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Knowledge can change our fate
Jordan B. Wilson
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Jeu 20 Juil - 21:04


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Gabriel & Jordan


Jordan descend lentement les escaliers. Elle sait très bien ce qu’elle doit faire aujourd’hui. Il y a ce type qu’on a trouvé il y a plusieurs jours maintenant. Il est au confinement depuis, précaution oblige. Sauf qu'à présent, l’individu va avoir droit à une petite visite de courtoisie étant donné qu’il n’a pas muté en ces créatures qui s’en prennent aux vivants. Bien sûr il a déjà eu des visites mais Jordan a besoin le voir pour être sûre qu’il n’est pas dangereux. Parfois, il fallait faire le sale boulot. Même si Jordan voulait croire en l’humanité, ses expériences passées lui avaient toujours appris une seule et unique chose : se méfier des inconnus. Elle comptait bien rester sur ses gardes et ne pas prendre les paroles de ce type comme parole divine. Elle savait déjà quelques petites bricoles sur le personnage. Elle avait pris les devants pour fouiller ses affaires pendant son inconscience, chose que les autres n’avaient pas faite. Eh non, elle n’avait pas honte. De toute façon vu l’ouverture qu’il avait sur le torse il avait une chance sur trois de crever et une autre de se réveiller une fois mort. Fort heureusement pour lui, c’était le tiers suivant qui avait gagné : il avait survécu. La jeune femme n’avait rien de mieux à faire et sachant sa sortie de quarantaine proche c’était le moment d’agir. Elle prit la direction de la pièce où il avait été enfermé.

La blonde tombe nez à nez avec l’un des autres résidents du labo. Elle le salue brièvement en lui indiquant qu’elle comptait rendre visite à ce nouveau venu. Remarquant l’eau et la barre de céréales dans les mains de son colocataire involontaire elle prit les devants. — Laisse, je vais lui apporter. La jeune femme récupère les vivres et s’engouffre finalement dans la pièce et découvre le brun assis sur le sol. Son teint est pâle, il ne semble pas spécialement en forme même s’il a meilleure mine qu’avant. Puis surtout : il est conscient. La blonde le toise sans ménagement. Elle n’a qu’une pensée en tête à ce moment-là. Quel genre de type s’est pour s’être retrouvé avec une entaille aussi profonde que celle qu’il a ? Car son assaillant n’avait qu’une seule volonté étant donné l’endroit de son attaque : le tuer. Et pourquoi, un innocent se ferait-il attaquer de la sorte ? Bien sûr, Jordan avait conscience que des individus très mal intentionnés sillonnaient les rues de Détroit sauf qu’au vu des maigres affaires du pauvre type en face d’elle, rien de ce qu’il possédait n’aurait vraiment pu attirer la convoitise d’un autre. Excepté la nourriture ou l’eau. C’est donc naturellement que la jeune femme vient à se demander si ce n’est pas lui l’individu mal intentionné. D’un pas lent, elle se dirige vers le mur en face du brun et s’y appuie quelques instants avant de se laisser glisser jusqu’au sol. Elle garde la barre de céréales avec elle mais fait rouler l’eau jusqu’à lui. Oui, ce n’était pas un monstre non plus et pour le moment elle ne savait rien.

Ses yeux bleus ne le lâche pas du regard et ses lèvres restent encore scellés. Elle attend de voir s’il va prendre la parole ou conserver le silence. Après de longues secondes sans bruit, la blonde finit par céder. Après tout elle était là pour lui parler, alors autant commencer. — On se sent mieux ? C’est quoi ton prénom déjà ? Il avait prétendu s’appeler Thomas. Sauf que son passeport affichait noir sur blanc le prénom de Gabriel. Jordan savait cela car ce dernier se trouvait dans la poche arrière de son jean. Même si elle cherche à se montrer un minimum amicale et bienveillante, la jeune femme n’arrive pas à aller contre sa nature. Elle reste plantée là, son regard plongé dans le sien avec une expression aussi froide que la glace.


Jordan: ‘seagreen’

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Gabriel T. Owens
Matricule n°001
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Ven 28 Juil - 9:08

Depuis combien de temps était il là, allongé, à regarder ce plafond incolore ? Comment dire. Thomass ne voyait pas le temps passé. Tss quelle connerie d'enfermer les gens comme ça. Mais bon, après tout, comment pouvait il en vouloir aux personnes qui l'avaient sauvé. En vérité, la rancœur de ne plus pouvoir le ciel clair rongeait les sangs de la gueule d'ange. Son poing n'avait qu'une soif, celui de goûter la saveur de ce putain de mur de béton, de se défouler et de lâcher la colère enfouie depuis si longtemps, depuis qu'on l'avait séquestré là, dans ce bourbier. Un soupir, une conscience. Bon, au moins il n'avait pas viré z et c'était sans doute la seule récompense que le bonhomme tirait de cette situation. Sa conscience sautait d'un sentiment à l'autre comme une femme hésitant entre se jeter dans les griffes d'un mâle et celui de rester sage.

Et voilà qu'il se mettait à se comparer à une nenette sans couille. Fallait vraiment qu'il soit au bord de la dépression pour ça. Ou plutôt au bord d'un sacré ravin de merde, appelé la douleur. Cette douleur insoutenable qui lui barra le torse comme un rappel de l'ordre. Le mouvement de son bras pour taper dans le mur lui avait arraché un éclair foudroyant de souffrance visant directement son pauvre cerveau. La tête de l'homme retomba sur le matelas, un sourire béant affiché sur ses lèvres malgré la douleur. Une puissante vague d'adrénaline circula dans son encéphale. Bordel que c'était grisant... Ses mirettes se fermèrent. Il aurait pu continuer encore des heures juste pour ressentir cette puissance qu'il lui prouvait qu'il était encore en vie. Mais fallait pas trop abusé non plus et puis pour l'heure, la liberté lui tenait plus à cœur que sa douce drogue.

Pendant une longue minute, Thomass laissa sa conscience se perdre dans ce bonheur pour revenir petit à petit à la réalité. Son regard se posa sur le bandage de fortune qu'on lui avait prodigué. Il le sentait d'ici, la plaie puait le mort... de quoi lui faire froncé les narines et serrer le poing. S'il retombait sur l'autre connard qui lui avait fait ça, il lui ferait tellement payé que ça en deviendrait sacrément jouissif. Un nouveau soupir barra ses lèvres alors qu'il se laissa d'abord retomber sur le matelas pour ensuite se redresser avec une grande précaution. Rester couché devenait une vrai torture, pire que celle qu'il rêvait d'infligé aux hommes. Alors tranquillement, il s'assit par terre, adossé contre le lit de fortune offert de si bon cœur par ses sauveurs. Tu parles de sauveur, même pas de couille pour venir voir régulièrement s'il avait pas changé de peau. La main sur son visage, il soupira encore. Merde, ca devenait insupportable là...

C'était sur cette pensée qu'un bruit de pas attira son attention. La gueule d'ange savait parfaitement qu'il était surveillé de loin, mais là, on dirait bien une visite purement réfléchi et décidé. Le regard dirigé vers l'extérieur, l'homme ne prit même pas la peine d'observer son visiteur, laissant son ouïe en action, ce sens qu'il avait réussi à développer dans ce bordel audehors. En analysant, le bonhomme su que la personne en question venait de s'asseoir pas très loin de lui. Laisser passer le temps etait la meilleure solution pour faire naître l'impatience chez les hommes, et vu que Thomass n'était pas de ce genre là, il laissa filer les secondes comme s'il avait toute la vie devant lui.

Jusqu'à ce qu'il entende la douce musique d'une voix féminine tinté à ses oreilles. Bordel de dieu.. Depuis combien de temps il en avait pas croisé une ? Deux ou même trois mois. Beaucoup trop pour la gueule d'ange. Thomass tourna la tête vers son interlocutrice, un faible sourire s'affichant sur sa face, plantant son regard sur cette silouette rêveuse. Son observation ne dura pas plus d'une seconde pour qu'il se fixe dans son regard. Son regard si froid et si insensible qu'elle pourrait le laisser crever là, donna un méchant frisson le long de la colonne masculine. Roulalala...ce monde avait donner naissance à des femmes farouches et pleines d'assurances, un simple régal pour ce prédateur. Mais pour l'heure, il devait répondre à ces questions, après tout, il ne pouvait rien faire d'autre.

Thomass. Et à qui ai-je l'honneur demoiselle ?

L'homme afficha un sourire carnassier avant de saisir la bouteille qu'on lui donnait pour doucement laisser couler le breuvage dans sa gorge. Que ca faisait du bien... Son regard n'avait pas lâcher celui de la donzelle, trop fasciné par cette touche glaciale pour s'en défaire.
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Jordan B. Wilson
Matricule n°001
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Jeu 3 Aoû - 21:54


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Gabriel & Jordan


Son entrée dans la pièce se fait en silence. Jordan referme rapidement la porte derrière elle tandis que ses yeux sont braqués sur l’inconnu. Lui ne daigne même pas la regarder ce qui ne l’empêche pas de lui envoyer un regard des plus hostiles. Ses pensées sont remplies d’incertitudes et de doutes à propos du convalescent et la blonde aimerait vraiment éclaircir quelques points avec lui. Jordan s’est attendue à ce qu’il se tourne vers elle, mais il n’en fait rien. Il semble presque résigné à être ici et cela enlève un léger doute sur la potentielle agressivité de l’individu. D’un pas lent et feutré, elle s’avance dans la pièce jusqu’à se trouver presque en face du matelas sur lequel il se tient. De là elle décide de rester à bonne distance. Non qu’elle ne sache pas réagir rapidement si la situation devait mal tourner… juste qu’elle préfère ne pas se laisser surprendre. C’est une chose qu’elle avait apprise au sein de la Navy et ces dernières années seules dans les rues n’avaient fait que renforcer sa méfiance et sa vigilance envers tout et n’importe quoi. Plus encore contre les inconnus balafrés dans son genre.

Elle se laisse rapidement glisser le long du mur jusqu’à ce qu’elle se retrouve assise sur le sol. N’étant pas le genre de juger sans savoir, elle prend soin de lui envoyer l’eau qui lui était destinée - en faisant rouler la bouteille - avant de briser le silence. Sa première question n’a aucune valeur. Jordan s’en fiche complètement de savoir qu’il aille mieux. Elle ne le connaît pas et sa disparition ne serait certainement pas une source de chagrin pour la blonde. La jeune femme n’attend rien de lui. Même s’il venait à rejoindre le groupe, elle n'attendrait rien de sa part. La jeune femme s’occupe des tâches qui lui sont confiées pour le bon déroulement de la vie en communauté et s’emploie elle-même à satisfaire ses propres besoins et attentes. Il n’avait toujours pas réagi à sa présence, mais à la seconde où elle commence à parler les yeux bleus de l’inconnu se posent sur elle. Elle affiche toujours son air renfrogné et le fixe à son tour. Ses sourcils s’arquent légèrement quand elle voit le regard de l’homme se poser une fraction de seconde sur l’ensemble de sa personne. Jordan lève alors les yeux au ciel. Comme quoi la fin du monde n’a clairement pas changé les priorités de certains hommes. Plus froide que jamais elle soutient son regard dans l'attente d’une réponse. C’était pour ça qu’elle était là.

La réponse brève de l’homme est loin de l’apaiser bien au contraire. Le sourire qui s’affiche sur ses lèvres non plus. La blonde ne répond rien et se contente de garder ses yeux plongés dans les siens. Elle exprime toute la froideur possible tandis qu’en face un jeu semble s’être mis en place. Elle l’observe délester la bouteille d’eau de quelques gorgées sans que vraiment leurs yeux ne se détachent. Sans interrompre ce duel, la blonde dépose la barre de céréales à côté d’elle pour mieux se saisir de son couteau. La lame est fine et l’objet assez léger pour qu’elle commence à jouer avec sans pour autant le lâcher des yeux le brun. Elle est à présent sûre d’une chose. Il faut se méfier de lui. Après de longues secondes, voire minutes sans un mot, Jordan se décide finalement à reprendre la parole. — Je n’aime pas beaucoup les menteurs.

Connaissant par coeur la lame qu’elle tient entre les mains, elle la fait glisser entre ses doigts avec soin. Ses sens sont en alertes et au moindre geste suspect de l’homme elle n’hésitera pas à se servir de son arme. Même si l’objet est plus discret et petit que sa barre de fer, il n’en est pas moins efficace au creux de ses mains. Confortée par la présence du passeport dans sa poche, la jeune femme reprend rapidement. — J’aurais pensé qu’avec ta gueule t’avais une prénom plus… angélique. Ses mots sifflent dans l’air et la tension qui émane de son corps monte d’un cran. Elle n’est pas du genre à tourner autour du pot. Et encore moins à attendre de jouer aux devinettes. Jordan le toise méchamment, laissant au placard les petits regards noirs dignes d’une lycéenne. Sa remarque était une provocation claire et nette. Et si ça pique ne suffisait pas, elle allait s’exprimer bien plus clairement. Se décalant légèrement sur une fesse, elle attrape le petit carnet bordé de cuir qui se trouvait dans la poche arrière de son jean. Ce petit livret de papier sert de passeport pour les habitants de cette Terre et manque de bol pour lui, elle avait trouvé le sien. Elle le lève bien en évidence. Coincé entre deux de ses doigts il est parfaitement visible. Les prunelles de Jordan sont toujours ancré sur celles du convalescent. Lentement, elle reprend : — Tu disais ?


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