Made in Freak's Lab (ft. Siobhàn)



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Ruth Horowitz
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Dim 23 Juil - 14:18



Made In Freak's Lab


Ruth s’était confortablement installée dans la cuisine, où se trouvait la plupart des ingrédients dont elle avait besoin. La levure avait été la plus difficile à trouver, à cause de la date de péremption, et il faudrait absolument qu’elle trouve une façon de la fabriquer elle-même par la suite.

Seule, elle était absorbée par ses réflexions. Assise près d’une table, elle griffonnait dans son carnet à propos de la recette à employer. Aaron, son bébé de presque huit mois, avait été confié aux bons soins d’Abel et de sa nièce, qui avait été ravi de pouvoir rendre service à son amie. Elle lui avait promis qu’il pourrait tester l’alcool qui résulterait de ses expériences plus tard.

Le sol se mit à vibrer par à-coup sous ses pieds, et elle se retourna vers la porte. C’était Siobhàn, qui la rejoignait comme promis. Qui d’autres pour ne pas essaer de l’appeler ou de frapper à la porte ? La sourde lâcha ce qu’elle avait dans les mains pour saluer son amie irlandaise, puis lui expliqua la situation :

« Je pense qu’on va faire une sorte d’eau de vie. On arrivera à environ 90°, 95° si on se débrouille bien. On pourra en mettre de côté pour usage médical je pense, et on distillera le reste pour le revendre. »

Les mouvements de ses mains étaient précis, rapides et secs, teints de l’excitation qui l’animait toujours avant de faire de la chimie. C’était la seule chose qui la faisait se sentir utile depuis le début de la fin, avec parfois la cuisine. Deux disciplines très proches, si on prenait le temps d’y réfléchir. Elle d’habitude si calme ressemblait presque à une pile électrique. Elle tempéra son enthousiasme, pour proposer :

« Tu veux t’y mettre tout de suite ? Ou on commence par un thé ? »

Tant qu’à être dans la cuisine, autant en profiter pour se servir. Elle n’avait pas de thé à proprement parlé, c’était plus une infusion d’herbes diverses séchées et mélangées pour en faire une boisson buvable.


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Siobhàn O'Dell
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Dim 23 Juil - 20:25


Made in Freak’s Lab
Ruth & Siobhàn




Ruth Horowitz m’avait demandé de la rejoindre aux cuisines. Alors j’avais nettoyé la terre sur mes mains alors que je venais de semer quelques légumes pour la prochaine saison et avais quitté le jardin, le sac chargé de ma récolte. J’avais été surprise par sa demande et pensait avoir mal interpréter ses signes, mais quand elle précisa que ce n’était pas pour faire la cuisine mais de la chimie, alors je compris. Nous avions discuté d’alcool et d’eau de vie quelques jours plus tôt et de la possibilité d’en faire de nous-même. J’étais l’une des rares à m’y connaitre en chimie au Laboratoire et… en langue des signes ; ça avait ses avantages pour travailler avec Ruth. Tout en allant la rejoindre, je souris à penser que si je n’étais pas très douée derrière les fourneaux, j’allais devenir un as de la chimie culinaire. La fermentation de l’alcool était un art que l’Homme maitrisait depuis des siècles, même avec nos faibles moyens, nous nous devions de perpétuer les traditions.

Face à la porte ouverte, j’attendis une petite seconde sur le parvis avant de taper trois fois du pied au sol. Une alternative au toc-toc classique pour que Ruth puisse percevoir ma présence. A l’instant où elle tourna son visage vers moi, je levais ma main droite vers le sommet de mon crâne pour la saluer. Ce que j’appréciais avec Ruth c’était que l’on ne s’encombrait pas de détails superflus et que tout ce que l’on entreprenait se réalisait en silence. J’avais parfois l’impression de remonter dans le passé et d’être avec ma mère.

Même les rôdeurs ne peuvent pas empêcher les hommes d’aimer l’alcool… hein ? Avais-je signé avec humour.

Tu veux t’y mettre tout de suite ? Ou on commence par un thé ?

Je lui fis un grand sourire, c’était marrant qu’elle parle de ça. Sans mot dire, j’ouvris mon sac à côté d’elle pour en sortir quelques poireaux et oignons blancs, les premiers de la saison. J’en étais très fière. Et dans des petits sachets de tissus que j’entrouvris devant Ruth, il y avait du thym, du romarin et d’anis hysope. Des plantes que l’on trouvait partout dans la nature, mais que j’avais replanté dans le jardin.

Ce serait dommage de s’en priver, elles sont fraiches. Elle n’en sera que meilleur. Et on pourra refaire le point sur ta recette en même temps. Et s’en attendre, je me retournais pour mettre de l’eau à chauffer.

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Dernière édition par Siobhàn O'Dell le Lun 31 Juil - 11:53, édité 2 fois
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Ruth Horowitz
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Sam 29 Juil - 11:19

« Si les gars de Fort Hope sont prêts à payer pour quelques bouteilles... »

Avec une autre personne, Ruth se serait contentée d'un sourire timide en baissant la tête. Mais avec son amie irlandaise, les choses étaient différentes. Elle pouvait s'exprimer dans la langue qui lui venait le plus naturellement, sans avoir la gêne éventuelle de sa voix incontrôlable.

La sourde jeta un œil vers la récolte de Siobhàn, puis alla la ranger dans le garde manger. Par réflexe, elle essaya de deviner ce qu'elle allait pouvoir en faire. Probablement une salade pour les oignons, et une potée pour le poireau. En revenant dans la cuisine, elle s'attarda sur les petits sachets en tissu, les portants à son visage pour mieux les sentir.

« Parfait. »

Pendant que l'eau chauffait doucement sur le feu, elle désigna du menton une chaise pour l'autre femme, et plaça son carnet en évidence, ouvert sur un schéma tarabiscoté.

« Donc, en faisant avec ce qu'on a, je propose un montage de ce type. Au niveau des ingrédients, on va faire ça avec du sucre, de la semoule de maïs et de la levure. »

Avec son air un peu gênée, elle rajouta :

« Je suis pas vraiment sûre des quantités, donc si tu veux vérifier... »

Ruth détestait l'incertitude en chimie, et elle n'avait pas encore eu l'occasion de fabriquer d'eau de vie artisanale dans sa vie. Tout ce qu'elle faisait se basait sur ce qu'elle savait de l'alcool, mêlé à ce qu'elle connaissait comme procédés chimiques.

« Pour le matériel on va prendre la grosse marmite pour faire bouillir l'eau, et j'ai trouvé de quoi faire un alambic. »

La cuisine allait être dévastée, et elle mettrait sûrement des semaines à la débarrasser de l'odeur. Bien sur, il faudrait sortir l'alcool pendant la fermentation, et travailler toutes fenêtres ouvertes. C'était le minimum attendu.

« On utilisera un vieux T shirt comme filtre, et je suppose qu'on improvisera le condensateur avec un seau d'eau... »

Au fur et à mesure de son explication, elle avait pointé les différentes parties de son schéma. Elle ramena ses mains vers elle, et planta son regard noisette dans celui de Siobhàn :

« Alors ? T'en pense quoi ? »

HRP:
 
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Siobhàn O'Dell
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Lun 31 Juil - 20:09


Made in Freak’s Lab
Ruth & Siobhàn





L’eau chauffait au rythme de nos possibilités précaires. Mais pendant ce temps-là, nous pouvions commencer à établir notre projet. De l’eau de vie… Et dire que c’était illégal dans faire dans cet Etat avant. Assise face à elle, je suivais avec attention ses signes et jetais de bref coup d’œil à son carnet de note.

J’en pensais quoi ? C’était dur à dire ! Ses idées me semblaient… risquées !
Je pense qu’il ne faut pas faire ça ici… Si on se plante, on risque de faire exploser la cuisine ! Je pris son carnet entre mes mains pour y regarder de plus près. Non… non… il faut faire ça dehors ou dans une salle vide. Mais si on fait exploser la cuisine, je doute que les autres apprécient.

J’entendis l’eau qui commençait à bouillir. Je me levais alors en lui faisant signe d’attendre quelques secondes. Je pris deux tasses et rapportait la lourde bouilloire d’étain (ce qui me faisait sourire, car ma grand-mère avait la même quand j’étais petite. Je revins près de Ruth. Et commençais à verser le liquide dans les tasses au travers d’un vieux bas de nylon qui faisait office de passoire.

Pour le matériel, ça me semble correct ! Néanmoins pour les quantités… il va falloir beaucoup de sucre pour accélérer le processus de fermentation. Je ne sais pas ce que tu as comme quantité, mais plus il y aura de sucres et plus les levures vont se développer rapidement. Ce sont des petites gourmandes… Je me mis à sourire, avant de porter ma tasse de thé brulante à mes lèvres, sans être capable d’en avaler une gorgée.

Je pris son carnet et le crayon y attenant pour y noter. Je me mis à le taper frénétiquement sur la table, tout en songeant. Je crois qu’une poignée de levure pour environ quatre kilos ce serait bien. Pour la semoule, je ferais un ratio de 1 pour 4. Le problème ce sera peut-être l’eau clair… car il va nous falloir dix fois plus d’eau pour faire de telles quantités.

L’eau était la seule chose dont j’étais certaine. Une fois dans ma vie, j’avais fait de la bière artisanale. Je me souviendrais toujours que j’avais failli mourir à cause de la chaleur et que l’on avait brassé une quantité d’eau aberrante. Après tout, je ne parlais qu’avec la petite expérience de brasseuse que j’avais eu, et Ruth qui me demandait de l’aide car j’étais la seule mis à part elle, à avoir des connaissances en chimie. Mais il y avait un « hic » dans tout ça.

Mais bon… je n’en suis pas certaine à 100%. Après tout, je m’y connais plus en chimie inorganique ! Je te rappelle que les êtres vivants, ce n’est pas vraiment mon truc ! Dis-je en lui rendant son carnet.

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Ruth Horowitz
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Mar 1 Aoû - 11:10

C'est vrai qu'épargner la cuisine était une bonne idée, et qu'en cas d'incendie elles seraient mieux dehors. En plus, le temps était bien meilleur depuis quelques jours, avec la fin de l'hiver qui s'approchait. Les deux chimistes trouveraient bien un truc pour faire office de table, et elles devraient sûrement faire un feu de camp pour mettre la marmite à chauffer.

Ruth laissa la boisson infuser un moment devant elle, tout en écoutant Siobhàn émettre ses réserves quand à certaines parties de son plan. De toute façon, elle s'en doutait, toute sa réserve de sucre durement amassée allait y passer. Finalement, elle porta la tasse à ses lèvres.

« Je suppose qu'on sucre pas le thé du coup ? »

Y a pas de petites économies, comme disais souvent le père de Ruth. Elle savoura gorgée par gorgée l'infusion, en réfléchissant à des solutions pour les problèmes avancés par son amie. Elle se sentait honteuse d'avoir commit autant d'erreurs dans son plan, surtout d'erreur de débutants. Ruth posa la tasse devant elle, histoire de dégager ses mains :

« On peut aller dehors déjà, se sera mieux pour la préparation. Tu sais faire un feu de camp ? »

Cela faisait maintenant plus d'un an qu'elle n'avait pas eu besoin de faire un feu, et elle préférait laisser Siobhàn, arrivée dans le laboratoire un peu plus récemment, s'en occuper.

« On finit le thé et on s'y met ? Y a pas mal de truc à transporter si on veut se mettre dehors. »

La sourde vida la fin de son thé d'une traite, et se leva pour rassembler le matériel. Un vieux T shirt, une grande marmite, l'alambic improvisé… Ils trouvaient tous leur place sur la table de sa cuisine au fur et à mesure. Cela lui permettait de faire un dernier inventaire dans sa tête, et d'être sûre de ne rien oublier.

« On prend une des tables de la salle commune pour poser les affaires, tu m'aides ? »

Elle se leva, et pris la direction de la salle en ne laissant pas tellement le choix à l'irlandaise.

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Siobhàn O'Dell
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Sam 2 Sep - 18:14


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Ruth & Siobhàn





Avais-je déjà précisé que j'adorais Ruth et que je me sentais bien en sa compagnie. Quand nous étions ensemble, nous discutions en silence au grand dam de nos comparses du Lab, nous nous comprenions mieux que les autres même si ils avaient du mal à le concevoir. Sans compter le fait que Ruth avait un humour ravageur quand elle s'exprimait dans la langue des signes. Elle parvenait toujours à m'arracher un sourire comme en cet instant. Non, en effet, nous allions éviter de sucrer notre thé, même si la quantité que nous allions utilisé risquait de ne pas faire la différence dans notre concoction.

Quelques minutes se déroulèrent en silence. Nous réfléchissions certainement à la suite l'une comme l'autre. Faire de l'alcool de contrebande c'était un sacré travail. Ca demandait beaucoup de temps, de patience et d'énergie. Mais à nous deux, je savais qu'il était possible d'en arriver au bout. Quand, elle me demanda si je pouvais faire le feu, je sorti simplement mon briquet à silex de ma poche, tout comme ma boussole, il ne quittait jamais mes poches. Je me remis à boire un peu de mon infusion.

Ruth vida sa tasse et se leva. Sans réfléchir, je fis de même, mais je regrettais un peu de pouvoir déguster ces parfums quelques minutes de plus. Mais quand Ruth donnait des ordres, on obéissait ! C'était le chef... et ce n'était pas pour rien si elle avait été choisi comme tel. Et je la suivais sans même quelle ne me laisse le choix. Dans la salle commune, je lui fis signe de prendre la table la plus dégradée, pour ce qu'elle allait servir... Nous travailles dans le silence jusqu'à l'extérieur. Pas par choix, mais quel plaisir !

Il faut se mettre au plus près d'un point d'eau. Ce sera plus simple. Près du jardin, ce serait bien. Dis-je après avoir poser la table pour la première fois hors des locaux. On allait brasser beaucoup d'eau et être proche d'une source allait nous épargner beaucoup de voyages. Et comme ça on pourra utiliser l'eau usagé pour les plantes. Précisais-je. Oui... le jardin était un lieu qui me tenait à cœur au Lab.

Je fis signe à deux gars du Lab croisant notre chemin pour qu'ils nous aident. On était des femmes solides, mais un peu d'aide pour le transport du matos n'allait pas faire de mal. Je vais aller chercher de quoi faire le feu. Et je vais commencer à l'allumer. On se rejoint au jardin, ok? Demandais-je en attendant la validation de Ruth.

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Ruth Horowitz
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Mar 5 Sep - 23:40

Alors que les deux femmes passaient la porte du laboratoire en maintenant fermement la table, la polonaise put constater que le ciel avait décidé d'être clément, et qu'elles n'auraient pas à faire de l'alcool de contrebande sous une pluie battante, ou même un ciel grisonnant. Le déplacement leur interdisait tout signes de main, et ni l'une, ni l'autre n'avait envie de parler.

Quand Siobhàn lui signifia qu'elle s'occupait de faire le feu, Ruth compris rapidement que le transport du reste lui revenait de plein droit. Si le transport de la table n'avait pas été trop difficile, celui de la marmite et de l'eau le furent d'avantage. La force physique n'avait jamais été son fort, surtout depuis son installation au laboratoire. Son travail en cuisine la rendait chaque jour un peu plus solide, mais elle restait plutôt faible. Après un chemin difficile, elle posa enfin la marmite pleine d'eau sur la table, soupirant de soulagement.

Voyant que personne ne la regardait, elle s'autorisa à faire une petite pause pour masser ses muscles endoloris. Elle refusait systématiquement que quelqu'un la voie dans une position de faiblesse, de peur de casser son image de leader. Si elle en avait une, vu le temps qu'elle passait avec son bébé. Une fois ses muscles suffisamment en état, elle repris le chemin de la cuisine pour aller chercher le reste des outils nécessaires, et faire un dernier inventaire.

Le temps qu'elle revienne avec les bras de nouveau chargés, Siobhàn avait commencée à faire du feu. Ruth l'observa avec intérêt tout en mettant le reste du circuit en place. Des souvenirs de son enfance, et de son temps passée chez les scouts lui remontait à l'esprit. Quelques bribes de son séjour seule dans la foret, aussi, alors qu'Aaron devait mesurer à peine la taille d'un grain de raisin dans son ventre. Les premières étincelles chassèrent ses souvenirs, tandis qu'elle se préparait à transporter la marmite sur le dispositif placé au niveau du feu.

Alors que l'eau commençait doucement à se réchauffer, Ruth signa à Siobhàn :

« Tu veux pas qu'on aille prendre des chaises ? Ça pourrait durer longtemps. »


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