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Jordan B. Wilson
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Jeu 20 Juil - 20:32


The Night we met

Aaron & Jordan


Le sommeil de la jeune femme était agité/ On aura pu croire que le chaos de l’extérieur en était à l’origine mais c’est une autre chose qui perturbait la blonde. Ses songes étaient habités par de vieux démons. Ceux qui perturbaient déjà ses nuits avant même que l’apocalypse ne pointe le bout de son nez. Les mêmes qui la faisaient sursauter au beau milieu de la nuit en panique. Les images défilent à nouveau dans son esprit endormi. C’est toujours les mêmes et la puissance de ces cauchemars ne faiblit toujours pas. Pas même après tout ce temps passé, toutes ces années. Le passé de la blonde est toujours là, caché bien au fond d’elle, prêt à venir la hanter à la moindre occasion. Et c’est épuisant. D’un coup, le coeur battant la chamade, Jordan se redresse dans ce qui lui sert de lit. Haletante, elle ne sait plus où elle se trouve le temps de quelques secondes. Ces images sont tellement réelles qu’elle se croit une nouvelle fois sur le terrain. Elle se laisse tomber en arrière jusqu’à percuter le vieux coussin de canapé qui lui sert d’oreiller. Une main posée sur son front, elle fixe le plafond en silence. Est-ce qu’au moins un jour tout cela va s’arrêter ? Elle soupire. Une fois. Puis une deuxième fois. Elle passe ses mains sur son visage et inspire un grand coup avant de relâcher toute l’air en un nouveau soupir. Elle se sent épuisée et pourtant elle ne trouvera plus le sommeil. Pas maintenant. Se redressant, elle s’assoit dans son lit de fortune. Est-ce que donc elle est destinée à arpenter le labo nuit après nuit ? Oui, il semblerait bien.

Rapidement habillé de ses fringues préférées - et presque seuls il faut l’avouer - Jordan a délaissé la pièce qui lui sert de chambre pour rôder dans les étages. Elle porte son sweat dans lequel elle y a ranger ses mains. Sur sa tête trône son éternel bonnet qui lui couvre plus de la moitié du front. La blonde décide d’éviter l’étage qui sert en majeure partie de lieux communs. C’est le cas de quelques pièces seulement et même si l’heure est tardive, Jordan sait qu’il n’y a pas qu’elle qui a du mal à fermer l’oeil. Cela fait deux, trois jours qu’elle ne s’est pas montré et n’en a pas spécialement l’envie à ce moment précis. Elle marche d’un pas lent, suivant les couloirs qu’elle a fini par connaître par coeur. La jeune femme passe même devant la porte de la “chambre” d’Olivia mais ne s’y arrête pas. De un parce qu’elle ne veut pas la déranger, et de deux parce qu’elle craint de la réveiller. Celle qui l’a ramené ici ne dort pas beaucoup - trait qu’elles ont en commun. De ce fait, elle lui laisse le peu d’heures qu’elle s’octroie pour récupérer des longues journées passées sur terre. La blonde continue donc sa virée solitaire dans les super couloirs du labo toute seule. Du moins, c’est ce qu’elle croyait. Après plusieurs minutes de tranquillité avec pour seul bruit celui des pas de la blonde, ces derniers sont d’ailleurs très étouffés étant donné qu’elle a préféré laisser ses rangers dans ses quartiers et arpente l’endroit en chaussettes, elle croit percevoir des petits cliquetis. Inconsciemment, elle ralentit le pas à l'affût de cette nouvelle nuisance sonore. Le bruit se répète une nouvelle fois et de façon régulière cette fois.

Jordan se fige alors dans l’espoir de deviner l’origine du bruit avant que ça ne lui tombe dessus. Sauf que c’est raté pour l’ancienne pilote. Une masse la dépasse d’un coup, lui frôlant les jambes. Sur le coup de la surprise la blonde sursaute sur place et étouffe son cri de surprise. Le coeur dans sa poitrine s’est affolé mais voyant les traits d’un chien se dessiner sous ses yeux il s’apaise immédiatement. Alors qu’elle tend la main vers la bête, c’est l’étonnement qui s’empare cette fois d’elle. En face d’elle se dresse un malinois, race qu’elle arrive à reconnaître car Cale en possède un, sauf que celui qui est juste là n’est pas le chien de Cale. — He, coucou toi ! La bête semble hésiter à son tour. Ses oreilles se sont dressées au moment où Jordan s’est exprimée et sa truffe s’agite. La jeune femme comprend que l’animal devant elle est en train de l’analyser. Curieuse de voir le jugement final, Jordan se contente d’agiter les doigts tout en continuant de parler. — Tu viens me voir ? Cédant finalement à l’appel des caresses, le chien finit par s’approcher assez pour que Jordan lui caresse la tête. Elle s'accroupit alors à sa hauteur et commence à la gratouiller avec les deux mains. Ces gestes simples provoquent un sourire sur le visage de la blonde. — C’est ton maître qui t’as appris à te méfier des inconnus ? Eh bah c’est râté, dit-elle en un léger rire. Bien sûre Jordan ne voulait aucun mal à l’animal en question mais ce n’était pas le cas de tout le monde.


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Aaron Blynk
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Ven 21 Juil - 8:55


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Aaron & Jordan




La lune est haute dans le ciel étoilé, apportant sa lumière dans tout le lab. C’est avec un côté assez serein que je m’avance lentement dans les couloirs du lab. Ne plus être livré à nous-même est très agréable, je me sens ici en sécurité. Je patrouille actuellement dans l’enceinte du lab, bien à l’abri des zombies donc, car comparé à nos habituels abris, celui-ci est franchement bien sécurisé. De ma marche lourde à cause du poids de mes rangers, j’essaye de faire un minimum de bruit, m’appliquant à étouffer le bruit de mes pieds à chaque nouvelle foulée. Shad est avec moi, collant ma jambe docilement comme je lui ai appris à le faire. A l’extérieur, il s’agit d’une mesure de sécurité toute simple, qui consiste à garder le chien près de moi quoi qu’il puisse advenir. Lentement, je m’arrête. Mon regard noir se pose sur elle alors qu’un sourire étire mes lèvres. Voilà longtemps qu’elle et moi n’avions plus joué. Je pose doucement ma hache contre le mur et m’agenouille face à elle.

- Shad. Tourne !


Aussitôt elle s'exécute. Je ne peux m’empêcher de rire franchement à cette vision, sa simple obéissance venant me mettre du baume au cœur. S’en suit les ordres de base ; donne la patte, la deuxième, touche ton museau, fait la belle, fait la morte, roule, assis, couché, debout, dis-bonjour, fait le militaire et saute. Les ordres de base donc, toujours amusant à exécuter pour jouer ensemble et raffermir le lien qui unit le chien et son maître. Je souris largement lorsqu’elle effectue un sans-faute et l’attaque aussitôt. Je la gratte et la frotte de partout, cette dernière ne résistant pas très longtemps finit par se laisser chuter misérablement sur le dos pour obtenir des gratouilles sur le ventre. Elle tire la langue et souffle fort, tandis que je viens la caresser de partout. Cette friponne obtient un petit massage de quelques longues minutes avant que je ne me lève d’un seul qui. Lentement, je reprends les ordres, mais les ordres plus compliqués à présent. Tiens-toi à ma jambe, slalome entre chacun de mes pas, viens entre mes jambes, à l’affût, un tas de petits ordres de ce genre. Soudain je souris. Voilà un certain temps que nous n’avions pas faire notre stupide jeu également. Shadow le sait, lorsque je lui dis ; va te mettre à l’abri, celle-ci part se cacher. Mais lorsque je lui dis ; cherche. Elle doit partir en éclaireur et si elle trouve quelque chose de suspect, doit soit me le signaler en aboyant, soit venir me chercher. Je la fixe et d’un simple mot, lui ordonne de me quitter. La voilà parti en éclaireur !

Cela fait déjà quelques minutes que je marche à présent seul dans les couloirs et deux fois que je croise Shadow, qui fouille et fait la curieuse partout. La première fois elle est passée en reniflant partout, la seconde en trottinant simplement, langue pendue. C’est au détour d’un couloir que je la croise une seconde fois. La hache pend le long de ma hanche, mon regard cherche à comprendre, mais elle n’a pas l’air en danger. Une femme est avec elle. Je m’approche lentement, assez suspicieux mais très rapidement, je repère qu’elle ne porte pas de chaussures, qu’elle est simplement en chaussettes. A part un simple d’esprit, qui tenterait de s’infiltrer dans un endroit en chaussettes ? Aussitôt qu’elle me voit, Shadow se relève et s’assoit à côté la jeune femme. Pour elle, ça doit paraître anodin, mais moi je ris légèrement. Cela signifie qu’elle a trouvé quelque chose. De mon habituel tempérament joyeux, j’aime à sourire dès la première rencontre. Ca brise la glace et c’est toujours quelque chose de bien plus agréable que de rencontrer pour la première fois quelqu’un qui tire la gueule.

- Enchanté. Je suppose qu’à en déduire par l’absence de chaussures tu fais partie du lab n’est-ce pas ? Excuse-moi si la question te parait stupide. Moi et mon frère sommes là depuis peu et je n’ai pas encore pu croiser tout le monde.

Mon sourire continue d’être présent, tandis que j’admets être plutôt fier de rencontrer quelqu’un de nuit. Une petite rencontre ou discussion est toujours appréciable quand c’est le calme plat. Ça permet de faire une petite pause, surement le temps de relaxation qu’un fumeur aurait pris en en grillant une à l’extérieur des couloirs. Mais n’étant pas fumeur, je compte mentalement cette rencontre comme une pause. Je baisse le regard sur ma chienne et lui caresse la tête. Cela signifie ; bon travail tu as trouvé quelque chose d’intéressant ! Car même si dans le cadre de ma ronde ce n’est pas forcément vrai, dans mon cadre social ça l’est ! D’autant plus que je ne pense vraiment pas l’avoir déjà croisé cette fille. Je m’en serais souvenu. Ca fait très puérile de dire ça alors je ne ferais que le penser mais, sa blondeur encadrant parfaitement son visage, ses yeux bleus perçants, je suis sûr que je n’aurais pas oublié si je l’avais vu. Shadow donne un coup de langue sur la main de la survivante, cherchant à se faire une nouvelle amie. J’observe soudain ma hache et range dans mon dos. Essayons au moins de ne pas être agressif et de pousser un peu à la discussion, que je puisse me montrer amical comme je le suis si souvent.

- Elle t’aime bien. Cette gentille chienne se nomme Shadow, moi c’est Aaron. Et toi ? Si tu es nocturne saches que tu risques parfois de me croiser, je patrouille souvent dans les couloirs la nuit. Tu as un rôle ici ?

Cela fait deux questions dans la même phrase. Pourtant, je pense qu’elles sont assez discrètes puisque je l’informe de mon rôle ici, de mon prénom, je pense qu’il semble logique de lui demander si elle peut faire de même.


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Jordan B. Wilson
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Ven 21 Juil - 13:28


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Jordan est occupée à caresser l’animal devant elle quand elle perçoit d’autres bruits de pas. Elle n’a aucun mal à les discerner étant donné la lourdeur du pas ou de la chaussure. La blonde se doute alors qu’il s’agit là du maître du canidé à qui elle fait tout un tas de gratouilles. Les yeux du chien se posent sur un point plus en arrière et immédiatement elle se redresse et s'assoit bien droit. Jordan laisse alors retomber ses mains tandis qu’un rire résonne dans le couloir. La jeune femme tourne alors le regard et le laisse se poser sur un homme d’une trentaine d’années. C’est le portrait typique du mec qui a passé pas mal de temps dehors. Il est grand, brun, porte une barbe de quelques jours et tient même une hache qui semble avoir du vécu dans sa main. Jordan pose quelques secondes les yeux sur l’arme avant de changer de direction. Tout en reposant les yeux sur l’animal assis docilement elle se relève lentement, posant ses mains sur ses genoux pour s’aider. L’évocation de ses chaussettes lui fait poser les yeux dessus. Elle regarde ses orteils s'agiter sous le tissu fatigué qui recouvre ses pieds. — Quelle belle déduction, bravo., elle répond dans un premier temps. Il est souriant et amical mais elle n’a pas envie de se montrer aussi chaleureuse que lui. Non qu’elle ait quelque chose contre lui, elle ne le connait même pas. C’est juste qu’elle n’est pas d’humeur à taper la discussion et encore moins avec un inconnu. Elle se sent toujours fatiguée et les cernes logés sous ses yeux doivent être un bon signe de cette épuisement. Ok. Alors il y a eu deux nouveaux récemment. Jordan n’en a même pas entendu parler. Il était peut-être temps de revenir à la vie commune et d’arrêter de jouer les fantômes qui déambule la nuit. Et d’arrêter de les agresser. Prenant sur elle, elle reprend finalement la parole. — Désolé. Oui je suis bien du Labo. Je préfère ne pas mettre de chaussure la nuit, c’est un peu trop bruyant tu vois. Elle pose brièvement ses yeux sur les rangers du brun. Elle aurait bien voulu ajouter un truc du genre “comme le boucan que tu fais” mais se retient.

A la place, elle dit simplement : — Pour ma part, il m’a fallu plusieurs semaines avant de connaître et reconnaître tout le monde. Bien sûre, ça c’était parce qu’elle avait un caractère de cochon et se comportait de façon glaciale avec presque tout le monde. Et elle n’avait pas la mémoire des prénoms. La jeune femme s’était brièvement perdue dans ses pensées, repensant à ses premiers jours ici, quand un contact sur sa main la ramène à l’instant présent. Elle observe le chien lui lécher le bout des doigts et sourit faiblement. D’un petit geste elle vient faire une nouvelle caresse sur la tête de l’animal. Le brun reprend la parole et les yeux bleus de Jordan se posent alors sur lui. Même si elle ne le montre pas, elle se sent heureuse d’avoir appris le nom de la chienne mais déchante rapidement quand il lui demande son prénom après s’être présenté. Et encore moins d’apprendre qu’il allait devenir l’une des personnes de gardes. Sachant qu’elle faisait souvent des insomnies, elle risquerait de le voir fréquemment. Il semblait bavard et elle aimait la solitude que la nuit pouvait offrir. Elle lève brièvement les yeux au ciel avant de finalement les reposer sur le visage du fameux Aaron. Elle est presque impolie et c’est pourquoi elle se décide finalement à répondre. — Jordan. Et je ne fais pas dans l’accueil des nouveaux. Au cas où tu me demanderais de te faire visiter les lieux.

Si elle lui parlait de son poste principal ici, ça entraînerait une nouvelle question, puis une autre et encore une autre. Et la blonde n’avait ni l’envie de discuter, ni celle de s’empêcher sur son passé. En tant qu’ancienne Marine et d’après les dires d’Olivia concernant les problèmes qui s’étaient produits quelques mois plus tôt avec des membres de l’armée, Jordan avait pris la décision de garder cela le plus secret possible. Bien sûr Olivia et sa soeur le savaient. Cale aussi. Mais pour le reste du Labo ça s’arrêtait là. Certains l'avaient deviné comme Abel même si la jeune femme ne l’avait pas confirmé ouvertement. Le chien s’anime toujours à ses pieds pour qu’elle lui fasse quelques gratouilles et portant son regard sur elle, les lèvres de la blonde s’étirent d’un sourire sincère. — Eh bah alors? Tu reçois pas assez d’amour de ton maître ? , plaisante Jordan sans même poser les yeux sur le dit maître. — T’es sûre d’être bien traitée ? Cette fois la question est indirectement adressée à Aaron. C’est vers lui qu’elle se tourne pour attendre une réponse. Le ton est léger, première fois depuis qu’il lui avait adressé la parole. Elle ne voulait pas sous-entendre quoi que ce soit. De toute façon l’animal semblait se porter à merveille même si Jordan n’a jamais eu de chien ni même de chat ou tout autres petits animaux dans le genre. Ses parents étaient des gens simples et la responsabilité d’une petite boule de poils était bien trop grande pour eux. — Tu sais qu’il y en a d’autre ici ? Des chiens je veux dire. Ignorant tout du comportement des chiens, elle ne sait pas vraiment si c’est une bonne chose qu’il y ait d’autres canidés au labo ou pas.


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Aaron Blynk
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Ven 21 Juil - 18:22


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J’observe avec calme la situation, très détendu même, vu que la jeune femme ne m’inspire aucune méchanceté. Ma chienne réclame doucement l’affection de la belle blonde, alors que je souris légèrement, pris dans ma réflexion. Les chats ne sont pas très dépendants de leur maître selon moi, tandis qu’un chien sans affection et attention de la part du sien sera vite triste. Cela fait partie des choses qui me fascinent chez les chiens. Qu’ils aient quelques mois ou plusieurs années, ils continuent de nous regarder avec toujours cette même excitation, ce même désir de rester sans arrêt en notre compagnie. J’avais plusieurs fois entendu, avant l’apocalypse que les chiens de SDF étaient les plus heureux du monde et en effet, je peux aujourd’hui toucher du doigt un peu plus cette vérité. Déjà qu’avec mon métier Shadow et moi passions beaucoup de temps ensemble, maintenant que la machine infernale du virus s’est mise en marche c’est bien plus que ça ; rare sont les fois où nous nous séparons. De plus, nous qui habitions en appartement, elle pouvait beaucoup moins se défouler qu’aujourd’hui, maintenant que tout Détroit était son terrain de jeu. Je suis conscient que selon les missions que j’aurais à effectuer ici, Shadow devra rester dans le labo à m’attendre, mais je trouve que tout comme mon frère, Shadow semble plus heureuse depuis l’apocalypse car elle peut rester plus longtemps avec moi, courir n’importe où, fouiller partout... Dans le trio de solitaires que nous formions, je me demande parfois si je n’étais pas le seul à souffrir. La blonde commence à répondre à mes questions. Elle y met peu d’entreint et lorsqu’elle lève les yeux au ciel, c’est là que je me demande en riant mentalement si le milieu de la nuit est l’instant propice à la discussion ? Ce n’est effectivement pas le meilleur moment que j’aurais pu choisir pour discuter avec elle. Surtout si elle se balade dans les couloirs pour profiter du calme de la nuit ; j’y penserais la prochaine fois que je la croiserais de nuit. Même si j’aime discuter avec les gens, je n’irai pas forcément toujours lui parler, juste de temps en temps quand je sentirais qu’un sujet est possible à aborder.

Pourtant … Je peux rapidement la voir changer de visage. Ce n’est pas avec mes questions qu’elle s’est détendue, au contraire ! Mais bien avec Shadow. Cette chienne a vraiment un charme propre à elle, un charme que je pense ne jamais égaler malheureusement… Cependant cela m’amuse ! La petite pique que la dénommée Jordan me lance m’amuse. Est-ce que Shadow est bien traitée ? Elle est même trop bien traitée oui ! Chaque jour je m’applique à ce qu’elle soit correctement nourrie, parfois même mieux que moi, c’est dire qu’elle est bien traitée. Surtout que cette véritable goinfre ne prend pas de gras, toujours aussi svelte et dynamique. En même temps il faut avouer que même si nous mangions à notre faim tous les jours, je pense qu’il nous serait peu probable de prendre beaucoup de poids. Pour ma part je n’arrête pas une seconde de bouger, le repos n’est accordé qu’à la nuit tombée et encore, comme le prouve ma condition actuelle, elle n’est parfois accordée qu’au levé du prochain soleil quand quelqu’un d’autre prend le relai. Sans faire bouger Shadow, pour éviter de l’éloigner de Jordan qui semble prendre plaisir à la caresser, je viens caresser franchement la tête de ma chienne avant de me reculer pour observer le visage de la blonde.

- Elle est très bien traitée. Je fais toujours en sorte qu’elle soit bien nourris, je partage même mes rations avec elle quand j’en trouve. J’admets même que quelque chose me manque ; des jouets ou des friandises. C’est une bosseuse cette chienne et elle est très bien dressée. Avant je pouvais la récompenser après ses démonstrations ou ses ordres bien exécutés. Maintenant je ne peux que la caresser.

En effet, en fouillant dans les maisons abandonnées j’espère sous peu trouver une balle pour ma chienne ou un paquet de viande séché. Les caresses, vu tout ce que je lui en fait, je pense qu’elle doit assimiler ça comme une preuve d’amour mais pas vraiment comme une récompense. Soudain une idée me vient. Je souris franchement à Jordan. Si mon frère m’avait vu, il aurait surement dit quelque chose comme “T’as une connerie en tête toi !”

- Tu veux vois un truc sympa ? Je pose mes yeux sur Shadow et lève la main. Shadow … Pan !

Aussitôt la chienne se laisse tomber sur le flanc et ne bouge plus. Je ris légèrement, comme un enfant. Cette chienne est un réel réconfort en des temps si sombres… Je me penche et lui frotte le ventre avant de lui dire de se lever.

- Attends bouge pas… Ces mots, je les adresse à Jo. Je pousse le buste de ma chienne jusqu’à ce qu’elle soit collée contre son mollet et me redresser. Vas-y. Dis son nom, et dis-lui "tiens-toi". Ça devrait te plaire. Elle connaît aussi les ordres de base si tu veux.

Soudain, un détail me frappe. Je ne saurais dire quoi, mais quelque chose a fait comme un déclic dans mon cerveau. Cette voix, ce visage. Je suis sûr que je l'ai déjà vu quelque part cette fille en réalité, mais pas au labo. Cela date d'avant ça...
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Jordan B. Wilson
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Mer 26 Juil - 20:24


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Aaron & Jordan


La question de Jordan sur le traitement de son chien le fait sourire. Il ne s’en offusque même pas comme elle l’aurait pensé. Jordan était comme ça. Elle aimait bien lancer des piques aux gens, particulièrement les inconnus pour tenter de percer à jour leur caractère. C’était assez dangereux parce que parfois ça partait vite en vrille mais la plupart du temps ça lui donner une idée assez juste du type de personne qu’elle avait en face d’elle. En tout cas, Aaron n’ajoute rien pour le moment, il sourit et semble se prendre dans ses pensées un court instant. La jeune femme n’a pas pour habitude d’être curieuse mais à cet instant elle aurait bien voulu savoir ce qui se passait dans la tête de sa rencontre du soir. Il finit par s’avancer d’un pas vers elle et surprise, ses sourcils s’arquent légèrement. La blonde se fige une seconde se demandant ce qu’il compte faire et il fait la chose la plus simple mais la plus significative. Il dépose sa main sur la tête de son chien pour lui donner une caresse protectrice et ce geste banal déclenche un sourire chez l’ex-pilote. Les prunelles de la jeune femme ne le quittent pas et elle observe la fierté qui dépeint dans ses traits. Elle comprend alors que le lien qui lit le maître à l’animal est fort et au combien il est attaché à Shadow. Ses yeux sont toujours posés sur lui quand les siens viennent à sa rencontre. Cette fois c’est à son tour de la détailler et même si elle a envie de réagir elle ne dit rien et le laisse faire. Il dégage quelque chose de familier sans pour autant qu’elle ne sache d’où ça vient. Après un bref silence, il finit par le rompre pour répondre à sa question. Cette fois, Jordan l’écoute attentivement et regarde chaque expression qui passe sur son visage et voit l’amour de l’homme pour son animal. Jordan n’étant pas très douée concernant l’éducation canine se contente d’hocher la tête. — C’était.. une blague. Ca se voit qu’elle est bien traitée. Parole du non-expert mais tout de même. Shadow rayonne et n’est pas maigre pour un sou. — Y’a pas des animaleries dans Detroit ? Je connais pas trop, mais peut-être certaines personnes ici. Après tout Shadow n’était pas le premier toutou à fouler les couloirs du laboratoire, alors avec un peu de chance, il pourrait se renseigner auprès des maîtres.

Puis d’un coup, alors que Jordan passe en revu les habitants du bâtiment un sourire presque farceur naît sur les lèvres du brun. La blonde fronce légèrement les sourcils se préparant à tout mais pas à ce qui suit. Il lève la main et s’adresse au malinois. Il mime coup de feu et la bête s’étale sur le sol comme touché par la balle invisible. Jordan laisse échapper un léger rire. Elle n’avait jamais vu un chien faire ça. C’était plutôt marrant il fallait l’avouer. Et puis, elle n’est pas la seule à rire, même Aaron qui à certainement du faire cela des centaines de fois se laisser aller à rire. Il se baisse alors pour aller caresser le ventre de Shadow qui semble plus que ravie de cela. Puis dans un brin de folie une idée lui prend qui laisse la blonde complètement perplexe. Il place sa chienne contre la jambe de la jeune femme avant de s’éloigner légèrement d’elles. Suivant les instructions qu’il lui donne, Jordan finit par obtempérer : — Shadow, tiens-toi ! La voix de la blonde est hésitante et loin d’être ferme pour une fois. Elle ne sait pas si l’ordre va fonctionner sur l’animal mais à sa plus grande surprise, la chienne s'agrippe à sa jambe à l’aide de sa patte avant. Elle lève ensuite les yeux vers l’ancienne Marine qui lui sourit et vient lui gratter la tête. — C’est bien, gentil chien. Cette dernière semble bien heureuse de l’attention et des félicitations qu’on lui porte.

Tout en continuant de caresser la tête de Shadow, Jordan tourne la tête vers Aaron. — J’imagine que l'obéissance de ton chien doit être primordiale.. Je veux dire à cause du monde dans lequel on est. J’aurais trop peur qu’il lui arrive quoi que ce soit. C’était l’une des choses qui l’avaient poussé à rester seule le plus souvent possible. Bien sûr la blonde avait fait des rencontres sur son chemin. Certaines bonnes, d’autres un peu moins. En tout cas elle avait toujours pris grand soin de ne pas faire durer ces rencontres, même agréable. Elle trouvait toujours un prétexte pour tracer sa route seule et laisser derrière elle les personnes qu’elle venait de rencontrer. Après tout, c’était déjà assez compliqué de s’occuper de son propre sort, alors celui d’autres personnes. Jordan n’était pas du genre leader. Elle savait gérer des situations de crise mais ne prenait pas plaisir à le faire. Elle n’était pas née pour ça. Du coup, s’occuper de la vie d’un animal qui ne devait pas forcément comprendre toutes les subtilités de ce nouveau monde devait être bien plus compliqué encore.

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Aaron Blynk
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Sam 29 Juil - 10:39


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Aaron & Jordan


Je suis détendu. Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps, mais en cet instant, je suis parfaitement calme. La nuit est douce, je n’ai pas besoin de surveiller sans cesse mes arrières et je peux parler à quelqu’un, autre que mon frère. Il n’est pas le souci, juste que je pense que nous sommes arrivés à un stade où nous avons simplement besoin de renouer les liens avec d’autres gens. Sans trop m’avancer je pense que comme beaucoup d’autres réfugiés avant nous, nous sommes en phase de resocialisation intense. Même si je la sens un peu froide et distante, je ne la vois absolument pas hostile, et c’est ce qui me plait dans notre discussion actuelle. Elle a l’air même assez tendre envers ma chienne et je me demande si elle ne fait pas partie de ces pauvres gens qui ont été obligés d’abandonner ou de manger leurs animaux parce que la faim devenait trop importante et que la nourriture trouvée devenait rare. J’observe d’ailleurs son visage à mesure qu’elle me parle, ses idées proposées ne sont pas mauvaises. C’est vrai que cela fait longtemps qu’elle n’a pas eu de jouet. Je dirais même qu’avec l’apocalypse, lui trouver un jouet fût le dernier de mes soucis. Même si je pense que les boutiques ne sont pas en mauvais état non plus, la boutique pour animaux n’est pas forcément ce que l’on vise en premier. Il s’agit plutôt d’une solution de repli, quand la faim devient trop intense et que nous n’avons plus que ça à nous mettre sur la dent. Pourtant, je pense que les jouets pour chiens sont encore sur place. Pas tous, mais la plupart je l’espère …

Mon regard se reporte sur elle alors que je continu de l’écouter. Je suis vraiment curieuse de son histoire, j’aimerais vraiment savoir comment elle a réussis à s’en sortir pour arriver jusqu’ici ? Elle semble s’en être très bien sorti d’ailleurs, peut-être même mieux que moi. Après, peut-être qu’elle n’est pas nouvelle dans ce groupe, qu’elle est là depuis longtemps, ce qui pourrait expliquer son état physique en bien meilleure forme que celui des solitaires que j’ai parfois pu croiser. En ce qui me concerne, tomber sur Charlie a été un vrai soulagement. Même si je dois avoir repris quelques kilos depuis mon arrivée, je suis prêt à parier que quelques marques de fatigue sont encore là pour marquer mon visage.

- L’idée du jouet est une très bonne idée ! J’admets que je n’y avais pas pensé… quand j’étais dehors, je me suis focalisé sur autre chose que les jouets. En tant de mois j’aurais quand même dû y penser…

D’autant plus que cela aurait été une parfaite récompense pour Shadow, qui se comporte malgré tout ce qui arrive à son monde, de façon exemplaire. Je souris de nouveau de façon bienveillante à la blonde.

- Si tu t’ennuies on pourra aller lui chercher ce fameux jouet ensemble ? Je ne sais pas si tu aimes sortir alors cela ne reste qu’une proposition. Mais je pense que cela pourrait s’avérer être une sortie plutôt sympas !

Je me baisse pour frotter un peu le dos de la concernée. Elle ne sait pas que l’on parle d’elle depuis le début, mais elle nous regarde avec ses grands yeux bien ouverts, comme si elle était fascinée par Jordan. C’est vrai que cela faisait vraiment trop longtemps qu’elle n’avait pas été chouchoutée par d’autres mains que les miennes. Se faire une nouvelle amie doit lui être très confortable, elle se reconstitue une petite meute avec les moyens du bord.

- Au fait excuse-moi … Je voulais te poser une question. Enfin, une nouvelle… Tu es là depuis longtemps ? Dans cette communauté je veux dire. Ou alors tu étais solitaire dehors ? Pardon d’être si curieux, indiscret, surtout au milieu de la nuit. Mais j’avoue que je suis assez envieux de savoir ce qui a conduit chacun de vous jusqu’ici.

Encore une fois solitaire est un bien grand mot. Mon frère et moi étions considérés comme des solitaires, mais nous étions pourtant trois, un petit groupe soudé, pas assez grand pour former un vrai groupe et assurer le confort de tous ses membres comme ici, mais tout de même.


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Jeu 3 Aoû - 14:31


The Night we met

Aaron & Jordan


Jordan continue de le scruter tandis qu’il en fait autant. Elle le regarde parler et elle écoute ses réponses. Elle esquisse même un sourire. —  En même temps, quand t’es dehors, t’as d’autres choses auxquelles penser. Puis elle a l’air de bien le vivre tout de même. L’animal levait la tête et les observait tour à tour. Jordan sourit légèrement devant ce comportement amusant. Sourire qui semble également se dessiner sur les lèvres du brun en face même s’il est destiné à la blonde. D’abord, elle ne répond rien à la proposition d’Aaron. Pourquoi est-ce que tout le monde semblait vouloir faire des sorties amusantes avec elle ? La blonde se retient de lever les yeux au ciel. Olivia était bien la première à l’embarquer dans ce genre de virée pour dénicher des CDs ou autres objets secondaires. Préférant rester vague, l’ancienne pilote se contente simplement de répondre : — Ouais. On verra si j’ai un peu de temps. Ca sera peut-être sympa. Elle insiste volontairement sur le dernier mot, pour reprendre les termes du brun. Ce n’est toujours pas méchant, elle se moque ouvertement de lui et des choses qu’il semble qualifier d’amusantes.

Sauf que quand il reprend la parole, ses sourcils se froncent à nouveau. Jordan n’aime pas les questions et quelque chose lui laisse penser que les interrogations d’Aaron ne sont pas à propos du Labo. Elle peut comprendre la curiosité. Elle peut aussi comprendre qu’il est important de se connaître les uns les autres - tout du moins les personnes qui vivent sous le même toit que soit. Après tout, il faut bien se faire confiance pour s’aider mutuellement et pour ça il n’y a pas d’autres façons que de faire connaissance. Sauf que Jordan n’est pas douée pour ça. Elle n’aime pas ça, parler d’elle. La blonde préfère garder son petit confort et sa vie privée pour elle. Passant une main sur son visage, puis dans ses cheveux, elle cherche à gagner un peu de temps. Sa nuit a été courte et elle risque de ne pas pouvoir fermer l’oeil avant quelques heures encore. Ses cauchemars sont encore bien trop présents dans son esprit. — Ca te dérange pas si on marche un peu ? J’ai besoin de bouger. Tout en démarrant doucement sa marche, Jordan observe chacune des portes qu’ils croisent. Elle connaît déjà presque par coeur les couloirs, le sol et les murs, ainsi que toutes les petites imperfections non visibles du premier coup. Elle passe d’ailleurs l’une de ses mains dans l’accro dans le mur qu’elle frôle.

— Je suis là depuis février. C’était un bien grand mot. Elle avait perdu le fil du temps et ne le savait uniquement parce qu’on lui avait indiqué. Cela pouvait être totalement faux mais elle se fiait aux personnes qui le lui avaient affirmé. — Enfin, d’après ce qu’on m’a dit. Mais ça fait plus de 8 semaines que je suis ici. Un peu plus, un peu moins… Tu sais par expérience… le décompte des jours et des mois... On perd vite le fil, surtout quand on ne reste pas au même endroit. Et il est tout aussi bien placé qu’elle pour le savoir. C’est ça la vie dehors, seul ou presque. Aucun point de repère, aucun moyen de le noter. On en oublie rapidement la mesure du temps qui s’écoule. Elle aurait pu y faire un peu plus attention, mais elle n’y avait pas pensé tout de suite et par la suite c’était trop tard. Ces quelques brèves réponses devaient avoir éclairci le brun à côté d’elle. Cependant, Jordan craint qu’une nouvelle poussée de curiosité ne s’empare de lui. Soupirant bruyamment, la blonde laisse une nouvelle fois sa main se perdre dans ses cheveux pour démêler sa longue tignasse. — Je préfère te le dire tout de suite. Si tu veux passer des longues soirées à bavasser, ce n’est pas vers moi qu’il faut te tourner. Elle préfère mettre les choses au clair tout de suite. Ce n’est pas méchant mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle change ses habitudes et devienne la personne la plus chaleureuse de monde pour lui. La seule raison qui la pousse à rester en compagnie d’Aaron, c’est l’animal à quatre pattes qui semble se réjouir de sa présence à côté de son maître.

Jordan: ‘seagreen’

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