Juste quelques instants [Pv : Daemon & Charlie]



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Knowledge can change our fate
Aaron Blynk
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Sam 22 Juil - 17:43

Chaque pas que j’effectue est une réelle gêne, un effort de plus vers je ne sais où. J’ai les jambes réellement lourdes et endoloris, mes sourcils sont froncés, mes yeux cernés et ma bouche entre-ouverte, laissant passer de nombreux râles d’agacement sous l’effort. Je suis véritablement fatigué, chacun de nous n’a dormi que trois heures cette nuit encore. Le répit ne nous semble pas souvent accessible, entre les casseurs et les rôdeurs, il faut savoir être toujours sur ses gardes et se montrer vif, alerte toute la sainte journée. Celui de nous qui est plus en forme que les autres c’est sûrement Shadow, qui trottine près de ma jambe en tirant la langue sous l’effort. Cette chienne est un véritable cadeau pour moi. Je considère que si elle peut me suivre docilement toute une journée sans se plaindre, je me dois de faire de même. Pourtant, même si je ne dis rien pour ne casser les oreilles à personne -à savoir, pas casser les oreilles à mon frère- je pense que nous nous connaissons assez bien. Hors il doit bien lire sur mes traits fatigués que je suis profondément agacé, profondément fatigué et que je ne sais toujours pas où nous sommes. Nous sommes bel et bien perdu sur un terrain qui nous est à tous deux inconnus. Mes nerfs sont tendus à bloc, j’aimerais lâcher mon sac qui se fait à force trop lourd pour mes épaules, laisser chuter ma hache trop large pour mon dos et hurler à pleins poumons. Bien sûr, il n’y aurait rien de stupide. Car les seuls qui entendraient ma plainte, seraient les rôdeurs affamés du coin s’il y en a qui traîne. Je m’arrête alors, remarquant sur du coin de l’oeil une carcasse de voiture toute cabossée je m’en approche. Mon sac chute à terre avec ma hache alors que j’ouvre la portière grinçante pour entrer à l’intérieur.

- Je fouille un peu Daemon … On va faire une pause derrière cette voiture de toute manière je n’en peux plus …

Après quelques longues minutes à soulever absolument tout ce qui peut paraître anodin dans cette voiture, je sors, avec un sourire victorieux aux lèvres. Ma chasse aux trésors, mon habitude de fouiller partout vient de nous rapporter deux denrées qui viennent peu à peu à s’épuiser. Une boîte de préservatifs et une boîte d’allumettes. Je soupir d’aise, mes vieilles manies se révèles ne pas être si futiles que ça.

- De quoi se protéger et de quoi se réchauffer … C’est pas beau ça ?

Je glisse rapidement les deux boîtes étonnement pleines dans mon sac et soupir à nouveau. Je suis réellement épuisé, mon corps bat à cent à l’heure dans ma poitrine. Il cogne, cogne, cogne et cogne encore ! Je sens que mon sang afflue dans mes tympans, qu’il m'étourdit même. Ma main cherche la fourrure réconfortante de ma chienne alors que je reste assis par terre, le cul dans la poussière. Je sais que nous ne sommes pas dans l’endroit le plus sécurisé du monde, mais en plein jour, mon frère peut voir arriver tout danger de loin. J’observe ce dernier d’un air désolé. Je sais que lui aussi doit être bien las. La fatigue se voit sur nos corps, mais je n’ai pas l’intention de me relever tout de suite.

- Je propose qu’on se repose là dix petites minutes… Tu peux surveiller ? Si tu es fatigué je monterais la garde après d’accord ? Juste quelques minutes …

C’est sur ses mots que je laisse lentement ma tête basculer vers l’arrière, s’appuyant contre une pierre qui est là. Je ne suis pas forcément très bien installé, rien de bien confortable, mais le simple fait de ne plus marcher, le simple fait d’avoir les yeux fermés m'apaise. Je me repose ainsi quelques instants, mon corps appréciant le trop faible répit que je lui accorde. Je comprends Daemon qui ne veut pas rejoindre de groupe. Après tout, nous ne connaissons pas les gens à l’intérieur, mais je pense que cela ne pourrait pas nous être si nuisible que ça, je pense qu’il est actuellement difficile de dormir encore plus mal, de manger et de boire encore moins que ce que l’on fait déjà quotidiennement.


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Daemon Blynk
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Mar 25 Juil - 3:25

Malgré le fait que cette vie ne me déplaise pas vraiment je dois avouer que certaines fois c'est plutôt difficile. La fatigue y contribue vraiment, mes jambes et mes paupières sont comme recouvertes sous des tonnes de pierres. Une fois j'ai eu le malheur de croisé mon reflet dans une vitre, j'avoue avoir eu un recul en me disant " Et bien mon vieux... On peut dire que ça t'as épargné...» Le seul ou plutôt la seule qui est toujours en forme est la chienne de mon frère. Toujours à vadrouiller, une vraie pile électrique. Je lui envie beaucoup sa vivacité et son énergie. Mais le plus fatigué de notre petite équipe, c'est mon frère. L'épuisement se lit sur tout son être et surtout il a perdu son air joyeux qui me rendait si heureux autrefois... Il me manque tellement, depuis que le sommeil a pris possession de son corps et de son esprit c'est comme si il était absent... J'essaie de faire bonne figure et de ne rien souligner mais je lis en lui, je lis tout le mal être et sa lassitude et à part le protéger et lui permettre de se reposer un maximum, je suis impuissant. On approche d'une carcasse de voiture, il ouvre la porte avec quelques difficultés.

- Je fouille un peu Daemon … On va faire une pause derrière cette voiture de toute manière je n’en peux plus …"

Je regarde mon frère fouiller consciencieusement le squelette de métal. Il en sort tout fier avec une boîte d'allumette une et boîte de capote. Je souris en coin, non pas par rapport à l'originalité de sa découverte mais par rapport à son air victorieux. Là, c'est mon frère, avec son air malicieux.

- De quoi se protéger et de quoi se réchauffer … C’est pas beau ça ?

Mon sourire s'élargit. Je me retiens de faire une blague un peu déplacée sur la seule femelle du groupe, l'état de mon frère ne lui aurait pas permis de l'apprécié il l’aurait peut-être même mal prise. Je le vois s'écrouler sur le sol, restant là assit et essoufflé.

- Je propose qu’on se repose là dix petites minutes… Tu peux surveiller ? Si tu es fatigué je monterais la garde après d’accord ? Juste quelques minutes … "

Je me contente d'hocher la tête et me retourne vers la rue, attentif à chaque bruits et chaque mouvements. Je prends dans la poche intérieure de mon épais manteau en cuir mon poing américain que je sers entre mes doigts. Je rajuste aussi nerveusement la corde enroulée fermement autour de mon buste, la gorge serré je déglutis difficilement. J'ai soif, encore...
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Mar 25 Juil - 18:28

Juste quelques instantsCharlie, Aaron & DaemonC'est la première fois, depuis ce jour-là, que Charlie ose faire quelques pas en dehors du laboratoire, sans accompagnement. La première fois depuis deux semaines, déjà. Les phalanges serraient sur la lanière du sac à dos qu'elle ne porte qu'à une épaule, la jeune femme reste un instant pétrifié devant la porte séparant sécurité et zone infectée, raide comme un piquet. Elle sent peser sur elle le regard inquiet de la sentinelle lui ayant ouvert l'accès et secoue, donc, la tête pour se ressaisir. C'est bon. Elle peut le faire. Elle veut tenter d'y aller. Au moins tenter. Car, si elle continue à craindre l'extérieur comme ça, elle n'osera plus jamais y retourner après.
*Je suis une ravitailleuse, non ? Je dois être plus courageuse que ça. Et puis... Je fais juste un petit tour des environs. Si ça ne va pas, je n'ai qu'à trotter jusqu'ici...*
Lâchant un profond soupir empli de détermination, la rouquine fait un signe à son camarade.
- J'y vais ! Tu peux refermer.
- T'es sûre que ça va aller, foxie ? T'es pas tout à fait guérie...
Passant une main hésitante sur ses côtes toujours quelque peu douloureuses, Charlie ferme les yeux, inspire, expire.
- Ca va ! Je ne suis pas à l'article de la mort. Et l'équipe médicale est O.K. pour que je sorte ! Je dois juste éviter de forcer, genre... Pas de mouvements trop brusques et pas de grosses charges à porter... Je ne vais faire que marcher et fouiller des épaves de voiture au cas où je trouve quelque chose. Rien de bien méchant, non ?
La sentinelle acquiesce.
- T'as l'air sûre de toi, alors vas-y. Mais fais gaffe à toi !
- Promis ! Sourit-elle avec assurance. Bien que l'assurance ne soit pas tout à fait au rendez-vous. *Allez, Charlie. T'es une grande fille. Tu peux le faire. Aucun cannibale ne va t'agresser. Tout va bien. Respire... Tu restes près de la maison, il ne peut rien t'arriver...*

Et c'est sur ces encouragements internes que la miss fait un pas, puis deux, puis trois, en dehors du laboratoire...


Si la jeune femme s'est toujours avérée prudente et silencieuse depuis que le monde a changé, aujourd'hui, son sens des précautions n'a fait que décupler. Elle avance à pas feutré, tendant l'oreille au moindre bruit, dégainant son poignard au moindre mouvement...
*Ce n'est qu'un oiseau, Charlie... Détends-toi...*

En avançant, la rouquine lutte contre son esprit qui ne demande qu'à divaguer. Ce n'est pas le moment de se déconcentrer en repensant à toutes ses horreurs passées... Elle voudrait tant les oublier en un claquement de doigts, mais, le cerveau humain est bien plus compliqué que ça.
Elle se demande si Donnie est toujours en vie. Si la solitude la rendu fou comme ce groupe de cannibales... Non. Non ! Donovan est un gentil garçon. Même au bout du rouleau, il ne s'abaisserait jamais à de telles cruautés... Enfin... Elle croit?
Elle pense à sa petite cousine, toujours surveillée par Diana et le restant des médecins du labo. Mon dieu... Charlie n'arrive pas à se faire à l'idée qu'elle ait une main coupée, désormais. À cause d'humains plus bestiaux et horribles que les morts...
Elle sourit faiblement en repensant à ceux lui ayant plus ou moins bien remonté le moral. Abel, son père de cœur. Rashka, son indescriptible amie. Tous les autres. Les membres du groupe forment, véritablement, une belle famille. Une famille rassurante que Charlie est bien heureuse d'avoir intégrée, aujourd'hui.

Redressant la tête, la miss aperçoit une voiture. Ou du moins ce qu'il en reste. Sans distinguer, sur le coup, les silhouettes s'y étant posées. C'est l'aboiement d'un chien, visiblement sur ses gardes, qui lui fait prendre conscience de l'éventuel danger devant elle. Deux hommes. Plus l'animal, évidemment.
Charlie sent son pouls accélérer et sa respiration se bloquer. S'arrêtant net, les yeux fixés sur les deux inconnus, la voilà semblable à une bête apeurée détaillant le moindre geste de son prédateur pour anticiper une potentielle attaque.
- Je...
Désarmée, le premier réflexe adopté est de lever les mains à hauteur de tête, doucement, tout en reculant d'un ou deux pas. C'est alors qu'un faible "ne me faites pas de mal..." étranglé s'échappe de ses lèvres tel un soupir.
© Crimson Day

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Aaron Blynk
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Jeu 27 Juil - 11:24

Le silence se fait, la ruelle et calme, tout ce que nous pouvons entendre c’est le vent chanter. Mon frère est silencieux, calme mais surtout tout autant fatigué que moi. Parfois, je me demande comment nous aurions fait si mon frère avait été en prison encore quand l’apocalypse s’est déclenchée. Par soucis de logique, c’est moi qui aurait dû attendre à la maison pour voir s’il revenait, mais peut-être que j’aurais fini par attendre indéfiniment car même si c’est triste, ceux étant dans les prisons ont dû mourir parmi les premiers. Il suffisait qu’il y ai un infecté et très vite, trop vite, tout ceci aurait pu se propager. J’ignore dans quel état sont les prisons actuellement, peut-être que nous devrions d’ailleurs aller fouiller là-bas sous peu, voir si dans les affaires des anciens détenus il n’y avait pas des choses utiles à prendre ? Peut-être même que l’on trouvera un cadavre de policier avec encore des armes ou des munitions sur lui. Mes yeux sont clos, je peux me reposer et pourtant je crois ne pas y parvenir, le vélo que j’ai dans la tête n’a de cesse de me faire réfléchir et je sens que je ne me détends pas du tout. Ma chienne vient doucement me lécher la main, quémandant mes caresses. Ma paume se lève pour venir écraser son poil sous mon passage, commençant enfin à m'apaiser. Soudain, Shadow se relève et de son son grave, elle aboi deux fois. Aussitôt, je me relève. Comme si j’avais un ressort aux fesses, je me saisis de ma hache et ma chienne arrête d’aboyer, allant se caler à sa place, entre mes jambes. Mon frère l’a vu le premier, Shadow l’a senti la première. Je serre ma hache entre mes doigts, étant à la gauche de mon frère, on peut voir mon arme le long de ma jambe.
Il s’agit d’une femme. Elle ne semble pas infectée, a l’air même en parfaite santé. Je la regarde de haut en bas et non, décidément, elle ne semble véritablement pas dangereuse. Il s’agit peut-être d’une embuscade mais elle ne m’en donne vraiment pas l’impression. Elle semble très timide, apeurée, adorable. Sa petite voix me surprend, bien que je ne comprenne que quelques secondes après de quoi il s’agit ; de mon arme. Je la range doucement dans mon dos, comme signe de pacifisme évidemment.

- Non ne t’inquiète pas … On n’est pas méchants …

Je lance un petit coup d’œil à mon frère. Pour ma part je suis surpris de la voir seule ici. Si elle a si peur des inconnus, pourquoi n’est-elle pas avec quelqu’un ? Pour la protéger ? Vu comme elle est mignonne je pense pourtant qu’elle n’aurait pas de mal à se faire un ami fidèle pour l’aider à se promener dehors en toute quiétude. Je caresse doucement Shadow et lui fait signe d’avancer. Aussitôt elle va voir la rousse, la reniflant. Le danger est écartée, plus besoin d’être sur nos gardes, ma chienne est libre d’aller se faire une nouvelle amie. Elle tourne autour de l’inconnue et la renifle, analysant cette nouvelle personne. Avec un inconnu plus hostile j’aurais gardé ma chienne près de nous, mais cette fille n’a vraiment rien de dangereux d’après ce que je peux voir. Sa mine effrayée ne m’inquiètant pas plus que ça non plus d’ailleurs.

- Tu es solitaire toi aussi ? Ou tu as perdu ton groupe ?


Un nouveau regard vers mon frère. J’avoue que cette situation me surprend un peu, je n’ai pas l’habitude d’effrayer des gens sans avoir dit le moindre mot. Peut-être la carrure de mon frère qui l’a surprise ? Puisque c’est surement la première chose qu’elle a vu ? Je suis peu sûr de moi sur ce coup là. On a déjà rencontré mon frère et moi pleins de survivants, mais dans mes souvenirs je n’en avais pas rencontré qui montraient avoir peur de nous dès le premier coup d’œil. C’est quelque chose même à éviter d’ailleurs, il faut essayer d’intimider un minimum l’autre pour qu’il n’essaye pas de profiter de nous. Même si je pense que cette fois-ci, Daemon et moi ne nous amuserons pas à jouer les durs, elle a déjà bien assez peur de nos tronches comme ça. L’état sauvage nous a tant changé que ça ? On fait si peur que ça à regarder ?
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Daemon Blynk
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Ven 28 Juil - 1:01

La rue est calme, pas un grognement, pas un bruit de trop. Seulement la mélodie du vent dans les feuilles et les ruines des buildings. Le soleil tape, un grand ciel bleu; même dans ce contexte un beau ciel bleu est agréable. Parce que laisser-moi vous dire que les terrains boueux et les semaines de pluies sont immondes. Alors j'apprécie donc la légère brise qui me passe derrière la nuque et a force les rayons du soleil ne me brûlent même plus, je dois avouer que mes origines m'aide beaucoup de ce côté-là. Je laisse donc mes yeux détailler tout le décor chaotique qui est devenu mon quotidien. Étrangement je trouve que ça donne un charme à tous ces blocs de béton.  

Soudain quelque chose ou plutôt quelqu'un vient briser le silence. Ma première réaction fut de serrer mon poing américain entre mes doigts et de passer mon pouce sur le tranchant des petites pointes, une habitude. Il ou elle approche, je jette un coup d’œil furtif à mon frère, il a les yeux fermés et la main sur sa chienne. J'attends une réaction de sa part, elle aboie par deux fois. Sur ces aboiements Aaron se lève brusquement et vient se placer à côté de moi. Une fois que mes yeux furent à nouveau dans la direction de la rue, je peux facilement distinguer la cause de toute cette inquiétude; c'est une jeune fille. Elle a l'air d'aller... Bien ? Elle n'a pas l'air infectée... Mon frère et moi la laissons s'approcher. Une voix toute discrète et aigue provient comme difficilement d'elle. Sa voix à l’effet d'une caresse que mes tympans ont oublié au fur et à mesure d'entendre à longueur de journée des grognements rauques et des hurlements affreux.

- "Je...ne me faites pas de mal..."
- Non ne t’inquiète pas … On n’est pas méchants …"

Mon frère se veut rassurant, en même temps elle a l'air vraiment effrayée... C'est une fille plutôt mignonne, avec de beaux cheveux roux. Elle a l'air plutôt en forme, enfin, à côté de nous ça ne doit pas être difficile de paraitre dans un bon état physique. Quand mon frère finit par me jeter un coup d’œil, je déssere mon poing autour de mon arme et rajuste la corde autour de mes épaules pour les détendre.
- Tu es solitaire toi aussi ? Ou tu as perdu ton groupe ?"

Mon frère me regarde, il a l'air perplexe. J'avoue que je le suis aussi, mais je suis surtout très content de croiser autre chose que ces créatures. Un léger sourire commence à naître sur mes lèvres. Je donne une petite tape sur l'épaule de mon frère.

- " Elle a l'air bien trop en forme pour vivre en solitaire, regarde nous p'tit frère !"

Je ris sincèrement, espérant paraître plus amical et accueillant qu'auparavant. Je suis quand même curieux de connaitre sa recette.
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Ven 28 Juil - 15:36

Juste quelques instantsCharlie, Aaron & DaemonLe duo accompagné d'un chien, du moins s'ils ne sont bel et bien que deux, est assez... Lourdement armé, comparé à la solitaire. Une hache... Plus la carrure imposante du deuxième homme armé d'un poing américain... Autant dire clairement que la frêle rouquine fait pâle figure avec son petit coutelas et son lance-pierre. Cela dit, il est vrai qu'elle possède l'avantage de l'arme de jet : ils ne semblent, eux, ne pas avoir de quoi attaquer à distance. De ce fait, si la demoiselle ne s'approche pas, elle ne devrait pas avoir d'ennuis. Voilà une pensée qui la détend légèrement, bien que pas totalement. Charlie prêtant, toujours, une oreille attentive au moindre son aux alentours. Si quelqu'un se cache dans les buissons, la jeune femme l'entendra sans problème. Cela dit... Tout semble calme... Il n'y a absolument rien à signaler...

L'homme à la hache vient à faire un geste qui attire aussitôt le regard de l’apeurée. Mais, c'était loin d'être un geste offensif, au contraire... Il se désarme, en signe de pacifisme ? Oui, visiblement... Il appuie même son action par une phrase : "On n'est pas méchants...". Maintenant que la rouquine daigne remettre en question sa méfiance, il est vrai qu'elle doit admettre que s'ils étaient mauvais, ils auraient déjà agi, ou au moins tenté... Surtout qu'ils ont un chien. Il serait si simple d'ordonner à l'animal d'attaquer. Chose qu'ils n'ont pas fait. Et, d'après leur visage, ils n'y ont même pas pensé une seconde.
En parlant de la bête, celle-ci vient à sa rencontre, d'un pas feutré. Elle n'a pas l'air agressive, mais, tout le monde connaît cette phrase : il faut faire attention avec les chiens que l'on ne connaît pas. Charlie se laisse donc jauger par le flair du malinois qui, sur le coup, lui rappelle celui de Diana, Flash. Un bon chien.

Apparemment, le verdict du canidé est favorable à la rousse : elle a l'air d'avoir était validé par la bête qui réclame, presque, quelques caresses.
Les animaux ne mentant pas, Charlie accepte de briser sa carapace et se laisse aller au jeu de la confiance. Posant doucement son sac sur le sol, pour ne pas paraître brusquement menaçante à cause d'un mouvement un peu trop vif, elle vient passer une main dans le pelage du chien.

- Tu es solitaire toi aussi ? Ou tu as perdu ton groupe ?
- Elle a l'air bien trop en forme pour vivre en solitaire, regarde nous p'tit frère !

Redressant soudainement la tête pour reporter son attention sur les deux frères, la Jacobs est presque aussitôt désolée de ne pas avoir constaté leur état de fatigue, sans aucun doute morale et physique. Comment a-t-elle pu les trouver, un instant, dangereux ? Ils sont cent fois plus épuisés qu'elle, malgré ses côtes encore semi-fêlées.
- Euh... Je... Pardon de vous avoir pris pour de mauvaises personnes, c'est juste que... Euh... C'est pas contre vous. Vous avez l'air cool, je vous crois. C'est juste... Hum... On va appeler ça du vécu personnel.

S'abaissant prudemment pour ne pas se faire mal à la cage thoracique, elle se met à farfouiller dans son sac à dos avant de lancer quelque chose dans leur direction. Ce quelque chose faisant un bruit de liquide secoué une fois réceptionné. Ce quelque chose, c'est sa gourde d'eau.
- Tenez... J'pense que vous en avez bien besoin... Et le chien aussi. Un petit sourire fend ses lèvres. Vous pouvez boire, c'est pas empoisonné !

Après quelques caresses de plus offertes à l'animal, Charlie se rapproche du duo et tend une main hésitante vers l'un, puis vers l'autre, en guise de salutation.
- J'm'appelle Charlie. Encore désolée pour ma réaction... Vous allez bien ? Pas de mauvaises rencontres ces derniers temps ? L'image des cannibales qui l'ont agressé, plus tôt dans le mois, resurgit dans sa mémoire. Elle les a abattus, certes... Mais qui peut dire qu'ils n'y a pas d'autre gens aussi fous qu'eux, dans les environs ? Pour vous répondre... Là, oui, je suis toute seule. Mais je suis en expédition, en quelque sorte. Autrement, je suis au sein d'un groupe. Et vous ? Vous avez un petit chez vous, ou pas du tout ?
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Dim 30 Juil - 23:04

Mon frère avec ses simples paroles, a mille fois raison. Elle a l’air en bien meilleure santé que nous et même si elle semble frêle et fragile en comparaison, on voit qu’elle n’a pas que la peau sur les os non plus. Nous n’en sommes pas non plus à ce stade tout de même, mais on peut clairement voir notre peau sale et nos cernes larges, face à ses vêtements pas si sales et sa peau blanche, sans tache de crasse. Je soupir assez légèrement, sans émettre le moindre commentaire, mon frère doit déjà savoir à quoi je pense. La voir dans un tel état, me conforte dans l’idée de rejoindre un groupe de survivant et ça, au plus vite ! J’avais taquiné mon frère à sa sortie de prison, car il avait un grossi, ayant pris beaucoup de masse musculaire. Maintenant, je peux remarquer sans mal qu’il a fondu mais même avec ça, il reste tout de même un imposant tas de chaire, d’os et de muscles. Sa petite voix paraît de nouveau à mes oreilles et je souris légèrement. Elle s’excuse de s’être mépris sur notre compte et tente de se justifier. Pourtant, elle devrait savoir que par les temps qui courent, il n’est pas un crime que d’être méfiant et de faire attention aux gens que l’on rencontrer. Tout survivant qui n’a pas encore été infecté, est déjà tombé au minimum une fois sur quelqu’un de fou. Quelqu’un rendu fou du moins, par ce qui arrive à notre monde. Il n’est pas chose facile que de voir tout ce que l’on connaît disparaître, il n’est pas chose facile de voir les gens que l’on aime déambuler à la recherche de gens à dévorer… Je ne peux ainsi que trop bien comprendre son geste, qui est des plus naturels.

Je tends la main lorsqu’elle envoie vers nous une bouteille. Mon regard s’écarquille lorsque je l’attrape au creux de ma paume. Vient-elle réellement de nous faire don d’un peu d’eau ? J’ouvre aussitôt le bouchon et boit deux longues gorgées avant de tendre la dite bouteille à mon frère, qu’il puisse lui aussi se rafraîchir. Aussitôt je m’agenouille. Shad revient vers moi et je quémande à mon aîné un peu d’aide. Je forme un bol assez étanche avec mes paumes pour recueillir un peu d’eau pour ma chienne. Cette dernière ne se fait pas vraiment prier pour venir laper la surface de la petite flaque agitée. Sa phrase me fait rire. L’eau n’est pas empoisonnée ; j’avoue que l’idée ne m’a pas vraiment traversée l’esprit. Qui aujourd’hui pourrait s’amuser à gâcher de l’eau juste pour tuer d’autres survivants ? Les denrées de ce genre se font définitivement trop rares pour se permettre ce genre de conneries. Une flèche dans la gorge ou un coup de poignard dans le dos est d’ailleurs plus efficace pour se débarrasser de quelqu’un de gênant. Je pensais que jamais je n’aurais à dire ce genre de choses un jour… Je serre la main de la jeune femme quand celle-ci me la tend et me concentre de nouveau sur Shadow. Je m’occupe de ma chienne et laisse mon frère répondre aux quelques questions. Je l’écoute répondre et finit par souffler d’une voix assez calme, posée, presque apaisée maintenant que j’ai un peu bu ;

- On a plus de chez-nous… Disons qu’on est deux frères en solitaires.

J’observe quelques secondes mon frère avant de me reconcentrer sur la rouquine. Je lui adresse un sourire assez tendre, qui trahit pourtant toute la fatigue qui pèse sur nos crânes.

- On est surtout fatigués … Sans vouloir abuser, puisque tu nous as offert déjà un peu d’eau… Tu ne connaîtrais pas un endroit calme et sûr où on pourrait se reposer un temps ? Ça fait vraiment trop longtemps qu’on-a pas fait une nuit pleine chacun...

C’est là une bien triste réalité. Ceux qui vivent tout seul, sans même un frère ou un animal de compagnie sous le coude ont toute ma sympathie, toute mon estime. Quand je vois dans quel état nous sommes alors que je nous pense quand même assez efficaces et bons en survie, je ne veux même pas imaginer dans quelles horribles circonstances ont pu mourir les moins habiles quand l’apocalypse s’est déclenchée…
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Daemon Blynk
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Jeu 3 Aoû - 4:16

Deamon détaille la jeune fille face à lui. Elle semble déjà plus détendue grâce au comportement de Shadow qui semble très amicale. La voir en si grande forme me rend presque heureux et nostalgique. Et apparemment je ne suis pas le seul que ça fait réfléchir. Je connais déjà l'avis d'Aaron sur le sujet de trouver un groupe. Si elle fait vraiment partie de l'un d'eux c'est surement pour ça qu'elle a une bonne santé et surement hygiène de vie.

- « Euh... Je... Pardon de vous avoir pris pour de mauvaises personnes, c'est juste que... Euh... C'est pas contre vous. Vous avez l'air cool, je vous crois. C'est juste... Hum... On va appeler ça du vécu personnel. »


Elle bégaie, ça lui donne un air tellement adorable ! J'ai ce petit pincement au cœur, le même que celui que l'on a quand on voit un petit chat. Un soupir m'échappe, un sourire calme se dessine sur mes lèvres. Elle se baisse pour poser ses affaires, elle a des gestes qui ne sont pas assurés, comme si quelque chose la gênait. Une douleur ? D'une ancienne blessure ou bien d'une blessure du temps... Elle fouille quelques instant et saisit quelque chose que émet un bruit, comme un léger calmement. La salive se met a affluer sur ma langue, la soif me dévore les papilles, j'ai littéralement l'impression d'avoir du sable dans la bouche. Je lèche mes lèvres et déglutit difficilement. Elle lance sa gourde dans notre direction, mon frère l'attrape d'une main, je la fixe d'un air perplexe.

- « Tenez... J'pense que vous en avez bien besoin... Et le chien aussi. Vous pouvez boire, c'est pas empoisonné ! »

Elle sourit gaiment, bienveillante. Mon frère ne se fait pas prier, un ouvre le bouchon et prend deux grandes gorgées. Le voir boire est une vraie torture ! Une fois finit il me la tend, je la saisis presque nerveusement, j'ouvre le couvercle et prend deux grosses gorgée. L'eau me parait sucrée, je ne la sens presque pas couler sur ma langue. J'entends Aaron s'agenouiller au sol et Shadow arriver au trot. Je comprends et je laisse couler un léger filet d'eau dans les paumes des mains de mon frère. La chienne se jette dessus, elle doit être aussi assoiffée que nous. Mon regard se pose à nouveau sur la jeune rousse qui s'est entre temps redressée. Elle nous fait maintenant, a tous les deux, un signe de la main pour nous saluer.

- J'm'appelle Charlie. Encore désolée pour ma réaction... Vous allez bien ? Pas de mauvaises rencontres ces derniers temps ? Pour vous répondre... Là, oui, je suis toute seule. Mais je suis en expédition, en quelque sorte. Autrement, je suis au sein d'un groupe. Et vous ? Vous avez un petit chez vous, ou pas du tout ?


Voulant être le plus rassurant possible, je prends mon sourire enjôleur.

- "Ne vous excusez pas, ça m'arrive même de me faire peur en passant devant une vitre !"
Je ricane légèrement. "Moi c'est Deamon !" Je désigne mon frère de la main. " Et lui c'est mon frère, Aaron. Ecoutez... Fatigués mais en un seul morceau !"

Je continue ensuite de lui sourire, ricanant toujours à mes propres pitreries. Normalement rire me faire un bien fou, mais là, c'est une libération ! Ça me fait tellement de bien...


- "On a plus de chez-nous… Disons qu’on est deux frères en solitaires. - On est surtout fatigués … Sans vouloir abuser, puisque tu nous as offert déjà un peu d’eau… Tu ne connaîtrais pas un endroit calme et sûr où on pourrait se reposer un temps ? Ça fait vraiment trop longtemps qu’on-a pas fait une nuit pleine chacun..."


Mon frère m'adresse un regard au début de sa demande, me prévenant qu'il avait pris une décision. C'est vrai que je n'ai jamais été trop d'accord, mais on a jamais vraiment prit le temps de chercher une solution qui nous irait à nous deux. Mais en prenant en compte nos état respectifs et en voyant celui de la jeune fille, je commence à mettre mes idées de cotés. Deux semaines de plus comme ça et on été tous les deux morts. Je reprends mon air sérieux en fixant de deux yeux plissés par les rayons de lumière.
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Jeu 3 Aoû - 15:19

Juste quelques instantsCharlie, Aaron & DaemonCharlie a vu juste, lorsqu'elle s'est dit que leur offrir un peu d'eau serait un choix judicieux. Les pauvres étaient assoiffés. Ils engloutissent, goulûment et d'une joie sans pareil, quelques gorgées désaltérantes. Leur visage traduisant, presque, une reconnaissance divine. Sur ce coup-là, la rouquine à l'impression d'être un ange descendu du ciel pour apporter espoir et volonté chez les mortels. Cette idée lui arrache un faible sourire amusé. Il est, après tout, toujours bon de se sentir utile. Voire même admiré. Comme quoi, le moindre acte de charité peut énormément jouer, dans ce monde.

Les deux hommes lui serrent la main en réponse à son salut, puis, les présentations se poursuivent. La renarde apprenant, ainsi, qu'elle a affaire à deux frères, Aaron et Daemon. D'un petit hochement de tête, elle leur traduit une sorte de "enchantée" avant de glousser.
- Je t'en prie, tu peux me tutoyer, Daemon ! Et je suis contente d'apprendre que vous n'êtes que fatigués. Elle fit des guillemets avec ses index pour accentuer le "que". Car, elle sait bien que la fatigue, dans ce monde, n'est jamais "rien de bien grave".

Le fait de rire légèrement avec eux est une chose agréable, qui détend. Franchement, il n'y avait là plus aucune crainte ou doute à avoir : Charlie est en face de deux véritables agneaux.

Portant son attention sur le propriétaire du chien, la demoiselle se mordille la lèvre à l'entente de sa demande. Elle semble hésiter quelques instants, pesant le pour et le contre, avant de soupirer en acquiesçant avec le sourire.
- Bwarf, le labo n'a rien à craindre de vous, alors je serais vraiment horrible de vous refuser un gîte... Une main sur la hanche, elle récupère sa gourde et leur adresse un franc sourire. Vous serez les bienvenus au N.I.H Virology Center, comptez sur moi pour ça ! Cela dit... Nous avons une sorte de protocole, pour les étrangers qui souhaitent entrer dans la communauté. Rien de bien méchant, vous verrez. Nous sommes tous passés par-là avant d'être officiellement acceptés. Réorganisant son sac à dos, elle le positionne de manière à ce qu'il ne lui pèse pas sur les côtes avant de poursuivre ses explications. Ce protocole, on appelle ça "la quarantaine". Libre à vous, après cette "mise en examen" de choisir de rester ou retourner dehors. En gros, imaginez-vous ça comme... Une période d'essai. Vous serez nourri et vous aurez des sacs de couchage pendant ce temps. La seule chose qui vous est interdite, c'est le contact avec les autres membres du groupe. Si vous décidez de faire partie de la bande, vous pourrez vous joindre à tout le monde. Si vous décidez de rebrousser chemin, au final, et bien... Vous n'aurez qu'à remercier pour l'hospitalité passagère.
Déglutissant pour retrouver de la salive, la jeune fille ricane.
- Désolée, je suis bavarde ! Mais c'est assez compliqué à expliquer. Mais, si m'entendre jacasser ne vous dérange pas et que vous êtes curieux... Allez-y, posez moi les questions que vous voulez, j'y répondrai. Après tout... Vous vous apprêtez à rejoindre une bande d'inconnus. Je peux comprendre que vous vouliez des détails sur nous, même si c'est vous qui voulez, de votre plein gré, nous rejoindre. Et, si vous voulez me poser des questions personnelles, qui ne concerne que moi... Allez-y aussi. Je jugerai moi-même de si j'ai envie d'aborder ou pas le sujet.
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Aaron Blynk
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Lun 21 Aoû - 11:35

Toutes les explications dans lesquelles Charlie se jette ne peuvent que me faire sourire. Le hasard fait peut-être bien les choses au final, croiser la rousse pourrait être notre salut. Je soupir légèrement d’aise, soulagé d’entendre une telle proposition de sa part. Bizarrement, je suis soudain bien moins fatigué, je serais presque prêt à courir jusqu’au dite laboratoire. Daemon, je ne sais pas ce qu’il en pense, mais me concernant, c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment ; me dire que nous pouvons nous y reposer n’est que génial. Mes lèvres se desserrent doucement, laissant glisser ma langue humide sur mes lèvres pour les humidifier. Ces dernières sont terriblement sèches mais grâce à ces simples gorgées d’eau, je me sens déjà bien mieux. Ma gorge comme ma bouche sont bien moins sèches qu’il y a une heure.

Je fixe toujours la rousse, espérant qu’elle puisse continuer à nous inonder de bonnes nouvelles du même genres, bien que je sois sûr d’une chose ; s’il y a une contrepartie à tout ça, quelque chose qui peut s’avérer contraignant, je suis presque prêt à la payer, qu’importe son prix. Pourtant, dans tout ce qu’elle m’annonce, je ne pense pas desceller de piège. Un contrat qui semble plutôt facilement honorable et peut-être rentable pour eux. Après tout, s’ils offrent le gîte à plusieurs personnes dans le besoin sans ne rien demander en retour, ils se forgent là de solides alliances un peu partout dans Détroit et ses environs.

Le petit bout de femme reprend son discours, toujours avec ce sourire chaleureux et enjoué qui me rassure sans qu’elle ne s’en doute. Elle se croit bavarde de trop mais pour moi, c’est parfaitement ce qu’il nous fallait, un peu de contact humain, aussi pétillant et motivé que cette fille. Je souris en coin doucement, mon sourire naissant de plus à plus à chacun de ses mots sans m’en rendre compte.

- Tu es très gentille… Personnellement je me questionne surtout pour savoir si nous aurons droit de garder nos armes et si je peux emmener mon chien. Car franchement, ce sont les deux seules choses qui peuvent m’empêcher de te suivre… Je comprends que les gens là-bas n’aient pas confiance en des inconnus comme nous, mais si nous restons de toute manière en quarantaine un temps, ça ne devrait pas vraiment poser problème si ?

Mon ton est interrogateur, je lance un nouveau regard vers mon frère afin de me rendre compte si oui ou non,  tout ceci l’intéresse autant que moi. Même si je ne me fais pas grand soucis le concernant. Lorsque Charlie a parlé de nourriture, je pense qu’elle a réussis à nous convaincre avec cette simple évocation. Quoi de mieux pour nous atteindre que de passer par notre estomac ?

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Dim 27 Aoû - 17:07

Plus la rouquine se lance dans ses parle plus je les avale a une vitesse folle, j’essaie de tout retenir mais je dois avouer ne pas pouvoir tout assimiler d’un coup. Ce qui es sur c’est qu’elle semble se plaire la bas, la façon qu’elle a d’en parler le retranscrit à merveille. De toute façon elle a parlé de nourriture alors elle a déjà marqué pas mal de point, mon ventre gargouille rien qu’à l’idée d’un vrai bon repas. J’avais presque oublié mais… Qu’est-ce que j’ai faim !  Ça  a l’air d’être vraiment bien, mais des milliers de questions trottent dans ma tête, je me tais espérant que mon frère prenne la parole avant moi et m’allège de quelques une d’entre elles. Je sens tout à coup comme une petite chaleur je ne sais pas trop comment expliquer cela mais c’est une chaleur que l’on ne ressent pas physiquement et ce qui est sûr c’est que ça ne vient pas de moi. Elle provient de mon côté, cette chaleur c’est mon frère qui l’a dégagé. Je le ressens de plus en plus, lui aussi est tout ouïe au mots de la jeune fille et plus son discourt continu plus cette chaleur grandit. C’est cette petite flamme qui renait et reprend de l’ampleur, je regarde discrètement mon cadet et le voit petit à petit reprendre un peu plus de ses couleurs. Je souris satisfait, mais surtout heureux. Tu m’avais manqué frangin ! Je me dis alors tout de suite que si nous acceptions de la suivre je pourrais encore peut être passer des moments comme avant avec lui, pouvoir passer des soirs à rire, à discuter autour d’un bon feu ou de jouer ensemble avec Shadow. Ces choses que nous ne faisions plus depuis déjà un petit moment. Une expression nostalgique prend le dessus sur mon sourire, je secoue la tête pour la faire disparaître et reprendre ne cours de la discussion.

- Tu es très gentille… Personnellement je me questionne surtout pour savoir si nous aurons droit de garder nos armes et si je peux emmener mon chien. Car franchement, ce sont les deux seules choses qui peuvent m’empêcher de te suivre… Je comprends que les gens là-bas n’aient pas confiance en des inconnus comme nous, mais si nous restons de toute manière en quarantaine un temps, ça ne devrait pas vraiment poser problème si ?

Merci de m’épargner de ses questions-là ! Il est vrai que je pense que la pratique est bien mieux que la théorie, mais dans ce cas de figure il faut mieux faire preuve d’un peu plus de finesse et parler avant de foncer. Je sens le regard de mon cadet sur moi, en gros il me demande ce que j’en pense. Lui en tout cas à l’air convaincu. Je souris et rit légèrement. Je lui donne une grande tape dans le dos et serre ensuite son épaule entre mes doigts. Je ris sincèrement.

- « Aller arrête de me regarder comme ça ! J’te suivrais où que tu ailles p’tit frère. Je vais pas te laisser te la couler douce tout seul quand même ! Juste heu... Je lâche l’épaule de mon frère et laisse tomber mon bras le long de mon corps. Je prends un air légèrement gêné et regarde mes pieds une fois sur deux. Je veux pas abuser de votre hospitalité non plus hein mais… Est-ce qu’on aura le droit de sortir librement, j’veux dire sans avoir besoin de x autorisation ou de x mission comme prétexte ? »

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Mar 29 Aoû - 2:46

Juste quelques instantsCharlie, Aaron & DaemonTout en jacassant, la rouquine improvisée guide et sauveuse d'hommes fait comprendre à ses nouveaux camarades, d'un signe de la main, qu'ils allaient pouvoir se mettre en route. Le rythme de marche est lent, prudent, comme il faut pour ne pas se fatiguer et, dans le cas personnel de Charlie, ne pas trop s’essouffler. Après tout, se presser ne sert strictement à rien. A part, peut-être, à être légèrement moins attentif à ce qu'il se passe autour et, donc... Mourir bêtement. Chose n'étant pas au programme de la miss. Ni dans celui des deux frangins, sans aucun doute.

Attentive aux paroles, questions et demandes des nomades, la demoiselle acquiesce, grimace ou hoche négativement la tête en conséquence. Se passant une main dans les cheveux, elle tâche de n'oublier aucun détail dans sa réponse.
- Alors... Le chien est bien évidemment accepté, ne t'en fais pas. On a deux trois bestioles plus ou moins domestiques comme par exemple... Un écureuil. Diana a un chien, de la même race que le tien. Il s'appelle Flash, je suis certaine qu'ils deviendront copains comme cochons ! Après, pour les armes... Charlie soupire, se tournant légèrement vers Aaron pour lui lancer un air navré. Je suis vraiment désolée, mais... Il est naturel qu'on vous les retire, au cas où... Je sais que cela peut paraître injuste de votre point de vue parce qu'après tout... Si nous, nous nous méfions, vous, vous vous méfiez aussi. Toutefois... Elle sourit de manière sincère. Si les gens du labo étaient malintentionnés, je ne serais pas là à vous parler et vous y emmener. On m'aurait tué ou je ne sais quoi. Chose qui n'est pas arrivée et qui n'est jamais arrivée. Et puis ! Les sentinelles me connaissent plus ou moins bien. Ils savent que jamais, au grand jamais, je ne serais venue avec des gens que je ne sens pas comme étant "bons". Et ils verront bien à ma tête que vous ne m'avez pas menacé ou une connerie du genre uniquement dans le but de pénétrer nos remparts. Franchement... Je pourrais parier gros, très gros, en promettant que même désarmés vous ne risquez rien. Vraiment. Et enfin, pour ce qui est des sorties... La jeune fille reprend un peu son souffle, car, mine de rien, elle blablate beaucoup. Ça demande presque des tonnes de salives ! En étant en quarantaine, vous ne sortez pas. Mais, une fois intégrés, oui, tu peux plus ou moins sortir librement. Les plus libres de sortir sont les ravitailleurs, mais, même sans être ravitailleur, personne ne peut t'interdire de bouger et te séquestrer au labo. T'imagines ? Rester au coeur du camp, y'a un moment où ça rend complètement fou ! Tout le monde a besoin de prendre l'air de temps en temps. En fait, tant que tu préviens de ta sortie, tout est bon. On a une certaine réglementation. Pas pour embêter le monde, mais, pour la sécurité de chacun. Et ce règlement stipule deux choses importantes concernant les sorties : il faut prévenir, histoire que ça ne soit pas panique à bord s'il manque quelqu'un au camp et... Au bout d'une semaine d'absence, sans nouvelles, le membre est considéré comme mort... Alors si tu décides de te balader, tente de rentrer en fin de journée ou le lendemain, pas plus tard... Sinon c'est assez rapidement le stress général, ahah !
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Aaron Blynk
Matricule n°001
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Mar 5 Sep - 13:39

Me voilà quelque peu rassuré, peut-être même sincèrement soulagé. Oui, en effet, je ne m’attendais pas vraiment à garder ma hache pendant la quarantaine, il s’agirait d’une prise de risque pour le moins dangereux pour tous les habitants de ce refuge. Mais le fait de la retrouver plus tard, quand je pourrais sortir à nouveau dans la journée et retrouver un lit le soir venu, est très séduisant. Je serais en effet libre de faire ce que bon me semble à priori, du moment que cela ne met pas en danger les gens du labo et que je préviens de mes petites virées occasionnelles. Oui, tout ceci me semble parfait, peut-être un peu trop. J’ai peur de découvrir finalement un cadavre dans le placard mais après tout, je suis pour le moment trop fatigué pour me risquer à hésiter plus d’une minute. Je suis également rassuré pour ce qui concerne mon chien. J’avais en effet peur qu’on me demande de m’en séparer, ce que j’aurais sans le moindre doute refusé. Elle est mon compagnon de route -au moins autant que mon frère, alors il est parfaitement hors de question que je l’abandonne. Toutes les explications que la rousse me donne, augmentent sans que je n’y fasse attention, la confiance que j’ai pour elle. Et le fait que mon frère, moins sociale que moi, n’hésite pas à dire oui si je le désire, me réchauffe le cœur.

Quand je pense à tout ce que ce faux-adulte et moi avons traversé, je me demande encore comment nous avons fait pour ne pas nous entretuer. Je tiens peut-être trop à lui, à son sourire de gosse pour relever sa bêtise persistante. Qui est l’aîné de nous deux ? Quand on se fit seulement à nos physiques pour avoir la réponse, on sait qui est le plus grand. Mais quand on nous voit agir séparément, dans une situation périlleuse, on voit que je suis le plus avisé ; l’autre tas de muscle fonce dans le tas et prie pour que ça passe. Je lance un bref regard dans sa direction. Bizarrement, j’aurais sincèrement souhaité qu’il réfléchisse à ma place pour une fois car actuellement, monsieur au cœur d’or ne m’aide pas. Je suis profondément influencé dans ma réponse par mon état physique et mentale. J’espère au moins que tout ça ne nous conduit pas droit dans le mur.

- Charlie… Merci pour ton aide et pour toutes tes indications. Je pense qu’on va venir avec toi …

Je me tourne vers mon frère et le fixe. Je me redresse, un trop plein d’air dans ma poitrine jaillit de ma gorge sous la forme d’un profond soupir. Je suis anxieux, mon frère a dû le lire déjà milles fois sous mon visage, mais je n’en ai cure.

- Tu sais qu’on aura forcément un peu de mal à s’adapter … surtout toi à te plier à des ordres qui ne sont pas les tiens. Si t’es sûr, absolument sûr que tu arriveras à te plaire dans une communauté dont on ignore encore tout, je suis d’accord pour y aller. Ce ne serait-ce qu’un temps. On pourra se reposer un peu, reprendre des forces et repartir ou non par la suite.

Mon regard se baisse sur Shadow, qui est toujours collée à ma jambe, la langue pendant, elle respire très fort. Elle est à l'affût continuel, je suis sûr qu’un séjour improvisé, quelques jours de repos lui ferons à elle aussi le plus grand bien.
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