Escape game [Pv : Olivia]



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Knowledge can change our fate
Aaron Blynk
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Mer 26 Juil - 17:03

Mes pas foulent le sol graveleux, ce dernier est recouvert de détritus, de feuilles mortes et de morceaux de matériaux en tous genres. Que cela soit du verre, du bois ou des résidus de pierre, tout est là pour encombrer le sol. Chaque pas est ainsi, pas totalement silencieux, souvent accompagné d’un petit bruit sourd, quel qu’il soit. La dernière fois que je suis sorti du lab pour une mission, c’était avec un homme que je ne connaissais que peu. Je l’avais vu une ou deux fois dans le laboratoire avant de finalement lui proposer une sortie. Heureusement que je suis du genre social, je n’imagine pas sinon... Notre mission aura été très enrichissante mais ce dernier, m’a conseillé de chercher à faire d’autres missions du même genre avec d’autres personnes du laboratoire. Il m’a conseillé une certaine Olivia, qui a selon lui de très bonnes capacités de survie elle aussi. Ecoutant son bon conseil, j’avais guetté un peu partout dans le labo une fille qui répondrait à ce nom. Et ce matin même, j’ai réussis à la trouver, ne tardant pas à lui expliquer ma situation ; nouveau, connais personne, envie de bouger, ça te tente une balade ? Bien entendu, dans une monde pareil, une balade signifie bien une chose ; sortir et fouiller tout ce qu’on peut, espérer ramener des trucs utiles pour le labo et ses réfugiés. C’est ainsi que maintenant, j’avance doucement avec Olivia près de moi. Je lui lance un léger coup d’œil et souris légèrement.

- Merci d’être venu. Promis, tu ne le regretteras pas, je suis sûr qu’on trouvera des trucs sympas et que tu pourras en profiter un peu.

Je lui laisse l’embarras du fois. Après tout, je ne connais pas vraiment les environs, elle doit être venue dans ce quartier bien plus souvent que moi. Mes doigts se serrent doucement sur ma hache, tandis que j’observe ma nouvelle compagne de mission. Aujourd’hui, j’ai laissé Shadow au laboratoire, première fois que nous sommes séparés depuis si longtemps. Je pense que cela ne lui plait pas vraiment mais je me suis dit qu’aujourd’hui, pour cette mission, je ne l’emmènerai pas avec moi. Mon attention se reporte vers la ruelle. Je suis assez soulagé de constater qu’elle est pour l’instant très vide, très calme et surtout, silencieuse.

- Tu as une idée d’un endroit à fouiller ? Une zone ou un bâtiment que tu as souvent lorgné sans oser t’y aventurer ?

Je regarde autour de nous, venant pousser du pied une cannette vide. Dommage, celle-ci ne finira pas dans nos estomacs. Je n’ai jamais été très soda mais je me dis qu’aujourd’hui, il serait très appréciable de trouver un truc à se partager. Je ne connais pour le moment aucun mal que la nourriture ou la boisson ne puissent soigner !

- T’as pas envie qu’on se trouve genre un vieux distributeur de bouffe avec des trucs dedans ? Je me rêve d’une barre chocolatée …


J’essaye d’établir une discussion, de nous trouver des points communs, de la faire rire avec mes stupidités habituelles. Je suis véritablement fier de ma bêtise, elle permet de faire sourire un peu les gens, de leur faire oublier les horreurs que nous avons tous dû traverser pour en arriver là… Si mon frère avait été là il m’aurait frappé doucement sur l’épaule pour me faire taire, je lui aurais surement donné trop faim avec mes rêvasseries. Mais c’est vrai que si j’avais su plus tôt que tout ça arriverait, je me serais gavé de sushis et de hamburgers, j’aurais même offert à ma chienne une montagne de steaks pour la récompenser de tout ce qu’elle avait toujours fait pour moi jusque-là ! Maintenant nous voilà tous, nous survivants, à devoir bien galérer pour manger correctement. Si je n’avais pas de chien, je pense que les quelques portions de croquettes que je trouvais parfois à Shadow au début de l’apocalypse, j’aurais pu les manger tellement la faim était intense. Je suis sûr que certains survivants peu débrouillards rêveraient d’avoir quelques trucs peu comestibles à se mettre sous la dent actuellement.
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Olivia Castillo
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Dim 30 Juil - 10:54

Lorsqu'Aaron était venu la trouver, Liv était perdue dans ses pensées. Elle feuilletait un bouquin que sa sœur lui avait conseillé, sans trop lire les lignes de ce dernier. Même les images sur la biochimie moléculaire ne lui parlait pas, et elle ne comprenait pas grand chose aux tableaux qui y étaient affichés. Difficile de comprendre pourquoi et comment sa grand sœur arrivait à lire ce genre de truc, et même à retenir ce qu'il y avait de marqué. Elle en avait fait sa carrière, par miracle, songea Liv en soupirant bruyamment. D'une main préoccupée, elle la porta à ses côtes pour se gratter la plaie toujours en train de cicatriser qui s'y trouvait. Le bandage fait par Rajesh l'empêchait de vraiment soulager les démangeaisons de la cicatrisation. L'angoisse.

Du coup, l'arrivée du petit nouveau était une véritable aubaine lorsqu'on y pensait ! Liv n'hésita pas bien longtemps à accepter, et ce fut comme ça qu'ils se retrouvèrent tous deux à Grosse Pointe, pour fouiller un quartier. Si il lui assura qu'elle ne regretterait pas cette sortie, la blonde ne put s'empêcher de pouffer de rire. « Je ne sais pas pourquoi tu essais de me convaincre que tu vaux la peine, mais tu es pas obligé de te donner ce mal. » Lui assura-t-elle avec un froncement de sourcil qui l'interrogeait. S'il se disait qu'il fallait convaincre les autres de la nécessité de sa présence ici, Olivia n'était pas celle auprès de qui il fallait plaider. A dire vrai, elle s'en moquait.

« Un distributeur ? » L'interrogea-t-elle avant de faire une moue. « Il y a bien un endroit... » Commenta-t-elle. Mais la situation était tendue, elle ne s'y aventurait pas seule, parce que le batiment était bondé de rôdeurs. Elle ne savait pas depuis combien de temps, mais des plaisantins en avaient enfermés une bonne vingtaine ou trentaine dans le premier étage d'un immeuble de travail. Le genre qui regorgait justement de distributeur en tout genre, que ça soit de cannettes ou de gourmandises comme le voulait Aaron. Sauf que ça semblait dangereux de s'y aventurer.

« Suis-moi. » Lui ordonna-t-il fermement. Il voulait lui laisser la main pour se faire bien voir, il n'allait pas être déçu du voyage. Liv pouvait se montrer assez autoritaire, voire intransigeante, dans ce genre de moment. C'était l'occasion de montrer à ce Aaron quel genre de partenaire elle était. Pas celle qu'on choisissait lorsqu'on formait une équipe, à part si on cherchait après ses talents particuliers. D'ailleurs, personne ne savait vraiment au campement des choses sur son ancienne vie. Nora et elle faisaient bien attention à ne rien dire, ou à rattraper si une boutade était faite. Il n'y avait bien que Darren pour se douter de quelque chose, mais avec le temps, les deux étaient devenus proches.

Même Jordan, qui avait pourtant son affection, n'était pas mise au parfum. A part si sa sœur pour qui elle avait un crush lui en avait touché deux mots, mais Liv en doutait. Bref, ils approchèrent devant le batiment, et Liv désigna les grilles fermées, et le rez-de-chaussé. On ne voyait rien à l'intérieur, à cause du temps et de la crasse, les intempéries ayant salies l'endroit. « Là-dedans, il y a tout le chocolat que tu veux. » Commenta-t-elle à l'homme en croisant les bras sur sa poitrine. Son poignard à sa ceinture, elle tourna ses yeux bleus vers Aaron : « Il y a aussi un tas de morts. » Elle haussa les épaules. « Si tu es motivé, on peut essayer. »

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Aaron Blynk
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Lun 21 Aoû - 11:23

J’observe le bâtiment montant vers le ciel et doucement, une hésitation me saisit. Toute cette mise en danger est-elle justifiée pour des bonbons ? Après tout, je me connais. Je sais que je peux sans mal jouer la carte de la sécurité.  Il ne nous est pas obligatoire de monter les étages, là où il doit y avoir des merdes du genre zombies affamés, enfermés par les précédents voyageurs qui ont foulé de leurs pas incertains le sol de cet immeuble. Mon plan est simple ; je veux entrer là-dedans, rester en bas et bloqué les accès aux escaliers si cela n’est pas déjà fait. Après tout, il doit bien y avoir une petite pièce détente pour tous ceux qui sont en bas et je suis certains qu’il y avait des machines à café et des confiseurs dans cette salle justement. Je me tourne ainsi, doucement vers Olivia. Mon hésitation me paraît sans fin alors qu’en réalité, tout cela ne se déroule qu’en quelques secondes.

J’hésite, parce que normalement, je fais ce genre de bêtise avec mon ainé ainsi qu’avec mon chien. Hors là, ni l’un ni l’autre ne sont présents. Je suis pour ainsi dire, en pure terrain inconnu et cela ne va pas en me rassurant, c’est certain. Pourtant, cette fille semble belle et bien débrouillarde et cela me donne un peu plus confiance en la situation. Je lui accorde un léger sourire et hoche la tête. D’un pas décidé, j’attrape ma hache et avance avec prudence. C’est avec une grande lenteur que j’ouvre la porte au verre fissuré. J’entre tout aussi doucement et me dirige aussitôt vers les portes des escaliers. Celles-ci sont barricadées solidement, chaines et tables, rien ne peut passer. Que cela soit pour descendre ou pour monter. Les seuls dangers que nous pouvons trouver ici sont des zombies enfermés dans les placards. Mais en soit, tout à l’air assez calme ! Mon regard se pose soudain sur une poubelle vidée au sol. Une étrange envie me prend, alors que j’attrape le bac de plastique, que je me mets à remplir avec tous les déchets que je trouve par terre. Je nettoie ainsi le sol et le bureau abandonné de l’accueil. Ce dernier est fixé au sol et ainsi, il n’est pas renversé. Mais tout ce qu’il y a dessus a été jeté par terre. Je ramasse ainsi l’écran, la souris et même le clavier, avant de tout remettre en place sur le bureau, de façon minutieuse. La pièce est assez vide évidemment, alors le rangement de ce lieu abandonné semble plutôt rapide. Je m’arrête alors que je me frotte les mains l’une contre l’autre pour en faire tomber la poussière et fixe Olivia. Un nouveau sourire enfantin m’échappe tandis que je l’observe.

- Excuse-moi, une pulsion… J’avoue en avoir marre de trouver les endroits où l’on va sans dessus-dessous. Oui d’accord, c’est l’apocalypse, mais peut-être que ça rassurera les prochains venus de constater que le chao n’a pas sa place absolument partout !

Je suis un grand enfant. Cela n’a jamais vraiment changé et ne changera sans doute jamais. Mon regard s’oriente finalement vers un couloir un peu plus éloigné. J’en distingue d’ici plusieurs portes simples, mais toutes, fermées.

- Il doit y avoir une salle de détente avec ce que l’on est venus cherchés.  Je lui lance un nouveau regard et souris. Je lui ai proposé de mener l’expédition, alors faisons ça jusqu’au bout. Je m’incline délicatement, presque galant. Après toi !
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Olivia Castillo
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Sam 2 Sep - 10:22

Olivia enjamba le verre brisé. Ses talons écrasèrent des éclats dans un bruit caractéristique. Elle tenta de s’habituer à la pénombre ambiante et essayer de discerner ce qu’il s’y passa. Pas une activité, c’était prévisible, mais du bruit de ci de là. Ses yeux se posèrent sur la porte condamnée, avant de revenir au reste de l’endroit. Ce fut Aaron qui attira finalement son attention lorsqu’elle le vit se pencher par terre pour commencer à faire du rangement. Fronçant les sourcils de surprise, elle se garda bien de dire quelque chose en regardant l’homme. Est-ce qu’elle avait accepté une sortie avec un maniaque de la propreté complètement taré ? Elle le laissa faire en s’étonnant qu’il soit encore en vie avec des tocs comme celui-ci…

Sa justification la laissa tout bonnement sur le cul. Liv s’était attendue à tout, mais pas à ce qu’il lui réponde presque effrontément en étant pas peu fier de son œuvre. Ce type était probablement fini à la pisse, ou quelque chose comme ça. Si elle mit un certain temps à lui répondre, elle ne put s’empêcher de le faire cependant au bout d’un moment :

« Alors toi… t’es con. » Lui lança-t-elle en se détournant de lui, comme si l’épisode était terminé et qu’ils pouvaient passer à autre chose.

Elle s’avança au bout de l’espace pour chercher une porte ouverte, sans grand succès, avant qu’Aaron ne lui indique le bout d’un couloir en lui expliquant qu’il devait probablement y avoir ce qu’ils voulaient là-bas. Elle fronça un sourcil avant de le regarder de haut en bas :

« Tu as l’intention de nettoyer tout l’immeuble ou on a une chance d’échapper à ça ? » Lui rétorqua-t-elle un peu froidement en prenant les devants.

Elle s’avança au bout de ce dernier, passant une main sur chaque porte qu’elle croisait pour tenter d’y entrer. La majorité était clairement verrouillée, mais Olivia eut la chance de pouvoir rentrer dans un bureau ainsi que dans un placard laissé à l’abandon. Pas grand-chose à y trouver malheureusement, la chasse n’était clairement pas bonne. Et même si ça n’enchantait pas Aaron, il valait mieux monter dans les étages et ne pas avoir fait tout ça pour rien. Ses yeux se posèrent sur l’homme avant de revenir vers lui, et elle lui désigna de la tête les chaines qui entouraient la porte :

« Il va falloir dégager ça et monter. » Lui annonça-t-elle en s’approchant.

Son pied de biche se coinça dans le cadenas, et elle donna plusieurs à-coups violent pour le faire céder. Liv n’était pas des plus fortes, mais elle s’en sortait comme ça. Finalement, l’objet éclata d’un coup, et elle le dégagea en laissant Aaron jouer de ses muscles pour libérer l’espace. Ça n’allait pas être une partie de plaisir, mais s’il y avait des bonbons à la clé, ça valait totalement le coup.

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Aaron Blynk
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Dim 17 Sep - 17:57

En tendant l’oreille avec un minimum d’attention, on peut entendre les plaintes. Les plaintes et les grognements de tous les infectés à l’étage, ces grouillants, qui même enfermés depuis surement plusieurs jours, semaines voir mois, ne sont toujours pas morts de faim. A croire qu’ils se bouffent entre eux pour survivre, ou pire encore, qu’ils n’ont même pas besoin de manger pour rester en vie. Je jurerais pouvoir percevoir d’ici, le bruit traînant de leurs jambes à moitié arrachés, les gargouillements sinistres de leurs gorges à moitié déchiquetées et ouvertes. La voix de la belle blonde retentit et me fait même sursauter. Sa froideur me surprend, me ferme même soudain, comme une huître. J’aurais espéré que notre excursion se passerait sous un soleil plus radieux, plutôt que sous un violent et soudain vent glaciale. Frigide.

J’avance doucement à sa suite, ma fidèle hache bien serrée dans le creux de ma paume, je lui emboite simplement le pas. Elle vérifie chaque porte, pour essayer d’ouvrir afin d’y trouver derrière, quelques chose d’intéressant. Mais il n’y a pourtant rien à y faire, s’ils y a des bonbons dans le coin, ils semblent s’être très bien cachés. Le bas de cet immeuble semble vierge de tous types de friandises, ce qui vient légèrement à faire déchanter nos estomacs qui auraient bien profités de quelques bonbecs acides ! Liv fait ainsi demi-tour, revenant sur nos pas pour quelque chose qui me semble pas mal irresponsable. Mes pas foulent le carrelage sale et par endroits défoncés, alors que l’on revient à notre point de départ, le halle d’entrée de notre bâtiment. Armée de son pied de biche, elle s’avance jusqu’à la porte barricadée avec une grosse chaîne. Étonnement, je sais ce qu’elle va faire et quand bien même, je trouve sincèrement qu’il s’agit d’une mauvaise idée, je n’interviens pas en mal dans ses actes. Je viens même en soutien et étonnement, je pense qu’il s’agit d’une question d’habitude. Avec mon frère … A défaut de réussir à lui éviter les ennuis, je me contente de l’en sortir une fois qu’il y a sauté à pieds joints. Après quelques coups assurés de pieds de biches et une pression de ma part sur la porte, cette dernière s’entrouvre. Assez pour qu’elle comme moi, ayons la place de passer. Elle m’a informé qu’une vingtaine de zombies environ étaient à l’étage de cet immeuble. A deux, cela peut s’avérer faisable si nous nous débrouillons assez bien. J’observe la fente peu éclairée et me tourne vers la blonde.

- J’entre en premier… Fais attention à toi.


Heureusement, je suis de corpulence moyenne. Ni trop gros, ni pas assez. Si j’avais eu la carrure de mon frère, ma poitrine bonnet C m’aurait empêché de passer, mais là, même si mon torse frotte contre la porte, je peux me faufiler avec aisance. Le bruit qu’elle a fait a dû alerter les zombies du coin, mais heureusement pour nous, le bâtiment n’est pas trop ancien et les escaliers sont assez lumineux pour discerner les formes et ainsi, être sûr que pour le moment, je ne vois ni n'entends aucun infecté dans le coin. Je m’avance un peu, afin de laisser à miss Castillo la place pour me rejoindre. L’air droit, posture assurée, je tiens au creux de ma paume ma hache. J’avance doucement, montant les marches l’une après l’autre, sans me presser. Mes sourcils sont froncés alors que je reste sincèrement concentré pour ne pas rater la présence d’un nuisible s’il y en a un. Il y a, au bout de cet escalier, une nouvelle porte. Elle est simplement fermée et cela semble suffire à retenir les infectés car en effet, je n’entends rien qui s’acharne contre la porte, mais j’entends pourtant bel et bien ces saloperies de l’autre côté. Nous sommes assez silencieux, je pense qu’ils ne nous ont pas encore remarqués. Pourtant, j’attends Liv près de la porte. Je m’approche doucement d’elle et murmure au creux de son oreille.

- On monte d’un étage supplémentaire pour voir s’ils sont moins nombreux en haut ? Ou on tente par ici ?
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Olivia Castillo
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Hier à 14:32

Est-ce que ça valait vraiment le coup ? Des bonbons contre sa vie ? Si elle aimait ça, elle n’était pas persuadée de vouloir sincèrement tenter sa chance. Elle laissa Aaron rentrer dans l’espace consacré, et attendit qu’il lui donne son feu-vert pour s’y glisser à son tour. Rentrant le ventre, bombant le buste, elle fit de pouvoir y rentrer dans se faire mal. S’habituant à la pénombre ambiante, elle posa une main sur l’épaule de l’homme pour lui signifier que c’était bon pour elle : elle était prête.

Puis, elle prêta l’oreille à ce qu’il se passait au-dessus. Des bruits, des gargouillements, le pas lourd et traînant de créature, des grognements leur parvenant des canalisations non loin. La pression monta d’un cran, venant se poser sur ses épaules. Bonne ou mauvaise idée, finalement ? Est-ce que ça valait vraiment le coup ? Aaron avait repris son sérieux le plus complet, et semblait disposé à la suivre, à rester sur son idée. Elle ne savait pas si elle devait lui en être reconnaissante ou non, du coup. Mais maintenant qu’ils y étaient, ça serait dommage de reculer.

Gravissant les escaliers jusqu’à l’étage, Liv fit attention d’être vraiment silencieuse pour ne pas attirer l’attention de ceux qui étaient dans le coin. En parvenant sur le premier palier, elle avisa la porte d’un regard perçant, comme pour essayer d’y voir à travers alors que c’était impossible. La question d’Aaron la sortit de ses pensées : une vingtaine de rôdeurs c’était gérable. Mais plus ? Et si la dernière fois, le compte avait augmenté ? S’ils se laissaient surprendre, ou dépasser, d’une manière ou d’une autre ?

« Faisons un rapide état des lieux. » Suggéra-t-elle.

Elle leva les yeux au ciel. Les portes n’étaient pas fermées, là où ils étaient. Ça voulait dire qu’ils pouvaient sortir de là à tout instant, et les prendre à revers. Elle ne voulait pas que ça arrive, mais elle ne pouvait pas non plus lutter contre. Prenant les devants cette fois, elle monta les marches qui la séparait du dessus, et arrivée à l’étage, planta son oreille contre la porte pour vérifier qu’il n’y avait pas du bruit derrière.

Rien. Mais elle avait peur de se fourvoyer. Elle avait peur que les bruits de ceux d’en-dessous couvrent ce qu’il se passait ici. Il fallait y jeter un coup d’œil pour être sûr, non ? Sa main sur la poignée, elle tira dessus avec le plus de lenteur et de douceur possible dans l’espoir de pouvoir voir. La lumière pourrait attirer l’attention, mais la probabilité pour que ça ait vraiment une inciden-

Liv n’eut pas le temps de finir de penser. La porte grinça bruyamment, et elle eut à peine le temps de lever le regard qu’elle repéra deux yeux vitreux se précipiter contre le bois qui les séparait. Une main décharnée perça dans l’ouverture en tentant de la saisir. Les doigts se refermèrent sur le vide, elle eut tout juste le bon réflexe de se reculer, avant de claquer violemment la porte pour briser l’os de ce bras. Ce dernier sorti de la peau flétrie, et un autre coup brutal termina de le rompre et d’arracher la peau. Le membre tomba, elle referma la porte en entendant lutter de l’autre côté…

Et s’agiter en bas.

« Chié ! » Cracha-t-elle en relevant le regard vers Aaron. « On monte ! » Ordonna-t-elle en lui désignant l’escalier à nouveau.

Drôle de réflexe, mais dans l’urgence et avec l’improvisation, il ne fallait pas espérer mieux. Surtout quand ils entendirent distinctement la porte du dessous s’ouvrir, et les râles se firent plus précis encore. La cavalerie arrivait. Sauf que c’était celle des morts pour le déjeuner.

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