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Soldat de fortune
Riley Hayden
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Mar 18 Juil - 3:09

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Au petit matin, une fine couche de neige recouvrait déjà le champ de bataille encore tiède comme si, au courant de nuit, une force divine avait tenté de dissimuler l'immonde carnage qui avait eu lieu ici. Quelques rôdeurs agars foulaient le domaine de la General Motors. Certains avaient rejoint le rang des morts depuis bien longtemps, d'autres, victimes de cette guerre ignoble, s'étaient élevés au courant de la nuit pour entamer leur nouvelle vie de charognards. Pourtant, aucun d'entre eux n'avait remarqué la présence de cette femme qui reprenait peu à peu ses esprits. Peut-être la croyaient-ils déjà morte... vu son état, elle en avait toutes les apparences.

Elle finit par ouvrir ses paupières, réveillée par les cris stridents d'un essaim de corbeaux. Telle une seconde naissance, la vie venait de l'extirper des abysses réconfortants de la non-existence pour la jeter dans un monde de souffrances et de désillusions. Sa première tentative pour se remettre sur pied fut un échec... le plus petit des mouvements l'affublait d'une douleur tout à fait atroce. Elle avait l'impression qu'on lui avait arraché le bras à partir de l'épaule, et dut même agiter ses doigts pour se convaincre que son membre était toujours rattaché à son corps. Et ce mal de crâne, comme une migraine multipliée par mille, lui laissait croire qu'une petite créature maligne se frayait un chemin depuis l'intérieur de sa tête à coups de marteau piqueur. Pendant de longues minutes, elle dut se persuader de ne pas se laisser crever ici, ne pas crier haut et fort pour qu'un marcheur vienne l'achever, puis elle trouva finalement la force de se relever.

L'infirmerie, elle devait rejoindre l'infirmerie et trouver de quoi se rafistoler, voilà tout. Fort heureusement, son sac à dos et sa mitraillette l'avaient suivi dans sa chute, elle avait au moins de quoi se défendre. En traversant la court, elle put contempler l'ampleur du désastre. Les réservoirs d'essence n'étaient plus qu'un amoncellement de métal tordu et fumant. Quelques morts jonchaient le sol... il s'agissait là des plus chanceux, les autres s'étant déjà relevés. Les charognards n'étaient pas particulièrement nombreux... leur démarche chancelante dans ce décor de désolation leur donnait des allures de sinistrés ayant échappé à une catastrophe, cherchant en vain leur maison à travers un quartier en ruine. Elle aurait pu parier que certains d'entre eux ignoraient sa présence, comme s'ils la voyaient déjà comme une des leurs. Dans tout ce chaos, aucune trace de survivants. Tout ça ne laissait que peu de doute quant au sort du fossoyeur. De toute évidence, les Punishers n'étaient plus. Elle récupéra sa hache, plantée dans le crâne d'un marcheur, avant de poursuivre son chemin.

Fort heureusement, les attaquants avaient pillé l'infirmerie à la presse et avaient laissé beaucoup de trésors derrière eux. Riley se dénicha un flacon d'antidouleurs, quelque chose de puissant, et s'empressa de croquer deux cachets et de rincer le tout avec une bouteille d'eau qu'elle descendit d'une seule traite. Un drap noué autour du cou fit office d'écharpe de fortune. Elle récupéra également des compresses et du désinfectant pour se faire un bandage... avec une seule main valide, plus facile à dire qu'à faire. En s'examinant dans un miroir, elle crut voir un fantôme. Son teint était livide, ses yeux rougis, cernés, et tout ce sang coagulé qu'avait craché cette blessure sur le côté de sa tête ... L'entaille lui traversait la tempe sur environ dix centimètres, et au creux de celle-ci, elle pouvait voir son crâne... elle voyait son putain de crâne! Un poil plus à gauche et cette balle lui aurait totalement grillé la cervelle. Trouver de l'aide au plus vite. Se rendre à la planque de Lyuba pour se faire soigner, voilà ce qu'elle devait faire maintenant... mais comment se rendre?

Avec un bras en moins, elle ne pouvait pas même démarrer sa moto. Du côté des hangars, aucun véhicule à sa disposition... pas moyen de trouver une foutue bagnole dans une fabrique automobile, quelle ironie. Elle devrait donc marcher, et la route s’annonçait longue et pénible...

Vers midi, elle avait tout juste parcouru une vingtaine de kilomètres... les antidouleurs avaient efficacement atténué son mal mais maintenant, elle se sentait étrangement fatiguée, confuse... Sa tête tournait comme une saloperie de manège * Merde Riley, ça fait combien de temps que tu n'as pas dormi? Trois jours? Et ton dernier repas il remonte à quand? * Le train de vie qu'elle menait depuis son arrivée à Boston... le manque de sommeil, la came, les combats... Tout ça lui retombait maintenant en pleine figure. Elle s'arrêta et vomit douloureusement, réalisant du même coup à quel point elle avait touché le fond du baril.

Un grognement se fit entendre derrière elle... en se retournant, elle aperçut tout de suite le clébard qui s'approchait à pas de loup, l'air menaçant. Étrangement, sa première réaction fut d'exploser de rire... un rire totalement dément et résigné. Lorsque deux autres cabots apparurent derrière le chef de meute, le rire déjanté de la blonde s'intensifia de plus belle. Vue leur maigreur, les bêtes semblaient clairement affamées... De son unique main fonctionnelle, elle pointa sa mitraillette vers les créatures et fit feu, peinant à contenir le recule de l'arme. Parmi la vingtaine de balles tirées, seule deux atteignirent un des molosses qui battit aussitôt en retraite pour aller mourir dans un coin. Les deux autres ne semblèrent nullement impressionnés... clairement, ces chiens en avaient vu d'autres. Le mâle alpha, un rottweiller couvert de cicatrices, donna le signal à son comparse en aboyant, puis ils s'élancèrent en direction de leur proie.


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Mer 19 Juil - 6:12

Les pas pesants du colosse balafré en armure anti-émeute creusaient dans la pureté de la poudreuse des tranchées plus ou moins parallèles. Il sortait d'un terrain vague pour rejoindre la rue. Plissant ses yeux océaniques, ayant la bonté et l’innocence d’une humanité si frappante, le géant à la silhouette déformée laissa planer son regard sur les étendues dévastées de la société en plein déclin. Le reflet vicieux du soleil sur les carrosseries des épaves éblouissait quelque peu l’erreur de la nature. Le manteau du brouillard matinal semblait recouvrir la déchéance que la civilisation venait de subir il y a plusieurs mois de ça. Tant de colère, de peur et de drame étaient maintenant camouflés par la froideur du paysage sans vie. Portant tout doucement sur ses mains qui pouvaient se transformer en boulet de canon mortel en cas de grandes nécessités à sa bouche, l’ancien mineur du Kentucky laissant s’échapper un souffle chaud de la fine barrière de ses lèvres émincées et exsangues. Un mince nuage de vapeur réchauffa brièvement des doigts ayant la circonférence de saucisses et les paumes des grandes paluches de Robert se frictionnèrent pour permettre au sang de circuler de nouveau dans les extrémités, engourdies par la froideur de ce mois d’hiver. Levant son regard bleuté et si pur, qui ressemble à s’y méprendre aux vaguelettes d’une mer bercée sous la douceur bienfaitrice d’un soleil matinale, vers le ciel nuageux de cette journée frisquet et Bobby sourit. Même si le malheur semblait prendre un malin plaisir à tourmenter les mortels qui semblaient résister au destin funeste qui rodait de manière chancelante et vorace, l’homme était heureux comme un enfant.

Lunatique comme à son habitude lorsqu’il songeait aux apparitions divines qui venaient de surgir dans son existence, les gestes de l’homme étaient un peu comme ceux d’un robot, L’automatisme de son être avait pris le pas et il a marché avec une régularité d’un métronome. Les muscles disproportionnés de la créature de Frankenstein emmitouflé dans son veston de motard renforcé le propulsaient enfin dans la rue au bitume crevassé. Mais une joie presque enfantine illumina le regard sérieux du colosse et les traits atypiques se transmuèrent en un masque de pur bonheur. Dame Nature avait décidé que les rayons du soleil tomberaient sur la lie de l’humanité. S’arrêtant subitement, le mineur pencha la tête vers l’arrière et ferma les yeux. Il laissa la chaleur de l’astre solaire entrer en contact avec son horrible faciès. La chose immonde sorti même la langue dans l’espoir de récolter un des rares flocons de neige qui tombaient paresseusement.  Il ne se doutait aucunement qu’un regard affamé espionnait chacun de ses mouvements. Mais bienheureux étaient les simples d’esprits comme lui disait souvent les gens.

Après quelques instants d’un pur ravissement, un gémissement lointain fit reprendre le dur contact à la réalité à la créature difforme. Une silhouette chancelante essayait vainement de progresser entre les voitures vers la position du monstre de foire. Celui-ci décrocha sa hache de bucheron de son paquetage et après avoir remarqué le lent cheminement de la goule, l’esprit lent de Robert compris qu’il aurait toute la lassitude voulut pour entrer à l’abri et ressortir un peu plus tard. Bien avant que l’aberration arrive à la portée du fil de sa hache. La maladie des infectés les pourrissait littéralement sur pattes, rendant leurs muscles encore plus faibles et atrophiés. Le froid semblait les affecter aussi au plus haut point.

D’un côté de la rue se trouvait une multitude de maisons unifamiliales en plus ou moins bons états, vu les services que des émeutiers des premières heures du chaos  ambiant avaient propagés. Dans l’esprit si lent de l’homme, avec l’effet du brouillard qui s’évaporait et les jeux d’ombres, les habitations ressemblaient à s’y méprendre aux maisons hantées qui faisaient frissonner sa nièce adorée. Dans l’imagination fertile de l’homme difforme, il vit des scènes d’anciens occupants décharnées qui frappaient pathétiquement à la porte barricadée de leur tombe familiale. En bordure de la route enneigée, quelques magasins représentaient l’économie d’un passé révolu. Certaines avaient la vitrine défoncée et sûrement leurs contenus pillés, mais quelques rares élues semblaient défier les parodies de vie putréfiée et les survivants déterminés de s’en prendre à elles. Un immense bâtiment, trônant comme un roi au milieu de ses sujets minuscules, attirant le regard bleuté si pur de l’homme difforme. Déchiffrant les quelques mots qui commençaient à disparaitre sous l’assaut de la neige, Robert comprit que c’était une sorte de musée consacré à la littérature.

Se dirigeant vers la porte d’un abri qui lui semblait sur, où il se doutait qu’il trouverait ce qui rendrait un semblant de sourire à son horrible faciès, le mastodonte n’avait aucune idée dans quel pétrin il allait encore se fourrer comme à son habitude. Juste le furtif espoir d’un souvenir, d’une sensation spectrale d’effleurement d’une main douce et satinée sur sa poigne massive et rugueuse donna le courage au colosse de saisir la barre transversale. Sa nièce adorée aimait par-dessus tout lire et venir dans ces endroits de cultures. Robert l’accompagnait parfois, se sentant étranger dans ce monde d’intellectuel, lui qui avait des difficultés des fois à écrire son nom.  Il se forçait à lire, plus pour faire plaisirs à l’ange de son passé que par une réellement envie d’apprendre.  L’adolescente aimait un type du nom de Jules Vernes. L’esprit lent du monstre de foire venait de comprendre qu’ils devraient surement abriter dans ce lieu de culte du savoir un bouquin ou deux de cet écrivain. Pour renouer avec l’esprit de la défunte, pour essayer de lire les mots compliqués avec le fantôme souriant de l’être qui importait le plus dans sa vie.

Mais la poignée du temple du savoir ne bougea pas d’un iota.  Le sourire de la bête disparut, laissant entrevoir un air de déception sur ses traits atypiques. Avec son visage aux traits sculpté  grossièrement dans le granit et son corps repoussant, l’homme ressemblait vaguement à cet instant à une gargouille qui veillait sur les toits des immeubles. Déçu, il descendit alors les marches pour se retrouver au milieu de la rue. La goule atrophiée n’avait fait que quelques mètres. L’aberration avait une lueur d’escargot asthmatique. Un rire éclata non loin, une sorte de résignation envers une mort prochaine et inévitable comme lui-même avait eu quelques fois depuis le début de cette folie que plusieurs avaient le culot d’appeler nouvelle réalité. Des coups de feu, une véritable fusillade en fait, fit sursauter le géant au cœur d’or. Bobby était habitué depuis le temps à supporter un silence presque respectueux et mortel qui était omniprésent au-dessus de la ville fantôme. Un mouvement rapide, semblable à du vif-argent, attira l’attention du colosse balafré. Celui-ci sortit sa hache de pompier de son étui de ceinture. Hissa son imposante masse de muscles disproportionner dans le haillon d’une grosse camionnette, le golem de chair essaya de voir au loin. Un chien maigre chuta lourdement au sol, saignant à cause de quelques impacts de balles.  Sautant en bas de la camionnette qui commençait à rouiller, la suspension cria de soulagement lorsque le poids imposant  de Robert s’enleva, le mastodonte s’avança vers les grondements de rage qui s’éleva.

Le regard océanique de l’homme put enfin voir la scène alors que sa masse imposante tourna le côté d’un camion de livraison. Une jeune femme, du sang sécher sur son visage d’ivoire et au bras droit serrer dans une échappe de fortune, semblait peiner à tenir. La chevelure blonde, les taches de rousseurs et les lèvres pleines firent jaillir un nom dans l’esprit lent et pathétique de la chose. Riley l’avait aidé, sauver même, lorsqu’une marée putrides d’infectés avaient cerné la maison où ils avaient trouvé refuge. La main gauche enserra la poigner d’une mitrailleuse et deux chiens immenses se préparaient à foncer sur celle que le golem de chair avait baptisé l’ange guerrière.

Robert- Riley c’est toi?

La voix caverneuse de la chose immonde et aux muscles disproportionné claqua avec l’intensité d’un coup de tonnerre d’été. Les chiens errants se figèrent de stupeur. Sans attendre d’avantage le pas lent du géant se transforma en charge. La hache cueillie durement le rottweiler qui s’effondra dans la neige en gémissant de douleur. Un nouvel arc argenté se teinta de cramoisie alors que le colosse balafré tua proprement la bête devenu sauvage. L’autre chien, un genre de bâtard ayant été le résultat d’une partouze canine, se sauva de l’immense gladiateur de l’apocalypse. La gargouille de granit à peine sculpté arrêta sa charge destructrice près de l’ange à la tignasse doré qui donnait l’air à la rachitique femme des allures de lion. Une inquiétude et une sollicitude touchante se propagea alors dans les yeux bleuté si pur de l’homme difforme.

Robert- Euh… C’est moi Bobby… Euh… Tu veux t’assoir un peu dans le camion? Euh… J’ai de l’eau et du chocolat si t’as faim… Euh… Sinon Doc pourrait t’aider avec tes bobos…

La candeur de l’ancien mineur n’était plu à faire. Sa hache sanglante s’apposa près de sa jambe et il sorti la gourde d’eau. Il dévissa le bouchon de ses gros doigts et tendit le contenant en rougissant un peu. La timidité de l’homme près des dames était loin d’être résorber par le temps et la fin du monde. Au loin les gémissements de faim et le chœur morbides des enfants de la Faucheuse se firent entendre, déranger dans leur quiétude et leur errance éternelle par les cris et les déflagrations de l’arme automatique.

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Riley Hayden
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Sam 22 Juil - 1:04

Les deux clébards l'avaient engagé, fonçaient droit sur elle avec leurs gueules grandes ouvertes. Ils étaient des envoyés du karma... Satan en personne avait dépêché ses cerbères pour en finir avec Riley, il allait lui faire payer pour toutes ces choses horribles qu'elle avait faites. Malgré tout, la blonde s'en fichait complètement... Le sourire stupide qu'elle affichait était peut-être le résultat de sa confusion mental, ou de sa nature profondément nihiliste... probablement un peu des deux. Son seul regret? Ne pas connaître une fin moins douloureuse mais qu'importe... bientôt, tout serait terminé. Puis les bêtes s'arrêtèrent dans leur course.

Une voix, profonde et familière, surgissant de l'inconnu, ainsi qu'une présence sur laquelle se serait posée n'importe quel regard, animal ou humain, et qui aurait évoqué la frayeur, avait fait hésiter les quadrupèdes enragés. Et cette voix l'avait appelé par son nom. Devant la certitude de faire face à une hallucination due à son état lamentable, la blonde resta bouche bée. Cette hallucination de cent-trente-cinq kilos venait de fondre sur le chef de meute pour le balayer d'un coup de hache et maintenant, elle achevait la bête avec cette même arme. Riley avait l'impression de voir double... elle recula mollement jusqu'à rencontrer la carrosserie mal en point d'une vieille Sedan, se demandant si au final, les trois chiens n'avaient pas été eux aussi les éléments incertains de son délire.

Robert, le gentil géant qui avait croisé son chemin plusieurs semaines auparavant, était bien là, à ses côtés. Il lui offrait de l'eau et du chocolat. Elle entendait ses paroles, elle le voyait, mais n'arrivait pas à le comprendre, comme si elle se trouvait plongée entre deux réalités, flottant dans les eaux troubles de la semi-conscience. Le regard cobalt du colosse la fixait du haut de son imposante carrure. Le regard amorphe de la blonde tâchait se faire de même, sans y parvenir. À chaque fois qu'elle clignait des yeux, ses paupières semblaient hésiter à revenir en position ouverte. Un mot, un mot tout simple arriva néanmoins à percer les décences de sa torpeur, comme si sont corps et son esprit cherchait encore un moyen de se tirer d'affaire. Lorsqu'elle entendit le mot "doc", ses lèvres remuèrent enfin pour former quelques syllabes à peine perceptibles.

" Le doc Bobby... je dois voir, le doc... "

Elle avait soif, très soif même. Au moment où elle voulut attraper la gourde que lui tendait son sauveur, elle sentit que le rideau allait s'abattre sur sa vision... que son corps allait mettre fin au dernier signal qui la reliait encore au monde des vivants. Tout devint gris et en quelques secondes, la réalité n'était plus qu'un lointain souvenir engouffré par l'abîme de l'inconscience.

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Sam 22 Juil - 16:13

Le rouge gagna les joues mal rasées du monstre de foire. Il avait passé sa vie loin des gens normaux pour leur éviter d’avoir à endurer sa présence grotesque. À part Rosalie et Sandra, l’être au cœur torturer de cicatrices n’avait réellement eu l’occasion de démontrer le doux côté qu’il cachait derrière sa cuirasse répugnante. Au grand soulagement du mineur, la femme démontra une force de caractère hors du commun en respirant et en prenant une certaine contenance. Riley semblait reconnaître la chose immonde. Mais au travers de toute la honte, le dégout envers lui-même et la sollicitude que le géant éprouvait dans un maelstrom d’émotion des plus chaotiques, une petite voix fit descendre les yeux vers l’ange chancelant dans la neige pur et froide de ce mois de janvier.

Riley -  Le doc Bobby... je dois voir, le doc...

Ne comprenant pas le pourquoi, un sourire de gratitude et presque de soulagement se posa sur les lèvres minces de la caricature humaine. Le regard bleuté, si pur en comparaison de la grisaille du ciel affligeant, pétilla d’une bonté et d’une humanité sans borne. Hochant la tête avec empressement, peu soucieux de se coltiner de nouveau soit des aberrations trébuchantes et malodorantes ou encore la pire engeance humaine, Robert fi un pas vers le chemin qui allait le mener au manoir. Mais une douce voix le fit dresser l’oreille. Une voix spectrale, si douce et désirée, venait de chatouiller son ouïe.

Sandra- Oncle Bob… Tu dois l’aider elle est à bout de force comme je l’ai été la dernière fois tu t’en souviens?


Un oui faible traversa alors la barrière que représentaient les dents mal alignée du colosse. Lors d’une randonnée avec sa nièce adorée, l’adolescente avait éprouvé un malaise. Fou qu’inquiétude, le monstre de foire avait saisi le corps fragile de la personne qui comptait le plus dans sa vie et l’avait transporté dans ses bras puissants. Durant le trajet, le pied de la chose qui se disait humain s’était tourné. Mais ignorant sa propre douleur et démontrant une endurance hors du commun, il avait maintenu la distance pour que des professionnels de santé puisent aider son petit rayon de soleil. Un baiser fantomatique se déposa alors sur la joue mal rasée du monstre de Frankenstein et la magnifique voix désincarnée se propagea une dernière fois.

Sandra- Allez tu dois, la sortir d’ici aussi vite que durant ce moment où j’ai eu la peur de ma vie…

Revenant sur ses pas, serrant sa hache à sa ceinture et oubliant ses peurs irrationnelles d’être aussi près de la perfection céleste, le mastodonte chuchota alors de sa voix lente au ton trainant.

Robert- Désolé de vous toucher Riley…


Le monstre de foire fléchit un peu sa grande carcasse et sans laisser le temps à la jeune femme de s’opposer à cette habitude peu cavalière, il prit le corps gracile dans ses bras immenses.  Il rejeta alors son malaise de sentir cette perfection divine près de son corps atrocement déformé et sans demander son reste, il commença à s’éloigner du lieu de douleur en grande enjambée. Sentant les frissons et la chaleur que le corps si fragile et si fort en même temps produisait dans ses bras, Bobby sut au plus profond de ses tripes que quelques choses n’allaient pas. À part bien sûr les blessures et le sang qui maculait le visage aux traits candide.  Prenant la peine de faire un détour par le couvert de la végétation en hibernation d’un parc pour perdre les possibles poursuivants à leur trousse, l’étrange duo s’enfonça un peu plus dans les rues lugubres donc la douceur du soleil ne pouvait conquérir. Autant pour calmer son cœur emballé d’être aussi près  fois d’une étrangère et pour permettre à l’ange déchu échoué dans ses bras de se sentir moindrement en confiance d’être avec un membre de la lie de l’humanité, Robert fit une promesse. Le son de sa voix se fit alors étrangement calme et serein, laissant transparaitre l’instinct de protecteur qui coexistait dans ce corps parsemé de cicatrices et de difformité. Une bonté sans borne et une sollicitude se dégageaient du colosse comme si celui-ci avait revêtu une cape sublime. Une sorte d’aura en quelque sorte de calme et d’assurance.

Robert- Je ne laisserais pas les méchants vous faire du mal madame…Euh… non jamais… Euh… On va arriver bientôt au gentil doc… Euh…


Les pas du monstre de foire avaient permis aux deux âmes solitaires de distancés les simulacres de vie et bientôt le manoir, refuge contre la folie ambiante, sera en vue. Le cœur immense et torturer de la chose battait maintenant calmement dans sa poitrine, laissant le loisir à l'ange d'apprécier un tempo pur, envoutant et si serin à la fois.

Le trajet fut comme un rêve pour la créature désabusée des relations humaines. Sentir le corps gracieux qui se nichait sur le sien, affreux et déformé, était tout simplement impensable pour la créature. Et maintenant la jeune dame, quoique fiévreuse et blessée, semblait apaiser par le balancement régulier du corps en mouvement et le battement hypnotique de l’immense cœur débordant de gentillesse. Ces sentiments que peu de gens cherchaient à découvrir, préférant s’arrêter au premier regard et classer l’erreur de la nature dans la catégorie des monstres. Le sosie de Frankenstein ne rêvait qu’à cet instant de transporter l’âme en perdition dans ses bras pour l’éternité. De se sentir de nouveau utile à quelqu’un remplit de fierté la lie de l’humanité.

Au moment où la structure imposante du manoir apparaissait au détour de la ruelle sinueuse de la forêt, le regard bleuté si pur qui ornait le faciès monstrueux de la bête tomba sur le précieux  corps céleste qui reposait dans ses bras musculeux et déformés. L’ange à la peau d'ivoire et à la chevelure doré semblait rassuré par l’imposante masse de muscle et l’aura de réconfort qui se dégageait du mastodonte. Tout doucement, appréciant le retour des bruits familiers de la nature avoisinante, le pas du colosse se transforma en marche lente. Comme si Bobby retardait l’inévitable moment qu’il devrait déposer le corps céleste  sur un des deux lits de l’infirmerie. Il ouvrit alors la porte et soupirant de résignation. Le vieil anglais lui demanda de l’aider de délesté la dame de son équipement, il déposa le corps fiévreux dans le lit. Les gestes du géant étaient empreints d’une douceur infinie, tellement que bien des femmes auraient adoré que leurs amants soient aussi attentionnés que le phénomène de foire. L’esprit de Robert était à des milliers de lieux des impulsions charnels, le monstre de foire n’ayant jamais pu apprécier  ces doux moments d’intimités avec aucune femme. Les mouvements du goliath des temps moderne n’étaient dictés que par la sollicitude, l’inquiétude et une compassion surnaturelle. Le regard soucieux de la chose se plongea sur le visage au trait agréable, mais ravagé par des tremblements involontaires. Tel un papillon se posant sur une fleur rare et précieuse, la main immense et rugueuse de Bobby agrippa la couverture et borda la silhouette gracile et athlétique dans une tentative pathétique de la réchauffée. Ensuite il retourna à son poste de vigie pour surveiller les environs, empêcher qui que ce soit de venir faire du mal à Heaven, Riley et Alair…

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Old british glory
Alair Wakeman
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Dim 23 Juil - 14:29




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La bouilloire chante son refrain et je me dépêche d’enlever le canard sur le réchaud. Une petite partie de l’eau chaude sera pour le thé, mais la grande partie sera utilisée pour ma salubrité corporelle. Les premières notes de la Sonate au clair de luneenchantent mon ouïe. Que le propriétaire de ce lieu magnifique avait bon gout en matière de musique et surtout d’appareil pour apprécier ces chefs-d’œuvre. Comme de raison, le vieux phonographe n’est pas de la dernière technologie, mais il fonctionne avec régularité digne d’un maestro et surtout sans électricité. Je ne peux m’empêcher de faire mon éternel sourire pince-sans-rire lorsque je songe que les vieux artefacts de nos ancêtres soient encore utilisés par les nouvelles générations, surtout durant ces temps troubles.

Je lève mes mains pour suivre le tempo de la douce mélodie. Un peu comme un chef d’orchestre qui agite sa baguette vers son orchestre pour procurer un orgasme auditif aux spectateurs subjuguer. D’un mouvement souple je prépare la table pour le thé. Je m’avance vers la porte de la maison victorienne tout en prenant soin de claquer avec soin ma canne sur le parquet de bois franc. D’un coup de chiffon j’enlève un peu de poussière sur le manteau du foyer dans ma salle de repos. Être un maniaque de la propreté est devenue une manie pour un chirurgien qui doit opérer dans les meilleures conditions de salubrité qui soit. Mon œil valide, reflet brillant d’acier bleuté bourré d’intelligence, parcoure ma fierté du moment. Celle-ci est remplie de tableaux de maîtres, d’œuvres d’arts et de bouquins que j’ai pu sauvegarder de l’imbécilité des Yankees et de la dévastation causé par ce fléau. Je sais que je dois regarder l’avenir avec un bon œil, j’ose espérer simplement que c’est avec celui que j’ai d’intact que je regarde.

On toque à la porte et comme si l’apocalypse n’était qu’un mythe, j’ouvre la porte  après avoir vérifié par le Judas du battant bien évidement. Mon sourire est au beau fixe et mon œil valide étincelle de joie. La montagne ambulante, le géant qui m’a aidé pour mon excentrique visite au musée et qui m'a ramener Heaven, reviens de son expédition. Il est un chouïa protecteur envers moi, mais qui ne rêve pas d’avoir un second beefeater loyal et de surcroit serviable? Bien le bonjour mon cher Robert. Alors vous avez découvert quoi inintéressante aujourd’hui?  Pile poil pour le thé mon ami.  Je ne suis que flegme et dignité. Mon ton est lent, chantant et des plus apaisants comme tout bon britannique qui se respecte. C’est une de mes habitudes, mais à dix-sept heures c’est l’heure du thé et j’y tiens mordicus. Mais c’est alors que je remarque la forme qu’il tient dans ses bras immenses, disproportionner même. Il me parle de sa voix rustre et rocailleuse. Mais j’ai eu l’honneur, que dis-je le privilège, d’entre ce géant pousser la chansonnette. Calmez-vous mon cher. Je vais aider votre protégée naturellement. Vous pouvez l’emmener sur le brancard de ma salle de soin je vous prie? Aussi nous devons enlever ses armes et équipements

Malgré l’urgence de la situation, surtout convaincu par le babillage de la masse de muscle sympathique et les aboiements de son adorable chien qui vient d'arriver du salon où il dormait, je reste de marbre. Je suis un médecin d’expérience et comme tout bon serviteur de Sa Majesté, j’ai du sang-froid à revendre. Robert dépose avec une grande délicatesse mon patient sur le brancard découvert dans une ambulance abandonné. J’aurai jamais cru voir un être aussi imposant être aussi doux pour tout vous avouez. Je n’ai pas le loisirs de rajouter la moindre observation que ce cher Bobby disparait pour aller se cacher dans le couloir à proximité. Son berger allemand le suit en agitant la queue. Je devrais l’aider plus tard avec sa piètre estime de soi. Mais avant cette franche discussion, je dois ausculter cette personne qui semble avoir été emmitouflé par une mère protectrice. J’écarte les pans de la couverture. Riley c'est bien cela? Je parle avec une bonne force pour essayer de la sortir des songes de l’inconscience. Une multitudes de questions se bouscule en rafales dans mon esprit. Des blessures par balles fait par qui? Comment ce géant pour découvrir des patients blessé un peu partout de la sorte? Qui est-elle au juste? Je me secoue la tête pour reprendre le contrôle de la situation et je fais un examen sommaire. Blessure par balle à l'épaule droite avec fracture possible de l'omoplate. Mais il y a une plaie d'entrée et de sortie. Elle présente aussi ainsi une entaille assez profonde sur le côté de la tête, entaille qui me fait voir la blancheur de son crane. Je prends son pouls. Bonté divine! Je suis soulager de sentir qu'il est régulier et lent. Après cette examen visuel pour évaluer les dégâts physiques que la condition de survivance doit avoir apporté à la jeune femme blonde, je sens que je vais avoir besoin de sang pour remplacer le fluide vitale que ma chère patiente à perdu. Au moins à part un signe de malnutrition, assez commun certes pour l'époque que nous vivons, je ne décèle rien d'alarmant de plus. Heureusement en fait. Elle ressemble à une jeune femme que j'ai connu lors de ma période libertine. Ce qu'elle pouvait faire avec sa bouche, n'importe quel anglais de ma connaissance aurait perdu le clame pour hurler de joie.

Je m’auto-inflige une claque mentale retentissante pour me concentre sur le sujet de mon intervention. Bloody hell!  Je respire et j’expire pour me calmer. La musique m'adoucit les nerfs et je redeviens enfin mon même. Mon flegme légendaire et mon stoïque sont revenus au beau fixe et maintenant je redeviens un britannique pur et dur. J’entreprends alors de nettoyer l’épiderme de ma patiente à la débarbouillette et à l’eau tiède. Riley? Vous m’entendez? Je suis le docteur Alair Wakeman. Vous êtes en sécurité. J'aurai besoin de savoir si vous avez des allégies et votre groupe sanguin. Je lui parle sans arrêt pendant ma séance d’ablution et ensuite en soignant son corps meurtrie. Je vais ensuite appeler ma chère Leïa et mon beefeater de Barry pour m'aider avec ma patiente. Elle me semble être un guerrière, surement une ancienne soldate de par son allure. Sûrement que cette Riley sera heureuse de discuter avec un autre militaire qui sait?


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Riley Hayden
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Mar 25 Juil - 5:52

Elle s'était laissé porter par le géant en armure, reposant mollement entre les deux excroissances de muscles difformes qui lui servaient d'avant-bras. Elle ne cessait de basculer entre l'inconscient et la douloureuse réalité... pas totalement réveillée mais pas totalement sonnée non-plus. À chaque fois qu'elle revenait un tant soit peu à elle, c'est un environnement nouveau qui se reflétait dans ses yeux amorphes... une rue déserte, un parc, une ruelle. Depuis combien de temps Robert la transportait-il ainsi? Deux minutes? Deux heures? Il aurait pu se promener comme ça toute l'après-midi que Riley ne s'en serait pas rendu compte. Lorsqu'elle se réveillerait enfin, tous les détails de ce trajet seraient à jamais oubliés par sa cervelle, mais un truc allait à jamais rester gravé dans sa mémoire: La chaleur... la chaleur bienveillante que dégageait ce véritable radiateur sur deux pattes et qui procurait à Riley un sentiment de sécurité absolu, le genre de truc qu'elle n'avait pas ressenti depuis l'enfance.

En ce moment, elle était de retour dans l'enfer des combats... elle terrassait ses ennemis les uns après les autres tout en essayant de rejoindre le bureau du boss. Ses opposants l'agressaient de tous bords et de tous côtés, ils s’agrippaient à elle comme le ferait une horde de charognards, mais rien ni personne n'allait l'arrêter. Elle les massacraient à coups de hache, animé par une puissance divine et tout à fait surréaliste. Son objectif se trouvait là, de l'autre côté du couloir vitré, mais en le traversant, elle se heurta à une véritable statue humaine... un géant barbu au regard de feu et au large sourire. Elle eut beau frapper, encore et encore, mais elle se retrouvait soudainement avec la force d'une fillette de quatre ans. Le géant l'agrippa sans mal avant de la lancer à travers la fenêtre. Elle chuta vers l'infinie. L'abysse était de retour, encore une fois, et avec elle, cette mélodie classique qui s'élevait dans l'obscurité.

Péniblement, elle ouvrit les yeux pour réaliser que cette musique provenait de l'endroit où elle se trouvait. Un homme était à ses côtés, en train de nettoyer ses blessures. Avec cette cicatrice à l'oeil, ce visage aux traits sévères avait de quoi effrayer certaines personnes mais pour une raison ou une autre, la blonde le trouvait plutôt séduisant. D'un accent fortement british, il lui demanda si elle avait des allergies et son groupe sanguin... Pendant quelques secondes de confusion, Riley se demanda si elle n’était pas de retour sur les îles britanniques, puis entreprit de lui répondre. Malgré la faiblesse dans sa voix, elle parvint tout de même à agrémenter celle-ci d'une touche d'enthousiasme.

" Putain de sa mère... alors je suis encore en vie? " Elle réalisa qu'on lui avait enlevé ses vêtements, sa mitraillette et tout le reste, puis lâcha un léger soupire. " Aucune allergie doc, AB pos. "

Mais où Bobby l'avait-elle amené? La décoration ici détonait avec tout le reste de ce que Riley avait pu voir jusqu'à maintenant dans les terres désoler d’Amérique. À première vue, elle avait l'impression de se trouver dans une sorte de manoir ou peut-être même un musée des pères fondateurs. Dans son ensemble, l'endroit était très chaleureux et réconfortant. Elle venait de passer de l'état de cadavre ambulant prêt à se faire bouffer par des chiens errants, à celui de miraculée étendue dans la clinique-manoir d'un docteur anglais... C'était à se demander si toutes ces foutaises sur la chance des Irlandais n'étaient pas véridiques après tout.

" Dites... vous auriez pas un truc... quelque chose... pour la douleur? " Maintenant, sa voix paraissait plus fébrile voir borderline agressive... Elle sentait la douleur revenir à la charge. Avec l'effet des antidouleurs qui s’estompait peu à peu, Riley s'apprêtait à replonger dans un monde de souffrance.

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Mer 26 Juil - 1:39



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FT. Stars Wars, Riley & Doc

L’éclaireur taciturne était posté à la fenêtre de la maison délabré qui servait de refuge provisoire au duo qui ne s’était plus laisser depuis le fiasco de la bibliothèque. Le vétéran avait la rage des groupes de civils commandé par des incapables qui croyaient qu’un mur allait suffire à les protéger de toutes les menaces. Il avait vu des fortifications bien établi, fais par des ingénieurs de combats et des hommes qualifiés, se tordre et tomber sous la pression des corps putrides d’une horde. Le vétéran pouvait déceler des dizaines de façon de s’introduire dans un bâtiment sécurisé par des militaires, alors il était dégouter de voir les points d’accès pour des assaillants qui pouvaient ramper, grimper ou réfléchir un peu. Donc maintenant il survivait au jour le jour. Nomade et toujours en mouvement pour trouver subsistance et abri pour la nuit. Mais un plan avait germé dans son esprit. Une escouade de vétéran et de civils bien préparer qui pouvait faire face à n’importe quelle menace. Un point de rassemblement et de retraite possible avec le manoir du vieil ami de l’armurier. En plus d’être un médecin extraordinaire, le britannique avait un gorille pour servir de bouclier humain et d’objet d’intimidation pour les intrus. Mais l’esprit analytique de l’homme devait prendre des paramètres en compte. Besoin logistique pour les armes, l’équipement et les denrées de survie. Un refuge potable pour avoir un point de chute. Des cachettes de survies dispersées en ville en cas de repli ou de dispersion.  Et la base de toute escouade, des personnes aptes à suivre la mentalité stricte d’un groupe de combat. Barry savait que peu de gens maintenant pouvaient s’attacher à la mentalité de toujours fidèles des Marines et c’était devenu du chacun pour soi. Soupirant et soulevant ses épaules de résignation, l’ancien agent de terrain à la musculation olympienne continua de surveiller le périmètre comme un esprit, un fantôme comme les gars de sa défunte unité avait pris l’habitude de le surnommé. Host pour le blondinet capable d’infiltrer un camp ennemi, dégorger leurs officiers dirigeant et de sortir comme une fleur.

Le regard d’azur glacial et calme du vétéran fut attiré par des bruits dans l’escalier. Stars Wars venait de surgir comme un diable en boîte de la trappe du grenier. Elle annonça que le vieux chirurgien, Alair, venait de communiquer avec elle et qu’il y avait une personne chez lui. Une jeune femme très amochée et blessée par plusieurs projectiles de forts calibres. Aussitôt l’esprit analytique du soldat de fortune assimila l’information et trouva plusieurs alternatives des plus déplaisantes pour le vieux altruiste. Serrant les dents à s’en faire péter l’émail dessus, le ton bourru et autoritaire du militaire laissa entrevoir la pire des conclusions à une Leïa stupéfiante.

Barry- On doit y aller Princesse. Si une personne blessée par balles est là, c’est possible qu’un ou des agresseurs la poursuive. Doc et le colosse n’ont que des armes de corps à corps et eux des armes à feu. On doit défendre le vieux.

Claquant dans les mains, laissant un sourire s’afficher sur ses lippes charnues d’anticipation pour une prochaine action, le blondinet au visage tailler à la serpe ouvrit la marche pour descendre.

Barry- Allez Stars Wars! Tu veux vivre éternellement?

Malgré son air dur, le chien de guerre s’inquiétait pour celui qui l’avait sauvé de la vie avec ses soins. Dans le même souffle il pourra aider le géant à construire une fortification digne de ce nom pour repousser des gens armés. Attrapant son casque de moto, l'éclaireur attendit près de la moto de la brunette et quand il l'à vit il lui fit un clin d'oeil complice espiègle. Surement sur le trajet les mains de l'homme sera un peu baladeuse pour mettre la jeune femme en condition pour le futur combat et peut-être pour une nuit de corps à corps explosive qui sait...


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Jeu 27 Juil - 5:12

Une semaine que nous nous sommes faits virés sans ménagement de notre habitat. J'ai l'impression que ça fait un mois tellement le temps passe lentement quand il faut faire attention à tout. Heureusement, Barry se charge de toute la partie organisation et moi je prends des nouvelles d'Alair par talkie entre deux rondes. C'est crevant et j'ai déjà des cernes après quelques jours, j'aimerais pouvoir aller voir Alair, l'aider. Il paraît qu'il est bien installé maintenant au bord du lac. J'aiguise ma lame lorsque ma radio se met à crépiter jusqu'à ce que je cours tourner la molette de réglage pour capter la voix de mon père d'adoption. Son message est court et je redescends à toute vitesse en essayant de cacher ma joie, une blessée chez Doc mais que je ne connais pas, et je vais revoir Alair!
Comme à chaque fois, mon amant ne peut s'empêcher de me presser à la rejoindre et il attend déjà à côté de la moto lorsque je sors du bâtiment en enfilant mon casque.

- Comment tu fais maintenant? T'es mignon mais t'es trop pressé!

Le sourire au lèvres derrière ma visière, je glisse une main derrière mon crâne pour remettre une de mes tresses droites avant de grimper devant lui sur le bolide. La clé tourne comme au premier jour et le moteur se réveille et prend un kawa avant de gronder dans la rue. Bien entendu, mon amant qui n'a rien de mieux à faire, ne voyant ni la route, ni le côtés, s'amuse à me déconcentrer en m'excitant et j'arrive plus vite que l'éclair devant la maison qu'Alair m'a indiqué, dans tous mes états. Je retire mon casque avant de descendre.

- Un jour, on va vraiment avoir un accident tu sais ? Heureusement que j'aime le risque autant que toi!

Je l'attrape par les cheveux en passant mon bras derrière et l'embrasse avant de descendre. Cette fois, il a à peine le temps de libérer mon monstre de métal que je verrouille le guidon et fonce frapper contre la porte comme une démente jusqu'à entendre des pas de l'autre côté. Alair semble galérer à ouvrir la porte et finalement, je met un coup de la garde de mon épée dans la poignée avant de la débloquer pour l'ouvrir. Un mort vivant d'au moins un an et demi me saute dessus et je l'envoie voler dans un arbuste qui commence à prendre ses aises avant de checker l'intérieur. Je reculer un peu la tête en allongeant la nuque pour regarder à nouveau le numéro : 3769. Ah non ! Le deuxième "6" a tourné pour devenir un "9" et nous sommes au 3766 ! La maison de Doc et juste de l'autre côté de la rue.

Pour traverser la rue, je marche, calmée par ma gaffe, en baissant la tête pour ne pas croiser le regard moqueur du paramilitaire qui m'a probablement vu foncer vers la mauvaise maison sans m'en avertir pour s'amuser. Finalement, je fracasse à moitié le battant de la porte de mon père jusqu'à entendre sa canne dans le couloir.

- Oui! Oui! Oui!

Je suis trop impatiente ! Ça fait une semaine depuis qu'il m'a sauvé la vie en sacrifiant la moitié de sa vue et j'ai hâte de lui sauter dans les bras. C'est un des rares moments où on peut me voir sautiller d'impatience.

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Alair Wakeman
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Jeu 27 Juil - 14:32




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Je ne peux m’empêcher de lui faire don d’un sourire charmant et des plus apaisants. Je soulève même mon sourcil de mon œil d’acier bleuté d’étonnement. Malgré ces blessures somme toutes assez sévères, cette charmante jeune femme faisait de l’esprit. Selon mes nombreuses années de médecine, je peux vous certifier que vous êtes en vie ma chère. Je prends sa tension et j’hoche la tête à sa demande d’un antidouleur pour atténuer sa souffrance. Si joliment demander, comment puis-je refuser? Un peu de morphine ce sera parfait selon moi. Je fouille dans mon sac à dos de premier répondant et malgré la perte de mon œil droit, je découvre rapidement les fioles à usage unique que l’armée distribuait pour leurs unités de combat. Je ne sais pas comment le géant qui s’est auto-déclaré mon beefeater attitré parvint à me dégoter des médicaments à chacune de ses sorties. Je fais l’injection et je recouvre la poitrine de ma jeune patiente d'une couverture chaude. Voilà ma chère vous allez être en mesure de combattre la douleur de manière efficace. Je vais m’atteler à résorber votre fracture de votre clavicule et faire les points de suture et naturellement les pansements. Mon œil brille d’espièglerie et je lisse ma barbe taillé avec soin. Quand vous allez vous portez mieux ma chère Riley, vous pourrez choisir le menu du souper. J’ai du ragoût irlandais ou des pâtes avec des boulettes de viandes. Du thé et je crois que vous allez sûrement rajouter une larme de scotch pour rehausser le goût. Je lui fais don d’un clin d’œil et je me rends compte de mon étourderie. J’ai un bandeau sur mon orbite lacérer par une lame il y a peu de temps. Donc je n’ai que fermer ma paupière en vérité. Restant stoique et de marbre, comme tout bon Anglais qui se respecte, je commence à pratiquer mon art. Mes gestes sont précis, rapides et volages comme ma défunte jeunesse ou je butinais à droite et à gauche. Mon expertise en matière de chirurgie et en médecine en générale me permet d’économiser mes mouvements pour faciliter mon travail et raccourcir le temps de l'intervention. Pendant l’opération je ne peux m’empêcher de questionner, de manière courtoise et démontrant de mon savoir-vivre, cette chère demoiselle qui semble avoir passé quelques rondes avec les pires saloperies que ce monde semble pouvoir offrir.

Je laisse mon flegme et mon stoïque, des atouts naturels que tout bon serviteur de Sa Majesté possède, s’élever pour me donner un charisme des plus recherchés. Ma voix est rassurante, hypnotique et même mélodieuse selon plusieurs Yankees qui semblaient subjugué par mon accent. Je suis le dernier gentleman noyé au milieu d’une peuplade dont le savoir-vivre semble s’être dissipé au fil des générations. Je suis un dinosaure mais je tiens mordicus à mes bonnes manières et surtout à mes vieilles habitudes. Ma chère Riley vous n’êtes pas originaire de ces contrées Yankee n’est-ce pas? Je crois situer voter accent près de mon Angleterre natale. Je peux me fourvoyé, mais je pencherais vers l’Irlande. Je commence à faire un bandage propre et de manière professionnel en tâchant de penser à Margaret Thatcher nue à moins 40 pour éviter de produire un seconde bandage, mais cette fois personnelle. Même si je ne suis plus de prime jeunesse, je suis encore plus que vert pour la bagatelle. Mais je suis un médecin et mon sang-froid britannique me permet de finaliser ma tâche. Si je peux me permettre, l’enfoiré qui vous a tiré dessus vous en voulait plus que raison. Vous pouvez m’expliquer ce qui s’est passé au fait? Sauf si vous désirez ne point parler, je peux vous comprendre parfaitement. Un nouveau sourire apaisant et confiant dont le secret. Mais j’ose croire que vous allez accepter de me causer un peu durant votre convalescence. Je rajoute après avoir pris quelques signes vitaux. Vous avez perdu beaucoup de sang et une transfusion devra être pratiquée. Comme la banque de sang est fermée pour cause de rupture de stock, je vais devoir me transformer en pochette de transfusion. N'ayez crainte je suis compatible et mon carnet de santé est à jour. Un don de vie d’un bras à l’autre. Je ne peux m’empêcher de songer durant un bref instant qu’une partie de moi va se retrouver dans le corps de la beauté blonde. C’est mieux que rien pour un homme de mon âge. Mais un cognement à ma porte me fait redresser l’oreille. Je vais répondre ma chère. Des amis vont venir nous prêter assistance pour la surveillance au cas qu’un assaillant qui est à vos trousses décide d’attaquer lors de votre convalescence. Un moment je vous prie.

De ma démarche fière et droite, les claquements métallique de ma canne-épée sur le carrelage me précèdent comme toujours, je me rends à la porte de ma résidence. Je regarde par le judas et je souris tendrement. Ma fille adoptive ainsi que son amant, un de mes chers amis de surcroit, attendent sur le pas de la porte. Je discerne la massive silhouette de Robert et j’hoche ma tête pour calmer ses inquiétudes. Le géant retourne dans le salon pour s’assoir et se reposer avec son fidèle ami canin. Je ne peux que plaindre l’écervelé qui entrera pour faire main basse sur ma pharmacie. Je crois sincèrement qu’après que le colosse en aurait fini avec lui, j’aurai un nouveau patient à m’occuper. J’ouvre la porte et jetant aux l’ortie la bienséance je prends dans mes bras ma chère Leïa. Je la serre fortement, démontrant mon attache envers elle et lui fait un sourire. Mon œil d’acier bleuté valide exprime joie et bonheur. Ma chère Leïa que je suis heureux de vous voir. Vous pouvez passer quand vous voulez, ainsi que vous Barry. Vous serez toujours les bienvenue. Ne restez pas à l’extérieur et entrez je vous prie. Je vais vous présenter ma patiente, Riley. Dès que je peux je serre la main de celui qui fut mon beefeater originel.



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Riley Hayden
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Lun 31 Juil - 22:23

En entendant le mot morphine, Riley eut comme un soupir de soulagement. Le bon docteur Wakeman sortit alors de sa pochette magique une petite syrette de l'armée qui rappelait à la jeune femme d'excellents souvenirs de son expérience post-contamination dans l'armée. Deux semaines à planer grâce à ces trucs lorsqu'elle était tombée sur un stock de ces antidouleurs après son retour à la base militaire.

La douleur de la piqûre était en fait une délivrance. L'effet fut presque instantané, toute forme de mal se dissipa au même rythme qu'une chaleur divine se répandait dans tout son organisme. L'opiacé venait de coller à ses lèvres un immense sourire, et transformer ses yeux en deux petites fentes étroites. Tout ce qui se passa par la suite était comme une sorte d'étrange mirage tout à fait hilarant.

Lorsqu'Alair se mit à lui parler de ragoût et de scotch, Riley se lécha les babines et sourit de plus belle, fixant son sauveur de son regard las et intoxiqué.

" Riley adore le ragoût et le scotch! Vous savez comment plaire à une demoiselle docteur... "

Alors qu'il s'affairait à traiter sa blessure à l'épaule et recoudre l'immense crevasse sur le côté de sa tête, la blonde ne ressentait presque aucune douleur. Elle repensait à la bataille apocalyptique qui s'était déroulée la veille et tous ces trucs de dingues qu'elle avait vue pendant celle-ci. La magnifique explosion qui avait précédé les combats, ces marcheurs enflammés qui lui fonçaient dessus et cette mêlée générale qui avait réclamé les premières victimes. Par quel miracle avait-elle bien pu survivre à tout ça et atterrir ici?

" Ouais... Je suis de l'ouest de l'Irlande, Galeway pour être plus précise. Si vous tenez à savoir, les choses n'ont pas bien tourné là-bas après l'infection. Quand je suis partie, les survivants étaient plutôt rares... C'est probablement une île déserte maintenant. " Un bref silence s'ensuivit, silence pendant lequel Riley continuait d'afficher ce sourire stupide malgré la gravité de ses affirmations " Et vous doc, vous êtes d'Angleterre je présume? "

Avec sa voix rassurante et son charmant accent, Alair ne tarda pas à la questionner sur l'origine de ses blessures. Riley redoutait ce moment... Devait-elle lui dire qu'elle faisait partie de ce groupe démoniaque qui taxait les autres communautés depuis des mois? Avec son expérience, elle savait que mentir n'était jamais une bonne option, mais pour l'instant, elle pouvait se contenter d'omettre certains détails.

" Mon groupe s'est fait attaquer la nuit dernière... ces sauvages nous ont tous massacrés. Un tireur embusqué m'avait dans sa mire, comme vous pouvez voir il m'a raté de peu. "

Apparemment elle avait perdu beaucoup de sang, ce qui expliquait pourquoi elle était tombée dans les pommes. Le docteur lui expliqua qu'il allait lui donner de son sang, quel gentleman. Mais dut interrompre la procédure lorsque quelqu'un toqua à la porte. Lorsqu'il quitta la pièce, une paranoïa s'empara soudainement de la petite blonde... et si ces visiteurs étaient de ceux qui l'avaient attaqué la nuit dernière?

Elle quitta maladroitement sa couchette, passant près de s'écraser au sol tellement ses jambes étaient molles. Scannant la pièce du regard, elle repéra ses affaires sur une table à côté de la porte et si dirigea en claudiquant. Elle s'empara de son pistolet-mitrailleur avant d'y fourrer un chargeur plein... Dans la pièce d'à côté, elle pouvait entendre le docteur discuter avec ses visiteurs. De retour dans son lit, elle dissimula son arme sous ses couvertures, avec le sélecteur de tir en mode entièrement automatique. Elle fit mine de dormir, attendant de voir la réaction des nouveaux venus pour savoir si elle devait faire feu.

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Ven 4 Aoû - 6:32



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FT. Stars Wars, Riley & Doc

L’éclaireur s’en donnait à cœur joie alors que ses mains exploraient sans vergognes le corps de la motarde. Malgré les hurlements stridents de la moto lancée à vive allure sur le bitume enneiger, la plainte constante d’une âme errante qui cherchait à assouvir une faim morbide ou bien encore le silence assourdissante de la ville devenu fantôme, un sourire espiègle venait de chuter sur les lippes charnues du militaire en voyant la réaction de la guerrière à la chevelure de bronze en fusion. Des petits halètements, des gémissements à peine contenu s’échappaient des dents serrées de Leïa sous l’assaut de son intimité par l’armurier. Ils arrivèrent enfin au manoir du british et le blondinet reçut alors un baiser incendiaire, passionné et savoureux pour ses caresses. Le militaire se retient alors d’avertir de l’erreur de la belle qui alla toquer à la maison à l’opposé de celle de Doc. Barry s’appuya pour assister au vol plané d’un bambin infecté qui atterrit près de lui. D’un geste souple et rapide, le vétéran dégaina de son fourreau inversé sa dague de commando. Trente centimètres d’acier pénétra alors l’orbite droit, déchiquetant l’orbite recouvert d’un voile blanchâtre pour sectionner en lambeau la matière grise du cerveau de l’enfant. Pendant un bref instant l’ancien agent de terrain serra des dents, se rappelant l’image de ses propres filles qu’il avait dû délivrer. De nouveau Barry se maudit de n’avoir pas pu empêcher le virus d’émigrer du Moyen-Orient juste en Amérique, de n’avoir pas été là pour protéger les siens et au pire périr avec eux. Mais la froideur de son regard d’azur, semblable au glacier voguant sur l’océan, reprit le dessus et le chien de guerre essuya sa lame sur les haillons d’un pyjamas à pattes de la petite goule. Il rangea alors sa dague dans le fourreau situer sur sa poitrine et le musculeux homme alla se ranger derrière Leïa pour attendre l’arrivé de son vieil ami. Il enserra la taille fine de la jeune femme aux courbes appétissantes et il murmura alors dans l’oreille quelques mots de la brunette de sa voix rauque et suave.



Barry- C’est moi qui te déconcentre ou tu es heureuse de voir Doc? Ce soir on pourra faire quelques mouvements de lutte dans le lit si ça te dit princesse?



Il osa une nouvelle caresse avant que la porte s’ouvre sur le vieux british qui enserra sa fille adoptive. Barry ne put s’empêcher de quitter sa froideur habituelle et son professionnalisme de maraudeur pour serrer la main tendu du chirurgien retraité. Il salut du bonnet Alair et l’éclaireur de talent lui dit alors avec un amusement dans la voix.



Barry- Heureux de vous revoir Doc. Dites-moi une chose, à part moi, vous avez ausculté un homme? Car je ne vois que des femmes dans votre salle d’examen.



Il rit doucement, se décontractant un peu en suivant le mouvement et se rendit où la jeune femme du nom de Riley était alité. Cette dernier, une blonde au visage manger par des tâches de rousseurs, semblait amortit par les antidouleurs. Même que les bras de Morphée l’avaient étreint pour l’emmener dans un sommeil réparateur. Mais une lueur s’alluma brutalement dans l’esprit analytique du briscard. Une histoire que son amante lui avait raconté, un combat et même une certaine nuit dont le militaire aurait aimer assister. Faisant le signe de se séparer à sa coéquipière, l’homme musculeux mit sa main sur la crosse de son pistolet. L’armurier était toujours prudent avec un inconnu surtout durant ces temps chaotiques. Il questionna du regard Leïa et formula son hypothèse à haute voix pour voir si son questionnement provoquerait des réactions à la blonde mal en point.



Barry- Tu te souviens de la partenaire occasionnelle de Succube? Tu sais Stars Wars elle nous avait parlé d’une blonde avec des tâches de rousseurs, une excellente tireuse et elle l’avait même invité à son refuge pour une soirée disons mémorable? Elle avait le même prénom que la nouvelle patiente de Doc. Riley… Tu crois que c’est elle?


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Mer 9 Aoû - 1:04

J'affiche un petit sourire satisfait en sentant le bras du paramilitaire enserrer mes hanches et lorsque la porte s'ouvre, je me précipite dans les bras de mon père pour déposer un baiser sur sa joue barbue et l'observer de haut en bas. Il a fière allure malgré son oeil mort et le bandeau qui le cache. Si voir que le docteur est devenu borgne me fait mal au coeur, le souvenir de ce même homme risquant sa vie pour m'éviter un sort pire que la mort me comble de reconnaissance et s'il y a une personne qui ne me voit jamais avec mon expression neutre habituellement collée sur le visage, c'est lui. Barry en second.

Après avoir poussé un rire à la remarque de Barry je ne peux m'empêcher de le remettre à sa place avec une pique dont j'ai le secret.

- Alair sauve les demoiselles en détresse, alors pourquoi c'est dans ton lit qu'on fini ?

J'éclate de rire en entrant dans la maison et observe l'intérieur finement décoré selon les goûts de l'homme que je présente comme mon père.

- Votre maison est jolie Doc! Vous avez dû tomber sur une cache de thé pour décider de vous installer quelque part ?

C'est une question intéressée et ça se voit. J'adore le thé et donnerais cher pour avoir l'opportunité de venir boire une tisane tous les jours à dix-sept heures. Je le ferais si les morts ne nous encerclaient pas à chaque jour. Il faut reconnaître que la situation à laquelle Barry et moi sommes confrontés est relativement difficile même pour nous. Au moins la situation a l'avantage de resserrer nos liens.
Nous entrons finalement dans la chambre et je me fige sur le pas de la porte derrière mon amant.

Cette jeune femme blonde aux taches de rousseur, je la reconnais même si elle ne m'a probablement jamais vu et ma mâchoire semble se détacher tellement je suis surprise de voir cette femme ici. Barry me parle d'une amie à Céleste qu'elle avait ramené jusque dans son lit mais j'ai un passif totalement différent avec elle.

- Je... je ne sais pas.

Cette jeune femme, je lui dois beaucoup, tellement en fait... C'est grâce à elle que j'ai retrouvé Nick et sans le vouloir, elle me l'a offert sur un plateau. Je l'ai vu trahir quelqu'un qui avait confiance en elle mais ça n'a pas d'importance, j'ai moi-même achevé cette personne par vengeance et des étoiles brillent dans mes yeux à cet instant alors que je m'approche doucement du lit, les mains dégagées pour ne pas paraître agressive.

- Je suppose que tu te souviens de Nick? Je l'ai ramassé après que tu sois partie, sa mort m'appartenait depuis longtemps. Merci pour ce que tu as fait, je te serai éternellement reconnaissante.

Mon dieu que c'est creux comme présentation! Et avec tout ça, je n'ai pas donné d'info sur moi mais ça m'étonnerait qu'elle me connaisse. Je n'avais jamais fait le rapprochement entre Riley et mon mirage blonde, je me sens fébrile en réalisant que j'ai devant moi une personne que je veux remercier depuis des mois.

- Qu'elle ne manque de rien. J'irai chercher ce dont vous avez besoin mais elle doit vivre.

Je m'accroche à Barry en essayant de ne pas succomber à la surprise.

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Alair Wakeman
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Jeu 10 Aoû - 22:15




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Bonté divine que je suis soulagé de revoir celle que je considère comme ma fille adoptive. Je la détaille de mon œil d’acier bleuté et je m’autorise à lui faire don d’un sourire apaiser et des plus chaleureux. Elle me semble en pleine forme et c’est ce qui est important dans ce monde qui s’en va directement dans le mur. Je m’efface alors du passage pour laisser pénétrer mes nouveaux invités au sein de mon refuge. Comme tout bon Britannique qui se respecte, mon hospitalité se doit être sans défaut et doté d’un savoir-vivre qui donne goût aux êtres chers de venir me visiter autrement que pour des soins. Mon beefeater attitré me lance une petite remarque simili comique, une pointe de l’humour Yankee qui tourne toujours autour de la sexualité à mon grand regret. Dieu que je m’ennuie des blagues pince-sans-rire de mes compatriotes. De ces mots remplis d’esprit qui avait des doubles, des triples sens même. Je reste digne, stoïque et débordant de flegme pour répondre à mon ami. Mais ma chère Leïa me devance alors et je ne peux qu’ajouter un rire polie et remplis d’authenticité pour soutenir sa pique des plus aiguisé. Je ne peux que concéder ce point à ma chère fille adoptive Barry. Mais à mon âge la bagatelle est disons un de mes meilleurs souvenirs. Je tends mon bras pour escorter la pétillante jeune femme vers la salle de soins improvisé et je hoche la tête pour collaborer son observation. Presque ma chère. Des amis m’ont proposé d’habiter dans ce lieu et de démarrer ma clinique pour les gens dans le besoin. Vous avez rencontré Robert? J’ose le croire vu son incapacité de se dissimuler malgré sa taille imposante et sa timidité maladive. Ma fille me confirme mon interrogation et je poursuis. Ce cher ami à un don pour trouver n’importe quoi dans les décombres de la civilisation ma chère. Il a trouvé un grand assortiment de tisane et de thé ainsi qu’une multitude d’équipements médicales pour me permettre de continuer à exercer mon noble art.

J’entre dans la cuisine que j’ai modernisée en salle d’auscultation et de traitement. Je sens alors le bras de Leïa quitter le creux du mien et j’arrête en me retournant à demi. Je soulève un sourcil broussailleux inquisiteur et j’écoute alors les observations de ceux que je considère maintenant comme ma famille de substitution. Ce cher Barry semble avoir entendu parler de ma patiente et ma fille adoptive regarde celle qui vient de l’Irlande comme si c’était un fantôme. Gentiment je lui relève sa mâchoire pendante et je hoche la tête. C’est bien que vous semblez la reconnaître car son groupe vient d’être décimer à ce que j’ai compris. Avoir des alliés est devenue une importance capitale pour cette chère dame. Mais je vous prie de baisser un peu le ton vu qu’elle semble dormir. Je porte ma main à mon menton pendant que je réfléchis à la proposition de ma chère Leïa. Je la vois se retenir le solide homme d’action et je m’approche d’elle. À cet instant ma chère j’aimerais que vous allez ouvrir une conserve de ragoût et de la faire mijoter. Prenez une bonne tisane et si c’est possible nous mangerons dans la salle d’auscultation. Ce sera un immense service que vous pourriez nous offrir ma chère. Je regarde mon beefeater et je ne suis que flegme et stoïque comme tout bon serviteur de Sa Majesté. Barry vous pouvez descendre un peu la civière de Riley je vous prie? Pour ma part je vais faire ce que tout bon Anglais ayant un minimum de savoir-vivre fera à ma place. Je vais procéder à une transfusion de bras à bras. Je m’installe alors sur la seconde civière avec un calme des plus professionnelles. J’ai déjà fait cet exercice à quelques reprises de par le passer. Étant un donneur universel, je dois être prêt à « remplir » certains blessés dans l’urgence de la situation. Je pourrais avoir l’esprit détourner et songer aux nombre de conquêtes que j’ai avoir fait la piqure de l’amour alors que j’insère l’aiguille papillon dans le bras de la jeune femme. Je ne note aucunement la nouvelle excroissance métallique qui vient de s’ajouter entre les jambes de la blonde alité. Je lui fais don d’un sourire apaisant et lui murmure quelques mots dont j'utilisais avec mes patients autrefois. Vous avez des nouvelles de mon Ile natale, l’Angleterre? Mais vous êtes en sécurité ici ma chère.


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Riley Hayden
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Ven 11 Aoû - 23:01

Son doigt était crispé sur la détente, prêt à délivrer un torrent de plomb. Elle pouvait déjà entendre les multiples déflagrations, s'imaginer la couverture se soulever au rythme des décharges et prendre feu, et les douilles brûlantes qui tombaient en cascade sur ses cuisses. Ses yeux, à peine entrouverts, parvenaient à discerner le grand type au regard d'acier et à la musculature volumineuse qui venait d'entrer dans la pièce. Vu son accoutrement, il s'agissait probablement d'un ex-militaire.

La réaction de celui qui s'appelait Barry fut tout à fait inattendue. Il connaissait Kirasir alias la succube. Riley ignorait ce qui la déstabilisait le plus... Le fait qu'elle tombe par hasard sur des potes de la ruskov en essayant de la rejoindre, ou de savoir qu'elle leur avait parlé sans réserve de leur petite sauterie. En vérité, la blonde était plutôt soulagée que les hypothétiques ennemis aient été remplacés par de potentiels alliés.

Juste derrière le soldat se trouvait une jeune femme aux cheveux tressés, pas très grande. Un visage aux traits agréables, barbouillé de peintures de guerres. Riley ne l'avait jamais vue auparavant mais étrangement, celle-ci semblait la reconnaître... Elle jura intérieurement. Beaucoup trop de gens semblaient soudainement la connaître alors qu'en ce moment, elle aurait bien aimé se creuser un trou et y rester caché pour le reste de l'hiver.

Elle fit mine de se réveiller, replaçant discrètement le pistolet-mitrailleur sous sa cuisse gauche. Leïa s'approcha alors du lit et se mit à lui parler de trucs que Riley aurait bien voulu garder secrets. Elle se souvenait vivement de cette nuit dans ce village quelconque... lorsqu'elle avait planté sa hache dans la jambe de Nick avant de le désarmer en lui sectionnant la main. Apparemment, sa mort avait été bénéfique pour plus d'une personne.

" Je... y'a pas de quoi! " Sa propre voix lui semblait incroyablement faible, au point où elle se demandait si un truc dans sa gorge n'était pas brisé.

Jamais un meurtre de sang-froid ne lui avait valu de tels éloges, c'est probablement ce qui la déboussolait le plus. Aussi hésitait-elle à en ajouter davantage... après tout, elle avait sauvagement tué un coéquipier dans le simple but de se tailler une place dans la hiérarchie des Punishers, ce qui était loin d'être un acte de noblesse. À défaut de trouver les mots justes, elle changea tout simplement de sujet.

" Vous avez des nouvelles de Kirasir? J'essayais justement de rejoindre sa planque quand je suis tombé sur Robert. S'il n'avait pas été là, je serais sûrement morte à l'heure qu'il est. "

Elle parlait tout en inspectant sa blessure. Le doc avait réellement fait un travail de maître, mais la douleur commençait à la tenailler de nouveau, comme un écho lointain revenant à la charge. Elle observa l'aiguille transpercer sa veine d'un œil intéressé, alors qu'un flot continu d'hémoglobine quittait le corps du chirurgien pour remplir le sien. Le sexagénaire tenta de s'enquérir du sort de sa terre natale. Bien que la blonde aurait aimé lui faire un résumé complet de comment les choses avaient merdés là-bas après l'infection, elle en savait très peu.

" Aux dernières nouvelles, avant que la télé et la radio ne cessent d'émettre, il y a avaient des émeutes à travers tout le pays. À la fin, je crois qu'ils ont essayé d'évacuer les civils au nord de l'île... Je dois dire que moi et mon unité, nous étions pas mal occupés à combattre l'infection. La situation devait être exactement la même là-bas. "

La regard de l'Irlandaise de tourna alors en direction du mercenaire à la crinière cendrée.

" Vous étiez dans l'armée vous aussi, pas vrai? À vue de nez, je dirais forces spéciales, ou contracteur militaire... Je me trompe? "

La magie de la transfusion sanguine commençait à opérer, Riley se sentait déjà plus énergique, tel un système hydraulique qui gagne en puissance après un changement d'huile. Sa voix semblait reprendre vie au fur et mesure qu'elle s'exprimait. Se labourant les cheveux de sa main valide, son regard passa à l'amazone des temps modernes qui se tenait tout près de ses affaires sur la petite table.

" Leïa c'est bien ça? Pourriez-vous me donner mes cigarettes dans la poche intérieure de mon parka? "

Sa tête fit un demi-tour en direction de son soigneur.  

" Ça vous ennuie Doc, si je fume? "

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Mar 15 Aoû - 14:34



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Portant sa main à sa barbe de trois jours, le maraudeur attendit la réponse de sa compagne de combat. Mais au lieu d’une affirmation claire et sans ambigüité, la brunette guerrière se lança dans des remerciements. Ce qui a eu pour but de déstabilisé le vétéran. Mais heureusement pour l’ancien militaire, la froideur de ses traits si harmonieux n’était que l’égale que la lueur si similaire au glacier de son regard. Son expression faciale n’avait pas changé d’un iota, visage impassible et professionnelle qui collait à la personnalité du soldat d’élite de Barry. Quand Leïa s’agrippa au musculeux homme à la chevelure blond cendré pour s’empêcher de tomber sous le coup de l’émotion, l’ancien agent de terrain passa une main autour de sa taille pour la soutenir. Comme à son habitude, le vieux britannique prit en charge du bon déroulement des prochaines manœuvres et encore une fois l’éclaireur fut soufflé par l’altruisme du médecin. Alair allait directement puiser dans ses forces vitales, son fluide cramoisie pour aider une personne qu’il ne connaissait aucunement d’Adam ni d’Ève. De sa voix agréable et un brin autoritaire, le médecin à la retraite demanda à la brunette de bien vouloir préparer le repas près d’eau sur le poêle à gaz et de prendre une tisane pour permettre à la compagne d’emmerde de l’armurier de se ressaisir. Quant au massif homme, il dû descendre la civière pour permettre à une transfusion facilité vu le manque d’équipement pour la réaliser. Quand la voix brisé de la blonde demanda des nouvelle de la Succube de Moscou, les dents du militaire se serrèrent à s’en faire sauter l’émail dessus.

Barry- Elle s’est fait la maille… Quand on a fini de faire sa péniche, elle a quitté un soir sûrement vers la Russie.

S’adoucissant un peu, prenant surtout une bonne respiration et hochant un peu la tête pour effacer cet abandon provoquer par Dieu sait quoi, le soldat de fortune fit un petit sourire charmant et sincère.

Barry- Oui Bobby c’est un brave type… Je suis soulager que Doc s’est trouver un autre allié pour lui protéger sa vieille carcasse. Riley je crois que vous avez un ange-gardien format géant maintenant.


Doc s’allongea et prépara un acte de miséricorde dans ce monde chaotique. Offrir de sa vie pour en sauver une autre était devenu d’une rareté absolue. Maintenant c’était devenu l’individualiste qui primait pour les actes de chacun. Riley parla du pays d’origine d’Alair et le borgne sembla toucher. De nouveau l’attention de la jeune femme se tourna vers l’éclaireur et posa une interrogation qui démontra sans peine le domaine de prédilection, son choix de carrière. Un grand sourire, charmeur et surtout honnête, se déposa sur les lippes charnues du blondinet. La voix douceâtre, décidé et précise qu’un vétéran pouvait avoir s’éleva dans la salle d’examen.

Barry- Ghost, ancien pilote d’hélicoptère pour l’escadron HMLA-267 Stringer des Marine corps, ancien membre du SWAT de New York et spécialiste en armes et éclaireur de l’escouade Red Devil pour des missions d’infiltrations au Moyen-Orient. Et vous?

Car le militaire savait maintenant avec exactitude que la blonde était faite du même moule que lui, un chien de guerre forgé dans les flammes des combats. Un vétéran sûrement comme lui, une personne qui saura progresser au même titre qu’Elliot et Leïa dans un affrontement et allier efficacité et ténacité pour rester en vie. Il entendit parler de cigarettes et machinalement les mains de l’homme musculeux palpèrent les poches de sa veste tactique. Il n’avait que son vieux briquet des Red Devil, les bâtons de nicotines avaient étaient fumé depuis si longtemps que le blondinet avait peine à se rappeler de la fumée bleuté qui s’extirpait de ses narines. Il tendit alors Zippo au visage de diable au sourire sadique de son unité d’élite et se prépara à écouter les paroles de la jeune femme à leurs questions. Le regard d’azur de l’homme détailla la silhouette de la blonde nue sous la couverture. Près de la jambe de la jeune femme se profila une bosse presque comparable à son arme qui était passé au travers de sa large poitrine. La combattante essayait de dissimuler une MP5 sous la couverture. Faisant un clin d’œil complice, le chien de guerre parla avec les accents d’une sincérité désarmante.

Barry- Vous savez que vous n’avez pas bvesoin de cacher votre arme de cette manière. Moi aussi j’aurai fait comme vous, mais je crois qu’on est dans une situation de zone verte. Riley je ne crois pas que Doc s’offusque que vous la garder près de vous, mais je crois que si une situation hostile se présente on va être en mesure de la gérer à nous tous.

Tout trahissait le personnaliste et surtout l’expérience du feu que possédait l’éclaireur.

Équipement:
 


Code by Joy du site DREAM. Parole de Barry en #9966ff
[/color]

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Mar 15 Aoû - 18:19

Je n'en reviens toujours pas d'être tombée sur la dénommée Riley chez Doc et maintenant que je peux la voir de plus près, je remarque enfin l'harmonie de son visage parsemé de tâches de rousseur et mes yeux on du mal à se décoller d'elle lorsque Doc me demande de sortir pour préparer le repas.

- Oui Doc! Tout de suite!

Alors que je suis sur le point de partir, la militaire m'appelle pour me demander ses cigarettes et si je suis surprise de sa demande, je ne moufte pas et attrape le dit-paquet dans la poche de son blouson avant d'en sortir une de manière un peu gauche j'avoue. Je suis probablement la seule dans la pièce qui n'a jamais eu de paquet de cigarettes à moi, peut-être aussi la seule avec mon père adoptif à avoir fumé des joints, mais je n'ai pas l'habitude de sortir des cigarettes et finalement, je tends à la jeune femme blonde une cigarette en souriant, ravie de me montrer utile.
Avant de sortir, je serre à nouveau le docteur dans mes bras en me collant contre lui, il m'a appelé sa fille, je suis fière et contente d'avoir ce rôle.

- Je suis heureuse de vous revoir père, vous m'avez manqué.

Tandis que Barry lâche ma taille, je lui vole un baiser avant de sortir de la pièce pour me rendre à la cuisine et commencer à préparer un dîner décent tout en faisant chauffer l'eau nécessaire au thé. Malheureusement, nous manquons trop de nourriture avec mon amant pour nous être permis d'en ramener mais Alair a tout ce qu'il faut et je récupère quelques pots à épices ainsi qu'un morceau d'animal non-identifié qui traîne sur la table et commence à en faire des morceaux cubiques à coups de couteau. Une demi-heure plus tard, le tout est en train de mijoter avec des pommes de terre et je laisse la casserole et le feu faire son oeuvre un peu trop lentement à mon goût pour revenir vers la petite tribu avec deux tasses de thé dans les mains que je dépose à côté de la guerrière et de mon père avant d'aller chercher les deux autres. J'en tends une à Barry et me cale contre lui en observant la transfusion sanguine avec intérêt et bois tranquillement mon thé en écoutant la conversation.

En réalité, je meurs d'impatience de questionner la femme aux cheveux dorés mais je me retiens pour que Barry et Alair puissent avoir une conversation plus générale. D'autant que les circonstances de ma "rencontre unidirectionnelle" avec la jeune femme sont assez troubles. Je ne sais toujours pas pourquoi elle a trahit Nick, je sais juste que j'en suis contente et que je lui en dois une fière chandelle. De toute manière, il ne méritait la confiance de personne et après ce qu'il m'a fait, mon seul regret est de ne pas lui avoir tranché le bras moi-même. Heureusement que l'aigle de sang sur Johan a apaisé ma soif de vengeance. Mais qui peut bien être cette femme? Ok c'était une militaire, mais ça ne veut plus rien dire maintenant. Barry n'aurait jamais tué d'innocents mais avec moi, c'est un chien de guerre prêt à tuer n'importe qui pour me faire plaisir ou assouvir ses envies. Et moi je n'ai plus rien à voir avec l'étudiante en marketing non-violente et bloggeuse-instagram...

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Alair Wakeman
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Ven 18 Aoû - 4:30




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Je procède à la transfusion et je m’étends pour être confortable. Comme à mon habitude je ne suis que flegme, stoïque et n visage impassible qui fera la joie d’un joueur de poker professionnel. Mais dans mon fort intérieur je suis dévasté. Ma patrie, mon pays que j’aimais tant semble, aux dernières nouvelles de ma patiente qui absorbe à grand bouillon mon nectar de vie, soit totalement envahie par les cannibales putrides. Bonté divine que je j’aimerais être resté là et défendre les miens avec mes talents de bretteur, ma fourgue et ma ténacité somme toute britannique. Ces êtres perfides, dénuer d’intelligence ont réussi là ou bon nombres de conquérants ce sont casser les dents en essayant d’envahir la Noble Angleterre. Si le peuple britannique, un des plus tenaces et stoïques du monde connu à décider de baisser pavillon, alors ce n’est qu’une question de temps que les autres nations vont rendre les armes et rejoindre les cannibales. Une question bien innocente fut alors soulever. Mais bien sûr ma chère. Puis-je me joindre à vous pour partager ce vice exquis? J’ouvre alors veste d’intérieur pour y sortir une blague à tabac et une pipe finement sculpté d’un lion, symbole de ma lignée et surtout de la noblesse de mon Île qui m’a vu grandir. Avant que j’ai le temps d’insérer le tabac dans l’orifice qui allait me procurer un peu de plaisir dans ce monde lugubre, ma fille adoptive vient me serré dans ses bras avec une vigueur doublé d’une affection sincère. Je l’étreins alors de mon bras libre et lui murmure dans le creux de son oreille une vérité qui m’est cher à mon vieux cœur. J’aimerais bien que vous restez ici ma fille. Je serais toujours là pour vous. Vous serez toujours la bienvenue en ces lieux. Cette maison qui est aussi la vôtre. Elle quitte alors ma salle d’examen et du pouce et l’index je bourre ma pipe.

J’écoute d’une oreille attentive les échanges qui se produisent alors entre les deux militaires pendant que je referme ma blague à tabac. Je craque une allumette et je pompe pour attiser la flamme. J’utilise alors un tasse-braise et je rallume pour savourer pleinement ce petit réconfort. Naturellement je ne fume que du tabac à pipe Dunhill Royal Yacht. Un coup au cœur se produit alors que je songe que la fabrique de ce petit péché aromatique est maintenant envahie par des cannibales qui doivent écraser les feuilles de tabac sous leurs bottes crasseuses. Je ferme mon unique œil d’acier bleuté pour savourer l’arôme de cette assemblage de tabacs de Virginie. Un douceâtre arôme chocolaté et fruité, de prune pour spécifier, envahi ma petite salle d’auscultation. Je souffle des ronds de fumées et je pourrais aisément passer pour un jeune Gandalf avec ma barbe soigneusement taillé poivre et sel. J’ouvre ma paupière qui est épargné par mon bandeau et je soulève un sourcil broussailleux interrogatif en voyant mon beefeater attitré me regarder avec une lueur de surprise dans le regard. Dignement j’extraie la hanse de la pipe Rodhesian finement taillé de mes lèvres et je lui fais don d’un sourire espiègle. Disons que je suis cachotier à mes heures mon cher Barry. Un médecin qui fume projette une mauvaise image envers ses patients. Je résiste à l’envie de faire un clin d’œil complice, car c’est un manque de civisme pour certain et une perte de temps pour un borgne de mon acabit. Même pour un Anglais, ou tout homme qui se respecte, une bonne pipe est un moyen de se détendre et d’apprécier l’instant présent. Donc laissez-moi jouir de ce vice je vous prie. J’adore l’humour pince-sans-rire de mes nobles origines. Le sous-entendu en bonne société est mon péché mignon. Je pourrais leur faire une blague salace, leur demander dans quel bois où ont fait les meilleurs pipes. Et ensuite leur avouer la forêt en arrière de ma demeure. Mais ce n’est ni l’endroit ni le temps j’en ai peur.

Je ne peux froncer des sourcils à la mention de l’arme caché sous les couvertures et j’aurai pu rétorquer qu’à une certaine époque j’aurai été plus utile sous la couette que son fusil. Mais je garde cette pensée lubrique pour moi et me range à l’avis de Barry. Vous aurez de la difficulté à faire feu avec vos blessures ma chère. Avez-vous une arme de poing? Sinon je pourrais vous passer la mienne le temps de votre convalescence? Car pour cette époque sombre nous ne sommes jamais assez prudents. Je crois que quelques jours de repos vous feront le plus grand bien ma chère Riley. Vous vous sentez mieux j’espère? Ma chère Leïa revient alors avec des tasses de thés et je la remercie d’un hochement de la tête agrémenté d’un sourire affectueux. Pointant alors le bureau, je demande à mon ami le musculeux militaire d’aller quérir la bouteille de cognac que Robert m’a donné dernièrement. Coinçant la hanse entre mes lèvres, je transvide une bonne rasade dans la tasse de ma blonde patiente. Chose promise chose dû ma chère.Je lui tends la tasse et je soulève un sourcil interrogateur. D’autres amateurs pour un thé un peu plus corsé? Je dépose ensuite la bouteille sur une tablette à proximité et je bois dignement mon breuvage favori. Je me redresse et je ne suis que stoïque, flegme et une classe sans appel qui me désigne comme un véritable serviteur de Sa Majesté. Je regarde ma chère fille adoptive et je lui demande avec courtoisie une interrogation qui laisse présager de mon affection sincère pour elle. Vous voulez parlez en privé avec ma patiente ma chère Leïa?



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Riley Hayden
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Mar 22 Aoû - 21:10

Que devait-elle penser de cette affaire avec la ruskov? Un vague sourire se dessina sur le visage de Riley lorsqu'elle s'imagina sa partenaire d'un soir finalement réaliser son projet de péniche, cette même péniche qu'elle avait vue dessinée sur un bout de papier et qui n'était alors qu'un vulgaire prototype. Elle avait filé, sans un au revoir... Peut-être avait-elle eu vent de l'attaque sur GM, considéré la blonde comme morte au combat. Riley ne pouvait s'empêcher de penser que si elle avait accepté son offre, elle aussi serait loin d'ici à l'heure qu'il est.

Le parcours professionnel du vétéran avait de quoi faire rougir les simples membres d’infanterie comme Riley, il était le genre de type qui animait les conversations parmi les troupes et faisait briller leurs yeux quand ceux-ci répandaient leurs exploits telles des légendes urbaines. Lorsqu'il lui renvoya la question, Riley ne put s'empêcher d'accuser un silence de quelques secondes. Elle repensait à son fort désir de partir en mission à l'étranger alors que son pays n'avait rien d'autre à offrir que des missions de paix... Aussi stupide que cela puisse paraître, elle avait souvent rêvé de troisième conflit mondial, de guerre apocalyptique. Son rêve s'était confirmé, en quelque sorte, avec l'arrivée de la grande contagion. Au lieu d'affronter une armée étrangère, elle avait dû se battre contre l'armée des morts.

" Forces Irlandaises de Défense, 12em bataillon d'infanterie... Mes seuls exploits se résument à éliminer des charognards " et des civils, une tonne de civils innocents " par centaines j'en ai bien peur. " Puis elle afficha un sourire qui se voulait des plus amicales.

Fort heureusement pour Riley et sa mauvaise habitude, le doc était lui aussi un fumeur. Elle ne put s'empêcher d'admirer la pipe magnifiquement sculptée dont il se servait pour fumer son tabac. L'élégance de ce vieux bouc n'avait donc aucune limite. La blague salace qu'il lança à l'intention de Barry aurait eu de quoi faire s'esclaffer de rire la jeune blonde si seulement ses préférences humoristiques n'auraient pas été aussi noirs et cyniques.

Elle récupéra les cigarettes que lui tendait la jeune femme aux peintures de guerre, tout en soufflant un timide "merci". Le soldat armé jusqu'aux dents alluma son bâton goudronné à l'aide de son zippo et Riley lui en offrit une. Elle vit alors son regard se poser sur la couverture... la blonde fit mine de rien, aspirant sa première bouffée de nicotine avec contentement, mais visiblement, les yeux aguerris du guerrier n'avaient pas manqué de repérer l'arme dissimulée sous la couette. Heureusement pour elle, il ne sembla nullement offusqué et lui envoya même un clin d'oeil. Alair aussi apparemment... à sa plus grande surprise, le vieux chirurgien lui offrit une arme de poing.

Devait-elle leur donner plus amples explications de sa présence dans ce lit? Tout ici lui laissait croire qu'elle se trouvait en terrain neutre et qu'elle n'avait plus à se sentir comme un nazi en fuite. La jeune femme s'empara de son thé au cognac de sa seule main valide, souffla dessus à quelques reprises avant de prendre une mince gorgée. Puis elle posa son regard, à tour de rôle, sur les trois occupants de la place, avant de finir avec le docteur.

" Merci pour tout docteur, vous avez sauvé une vie aujourd'hui. " Nouvelle gorgée, plus gourmande cette fois, avant de poursuivre. " Ce groupe, avec qui j'étais, il s'agissait des Punishers... vous en avez sûrement déjà entendu parlé? " Ses yeux se plaquèrent sur sa tasse de thé, comme si elle s'attendait à voir un monstre en surgir d'un moment à l'autre. " Ça explique la présence de cette arme sous mes couvertures... je n'étais pas certaine si vous étiez de ceux qui nous ont attaqués. " Elle déposa sa tasse de thé sur la table de chevet, récupérant sa cigarette et avisant du même coup la réaction des autres. " Tout ça n'a plus vraiment d'importance maintenant... le fossoyeur est mort et à ma connaissance, je suis la seule survivante. " Le fossoyeur est mort... ces quelques mots à eux seuls avaient de quoi en faire jubiler plusieurs. Riley s'imaginait tous ces groupes qui avaient dû fêter cet événement grandiose hier soir, alors qu'elle agonisait de douleur dans un faussée.

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Dim 3 Sep - 3:17



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FT. Stars Wars, Riley & Doc

Le regard d’azur, à la froid glaciale mais électrisant par sa pureté, du maraudeur hocha la tête pour signifier à la convalescente qu’il avait bien compris l’information. Irlandaise donc. Militaire de rang comme il avait compris au travail de l’anglais cassé mais néanmoins gracieux de la Succube de Moscou. Portant sa main à sa barbe de trois jours, le musculeux blondinet vit alors le vieil homme accompagner le vice de la blonde en sortant une pipe ouvrager. Le britannique avait de la classe à revendre et surtout un humour des plus particulier. Un tressautement d’épaule fut le précurseur à un rire franc et honnête en refusant le bâton de nicotine. L’éclaireur avait arrêté cette manie de fumer à la naissance de sa première fille, voulant vivre juste à son mariage et surtout avoir à l’œil l’énergumène qui allait ravir sa petite princesse à l’ancien sergent du SWAT. Un instant de détresse, de pures peines sembla s’abattre sur les épaules massives du chien de guerre alors que des souvenirs d’une autre vie défilèrent devant ses yeux. Se ressaisissant à la seconde, professionnel et concentrer juste au bout, le militaire entendit alors babiller le vieil Anglais sur son arme de poing qu’il avait découvert alors qu’il avait quitté le refuge détruit sur un coup de tête. Décision des plus sensées maintenant depuis que la bibliothèque avait explosé sous l’assaut d’une horde d’assaillants autant humains que trépassé et réanimés. Pendant que la jeune femme alitée parlait des Punishers et de la mort de leur chef, homme qui avait eu l’intelligence de ne pas venir chercher des noises au commando qui l’aurait sûrement égorgé dans son lit malgré la présence de son groupe, Barry sortait quelques munitions pour les distribuer au chirurgien retraité. Un des seuls hommes encore en vie qui maintenait plus ou moins l’esprit combattif du soldat sur la voie de l’humanité et non qu’il chute sur celle de la perdition et de la bestialité ou bon nombre de survivants arpentaient depuis le début de cet ère apocalyptique. La voix neutre, direct mais néanmoins ayant un fond de douceur jaillit des lèvres charnues du mercenaire.

Barry- Doc tenez des munitions pour votre revolver. Ça va mieux fonctionner avec des cartouches qu’avec des douilles vides.

Le regard d’azur électrisant débordant de professionnalisme et surtout une mince lueur de sollicitude, remord du dernier combattant survivant d’une unité que seul un vétéran pourrait déceler envers un autre ayant connu le baptême du feu ennemi, s’ancra à ceux de la patiente du bon docteur.

Barry- Tout à fait raison Riley. Doc à sauver la vie de chacun d’entre nous sans rien demander en retour. Pour les Punishers, ce groupe n’est pas venu nous chercher des problèmes. Et non on n’a pas fait partie de l’attaque. Maintenant je crois que c’est le temps de faire un trait sur le passé et de débuter une nouvelle vie. Pour moi vous êtes Riley, une militaire d’Irlande qui combat comme moi pour survivre dans ce monde où les morts marchent.

Se relevant alors, le blondinet fit un sourire tendre et douceâtre envers sa compagne d’infortune et hocha la tête dans un accord silencieux. La proximité des deux êtres était devenue telle que les mots devenaient superflu. Regardant alors le vieux docteur, le chien de guerre formula une demande pour que les deux hommes puissent dégager les lieux.

Barry- Venez Doc on va aller chercher la bouffe et manger ici. Comme ça vous pourrez ramener le revolver à votre patiente.

Le pas silencieux, furtif qui ne laissait aucun craquement du plancher se faire entendre, porta le militaire près de la porte. Mais une idée le fit tourner la tête à demi.

Barry- Quand ça va aller mieux, ça vous dis de faire des missions de récupérations ou des actions de mercenaires dans le coin? Disons que la majorité des militaires ayant connu le feu sont devenus des fantassins de l’armée des charognards. Mais pensez-y on a le temps.

L’éclaireur de talent accompagna alors le médecin hors de la pièce pour que Star Wars puisse avoir son entretien privé avec l’Irlandaise…


Équipement:
 


Code by Joy du site DREAM. Parole de Barry en #9966ff
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Mar 5 Sep - 17:30

Trop d'informations en même temps et tandis que je tends une cigarette à la blonde au regard un peu fou, mon père adoptif, le docteur anglais si distingué, dégaine une pipe et fais un jeu de mot qui comme d'habitude, me laisse un peu sur le carreau. Je ne suis jamais sûre de comment réagir avec son humour, je ne suis pas sûre que ça en soit en fait, mais je pense, mais je n'ose pas enchérir, laissons le patriarche jouir de sa pipe selon ses mots et je me contente d'hocher la tête à la négative avec un sourire quand il me demande si je veux discuter seule à seule avec la fameuse Riley. Même si je la dévore des yeux, me rappelant l'impression qu'elle m'a laissé quand je l'observais étriper des gens dans les ruines, je n'oserais pas lui demander plus d'informations sur ça et je n'ai pas besoin de professeur, j'ai déjà Alair qui m'entraîne encore maintenant lorsqu'il a le temps à l'épée et Barry pour le reste.

- Vous fumez?!

Mon regard passe de la pipe au visage de mon père puis à celui de Barry qui refuse l'invitation de fumer. Je ferais bien un commentaire sur le cardio de mon amant mais ne disposant pas de l'humour d'Alair et ne sachant pas faire grand chose que des réponses cinglantes, mieux vaut s'abstenir surtout en présence d'une invitée. Le tabac n'obtient guère de considération vers moi, je ne fume pas, et l'alcool bien que tentant me semble un peu robuste pour cette heure de la journée et de peur de régurgiter dans mon thé, je préfère m'abstenir.

Finalement, les deux hommes s'éclipsent un instant en cuisine et je me retrouve devant la fameuse Riley à triturer mes doigts nerveusement jusqu'à ce que nos regards se croisent.

- Je sais que tu as trahis Nick et tu dois vraiment te demander pourquoi je t'en suis aussi reconnaissante? C'est lui qui m'a fait ça... entre-autres.

Pour appuyer mes paroles et m'illustrer, je tire sur la manche de mon T-shirt pour dénuder une partie de ma nuque jusqu'à mon épaule où la cicatrice que je n'ai toujours pas identifié mais qui me fait toujours mal trône telle une catin de tissus cicatrisés. Je suis incapable de dire ce qu'il a utilisé pour me faire ça, j'ai eu le droit à tout et avec le sac sur la tête, c'est impossible de mettre un nom sur telle ou telle douleur. Je sais juste que ceux qui m'ont fait ça sont tous morts.

- Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à m'appeler.

Sur le coup, je passe à deux doigts de la prévenir qu'il ne faut toucher ni à mon père, ni à mon amant et que si elle a l'idée d'en blesser un, je la tuerai sans même me poser la question du bien et du mal de mon geste. De toute manière, ils sont largement capables de se débrouiller par eux-mêmes et je préfères lui offrir mon faux sourire quoique très convaincant pour cacher mon souci en plus de mon respect.

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Alair Wakeman
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Mar 5 Sep - 22:10




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Je fais don de mon sourire calme, apaisant et surtout compatissant envers la jeune femme alitée sur ma civière. J’ai vu une partie de mon groupe se faire décimer par des esclavagistes, j’y ai même perdu un œil dans ce processus, et j’ai pris quelques jours à passer par les cinq grandes étapes du deuil. Heureusement pour moi que je suis un vieil habituer de la Faucheuse alors que j’étais en poste dans le plus grand hôpital de Londres. La vie et la mort se courent après avec autant de célérité que deux hooligans adverse lors d’un défilé de la victoire de l’équipe championne. Je tire un peu sur ma pipe pour produire un nouveau cercle de fumée et dignement je l’enlève de ma bouche. Barry à raison très chère. Ici vous êtes une personne n’ayant aucune affiliation à mon regard. Je suis un vieux con d’altruiste, mais j’ose espérer que le civisme et le savoir-vivre seront présent en ces lieux malgré la situation pénible à l’extérieur. Je lui dépose alors ma main de valide sur son épaule intacte dans un geste apaisant et de réconfort. Vous serez toujours la bienvenue ici ma chère. Bloody hell! Je dois me hâter de vous emmener votre pitance et ensuite je vais vous montrer votre chambre. Mon œil d’acier bleuté, le rescapé de mon dernier affrontement, reluit d’une espièglerie semblable à celui qu’un écolier qui prépare un coup pendable. Je n’oserais pas vous laisser dormir sur cette civière inconfortable alors que des lits douillets vous tendent les bras. Et après ce repas consistant je crois que vous serez assez alerte pour monter à l’étage, vu que vous avez réussi à vous lever pour prendre votre arme malgré la rigueur de l’opération.

Je rejoins mon beefeater attitré et nous allons garnir six assiettes. Le bon arôme de la nourriture fit sortir le géant de son sous-sol et je lui confis deux assiettes. Une pour lui et l’autre pour ma nièce qui se repose dans sa chambre à l’étage. Il fit un sourire penaud et monta à l’étage avec la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je secoue la tête un peu agacé. J’aimerais tant que cet homme trouve un peu de confiance en soi. Un petit jappement et je vois le fidèle ami quadrupède de mon ami format familiale suivre son maître tout heureux de voir ma nièce.

Je pénètre dans la pièce de ma démarche droite et fière. Je suis un fidèle représentant de Sa Majesté juste au bout des ongles et un être d’un civisme savoureux. Je dépose les assiettes de ragoût sur une table de travail et je prends un cabaret de lecture qui sera essentiel pour permettre à Riley de s'alimenter en position assise. Naturellement j’éteins ma pipe finement taillé et je la range dans la poche de ma veste d’intérieur et je dépose le cabaret qui semble tanguer d’un côté. Puis-je vous débarrasser de votre arme pour le repas ma chère? Soit-dis en passant j’adore avoir une nutrition à base de fer et d’autres éléments et le moins possible de plomb si j’ose m’exprimer de la sorte. Je fais un sourire pince-sans-rire. Une petite blague un peu populisme qui j’espère aura le don d’alléger l’atmosphère. Je dépose le couvert à la jeune femme et je mets une serviette de table sur mes genoux. Malgré la fin du monde qui est à nos portes, j’ai toujours sur moi mouchoir et serviette de table. J’ai un standing à tenir que diable. Je savoure une bouché et je fais un hochement de tête approbateur envers ma fille adoptive. J’ouvre la bouche et je me retiens en souriant. Une course dans l’escalier, une élégance de pachyderme quoi, m’annonce que Robert retourne dans ses quartiers. Ce cher Robert est d’une timidité attendrissante avec les dames. Mais n’ayez aucune inquiétude c’est un combattant sans peur et l’ayant vu à l’œuvre je doute pouvoir lui tenir tête malgré mes compétences de bretteurs assez moyens. Je soulève ma fourchette et je fais don d’un tendre sourire paternalisme envers Leïa. Félicitation ma chère fille. Ça fond littéralement en bouche.

Je regarde alors la jeune blonde et je lui fais une demande qui doit surprendre mes vieux amis. Je vais vous fournir mon revolver, un Smith & Wesson 986 si ma mémoire est exact, pour la durée de votre convalescence. Mais je vous demanderai bien humblement de m’enseigner à l’utiliser, histoire que je ne décharge pas partout ou que je me crève l’œil restant. Robert et Heaven ne savent pas utiliser une arme à feu et donc je serais la seule personne qui saura prendre l’arme par le bon bout si j’ose m’exprimer de la sorte. Je fais un sourire désarment et charmant. Si vous êtes d’accord ma chère Riley naturellement.




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Riley Hayden
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Ven 8 Sep - 21:54

Riley avala une autre gorgée de son thé aux arômes de gnôle, écoutant les paroles du militaire et du docteur à son sujet. Ceux-ci semblaient se ficher éperdument de son appartenance au défunt groupe de bikers... c'est probablement qu'ils ignoraient que Riley était une des lieutenants de Bruce, et encore plus ignoraient-ils les atrocités qu'elle avait commises en son nom. Elle se contenta de rester neutre et impassible, comme elle le faisait si souvent, dégustant son breuvage lentement mais sûrement.

Pourquoi ces gens étaient-ils si gentils et si peu méfiants? Ce n'est que lorsque Barry lui offrit de jouer les mercenaires qu'elle comprit enfin... ces gens avaient besoin d'elle. Devant cette requête, Riley ne put que sourire timidement, avant de baisser le regard sur sa tasse de thé. Elle ne pouvait tout simplement pas rester ici avec ces gens. Son groupe venait d'être annihilé, ses ennemis se comptaient par dizaines dans les rues, des petits justiciers en herbe prêts à lui faire la peau pour ses crimes. Rester ici serait non seulement dangereux pour elle, mais aussi pour le docteur et ses amis. Elle devrait rouler en solo pendant quelque temps, se planquer, laisser la poussière retomber et guérir. Lorsqu'elle aurait retrouvé ses forces, elle pourrait quitter cette ville pour de bon.

Le doc et Barry quittèrent la pièce pour laisser les deux jeunes femmes discuter en privé. Ses yeux eurent tôt fait de rencontrer ceux de la jeune guerrière, voilés par l’amertume et une myriade de souvenir douloureux. Elle fut la première à parler, attaquant de front la question qui brûlait les lèvres de Riley. Pourquoi voulait-elle la mort de Nick? L'Irlandaise resta de marbre à la vue de l'horrible cicatrice qui marquait le cou de la jeune femme. Elle savait que Nick aimait bien "s'amuser" avec les dames, tout ça n'avait jamais été un secret parmi les troupes, mais maintenant, elle pouvait voir jusqu'où ses petits jeux pouvaient aller.

" Nick était un vrai salaud. Si sa mort peut t'apporter un peu de réconfort, alors je suis heureuse d'avoir fait ce que j'ai fait. "

Le sourire qu'elle affichait maintenant avait probablement la même signification qu'un insecte bougeant ses antennes. Le ton de la blonde se voulait convaincant, chaleureux, mais au fond, elle n'avait jamais été très bonne pour simuler ce genre trucs. Elle ne pouvait pas réellement en vouloir à Nick ni à personne d'autre, peut-être était-ce parce que elle-même avait fait des trucs encore plus répréhensibles, ou parce qu’elle avait toujours été indifférente à la souffrance d’autrui. Allez savoir.

Avant que cette étrange conversation n'ait le temps de dégénérer, le doc arriva dans l'embrasure de la porte avec des assiettes. Aussi appétissant ce ragoût ait été, Riley n'avait pas vraiment faim, particulièrement avec tous les médocs qu'elle avait absorbés. Le docteur récupéra sa mitraillette et elle avala une première bouchée, s’efforçant d'absorber le plus de calories possible malgré son manque d'appétit. Elle mangea, écoutant son hôte et suivant la discussion avec une certaine absence d'esprit, se contentant de répondre par des monosyllabes et de vagues sourires. Elle pensait surtout aux jours à venir, à ce qu'elle devrait faire pour rester en vie. Finalement, son soigneur lui fit une requête.

" Certainement, après ce que vous avez fait pour moi, c'est la moindre des choses... Vous avez l'arme avec vous? "

Il s'agissait d'un revolver, un modèle peu commun utilisant des cartouches de 9mm. Elle examina l'arme de poing pendant quelques secondes, le regard soudainement animé par une sorte de fascination. De son pouce, elle repoussa un petit bouton de fer sur le côté de la culasse et fit basculer le barillet, avant d'inspecter soigneusement chacune des sept chambres.

" Très simple comme arme docteur. Il suffit d'appuyer ici pour ouvrit le barillet, puis on met les cartouches ici. On referme, et vous êtes prêt à tirer. Pour extraire les douilles vides, il y a ce petit levier ici. "

Elle déposa l'arme sur son cabaret avant de s'envoyer une nouvelle bouchée.

" Maintenant, pour être précis avec ce truc, je crois que mon collègue ici présent serait en meilleure posture que moi pour vous apprendre. "

Du menton, elle désigna le grand gaillard à la crinière cendrée qui les avait rejoints depuis peu. Le reste du repas se déroula avec convivialité, même si Riley n'était qu'à demi présente, toujours perdu dans ses pensées et encore sonnée par les relents de morphine. Après avoir ingurgité la moitié de son assiette, elle s'excusa... il était temps qu'elle aille se coucher à l'étage et prendre un peu de repos après cette journée fort mouvementée. Elle quitta sa civière sans aucune gêne, ne portant que ses sous-vêtements, avant de récupérer ses affaires et de disparaître dans l'escalier, saluant et remerciant une fois de plus ses hôtes.

Au petit matin, elle avait disparu, laissant derrière elle quelques conserves de nourriture en guise de remerciement et ce revolver que le doc comptait lui prêter... bien peu me direz-vous pour quelqu'un vous ayant sauvé la vie, mais vu la situation, elle ne pouvait guère faire mieux. Dans les jours à venir, Riley Hayden ne serait plus qu'une ombre parcourant les rues de Detroit.

HRP:
 

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