All things come to him who waits feat Juliet



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I walk a lonely road
Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 21 Juil - 14:54


All things come to him who waits

Le 19 avril dans la matinée : Le Renart estimait qu’il avait assez attendu. Les gens qui avaient décimé son ancien groupe risquaient, un jour, de finir par prendre la route vers le Sud. Quand cela arriverait, Joshua escomptait bien être le plus loin possible ou avoir une monnaie d’échange valable. Il avait suffisamment œuvré et titillé Fort Hope pour savoir que les défenses ne tiendraient pas, que ces gens se complaisaient trop dans leur confort pour ne pas être surpris. La facilité avec laquelle il avait infiltré le camp était juste à se pisser dessus. Il n’y avait que deux personnes susceptibles de le démasquer ici, et les éviter avait été enfantin. Il était presque peiné de quitter cette corne d’abondance qu’était Fort Hope, mais, en invité poli, il comptait bien dire au revoir à sa façon au maitre des lieux. Sieur Renart ne pouvait quitter Ysengrin sans y mettre les formes. Et les formes, il avait commencé par ça. Maddie Purple, une excentrique qui faisait plus de bruits a elle seul qu’un festival de métal, en avait fait les frais. Le Renard n’avait pas une très haute opinion des femmes qui étaient plus « des vides couilles » et des « sacs a emmerdes ». Mais celle-là, il ne comptait pas la laisser vivante à Carter. Elle n’était peut-être pas la pièce principale de l’échiquier de Fort Hope mais, sans elle, la partie serait plus compliquée à mener.  C’est sous les traits du vieux Jo qu’il avait été la chercher ce matin en prétextant avoir trouver de quoi faire un deuxième filtre à eau. Il avait même pu croiser sa véritable cible: la gentille Juliet qu’il ne comptait pas rater cette fois.

Le 19 avril plus tard dans la journée : Il avait pris son temps avec la rouquine et avait pas mal jouer avec elle. La journée passait vite et toute les bonnes choses avaient une fin. Et puis il avait un timing à respecter. Il n’aimait pas la précipitation, aussi, il laissa son invitée solidement attachée et bâillonnée dans un petit abri perdu dans la végétation. Personne ne risquait de l’entendre pleurer ou de la trouver par hasard. Il alla quand même jusqu’à la prévenir d’éviter de faire trop de bruits si elle ne voulait pas se faire manger avant de partir avec un rire joyeux en la voyant encore plus terrorisée. Le Renart avait beau être minutieux et penser que sa victime était brisée, il avait manqué un détail : Maddie avait un Talkie qu’elle avait réussi à lui dissimuler. Sauf qu’avec ses entraves, ce n’est qu’en morse et sans certitude que Raj fasse attention à ses signaux qu’elle lui adressait frénétiquement un SOS désespéré.

Le 19 avril en fin d’après-midi : Joshua n’eut aucun mal à retourner a Fort Hope. Il fit un discret de tout chez Carter. Ce soir, allait être son soir. Avant demain matin, Joshua aurait pris ou détruit tout ce qui pouvait avoir de l’importance pour l’idiot prétentieux qui avait osé le défier. On ne volait pas impunément le Renard. Et on lui disait encore moins "non" quand il demandait quelque chose. Carter allait enfin payer son affront et ses dettes. Avec plusieurs coups de couteau rapides, Joshua creva les pneus de l’antiquité qu’il appelait voiture. Il aurait bien aimé avec plus de temps et de tranquillité pour détruire méticuleusement cette épave. Il raya la carrosserie puis quitta le garage aussi furtivement qu’il en était entré. Il guetta le retour de la voiture de l'ex de Carter. Quand il la vit, il alla rapidement frapper à la fenêtre en essayant de se donner un air nerveux dans ses gestes. Quand s’arrêta et baissa le carreau, elle se retrouva devant un brave Jo tout paniqué et essoufflé. « M’zelle Juliet ! Faut que vous v’niez nous z’aidez, c’est qu’on a eu une panne. J’ai ben marché des heures pour rev’nir. M’zelle Maddie est restée avec le filtre. Elle m’a dit d’vous d’mandez d’v’nir la chercher. J’suis pas ben tranquille qu’elle soit toute seule… faut pas trainer pour po qu’elle passe la nuit d’hors… ». Joshua misait, comme il l’aurait fait à une partie de poker, sur l’attachement entre les deux femmes pour faire sortir Juliet de Fort Hope. Quand les victimes faisaient la moitié du travail, c’était toujours ça de gagné.








Dernière édition par Joshua Cornwell le Sam 22 Juil - 22:12, édité 2 fois
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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 22 Juil - 20:55

Maintenant que les relations entre Maddie et Juliet allaient mieux, cette dernière ne pouvait nier qu’elle se sentait beaucoup plus légère, presque plus…joyeuse. Les deux jeunes femmes n’avaient jamais été en froid aussi longtemps, et le fait qu’elles vivent ensemble ne facilitait pas vraiment les choses. La rouquine avait eu raison de quitter la maison pendant quelques jours après l’anniversaire raté de son amie, ça lui avait vraiment fait du bien, elle lui avait offert l’espace dont elle avait besoin pour faire la paix avec elle-même, et espérer en faire autant avec la rouquine. Quoi qu’il en soit, à présent, les deux demoiselles passaient bien plus de temps ensemble, Jules essayant de la soutenir dans ce projet d’eau courante, bien qu’elle n’y connaisse pas grand-chose, et ne comprenait que la moitié des termes scientifiques que sa meilleure amie employait pour lui expliquer ses plans. Elles étaient sur le perron de leur maison, Maddie lui montrant ses plans, lorsqu’un survivant interpella la rouquine, annonçant à la jeune femme une nouvelle qui sembla l’enchanter au plus haut point. La jeune femme rentra donc rapidement se préparer, avant de partir tout aussi vite, en compagnie du type en question. Juliet ne savait pas vraiment comment il s’appelait, ni même qui il était, mais elle réussit à se convaincre qu’elle avait déjà dû le croiser dans le camp, car son visage n’était pas totalement inconnu à la jeune femme.

Une fois Maddie partie, Juliet vaqua à ses occupations, rejoignant la maison pour aller y préparer ses affaires, dans le but d’aller voir Alair, pour poursuivre les petites leçons qu’il lui donnait régulièrement depuis quelques temps déjà. Malgré ses premières impressions sur le médecin, et la méfiance qu’il lui avait inspirée, la brune prenait désormais plaisir à aller rendre visite à l’anglais, qui partageait avec elle son savoir, ses connaissances en médecine, et son fameux thé. Des moments qu’elle appréciait réellement, et qui en plus de ça lui permettait d’en apprendre un peu plus pour réagir face à ce monde chaotique dans lequel ils vivaient désormais. Peu après le déjeuner, Juliet avait donc pris sa voiture, puis après avoir consciencieusement rempli le registre, la brune quitta Fort Hope, se dirigeant tout droit vers la maison dans laquelle vivait Alair, pas très loin de là.

Leur séance se passa bien, tout aussi bien que les fois précédentes, Jules était même rentrée un peu plus tard que d’habitude ce jour-là, profitant du fait que pour une fois, elle avait pris sa voiture pour faire le trajet. Elle était en train de bidouiller le lecteur CD, à la recherche de sa chanson préférée, lorsqu’elle avait dû piler in extremis, manquant de peu de renverser le type qui était subitement sorti de nulle part pour se planter devant la voiture de la jeune femme, avec de grands gestes. Juliet s’arrêta donc brusquement au milieu de la chaussée, plissant les yeux en dévisageant le mec, son expression se teintant rapidement de surprise quand elle reconnut l’homme avait qui était partie Maddie, quelques heures plus tôt. Et d’ailleurs, en parlant de la jeune femme, où était-elle donc ? Le regard azur de Juliet passa les alentours au crible, mais en ne voyant la rouquine nulle part, elle ne pouvait nier qu’elle sentait une certaine forme de panique monter en elle. Et lorsqu’elle ouvrit la fenêtre de sa voiture, les paroles de l’homme n’arrangèrent pas la situation. Et merde. Comme si elle ne pouvait pas laisser son foutu filtre là où il était, et se contenter de rentrer pour éviter tout problème. « -Montez, dépêchez-vous… » Elle ignorait où se trouvait la rouquine, mais si l’inconnu était arrivé jusque-là à pieds, elle ne devait pas être si loin, pas vrai ? Elle attendit que le type prenne place, puis elle redémarra la voiture, sans toutefois savoir où aller.

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I walk a lonely road
Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 23 Juil - 21:57

Joshua monta dans la voiture en prenant grand soin de rester dans son personnage. Ils passèrent sans encombre la porte de sortie de Fort Hope. Si le vieux Jo affichait une mine épuisée et inquiète, au fond de lui, le Renard jubilait de la crédulité paniquée de sa victime. Il ne pouvait pas la blâmer. Ici, tous n’étaient que des moutons idiots tendant presque le flanc pour se faire tondre et manger. Au royaume des sots le Renard est un roi. Il donna les directions aux compte-goutes, feignant des hésitations pour donner les instructions au dernier moment afin de l’empêcher de facilement se repérer. C’était aussi un petit exercice pour maintenir sa proie dans un état de tension peu propice à toutes réflexions logiques. Juliet était loin d’être la première à être dupée par le Renart et il comptait bien qu’elle ne soit pas la dernière. Pendant le trajet, pour ajouter au stress de sa proie, il continua à faire parler le brave Jo, laissant échapper des informations éparses non destinées à rassurer sa conductrice. Entre deux indications de changement de direction, il distillait des phrases alambiquées suggérant grandement que Maddie pouvait être blessée et qu’il y avait urgence à la retrouver. Sa maitrise parfaite d’un homme proche de l’état de choc lui permettait, fort aisément, de ne pas entrer dans les détails, de rester extrêmement vague, et de monter encore d’un cran la pression. A un virage un peu serré, dû à une instruction de tourner donnée au tout dernier moment, Joshua, qui ne s’était pas attaché, volontairement, simula de chuter sur la conductrice. Avec la main leste qui avait fait sa réputation, il préleva ce qui lui semblait dangereux dans les affaires de l’ex de Carter. De même, durant le trajet, subrepticement, il éloigna tout ce qui pouvait ressembler à une arme ou un moyen de communiquer.  

Quand ils arrivèrent près de la cabane il lui indiqua que Maddie l’attendait "impatientèrent" à l’intérieur. Il laissa sa proie passer devant, ne doutant pas de l’émoi de ses retrouvailles entre pisseuses. Il avait eu de longues heures à tuer avec la rousse et il était possible que cela soit visible. Elle avait eu la gentillesse de se montrer résistantes et coriaces. Un plaisir, d’autant plus grand qu’il n’avait guère été partagé. Elle avait le visage tuméfié, et ce qui lui restait de vêtements ne cachait pas les marques de coups et de jeux. Il arriva l’arme à la main à la suite de Madame l’ex de Carter. Il poussa un sifflement d’étonnement en voyant que son jouet roux, toujours ligoté, était encore conscient et en état d’essayer de faire comprendre à sa camarade qu’elle était en danger. « Ma brave Juliet je te déconseille d’aller faire un câlin à ta copine si tu n’as pas envie que je lui donne une plus grande ouverture d’esprit avec son propre flingue. » Il ricana tout en pointant l’arme volée vers Maddie, prêt à lui tirer dessus. « En même temps je peux lui tirer dans le ventre aussi, ça sera plus long et on pourra voir sa version zombie. » Le masque du vieux Jo était loin, Joshua pouvait enfin être lui-même, l’homme digne des cauchemars qui avaient bercé l’enfance de ses fils. Pour être sûr d’avoir été bien compris. Il tira un coup de semonce au pied de la femme attachée et rigola de la voir sursauter de terreur. « Bon maintenant tu vas gentiment t’assoir de l’autre côté, et rester bien sage le temps que je t’attache… ». Il affichait le sourire d’un sadique qui forçait sa victime à coopérer. « Si tu es bien gentille, je laisserais partir ta précieuse petite Maddie. Et ne t’inquiètes pas, même si ta copine n’avait pas déjà tout pompé, y’a bien que Carter pour bander sur des œufs au plat. Tu ne m’en voudras pas si je ne te viole pas j’imagine ?». Il mina le tic-tac d’une montre avec amusement. « Alors ex de Carter qu’elle est ta décision ? Je bute la rousse ou pas ?»


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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 25 Juil - 20:48

Une fois le type dans la voiture, Juliet attendit qu’il lui donne ses instructions, pour aller récupérer Maddie, où qu’elle se trouve. Mais il ne semblait pas clair dans ses indications, hésitant sur la route à prendre, lui demandant de tourner au dernier moment, se montrant assez vague dans ses paroles, comme s’il ne se souvenait pas exactement de la route à prendre. La brune essaya de se repérer, mais pour elle tout se ressemblait, chaque arbre était similaire, et rien autour d’eux ne semblait familier à la jeune femme. Autant dire que si elle devrait rentrer jusqu’à Fort Hope par ses propres moyens, elle n’irait sans doute pas bien loin. Les mots prononcés par l’homme lui faisaient l’effet de petites bombes lâchées sans prévenir, qui ne faisaient que paniquer un peu plus Jules. Maddie était-elle blessée, oui ou non ? C’était flou, et le survivant ne semblait pas daigner répondre à ses questions, comme si ce qui se déroulait dans sa tête le déconnectait totalement de ce qui se passait dans la voiture, ou de l’inquiétude de la jeune brune. La foule de questions qui se pressaient dans le crâne de Juliet ne trouveraient sans doute aucune réponse, si bien que la jeune femme préféra se taire, se contentant de suivre les instructions dictées, en essayant de maîtriser au maximum le stress qui accélérait les battements de son cœur.

Elle désespérait d’arriver enfin à destination, lorsque Jules finit par distinguer une cabane, à quelques mètres de là. Elle gara sa voiture en catastrophe, avant de sortir de la voiture en trombe, sans même un coup d’œil en arrière. Il ne lui fallut pas longtemps pour atteindre la cabane en courant, tandis qu’elle ouvrait brutalement la porte et s’engouffrait, avant de se stopper net face à ce qu’elle voyait. Maddie était bel et bien là, mais rien, pas même la tonne de scénarios catastrophe qu’elle s’était imaginé, n’aurait pu préparer Juliet à ce qu’elle avait sous les yeux. La rouquine était ligotée, le visage couvert de bleus, les habits déchirés, un air terrorisé sur le visage. Elle semblait s’agiter, cherchait à communiquer avec sa meilleure amie, qui était plus qu’interdite face à la scène, incapable de faire quoi que ce soit. Il lui fallut quelques secondes de plus pour que les fils se reconnectent, et qu’elle esquisse quelques pas en direction de Maddie, avant de s’arrêter net quand la voix de l’homme qui l’avait conduite jusqu’ici retentit dans son dos. La première chose qui frappa Jules quand elle se retourna pour lui faire face fut de constater à quel point le survivant effrayé qu’il semblait être dans sa voiture n’existait plus, et qu’elle avait désormais face à elle un homme tout à fait confiant, sûr de lui. Un homme qui pointait désormais une arme sur la rouquine, sans la moindre trace d’hésitation dans ses gestes. La brune ne put s’empêcher de sursauter quand il tira un coup au sol, avant de se reculer de quelques pas, par réflexe.

Il voulait qu’elle aille à l’autre bout de la pièce, sous peine de tirer sur Maddie, ce qui rendit bien sûr Jules parfaitement docile, elle ne voulait pas qu’il arrive quoi que ce soit à sa meilleure amie, et encore moins à cause d’elle. Elle marcha donc à reculons vers l’endroit indiqué, ne voulant pas quitter des yeux le type menaçant et son pistolet, et encore moins la rousse. Les informations balancées par le type trouvaient difficilement un sens dans la tête de la brune, qui ne parvenait pas à calmer ses nerfs et encore moins à penser de façon cohérente. Les sourcils froncés, elle reporta son regard vers son amie, tandis que l’horreur teintait peu à peu les traits de la jeune femme, qui semblait comprendre lentement, mais sûrement, ce qu’insinuait le survivant. Il semblait l’assurer qu’il ne lui réserverait pas le même sort atroce que celui qu’il avait l’air d’avoir fait subir à Maddie, et pourtant, cela ne contribua en rien à rassurer la brune. Elle n’avait qu’une envie : se ruer auprès de sa meilleure amie, et l’emmener loin d’ici. Jules tiqua lorsqu’il l’appela « ex de Carter », ne pouvant s’empêcher de se demander ce que Logan venait faire là-dedans, et comment les deux survivants se connaissaient. Mais le type coupa court à ses interrogations, lui demandant s’il devait tuer Maddie ou s’il avait la coopération de la brune. « -C’est bon…je vais faire tout ce que vous voulez. » Une fois l’autre bout de la pièce atteint, Juliet s’installa par terre, se montrant docile, sans avoir pour autant la certitude qu’il ne ferait rien à Maddie.

Un nouveau coup d’œil à la rouquine noua l’estomac de Juliet, qui aurait bien sûr préféré se jeter sur son amie pour lui venir en aide, la détacher, et la laisser s’enfuir. Au lieu de quoi, elle riva son regard azur sur le type qui les menaçait toujours de son arme. « -Pourquoi vous faites tout ça ? Qu’est-ce que vous voulez ? » Elle tâchait de mesurer sa voix, de calmer les quelques tremblements que lui inspirait la peur, et l’inquiétude de voir son amie en si piteux état. Ce n’était rien à côté de toutes les autres questions qu’elle avait envie de lui poser, mais ce serait sans doute déjà un bon début pour essayer de comprendre ce qui se passait ici. « -Qui êtes-vous ? » Merde alors, elle se rendait compte qu’elle ne connaissait même pas son prénom. Elle avait dû le croiser à quelques reprises au camp, mais sans jamais lui adresser la parole, et le voir discuter avec Maddie n’avait pas éveillé un seul instant les soupçons de Juliet, qui ne voyait en cet homme qu’un survivant comme un autre. Force était de constater que Jules s’était trompée, et qu’elle allait désormais en payer les conséquences.

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I walk a lonely road
Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 27 Juil - 0:54

Joshua s’amusa de voir sa petite proie aussi raisonnable et sage. Il n’aurait pas dit non à peu d’actions mais comment un Renard ne pouvait-il pas apprécier qu’une petite poule bien juteuse tende même le cou pour mieux se faire dévorer ? Le côté sombre et sadique de son être était quelque peu déçu de cette réédition sans affrontement. Ce n’était pas la première fois qu’il enlevait des gens, pour les torturer ou juste les tuer, immanquablement on lui posait toujours la même question : pourquoi ? Comme s’il fallait une explication à tout. Son sourire devint plus cruel lorsque Madame l’ex de Carter fit comme les autres. Il y avait tant de réponses à cette question. Les gens refusaient d’admettre qu’ils pouvaient juste souffrir et mourir gratuitement. C’était lassant. Quant au qui... il resta à considérer avec un peu plus d’intérêts cette femme. Voulait elle savoir juste pour comprendre, pour trouver une accroche afin de tenter de le manipuler ou avait-elle commencé à deviner ? La rousse se secouait dans tous les sens. Elle, elle savait maintenant qui il était. Pour passer le temps, il avait même été jusqu’à jouer les vilains de James Bond et lui expliquer une partie de son plan. Enfin, des brides, histoire qu’elle sache ce qu’elle allait manquer quand elle serait morte. Mais elle n’avait pas été très réceptive et Joshua pouvait se montrer très cruel lorsque l’on se risquait à le traiter de "grand malade". Il resta silencieux, en se contentant de regarder l’ex de Carter comme on reluquerait une pute en vitrine. Il voulait que la tension monte d’un cran car il la trouvait anormalement calme. Les gens angoissés et terrorisés étaient plus simples à manipuler.

Sans la quitter des yeux il alla l’attacher, il se mit bien en face d’elle, à son niveau, pour la regarder de plus près. "L’invasion de la sphère intime", un vieux truc pour que les gens appréhendent bien leur vulnérabilité et montrer qui avait le pouvoir ici. « Tu veux vraiment comprendre hein ? Une cérébrale, les plus chieuses, au pieux comme dans la vie. Tu ne veux pas plutôt savoir ce que je te réserve ou comment te tirer de ce situation inconfortable sans trop de bobo ? ». Il fit mine de vraiment réfléchir à ces questions comme s’il était envisageable qu’il les laisse partir simplement si on lui demandait poliment. « Mais tu as du bol, on dirait que t’as copine a été suffisamment agréable et divertissante pour que je me sente d’humeur bavarde. » Il se redressa pour aller s’adosser à un mur et allumer une cigarette qu’il avait prise à son gosse. Il ne souriait plus en repensant à la rage qu’il avait ressenti il y a des années devant cet homme prétentieux qui lui volait son môme en lui faisant, en plus, la leçon. « Je suis un père à qui on a volé le chiard, et toi, tu es ce qui se rapproche le plus à la nana de ce connard. Si votre gamine n’avait pas crevée, j’aurais pu me contenter de rendre la monnaie de pièce à Carter en l’égorgeant avant de reprendre ce qui était à moi. Mais pas de bol, j’étais occupé ailleurs : j’ai loupé le coche. » Il avait tout son temps aussi le papotage lui offrait une petite pause avant de se séparer de cette trop calme victime pour aller vers la rousse. Autant jouer un peu avant. « Du coup je dois m’adapter avec ce qu’il reste. Qu’en penses-tu, Madame la cérébrale, a ton avis, ça va être quoi la suite de l'histoire pour toi? » Il s’accroupit à côté de celle qui avait déjà largement profité de ses attentions et lui mis un couteau prés des yeux. « Je suis joueur, si ta réponse me plait, promis, sur la tête de mon gosse, j’arrête de tabasser cette chère Maddie, sinon… tu crois que Rajesh aime le style pirate ou cyclope ? ». Il se mit a rire de bon cœur à cette journée sympathique.


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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 27 Juil - 15:54

Assise par terre, Juliet ne quittait plus du regard le type face à elle, qui la fixait avec un air malsain qui la mettait profondément mal à l’aise, et lui donnait envie de rentrer six pieds sous terre. Elle tâcha de rester stoïque quand elle le vit se rapprocher, alors même que l’envie de fuir brûlait dans ses veines, et qu’elle avait envie de hurler pour évacuer la peur qui lui obscurcissait les pensées. Jules ne bougea pas quand il vint l’attacher, serrant la mâchoire face au dégoût que lui inspirait cet homme, et cette proximité soudaine qu’il lui imposait. Cette sensation de nausée s’accentua davantage lorsqu’il s’accroupit devant elle, à une distance bien trop proche de la brune, qui recula instinctivement, sans quitter des yeux le preneur d’otage. Il semblait apprécier la situation au plus haut point, jouant avec les nerfs de Jules, lui laissant presque entrevoir une issue pas trop dramatique à cette situation. Mais elle n’y croyait pas vraiment, il suffisait de voir dans quel état semblait être Maddie pour comprendre que ce type ne faisait pas dans la finesse.

Elle sentit une vague de soulagement s’emparer d’elle quand il finit par s’éloigner pour aller s’adosser contre un mur, et qu’il semblait se lancer dans des explications sur son identité. Juliet fronça les sourcils, tandis que les informations lui parvenaient, et qu’elle comprenait, enfin. Elle ne put s’empêcher de serrer une nouvelle fois les dents en l’entendant parler d’Eulalie, ce qui eut pour conséquence de pousser la brune à tirer sur ses liens, tout en sachant d’avance qu’ils ne céderaient pas. Ça la révoltait qu’il puisse parler d’elle en ces termes, et le sort qu’il avait été prêt à réserver à l’innocente gamine la rendait carrément malade. La simple idée d’imaginer ce sale type poser ses mains sur ce qu’elle avait eu de plus précieux au monde l’écœurait au plus haut point, et elle se demandait quel genre de malade pouvait s’en prendre à une pauvre gamine sans défense. « -Taré… » siffla-t-elle d’un ton mauvais entre ses dents, tandis qu’elle tirait une nouvelle fois sur ses liens. Et puis de toutes façons, elle ne voyait pas ce qu’elle aurait pu faire si elle parvenait à se détacher, il avait une arme, et contrairement à Isha qui l’avait menacé d’un couteau, Jules était prête à parier que lui n’hésiterait pas à s’en servir. « -Vous êtes le père d’Isha… » Ca sonnait comme une constatation, c’était la conclusion à laquelle elle en était arrivée suite aux paroles du survivant. Et tout ça, cet enlèvement, les sévices subis par Maddie, c’était une histoire de vengeance, rien de plus élaboré que ça. Il voulait se venger de Logan, mais pourquoi s’en prendre à la rouquine et à elle ? Elles n’étaient pas grand-chose aux yeux du barbu.

Lorsqu’il s’approcha de Maddie, Jules sentit une nouvelle fois les battements de son cœur s’accélérer, tandis que ses yeux horrifiés faisaient l’aller-retour entre le père d’Isha et la rouquine. Il lui demandait de deviner la suite des événements, au risque de s’en prendre à la jeune femme à ses pieds, et elle ne doutait pas vu l’état de sa meilleure amie, qu’il puisse mettre à exécution ses menaces. Le rire qu’il laissa échapper glaça le sang de la jeune femme, qui ne put s’empêcher de se demander sur quel genre de psychopathe elle était tombée. Elle avait peur qu’à force de rester trop silencieuse, il finisse par s’en prendre à Maddie, mais elle avait peur aussi que sa réponse lui déplaise, et que la jeune femme subisse le même sort. « -Je… » Elle déglutit péniblement, en se sentant impuissante comme jamais. Elle avait l’impression qu’au moindre mot de travers, c’était la rousse qui allait trinquait, et ça, c’était une idée insupportable. « -J’en sais rien… » Non, ce ne serait pas suffisant, elle le savait bien, il allait falloir qu’elle fasse mieux, et vite, mais la pression ne lui permettait pas de penser de façon cohérente. « -Vous voulez vous venger de Logan en m’utilisant, et…j’imagine que ce sera pas vraiment agréable. » Elle préférait éviter de penser à toutes les choses qu’il pourrait avoir envie de lui faire endurer, se doutant bien qu’il devait disposer de sacrées ressources en matière d’en faire baver à quelqu’un, parce que ça ne ferait que la paniquer un peu plus. « -Vous pouvez me faire ce que vous voulez, mais laissez Maddie partir. » Sa voix tremblait, un peu trop à son goût d’ailleurs, trahissant l’angoisse et la peur qui ne la quittait plus. Elle savait d’avance qu’il ne servirait à rien d’essayer de négocier avec ce malade, et pourtant, Juliet se sentait terriblement mal de voir son amie dans cet état, et elle était prête à tout pour que la rouquine puisse bénéficier de soins rapides, et se sortir de ce merdier sans nom.

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Joshua Cornwell
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Sam 29 Juil - 9:59

Joshua laissa planer un silence tendu pendant la longue minute. Dévisageant Madame cérébrale tout en minant une hésitation digne d’un premier rôle d’une série low cost indou. Il ne manquait que la chansonnette et la danse Bollywood. Il avait le plaisir de voir la belle image en papier glacée de petite fille modèle et forte commencer à s’effriter pour laisser enfin place a un peu d’émotions comme il les aimait. Avec le mal qu’il se donnait, c’était quand même un minimum. Enfin, il lança une imitation stridente d’un buzzer de jeu de télévision. « C’est votre dernier mot Madame l’intellectuelle plate ? Vous ne voulez pas appeler une amie? ». Il se tourna vers la rousse : « Alors Madame gros nichons, toi, tu en penses quoi de cette réponse ? Je te sens mitigée aussi… ». Il regarda Juliet avec un air plus sévère. « C’est vraiment ton maximum là où tu ne tiens pas à ta colocataire ? Tu as peut-être peur qu’elle finisse par oublier son grand amour du moment pour venir tourner autour de ton ex ? Alors tu te dis qu’avec un œil en moins, elle serait moins attrayante ? Tu sais tu peux me le demander gentiment si tu veux que je la bute, on gagnera du temps ? » Tout en parlant, il faisait des gestes inquiétants avec son couteau qui devaient mettre la rousse au supplice. « J’hésite… Parce que y’a des bons trucs hein, franchement, me venger de Carter, ça me parait être pas mal, mais après, est ce que je n’ai peut être pas que lui dans le collimateur. Du coup je me tâte. ». Il planta le couteau brutalement a quelques centimètres du visage de Maddie, l’égratignant au passant et se régalant de la voir aussi terrifiée. Il finit par se lever en récupérant son arme pour aller s’assoir à coté de Juliet et la prendre par les épaules comme s’il essayait de la réconforter. « Carter s’est pris pour un père modèle mais toi et moi, on connait la vérité non ? Ce n’est pas pour rien que tu as pris tes distances avec ta môme ? Tu savais qu’il cognait Isha au point que mon propre fils, la chair de ma chair, ait peur de retourner voir son papa chéri ? Tu le savais ça ? Vas-y, dis-moi ce que tu penses de lui comme père ? T’es d’accord qu’il est à chier !». Le Renard attendit avec un sourire mauvais la réaction de la femme. Etait-elle suffisamment effrayée pour lui dire ce qu’il voulait la pousser à dire, ou y avait-il encore de la résistance dans cette petite tête ?


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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
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Sam 29 Juil - 21:23

Sans même s’en rendre compte, Juliet continuait de tirer sur ses liens, dans l’espoir vain de parvenir à les desserrer suffisamment pour pouvoir se libérer les mains. C’était peine perdue, elle le savait d’avance, le père d’Isha semblait étrangement habitué à ce genre de situation, et elle imaginait qu’il avait du bien faire attention en l’attachant, pour éviter que sa prisonnière ne parvienne à s’échapper. Pire, à chaque geste, la brune avait l’impression que les liens se resserraient davantage, meurtrissant ses poignets. Voir cet espèce de taré agiter son couteau si près du visage de Maddie rendait Juliet malade, et elle craignait qu’à chaque instant il ne finisse par mettre ses menaces à exécution, et qu’il s’en prenne à la rouquine. Elle sursauta malgré elle lorsqu’après un moment de silence qui lui parut durer une éternité, il imita un buzzer, avant de reprendre la parole. Le fait de l’entendre dire qu’il semblait mitigé fit froncer les sourcils de la brune, qui craignait que sa réponse n’ai pas été suffisante, et qu’il ne tarde pas à le lui faire payer. Tout ceci ressemblait étrangement à un jeu pour lui, un jeu qu’il semblait d’ailleurs particulièrement apprécier.

Lorsqu’il s’adressa une nouvelle fois à elle, d’un ton tout sauf amical, Juliet se figea un instant, tandis qu’elle n’était pas vraiment certaine de comprendre le sens des paroles de papa Cornwell. Maddie tourner autour de son ex ? Mais de quoi parlait-il ? Ça n’avait de toute façon déjà plus d’importance, tandis qu’il lui affirmait qu’elle n’avait qu’à lui demander, et il réglerait le compte de sa meilleure amie pour lui faire plaisir. Il continuait d’agiter le couteau dans tous les sens, chaque mouvement rendant Jules un peu plus nerveuse encore que précédemment. « -Non, c’est pas… » Elle n’eut jamais l’occasion de lui dire que non, elle ne voulait pas qu’il blesse Maddie, qu’à vrai dire la seule chose qu’elle voulait, c’était qu’il les laisse partir, ce qui devait sans doute être la dernière chose qu’il avait envie de faire. Elle ne quitta pas le père d’Isha du regard, tandis qu’il lui disait qu’il avait peut-être une dent contre quelqu’un d’autre que Logan. Quand bien même était-ce le cas, qu’est-ce que Juliet et Maddie avaient à voir là-dedans ? Elles ne connaissaient pas ce type, du moins, la brune n’avait pas vraiment l’impression de l’avoir déjà croisé avant ces quelques fois à Fort Hope. Elles ressemblaient étrangement à des pièces d’un échiquier, qu’on était prêt à sacrifier pour aller jusqu’à la victoire. La jeune femme sursauta une nouvelle fois quand il planta le couteau au sol, pas très loin du visage de Maddie, si proche que Juliet était certaine qu’il lui avait fait une marque de plus.

Elle aurait voulu rester impassible quand elle vit leur kidnappeur se rapprocher d’elle, mais le voir aussi proche la rendait nerveuse, et elle s’agita sans même s’en apercevoir, et davantage encore lorsqu’elle sentit le bras du survivant se poser sur elle. Elle bougea ses épaules assez fort pour essayer de se débarrasser de ce bras qui lui semblait si lourd, mais la poigne du survivant semblait bien ferme, et aucun des gestes de Juliet ne le délogea de là où il était. Lorsqu’il reprit une nouvelle fois la parole, la brune éloigna au maximum son visage de celui du père, fronçant les sourcils face à ce qu’il disait une nouvelle fois. Il avait l’air de penser qu’il la connaissait, que la raison pour laquelle elle et Eulalie n’avaient pas vécu avec Logan était à cause de son incapacité à être un bon père, ce qui était on ne peut plus faux. La brune secoua la tête de droite à gauche lorsqu’il lui raconta que le barbu tapait son fils adoptif. Non, elle n’en savait rien, et elle n’était pas certaine de pouvoir croire les paroles de quelqu’un qui avait visiblement une dent contre Logan. Elle se secoua une nouvelle fois pour faire bouger le bras du survivant, avant de serrer la mâchoire : « -Je m’y connais en père à chier… » Ouais, le moins que l’on puisse dire, c’est que Charles n’avait jamais été le père de l’année, bien au contraire. Certes, il n’avait jamais levé la main sur Juliet, il n’aurait jamais osé, mais la pression constante qu’il faisait peser sur ses épaules, le contrôle permanent qu’il exerçait sur sa fille, au détriment de son bonheur, eux, étaient bien réels. Elle savait ce qu’était un mauvais père pour en avoir eu un. « -Et Logan est tout sauf un père à chier. Il a juste pris sous son aile un gosse qui en avait besoin. » Bon, avec le recul, ce n’était peut-être pas la chose la plus intelligente à dire, et elle aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de défendre le père de sa fille comme elle venait de le faire, car à n’en pas douter, ce n’était pas vraiment ce qu’avait envie d’entendre le père d’Isha.

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Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 1 Aoû - 16:15

Joshua marqua une pause comme choqué par la réponse de l’ex de Carter. Finalement elle n’était peut être pas aussi maligne qu’il ne l’aurait cru. Il y avait de la rébellion dans l’air. Il n’y avait rien de plus stimulant qu’un peu de challenge, dire qu’il était prêt à plier bagage en pensant que le bras de fer était fini. Quelle journée plaisante. Sans changer de position, il la regarda comme si elle venait de lui affirmer que la terre était plate tout en le blessant. « J’aime ta vision des choses, c’est intéressant, donc, si on suit ta logique et qu’Eulalie était vivante, que je te l’arrache pour la tabasser au premier désaccord, que je la laisse derrière moi se faire violer pendant des semaines, que je l’enferme dans une cave attachée pour passer mes nerfs dessus, ça ferait de moi un bon père ? Mince, si j’avais su je m’y serais pris autrement avec mes gamins. ». Son ton était tout sauf amical et il la regarda droit dans les yeux sans cesser de sourire. « Tu as de la chance que ta gamine soit raide, sinon, je t’aurais montré comment Carter s’est tellement bien occupé de mon môme devant ton nez avec elle pour voir si tu maintenais ta vision des choses ou si tu es juste une hypocrite. ». Il la relâcha et se releva. « En attendant, je pense que t’as bien compris les règles ici, visiblement ton papounet devait être bien coulant et trop gentil avec sa petite pétasse pourrie gâtée de fille. ». Il s’approcha de Maddie avec un air désolé. « C’est pas de ma faute ma toute belle, il n’y aurait que moi, tu serais déjà tranquille, mais tu vois, ta copine elle a vraiment envie de te voir dérouiller, au point qu’elle me provoque juste pour que ça soit toi qui prenne. » Il enchaîna directement par plusieurs coups de pieds dans son ventre. Il estimait qu’il n’était pas bien méchant, mais dans l’état de la rousse, ça avait l’air douloureux.  Il eut le plaisir de l’entendre sangloter malgré le bâillon. Il se retourna vers Juliet avec un air contrit. « Tu as vu ce que tu me forces à lui faire ?! Vilaine petite Juliet ! Bien je continue ou tu vas enfin me dire ce que tu penses vraiment de ce cher Carter en tant que papa ? Attends, j’ai mieux comme question, crois-tu vraiment qu’Isha était un gosse dans le besoin ? Je t’écoute ? Peut-être qu’après on pourra y aller et laisser tranquille cette brave Maddie.»

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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 3 Aoû - 16:12

Le bras du père d’Isha sur ses épaules pesait trop lourd au goût de Juliet, qui trouvait qu’il était bien trop proche d’elle. Elle n’avait aucun moyen d’échapper à cette emprise, ce qui ne manquait pas de la rendre particulièrement nerveuse. Pourtant, en l’entendant prononcer le prénom de sa gamine, la brune commença à s’agiter, comme si elle ne pouvait plus supporter cette proximité qu’il lui imposait. Les mots qu’il avait, ces choses qu’il décrivait et qu’il aurait voulu faire subir à Eulalie, réveillaient en Jules une vieille colère, qui se diffusait lentement dans ses veines. Ce type était un grand malade, il n’y avait pas à dire, et ce qui la choquait était à quel point il avait l’air d’apprécier toute cette situation, de prendre son pied comme jamais. Mais elle n’eut pas le temps de lui dire tout le dégoût qu’il lui inspirait, qu’il enchaînait déjà.

La jeune femme sentit son cœur s’emballer plus que de raison dans sa poitrine tandis qu’elle le voyait se lever, et s’approcher de Maddie tandis qu’il la gratifiait d’un discours à faire froid dans le dos. Le mot « dérouiller » résonna dans la tête de la brune en boucle, tandis qu’elle assistait, impuissante au lynchage de sa meilleure amie. « -MADDIE !! » S’entendit-elle hurler, sans avoir réellement conscience qu’elle avait ouvert la bouche, ou prononcé le moindre mot. De même, elle ne se rendit pas vraiment compte qu’elle était en train de se lever, pour se rapprocher de la rouquine au sol. Mais emportée par son élan, ou déséquilibrée par ses mains liées dans son dos, Juliet n’avait fait que quelques pas qu’elle tomba au sol une nouvelle fois.

Son regard horrifié ne quittait plus la rousse des yeux, et les sanglots qu’elle pouvait entendre en provenance de la jeune femme lui serraient le cœur. C’était sa faute, tout ça était sa faute. Le père d’Isha ne tarda pas à lui faire face une nouvelle fois, et la brune lui adressa son regard le plus haineux. La mâchoire serrée, elle écouta les paroles de papa Cornwell, tandis qu’il lui donnait une occasion de revenir sur ce qu’elle venait de dire au sujet de Logan, et d’aller enfin dans son sens. Lorsqu’il lui dit que suite à cela, ils pourraient peut-être laisser Maddie tranquille, la brune eut une idée de ce qu’elle devait faire à présent, de ce qui semblait être le seul moyen d’éviter que son amie ne subisse encore une fois les accès de violence de ce sale type. Au fond, Jules n’était pas vraiment convaincue qu’il ne se servirait pas de n’importe quel prétexte pour faire durer ce supplice aussi longtemps que possible. Elle avait la désagréable impression qu’il prenait tout cela pour un vaste jeu, dont il pouvait moduler les règles à sa guise. Elle ne se rendit pas compte des larmes qui baignaient ses yeux, et menaçaient de rouler sur ses joues à la moindre seconde, tandis qu’elle fixait Maddie, et que leur kidnappeur reprenait ses tirades.

Juliet prit quelques instants de plus pour réfléchir, ou essayer d’ordonner ses pensées chaotiques. Elle avait l’impression qu’au moindre mot de travers, le Cornwell n’hésiterait pas à la faire payer, en s’en prenant à Maddie, et tout le problème était bien là. « Isha… » Elle s’arrêta une nouvelle fois, sans doute parce qu’elle craignait que chacun des mots qu’elle soit susceptible de prononcer ne déplaise à leur tortionnaire du jour. C’était d’autant plus difficile que la brune ne pensait aucun des mots qu’elle allait prononcer, mais qu’il allait sans doute falloir qu’elle se montre un minimum convaincante pour essayer de persuader le père d’Isha de sa sincérité. Elle se mordit fort l’intérieur de la joue, avant de se lancer une nouvelle fois : « -Isha avait certainement tout ce dont il avait besoin dans votre maison, un toit sur la tête, une famille…aimante, tout ce dont rêve un gosse. » Elle marqua une courte pause, comme si mentir aussi ouvertement était bien trop pénible. Elle ignorait tout de ce qu’avait été la vie du jeune Isha, mais elle n’était probablement pas aussi rose que la décrivait Juliet, ce qui expliquait sans doute la relation que le jeune mécano avait fini par nouer avec Logan. « -Il s’est comporté comme un sale gosse en allant quémander l’aide de Logan. Et…il n’aurait pas dû tourner le dos à son père. » Est-ce que ce serait suffisant pour convaincre Cornwell de ne plus taper sur Maddie ? Juliet n’en avait aucune idée, mais elle se raccrochait à cet espoir qu’il laisse enfin la rouquine tranquille, elle qui n’avait d’ailleurs rien à voir avec cette histoire de vengeance.

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Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 6 Aoû - 10:17



Le Renard savoura chacun de ses mots de redditions. Il savait bien que c’était faux, que son fils avait trouvé la poule aux œufs d’or avec Carter. Cet idiot avait de l’argent à jeter par le fenêtre au point d’aller lui acheter des vêtements, de la nourriture, de lui laisser une chambre pour lui tout seul avec un vrai lit, au lieu de le laisser se débrouiller par lui-même. Le môme avait préféré la facilité et avait tourné le dos aux siens en refusant de voler son employeur ou de dealer à Burlington. Ce n’était qu’un petit enfoiré de traite qui ne méritait même pas la correction qu’il comptait lui donner. Il avait de la chance d’avoir autant de valeur dans les veines, sinon, il l’aurait déjà crevé comme il méritait de l’être. « Bien, je vois que tu comprends vite… comme quoi, les bonnes femmes, c’est comme de la viande de carne, il faut cogner dessus pour les attendrir. Bon, debout, toutes les deux. ». Il regarda la rousse qui ne bougeait pas. « J’AI DIT DEBOUT ». Il la releva brutalement, la cognant en passant. « Je me souviens plus, on avait dit que Maddie pouvait partir c’est ça ou qu’elle venait avec nous ? J’ai sacré doute pour le coup ?». Il s'amusait de voir les mines déconfites des deux femmes. « Mais oui, j’ai qu’une parole, elle va donc nous quitter. ». Il les traina par le bras, toutes les deux, vers sa voiture. Il Jeta presque Juliet du côté passager et lui attacha les mains derrière la banquette. Une position des plus inconfortables possibles d’après Brandon. Il repassa la corde sur son cou. « Plus tu gigoteras, plus ça se serrera, mais rassures toi, j’avais testé sur Isha, on peut tenir pas mal de temps sans crever en suffocant. Quoique, je me demande si son cerveau n’en a pas pris un coup. » Il riait de lui, et son triomphe sadique lui donnait cette joie malsaine qui faisait qu’à Jéricho la famille Cornwell avait appris à longer les murs quand il était là. Il alla vers la rousse qui tenait à peine debout, il la colla de la façon la plus obscène qui soit avant de la détacher d’un coup de couteau. « On se sera bien amusé toi et moi. Mais tu vois, c’est le temps de se dire au revoir ma salope. ». Elle sembla hésiter à fuir sans sa copine, ce qui le fit lever les yeux au ciel. Les gonzesses étaient vraiment toutes des connes sans cervelle. « Je comprends bien que tu as envie d’un deuxième service, mais tu vois, là, je ne suis pas d’humeur, alors tu peux aller dans le coffre pour que je te viole plus tard ou tu peux aller prévenir Carter pour qu’il vienne sauver son ex. Dans la deuxième option on verra bien si tu as raison et qu’il est bien amoureux. ». Elle cherchait du regard Juliet et semblait aussi paniquée qu’un rongeur dans une cage face à une fillette voulant l’attraper pour lui faire un trop gros câlin. Joshua tiqua en voyant qu’elle cachait quelque chose dans son dos. Avec quelques brusques secousses il découvrit le talkie-walkie qu’il avait loupé dans sa main et s’en empara. « Tu te crois plus maligne parce que tu as quelqu’un en ligne qui nous écoute ? Allo ? allo ? y’a qui de charmant au bout de la ligne ? Un prince? Un fantôme?». Aucune réponse. « T’es sûr que t’as quelqu’un qui t’écoute ? » Joshua balança l’objet loin avant de pointer son arme sur la tête de Juliet. « Maintenant cours ou je punis ta copine pour cet acte de rébellion. » La rousse regarda un long moment sa copine au grand damne du Renard avant de partir en courant. Joshua s’adossa sur la voiture à côté de la portière ouverte ou était Juliet tout en suivant des yeux la fuite laborieuse de la rousse mal en point. « C’est beau l’amitié non ? Attends… je crois que je viens de me souvenir de notre deal ! je devais juste la laisser partir non ? On n’avait jamais précisé dans quel état ? Non ?». Il ria en mettant en joue la rousse avec sa propre arme. Il visa et tira, une fois, puis deux. Il eut le plaisir de l’entendre crier et de s’effondrer. Il avait fait mouche. « En plein dedans ! Comme tout à l’heure ! ». Il grimpa tranquillement dans la voiture pour démarrer. Il préférait ne pas trainer au cas où de la visite soit à prévoir à cause du talkiewalkie. « Une bonne chose de faite ! Bon, des envies de sujets de conversation ou je mets un CD ?»

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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 7 Aoû - 20:32

Juliet avait fini par dire au père d’Isha exactement ce qu’il avait envie d’attendre, peu importait, tant qu’il finissait simplement par arrêter de taper sur Maddie. Elle n’en pensait pas un mot, et elle savait que ce cinglé devait bien le savoir, pourtant, il ne surenchérit pas, et après quelques nouvelles viles paroles dont il semblait si bien être le maître, il ordonna aux deux jeunes femmes de se relever. L’opération ne posa pas de problème particulier à Juliet, mais cela semblait plus compliqué pour la rouquine, dont l’état inquiétait énormément l’artiste. Elle se rapprocha rapidement en voyant le type poser la main une nouvelle fois sur elle, mais elle ne voyait pas vraiment ce qu’elle pourrait faire pour empêcher ce gros vicelard de se montrer brut avec la jeune femme, à sa guise.

Leur trio improbable ne tarda pas à quitter la cabane, tandis que papa Cornwell les ramenait de force vers la voiture de Juliet. La brune retint un soupir de soulagement lorsqu’il annonça qu’il n’avait qu’une seule parole et qu’il allait laisser Maddie repartir, comme il l’avait annoncé un peu plus tôt. Jules n’eut pas d’autre choix que de se laisser faire tandis que ce type la jetait sur le siège passager de sa propre voiture, et qu’il l’attachait une nouvelle fois, les bras en arrière, une corde passant sur son cou. Dans cette position, qui ne s’avérait pas vraiment de tout confort, Juliet ne pouvait pas faire grand-chose, chaque mouvement allait être difficile à réaliser, et elle se sentait particulièrement impuissante. Elle détestait plus que tout le fait qu’elle ne pourrait rien faire, quoi qu’il lui arrive, et qu’elle serait à la merci du père d’Isha.

Sa façon de rire lui faisait droit dans le dos, il avait des airs de psychopathe comme ça, et une fois encore, elle remarqua à quel point il semblait apprécier toute cette situation, et le contrôle qu’il avait sur les deux jeunes femmes. Ligotée, Juliet ne put qu’être la spectatrice de ce qui se passa ensuite entre le père d’Isha et Maddie, de la façon dont il faisait glisser ses mains sur elle, pour la libérer enfin. Mais la brune savait d’avance que sa meilleure amie ne pourrait pas simplement lui tourner le dos et s’enfuir en courant, ce n’était pas ainsi que les choses fonctionnaient entre elles. Elle ne pouvait pas voir la rouquine lui jeter les regards paniqués que Jules ne pouvait qu’imaginer, mais les paroles du père d’Isha lui permettaient d’appréhender ce qui se passait en dehors de cette voiture. « -Vas-y Maddie ! » lança-t-elle à l’attention de son amie, pourtant certaine que ses paroles n’allaient servir à rien.

Ce qu’il se passa ensuite, Juliet le devina une nouvelle fois plus qu’elle ne le vit, et au ton plus dur de papa Cornwell, elle comprit que ce n’était pas du tout à son goût. A la mention de « ligne », la brune fronça les sourcils, avant de comprendre qu’il parlait d’un talkie-walkie. Sans pouvoir s’en empêcher, elle espéra que quelqu’un ai suivi tout ce qui s’était passé depuis que Maddie avait été enlevée, et que les secours n’allaient pas tarder à arriver. Mais au lieu de ça, elle se raidit violemment en voyant le canon de l’arme du père d’Isha se rapprocher un peu trop dangereusement d’elle. Juliet se tassa dans son siège en gigotant pour essayer d’échapper à cette menace, mais ses mouvements étaient entravés par ses liens, et elle doutait qu’à cette distance, ce taré puisse vraiment la louper, peu importait ce qu’elle faisait. Mais la rousse se mit finalement à courir, et Joshua baissa son arme, tandis qu’il finissait par s’installer contre la voiture, d’un air nonchalant. Jules observa la fuite de son amie en ressentant un certain sentiment de satisfaction en voyant qu’elle pouvait enfin quitter cet enfer, et rentrer en sécurité à Fort Hope.

Pourtant, le soulagement fut de courte durée, et la brune sentit la panique refaire surface aux paroles du mec adossé contre sa voiture. Ses mots puaient l’arnaque à plein nez, et faisaient flipper Juliet à un point inimaginable. Elle craignait ce qu’il allait faire maintenant, et son instinct ne la trompa pas quand elle le vit lever son arme pour la pointer sur Maddie, qui courait un peu plus loin. « -Non, non, non…attendez… » Elle commençait à s’agiter sur son siège, suppliant qu’il ne tire pas, et sursauta violemment quand un premier coup de feu se fit entendre, puis très rapidement, un second, qui cette fois atteignit la rouquine, qui s’effondra au sol. « -MADDIE !!! » hurla une nouvelle fois Juliet, tandis qu’elle se redressait brusquement dans son siège, ses liens lui rappelant très vite qu’elle était attachée. La corde à son cou se resserra davantage, tandis que son mouvement bien trop brusque lui coupait momentanément le souffle, à moins que ce ne soit les larmes qui coulaient désormais sans retenue sur ses joues.

Elle n’entendait plus ce que disait papa Cornwell, ne voyait plus ce qu’il faisait, alors que Jules ne quittait pas des yeux le lieu où Maddie venait de s’effondrer, tandis que cette dernière semblait ne plus bouger. Oh non, tout, tout mais pas ça. Elle ne pouvait pas être morte, pas vrai ? Oubliant la situation, Juliet s’agita une nouvelle fois sur son siège, gesticulant dans tous les sens, bien que cela tirait à chaque mouvement un peu plus sur la corde qui la maintenait fermement attachée à son siège. La voiture démarra, et malgré tous ses efforts, malgré ses contorsions, la vision de la rouquine allongée par terre disparu bientôt des yeux de Jules, dont les sanglots ne faiblissaient plus. « -Laissez-moi aller la voir…s’il vous plaît… » Elle savait d’avance qu’il n’en aurait rien à faire de ses jérémiades, mais les mots quittaient les lèvres de Jules sans même qu’elle n’en ai conscience, alors qu’elle les répétait en boucle, comme une litanie. La voiture s’éloigna de plus en plus, tandis que la brune pleurait à chaudes larmes, persuadée que Maddie devait être gravement blessée, si ce n’était pire. « -Vous n’êtes qu’un pauvre taré ! » Cracha-t-elle finalement sous le coup de la colère, ou peut-être du chagrin, sans se rendre compte des conséquences que pourraient avoir ses paroles.

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Joshua Cornwell
Matricule n°001
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Mar 8 Aoû - 14:51

Le Renard était fier de lui. Il était comme ces créatures de cauchemar qui aimait se nourrir de la peur et des souffrances des autres, pour le coup, il se régalait. Du moins, jusqu’à ce que Miss je sais pas me taire l’ouvre encore et remette en cause sa santé mentale. Il fallait croire que les parents de cette greluche avaient été vraiment trop laxistes ou qu’elle n’avait aucun instinct de survie. « Dis moi, à force de l’ouvrir comme ça, tu ne risques pas de tomber en cloque toi ! Ta copine est raide, enfin, là elle doit se la jouer clip de Mickael Jackson. That it's a thriiiiiller, thriiiiiiller night !». Il ricana conscient d’enfoncer un peu plus le clou. « Bon, vu que t’as la tronche d’une cérébrale, je te donne une chance de t’en sortir et de retrouver ta petite vie pénarde en un seule morceau. ». Il prit une voix de présentateur de jeu télé : « Melle grande gueule, Alors écoutez bien les règles sont siiiimpleeeeeuuuu. Vous allez devoir choisir une suite de 8 numéros, pas plus, pas moins, mais attention, car de voooootreeeeeuuuu choix va dépendre votre surviiiiiieeeee ! Alors à vous de trouver des nombres qui feront que votre sauveur, certainement ce gros con de Carter, puisse vous délivrer du terriiiiiibleeeeu piège où vous allez être plongée !!! Car une fois dans votre trou, il sera seul et sans indice pour vous faire sortir dans un temps limité !!! Alors Melle j’ai pas de seins mais une tête et je chouine ma meilleure amie… quels sont les numéros de votre vie ou… de vootreeee mort ! ». Joshua aurait pu être acteur sans problème et c’est avec emphase qui décrivait les règles de son nouveau jeu cruel tout en conduisant vers la banque centrale de Detroit.  Il mina même un compte à rebord stressant pour gêner encore plus sa prisonnière.

Arrivé à destination, il sorti sa victime de la voiture et la conduisit sans douceur dans l’ancienne salle des coffres. Gardé pour son côté spectaculaire mais plus en service depuis des décennies sur fait qu’il pouvait se révéler être un piège mortel, Joshua alla vers un coffre d’époque qui avait fait ses preuves. Plus d’un voleur s’étaient cassés les ongles sur cette machinerie. Même lui avait mis un peu de temps a forcé cette serrure la première fois. Du temps, de la patience, de l’intelligence et de la dextérité, bref, tout ce qui allait manquer à Carter. Sans douceur, il empoigna sa prisonnière pour la jeter dans ce local réduit. Elle allait être sans lumière et coupée du monde. « La dernière personne ici a tenue presque 8 heures d’affilée avant de crever asphyxiée. Vas-tu battre son record ou super Carter va-t-il voler à ton secours, en admettant que ce nigaud trouve tes chiffres a tant, ou qu’il ne préfère pas vaquer a d’autre occupations. Qui sait, il en a peut être marre d’avoir son ex qui a fait foiré son couple et est même pas capable de s’occuper d’une fillette sans la faire crever… alors tes chiffres ou je choisis sans lui laisser aucune chance de trouver tout seul? ». Joshua attendit patiemment la réponse de la femme, prêt a réellement fermer lui-même le coffre avec une combinaison introuvable pour Carter.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 9 Aoû - 23:00

Juliet avait beau fermer les yeux, elle revoyait encore et encore Maddie tomber au sol, et le cri de la rouquine tournait en boucle dans sa tête, rendant ses pensées plus chaotiques encore. Elle n’arrivait plus à penser de façon cohérente, elle n’arrivait à rien faire d’autre qu’à pleurer, et à s’imaginer qu’elle venait de perdre sa meilleure amie, celle qui avait toujours été là, à chaque étape de sa vie. L’une des personnes les plus importantes de sa triste existence de survivante. Les paroles du père d’Isha ne trouvaient même pas écho en elle, elle n’était d’ailleurs pas certaine d’en comprendre le sens. Et quand il se mit à parler d’une voix bien trop enjouée, et tout sauf naturelle, Juliet tourna lentement la tête vers lui, en fronçant les sourcils. Ce type était sacrément dérangé, et la brune ne pouvait pas nier qu’il la faisait flipper comme il lui était rarement arrivée d’avoir aussi peur dans sa vie. D’ailleurs, à la façon dont il avait achevé celle de Maddie, Juliet était certaine qu’il aurait été prêt à lui réserver le même sort au moindre faux pas. A moins que cela puisse contrarier les plans du barbu, elle n’en savait rien, elle ne comprenait rien à ce personnage sadique et vicieux qui conduisait sa voiture.

Il lui demandait des numéros, des numéros que Logan pourrait retrouver facilement, pour venir la tirer du nouveau piège que ce type était prêt à lui tendre. Le fixant de toute la haine qu’elle possédait en réserve à travers les larmes qui baignaient ses yeux, Juliet tira une nouvelle fois sur ses liens, qui ne cédèrent pas plus que précédemment, bien sûr. Ruminant sa tristesse, sa rage aussi, elle resta silencieuse tout le long du trajet, ses yeux humides se posant partout autour d’elle, comme si elle essayait de se repérer dans cet endroit, ou de prendre quelques repères visuels, au cas où elle en aurait besoin pour le retour, même si elle savait bien qu’il ne la laisserait jamais partir si facilement.

Papa Cornwell s’arrêta finalement devant l’une des banques de la ville, avant de venir faire le tour de la voiture pour libérer la brune. Une fois détachée, il la fit sortir de la voiture sans douceur, tandis que la jeune femme faisait bouger ses épaules endolories, se massait la gorge, et finissait par essuyer les larmes sur ses joues. Sa main fermement serrée autour du fin bras de Jules, il la conduisit brutalement à l’intérieur du bâtiment, jusqu’à une vieille salle, qui devait sans doute abriter des centaines de liasses de billets, des années plus tôt. Il la balança sans ménagement dans la petite pièce, tandis que Juliet atterrissait lourdement sur les fesses, en laissant échapper un petit gémissement. Mais elle se releva bien vite, et campée sur ses deux jambes, elle lui fit de nouveau face, tandis qu’il reprenait ses paroles de vipère, et lui expliquait qu’elle avait moins de dix heures de vie devant elle, si personne ne venait la sortir de là avant. Quand il lui parla d’Eulalie, et de l’incapacité dont elle avait fait preuve pour s’occuper d’elle, Juliet fit un pas vers lui, le regard noir et haineux, avant de s’arrêter de nouveau. Si elle s’approchait trop près, elle ne doutait pas qu’il n’hésiterait pas à la cogner, pour lui montrer une nouvelle fois qui d’eux deux décidait des choses.

La jeune femme serra les poings plusieurs fois à la suite, avant de s’adresser à lui, de sa voix éraillée par les sanglots : «- 24052005 » C’étaient les premiers chiffres qui lui étaient venus en tête, ceux qui correspondaient à la date de naissance d’Eulalie. C’était sans doute très banal, et attendu, mais c’était ce qui liait Logan et Juliet, et elle s’imaginait que ce serait la première chose à laquelle il penserait. Une fois qu’elle lui eut donné les numéros tant attendus, il la gratifia d’un nouveau regard mauvais, et un sourire sadique qui lui fit penser qu’il aurait pu parier sur ce nombre là tout seul. Ça n’aurait pas dû étonner la brune, il avait l’air d’en savoir un rayon sur leurs vies, sans qu’elle sache comment d’ailleurs. Ça n’avait de toutes façons déjà plus d’importance, alors qu’il finissait par refermer lentement la lourde porte qui refermait la chambre forte, sans la quitter des yeux. Jules ne tarda pas à être plongée dans l’obscurité, et en quelques pas, elle fut devant la porte, qu’elle frappa de ses poings de toutes ses forces, pendant de longs instants. Mais la porte était épaisse, et à part se blesser les mains, Juliet ne parvint à rien. Elle se laissa finalement glisser le long de la porte, tandis que les sanglots s’accumulaient encore une fois dans ses yeux, et dévalaient ses joues sans retenue.

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I walk a lonely road
Joshua Cornwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 13 Aoû - 15:46

Entendre les hurlements paniqués de Carter dans le talkie était presque aussi jouissif que de voir le chiard s’énerver sur le siège passager. Le secret délicat pour faire le plus mal aux gens n’était pas de s’attaquer à eux directement, mais aux autres devant eux. Il n’y avait qu’à regarder la tête d’Isha lorsque Carter avait demandé des nouvelles d’Octavia pour que le Renard sache qu’il n’aurait pas trop de mal à obtenir son entière coopération dans peu de temps. Le môme était faible, il n’y avait aucun challenge à le faire douter, avec un peu de doigté, il serait bientôt brisé et Joshua n’aurait plus qu’à recoller les morceaux pour en faire un bon chienchien à son service. Finalement, il devrait peut-être remercier Logan de lui avoir fait oublier tous les conseils avisés qu’il avait daigner lui inculquer dans son enfance. A commencer par "l’enfer c’est les autres". Qu’est ce qu’il avait été s’enticher d’une sangsue au point de se comporter comme un eunuque servie ou d’aller s’enticher d’un mouflet braillard qui n’était même pas de son sang. Carter encore, il pouvait comprendre, il avait de l’argent à gaspiller, mais les autres ? « Tu ne vas pas chialer pour l’horreur en couche ? Carter t’a vraiment coupé la bite ou quoi ? Tu ne vas pas me faire une montée de lait tant que t’y es ? J’ai laissé ta pute en vie et j’ai délivré une âme innocente de ce monde cruel, tu devrais me remercier non ? Tu vas rester muet pendant toute la route ? T’es bien comme ta mère … » . Il soupira en pensant à cette morue qu’il avait eu le malheur d’épouser et d’engrosser. Au moins tant qu’elle sa dose et sa télé, elle ne faisait pas chier elle. Faute d’avoir un partenaire de conversation, le Renard se laissa aller à pousser la chansonnette. C’était peut-être ridicule, surtout qu’il prenait un malin plaisir a pousser dans les aiguës. Mais il connaissait suffisamment son passager pour savoir que c’était le meilleur moyen de lui vriller les nerfs. Isha avait toujours eu besoin de calme et de silence pour encaisser les difficultés. Et il ne comptait pas lui faire ce plaisir.

« Can't you see he's the man, let me hear you applaud
he is more than a man he's a shiny golden god.

If you think it's time to fucking rock, and fucking roll, out of control,
well then you know you got to rock the block,
and fucking suck my fucking cock,
'cause when you rule, you fucking school all of the fools, out of their jewels,
'cause if you think it's time,
if you think it's time,
if you think it's time to fucking rock.

He is going to kick your fucking ass,
and you know his name is Kyle Gass,
rocking and fucking rolling,
and fucking rocking,
and fucking rolling,
and fucking »
.
Musique:
 


Ils finirent par enfin arriver à la banque centrale de Detroit. Ce crochet n’avait pas réellement été prévu à la base, mais le Renard avait présumé de la participation de la pseudo fille du Bronx qui s’était révélée avoir moins de nerfs qu’une bourgeoise apeurée. Il sortit sportivement ce qui lui servait de fils, pardon, de fille, de la voiture et, juste pour le plaisir ou pour le punir d’avoir été d’aussi mauvaise compagnie durant le trajet, il lui adressa un petit coup de matraque électrique. Il le traina sans précaution jusqu’à coffre servant de prison à son otage de luxe. Il ouvrit sans difficulté la lourde porte, jetant la loque mal en point qu’il avait remorquée devant l’ex de Carter. Il n’était pas peu fier de l’état pathétique du gosse. Avec ça, au moins, il allait vite comprendre que la vie dans un cocon s’était finie. « Salut trésor, devine qui est rentré ! Je t’ai même apporté une copine à réparer !» . L’humour s’arrêta là, car il avait encore beaucoup de choses à préparées. Il lui lança la lampe frontale du gosse et un petit étui contenant une fine seringue d’héroïne. « Remets lui l’épaule et injecte-lui ça, t’as intérêts à ce que ça soit fait à mon retour, sinon je vous promets que vous serez en première loge tous les deux pour assister à un porno trash avec une certaine demoiselle Joey dans le premier rôle et un dénouement tranchant. » Tout en disant ses mots il regardera sadiquement son fils dans les yeux. Il sorti et, au moment de refermer la porte, il fit mine de réfléchir avant de s’adresser à Juliet : « Une dernière chose Miss première de la classe, j’aime le renouveau, ta combinaison ayant été utilisée, je te conseille de m’en trouver une autre, sinon, je mettrais des chiffres au hasard et pas sûr que Carter sache un jour qui est morte dans ce coffre… bon j’ai un renard à préparer. Amusez-vous bien les filles, papa reviens vite ! » . Il les laissa sur un rire gras.


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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 15 Aoû - 16:30

Adossée au mur, Juliet avait fini par craquer, et par laisser ses nerfs lâcher sans même essayer de se contrôler. Ça faisait trop d’émotions, en si peu de temps, trop d’incertitudes, trop de culpabilité aussi, et elle n’arrivait plus à tout gérer de front. L’image d’une Maddie agonisante hantait son esprit, et la brune ne pouvait plus penser de façon cohérente. Elle s’imaginait les rôdeurs, attirés par le bruit du coup de feu, qui avaient afflué en direction de la jeune rouquine blessée, et qui arrachaient de leurs dents des morceaux de chair à vif de sa meilleure amie, leurs mains putrides palpant son corps meurtri. Juliet sentit une bile acide lui monter dans la gorge, et elle se força à respirer aussi profondément que possible, pour tâcher de se calmer. Mais c’était plus fort qu’elle, imaginer sa meilleure amie morte la brisait.

Elle ignorait combien de temps s’était écoulé quand la porte du coffre-fort s’ouvrit de nouveau. Ce ne fut qu’à cet instant qu’elle remarqua que les larmes avaient cessé de couler sur ses joues, que sa poitrine n’était plus soulevée de longs sanglots, qu’elle n’enfonçait plus ses ongles dans la paume de ses mains jusqu’à se faire saigner pour contrecarrer la douleur dans son cœur. Elle était simplement restée assise dans l’obscurité, à fixer un point invisible dans le noir, à attendre elle ne savait quoi. Son regard hagard se posa alors sur le père d’Isha, qui venait de jeter à ses pieds une silhouette brune qui remuait faiblement. Dans son état de léthargie avancée, Juliet fut même incapable de ressentir la moindre once de déception à constater que ce n’était pas Logan qui venait la sortir de là, mais que c’était simplement le retour de ce grand malade de Cornwell. Il lui jeta quelque chose sur les genoux, et l’objet rebondit avant d’atterrir sur le sol, sans que la brune ne lui adresse le moindre regard. Ses yeux bleus fixaient le type malsain dans l’encadrement de la porte blindée, qui se délectait de toute cette situation. Il parlait, encore et toujours, lui ordonnait de soigner le nouveau venu, sous peine de s’en prendre à une autre personne. A quoi bon aller dans son sens, Juliet était certaine que ce mec n’avait aucune parole, et que toute sa coopération ne l’empêcherait pas de s’en prendre à qui il le voulait.

Après lui avoir conseillé de se trouver une nouvelle combinaison de chiffres, il finit par ressortir du coffre, plongeant une nouvelle fois Juliet dans l’obscurité. Pendant un long moment, peut-être même quelques minutes, elle fut incapable de bouger, comme si son cerveau refusait de s’impliquait dans ce qui se passait dans cette pièce, et qu’il voulait juste qu’on lui fiche la paix. Mais les gémissements de douleur du nouveau venu lui vrillaient la tête, et lui glaçaient le sang, si bien qu’après avoir tâtonné, la brune finit par récupérer ce que le père d’Isha lui avait balancé. Elle laissa ses doigts lui faire deviner la nature de l’objet, avant d’accrocher la lampe à son front, et de l’allumer. Là, elle balaya le coffre de son faisceau lumineux, jusqu’à tomber sur la silhouette à quelques pas d’elle. Et en l’observant un peu plus attentivement, elle remarqua enfin ce qui lui avait échappé jusque-là : Isha. « -Merde… » La jeune femme se releva péniblement, avant de s’avancer vers le jeune brun, ses yeux s’écarquillant un peu plus face à l’état du gamin à chaque nouveau pas qu’elle faisait. Son visage portait des nombreuses traces de coups, et un coup d’œil à son épaule lui arracha une grimace écœurée.

Ce type était définitivement un grand malade, elle n’en avait déjà pas de doutes vu le triste sort qu’il avait réservé à Maddie, mais s’en prendre ainsi à son fils démontrait l’ampleur de son sadisme. Juliet n’avait rien sous la main, rien d’autre que le petit étui qui accompagnait la lampe frontale, et sur lequel elle mit rapidement la main, avant d’en sortir une seringue…qu’elle rangea aussitôt, avant de balancer le petit paquet un peu plus loin. Elle n’avait rien pour soigner Isha, rien pour nettoyer le sang qui maculait son visage. « -Ca va aller Isha… » Elle essayait de se montrer convaincante, mais Juliet elle-même n’y croyait pas. Non, ça n’allait pas, et elle ne voyait aucune façon de se sortir de cette situation merdique à souhait. Doucement, elle posa ses doigts sur l’épaule meurtrie de jeune mécanicien, mais cette simple pression, pourtant faible, ne servit qu’à amplifier davantage les gémissements du gosse. Se mettant à genoux devant Isha allongé par terre, Juliet prit quelques secondes de plus pour essayer de réfléchir. Malheureusement, elle n’en était pas encore arrivée à ce chapitre dans le livre des soins d’urgence qu’Alair lui avait donné, et elle ne savait pas vraiment comment soigner le jeune homme. La brune tâcha de se remémorer ses leçons d’anatomie, et de visualiser ce qu’elle avait appris : l’os était sorti de sa cavité, et il fallait qu’elle le remette dedans. Si la théorie semblait simple, Jules savait que la pratique, elle, en serait autrement. Elle n’avait jamais fait une telle procédure, elle craignait de blesser Isha plus qu’il ne l’était déjà, personne ne pourrait diriger ses gestes, et elle n’avait rien pour permettre au gamin de douiller un peu moins. A moins que…son regard se porta une nouvelle fois vers l’étui contenant la seringue, mais la brune se ravisa aussi vite. Elle ignorait ce qu’elle contenait, et elle ne voulait pas prendre le risque, pas maintenant qu’Isha semblait s’être débarrassé de ses problèmes de drogues.

Prenant une grande inspiration, Juliet se rapprocha une nouvelle fois du mécano, avant d’attraper fermement sa main. « -Je suis désolée Isha, ça va surement faire un mal de chien, mais j’ai pas le choix… » Elle ne se laissa pas le temps de reculer, ni à lui de protester, et calant son pied contre les côtes du gosses, Juliet tira sur son bras doucement mais fermement. Elle serra les dents en entendant les gémissements de son patient s’accentuer, jusqu’à se changer en véritable cris de douleur, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas arrêter, pas jusqu’à ce que l’articulation se soit remise en place. Il ne fallut que quelques secondes de plus pour que ce soit le cas, et après avoir lâché un soupir, la jeune femme reposa doucement le bras d’Isha au sol, en s’écartant de lui.

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Hier à 0:20

Je me sens anéanti en entendant la voix de Logan, pleine d’angoisse me demander ce qu’il en est d’Octavia. Elle est morte, morte par ma faute… je n’écoute plus le vieux se pavaner et faire son coq. Je me cloisonne dans ma souffrance en essayant vainement de trouver une solution une échappatoire. Avalohn est blessée mais elle est vivante. Logan va la trouver. Maigre espoir…  qui ne ramènera pas ma petite sœur à la vie. Comment a-t-il pu tuer un bébé bordel ?!!!

Ma rage me sort de mon apathie pendant qu’il me fait son numéro d’opérette. Son bonheur triomphant me donne la gerbe. Je le tuerai. Je ne sais pas ni quand, ni comment, mais je ferais ce qie j’aurais dû faire depuis des années. Délivrer ce monde de cette raclure qui prouve bien que c’est les meilleurs qui partent en premier.

Quand il me vire de la voiture, ca putain de matraque me met presque ko et avorte toute tentative de rébellion, je sens à peine les coups et le chemin plein d’escaliers. Quand il s’arrête pour ouvrir la porte, par reflexe je tends la tête pour voir un des dinosaures des coffres de banque, et pas n’importe lequel : « le cercueil ». Il n’a pas été rendu obsolète parce qu’il est facile à forcer, loin de là, mais parce qu’il y a eu trop d’accidents avec. Ce truc est presque impossible à ouvrir de l’intérieur sans une scie sauteuse et une parfaite connaissance du mécanisme de merde maintenant la porte hermétiquement fermée. J’ai bien dit hermétiquement, parce que c’est là le véritable problème de ce type de coffre. Y’a des gros débiles d’ingénieurs qui se sont dit que si rien n’entrait, pas même de l’air, ils auraient un vrai coffre inviolable. A cause de leur délire, je sais qu’l y a eu plus d’un drame avant que la banque centrale de Detroit ne décide d’investir dans un autre système de protection plus « humain » en cas d’accident.

En attendant être balancé dedans me tétanise, parce que, même si j’étais en pleine possession de mes moyens et avec mes outils, pas sûr que je sache ouvrir de l’intérieur cette merde avant d’être asphyxié. Je m’écrase au pied de quelqu’un et une nouvelle vague de panique m’envahit lorsque je comprends que Juliet est là aussi. Bordel !!! Pas elle non plus. Je ne peux que rester à la regarder incapable de parler à cause de ma matraque. Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire la culpabilité qu’est la mienne. Le problème vient de moi. Tout est de ma faute à moi. Si je n’étais pas là, Juliet serait au chaud dans sa maison, Octavia serait vivante et Logan ne serait pas obligé de risquer sa vie encore par ma faute.

J’ai un nouveau sursaut quand il arrive a ajouter une touche de plus a ce cauchemar déjà bien trop fourni à mon gout. Joey… le fait qu’il site son nom me suffit pour ne pas avoir de le tenter car je sais qu’il est un homme de parole quand il s’agit de faire des saloperies. Je reste a le regarder avec autant d’horreurs que d’angoisses quand il referme la porte et nous laisse dans le noir avec ses consignes à la con.

Juliet met un certain temps a réagir, avec la frontale je n’arrive pas a bien la voir. J’essaye presque de me débattre quand elle veut me toucher, mais j’ai la force d’un gamin paraplégique et je ne sais juste rien faire quand elle me dit que tout va bien se passer avant de me faire encore plus mal que mon vieux.

Je m’entends encore gueuler a la mort. Putain ! Mais Putain !! C’est violent, mais au moins, après quelques minutes je dois reconnaitre que ca décline très légèrement, rien a voir avec le truc continu et abominable que je vivais jusqu’à maintenant. Je mets un certain temps a savoir parler sans chouiner :

« Ca… Ca va… il … il ne t’a pas… fait de mal…. »

J’essaye de me redresser mais après une rapide réflexion de quelques microsecondes particulièrement douloureuse, je décide de rester au sol sans bouger. Il faut que je trouve une idée et vie, mais la douleur ou la peur, pas seulement pour moi, le tenaillent trop.

« Je… je … je suis désolé… tout… tout est de ma faute…. J’aurais… pas dû rester… »

Je sens presque un sanglot me nouer la gorge et j’ai envie de pleurer en lui annonçant que la petite est morte. Mais qu’est ce que ca changerait a par faire du mal a Juliet sans qu’elle ne sache rien y faire de plus ? Même si ça me coute, je veux lui épargner ça, comme je suis épouvanté à l’idée qu’il ne revienne avec Joey. A-t-il laissé partir Avalohn pour mieux en torturer une autre ?

« Écoute… c’est… mon vieux… il… il… est … dangereux… écrases toi… obéis… c’est pas après toi… qu’il en a…  Logan… va venir te chercher… je vais négocier… il déconne pas... mais je vais ... nous sortir de là... ok... »


Je vais le laisser gagner, je vais faire ce qu’il va me dire de faire, comme quand j’étais gosse, longer les murs en vivant dans la peur. J'essaye de tendre ma main vers la sienne, un peu comme je l'avais fait avec Ma louve quelques minutes ou quelques heures plus tôt, je ne sais même plus, autant pour essayer de montrer que je ne compte pas l'abandonner que de trouver un contact humain amical auquel me raccrocher avant la suite. J'essaye de trouver son regard malgré la frontale qui m’éblouit.

« Ca va aller... »

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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Hier à 21:56

Assise par terre, Juliet finit par quitter des yeux la silhouette d’Isha, couché au sol, pour fixer la porte fermée droit devant elle, et qui finirait par les tuer si personne ne se décidait à venir les sortir de là. Elle ignorait ce qu’elle attendait, elle avait juste envie de se rouler en boule au sol, et arrêter de penser, dormir, pour ne plus rien ressentir. Mais ce n’était pas aussi simple, ça ne l’était jamais, et elle était certaine que le père du brun s’assurerait que la torture dure encore un peu plus longtemps.

La brune eut l’impression de revenir de loin en entendant la faible voix du mécano à ses côtés, tandis qu’elle tournait son regard azur strié de rouge vers lui. Incapable de prononcer le moindre mot, Juliet fit simplement « non » de la tête quand il sembla demander si elle n’était pas blessée. Non, elle ne l’était pas, papa Cornwell avait laissé sa violence s’exprimer sur Maddie, et à part quelques bleus, Juliet s’en sortirait avec rien d’autres que quelques blessures psychologiques sans doute difficiles à guérir. Elle l’entendait s’excuser, dire que c’était sa faute, et même si la jeune femme était sincèrement persuadée du contraire, elle n’avait pas en elle la force de lui dire que ce n’était pas le cas, et que le seul responsable de tout ce désastre n’était autre que son taré de père. Mais sa gorge était trop nouée, et Jules sentait qu’à la moindre tentative de parole, elle ne parviendrait à rien de plus qu’à perdre une nouvelle fois le contrôle de ses émotions.

Sans parler, elle retira sa veste, et forma une espèce de boule qu’elle tendit à Isha, pour qu’il la mette sous sa tête. Quitte à souffrir le martyr, autant chercher à avoir un peu plus de confort dans son malheur. Les mots quittaient une nouvelle fois la bouche du jeune homme, mais ce n’était rien que Juliet n’avait pas déjà constaté ou compris d’elle-même. Elle ne doutait pas un seul instant de la dangerosité de son père, de sa folie aussi. Et elle avait compris malgré elle, en voyant le pied du barbu s’enfoncer dans le ventre de Maddie à plusieurs reprises qu’il était le genre d’homme à ne pas vouloir que quelqu’un aille contre lui. Elle l’avait découvert à ses frais, ou plutôt à ceux de sa rouquine préférée. A cette simple pensée, Jules sentit la plaie béante dans sa poitrine se remettre à battre douloureusement, baignant ses yeux de larmes. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’elle aurait pu faire différemment, ce qu’elle aurait dû dire pour que le sort de Maddie soit différent de celui qui lui avait été réservé. Mais elle ne trouvait aucune réponse convenable à ces nombreuses interrogations, et elle se demandait si le père d’Isha n’avait pas eu le projet de tuer la belle rousse depuis le début de sa captivité.

Il fallut quelques secondes à Juliet pour remarquer la main tendue du jeune mécano, et après quelques secondes de plus, elle se rapprocha de lui, jusqu’à pouvoir serrer ses doigts entre les siens. Ce n’était pas grand-chose, un faible contact humain qui pourtant réchauffait la jeune femme de l’intérieur. Elle observa le visage tuméfié d’Isha quelques secondes, alors qu’il lui répétait les mots qu’elle avait eu pour lui quelques minutes plus tôt. Sauf qu’au lieu de la rassurer, ses paroles eurent l’effet inverse, et les larmes que Jules avait déjà bien du mal à contenir dévalèrent sans retenue sur ses joues, alors qu’elle secouait la tête sans douceur. Elle ne voyait pas comment les choses pourraient aller, pas avec ce que son père avait fait. « -Il a tiré sur Maddie…je crois qu’elle est morte… » Prononcer ce dernier mot arracha un long sanglot à la brune, dont les épaules se soulevaient par à-coups. Sans même s’en rendre compte, Juliet serrait fort la main d’Isha dans la sienne, cherchant à y puiser le réconfort dont elle avait besoin pour affronter la perte de sa meilleure amie, qui serait sans doute insurmontable. Entre deux pleurs, la survivante parvint à bégayer d’une voix rauque : « C’est pas ta faute…il est cinglé… » Mais cette simple constatation n’étanchait pas pour autant la douleur que ressentait Juliet, et qui irradiait dans toutes les parcelles de son corps.

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