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Lun 24 Juil - 9:59

18 mars 2016

Dire que l’expédition s’était bien passé était un un énorme mensonge. On avait fini par rapporter la foutue pompe mais a quel prix ? Maddie nous avait accueillis comme des Dieux, enfin elle avait accueilli sa pompe comme le saint graal plutôt et Declan comme le héro qui avait tout fait.

Il faut dire que sans talkie et avec plus d’une journée de retard, ça commençait à être la panique ici de nous revoir sains et sauf. Sans Logan, en prime, pour assurer d’éventuelle sauvetage, si on s’était merdé, on était perdu. En admettant que l'on dépêche une équipe pour une ex Punishers et Monsieur Muscles qui s'aime.

Je ne dis même pas au revoir a Declan, j’ai pas envie. Je le laisse a son fan club. Maddie est déjà en train de le harceler de questions. Il racontera bien ce qu’il voudra sur ce qui s’est passé. Je m’en fou. Je me sens vide et amère.

Malgré l’épuisement je traine la patte pour aller vers chez moi. Je sais que je devrais accourir pour rassurer Avalohn, c’est d’ailleurs ce qui fait que je ne fais pas un détour par l’infirmerie alors que j’aurais peut-être bien besoin d’un point de suture ou deux. Je veux rentrer la voir mais je ne suis pas presser de l'affronter sur le fait qu'elle s'est bien gardée de me dire deux ou trois détails.

En fait il y a pas mal de choses qui clochent, je le sais. Déjà parce que je suis « au-dessus de mes moyens » avec Ava. Clairement c’est vrai qu’elle a fréquenté que des mecs avec de la thune, de l’éducation, et même si ça me pique de le reconnaitre, y’a quand même pas photo entre Declan et moi physiquement.

Y’a bien un médecin un jour qui m’a expliqué qu’à cause des carences de mon enfance, fallait pas espérer être jamais taillé comme Logan et que c’était déjà pas mal de n’avoir que ça sur la facture quand on savait que ma mère s’était piquée pendant la grossesse. C’est sûr qu’à côté d’un gosse de riche qui a toujours eu a bouffé, du temps pour faire sa gonflette et personne pour lui ravaler la gueule tous les matins, je ne fais pas le poids.

Je suis obligé de m’assoir sur le trottoir pour m’en griller une. J’ai presque arrêté de fumer, y’a que quand je suis hyper nerveux que j'ai le réflexe de sortir mon paquet de clopes. Dès fois je me dis que je suis parano à tout le temps me sentir rejeté, mais la voix de Robin ne me lâche pas.

Si ca se trouve je suis la "solution d’attente", la "roue de secours" avant qu’elle ne trouve mieux… putain si elle me fait ça je ne suis pas sur d’arriver a me relever. Après c’est vrai que depuis qu’elle est revenue avec moi, je dors dans le garage, j’ai pas l’impression qu’elle se sente impliquée quand Logan veut bien nous laisser Octavia qui est marrante comme tout…. Ensuite après ce qu’elle a vécu c’est normal qu’elle veuille que je garde mes distances non ?

En fait je n’arrive pas a me rassurer. Le fait qu’elle ne m’ait pas parlé de Declan est difficile a encaisser. C’est ridicule d’un coté, mais de l’autre je me sens vraiment pris pour un con. J’écrase ma clope, je passe par le garage poser des affaires et m’essuyer un peu. Pas la peine qu’elle ne voit que je suis blessé.

*Parce que tu crois vraiment encore qu’elle en a un truc a foutre ? t’es un gagnant toi !*

J’ouvre la porte de la maison, il est tard, je ne sais pas si elle dort où pas, si elle s’est inquiétée ou pas… Je finis par la trouver endormie dans le canapé. Je reste à la regarder une pette minute. Oui elle est belle, mais pas seulement, et oui je ne suis pas la hauteur de ce qu’elle pourrait avoir. Ça me rend infiniment triste de m’en rendre compte. Heureusement que je suis doué pour vivre dans le déni.

Malgré ma blessure, je la soulève avec précaution pour l’emmener dans sa chambre. Ce canapé est traitre pour la nuque, j’en sais quelque chose. J’ai pas mal essayé avant de me re installer dans le garage. J'ai fait le deuil qu'elle m'accepte un jour dans sa chambre. Je n'ai pas trop de mal a monter les escaliers avec mon petit fardeau plongé dans le sommeil.

Je la dépose doucement dans son lit avant de rabattre la couette sur elle. Je ne dois pas être assez doux car, malgré mes précautions, elle ouvre un œil. Je lui dépose un baiser léger en lui disant.

« Ne t’inquiète pas, c’est juste moi, je suis rentré… tu peux te rendormir. »

J’ai très envie de parler de Declan mais ce n’est pas le moment, en admettant que cela puisse l'être un jour. Je lui caresse le visage puis je me redresse pour la laisser se reposer.

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Lun 24 Juil - 14:44

Avalohn avait essayé de lutter comme elle pouvait contre le sommeil, attendant avec impatience qu'Isha revienne à la maison. Elle n'avait pas beaucoup aimé le fait que Declan et lui se retrouve tout les deux ensembles pour une mission, et encore moins d'après une idée de Maddie. Cette rousse lui tapait sur le système, si en plus elle commençait à créer des problèmes, malencontreusement, le poing de la Bronxarde irait se retrouver dans le nez de la rouquine si elle commençait à chercher des noises à sa meute.

Mais malheureusement, la tatouée n'avait pas pu résister à s'écrouler sur le canapé. Morphée était un type beaucoup trop irrésistible et elle était tombée dans son piège, comme une adolescente enamourée. Elle était dans un sommeil profond, lorsque que quelqu'un l'a saisit pour la soulever. Avalohn aurait pu reconnaître cette odeur, ces bras, ce touché et cette présence entre mille. Les yeux encore fermés, elle se laissa prendre dans ses bras, le sourire caché. La journée avait été longue.

Elle s'était ennuyée de lui. Beaucoup. Elle avait inspecté toutes les armories de cette foutue maison beaucoup trop grande lorsqu'elle était seule, avait compté les dalles du carrelage dans la cuisine, avait passé du temps à fumer des dizaines de cigarettes, avait trouvé des vieux magazines de mariages qui conseillaient si il fallait porter du blanc cassé ou du blanc crème. Elle n'avait rien compris et c'était amusé à dessiner des petites cornes de diables sur les nanas.

Il la déposait sur son matelas confortablement et tira sa couette confortable sur elle. Elle rouvrit les yeux en bougonnant un peu et en se tortillant délicatement. Il déposa un baiser rapide sur sa bouche.

« Ne t’inquiète pas, c’est juste moi, je suis rentré… tu peux te rendormir. »

Juste lui… Il plaisantait? Il passa sa main sur son visage avant de se redresser. Avant qu'il ne puisse, elle passa ses bras autour de son cou en l'attirant contre elle. "Juste lui"… Elle souriait en le tenant contre elle, s'allongeant avec lui dans les bras. Elle ne le lâcherait pas ce soir, elle n'avait pas eu sa dose de Cornwell journalière.

- Non, maintenant que tu es là, je n'ai pas vraiment envie de dormir si tu vois ce que je veux dire.

Elle fourra son visage dans son cou en déposant ses lèvres sur sa peau matte, écartant ses jambes pour les enrouler autour de lui et ne pas le lâcher. Cette position était un poil excitante, mais Avalohn avait besoin de le sentir contre elle. C'était dur de dormir loin de lui. C'était une bonne chose de réapprendre à se connaître, et tout le tralala qui suivait, mais ça lui manquait un peu. Beaucoup… Elle embrassait son cou avec sa douceur habituelle qu'elle lui réservait rien qu'à lui.

- Tu m'as manqué. Beaucoup trop. Et bizarrement tu me manques de plus en plus… tu crois que c'est normal ça?

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Lun 24 Juil - 17:40

Je sens son bras passer autour de mon cou et m’attirer vers elle. Malgré la fatigue, les blessures, tant physiques que moralzs, elle est toujours aussi tentatrice que tentante.

Elle me tire doucement contre elle, dans cette position que j’adorais tant. C’est presque naturellement que je me replace, presque en cuillère contre elle. Nous en avons passé des nuits et des nuits dans cette position quand nous devions dormir dans notre lit trop petit de General Motors. En fait malgré l’horreur qui allait avec, malgré le stress des Punishers, ce tout petit lit me manque. Peut être parce que j’avais ma place dedans. Celui où nous sommes me parait immense à côté. Pourtant, je ne suis pas toléré ici alors qu,e plus que du sexe, c’est être près d’elle qui me manque le plus.

Je lui souris quand elle me dit qu’elle n’a pas envie de dormir. Elle a pourtant l’air épuisée. Elle cache son visage dans mon cou et commence a me déposer des baisers. C’est doux, c’est agréable après l’avalanche de malchances que je viens de vivre. Je ne connais pas le mot pour dire qu’elle m’enlace avec ses jambes, mais j’ai un petit koala sexy qui est en train de jouer avec le feu. Sauf que le feu n'est pas vraiment là ce soir.

« Tu m'as manqué. Beaucoup trop. Et bizarrement tu me manques de plus en plus… tu crois que c'est normal ça? »

Je lui caresse la nuque. En fait je suis en train de me rendre compte d’une chose bien plus grave que l’histoire de Declan. J’ai failli ne pas rentrer…. J’ai failli la laisser seule sans personne d’autre qu’Harvey et Loboss pour veiller sur elle. J’ai failli foirer ma promesse. Ma voix n’est pas assurée, je n’aime pas ça. Elle détestera encore plus. Je la serre fort contre moi, très fort, trop fort.

« S’il te plait, j’ai... je crois que j’ai besoin de rester un peu ici ce soir… »

Je reste une minute dans son coup avant d’enchainer avec un sourire.

« Et promis je garde le pantalon. »

Cette petite phrase anodine fait échos a tant de ces petites choses qui ont fait notre histoire. A cette belle inconnue que j’ai prise dans mon lit alors que je ne supportais même pas d’être touché. Qui a su me faire accepter, petit à petit, sa présence et son tempérament volcanique. A toutes ces nuits où je pensais que j’allais juste exploser mon pantalon de cuir à rester à ses cotés sans pouvoir lui faire l’amour. Je me redresse pour la regarder. Je vais mal, c’est un fait. Mais elle a toujours été ma bouée de sauvetage. Sauf qu’à cause de Declan, j’ai l’impression que mes doigts glissent le long de cette bouée et que je n’arrive plus à m’y accrocher.

« Je sais qu’on avait dit doucement a ton rythme, mais…. »

Mais quoi ? je suis aussi ridicule qu’un chien qui gratte a la porte parce qu’il ne veut pas retourner dans sa niche. Après tout c’est un peu ce que je suis non ? Je desserre mon étreinte et me redresse. J'essaye de me reprendre.

« Excuses moi, je n’aurais pas dû te faire chier. Ces dernières 48heurs ont été longues. Je vais me laver et te laisser un peu tranquille. Surtout que je ne dois pas sentir la rose. »

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Lun 24 Juil - 18:51

« S’il te plait, j’ai... je crois que j’ai besoin de rester un peu ici ce soir… »

Il la serra contre lui, tout contre lui, comme elle l'aimait. Elle ferma les yeux en souriant, sentant son souffle contre la peau de son cou. Le retrouver était une sensation à chaque fois nouvelle, une délivrance, une libération qu'elle s'offrait. Un privilège où il devait être le bienvenu tout contre elle. Toujours.

« Et promis je garde le pantalon. »

Elle lui fit une petite tape sur son omoplate en riant doucement à sa blague merdique. Même si très souvent il lui tapait sur le système avec ses blagues foireuses, elle aimait plutôt bien ça. Et quand il partait autant de temps, ce n'était que pour apprécier ces parties de lui qui la faisait tellement craquer.

« Je sais qu’on avait dit doucement a ton rythme, mais…. »

Redressé au dessus d'elle, il planta ses yeux dans les siens. Elle eut ce demi-sourire qu'elle lui réservait spécialement pour lui. Elle passa ses doigts dans sa chevelure noirs en minaudant comme une adolescente. Mais? Mais quoi? Que voulait-il ce soir, à ce moment là, à cet instant? Elle l'écoutait, elle attendait, suspendue à ses lèvres.

« Excuses moi, je n’aurais pas dû te faire chier. Ces dernières 48 heures ont été longues. Je vais me laver et te laisser un peu tranquille. Surtout que je ne dois pas sentir la rose. »

Il n'allait pas bien, elle le sentait. Éreinté, dégoûté de ce monde qui tombait en ruine, fatigué… Mais Avalohn était là, maintenant. Elle prendrait soin de lui, quoi qu'il ce passe. Elle se dégagea de son étreinte, caressant la joue d'Isha avec tendresse et amour, au dessus de lui. Elle lui sourit amoureusement, en lui déposant un baiser de ses lèvres pulpeuses.

- Quelle idée de vouloir me laisser tranquille… Je vais me marier avec un idiot.

Elle aimait bien le dire. Lui dire à lui. Que dans un futur assez proche, dans pas trop longtemps, ils allaient tout les deux se promettre de ne jamais se quitter, d'être là l'un pour l'autre. Plus pour le sens que la forme. Et elle aimait ça. Elle déposa deux-trois baisers volés sur ses lèvres avant de se lever, encore dans le sommeil dont elle venait de se réveiller.

- Restes dans ma chambre autant que tu veux, baby. Je reviens, ne bouges pas. D'accord? J'ai une surprise pour toi.

La phrase résonnait derrière elle, qu'elle dévalait les escaliers comme une enfant. Elle n'avait pas chaumé elle non plus pendant son absence. Elle avait fouillé partout, et avait trouvé une vieille préparation à pancake dans les placards de la cuisine et une tablette de chocolat. Elle se souvenait bien qu'Isha adorait ça, oui, il l'avait dit pendant un de ses délires lorsqu'il était sous cocaïne. Cette pensée la glaça, et repenser à cet enfer ne lui faisait pas particulièrement du bien. Elle souffla par le nez en allumant le gaz de la cuisine.

Elle prit une des petites casseroles et une des poêles, après avoir pétrit la pâte tout l'après-midi et l'avoir laissé au frais toute l'après-midi, couvert d'un torchon propre. Elle s'était dit avec effroi qu'elle devenait une bonne petite femme à marier, et avait hésité à tout balancer à la poubelle. Mais l'amour à ses raisons que la raison ignore…

Pendant que le chocolat fondait dans la casserole, elle essaya tant bien que mal de pouvoir faire des ronds corrects avec la nourriture. Sans grand résultats… Elle se dépêcha de les empiler un à un dans une petite assiette ronde et de verser le chocolat, balancer les ustensiles qu'elle laverait dans l'évier le lendemain, prit des couverts et remonta les escaliers quatre à quatre. Elle arriva dans la chambre, espérant pouvoir lui donner un rayon de soleil dans sa journée noire. Elle grimpa sur le lit en se mettant à califourchon, fière comme une enfant de son travail d'artiste, l'assiette entre les deux protagonistes.

- Et comme on dit en France "Bon appétit".

Elle lui fit un sourire un peu gêné.

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Mar 25 Juil - 4:13

Je lui souris quand je la vois partir avec enthousiasme et dynamisme. Je préfère la voir comme ça. Pas la peine qu’elle comprenne que je n’ai failli ne pas revenir et que j’ose ne pas aller bien alors qu’elle va être ma femme. Je ne lui obéis pas malgré ma peur de ne plus être accepté dans cette chambre. Je passe prendre des vêtements propres rapidement et me laver. Je la bénis d’avoir laissé une bassine d’eau pleine dans la salle de bain car je n’aurais pas eu le courage d’aller en chercher dans l’état où je suis. Deux jours de galère pour une mission censée durée quelques heures tout au plus. Au moins on aura bientôt l’eau courante. J’espère que Maddie ce n’est pas foutu de notre gueule sur ce coup-là. Dans le miroir je regarde l’étendue des dégâts. Je lave comme je peux mes blessures et opte pour un t shirt a manche longue pour cacher la misère. J’enfile vite un boxer et un pantalon pour retourner là où j’étais censé rester.

Je la "sens" arrivée avant qu’elle n’apparaisse. Elle bondit presque dans le lit avec une assiette pleine de… de pancakes au chocolat ?!!!!!!! Je reste incrédule à regarder ce petit miracle. Elle a l’air fière d’elle !! Elle peut. Je n’arrive pas à bien enregistrer les informations. Je regarde l’assiette, puis elle, l’assiette, puis elle… je fini par faire un large sourire en comprenant que je ne suis pas en pleine hallucination et qu’elle a vraiment réussi à faire mon plat préféré alors que c’est presque impossible de nos jours...

« Bonneu Appetieuh. Tu as vu je parle un peu Français moi aussi. C’est tellement beau et ça sent tellement bon que je ne suis même pas sûr d’oser en manger… ni de savoir comment te remercier. T’as vraiment trouvé du chocolat !! du vrai chocolat ? »

En fait elle ne peut pas imaginer à quel point ça me touche. A part Logan, il n’y a jamais personne qui s’est pris la peine d’en faire pour moi. Je commence a me dire que ce n’est pas impossible que Declan ai juste menti pour foutre sa merde. Elle m’en aurait parlé sinon comme elle m’a parlé d’Ethan. Je me sens minable avec le super "souvenir" de notre aventure… une couverture au logo du parc aquatique et un aimant avec des dauphins dessus. Plus pourri tu meurs, surtout à coté de pancakes au chocolat.

Je ne résiste pas a mettre le doigt dedans pour gouter. C’est presque aussi bon qu’un orgasme.

« Bordel !! Je me souvenais pas que c’était aussi bon. Goutes moi cette tuerie !»

Je veux lui faire gouter de la même façon avant de me rendre compte que c’est peut être pas une très bonne idée de lui donner mon doigt à lécher. J’essaye de faire marche arrière rapidement en cherchant un truc pour rattraper cette maladresse.

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Mer 26 Juil - 18:47

« Bonneu Appetieuh. Tu as vu je parle un peu Français moi aussi. C’est tellement beau et ça sent tellement bon que je ne suis même pas sûr d’oser en manger… ni de savoir comment te remercier. T’as vraiment trouvé du chocolat !! du vrai chocolat ? »

Avalohn retint son rire en posant son poing sur sa bouche, un soubresaut lui secouant les épaules. Elle essayait réellement de ne pas s'esclaffer quand il parlait français, même si c'était réellement tordant. "Un peu" était le mot, mais "français" n'était pas un bon terme. Elle détourna le regard en essayant de ne pas trop rire et calmer sa conscience pour ne pas se moquer de lui.

Oui, elle avait réellement trouvé du chocolat entre cinq toiles d'araignées et des boulettes de poussière qui avait été presque impossible à retirer de ses cheveux trop longs. Elle soupira en le voyant si heureux. Ça la remplissait réellement de satisfaction d'avoir pu servir à quelque chose dans cette baraque. Comme un enfant, il goûta avec son doigt avant de s'exclamer bruyamment et avec joie. Le sourire maternel s'étendait encore plus sur le visage de la Bronxarde, la tête penchée en l'admirant.

« Bordel !! Je me souvenais pas que c’était aussi bon. Goutes moi cette tuerie !»

Elle le regardait lui tendre son index entouré de chocolat fondu. Il paniqua au bout d'une demi-seconde, le doigt levé vers elle. Elle plissa ses yeux alors qu'il retenait son geste, prit dans sa main son poignet en amenant l'objet en question près de sa bouche. Elle y passa consciencieusement sa langue dessus, avant de passer le doigt dans sa bouche. Le geste était plus que provocateur et était intentionnellement sexuel. Elle déposa ses yeux bleus dans ceux d'Isha, un clin d'oeil au bout des cils.

Elle se redressa en essuyant le coin de ses lèvres avec son pouce, un sourire presque innocent à ses commissures.

- C'est vrai que ça a des vertus aphrodisiaques ce machin.

Un luxe que peu de personne pouvait se payer de leurs jours. L'Apocalypse impitoyable avait supprimé des plaisirs évidents des vies normales. Elle soupira en se cambrant vers l'assiette, saisissant les couverts pour en couper un bout. La position laissait à penser à bien plus qu'un coupage consciencieux de pancakes dorés.

Skye se releva vers Isha, à califourchon sur lui, la fourchette tendue vers lui.

- Et tu me racontes ton périple? Ou tu veux qu'on passe à la partie marrante où on s'amuse un peu plus?

Elle restera ses jambes autour de lui, un frisson dominateur lui parcourant l'échine.

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Jeu 27 Juil - 17:10

Je me soumets à son étrange petit jeu avec autant de curiosité que de méfiance. Pour le moment Ava a été plutôt taquine sans se douter à quel point résister à ses provocations peut me couter. Je ne suis pas du genre à attendre ni à me contenter d’un amour chaste. Aussi choquant que cela semble paraitre au vu du contexte, j’ai une libido qui hurle de frustration de cette situation quasiment intenable.

Combien de fois j’ai failli craquer. Maintenant je me souviens aussi de ses reproches, du fait qu’elle avait le sentiment que je contrôlais tout, que je lui forçais la main. Par amour pour elle, j’ai mis une énorme partie de moi en cage. Parce que je ne veux jamais qu’elle se sente forcée, je ne veux pas qu’elle me subisse ni qu’a aucun moment où nous pourrons enfin refaire l’amour elle ne pense à Greg et ses connards qui l’ont violentée.

J’essaye vraiment de lui donner tout ce qui lui avait toujours manqué, j’essaye d’être patient. Mais je ne suis pas un moine. Quand elle se balade dans la maison en dessous sexy ou quand elle me colle comme ça c’est à chaque fois très limite que je ne sois pas plus « pressant » dans mes gestes et mes paroles… enfin surtout dans mes gestes.

J’ai toujours hyper peur de me planter dans les signes. De la croire prête comme à la saint valentin, alors qu’elle ne l’est pas. Après ca me perturbe aussi qu’elle différencie autant son corps du reste. Genre si j’aime son corps c’est pas forcement l’aimer elle. Ca reste un tout non ?

Après elle avait vraiment eu des mots forts quand on s’est retrouvé après Général Motor. J’avais été saisi qu’elle puisse penser qu’elle n’était qu’un incubateur ou un vide couilles après tout ce que j’avais fait pour elle.

Du coup dans le doute, maintenant, je me cantonne a ce qu’elle veut-elle. Enfin, j’essaye. J’aimerais bien dire que ça se passe bien, mais j’ai un truc dans mon pantalon qui n’est pas vraiment d’accord sur ce point-là.

Pour le moment je tiens bon et je la laisse faire en prenant sur moi. J’ai deux petits soucis, outre le fit que cela va faire 5 mois que nous n’avons pas couché ensemble. Le premier est que, de part un fâcheux incident avec des motards qui m’ont pris pour une poupée gonflable, j’ai un peu de mal a me laisser manœuvrer dans un lit. Même si ça s’est arrangé avec elle, au point que je ne risque plus de la saigner dès qu’elle me touche, je ne suis pas encore bien à l’aise dans certaine position. L’autre est que je suis plutôt dominant et que j’ai dû mal a accepté de laisser cette place. J’accepte de manger quelques boucher en la regardant bien dans les yeux. Je suis presque sûr qu’elle ne peut pas avoir oublié toutes ses nuits sans capotes ou ma langue avait été gourmande d’autre chose que de chocolat.

Au bout d’un moment je n’y tiens plus, je prends l’assiette qui finit vite sur la table de chevet avant que je ne fasse un renversement de situation. Je me retrouve au-dessus d’elle et ce n’est plus de pancake au chocolat dont j’ai envie.

« Je n’ai pas envie de parler de cette journée, pas maintenant… c’est d’autre chose dont j’ai envie… »

Je la domine complétement et je mentirai de disais que je n’aimais pas ça. J’essaye de me retenir de ne pas juste fondre sur elle. Je lui bloque les mains au-dessus de la tête dans cette position qui me fait juste péter une durite, je suis penché sur elle, mes lèvres encore parfumé de chocolat contre les siennes, le souffles court de sentir ses seins se coller contre mon torse à chacune de ses respirations.

« Avalohn dis-moi stop très vite, sinon je ne vais pas savoir arrêter… »

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Dim 30 Juil - 20:18

Lorsqu'Isha envoya l'assiette sur la table de chevet un peu violemment, qui saisit Avalohn pour la remettre sur le lit, elle eut ce rire, si rare et si précieux, pour lui. Elle laissa échapper ce son complice et intime, pendant qu'il bloqua ses mains au dessus de sa tête, bien fermement. Elle le regardait tendrement, amoureusement. Elle ne pouvait pas rêver de mieux. Elle ne se posait même pas la question. Il était évident à sa vie. Il était juste Isha Cornwell, et tout ça valait tout l'or du monde. Il se baissa pour déposer des baisers gourmands sur ses lèvres, lové contre elle.

« Je n’ai pas envie de parler de cette journée, pas maintenant… c’est d’autre chose dont j’ai envie… »

Elle s'en doutait. Elle lui sourit avec toute sa volonté de lui dire qu'elle lui appartenait. Qu'elle voulait avancer avec lui, pour lui. Qu'il était sa famille, son âme soeur. Elle en aurait pleuré de joie sur le moment, l'aurait serré contre elle très fort, lui aurait dit tout ce qu'elle voulait avec lui au creux de son oreille, qu'il s'endorme contre elle. Qu'il puisse toujours se sentir bien, qu'elle puisse le regarder sombrer dans le sommeil, être apaisé.

Il colla son torse sur sa poitrine généreuse, soufflant de plus en plus contre elle.

« Avalohn dis-moi stop très vite, sinon je ne vais pas savoir arrêter… »

Elle ferma les yeux en lui rendant un autre baiser, plus ardent et langoureux. Elle enroula ses jambes aux siennes comme un serpent autour de sa proie. Elle saisit sa lèvre inférieur en les mordant doucement, faisant durer le moment dans le feu de la passion. Elle continua à descendre ses lèvres pulpeuses sur le coin de ses lèvres, sa mâchoire, son cou…

- Et toi ne me dis pas ce que je dois faire, ça serait dommage de stopper ça là, tu ne crois pas?

Elle laissa un bleu rosé sur sa peau, marque qu'il était bien pris et à elle. C'était sa façon de le marquer sensuellement, de lui rappeler qu'ils étaient désormais deux dans cette vie. Skye vivait en lui comme il vivait en elle. Deux feux de forêt qui se rejoignent pour tout consumer. C'était évident.

- Tu m'as tellement manqué, Isha. Tu n'imagines pas. À quel point. Quand tu es loin, je me sens incomplète.

Elle non plus n'aimait pas beaucoup les discussions pendant les préliminaires. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher de lui dire. C'était un besoin, vital, comme la poudre au nez ou une piqure dans le bras. Elle voulait lui dire plus mais elle se retint, plantant ses grands yeux bleus dans les siens, en priant qu'il puisse comprendre sans phrases ni paroles.

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Mar 1 Aoû - 3:54

Le signale avait été donné, et c’est brasque presque brutalement que je la débarrasse de tous ses vêtements. Je reste de longues minutes à la contempler nue, à redécouvrir chacun de tatouages, à grogner sur chacune de ses nouvelles cicatrices. Je ne suis pas doux ni délicat dans mes gestes, cinq mois d’abstinence, saupoudrés des revirements pas toujours compréhensibles pour moi, d’Avalohn, ont eu raison de ma douceur. Ses refus rendent ce moment plus animal que tendre et ce n’est pas forcement comme ça que je voyais notre reprise de notre vie sexuelle. A force d’avoir été le chien à ses pieds, mon instinct a envie de la posséder.

Elle est belle, divinement belle. J’aime son corps couvert de tatouages à ma merci, même si je me brule à son tempérament de feu, qu’elle me rappelle constamment qui est le clébard et qui est la Louve, ce soir, cette nuit, elle est à moi, juste à moi. Je n’ai pas envie de la préserver comme de la porcelaine fine, pas envie de penser à Greg, ni au mariage ni a rien d’autre...

Sans crier gare je fonds sur elle comme un rapace sur sa proie. Après mes yeux, c’est au tour de mes doigts et de ma langue de reprendre possession de ce temple dont les portes m’ont si souvent été fermées. La fatigue, ma blessure, et mon envie de sexe n’arrivent pas gâcher mon plaisir de prendre mon temps cette fois pour la torturer. Je savoure de la voir se débattre pour obtenir plus, de la sentir prête à aller plus loin, alors que je repousse cet instant. J’aimerais dire que c’est un juste retour des choses et que je fais ça par vengeance d’avoir été envoyé dormir sur le paillasson depuis des nuits et des nuits alors que je n’avais besoin que d’une chose : qu’elle arrête de me mordre et me laisse dormir a ses coté. Mais en fait, j’ai peur que cela soit juste la façon dont j’aime faire les choses. Je n’y peux rien, je suis comme ça.

Je me rends compte que je le lui en veux quand même, et c’est peux être a cause de cela que je change d’approche. Mes caresses se font plus intenses et je la sens jouir sous mes doigts. Au lieu d’arrêter, je continue sans lui offrir un seul moment de répit, encore et encore. C’est peut-être tordu, mais c’est ma façon de remettre pas mal de choses à leur place dans ce lit de « marquer mon territoire » peut être. En fait je suis obnubilé par une chose : était-elle comme ça avec Declan ? Et s’il n’avait pas mentit ? Et si à lui aussi elle a fait ses regards enamourés ? Pense t’elle a lui a cet instant ? Va-t-elle le voir quand je suis dehors a risquer mon cul pour ses besoins ? Robin se fout de ma gueule. Ça n’aide pas.

Le jeu s’arrête là car je sais d’avance que je ne saurais pas aller plus loin sans mettre les choses a plat. Je m’en veux de gâcher le moment, surtout si ce con se l’est joué gros mytho.

Sans crier gare je sors du lit prendre une clope dans ses affaires et l’allumer. Même si j’ai presque arrêté de fumer, c’est plus fort que moi dès que je suis nerveux, j’ai besoin d’en griller une. Je prends le temps de tirer une bonne bouffée, debout a côté du lit, avant de lui demander enfin ce que m’a empoisonné l’esprit.

« Avant d’aller plus loin, dis-moi, y’a pas un truc que t’aurais oublié de me dire par hasard ? »


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Lun 7 Aoû - 13:12

Essoufflée et avec cette envie bestiale de lui, de le retrouver, sans attendre, il s'arrête. Il se lève, trifouille dans les affaires posées en vrac. Il sort une cigarette, le bruit du briquet clipse, le foyer s'allume. Avalohn se redresse sur ses bras, ses cheveux collant à son corps nus. Dans la nuit noire, dans cette chambre, dans cette maison si paisible, quelque chose cloche. Il ne va pas bien. Et ça, ça la tue.

Elle calme son souffle doucement en remettant en place ses mèches folles. Elle regarde cette ombre qu'elle a tellement admiré. Qu'elle aime tellement. Le silence ce brise, et un barrage s'ouvre en elle quand ils prononcent ces quelques mots.

« Avant d’aller plus loin, dis-moi, y’a pas un truc que t’aurais oublié de me dire par hasard ? »

Si il savait, tout ce qu'elle avait envie de lui dire. Une dispute va encore éclater ce soir? Non. Elle n'a pas envie. Elle regarde par la fenêtre où la lune scintille doucement. Elle pense à son tatouage sur ses clavicules. Le seul astre qui peut la guider, lui montrer le chemin dans l'obscurité. Toujours a bougé, à ne jamais être pareil, mais à éclairer les voies les plus sombres et les plus mélancoliques. Elle dépose ses yeux sur le haut de ses seins, où l'encre joue les sept cycles sans crier gare.

Alors il sait. Ce crétin de Declan n'a pas pu tenir sa langue bien longtemps, et à l'égo du plus fort, monsieur est un professionnel. Elle le détestait pour ça. Les lèvres de la jeune Bronxarde tremblent doucement. Elle frémit. Elle a froid, sans son homme. Sans Isha. Sans l'homme qui lui donnera son nom de famille. À qui elle s'est promise, pour toujours. À qui chaque matin, pour le réveiller lui murmura au creux de son oreille qu'elle l'aime, du bout de ses doigts comme au creux de ses reins. Qu'elle fera rire à chaque minute, qu'elle chérira pour le reste de ses jours. À celui à qui elle donnera des enfants.

Son mâle alpha.

- Avant, il y a pas mal de temps, je suis sortie avec Declan. On n'a pas cherché à aller plus loin. Ça a duré plusieurs mois, il m'a plaqué pour aller à Détroit. Ça s'arrête là, Isha. Il m'a blessé dans mon égo, je n'avais pas réellement de sentiment pour lui. Je l'ai croisé il y a quelques jours. Il fait partie de mon passé. Mon présent et mon futur, c'est toi maintenant. C'est toi.

Elle se gratte nerveusement le bras droit. Elle avait encore fauté. Et à quel prix? Avalohn est une roulette russe. Un jeu dangereux. Elle s'en voulait. Elle plante ses dents dans sa lèvre inférieur, ses mèches lui cachant le visage.

- Pardon. Pardon pour tout ça. Je sais que je ne fais pas les choses biens. Je suis désolée pour toutes ces choses horribles que j'ai pu faire ou dire.

Une petite lumière s'allume dans les pupilles de la tatouée. En fait, la question d'Isha la transperce de plein fouet. Elle se rétracte sur elle même, pliant ses jambes nues contre elle, calant son front sur ses genoux, plantant ses ongles dans ses biceps. Elle se serre fort. Trop fort… Oui. Elle avait oublié tellement de chose.

- Je suis une sale racaille du Bronx. Je suis une mauvaise graine, pas quelqu'un de très bien. J'ai fais des conneries. J'en fais encore. Mais tu me rends meilleure, au plus profond de moi. Tu me rends heureuse. Tu me donnes une raison de me lever le matin. Je suis chez moi quand tu es là, je suis en sécurité quand tu marches dans la maison et que le plancher craque… Pardon.

Elle relâche sa propre étreinte, pour se lever dans une lenteur douloureuse. Elle a envie de tout effacer et recommencer. Nue, devant lui. Elle n'a aucune protection. Elle lui tend une main vide, comme si elle tenait quelque chose dans sa paume.

- Moi je te donne mon âme.

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Whatever I feel for you. You only seem to care about you. Is there any chance you could see me too? 'Cause I love you. Is there anything I could do. Just to get some attention from you? In the waves. I've lost every trace of you. Where are you?

    (c) crackle bones
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Lun 7 Aoû - 18:55

Je ne sais pas quoi penser devant les paroles de ma femme. Je le regarde dans toute sa beauté sauvage, elle est superbe, elle a un pouvoir que personne d’autre n’a jamais eu sur moi. Sauf que je me brule trop. Parfois je me demande à quel point elle joue avec moi. Ma logique m’empêche de bien comprendre ce qui se passe dans sa tête.

Ses mots, ses actes, d’un jour à l’autre, tout change et c’est compliqué pour moi de suivre. Je sais qu’elle a vécu l’enfer même si les mots d’Evah raisonnent encore dans ma tête. Cette pétasse à réussi à me foutre le doute aussi. Voulait-elle vraiment faire passer le bébé s’il avait été là à General Motors ? Se moque t'elle de moi?

Je me rends compte, aussi, d’un truc, malgré la colère qui me ronge de m’avoir pris pour un putain de con avec Declan, elle est seule. Enfin, je me comprends, elle est pas seulement seule dans sa chambre ce soir, elle a juste dresser des murailles entre elle et les autres dans Fort Hope. Elle ne parle avec personne, elle ne s’implique pas dans la vie de la communauté autrement qu’avec ses bêtes. Elle ne cherche pas le contact ou à se faire des amis. Sauf avec le pire connard que la terre ait porté. Elle ne se rend pas compte de la pression insoutenable qu’elle me met en se comportant comme ça. Et dire qu'elle me reprochait de la mettre en cage, mais la cage, là, c'est pas moi qui lui impose.

Où est la louve sure d’elle qui allait au-devant des autres qui n’avait peur de rien parce qu’elle se savait la reine du monde ? Je sais que ce qu’elle a traversé a été traumatisant, mais elle ne peut pas exiger plus de patience que je ne lui en donne déjà. Putain, je fais paillasson, ceinture, et pushing ball avec joie, il n’y avait qu’un truc que j’aurais aimé : assez de loyauté pour éviter que je me retrouve dans une situation de merde face a son ex sans avoir toutes les cartes en mains.

« Tu n’arrêtes pas de ma saouler avec Ethan, je vis en permanence avec son fantôme de perfection sur les talons, et t’es pas capable de me parler de l’autre trou du cul qui s’est pas gêné pour tout me balancer dans la tronche en jubilant. T’as pensé quoi ? Que je ne le saurais jamais ? Ou tu avais un truc a cacher de pas en causer de lui ? Putain Ava, si tu t’intéressais un peu a ce qui se passe en dehors de cette maison tu saurais que ca chie entre moi et ce con, et que pour le coup, tu lui as donné un arme pour m’en foutre plein la tronche. Si a un seul moment je lui en colle une, tu sais ce qui va se passer? Logan va juste me jeter dehors. Alors tu sais quoi ? C’était p’être pas le bon soir, je crois que je suis trop énervé là donc autant pas aller plus loin. Content que t’es pris ton pied, mais moi je retourne là où tu m’a cantonné depuis des semaines, panser mes plaies et me pieuter. Bonne nuit ! »

Ce soir ce n’est pas elle qui me dégage de sa chambre, c’est moi qui vais à la niche tout seul. Je sais que je suis dur, peut être injuste, mais j'ai mal et pas seulement à ma blessure. J'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour un dindon. Je sais que ca me passera mais pas ce soir.

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