When saviors need to be saved




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Knowledge can change our fate
Joey Desrosiers
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Mer 9 Aoû - 13:36

Je sais bien qu’il aurait mieux valu que j’évite d’aborder le sujet du baiser, mais ça a été un peu plus fort que moi. Je suis pas une experte en matière de couple, encore moins de mariage donc, mais je sais bien qu’il y a des choses à ne pas faire, et embrasser une quasi-inconnue en fait partie. Ses yeux ne quittent plus les miens, ça a un petit côté dérangeant, mais pas tout à fait désagréable. Une nouvelle fois, il fait un truc qui me surprend totalement, et je reste immobile alors que je sens ses doigts glisser sur ma joue, et coincer une mèche de cheveux derrière mon oreille. C’est quoi ça encore ? J’ai du mal à détacher mon regard, même si je sais que le bon sens voudrait que je me recule, pour reprendre une distance raisonnable. A sa petite remarque, je finis par baisser le regard, et esquisser un sourire amusé. Il aura finalement réussi à me dérider un peu avec ses conneries.

C’est marrant, parce que c’est exactement le genre de trucs que je pense à propos de moi-même, et il n’existe aucun univers, post-apocalyptique ou non, où je me verrais enfiler une belle robe blanche pour promettre à la même personne de l’aimer inconditionnellement jusqu’à la fin de ma vie. Est-ce que l’être humain est vraiment censé s’attacher à une seule personne, et s’y tenir sans flancher ? C’est un peu le genre de concept qui me passe au-dessus de la tête, je l’admets volontiers, et si mes quelques amies féminines n’arrêtaient pas de me dire que je pensais de cette façon parce que je n’avais pas encore trouvé celui ou celle qui me ferait changer d’avis, je ne les ai jamais vraiment crues pour autant.

Quoiqu’il en soit, les doigts d’Isha n’ont toujours pas quitté ma joue, y laissant un sillon chaud, et quand il reprend la parole en prononçant mon prénom, je remonte une nouvelle fois mon regard vers lui. Quand il annonce avec un naturel déconcertant qu’il a envie de m’embrasser une nouvelle fois, un léger sourire en coin étire une nouvelle fois mes lèvres, et je me retiens de le mettre au défi d’essayer, pour voir s’il risque effectivement de se manger une gifle, ou pas. Sa main finit par quitter ma peau, mais je n’ai pas l’impression qu’il se recule pour autant, et il me semble bien trop proche pour que ce soit anodin et innocent. Je me mordille la lèvre inférieure, et essaye de rester concentrée encore quelques instants, le temps de finir les soins que je suis en train de lui faire. Il ne reste pas grand-chose, vraiment, c’est juste l’histoire d’une minute ou deux. Quand la plaie est propre, je me dis qu’il faudrait sans doute y faire un ou deux points de suture et y poser un bandage, mais je doute que l’un d’entre nous ai ce qu’il faut sous la main. De toutes façons, s’il reste tranquille, j’imagine que ça devrait aller.

Je laisse tomber le morceau de tissu souillé de sang au moment où il reprend la parole, me proposant un jeu à boire. Il croit quoi, qu’on est étudiants, et qu’on va se soûler à mort en picolant du champagne ? Mais il a à peine finit sa proposition de jeu qu’il enchaîne déjà en me demandant si je préfère qu’il tente un truc. Je crois que je préfère cette proposition-là, effectivement, et le fait qu’il soit aussi proche m’empêche sûrement de penser de façon cohérente et logique. Je reste à le regarder sans parler pendant ce qui ressemble à une éternité, à me demander vaguement ce que ça ferait de moi, si j’embrassais un type qui m’a avoué qu’il allait bientôt se marier. Il n’y a sans doute qu’un seul moyen de le savoir. Je me penche un peu, il n’y a pas une bien grande distance à parcourir, alors que je m’appuie sans m’en rendre compte d’une main sur lui. J’ai l’impression de le sentir se crisper sous mes doigts, mais ça ne m’interpelle pas plus que ça, et je coince ses lèvres entre les miennes, un peu plus sagement, mais pas trop non plus, qu’il l’a fait lui-même un peu plus tôt. Et cette fois encore, ça me fait un petit quelque chose que je n’avais pas vu venir.

Au bout de quelques instants, je me recule sans pouvoir retenir un petit sourire amusé, et je m’enfonce dans le canapé, un peu plus loin. J’attrape ma bouteille, que j’ai l’impression d’avoir délaissée depuis trop longtemps, et je la porte à mes lèvres en buvant une longue gorgée. Il me faut quelques secondes de plus pour glisser un regard vers Isha, et quand mes yeux rencontrent les siens, je désigne sa bouteille d’un geste bref du menton : « -Commence ! » Finalement, je suis plutôt partante pour son petit jeu à la con, ça nous évitera peut-être de faire des conneries qu’il serait susceptible de regretter le jour de son mariage. La bouteille en main, je vais caler mon dos à l’autre bout du canapé, et m’installe en tailleur, en tirant sur le peignoir pour qu’il cache tout ce qui devrait échapper à l’œil du brun. Une fois installée, je l’encourage d’un signe de tête, me rendant compte que la fatigue que j’éprouvais avant son arrivée à totalement disparue.

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Mer 9 Aoû - 13:46

Visiblement, elle aussi a ressenti la tension qui règne ici. La façon qu’elle a de me regarder, ses mains qui ralentissent leur mouvement sur mon torse... pendant quelques secondes le temps se fige et puis, sans crier gare, et contre toute attente, elle franchit la petite distance que j’avais laissé entre nous. Je dois dire que c’est loin d’être désagréable et que je ne reste pas passif devant ce soudain rapprochement qui s’achève beaucoup trop vite à mon gout. Sans le savoir elle est en train de jeter un allumette dans une poudrière. Elle a vraiment du bol que j'ai une formation de moine en ce moment, car je pense que sinon je ne l'aurais pas laisser s'enfuir aussi vite.

Je reste à la dévorer des yeux avec un sourire en coin pendant qu’elle se recule avec une sorte de triomphe amusé qui est loin de me déplaire. J’aurais vraiment bien aimé la retenir et « approfondir » cette étreinte, mais je dois me reprendre. Elle a raison, je suis presque marié. Aussi superbe et étourdissante puisse t’elle être, il faut que je renonce avant que la limite soit véritablement franchie.

En fait, je crois qu’au-delà de son physique et de son humour, il y a aussi le fait qu’elle a des gestes … je cherche mes mots, c’est pas seulement doux, en fait... non c'est plus que dans son attitude, elle arrive a me donner l’impression que si je crève ou si je me fait du mal, ça pourrait avoir de l'importance pour elle, enfin du genre elle n'en aura pas complétement rien a foutre. Je ne sais pas si je suis bien clair, parce qu'en fait ca ne l'est pas trop pour moi non plus. Mais sa façon de me soigner ou de s’inquiéter pour moi sur le bateau c'est assez inédit. C’est d’autant plus étrange que non seulement qu’elle ne me connait pas, mais que là plus part des gens avec qui je vis ne prête pas autant d’importance que cette petite nana.

Avec gaieté et cette pointe d’autorité qui me donnerait vraiment envie de commencer une joute pour voir si je pourrais lui faire rendre les armes sous une couette, elle me demande de lancer les hostilités du jeu. Elle a un air provocateur en me regardant, bien calée dans la banquette. Son coté sure d’elle me donne envie de relever le challenge :

« Finalement je te sens très joueuse… »

Je reste a la détailler avec un sourire en coin. Je suis particulièrement doué à ce jeu. Les arnaques de mon vieux et le poker font que j’ai toujours été fort pour les déductions.

« Prépare-toi a boire toute ta bouteille d’un coup. Alors, je dirais que tu ne vies pas seule, tu dois faire partie d’une communauté suffisamment importante pour t'offrir un certain confort, tu as l’air de manger à ta faim et de dormir sans avoir à trembler à chaque bruit de brindilles cassées. Je dirais que tu n’as jamais tué personne qui n’était pas déjà moisie, ou sinon ça reste un cas unique. Ensuite, tu es du genre à vouloir sauver l’humanité, sinon tu n’aurais pas plongé pour sauver la gamine comme tu n’aurais même pas pensé aux autres moribonds. Tu as l’esprit d’équipe, puisque tu n'as pas abandonné ces mecs dans la barque pour t’assurer que j’avais bien vu ton ravisant petit doigt en revenant à la nage. Si on ajoute ça ta façon adorable de te montrer diaboliquement autoritaire et le fait que tu saches soigner, je dirais que tu devais être infirmière militaire ?»

Je la regarde avec un petit air de triomphe. Ouai ok, je suis fier de moi.

« Alors Mademoiselle Joey, combien de litres dois tu boire ? Et ne t’inquiète pas s’il n’y en a pas assez, on a un placard plein de cadeau client a notre disposition. »


Je lui fais un clin d’œil impatient d’avoir le décompte de ce qu’elle doit boire.

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Joey Desrosiers
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Mer 9 Aoû - 14:20

J’ai du mal à faire disparaître le petit sourire qui étire mes lèvres, et sentir le regard d’Isha peser sur moi, et voir un sourire similaire au mien sur son visage, ne me facilite pas la tâche. Je me mordille la lèvre inférieure, avant de boire une petite gorgée de champagne sans quitter le brun des yeux. Il a l’air amusé, à moins que ça ne soit autre chose, je n’en sais trop rien, et je dois bien reconnaître que la façon qu’il a de me regarder à cet instant présent ne me laisse pas totalement indifférente, même si je ne le lui admettrais jamais. Si j’étais ce genre de nana, je suis certaine que j’aurai pu me mettre à rougir à ce moment précis. Quand Isha me dit que je suis plus joueuse qu’il ne l’imaginait, je me contente de hausser plusieurs fois à la suite les sourcils, sans me départir de mon petit sourire en coin, alors qu’il me regarde une nouvelle fois un peu trop longuement pour que ce soit innocent.

Finalement, il se laisse tenter par le jeu, et d’un air sûr de lui, comme s’il m’avait réellement percée à jour, Isha se met à lancer ses hypothèses, sur ce qu’il croit avoir deviné de moi. Je le laisse parler, j’essaye de rester neutre, mais je crois que je souris toujours, un sourire qui s’élargit d’ailleurs quand il me parle de ce geste très délicat et poétique que j’ai eu quand il m’a largué dans la barque. Je suis étonnée de constater qu’il n’a pas tort sur toute la ligne, et au contraire, qu’il a l’air de m’avoir plutôt bien observée. Il a juste, sur quasiment toute la ligne, et je sais d’avance que je ne ferai jamais aussi bien que lui. Tant pis, je me contenterai de picoler, c’est bien aussi. Quand Isha termine finalement en me demandant combien de litres je dois boire, je lui adresse un nouveau sourire : « -Okay…bien joué. Mais je vais pas être la seule à boire sur ce coup. A la tienne ! » Je tends ma bouteille vers la sienne, comme pour trinquer, avant de boire plusieurs longues gorgées.

Je devrais peut-être lui dire qu’il a vu juste, et que j’ai effectivement rejoint un groupe quelques mois plus tôt, une communauté à laquelle je commence vraiment à m’attacher, contre toute attente. Je ne sais pas si on peut vraiment dire que je suis du genre à vouloir sauver l’humanité, mais c’est vrai que je ne sais pas tourner le dos à une gamine en détresse, à n’importe qui qui aurait besoin d’aide, en fait. On m’a appris à sauver les gens, ou à tout faire pour en tout cas, alors c’est difficile de laisser quelqu’un dans le besoin en fermant les yeux. Je trouve ça amusant qu’il me trouve autoritaire, ce n’est pas vraiment comme ça que je m’imagine, au contraire. Quoiqu’il en soit, plutôt que de lui dire ce qu’il a vu juste, ou pas, je le laisse dans le flou, c’est plus drôle.

Après avoir bu ma part, je place la bouteille entre mes jambes en tailleur, avant de fixer à mon tour Isha en plissant les yeux, longuement. J’essaye de me souvenir de tout ce qu’il m’a montré de lui depuis que je me suis réveillée dans la cage. « -Bon…je pense que… » Silence. Mouais, ça ne commence pas très bien. Allez Joey, tu peux faire mieux. Je sens que je vais être nettement moins à l’aise que lui dans ce petit jeu. Bon, et après tout, tant pis si je me foire, le but est quand même qu’on finisse torchés, non ? « -Je pense que tu es un petit crétin beaucoup trop téméraire pour ton propre bien, qui prend un peu trop de risques trop facilement. T’as pas peur de te salir les mains, même pour venir en aide ou défendre des nanas que tu connais depuis 5 minutes. Tu te sers de l’humour comme d’une défense, ou pour calmer tes nerfs. Et en plus de ça, t’es pas drôle. » Je m’arrête trois petites secondes, le temps de lui tirer la langue, comme une vraie gamine, avant de réfléchir encore quelques secondes à ce que j’ai pu remarquer d’autre. « -T’étais le genre de mec qui enchaînait les nanas avant de trouver la perle rare, visiblement. Des nanas d’une nuit, mais pas de relation sérieuse. Pour ce qui est de ton métier, j’avoue que je n’en ai aucune idée…visiblement, défoncer leur moteur ne t’as posé aucun problème, tu t’y connais peut-être en mécanique…mais tu sais aussi ouvrir des cadenas, et des portes sans clé. T’étais sacrément sûr de toi à ce sujet sur le bateau, donc j’imagine que tu dois être rodé sur ça. » Je fais une nouvelle pause, en réfléchissant une nouvelle fois pour essayer de me souvenir d’un détail en plus. Je me repasse dans la tête tout ce qui s’est passé depuis que mon regard noisette s’est posé sur lui, sur notre escapade de la cage, la libération des autres, leur montée dans la barque, et…ah oui. « -Oh, et…je pense que je te laisse pas totalement indifférent. » Je le regarde aussi sérieusement que je le peux, avant d’esquisser un sourire en coin, un brin provocant.

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Jeu 10 Aoû - 14:42

J’ai le plaisir de la voir sacrement boire mais elle préfère se la jouer perfide en ne me disant pas ou je me serais planté. Serait-ce qu’elle ne porte pas la blouse blanche ? Ou est ce qu’elle n’a plus de camp, d’où sa présence ici ? Voilà un mystère bien intéressant à percer. Moi aussi, pour le coup je suis joueur et plus il y a de difficultés, plus je suis motivé. Je trinque avec elle et prend ma gorgée de champagne, je commence à m’habituer au gout de ce truc.

J’attends avec une impatience amusée, et un peu stressé aussi, de savoir comment elle me perçoit. J’essaye de me rassurer sur le fait que psychopathe ou serial killer ne seront pas au programme. Elle ne m’a pas l’air d’être suicidaire, ni d’être sur ses gardes, c’est donc qu’au fond, elle a suffisamment confiance en moi pour estimer que je ne pourrais pas lui faire du mal.

Cette déduction est logique compte tenu que je l’ai quand même un peu aidée sur le bateau. Si j’avais voulu la tuer, elle ne serait jamais revenue à elle dans la cage, pire, je l’aurais abandonnée à son triste sort. Mais là plus part du temps mes intentions passent complétement inaperçues, oblitérées par le fait que, pour moi, la faim justifie les moyens. Alors forcément qu’elle n’ait pas peur de moi au point de flirter ne peut que m’intriguer.

Je reste à la fixer avec intérêt quand elle commence a partager ses intuitions. Je manque d’éclater de rire en la voyant me fixer tel un inspecteur de police. Je prends la pose, la bouteille à la main, pour l’aider à trouver l’inspiration. Après un départ hésitant elle se lance avec justesse. Je reste à la regarder avec malice, en fait je m’amuse sacrement. Et puis, je lui montre bien que, moi, au moins, je suis bon joueur. Sans la quitter des yeux, j’avale une gorgée après chaque hypothèse correcte.

Un petit crestin trop téméraire… mouai… une petite gorgée, on va admettre. C’est plus que je ne réfléchis pas toujours et que mon instinct est foireux.

Pas peur de me salir les mains. Si elle savait, bien sûr que si j’ai peur, personne de mentalement bien constitué ne peut faire ce que je viens de faire sans était d’âme. Sauf que j’ai pas le choix, parce que si je ne le fais pas, ce sont d’autres qui payeront le prix de ma lâcheté. Rien que de repenser au regard torturé de Logan, je sais que j’irais jusqu’au bout de mon choix, aussi horrible soit-il. J’avale donc ma gorgée.

Pour l’humour, oui ok, … et une autre gorgée ! Elle chasse rapidement mes idées noires avec son tirage de langue. Par contre je ne bois pas quand elle me dit que mes blagues ne sont pas drôles.

« Vu que j’ai aperçu une brune sexy sourire de mes blagues, j’imagine qu’elles peuvent être au moins un peu drôles pour certaines personnes, à toi de boire donc… »

J’évite de lui dire qu’elle doit bien être la seule à sourire de mon humour. Ma louve titre la tronche ou me hurle dessus à chaque fois que je lâche une blague, et forcement comme ça me rend nerveux… j’ai tendance a sacrement l’agacer avec ça. J’imagine que ça fait aussi parti des choses qui font que je ne suis même pas toléré dans sa chambre.

J’aurais enchainé les nanas… Putain comment elle a fait pour deviner ça. Moi qui pensais que tout était loin derrière. Pour le coup j’en prends une bonne gorgée qui en vaux presque deux.

Quand elle part en conjonctures, sans vraiment rien affirmer sur mon taff, certainement pour espérer que je lâche des infos, je reste avec un petit air narquois à la provoquer avec un grand sourire.

« Si tu poses des questions, c’est toi qui bois, n’oublies pas, et pour que moi je picole, il faut affirmer … là je suis dubitatif Mademoiselle Joey, vous interrogez ou vous allez arriver à des conclusions fermes et définitifs quand à ma potentielle profession ? Ce n’est pas clair pour le petit crétin stupide que je suis. »

Oui j’aime la taquiner ? Et alors, on en fait rien de mal non ? C’est juste un innocent petit jeu à boire.

Elle prend un certain temps pour lâcher sa dernière affirmation. Elle ne me laisserait pas totalement indiffèrent… je reste à la regarder avec intensité car cette phrase ne me semble pas si innocente que ça, et je dois me tempérer pour ne pas y voir un alléchante invitation. Je sens bien qu’elle me titille à sa façon. Je levé doucement la bouteille pour presque la finir. Je ne suis pas le genre de type que l’on provoque à la légère et je crois qu’elle a une réponse claire quant à mon intérêt pour elle.  Je plonge mes yeux dans les siens, avec un petit air victorieux. Par contre je commence à me dire que le champagne n’est peut-être plus traitre qu’il n’y parait, j’ai intérêt à faire gaffe si je veux pas finir pompette.

« Satisfaite ? On passe à la deuxième manche ? »

Je me penche vers elle et sans réfléchir je me lance :

« Tu n’as pas froid aux yeux, que ça soit avec les mecs ou avec les merdes. En fait je dirais même que tu es sûre de toi. Tu n’as pas dû te prendre beaucoup de râteaux dans ta vie, et visiblement, tu as réussi a survivre jusqu’ici, ça te donne forcement une certaine confiance. Malgré le fait que tu saches que j’étais un Punisher, que tu penses que je ne suis pas le genre de type à hésiter à tuer, et que tu ne me connaisses pas, tu es venue boire avec moi. C’est une sacrée prise de risques que beaucoup auraient éviter. »

Mais pas elle, mais après, c’est pas le truc qui m’étonne le plus chez elle.

« Avec les mecs, je ne t’imagine pas rester à faire la potiche timide dans ton coin si tu remarques un type qui t’intéresse, je te vois plutôt y aller cash sans perdre ton temps en badinage. Et je t’imagine bien te lasser aussi vite que ça a commencé. Pas de fiancé ou de petit ami sérieux. Que des coups d’un soir.»

Je fais une petite pause pour me caller dans le fauteuil qui a certainement plus vu de fessiers féminins dans toute sa vie que de postérieurs d’hommes.

« Et j’affirme haut et fort que mon humour de merde t’amuse.   Au point que tu pourrais être intéressée par le grand comique que je suis… »

Je ne peux m'empêcher de lui faire un petit clin d'œil sur cette affirmation. C'est un peu ma façon de faire "tapis".

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Joey Desrosiers
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Jeu 10 Aoû - 16:19

Finalement, ce jeu s’avère plus amusant que ce que je m’étais imaginée, et je m’implique vraiment, comme si je devais gagner des points, et espérer gagner un lot à la fin. Je ne cache pas ma satisfaction de voir Isha boire plusieurs fois, à presque chacune de mes affirmations. C’est marrant, je ne pensais pas que j’aurai vu juste si rapidement. Quand il affirme qu’il m’a vu sourire en réaction à certaines de ses blagues, et que c’est à moi de boire, je hausse un sourcil, avant d’esquisser un sourire en coin. « -Brune sexy, hein ? » Mon sourire s’agrandit, et je finis par porter malgré tout la bouteille à mes lèvres, et à en boire une gorgée, sans quitter Isha des yeux. Le voir boire longuement quand j’émets l’hypothèse que c’était un mec ayant enchaîné les conquêtes m’arrache un léger rire, et je n’en suis qu’à peine étonnée.

Je n’ai pas vraiment réussi à trouver son boulot, je me suis plutôt lancée dans des hypothèses bancales, et ça ne lui a pas vraiment échappé. Il me fixe avec un air narquois, et je ne me dérobe pas à son regard, tandis qu’il me rappelle gentiment les règles du jeu. Mouais…je trouverais bien un moyen d’en apprendre plus sur ce qu’il faisait avant la fin du monde. « -Hé ! Je t’ai pas traité de stupide ! » Je m’indigne trois secondes, avant de penser à tout autre chose en le voyant réagir à ma dernière hypothèse, celle selon laquelle il pourrait ne pas être totalement insensible à mes charmes. Je le regarde sans sourciller tandis qu’il me fixe intensément, et le léger sourire sur mes lèvres s’agrandit peu à peu quand je le vois descendre sa bouteille avec conviction. Je me mordille la lèvre inférieure, avant de lever la main pour cacher mon sourire derrière.

Quand le brun finit par proposer de commencer la deuxième manche, je hoche vivement de la tête, et il n’en faut pas plus pour qu’il se lance. Une fois encore, je suis étonnée de constater à quel point ses affirmations sont justes, et qu’il a vu dans le mille. Je peux même sans doute dire que j’ai trop confiance en moi, et que ça finira sans doute par me jouer des tours. Quant au reste de ce qu’il a dit, il y a une explication toute simple à laquelle je me raccroche, et qui explique ma présence ici.  « -J’étais inconsciente, et t’avais un couteau dans ta botte. Si t’avais voulu me faire du mal, tu l’aurai fait au moment-là. » Je le regarde d’un air sérieux, avant de hausser une épaule, comme si ça coulait de source, et que ça expliquait tout. Et puis, sans parler du couteau, il aurait pu me briser la nuque, m’étrangler, me réserver le même sort que celui qu’avait eu le type avec la robe de mariée. Sauf que je suis bel et bien en vie, et je ne sais pas si ça aurait toujours été le cas s’il n’avait pas été là.

Mais la situation redevient moins sérieuse quand il aborde mes anciennes habitudes avec les mecs, et qu’une fois encore, il ne se trompe pas une seule seconde. Ce serait presque flippant d’ailleurs, à croire qu’on peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Je suis quasiment certaine qu’en d’autres circonstances, ça m’aurait dérangé, mais là, bizarrement, c’est loin d’être le cas. Je bois de longues gorgées, comme pour attester silencieusement de la véracité de tout ce qu’il a dit. « -T’es doué, je dois le reconnaître ! » Je ne quitte pas Isha des yeux tandis qu’il semble s’installer plus confortablement, et à son tour, après un petit silence, il lâche ce qui ressemble à une dernière bombe, et qui me fait sourire immédiatement. Je rive mes yeux dans les siens, les plisse légèrement, avant de me rapprocher un peu de lui. « -C’est pas le grand comique en toi qui m’intéresse. » Je laisse volontairement mon regard glisser de ses yeux à son torse voire même un peu plus bas, avant d’effectuer le chemin inverse. Mais bon, puisqu’il a deviné qu’il ne me laissait pas totalement indifférente non plus, j’accepte de boire une gorgée.

Je reprends ma place dans le canapé, m’adosse bien au fond de celui-ci, et alors que je sais que c’est à moi de relancer les hostilités, je reste à le regarder, silencieusement, tandis qu’il en fait autant. « -Tu devrais arrêter de me regarder comme ça Isha. Ça facilite pas ma volonté de rester sage. » Je lui souris en coin, d’un air pas très innocent, avant de détourner le regard en faisant mine de réfléchir. Le jeu, il ne faut pas que j’oublie le jeu. « -T’as un petit côté protecteur, non ? Genre chevalier servant prêt à s’en prendre plein les dents pour les siens. La fin du monde t’as poussé à faire des choses horribles, mais tu dois quand même être un type bien au fond, vu que t’étais prêt à sauver une gamine cannibale, et une brune sexy qui s’était fait avoir. » J’esquisse un léger sourire, en chassant de mon esprit les images du cannibale en cage, fraîchement transformé en rôdeur, et de son acolyte à l’œil crevé. C’est à ce moment que je me dis que le champagne a peut-être commencé à faire son effet, et que je me sens…légère, insouciante. Ça fait longtemps que ce n’était pas arrivé, et je dois dire que ça fait du bien.

Je reste une nouvelle fois à le regarder quelques secondes, la tête légèrement penchée. Il me reste toujours à éclaircir le point concernant son métier, et j’essaye de rassembler les infos en ma possession. « -Je sais ce que tu faisais avant. » Je le regarde d’un air sérieux, concentrée au possible. « -T’étais mécano. » Je fais une nouvelle pause, alors que malgré toute ma volonté, mes lèvres commencent à s’étirer dans un sourire de plus en plus grand. « -Mécano le jour, et justicier la nuit. Tu volais à la rescousse des petites mamies qui se faisaient agresser par des sales jeunes. Je t’imagine bien, dans un collant bien moulant, une cape dans ton dos. Isha, aka Passe-Muraille, défenseur de ces dames, prêt à vous servir. » Je reprends ce mot qu’il a utilisé un peu plus tôt pour se qualifier lui-même quand on était encore dans la cage, et qui m’a fait tiqué. Je n’attends pas qu’il me confirme que je me suis plantée, je sais bien que j’ai dit n’importe quoi, et je finis par terminer la bouteille de champagne, dont il restait à peine deux gorgées. Une fois cela fait, je la pose au sol, et vais me planter devant le placard que le brun a ouvert un peu plus tôt. Je laisse mes doigts glisser sur les bouteilles en verre, avant d’en chopper une, et de me retourner vers Isha. « -Je devrais sûrement ralentir sur la boisson, parce que je vais avoir du mal à garder le contrôle sinon. » Pourtant, en totale opposition aux paroles que je viens de dire, j’ouvre une autre bouteille, dont je bois une gorgée, avant de me rapprocher du brun, de m’assoir à ses côtés dans le canapé, et de la lui tendre en glissant mes yeux dans les siens. « -Non pas que j’ai spécialement envie de le garder, mais bon… »

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Ven 11 Aoû - 10:31

J’ai un frisson quand elle me caresse presque des yeux. Son regard gourmand ne m’aide pas à rester de glace devant cette nana qui n’a vraiment pas froid aux yeux. J’essaye de penser à ma femme pour ne pas lui sauter dessus et assouvir cette soif que j’ai de la découvrir autrement que par ce petit jeu. J’ai réussi à éconduire toutes les gonzesses qui ont tenté leur chance chez les Punishers, certainement plus par envie de reconnaissance hiérarchique ou de privilèges que pour mes beaux yeux. Ça n’a pas été bien compliqué. Même quand Avalohn, m’a jeté et que j’ai essayé d’aller voir ailleurs, ça n’a pas fonctionné. Alors qu’est-ce que Joey à de plus que les autres pour que j’ai l’impression d’être juste un tas de brindilles bien sèches dans lequel elle vient de balancer une allumette ? Est-ce que juste de reconnaitre que je suis attiré par elle n’est pas déjà un coup de canif aux serments que j’ai fait à la louve ?

Une voix mesquine me liste tous les points qui font que ma moitié n’est pas forcement exemplaire de son côté non plus. Rien que de penser à Declan et au fait qu’elle me l’a sacrement fait à l’envers, je dois vite évacuer mes pensées et me concentrer sur nos échanges pour le pas juste lui sauter dessus et reprendre ou nous en étions avant de commencer ce qui ressemble de plus en plus à un flirt.

Ces réponses me plaisent, non seulement elle assume parfaitement ce qu’elle est, mais elle me prouve de plus en plus qu’elle est aussi observatrice que moi. Alors comme ça elle avait remarqué le couteau planqué dans ma botte et elle a compris que j’avais buter l’autre type. Intéressant. Vue la situation de stress où nous étions, peu de gens auraient pris la peine de faire attention a ces petits détails et à les analyser aussi calment aussi peu de temps après. En fait, à part des cas exceptionnels, on est formé à faire ce genre de chose. Je sais qu’elle n’est pas une voleuse. Il ne reste pas beaucoup d’autres possibilités.

Je manque de m’étouffer de rire quand elle me demande à moi de l’aider à rester sage. Putain, si elle savait les efforts que je faisais déjà pour ne pas craquer, elle saurait qu’il ne faut pas vraiment compter sur moi pour ce coup-là.
C’est à son tours. J’écoute ses affirmations la bouteille à la main.

Je suis partagé pour son histoire de chevalier, mais vue qu’Avalohn m’a souvent reproché d’être étouffant à vouloir la protéger, il y a peut-être du vrai. Après hésitation je prends une toute petite gorgée. Peut être n’ai-je pas une vision correcte de moi-même mais le fait qu’à cause me moi ma Louve a été violenté, mon père à du tuer et pas mal de gens sont morts, font que je me vois plus comme un Dead Pool que comme un Capitaine America. Et pourtant j’aurais adoré être un Capitaine America.  Par contre quand elle me dit que je suis un mec bien au fond, je lui fais signe de boire et pas qu’un peu. Je veux bien la laisser se planter sur plein de truc sur moi, mais pas sur ça. Vu comment se profile la soirée, je ne veux pas qu’elle fasse comme Logan a voir des trucs en moi qui n’existent pas. Je suis tout sauf quelqu’un de bien, et le fait que j’ai fait tuer presque tout un groupe ce soir le prouve. Et ce n’est qu’un peu de sang et de larmes de plus que j’ai sur les mains. Ce que j’ai fait sous le règne de Bruce me condamne irrémédiablement à aller le rejoindre en enfer, lui et mon vieux. Je sens que les soirées seront sympas quand je serais crevé. Pour le coup je ne suis pas pressé.

Je souris quand elle trouve mon ancien métier, enfin un morceau et bois ma gorgée. Elle est forte sans déconner. Ca ne fait que confirmer un peu plus ma propre piste de son métier. Par contre je peux m’empêcher de partir à rire devant sa théorie du super héros. Je n’avais pas vraiment ris depuis combien de temps ? C’en est presque douloureux.

« J’adore l’idée mais non, tu peux boire. »

Si elle avait vu le petit con que Logan a dû se trainer, plus du genre à bousculer les mamies pour les dépouiller qu’à les sauver. Elle fuirait rapidement.  D’ailleurs je la vois se lever à cette idée pour revenir avec une nouvelle bouteille et une déclaration plutôt étonnante, quoique, le mot serait plus trop existante en fait.

« Serais ce un aveu de réédition ? Mademoiselle Joey, je vous aurais cru plus combative. »

Tout en parlant, je la dévore des yeux et me penche pour prendre la bouteille. Je m’arrange pour plus que la frôler dans la manœuvre. Je sens la chaleur de son corps contre mon torse, je crois que moi aussi j’ai peut-être sous-estimé cette boisson. A moins que cela soit autre chose qui m’enivre ici. Sans la perdre du regard ni m’éloigner d’elle, j’ouvre le champagne. Avant d’enchaîner:

 « Tu es sportive, intuitive et observatrice. Je suis prêt à mettre ma main à couper que tu n’es pas flic, je sais que tu n’es pas une voleuse… vue que tu sais soigner et que tu as risqué ta vie pour une autre personne… la caserne ne te manque pas trop pompier Joey ? »


Je lui tends la bouteille. Je pourrais être fier de moi ou triomphé de ce que je suis presque sûr être juste, mais au lieu de ça, je ne peux détacher les yeux du doré des siens. Je commence à comprendre que j’avais perdu la bataille avant même qu’elle ne se réveille dans ce salon. J’avais, sans le savoir, déposé les armes à ses pieds alors que nous étions encore dans la péniche. Je sens presque son souffle contre ma peau. J’ai vraiment l’impression d’être un prédateur face a une magnifique proie trop tentante et consentante. Il ne faudrait pas grand-chose pour que je fonde sur elle. Je passe une main dans son dos pour la rapprocher encore plus de moi.

« Et je trouve que c’est assez comique de te voir autant jouer avec le feu vue ta profession. »

Je m’accroche à ce qui me reste de volonté pour ne pas l’embrasser, pour ne pas la caresser et la déshabiller sur ce canapé avant de voir si elle est aussi joueuse que je ne pense.

« Joey, là c’est le moment où tu me repousses, parce que je ne vais pas savoir être sage sans un peu d’aide. Et comme tu le vois, je tout sauf un mec bien… »

Je reste immobile ne sachant pas trop si j’espère qu’elle me repousse ou le contraire.

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Joey Desrosiers
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Sam 12 Aoû - 17:49

Je n’aurai pas dû me rapprocher autant après avoir été cherché la bouteille, mais j’ai choisi volontairement d’ignorer la petite voix dans ma tête qui m’avertissait que ce ne serait sans doute pas une bonne idée. Mes pensées sont légèrement embrouillées par le champagne que j’ai ingurgité, ou peut-être par autre chose. J’ai fini ma bouteille après qu’il m’ai incité à boire longuement pour me montrer que je m’étais plantée de l’imaginer comme un gentil garçon, et même si cet aveu silencieux me titille, mes pensées sont toutes tournées vers autre chose que la quête de la vérité. Quand Isha lance une petite remarque pour dire qu’il m’aurait imaginée plus combattive, je lui répond en levant les yeux au ciel : « -Tu rêves si tu crois que tu vas gagner si facilement », tandis qu’il se rapproche pour me prendre la bouteille. Nos corps se touchent, et immédiatement un sourire provocateur étire mes lèvres. Je prends sur moi pour ne pas réagir, mais ne me recule pas pour autant, tandis que je ne le quitte pas des yeux.

Continuant le jeu, il recommence ses hypothèses, et mon sourire s’élargit peu à peu. Décidément, il est vraiment bon. J’attrape la bouteille, et bois quatre gorgées, pour signifier que ses quatre suppositions sont toutes correctes. « -Si, t’as pas idée comme elle me manque… » Je ne mens pas, malgré le petit sourire en coin qui habille mon visage. Ce n’est peut-être pas le moment d’expliquer que depuis que le monde est devenu ce qu’il est, que je n’ai plus l’occasion de porter l’uniforme et de faire ce métier qui me tenait tant à cœur, j’ai parfois l’impression de ne plus savoir exactement qui je suis. Je sens que ça pourrait un peu plomber l’ambiance. De toutes façons, la façon dont Isha me regarde une nouvelle fois relègue au fin fond de mon esprit ces pensées-là. Je sens ses doigts chauds à travers le fin tissu du peignoir, et on se retrouve encore un peu plus proche qu’avant. Jouer avec le feu, moi ? Je fais semblant de ne pas voir de quoi il parle, de feindre l’innocence à la perfection, mais je suis certaine qu’il voit mon bluff, lui qui a l’air d’avoir réussi à me cerner avec une facilité presque déconcertante.

Il est si proche, mais c’est loin d’être dérangeant, ou gênant. Bien au contraire. Je ne baisse pas le regard, ce n’est pas dans mes habitudes, et mes yeux restent rivés dans les siens. Quand il finit par reprendre la parole, au lieu de m’éloigner, comme le bon sens l’aurait exigé, je me rapproche encore un peu, avant de répondre d’un ton bas : « -Y’a un truc que t’as pas compris Isha…c’est que j’ai aucune envie que tu sois sage… » Oh, et puis merde, le blabla, ça va bien cinq minutes, le temps de faire monter un peu monter les choses en pression, mais ça a ses limites. Il n’y a que quelques petits centimètres qui nous séparent, mais je me redresse dans le canapé, et me rapproche davantage, jusqu’à me retrouver très très proche du visage d’Isha. Je frôle ses lèvres des miennes, en prenant bien soin de ne pas vraiment l’embrasser, malgré toute l’envie que j’ai de le faire. Quand j’estime que je suis sur le point de craquer, je me recule un peu, lui lance un regard pas très innocent, puis fais glisser mes lèvres dans son cou, et les descends peu à peu, jusqu’à rejoindre son torse. J’essaye de prendre mon temps, pour faire durer un peu plus la torture, mais l’opération se révèle un peu compliquée, et je me rends compte que j’ai vraiment envie de sentir ses mains sur mon corps, ses lèvres sur les miennes. Mes doigts glissent sur sa taille, et cette fois, j’en suis sûre, le champagne n’a rien à voir là-dedans.

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Dim 13 Aoû - 4:41

L’entendre me dire qu’elle n’a pas envie que je sois sage est l’étincelle de trop, je ne pense pas que le champagne soit le seul responsable à ce qui est en train de se passer. Certes, je sens bien que je suis dans un état d’euphorie avancée, mais j’ai vraiment connu pire. Ça parait tellement irréel que je crois que je ne mesure même pas que je suis à deux doigts de tromper ma femme. En fait les seules choses dont j’ai vraiment conscience sont la chaleur de son corps contre le mien, ses appétissantes lèvres à quelques millimètres des miennes et son regard ambré plein de promesses.

Le temps reste suspendu pendant un cours instant où nos bouches se frôlent et puis je la vois se reculer en pensant qu’elle a finalement comprit que c’était une grosse bêtise. Je n’ai pas le temps d’essayer de masquer ma déception qu’elle commence à m’embrasser le long du torse en allant vers une direction qui enchante à l’avance une partie de mon corps. Impossible de rester de marbre face à cette attaque. Sans crier gare, je lui attrape les mains et la plaque dans le canapé en passant au-dessus d’elle. Je la regarde avec un petit sourire carnassier avant de l’embrasser comme j’avais déjà envie de le faire dans la péniche, ça n’a rien à voir avec ce qui était, finalement, un chaste baiser. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nos vêtements ne sont plus qu’un lointain souvenir pendant que nous nous livrons à une joute qui n’a rien de tendre ou de sirupeuse. C’est presque animal, l’instinct seul guide nos gestes pour étancher cette étrange soif qui s‘est emparée de nous. Et j’ai l’impression que ce qui reste de nuit va être trop court pour que j'arrive à être complètement rassasié d'elle.

-----------

Les rayons d’un soleil déjà bien haut dans le ciel viennent me sortir des brumes du manque de sommeil. Je ne me souviens pas d’une telle fenêtre dans le garage. Je commence à grogner pour envoyer chier Harvey qui a encore dû laisser la porte ouverte quand il est passé prendre une pièce ou un outil. Putain, j’ai un vieux mal de crane et … depuis quand je dors à poils moi ? J’essaye péniblement d’ouvrir les yeux. Merde. Je suis pas vraiment à Fort Hope. En fait le premier truc que je vois c’est une magnifique trace de morsure sur le haut de mon bras. Je me fige dans un moment de panique pure en essayant comprendre ce qui s’est passé. Je me souviens bien de l’eau, des mains griffues et..

Oh putain pas ça !!!

Je me suis fait mordre !!!!!???

Nonononon !!!

Je me lève en sursaut comme si cela pouvait changer quoi que ce soit à mon sort. Je me souviens de Franklin et pendant une fraction de seconde je me demande si je ne dois pas me couper le bras quand je distingue une respiration régulière qui vient d’une petite silhouette blottie dans une tenture de cabine d’essayage bien épaisse.
Je n’ai pas a soulever le tissu pour savoir qui se cache dessous et me souvenir qui a planté ses quenottes jusqu’au sang dans mon bras.

Je rigolerais bien de ma bêtise si je n’étais pas en train de réaliser que cette nuit j’ai trompé ma fiancée et que j’ai pris un pied comme j’en avais pas pris des siècles. On a pas parlé, on a pas fait de pause, on a juste baisé. Vu l’état de la pièce et les souvenirs qui me reviennent, on s’est plutôt bien entendu sur ce coup-là. Beaucoup trop…

Sans pudeur, je vais jeter un œil a la fenêtre, quelques moisis éparses attendant le chaland, un ciel dégagé qui me donne, pour la première fois depuis des mois, juste envie de sourire comme un con. Je me sens juste heureux en fait. C'est assez inhabituel chez moi. Le contre coup du fait que je ne suis cru mordu il y a quelques minutes ou du bien que Joey m’a fait, pas seulement sexuellement, voire un peu des deux?

En fait je ne me rendais pas compte à quel point je suis tendu et épuisé d’avoir perpétuellement l’impression d’avancer dans un champ de mine quand je parle a Avalohn, à craindre une explosion quel que soit la direction que je prends, ou juste d’être repoussé, encore et encore. En fait je n’ai pas forcement une grande estime de moi, je me pense assez objectif sur ce que je suis, mais l’espace de quelque heures je me suis senti… juste bien en fait. Je n’étais pas un mec haïssable, un connard, un toxico, un gosse a problème, un mécano ou quoique ce soit d’autre, j’étais juste moi. Elle n’a pas cherché plus loin, elle m’a accepté sans poser de question, elle ne m’a pas repoussé, bien au contraire. J’ai aimé ce que je voyais dans ses yeux. J’ai aimé chaque petit geste qu'elle a eu pour moi sans attendre de contre partie et j’ai vraiment eu l’impression de compter un peu pour quelqu’un d'autre que ma famille. C'était juste merveilleusement simple et apaisant. Sauf que ce n'est pas la réalité, c'était juste une trêve avant le retour à nos vies respectives.

Je retourne a regarder la belle endormie en me demandant si cela fait bien moins de 24 heures où elle était évanouie dans mes bras dans une cage. Je m’assoie a côté d’elle et remets en place plusieurs mèches rebelles qui osent cacher son visage. Je sais que je devrais me barrer avant son réveil. Ca serait plus simple mais je n’en ai pas envie. Je me souviens de mes déductions, quelles a validées, cette nana enchaine les coups d’un soir. Il y a donc de grandes chances que, dans quelques heures, nos chemins se séparent à jamais. Je caresse doucement son visage laissant ma main glisser le long de ses épaules pour aller sur son dos.


« Joey… »


Je fais le truc le plus cucul du monde, surtout en sachant que je suis engagé avec une autre, je l’embrasse, conscient que c'est certainement notre baiser d’adieu. Je reste penché sur elle, à lui caresser le dos tout en lui parlant pour la réveiller en douceur. La nuit a été aussi intense que courte.

« Joey…  il faut se lever maintenant, au moins avant qu’on ne vienne nous réclamer la caution vu le bordel que l’on a mis. Et puis, qui que soit tes compagnons de camp, ils doivent commencer à s’inquiéter… »


D’ailleurs en parlant de ça… Logan va m’étrangler.

« Habille-toi et je te raccompagnerai en mob chez toi… comme ça je serais sûr que tu ne tenteras pas de te refaire une tête dans Detroit’s River… Joey ? »


Et peut être qu’une partie malsaine de moi aimerait savoir où elle vit, et pas seulement pour être sûr qu’elle est en sécurité.

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Joey Desrosiers
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Lun 14 Aoû - 10:38

J’ai l’impression de sentir des petits fourmillements sur ma peau, glisser de mon visage, à mes épaules, jusqu’à mon dos, ce qui finit par me tirer définitivement du demi-sommeil dans lequel j’étais. Ma peau se couvre de petits frissons, mais j’ai encore les paupières trop lourdes pour parvenir à ouvrir les yeux et j’ai l’impression d’avoir dormi cinq minutes. Je peux percevoir une forte luminosité derrière mes yeux fermés, et autant dire que ça m’incite encore plus à les garder bien fermer. Je finis par entendre la voix d’Isha, qui prononce doucement mon prénom, avant de sentir ses lèvres sur les miennes, ce qui ne manque pas de me surprendre, même si je tâche de rester stoïque. Il recommence son petit manège sur ma peau, et y laisse des sillons chauds partout où ses doigts passent. Sa main glisse sur mon dos, et réveille en moi des souvenirs de cette chaude nuit passée, où je me suis abandonnée à lui sans retenue.

Le brun continue de parler, m’incite à me réveiller, et à m’habiller pour qu’on puisse se barrer d’ici, mais le fait est que je n’ai aucune envie de bouger, pas tout de suite du moins. Il ne voudrait pas simplement se recoucher, et dormir encore un peu ? Ou ne pas dormir, c’est une option aussi, mais simplement parler un peu moins, et rester tranquille encore un peu. Je sais bien qu’il a raison, qu’il y a peut-être une ou deux personnes au labo qui se sont inquiétées de ne pas me voir rentrer hier soir, alors que je dois bien avouer que de mon côté, ils n’étaient pas une seule seconde dans mes pensées. Et étrangement, c’est loin de me faire culpabiliser.

Je finis par esquisser un petit sourire face aux caresses d’Isha, lui révélant que je suis finalement réveillée, et j’attrape sa main, avant de me tourner pour lui faire face, et ouvrir enfin les yeux. Il est là, assis juste à côté de moi, et je lui fais un grand sourire : « -Comment tu fais pour parler autant dès le matin ? » Je prends un air faussement exaspéré, même si je le taquine gentiment, mais il faut bien avouer que je n’ai jamais vraiment été du matin, du moins, pas avant d’avoir ingurgité une bonne quantité de caféine. Je reste à le regarder quelques secondes sans parler, avant de libérer sa main, et de me redresser, me mettant assise dans le rideau arraché à une cabine d’essayage la veille, et dans lequel j’ai passé la nuit. J’étouffe un long bâillement, et essaye de remettre de l’ordre dans mes cheveux tandis que mon regard glisse sur la pièce qui a été le théâtre de nos ébats. « -La vache…on a pas fait semblant… » Dire que c’est le bordel serait sans doute un euphémisme, mais il faut dire que dans l’euphorie du moment, on a pas vraiment fait attention à ce qui nous entourait. J’ai un nouveau sourire en pensant à cette nuit de folie, à la chaleur du corps d’Isha contre le mien, à ses mains avides sur mon corps. Ouais, c’était définitivement une bonne nuit.

Mon regard finit par se poser une nouvelle fois sur Isha, et je remarque qu’il est complètement à poil, et que ça n’a même pas l’air de le gêner plus que ça. Mes yeux glissent sur son corps, je ne peux pas m’empêcher d’examiner sa blessure de la veille, et pourtant, c’est une autre marque que celle laissée par le couteau qui attire immédiatement mon regard. « -Putain, mais c’est quoi ça ? » Je me mets tout de suite à genoux pour fixer ce qui se détache de la couleur de sa peau. Une morsure. Une putain de morsure. Merde. Je reste à la fixer pendant quelques secondes, comme si j’avais du mal à intégrer l’information que j’ai sous les yeux, un air blême sur la tronche. Les sourcils froncés, j’essaye de me souvenir de si j’ai vu la morsure sur son bras la veille, mais entre l’obscurité, et le fait que je pensais clairement à des trucs pas très avouables, j’ai du mal à m’en souvenir. Mes yeux quittent la trace de dents, et remontent vers le visage d’Isha.

Putain, fais chier, il manquait plus que ça. Je me mords fort la lèvre inférieure, pendant que j’essaye de démêler le bordel que sont devenues mes pensées. « -Tu te sens bien ? » J’essaye de cacher ce que m’inspire la vue de ces traces de dents sur le bras d’Isha, et fronce les sourcils en essayant de mettre le doigt sur ce qui me chiffonne. J’ignore depuis combien de temps le brun m’a rejoint dans cette boutique de mariées, mais Isha devrait avoir des symptômes non ? Je sens bien qu’il y a quelque chose qui cloche, mais j’ai du mal à mettre le doigt dessus. Les bords de la plaie sont nets, il n’y a pas de trace d’infection, la peau n’est pas en train de pourrir lentement… Et tout à coup, c’est comme si une ampoule s’était allumée dans le chaos de mon cerveau. « -Merde…Attends, c’est moi qui t’ai fait ça ? » Je n’arrive pas à cacher mon air surpris, alors que je l’interroge du regard. Ça sonne comme une question, mais je suis quasiment sûre que c’est ce qui s’est réellement passé. Je crois même que quelques souvenirs me reviennent péniblement en tête, et vu la fébrilité qui s’est emparée de moi cette nuit, je ne m’étonne pas vraiment d’avoir eu un coup de dents malencontreux.

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