Le Contexte



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Dernière édition par The Death le Jeu 4 Mai - 10:45, édité 10 fois
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Jeu 4 Mai - 10:42

Le Contexte : Prologue
Premiers Symptômes

Savoir comment tout a commencé reste difficile, pour ne pas dire impossible, même maintenant. Un matin, on se réveille et on mène notre vie comme n'importe quel autre jour de l'année. Et puis, le soir-même, la télévision nous inonde d'images incroyables. Des gens qui agressent les passants, leur sautant à la gorge pour les mordre, déchirer leur chair de leurs ongles. Étonnant, mais pas inquiétant, on continue de vivre sa vie en se disant que le monde est de plus en plus fou. Et puis il y a eu cette vidéo qui a fait le tour de la planète. Un homme qui prend trois balles dans le torse et qui se relève comme si de rien était. Qui continue d'avancer vers les forces de police pour se jeter sur l'un des agents armés et lui lacérer le visage. Rien n'y fait, l'agresseur ne veut pas mourir. On était tous devant nos écrans ce soir-là, silencieux, interdits. Une blague ? Peut-être que certains l'ont cru. D'autres ont cherché une explication logique. Est-ce qu'il portait un gilet par-balle ? Il y a eu les théories du complot aussi, les sceptiques qui pensent à une mise en scène pour effrayer le peuple. On ne comprenait rien mais on avait tous notre avis sur la question. Mais une chose est certaine, personne ne s'attendait à ce qui est arrivé ensuite !

Le Gouvernement a donné le change un certain temps. Ils nous assuraient que tout irait bien, que la situation était sous contrôle, sans jamais nous dire quelle était cette situation exactement. Mais quand ils ont cessé d’émettre, ça a dégénérée en un rien de temps. Ces personnes « invincibles » se sont multipliées à la vitesse de l'éclair et malgré l'intervention des forces de l'ordre puis de l'armée, il n'y avait rien à faire. Nos amis, nos voisins, tout le monde mourrait puis se relevait pour venir dévorer les suivants. La peur s'est installée, la panique plutôt. Entre ceux qui tâchaient de continuer à mener une vie normale, ceux qui restaient barricadés chez eux pour ne pas se faire attaquer ou encore les illuminés criant à la fin du monde, on n'arrivait plus à s'y retrouver.

En seulement quelques semaines ils étaient partout et nous, les quelques survivants, on ne savait plus quoi faire. L'armée a assuré pendant quelques temps mais ils n'étaient pas plus préparés que les autres à ce qui se passait alors très vite, c'est devenu chacun pour soi. Et puis, d'un même mouvement, la plupart des survivants ont décidé que la meilleure solution serait d'aller voir ailleurs. On savait que les Etats-Unis étaient infestés jusqu'à la moelle, mais il restait une possibilité, même infime, que ça ne soit pas le cas ailleurs. En tout cas, c'est ce que la plupart ont pensé. Et les voilà pas qui se mettent tous en route pour rejoindre le Grand Nord. Le Canada. La nouvelle Terre Promise. Parce que, ça semblait logique que le froid empêcheraient ces créatures d'avancer.

Mais un million de gens qui avancent ensemble dans la même direction pendant des semaines... Ça fait des dégâts en cas d'épidémie. L'exil dans des conditions horribles en terme d'hygiène et de sécurité, a décimé une grande partie de ces populations. Et nous, qui avons survécu, c'est soit par chance, soit parce qu'on a vite été assez intelligents pour comprendre qu'il ne fallait pas rester dans les camps de fortune où on pouvait cacher n'importe quel infecté. Alors les grands groupes ont disparu et seuls restent les plus petits organismes.

Depuis six mois, on se cache pour pas se faire bouffer, on se balade jamais sans une arme à la main et ces choses... Elles rôdent, partout, tout le temps. A la moindre occasion, elles se jettent sur nous et tentent de nous dévorer. On ne peut plus communiquer avec d'autres survivants éventuels. On reste terré dans cet hôpital non loin de Détroit, géré par ce qu'il reste de l'armée. Et on essaye de rester en vie. Nous, les survivants coincés entre deux remparts de zombies affamés.

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Jeu 4 Mai - 10:43

Le Contexte : Chapitre I La Grande Panique

Un an... Qui aurait cru que nous arriverions à survivre aussi longtemps ? L'épidémie s'était déclarée tellement vite et elle avait décimé la population tellement rapidement qu'il n'aurait pas été étonnant que tout soit déjà terminé. Et pourtant, un an plus tard, nous voilà, toujours là, dans cet hôpital dévasté à tenter tant bien que mal de redonner un sens à nos vies.

L'année n'a pas été des plus calmes, loin de là, mais elle a au moins apporté un peu d'espoir dans le cœur de chacun. Car même si une violente tempête nous a tous fait du mal en février, nous avons réussi à gagner un peu plus de territoire dans l'hôpital, investir les cuisines, la salle des machines et même tout un étage. Des chambres, de vrais lits et dire enfin adieu à la morgue déprimante qui nous accueillait jusque là. C'était bien plus que ce que nous espérions et une chance de mieux nous organiser, préparer des expéditions mieux menées, mettre en place un stock important de nourriture et offrir un peu plus de confort à chacun. Tout pour être heureux, du moins dans les circonstances qui sont les nôtres. Et pourtant... Pourtant, ça n'a pas empêché les tensions de grandir entre l'armée et les survivants civils qui ne supportent plus le manque de liberté. Chaque jour, au cours des six derniers mois, le fragile équilibre entre les deux entités occupant l'hôpital menaçait de se briser. Et finalement, ce n'est pas arrivé... Mais ce qui est réellement arrivé est peut-être encore pire. Car quand un appel radio a été reçu fin juillet et que le Colonel et ses soldats sont partis pour rejoindre l'émetteur, laissant les civils aux bons soins de trois de ses hommes, nous n'avons pas tous su comment réagir. Les civils devaient-ils profiter de l'occasion pour reprendre le pouvoir ? Toute la question est là, pourtant, il ne fait aucun doute que ce départ assez soudain va changer notre vie à tous. Enfin, au moins ceux qui acceptaient mal la présence militaire doivent être contents maintenant. Pour combien de temps, ça reste à voir...  

Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir subi des épreuves au cours de cette année. Nous ne sommes pas les seuls dans le monde, même pas les seuls dans Grosse Pointe ! Personne n'y croyait vraiment, mais pourtant c'est vrai : il y a d'autres survivants ici, d'autres groupes installés un peu partout dans la ville et ses alentours. Un vrai miracle, si vous voulez mon avis, la possibilité d'une nouvelle société que nous pourrions construire tous ensemble.

Le petit groupe installé à la caserne est le premier que nous avons rencontré. Des hommes et des femmes qui se sont réfugiés là et qui vivent désormais dans une  plus grande harmonie que nous. Oh, ils ont eu leur lot d'ennuis, bien sûr, comme l'alarme qui s'est déclenchée quand ils ont voulu remettre le courant, ameutant une bonne horde à leurs portes. Heureusement, quelques personnes sont venues les aider et ensemble, ils ont réussi à se libérer. Il paraît qu'ils ne vont pas mieux pour autant, que des pillards les ont attaqués et qu'ils sont maintenant dispersés chacun dans leur coin en espérant pouvoir reprendre leur caserne. On ne peut qu'espérer pour eux qu'ils y arriveront.  

Il y a aussi ceux de l'hôtel en centre-ville. Eux, ils ont bien souffert de la tempête qui a pratiquement mis leur refuge en ruine. Mais ils ont eu de la chance et ils ont découvert un laboratoire où ils se sont installés rapidement au lieu de prendre plus de risque en restant à l'hôtel. Et maintenant, ce sont eux qui détiennent tous les secrets de ce qui nous arrive à tous. Il faudrait seulement qu'ils parviennent à assembler toutes les pièces du puzzle et peut-être qu'enfin, on arrivera à se sortir de toute cette merde.

Malheureusement, tout le monde n'a pas que de bonnes intentions dans ce monde. En même temps, sans aucune forme de contrôle et d'ordre, il fallait s'y attendre. Quelques survivants profitent allègrement du chaos pour faire régner la terreur sur le reste des vivants. Il semblerait que certains d'entre eux aient trouvé refuge dans une base militaire au nord de Grosse Pointe. Des cannibales, des fous furieux, dangereux, sans foi ni loi qui menacent la vie de chaque survivant, comme si les morts qui rôdent partout ne suffisaient pas...


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Jeu 4 Mai - 10:44

Le Contexte : Chapitre II No Sanctuary

Ça a commencé par des rumeurs, encore une fois. C'est le seul moyen de se tenir informé, maintenant, sans les médias. On parlait d'autres groupes, avec des intentions plus ou moins bonnes. Pas de quoi inquiéter qui que ce soit. Nous, on en avait rien à faire, on menait notre petite vie, reconstruisait l'hôpital et c'était suffisant pour être heureux. Mais on entendait quand même des choses, au hasard de nos expéditions, en croisant d'autres survivants et on rentrait un peu inquiets, mais pas assez pour se préparer à ce qui nous est tombé dessus...

On parlait d'un homme. Le Fossoyeur, qu'il se faisait appeler. C'est un drôle de nom, si vous voulez mon avis, mais peut-être bien choisi, dans le fond. Le Fossoyeur et sa bande de motards. Cinquante hommes grimpés sur des bécanes, ratissant la ville au service de leur maître et bourreau. En échange de la bouffe et de la sécurité, ils n'avaient qu'un seul job : piller les autres, répandre la bonne parole. Faire du Fossoyeur l'homme à craindre, l'homme à respecter. Tout le monde s'en fichait un peu, au début, faut bien l'avouer. Mais ce con a réussi son meilleur coup en s'attaquant à la Caserne. Il ne savait probablement pas ce qui l'attendait quand cette idée lui est venue. Ça a marché comme sur des roulettes, il a détruit un groupe, tué des gens qui n'avaient rien demandé et assis sa position dans la ville. Et aussi précipité sa fin...

Il y a eu ceux qui se sont mis à le craindre et à le fuir, à lui obéir pour survivre. Ceux qui mourraient pour l'exemple ou pour avoir vexé le bon monsieur. Et ceux, comme notre chef, qui n'ont pas voulu se laisser impressionner, qui se pensaient plus forts et qui croyaient pouvoir se mesurer à lui. Les fous. Pendant des mois, en tout cas, il a fait sa loi sur Detroit. Il vivait tranquillement dans l'opulence. Et nourrissait chaque jour un peu plus la soif de vengeance de celui qui finirait par le tuer.

Vous voulez connaître l'ironie ? Cet homme, il vivait à la Caserne quand elle a été détruite. Un mec bien, visiblement, sans histoire. Le genre de type que, malheureusement pour le Fossoyeur, on a envie d'écouter quand il nous demande de lui faire confiance. Lui aussi, il a fini par se faire un nom dans les rues de de la ville. Le Fantôme. Je sais pas qui a trouvé ce surnom, ça me faisait marrer au début. Soit-disant qu'il avait été tué par le fou à la batte lui-même et qu'il était revenu pour le hanter et le tuer. On racontait tout un tas de conneries à son sujet. Un géant doté de la force d'un ours. Un esprit vengeur s'en prenant à tous les malheureux ayant suivi le Fossoyeur. Le sauveur et le protecteur des bonnes gens. J'ai même entendu une allumée raconter qu'elle avait eu une vision et que la Prophétie disait qu'il était le seul homme capable de mettre fin à la menace. Je croyais pas à ces histoires. Et puis j'en avais rien à faire, après tout, on était pas encore entré en conflit avec le Fossoyeur, à l'époque.

Je vais vous dire, j'ai pas la moindre idée de pourquoi, un matin, le Fossoyeur a décidé de s'en prendre à nous. J'ai entendu dire que notre chef avait refusé de lui donner ce qu'il voulait, mais personne ne sait vraiment et ceux qui savent ne veulent plus en parler. Tout ce qui est sûr, c'est que tout à coup, on a été tiré de nos lits à l'aube d'un jour d'hiver et ramenés de force à la morgue. Mis à genoux devant un groupe de mecs armés comme des dingues. À la fin de la journée, il ne restait pas beaucoup plus qu'un tas de cadavres sur le carrelage rougis de la morgue. J'en faisais pas partie et je remercie Dieu pour ça tous les jours. C'est ce soir-là que j'ai rencontre le Fantôme en chair et en os pour la première fois. C'était un géant. Pour la force de l'ours, j'en sais rien. Mais il n'avait rien d'un esprit vengeur, c'était un homme comme vous et moi, un peu étrange et qui n'inspire pas vraiment confiance au premier regard. Il a recueilli les survivants de cette triste journée dans son propre camp. Un petit coin de Paradis au milieu de l'apocalypse.

Le Fantôme était fou de rage, déjà ce soir-là. Ça a empiré quelques jours plus tard, quand un autre groupe a subi le même sort que nous, sans survivants cette fois. Et tout à coup, les choses se sont accélérées. C'était effervescence dans le camp. Fort Hope s'animait jour et nuit dans un seul but : déclarer la guerre au Fossoyeur. Et la gagner.

La suite... Je peux pas vraiment vous la raconter. J'étais là, à combattre aux côtés du Fantôme comme toute personne capable de tenir une arme cette nuit-là. Mais c'était le bordel, vous n'imaginez même pas. Du sang, des morts, des flammes. Impossible de suivre vraiment. Les pertes ont été grandes dans notre camp. Mais au petit matin, c'était terminé. Plus de Fossoyeur, plus de Punishers. On avait gagné. Il ne restait plus qu'à enterrer nos morts, panser nos plaies et retourner à la survie. Le lendemain, malgré la tristesse d'avoir perdu certains de nos alliés, tout le monde était heureux, on pouvait même voir de vrais sourires sur les visages. On recommençait déjà à faire des projets, on racontait que Fort Hope allait devenir une place sûre, le premier pas vers la reconstruction d'un monde plus beau. Et vous savez quoi ? J'aimerais vraiment, mais j'y crois pas. Si toute cette histoire m'a appris une chose, c'est que ça ne fonctionne jamais. Je me croyais à l'abri et j'étais persuadé que j'avais toute la vie devant moi, avant que les morts ne se relèvent. Je pensais que je m'en sortirais, quand on a investi l'hôpital. Même quand les civils ont repris le pouvoir. C'était des conneries à chaque fois. Alors, pourquoi ce serait différent maintenant ? On peut se raconter des histoires, se bercer d'illusions, la vérité au fond, c'est qu'il n'existe aucun repos pour nous. Aucun sanctuaire où couler des jours heureux.


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