laisser tomber, même si j’ai bien failli le faire en sortant de cette bagnole, ce bain froid m’a remis les idées en places. Au moins, on s’éloigne des morts. Le courant est assez fort pour nous porter. Un peu trop fort même.

Je jette un regard derrière nous et admire notre mort future. Des rapides. Oh pas du genre chute de Niagara. Mais du genre à réduire en bouillie les ossements de n’importe quel être vivant digne de ce nom. « Merde… » Je tourne la tête cherchant une solution et parvient à en trouver une : un arbre mort, à moitié plongé dans l’eau. Suffisamment pour que ses branches nous offrent un point d’accroche. Je tente de nager vers ce dernier difficilement, usant de toutes mes forces. Je finis par rattraper l’une des branches de justesse et attrape la main de Isha de peu. « Isha ! Essaye de remonter sur le tronc en te hissant après moi ! » hurlais-je, afin qu’il puisse m’entendre avec ce bruit de flotte assourdissant.

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Ven 29 Sep - 13:32

Je patauge comme je peux, buvant sacrement la tasse et essayant de garder la tête hors de l’eau. Mais y’a du remous et dans ma panique je ne suis pas sûr de faire ce qui faut pour éviter d’aggraver mon cas. A un moment je sens qu’on me hisse et qu’on m’aide à ne pas couler. Je suis étonné de découvrir que c’est Declan qui se donne un mal de chien pour éviter que je me noie pour de bon. Il ne voulait pas me tuer il y a 10 minutes ?

On arrive tant bien que mal à se stabiliser et pour le moment les hostilités semblent ne plus être de mise. Un jour il faudra vraiment que je pense à apprendre à nager autrement que comme un chiot lesté balancé dans une piscine. C’est moi ou on prend de la vitesse ? De concert Declan et moi on tourne la tête vers ce qui semble nous attirer de plus en plus. Je ne vois pas grand-chose mais rien que le bruit et l’espèce de brume d’eau au loin, j’ai bien une putain d’idée de ce qui se trame plus en aval.

Declan aussi vu son « Merde » qui fait écho à mon « Oh putain ». Il semble décidé à, encore, se la jouer solo finalement. Pour le coup je peux capter. Même si sans lui, il va falloir espérer que je sache encaisser ce genre de chute et surtout que j’arrive à flotter dans une eau aussi mouvante, pour le coup je suis vraiment un boulet.

J’essaye de me débrouiller quand il me tend la main alors qu’il a réussi à attraper une branche. Je m’y agrippe avec l’énergie du désespoir. J’entends un mot sur deux mais je capte son idée. Couillu mais gérable.

Avec ce qui fait que je n’ai jamais eu de souci à m’introduire même dans des appartements au dernier étage, j’arrive à grimper sur la branche et à gagner le tronc plus épais. Le parcours est traitre et glissant, mais je ne me suis pas auto surnommé Spiderman pour rien. J’aimerais bien dire que j’ai hésité à le laisser crever dans la flotte, mais même pas. Je pense que Logan a trop déteint sur moi.

Avec souplesse je serre mes cuisses autour d’une branche en me bascule la tête en bas façon « cochon pendu » pour tendre les bras vers lui. La position peut faire sourire pourtant elle est efficace et je l’exécute avec toute la maitrise acquise à force de répéter ses gestes moult fois dans ma jeunesse pour aider mes frangins à grimper sur les toits des maisons. C’est le meilleur moyen d’assurer ma prise et de pouvoir aider Declan à se hisser en sureté. Mais malgré le bruit de la cascade, j’arrive à entendre des craquements pas engageant de l’arbre. On a intérêt à ne pas trainer.

« Declan ! Grouille !! »

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Ven 20 Oct - 10:34

J’attrape la main de Isha, pendu par les jambes, la tête en bas. Je parviens à me hisser suffisamment pour attraper moi-même ladite branche. Je me hisse sur cette dernière, mais avec poids, les craquements se font entendre. Je le laisse passer devant pour rejoindre la terre ferme et l’imite. Il ne reste bientôt plus que moi, pendu au-dessus de l’eau, tandis que lui a les deux pieds sur le sol. En relâchant la branche, les vibrations manquent de me faire tomber. Je m’arrête le temps que ça se stabiliser mais la branche cède. Je n’ai que le temps de la lâcher, tentant de me projeter vers le sol, tête la première.

Il me faut un moment pour reprendre conscience. La migraine se fait sentir. Le coup contre le sol a dû être brutal, car je peux sentir une vilaine bosse à l’arrière du crâne. Isha, penché au-dessus de moi, arbore un visage dont je ne saurai déceler l’émotion. Est-il heureux de me voir faillir ? Inquiet ? A-t-il envie de rire ? Ou est-il sur le point de pleurer ? Il faut dire que je ne savais pas moi-même comment réagir. Tout tournait autour de moi. J’avais envie de rire et pleurer en même temps. Je tente de me redresser mais l’équilibre me manque.

Je parviens à me remettre sur mes deux pieds et mon regard est le même que celui d’un enfant qui découvrirait le monde pour la première fois, accompagné d’une bouche bée. Je regarde mes pieds et d’un pas hésitant, je les place l’un devant l’autre. Je suppose, avec le recul, que j’aurai dû attendre un peu avant de m’activer de la sorte.

« Je euh… Je sais… Comment… Mais… » Je n’arrivais plus non plus à aligner les mots. Je ferme les yeux et me concentre. Il faut que je puisse savoir si je n’ai pas pris un trop mauvais coup. Genre perte de mémoire, perte de fonction. Je farfouille au fin fond de mon esprit pour trouver la solution. « Je m’appelle Declan. Declan Traeger. J’ai 31 ans. Ma fille s’appelle Aube. C’est ça, hein ? » En le disant, je réalise que je venais de donner une information sensible et secrète sur mon compte.

Je soupire et lève les yeux au ciel. Pas le temps de niaiser. Il me faut trouver une assise et vérifier que je récupère mes fonctions locomotrices assez vite. Ce n’est pas le moment d’avoir un traumatisme crânien qui me rendra handicapé. « Isha, j’ai pris un trop mauvais coup… Faut que je récupère et vite… Faut un endroit où se poser… » J’avais beau être un têtu invivable, je n’en reste pas moins conscient de mes limites et mes faiblesses. J’avais un peu trop tendance à me blesser ces derniers temps. Je ne tiendrai plus très longtemps à ce rythme là…

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Ven 20 Oct - 16:31

Bordel ! Je vois Declan se ramasser la gueule sévère. Dans un autre contexte ça m’aurait certainement fait marrer de voir sa p’tite gueule de merdeux se faire esquinter aussi pathétiquement mais là, c’est pas trop le moment de gérer un blessé. Je cours immédiatement à son chevet façon petite femme affectueuse venant recueillir les derniers mots de son amant agonisant.

Il est inconscient C’est pas bon ça. N’allez pas penser que je suis un Dieu du premier soin. Loin de la. Je serais capable de vous mettre un garrot à la gorge si vous saignez du nez. Mais à force d’apprendre à la dur le métier de voleur avec le vieux, et aussi de s’en prendre pas mal dans la tronche, je sais ce que c’est que des coups à la caboche et je sais qu’il ne faut pas déconner avec ça. Je roule ma veste pour lui foutre sous le crâne. J’ai pas besoin de trop le tâtonner pour sentir une bosse. Encore un truc pour ma rubrique des « pas bosn ».

J’ai pas le temps de paniquer qu’il ouvre les yeux, façon film d’horreur flippant, et me fait presque sursauter en se redressant comme un beau diable. Je le vois rapidement chanceler et je me lève pour le rattraper au cas où il se vautre encore. En fait, soyons honnête, pour le coup, je me sens complétement paumé. Je ne sais pas du tout comment gérer ce qui se passe. Et ça me fait chier que ca me fasse chier qu’il aille mal. Ce mec est une tarnation de crevard et j’arrive même pas a me dire bien fait pour ta gueule. Heureusement que mes frangins ne sont pas la pour se foutre de ma gueule mais je reagis comme une candy là.

Mon malaise s’agrandit quand je le vois zieuter partout facon chien de prairie.

« Heu Declan… tu devrais p’être poser ton cul mec… »


Et puis là il ouvre la bouche et je ne sais plus du tout quoi penser. Entre le fait qu’il sait qui est mon nom, preuve que la désorientation est seulement légère, et celui où il m’annonce qu’il a eu une gosse. J’ai un peu de mal a suivre.

« Attends, tu veux dire qu’il y a une nana qui s’est laissée engrosser par tes soins ? Bordel Declan, c’est quoi ce délire ? Ouai pour le coup je sens que t’as raison, t’es pas en état de continuer. Assieds-toi et essaye de pas crever avant que je ne trouve un endroit où pieuter. En attendant démerde toi mais tu n’endors pas. Je sais pas pourquoi mais je me souviens qu’il ne faut pas piquer de suite du nez quand on a eu un coup à la tête. »

Et voilà que je joue les mères poules avec le pire mec de la terre. Il commence a faire noire. Heureusement que ma frontale est water proof. J’attends qu’il soit assis et d’être sur qu’il n’y a pas de moisis dans le coin pour faire un rapide repérage avec ma lampe. On a du cul dans notre malheur, je déniche une caravane. Je ne sais pas quels beaufs pouvait vivre dedans et le décor qui ressemble a un délire baba cool des années 70 me fait saigner les yeux. Entre les poster de nanas nues mal épilées ou les reste de peinture orange psychédélique, ça pique bien. J’ai presque l’impression de sentir de la beuh. Mais c’est mieux que rien, on pourra au moins se reposer sans craindre de se faire bouffer avant le levé du jour. Je repars chercher Declan et l’aide a aller vers notre refuge. Je le fous sans grand ménagement sur le matelas au sol du lieu avant de fermer la porte au mieux que je peux.

« Bon, ca va faire l’affaire pour cette nuit. Désolé mais pour la bouffe c’est mort avec la flotte. Bon va falloir tenir une heure sans que tu ne dormes. Vu que j’ai pas envie de te finir on évite le sujet de ma femme ok ? »

Je lui lance une gourde et essaye de trouver un endroit ou m’assoir dans le bordel.

« C’est le moment de raconter ta vie mec, alors, parle-moi de ta fille…. »

Tout en parlant j’ai mis la main sur un tabouret, mais je n’ai pas tôt fait de foutre mon fion dessus que je trouve autre chose en dessous. Un beau sachet blanc qui me donne un frisson rien qu’a le voir. C’est peut être juste de la farine, mais ca ressemble a une toute autre chose et j’ai presque toutes les fibres de mon corps qui me hurle de me faire un rail immédiatement.

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Ven 10 Nov - 20:38

Isha, comme a son habitude, prend son ton condescendant, traitant la mère d’Aube plus bas que terre, vu ce qu’il avait l’air de dire de moi. Si seulement, il savait que j’ai bien failli plus d’une fois engrosser son actuelle petite amie… Dire que je me devais de lui rappeler sans cesse qu’elle devait prendre sa pilule… Combien de ribambelle de môme aurai-je eu si je ne m’étais pas soucié de la sorte de la contraception de mes conquêtes antécédentes… Je respecte ce qu’il me dit concernant le posage de cul, et m’assieds comme je peux, manquant tout de même de m’effondrer au sol. Ce que je retiens surtout c’est que je ne dois pas dormir. N’empêche que je grommèle quelque chose d’incompréhensibles, indiquant que même dans cet état, il me restait bien assez de force pour lui foutre la branlée de sa vie s’il ne cessait de jouer au petit je-sais-tout. Il se tire. Je dois m’occuper l’esprit pour ne pas sommeiller. Je décide de procéder au comptage de mes flèches. J’extirpe mon carquois et commence à les dénombrer. Lorsqu’il revient pour m’embarquer avec lui, je lui fais un signe de main indiquant de patienter. « … 16 … 17 … 18…19…20 ! C’est bon. On va où ? » demandais-je en remettant mon carquois dans mon dos. Mais peu importe. Je le laissais m’aider, si ça lui faisait plaisir. J’avais bien senti ma bosse derrière le crâne. C’était bon signe. Il devait penser que ça ne l’était pas vu son inquiétude. Et si ça me permettait de me décharger un peu de mes affaires sur lui, pourquoi pas !

Une fois arrivés, il indique que la bouffe c’est mort, et me balance une gourde de flotte. Niveau hydratation, je n’ai même pas eu le temps de sécher, alors boire de l’eau non merci. Je repousse le contenant lorsqu’il me demande de parler de ma fille. Je perds mon regard dans le vide me disant qu’il avait déjà du mal à ce que je lui parle de sa petite amie, mon ex. Si je me mettais à parler de la petite Aube, il deviendrait barge, pensant qu’il a sûrement les pleins droits sur elle. Oh et puis zut. Il est demandeur, après tout. « Bien avant d’arriver sur New-York et d’y entreprendre mes études… » Je me demandais si je devais lui préciser qu’à New-York, j’y ai rencontré Ava’. « J’ai décidé de quitter ma ferme pour faire un tour des States. Je me suis un peu attardé à Seattle où j’ai eu une aventure avec une femme mariée. Ça a duré six mois. Nous jouions avec le feu. De notre amour est née une fillette. Mais j’étais déjà parti, ne supportant plus ce triangle amoureux. Et puis elle ne voulait quitter son mari pour moi. Mais j’ai appris bien des années plus tard, par la tante de la petite, que j’étais père. Seulement à mon tour j’étais marié. Et je me demandais si ce n’était pas pour m’extorquer de l’argent avant toute chose. Le résultat fu que c’était la vérité, la mère de l’enfant étant morte en couche… Je n’ai jamais eu le bonheur de l’apprendre de sa bouche. » Je m’arrête, fixant toujours le vide, me laissant aller à un soupir.

Lorsque je tourne de nouveau la tête vers Isha, je ne sais si je l’ai ému avec mon histoire, où si je l’ai endormi. Quoiqu’il en soit, sa trombine représente bien un état second. « Oh ! Reste avec moi ! C’est pas toi qui t’aies pris un coup sur la tête !... »

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Sam 18 Nov - 14:28

La tentation d’ouvrir le sachet est juste indescriptible. J’ai cette petite voix qui me dit juste une dose, c’est rien, ça sera sans conséquence et puis, après cette enfilade de merdes à répétition, je l’ai bin mérité non ? Sauf que c’est exactement ce que je me suis dit la dernière fois que j’ai replongé.

Au moins Declan m’offre une diversion salutaire à cette espèce d’obsession pour le petit sachet découvert. J’essaye de me concentrer sur ce qu’il accepte de partager avec moi. Pour une fois ça n’empeste pas l’autosuffisance agaçante. Déjà l’imaginer venir d’une ferme me fait douter de l’était de sa blessure, mais la suite se tient. Quoique… il a été marié lui ?

Peut être qu’il est infâme juste avec moi et qu’avec les autres il est plus buvable. Après tout Ava à bien dû lui trouver un truc à un moment. Je n’en sais rien, mais vu sa réaction de tout à l’heure je ne doute pas une seule seconde qu’il a bien une fille. Aube… drôle de nom. Mais bon, vu le mien je me garde de faire une remarque.

Je ricane quand il me dit que c’est pas moi qui ne suis pris un coup sur la tête. Sans déconner, vue la bombe qui vient de me balancer à la gueule, je pense que j’ai le droit d’être plus sonné que si je m’étais vraiment pris un gnon dans la tronche. J’ai du mal a l’imaginer père mais c’est certaine pas aussi déconnant que moi qui rêvait de l’être aussi.

Une seule question me brule les lèvres et je ne sais pas si j’ai le droit de la poser. Déjà parce que même si on est en armistice, visiblement, lui et moi on n’est quand même pas les meilleurs potes du monde. Et puis, ça risque surtout d’être une question douloureuse. S’il n’est plus avec la petite j’ai très peur qu’il ne soit dans la même situation que Logan et Juliet.

« C’est juste que je ne sais pas trop quoi te dire. Tu l’as vue avant… avant que les morts oublient de le rester ? »


C’est ma façon délicate de demander si elle est toujours en vie. Mais je me rends rapidement compte que je n’ai peut être pas le droit de lui demander.

« Enfin t’es pas obligé de me répondre hein, si tu préfères te reposer pour qu’on essaye de ramener cette foutue pompe de merde, je comprendrais. »

J’essaye d’avoir l’air sympa et détendu en lui disant ça, mais ne vrai je suis stressé a mort, pas seulement à cause de cette journée de merde ou le sachet que j’ai dans les mains, mais surtout parce qu’on a une mission a faire et que je ne sais pas si on va y arriver dans ces conditions-là. Sans parler que les autres doivent baliser que nous ne soyons pas encore rentrés. Le hic c’est que même s’ils lancent une expédition de sauvetage, comme on est certainement n’importe tout sauf là où on est censé être, il va vraiment falloir qu’on s’en sorte seul.

Avec un soupire je balance le sachet par la fenêtre crade de la caravane. Ce n’est vraiment pas le moment de me défoncer. Je me fige en voyant des silhouettes dehors. Et pas une ou deux… tarnation…

Jouer à la caravane assiégée seul je ne le sens pas du tout. Mais est ce qu’il y a seulement un truc qui va nous être épargné ?

« Dis-moi que t’es en état de tirer des flèches… »

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