Flashback + Honeymoon [Joy]



InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 2 Aoû - 2:46

(12 Juillet 2015) – Dans un crissement de pneus, Logan se gara devant le petit chalet perdu au milieu des arbres. Il coupa le moteur avant de jeter un regard sur le siège passager près de lui, où la vision de la jeune femme endormie lui arracha un sourire. Ils venaient de rouler pendant des heures. Des jours en fait serait plus exact. Et il l'enviait un peu d'être parvenue à s'endormir, d'avoir eu droit à ce repos qu'il méritait bien aussi après ce long voyage. Enfin, ce serait bientôt le cas. Tout doucement, l'homme se pencha sur la rouquine et l'embrassa au coin des lèvres. « Joy ? On est arrivé. » murmura-t-il à voix basse, peut-être trop même alors qu'il essayait de la réveiller. Il ne chercha pas à parler plus fort, pourtant, continuant ses baisers en la secouant doucement, jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux et qu'il lui adresse un grand sourire. « Tu viens ? » demanda-t-il avant de l'embrasser une fois de plus et de s'éloigner pour de bon.

Il descendit de la voiture rapidement, jetant un œil à la carrosserie bosselée et sale en fronçant les sourcils. Il était bien content de ne pas avoir eu la mauvaise idée de prendre sa Aston pour faire ce voyage. C'était déjà un miracle que l'anglaise soit toujours en parfait état après un an de vie en apocalypse et quand il voyait l'état de la voiture qu'il avait piqué dans une rue près de la caserne, il se disait qu'ils n'auraient jamais pu faire le chemin retour avec la sienne. Cela ne l'empêcha pas d'aller ouvrir la portière arrière pour récupérer les deux sacs des survivants et de retrouver Joy pour entrer dans le chalet.

L'endroit constituait en une vaste pièce couverte de bois, où l'espace était partagée entre un coin salon et un coin cuisine. Tout semblait un peu dépassé, mais vu les circonstances, ça n'avait rien d'étonnant. Une impressionnante pile de vaisselle sale trônait près de l'évier sous l'une des rares fenêtres de l'endroit et sur la table basse près du canapé, les boites de conserves vides et d'autres déchets régnaient en maître. Tout ça était suffisamment étrange pour que Logan fronce encore les sourcils et qu'il lâche la main de sa femme pour faire quelques pas seul dans la pièce. Quelque chose avait changé ici, sans qu'il ne sache vraiment dire quoi. Tout ce bazar, cette odeur lourde de sueur... ça ne ressemblait pas du tout à Maxine. Pourtant, c'était bel et bien dans le chalet appartenant à la famille de la jolie brune que se trouvait le jeune couple. Enfin, même s'il imaginait très mal son ex se laisser aller à ce point, Logan n'oubliait pas non plus qu'il n'avait plus mis les pieds ici depuis maintenant sept mois. Et comme il ne s'était pas donné la peine de demander à son ex s'il pouvait emmener sa toute nouvelle épouse passer un semblant de lune de miel chez elle, il n'était pas difficile d'imaginer que d'autres personnes en aient fait de même depuis que Max ne vivait plus là non plus. « Je vais vérifier le reste. Installe-toi. » proposa-t-il en lançant un regard circulaire autour de lui. Oui, bon...S'installer, c'était un bien grand mot, au milieu de tout ce bazar. Il n'avait pas vraiment prévu de devoir faire du ménage à fond quand il avait proposé à Joy de partir rien que tous les deux pendant quelques jours, mais il faudrait bien s'y résoudre s'ils espéraient passer un moment agréable. Après un haussement d'épaule, monsieur Carter déposa les sacs qu'il tenait toujours sur le canapé et, sortant son couteau, il poussa l'une des deux portes qui se tenaient sur le mur du fond.

La salle de bain était un peu trop petite pour cacher de mauvaises surprises et il n'eut besoin de rien de plus que jeter un coup d’œil à l'intérieur pour être certain qu'il n'y avait rien ni personne. Quant à la chambre cachée derrière la seconde porte... Là encore, elle était à la fois exactement semblable à son souvenir et étrangement différente, sans qu'il ne parvienne à l'expliquer tout à fait. Le lit n'était pas fait, mais il ne cachait rien, ni sous les draps, ni sous le sommier. Une fois qu'il en fut certain, Logan posa son couteau sur une table de chevet où la photo d'une femme ressemblant à s'y méprendre à Maxine attira son regard. Il se souvenait de l'avoir vu tous les matins pendant deux longs mois, mais l'immense fêlure sur le verre du cadre ne lui rappelait rien. Enfin, qu'importe, il retira les draps du lit, préférant les rouler en boule et les abandonner dans un coin de la petite chambre que de les plier correctement. De toutes manières, vu l'état de cet endroit, un tout petit peu plus ne se verrait même pas. Il ouvrit la fenêtre près de l'armoire pour mettre un peu d'air frais dans la pièce et retourna finalement de l'autre côté pour retrouver Joy. Il s'approcha d'elle, retrouvant immédiatement son sourire et l'enlaça doucement. Dès le premier baiser qu'il lui offrit, il avait déjà oublié cette impression étrange que quelque chose n'allait pas ici. « Alors, t'en penses quoi ? » demanda-t-il en s'éloignant à regret des lèvres de la jeune femme pour la regarder. « J'aurais préféré t'emmener à Hawaï pour notre lune de miel, mais...c'est déjà bien qu'on puisse se payer des vacances tous les deux, non ? »

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Jeu 3 Aoû - 3:39

12 Juillet 2015
Dormir était une chose merveilleuse en soi et quand on avait souffert d’insomnie, redécouvrir les plaisir du sommeil était un exploit. Exploit réalisé par l’homme de sa vie, il n’avait jamais réellement su à quel point il l’avait mise en confiance et permit de se détendre et ça faisait maintenant des mois qu’elle dormait de mieux en mieux, mais Dieu que le petit lit de la caserne ne les aidait pas. C’était tout petit, minuscule et elle ne savait jamais comment se placer, mais dès qu’elle bougeait, il était là et c’était parfait. Cette nuit, c’était pourtant différent, elle c’était endormi côté passager d’une voiture, ne sachant pas où son cœur allait l’amener. C’était loin, véritablement loin, mais elle s’en fichait. Elle avait toujours aimé les road trips et si on en oubliait les morts et l’apocalypse, c’était un petit moment de pur bonheur. Tellement qu’elle avait fini par s’assoupir à force de regarder défiler sous ses yeux les mêmes décors en décrépitude.

Elle ferma les yeux un peu plus fort, ne sachant plus comment les ouvrir, n’ayant pas réellement envie de les ouvrir, mais son sourire s’étira plus que rapidement à l’écoute des mots de son mari. C’était surement ses baisers qui la rendaient aussi heureuse en fait. Elle s’étira, chassant le sommeil, souriante à en faire pâlir d’envie une pub de dentifrice.

-Je dors plus, promit. J’ai dormi longtemps?

Surement un siècle où trois en fait. Parce qu’ils étaient arrivés.

-Mais… si je me rendors… tu m’embrasses encore ?

Et elle le regardait avec le petit regard le plus adorable de la planète, parce qu’elle adorait qu’il l’embrasse, elle adorait ses baisers et sa proximité. Oui bon, elle pouvait bien attendre à tout à l’heure, mais maintenant, c’était bien non? Elle aurait voulu le ramener à elle, le garder, mais déjà il faisait le tour de la voiture pour aller chercher les sacs. Elle s’extirpa donc doucement du machin cabossé pour s’étirer une nouvelle fois de tout son long. Elle était jeune, heureuse et reposée, que vouloir de mieux ! Oui bon d’accord, elle n’aidait pas beaucoup monsieur, mais elle était adorable, ça comptait dans l’histoire non?

Elle avança rapidement, glissant sa main dans la sienne comme il le voulait, lui volant un baiser au passage pendant qu’il avait les mains pleines et profiter un peu de lui. Elle pouvait bien se le permettre, il ne pouvait que grogner ! Non, lâcher les sacs n’était pas une option monsieur Carter. Bref ! Son regard se perdit sur la petite cabane, ce n’était pas le paradis, mais l’idée d’être seule en tête à tête avec son mari l’était et ça, ça valait la peine. Une fois à l’intérieur, elle observait Logan dans ce décor rustique, se perdant à s’imaginer une vie paisible à deux, tranquille, heureux. Elle n’en était pas à faire pousser des bébés et tout, mais juste pouvoir l’aimer encore et encore, sans devoir quoique ce soit à qui que ce soit et cette idée la rendait pleinement heureuse.

L’endroit était légèrement en désordre, mais rien qu’elle détesta. Rien qui ne puisse être rangé rapidement. Il s’éloigna donc, voulant vérifier l’endroit et elle le laissa faire. Sauf qu’au lieu de s’installer, elle préféra rapatrier et ranger ce qu’elle pouvait. Elle n’en était pas encore à faire la vaisselle, mais juste rendre au moins le petit salon agréable à vivre. Ils s’occuperaient de la cuisine demain, quand ils seraient reposés. Ils allaient passer deux ou trois jours, elle en gagnerait peut-être quatre ou cinq avec les bons arguments, aussi bien en profiter. Elle rangea donc jusqu’à ce qu’il revienne pour qu’elle lui offre un magnifique sourire, les yeux brillants. Répondre à sa question était tellement facile. Encore plus quand il glissait ses bras autour de ses reins, qu’elle sentait la chaleur de son corps contre le sien profitant de ses lèvres, l’écoutant rajouter qu’il aurait préféré Hawaï, mais que vu le monde d’aujourd’hui, c’était assez impossible.

-Juste nous deux, la forêt, c’est parfait comme lune de miel. Je n’en demandais pas autant.

Elle passa ses bras autour de son cou, cherchant ses lèvres des siennes de nouveau. Elle ne le quitterait plus de la semaine, voilà, il fallait qu’il s’y fasse. Sauf qu’elle osa quand même rajouter, regard coquin à l’appui :

-Ça sera encore plus parfait si tu me dis qu’il y a un grand lit…

Tout en tentant de ne pas rigoler, mais c’était peine perdu. Il fallait bien avouer que c’était limite le cadeau de mariage qu’elle avait demandé et qu’elle ne l’avait toujours pas reçu. Bon, en même temps, la chambre à la caserne était minuscule. En fait, il avait déjà de la chance d’avoir une chambre, donc bon.

_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 3 Aoû - 22:55

Ça n'était pas une île paradisiaque perdue au bout du monde, il n'y aurait même pas de service d'étage ou de petit-déjeuner au lit, mais ça n'était pas si mal. Joy souriait plus que jamais en tout cas et Logan l’imitait sans même s'en rendre compte, gagné par le bonheur de sa femme. Ce qu'il pouvait la trouver belle, quand elle le regardait comme ça, avec ses grands yeux verts et son sourire jusqu'aux oreilles. Il aurait voulu pouvoir rester ici avec elle jusqu'à la fin de sa vie, ou jusqu'à ce qu'il se lasse en tout cas, même s'il ne croyait pas que ce soit possible un jour. À vrai dire, il arrivait à peine à se détacher de ses lèvres, en ce moment. Peut-être cela venait-il de leur mariage tout récent ? Ça non plus, il n'y croyait pas, même si c'était sûrement le cas.

« Un très grand lit, oui. » assura-t-il contre les lèvres de la jeune femme. Avait-il précisé que ce chalet appartenait autrefois à Maxine et que c'était donc dans le lit en question, probablement, que leur fille à naître avait été conçue ? Il ne s'en souvenait pas et ça lui importait peu, honnêtement. Il ne se souvenait pas plus du temps qu'il avait déjà passé ici, pas en ce moment en tout cas. Il ne restait plus que Joy dans son esprit et il voulait que ça reste comme ça pour encore un moment, de préférence toute leur vie et pourvu qu'elle soit longue. « Viens, j'vais te faire visiter. » proposa-t-il finalement en s'éloignant un peu, reprenant la main de la jeune femme dans la sienne pour l'emmener vers la pièce qu'il venait juste de quitter.

Les draps sales traînaient encore sur le sol, il n'avait même pas pris le temps de mettre ceux qu'il avait pris dans son sac pour l'occasion et tout le reste du chalet méritait un bon coup de balais, mais quelle importance ? Ça n'en avait aucune pour Logan, en tout cas, pour qui faire visiter signifiait surtout faire connaissance avec le matelas, comme il le prouvait en repoussant déjà Joy contre le lit pour la suivre aussitôt et se retrouver au-dessus d'elle. Il retourna l'embrasser rapidement, lui laissant tout juste le temps de respirer. Il ne savait plus où, mais il se souvenait avoir lu un jour qu'il y avait deux choses qui n'étaient pas nécessaires à une lune de miel : la télévision et les conversations et il comptait bien mettre cet adage à l'épreuve dès maintenant. Il n'y eut pas besoin de plus que quelques secondes supplémentaires pour que Logan se débarrasse de son t-shirt, histoire que ses intentions soient bien claires pour la jeune femme, au cas où elle n'aurait pas déjà compris ce qu'il comptait faire d'elle. Ses doigts se glissaient déjà sous les vêtements de la rouquine, alors qu'il se débattait pour retirer ses chaussures, sans se défaire de ses lèvres un instant. Dieu ce qu'il pouvait l'aimer. Elle l'enivrait totalement, lui faisait perdre toute trace de bon-sens et son souffle au passage. Ça n'aurait pas du être permis de ressentir ça pour une autre personne, c'était trop dangereux, surtout dans ce monde.

Pour s'éviter quand même une mort qui n'aurait pas été si désagréable que ça, Logan consentit finalement à s'éloigner un instant des lèvres de sa femme pour reprendre son souffle. Un sourire étira ses lèvres aussitôt qu'il croisa le regard de la rouquine. « Je t'aime, Joy. » lâcha-t-il doucement. Ça n'aurait pas du être permis, non, mais ça l'était et tant mieux. De toutes manières, ils ne risquaient pas grand chose ici, n'est-ce pas ? Aucun habitant trop curieux de la caserne ne viendrait les interrompre et ils n'entendaient plus la bande-son habituelle de leur quotidien, faite de grognements et de raclements inquiétants, intrusifs. Au milieu des arbres, rares étaient les rôdeurs capable de s'en sortir sans perdre l'équilibre ou buter contre un tronc pendant des heures. D'ici quelques jours, ils retourneraient à cette vie pleine de vide et de mort et ça arriverait trop rapidement. Mais juste pour le moment, ils avaient droit d'être un couple fraîchement marié, heureux et fous amoureux l'un de l'autre. Que demander de plus ?

Spoiler:
 

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Ven 4 Aoû - 4:03

Ce n’était peut-être pas le palace qu’il désirait pour eux, mais tout était parfait pour elle. Elle n’avait qu’un seul désir depuis tellement longtemps : L’avoir pour elle toute seule. Oh, elle savait que ce n’était pas possible, pas toujours, mais des petites journées comme celle-là lui plaisait totalement. Encore plus avec la promesse que la petite journée allait s’allonger sur quelques jours. Un silence calme régnait en maitre dans la cabane et elle n’avait rien à y redire. Être loin des morts, ça avait un côté encore plus idyllique qu’elle ne l’aurait cru.

Elle lui souriait, heureuse, osant demander s’il y avait un grand lit. C’était ce qu’elle aurait souhaité à la caserne pour qu’ils soient tous les deux confortables, mais ce n’était jamais arrivé. Peut-être qu’ici, la fée des lits serait de leur côté et Logan l’assura que oui. Son regard se fit brillant, son sourire tellement heureux juste à l’idée d’avoir plein d’espace (qu’elle n’utiliserait pas, parce qu’elle se collerait à monsieur de toute façon… ). Elle répondit à son baiser, laissant ses mains se balader sur son haut, profitant du moment. Ils pourraient faire cela sans arrêt, pendant des jours que personnes n’auraient rien à redire et ça, ÇA, c’était la perfection à l’état pure. Elle adorait profondément le fait de pouvoir s’assumer et bientôt, elle le pourrait, parce qu’ils étaient mariés et qu’il devrait bien l’annoncer un jour et ce jour-là, elle pourrait être tout simplement Madame Carter et être heureuse dans les bras de celui qu’elle aimait. Elle n’aurait pas la grande vie, pas de bébés et pas de maison, mais elle aurait Logan et ça lui convenait bien. Vu la vie de maintenant, elle était même choyer de pouvoir se dire marié à cet homme bon et tellement parfait. Oh, elle savait que rien ne serait facile, qu’il essuyait peut-être quelques répliques, mais leurs couples en valaient tellement la peine, elle en était sûre et ça la rendait plus qu’heureuse.

Elle se détacha finalement de lui pour le laisser s’éloigner un tout petit peu, le suivant, main dans la main pour la petite visite guidée. Elle entra finalement dans une chambre, le lit était défait, les draps roulés en boule dans un coin, mais le lit ne l’avait pas déçu, il était grand, bien assez pour son géant et elle. Elle souriait, continuant d’observer le lit quand Logan se décida à la diriger, la poussant dans le lit et elle ne se débattit pas une seule seconde, se laissant pousser, testant le rebondit du lit, son confort tout en dévorant son mari du regard. Elle adorait le voir la suivre, plonger sur elle, la surplomber de toute sa taille, sachant pertinemment ce qu’il désirait et ressentant de ce fait son propre désir se réveiller. Dieu qu’elle l’aimait, qu’elle le désirait, qu’elle en redemandait. Est-ce qu’un jour cela changerait ? Surement jamais. Elle était trop accro à son géant. Elle n’arrivait pas à s’imaginer une seule seconde sans lui.

Il retira son t-shirt et elle l’aida à sa façon, détachant sa ceinture pour ensuite détacher son pantalon, c’était un geste qu’elle connaissait parfaitement, on était loin de la première fois et encore plus loin de la dernière. Elle le laissa parcourir sa peau à nue avant de l’aider à la déshabiller, elle adorait ce petit moment de flottement ou ils redécouvraient leur corps à nouveau, elle prenait toujours autant plaisir à le caresser, mais les préliminaires étaient une torture des plus langoureuse, elle avait toujours tellement envie de le sentir en elle, de l’aimer, de… elle lui offrit un sourire à son « je t’aime » répondant tout simplement :

-Moi plus.

Avec un sourire joueur. Retournant chercher ses lèvres pour qu’il ne puisse dire le contraire. Elle continua ses caresses, se laissant porté par l’envie, le plaisir et c’était parfait comme ça. Comment pourrait-elle simplement vivre sans cela ? Sans lui. C’était surement pour cela le mariage, quand on ne pensait pas pouvoir vivre sans une personne, sans sa présence chaque jour, pour le meilleur et pour le pire. Elle n’avait jamais été la plus romantique des deux, mais elle comprenait de mieux en mieux ce qu’il voulait dire par engagement. Elle n’était pas prête de le quitter, elle n’y survivrait pas. Alors, elle se laissa aller contre lui, profitant une nouvelle fois de ses caresses. Sachant très bien ce qui l’attendait, en redemandant même.

Elle souriait, épuisée, mais heureuse. Elle restait là, sur ce matelas sans drap, la tête appuyer contre le torse de son mari, traçant du bout des doigts des lignes imaginaires juste pour le plaisir de le toucher, encore et toujours. Elle ne somnolait pas, elle avait bien assez dormit dans la voiture, mais elle profitait du petit moment de calme.

-Hm, si c’est ça le programme du week end, je suis tout à fait d’accord avec l’idée.

Et c’était totalement vrai. Elle pouvait clairement passer tout son temps au lit, avec lui, passé de Câlins à repos et encore des Câlins. Elle était jeune, elle était belle et elle profitait de la vie. Elle profitait de sa vie avec lui et c’était surement les meilleurs moments qu’elle vivait maintenant.



Spoiler:
 

_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 5 Aoû - 3:39

Le souffle erratique de Logan balayait doucement le front de la jeune femme, contre lequel il venait de poser ses lèvres par automatisme, alors qu'elle revenait se lover dans ses bras après une étreinte épuisante. Son bras retomba lentement contre le matelas, effleurant le dos nu de Joy au passage et un sourire heureux étirait ses lèvres, imitant à la perfection le masque qu'aurait porté un mari comblé dans un monde normal. C'était même mieux, à vrai dire, car dans le monde d'autrefois, jamais ces deux-là n'auraient eu l'occasion de partager leur vie. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais c'était exactement à cela que Logan était en train de penser, les yeux clos, tandis qu'il retrouvait doucement le contrôle sur sa respiration et que le petit moment d'euphorie après l'orgasme s'estompait. À la chance qu'il avait d'être là, malgré toutes les horreurs que leur vie leur promettait. À la chance qu'il avait d'avoir rencontré Joy par hasard un jour d'hiver et que ce soit précisément elle, la seule femme qui soit capable de lui réapprendre à aimer après dix ans d'une vie de solitaire dédaigneux. À la chance qu'il avait de pouvoir réaliser certains de ses rêves, même maintenant, en ayant enfin trouvé quelqu'un qu'il voulait épouser, avec qui il voulait finir ses jours et fonder une famille. Tout ça semblait encore trop lointain et irréel, mais plus vraiment impossible.

La voix pleine de douceur de sa femme le tira cependant rapidement de sa rêverie et il se força à ouvrir les yeux et à laisser retomber sa tête sur l'oreiller derrière lui. « Je crois bien qu'on va être obligé de faire un peu de ménage aussi, mais c'est les deux seuls trucs au programme en tout cas. » Et le ménage n'était pas prévu au départ. Ça l'agaçait même un peu de devoir s'y coller. Comment Maxine pouvait-elle s'être laissée dépasser de la sorte ? Il y avait de grandes chances que son ex n'ait rien à voir là-dedans, à vrai dire, mais Logan avait déjà oublié en être venu à cette conclusion lors de son premier repérage des lieux tout à l'heure. Il ne pensait plus à ça, à tout ce qui se rapprochait un tant soit peu du monde extérieur et s'occupait plutôt de faire défiler dans sa tête tout ce qu'il avait prévu pour qu'ils passent un moment inoubliable.

De nouveau, sa main se redressa pour venir enlacer la rouquine alors qu'il se tendait un peu, comme prêt à partir. « J'te propose qu'on commence par mettre des draps dans ce lit, que ce soit un peu plus clean. Et ensuite, j'ai une petite surprise pour toi... » Il embrassa son front brièvement et se bougea encore un peu pour l'inciter à se lever. « Allez, madame Carter, au travail ! » Décidément, il n'arrivait pas à se faire à cette idée... Madame Carter, c'était... Très étrange et ça collait difficilement à Joy, mais il aimait le dire, il aimait pouvoir se dire qu'elle était à lui, pleinement, qu'ils formaient une famille, un tout. Il n'avait pas encore envie d'en parler aux autres, pourtant. C'était son petit secret à lui, son bonheur égoïste et il se persuadait déjà que dès qu'il passerait aux aveux, ce plaisir prendrait fin. Chaque habitant de la caserne aurait une opinion sur le sujet et peu seraient favorables. Juliet allait lui en vouloir, Eulalie aussi peut-être et ça ne ferait rien d'autre que de ternir quelque chose de beau qui méritait de briller, même si ça n'était que pour ses yeux.

Rapidement, Logan quitta le lit et retrouva son boxer sur le sol, l'enfilant par automatisme avant de quitter la chambre pour récupérer les sacs oubliés dans le salon. Son regard survola la pièce où ils se trouvaient, le faisant soupirer une fois de plus à l'idée qu'il faudrait jouer les fées du logis pour rendre le séjour un peu plus viable. Rien que pour le temps qu'ils perdraient à faire du ménage, le barbu décida qu'ils venaient de gagner une journée supplémentaire de vacances. Ce fut sur cette bonne résolution encore profondément égoïste que l'homme regagna la chambre, où il déposa les sacs au pied du lit, se penchant au-dessus pour sortir les draps. Il les déposa sur le matelas, relevant les yeux vers Joy. « Tu peux commencer sans moi ? Faut que j'aille voir quelque chose. » Il n'attendit même pas qu'elle confirme pour disparaître de nouveau et regagner l'autre côté.

La vaisselle sale le fit grimacer alors qu'il s'approchait de l'évier pour ouvrir le placard en-dessous. Les produits ménagers étaient toujours là, aussi intact que la dernière fois que Logan les avait vu, mais ça n'était pas ce qui l'intéressait. Il plongea sa main dans le meuble, se faufilant entre les bouteilles, repoussant ou déplaçant certaines pour mieux voir, jusqu'à ce que ses doigts se posent finalement sur ce qu'il cherchait. Il attrapa l'objet et se redressa aussitôt, allant jusqu'à la table de la cuisine où il le posa, prenant même le temps de retirer la poussière accumulée dessus d'un revers de la main. D'un geste précis, Logan ouvrit finalement le couvercle de la petite boite en fer, mais le referma aussi vite, juste après s'être assuré que ce qu'il cherchait était encore à l'intérieur. C'était le cas, parfait.

« J'ai trouvé ce que je cherchais ! » annonça le barbu quand il entra de nouveau dans la chambre, brandissant fièrement la boite devant lui comme si Joy pouvait avoir la moindre idée de ce dont il s'agissait. D'apparence, ce n'était rien de plus qu'une boite de bonbons tellement vieille et cabossée que personne n'aurait eu envie de manger son contenu. Heureusement, ce qu'il y avait à l'intérieur ne nécessitait pas d'être mangé, loin de là. Il déposa la boite sur l'une des tables de chevet et aida sa femme à finir de préparer le lit, sans accepter de lui en dire plus pour le moment. Il était sans doute très mystérieux, aujourd'hui, il l'était depuis le moment où il lui avait proposé de partir ensemble quelques jours, en fait. Mais l'idée de la surprendre lui plaisait, qu'elle ne sache rien de ce qui l'attendait mais qu'elle le suive quand même aveuglement... c'était quelque chose d'assez indescriptible pour lui, comme sentiment. Le plus étonnant restant probablement qu'il était prêt à en faire de même pour elle : lui offrir sa confiance aveugle, totale. C'était nouveau, ou presque.

Le lit fut prêt rapidement et tout aussi vite, Logan retourna s'installer dedans, récupérant sa boite pour accepter enfin de l'ouvrir sous les yeux de sa femme. À l'intérieur, finalement, il n'y avait que deux choses : un paquet de feuilles à rouler très maigre et un sachet d'herbe un peu trop sèche visiblement, mais qui ferait pleinement l'affaire. Le regard de Logan se releva vers la jeune femme, rempli d'amusement et d'espoir pour jauger sa réaction. « C'est sur ta liste, non ? J'ai déjà réglé le problème du sexe, de l'alcool et du tatouage... Il ne manque plus que la drogue. » Des mois plus tôt, il lui avait dit sur le ton de la plaisanterie qu'il prendrait comme une mission personnelle de la pervertir et surtout de lui faire connaître tout ce qu'elle n'avait pas eu la chance d'expérimenter avant que le monde ne s'écroule. Il s'était montré plutôt doué dans ce rôle et puisqu'ils en avaient l'occasion, aussi bien continuer sur ce chemin. L'idée lui était venue dès qu'il avait su qu'il l’emmènerait ici, il s'était souvenu de quelques soirées passées là avec Max, de la jeune femme se penchant au-dessus de l'évier pour tirer cette petite boite de sa cachette. Elle faisait ça depuis l'adolescence, de ce qu'elle lui avait dit, cachant sa drogue à un endroit où son père n'aurait pas l'idée de chercher. Mais lui, si et il était bien content de voir qu'elle n'avait pas tout fumé avant de rejoindre St Clair Shores. « Ça te tente ? Tu veux essayer ? » demanda-t-il en préparant déjà le matériel d'une main relativement experte. Même si elle ne voulait pas, il se sentait bien de se laisser tenter lui-même et il se concentra donc sur la préparation du stick, lâchant assez distraitement : « J'te force pas si t'en as pas envie, mais ça peut être drôle. C'est pas très fort, tu verras. Juste de quoi te donner un peu plus le sourire... Quoi que t'as pas l'air d'avoir besoin de ça. »

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Dim 6 Aoû - 6:40

Dire que leur petit moment de bonheur ne faisait que commencer, c’était tellement agréable, tellement parfait. Elle aurait pu figer ce moment dans le temps et rester comme cela pour toujours. Juste comme ça, près de lui, un peu après l’amour, quand tout son corps était satisfait, heureux. Elle gardait sa tête posée contre lui, Elle aurait pu passer tout son temps comme ça et sa remarque la fit sourire, il faudrait faire du ménage ? Surement oui, mais pour le reste, ça lui allait et elle en était ravie.

-Va pour un peu de ménage et ensuite t’es tout à moi.

Parce que c’était ça e but au final, de l’avoir tout à elle. Elle n’aurait à partager avec personne son Logan, il n’aurait personne d’autre à aller voir, personne de qui il faudrait se cacher ou au moins réduire leur proximité. Elle pouvait être pleinement elle, heureuse et amoureuse et c’était ce qu’elle voulait pour le moment. Il bougeait, la serrant contre lui, mais elle aurait aimé le repousser dans le lit, l’empêcher de partir. Elle n’avait pas envie qu’il parte toute suite, elle voulait encore des câlins, mais il suggérait de mettre des draps sur le lit. Elle y jeta un coup d’œil pour réaliser qu’il avait surement raison. Sauf qu’elle n’était pas prête à lui accorder jusqu’à ce qu’il parle du mot magique. Une surprise, Joy adorait les cadeaux surprises. Qui n’aimait pas ça sérieusement ? Encore plus quand ça venait de Logan. Venant de lui, rien n’était inquiétant, elle lui confiait sa vie, sans sourciller.

-Si adorablement demandé par Monsieur Carter, qui pourrait refuser…

Et elle l’embrassa, souriante, des brillants dans les yeux. Oh qu’elle allait s’y habituer à cela « Madame Carter »  elle adorait cela, elle comprenait qu’on accepte de changer de nom par amour, ça avait quelque chose de tellement plaisant, de tellement passionné. Elle pouvait changer de nom, parce que c’était pour toujours. Il était sa famille, son mari, plus rien ne comptait et avec la fin du monde, c’était encore plus vrai. Elle avait obéis avec plaisir, elle attendit qu’il revienne, enfilant simplement le t-shirt de monsieur pour se faire plus présentable. Ils étaient mariés, tout ce qui était à lui était à elle maintenant. Oui, oui ! Bon d’accord, l’inverse aussi, mais qu’il tente d’enfiler sa tenue de cheerleader pour voir…

Elle hocha à l’affirmative, attrapant les draps qu’il voulait mettre sur le lit avant de disparaitre. Elle eut le temps de mettre le drap contour, ce qui était pas mal quand il revint. Elle en était au drap, continuant son petit manège de femme au foyer quand il mentionna avoir trouvé ce qu’il cherchait. Elle observa la boite, intriguée. C’était quand même très intriguant, fallait l’avouer. Il déposa la boite et l’aida à faire le lit, ce qui se fit beaucoup plus rapidement avec son aide, fallait bien l’avouer. Avec un lit fait, la pièce prenait une allure beaucoup plus accueillante.

Elle le suivit sans broncher quand il retourna dans le lit. C’était donc assez de ménage pour l’instant et si elle pouvait retourner se blottir contre lui, elle voulait bien le faire. Ses bras, c’était son endroit préféré au monde. Elle s’intéressa immédiatement à la boite et il ne fit pas prier bien longtemps, l’ouvrant finalement. Elle observa la boite et son contenu un instant, puis deux, réalisant lentement, passant du questionnement, au sourire, riant à sa phrase. Oui, c’était sur sa liste, tout était sur sa liste. Bon d’accord, pas tout, mais presque. Elle devait encore l’avoir chez elle cette liste… faudrait y retourner un jour. Elle pourrait la prendre et la relire et peut-être même rayer des trucs au passage. Au moins, il avait raison, la drogue y figurait, au moins une fois pour essayer. C’était con, mais même dans un monde apocalyptique sans règle, elle était intimidée par l’idée. Elle ne savait pas ce que ça donnerait et c’était inquiétant.

-Ouais, tu te débrouilles bien avec cette liste… j’aurai plein de chose à rayer si je la retrouve un jour.

Et elle s’étira pour aller l’embrasser de nouveau, ne sachant pas comment elle allait réagir à cela. Elle ne pouvait pas deviner, elle ne l’avait jamais fait ! Elle était purement novice, c’était assez… il avait le don des premières fois avec elle.

-Oui, je veux bien. Mais ne me juge pas.

Parce que c’était facile quand on était habitué, mais quand on ne l’était pas… Elle ne put s’empêcher de sourire encore plus quand il lui mentionna qu’elle n’avait pas réellement besoin de cela pour sourire, alors, elle retourna l’embrasser, lui nuisant surement au passage pour lui répondre un simple :

-C’est de ta faute, c’est toi qui me rend heureuse comme ça.

Et c’était tellement vrai. Elle était heureuse avec lui, c’était un fait avéré. Elle l’observa faire, se disant machinalement que si elle avait à le faire un jour, elle saurait comment. Elle ne comptait pas devenir une droguer fini, mais au moins un peu moins novice que maintenant. Sauf qu’il fut prêt relativement rapidement et même si Logan fit tout le boulot, ça avait un petit côté stressant. Elle n’aimait pas l’inconnu. Elle lui laissa l’honneur de l’allumer, ne prenant pas de chance. En fait, elle aurait surement réussi à échouer à cette étape, un peu comme celle des dernières bouffées ou le machin passe sa vie à s’éteindre. Bref, elle le regardait, se demandant ce qu’un Logan avec « un peu plus le sourire » allait donner. Elle se lança au bout d’un moment, s’étouffant à la première fois, riant de sa maladresse. Retentant, réussissant finalement, tout en partageant. C’était comme avec l’alcool, un peu à elle, beaucoup de partage. Pourtant, elle se laissa prendre au jeu. C’était sa première fois, surement sa dernière, aussi bien en profiter pendant que ça passait. Si une armée de mort débarquait dans leur chambre, ils seraient tous les deux complètement mal barré, voilà. C’est alors qu’elle réalisa un truc magique, elle n’avait rien, rien de rien. Elle souriait à s’en faire tomber la mâchoire, mais ça, c’était normal. Elle avait des brillants dans les yeux, mais c’était comme à chaque fois qu’elle le regardait et parlant de le regarder… elle c’était tournée légèrement pour poser sa main sur son torse, son menton sur sa main pour le scruter avec plaisir. Un peu trop de plaisir, mais ça… elle ne le saurait jamais. Elle n’avait rien, aucun effet ! Elle était au-dessus de ça… ou pas…

-Alors, ça ressemble à quoi un Logan sauvage plus heureux et souriant qu’à l’habitude hein? Si tu deviens un peu trop comme moi, ça pourrait être marrant ou bizarre. Non, surtout marrant en fait.

Ouais, elle voulait voir les changements opérer chez Logan et elle ne put qu’éclater de rire à l’imaginer un peu trop comme elle, a parler, gesticuler, tout ça. C’était très très Logan quoi ! On s’entend !

_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 6 Aoû - 23:15

Le temps s'étirait en longueur, il devenait malléable et aléatoire, une seconde se multipliait par dix avant de devenir soudainement plus courte. Les effets commençaient à se faire sentir plus fortement que Logan ne l'aurait imaginé, probablement parce qu'il avait perdu une habitude qu'il n'avait même jamais gagné. Un sourire étirait ses lèvres, mais il restait discret, évasif, contrairement aux promesses faites à Joy. Quoi que ça aurait pu ressembler à un grand pas de la part de Logan, même comme ça, mais c'était à peine un sourire dans le monde de la rouquine.

Parlant de cette rouquine, elle venait de s'approcher dangereusement et de lui poser une question pleine de mots et Logan l'observait, intrigué, rêveur. Il se permit d'approcher une main pour promener ses doigts sur le visage de la jeune femme, très faiblement. « Comment tu fais pour avoir toujours autant de mots à sortir ? Même la drogue n'arrive pas à me transformer en Joy géante ! » Elle le surprenait toujours, à parler autant, à trouver des million de façons de poser une question en une centaine de mots alors qu'elle aurait pu le faire en trois. Lui, il allait toujours à l'essentiel, toujours. Enfin, elle le changeait quand même pas mal sur ça aussi, en fait. Elle avait une influence très néfaste sur son rôle d'ours mal léché, grincheux et taciturne, un rôle pourtant maîtrisé avec expertise depuis des années. Mais non, elle, elle arrivait à le faire devenir un ours en peluche tout mou, bavard et souriant, c'était vraiment moche de sa part. Un jour, ce serait lui qu'on appellerait monsieur Cameron si elle continuait comme ça et sa virilité n'y survivrait pas. Qui avait donné la permission à cette minuscule petite chose rousse de le rendre heureux, déjà ? « Bon, d'accord, je suis nul pour parler, mais j'crois que j'suis bien défoncé quand même. » avoua-t-il en réalisant toutes les bêtises qu'il venait de penser en moins d'une minute.

Il reposa ce qu'il restait du joint dans la boite en fer qui attendait sur la table de nuit et referma ses doigts sur le poignet de la jeune femme, la tirant doucement vers lui. « Approche. » Il passa un bras autour de sa taille, ramenant sa main sur la joue de Joy avant de l'embrasser rapidement. « Il faut absolument qu'on parle, vous et moi, madame Carter. » déclara-t-il solennellement, plongeant son regard dans celui de sa femme. « J'sais pas comment te dire ça, mais j'ai vraiment, vraiment, vraiment envie... non, j'ai besoin de manger du Taco Bell maintenant. » Il resta sérieux encore une seconde, jusqu'à ce qu'un fou rire le prenne. Oui, bien défoncé, mais bon, c'était le but aussi. Il eut un mal de chien à retrouver son sérieux, ou au moins à s'arrêter de rire assez longtemps pour pouvoir parler de nouveau. « C'est tellement injuste que les fast-foods n'aient pas survécu à la fin du monde. » reprit-il, sans vraiment s'adresser à Joy, en fait.

Il riait de nouveau. Ça faisait tellement longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi heureux, mais depuis quatre mois, ce sentiment ne le quittait plus, c'était perturbant. Ce qui l'était encore plus, c'était d'entendre la porte du chalet claquer violemment depuis l'autre pièce. Alors qu'ils auraient du n'être que tous les deux. C'était ça, le plan, quelques jours en tête à tête avec personne pour venir les emmerder et se mettre en travers de leur chemin. Qui n'avait pas suivi le script ? Logan se força quand même, tant bien que mal, à retrouver un peu son sérieux. « T'as entendu ça ? » demanda-t-il en se redressant, s'agrippant à la jeune femme pour ne pas l'envoyer valser trop violemment. Il tendit l'oreille, essayant de se concentrer sur ce qui se passait de l'autre côté. Des voix commençaient à se faire entendre. La voiture garée devant le chalet aurait déjà donné l'alerte de leur présence et il n'y avait franchement pas mille endroits où chercher. « Putain... » Tout lui revint en mémoire : la crasse partout, la vaisselle sale mais pas encore complètement moisie, les objets déplacés... Il se releva pour de bon, regardant autour de lui. Il n'y avait que deux issus dans cette pièce : une fenêtre derrière eux et la porte devant. Soi ils fuyaient en vitesse, soit ils affrontaient les nouveaux venus. S'ils n'avaient pas été totalement à l'ouest à cause de l'herbe, pourquoi pas, mais là... « Faut qu'on se tire. »

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Mar 8 Aoû - 3:56

Elle le regardait, elle adorait le regarder, le voir aussi lui et pas en même temps. Parce qu’il était lui, il était Logan, mais pas le Logan qu’il montrait aux autres, il souriait, riait même et elle adorait l’entendre rire. Elle adorait le faire rire. Elle souriait, toujours autant, peut-être même plus. Elle était aux anges, sur un petit nuage, tout était bien, parfait même. Elle avait fini par parler, demandant simplement un truc super simple. Non, elle ne parlait jamais trop, c’était toujours le nombre de mots tout à fait adéquat pour la question posé et … et puisqu’elle n’était plus certaine de sa question au bout du compte, la réponse était la bienvenue. Sauf qu’il ne répondait pas vraiment, mais elle l’avait imaginé en Joy géante… Du coup, elle éclata de rire. Non vraiment, rire à en pleurer, parce qu’elle l’imaginait avec des talons, une petite tenue de cheerleading, la plus petite, des bonbons, la queue de cheval officiel, le ruban, le maquillage et même le symbole de l’équipe du Vermont près des yeux. TOUT ! Manquait que la petite danse, à la limite, on pouvait rajouter du twerk et… Dieu, elle n’allait jamais arrêté de rire.

-Je t’aime Logan, vraiment, mais… plus jamais que je t’imagine en Joy géante… plus jamais.

Elle en riait à en pleurer. C’était pas la meilleure idée du monde et avec la chance qu’elle avait, c’était peut-être même pas la drogue ! Peut-être que c’était juste très très drôle, ou pas, elle n’en savait rien. Elle tenta de se concentrer sur ce qu’il disait, revenant le fixer, un sourire immense aux lèvres. Il était bien défoncé ?

-Moi je sais pas… je suis toujours comme ça non?

Et elle lui souriait encore plus pour la peine. Il l’attira à elle et elle se laissa faire, tout en étant la plus heureuse des femmes. Elle l’écouta, c’était sérieux, il avait dit « Madame Carter » c’était toujours sérieux, ou pas. Ah non, même pas. Pire ! C’était terrible, affreux, vil et vilain ! Il lui balançait comme ça q’il avait très envie de taco bell… … …


:O


MAIS OUI ! ELLE AUSSI ELLE EN VOULAIT ! Elle ouvrait la bouche, surprise, étonnée, en manque. Ouais, clairement en manque de tacos. C’était son repas préféré à elle. Il était terrible de lui rappeler l’existence de ce met exquis.

-Mai j’en veut aussi, maintenant, dans ma bouche. T’es mon mari, tu te dois d’en trouver ! Voilà !

Il aurait du plaisir à être son mari avec ce genre d’exigence… Si un jour elle était enceinte… ça serait surement pire. Mieux valait ne jamais tomber enceinte du coup. Elle souriait de nouveau, riant à son rire contagieux. Dieu qu’elle aimait cet homme.

Elle mit du temps avant de réaliser qu’il était sérieux. Elle n’allumait pas la lumière à ton les plafonds en ce moment, fallait bien l’avouer, mais elle ferma sa bouche pour se plonger dans ses yeux. Si elle avait entendu ? Non. Oui. Peut-être. Ah oui. Merde, oui  ! C’était quoi ? Si ça ouvrait les portes, c’étaient donc des gens et les gens, c’étaient méchants la plupart du temps.

-Mais non ! Y a nos affaires ici.

Elle avait répliqué rapidement, mais sérieusement. Elle n’avait peut-être pas l’esprit clair, mais elle savait qu’elle avait plein de chose à elle là et qu’elle ne pouvait pas les perdre. Donc… En plus, c’était surement des Canadiens vu la proximité avec la frontière et tout le monde savait que les Canadiens étaient gentils et polis !

-T’es sérieux ?

Le regard presque suppliant, mais le suivant quand même. Rebroussant de chemin pour au moins ramasser du bout des doigts sa culotte. Non mais oh, il y avait des limites à être toute nue. Elle avait un t-shirt, celui de Logan en prime. Fallait donc une pièce de vêtement à elle, mais dans sa main, parce que pour le moment, elle allait le suivre lui, rien de plus. Le suivre jusqu’au bout du monde et si elle recevait une branche mal placée… elle accuserait son mari !

_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 9 Aoû - 3:04

Le temps venait de s’accélérer soudainement et la fumée enveloppant le cerveau de Logan de s’évaporer en un coup de vent violent, coïncidant très exactement avec l'instant où la porte du chalet avait été brusquement ouverte. En fait, peut-être pas tout à fait. Il ne savait pas trop, mais il réalisait que les gens se trouvant de l'autre côté de cette porte seraient au courant de leur présence et ça lui semblait tout simplement évident que ce serait des personnes mal intentionnées, qui voudraient leur faire du mal, les tuer. Qui voudraient lui arracher son bonheur, c'était même déjà le cas. Il fallait qu'ils partent avant de mourir salement. C'était logique, non ? Non ?

Joy ne semblait pas de cet avis. Elle s'était levée, ce qui fit réaliser à Logan que lui aussi et... il avait envie de rire. Mais ça n'avait rien de drôle. Leurs affaires oui... il regarda la rouquine qui le suivait des yeux comme s'il était en train de faire une scène. « La fenêtre. » s'exclama-t-il en se détournant aussitôt pour contourner le lit. « Sors et cours. Aussi vite que tu peux. » Il ramassa les vêtements qui traînaient par terre, les sacs, tellement vite qu'on aurait pu le croire possédé, tandis que Joy ouvrait la fameuse fenêtre. Une balle perça le bois de la porte, le faisant sursauter et il se dépêcha de venir derrière la jeune femme. Il avait l'impression qu'elle mettait des heures à grimper, mais ça n'était sûrement pas le cas. Si elle avait mis des heures, ils seraient déjà mort, même dans un monde aussi dingue que le leur, il ne pouvait pas y avoir deux zones temporelles différentes avec seulement une porte en bois pour les séparer.

Sans aucun soin, Logan balança tout ce qu'il avait dans les bras par la fenêtre dès que Joy n'obstrua plus l'entrée et il se précipita à son tour, au moment où un bruit sourd dans son dos l'informa que la porte avait finalement été ouverte. Il prit tout juste le temps de s'encombrer de nouveau avant de se mettre à courir à son tour. Ils n'avaient rien fait de mal, à part entrer dans un chalet qui n'appartenait certainement pas aux habitants actuels et où Logan avait bien plus de légitimité qu'eux à se trouver. Bon et bien entamé les réserves d'herbe de Maxine, mais là encore... Si lui n'avait pas ce droit après lui avoir fait un gosse, alors personne ne l'avait ! Mais le monde était devenu une telle merde que les hommes dans leur dos ne voyaient pas les choses sous cet angle. Tellement pas que de nouveaux tirs fusèrent derrière eux. Par un réflexe allant parfaitement à l'encontre de son instinct de survie, le barbu modifia sa trajectoire, se plaçant juste derrière Joy pour continuer leur course. Au moins, comme ça, si les autres parvenaient à les toucher, il prendrait pour elle.

L'air brûlait ses poumons. Il courrait plus vite qu'il ne l'avait jamais fait de toute sa vie et ça n'avait franchement rien d'agréable. Il se souvenait de la première fois que Joy et lui étaient sortis ensemble pour une expédition et qu'elle s'était foutue de lui en disant que ses poumons de fumeur ne tiendraient jamais la route. Elle avait eu raison, il mourrait très bientôt. Enfin, au moins, ils s'éloignaient suffisamment du chalet pour se retrouver hors de portée d'une balle perdue. Le temps que les types les rattrape, ils pouvaient s'en sortir et ce serait quand même idiot de les suivre alors qu'ils n'avaient rien volé, rien cassé et qu'ils partaient même en leur offrant une voiture...

Il tint encore quelques mètres avant de décider que le moment était venu de pousser son dernier soupir et de s'arrêter, il lâcha tout ce qu'il avait réussi à sauver, les laissant s'écraser sur le sol tandis qu'il se penchait en avant pour s'appuyer contre ses cuisses et reprendre son souffle. Et quand il fut certain qu'il n'allait pas réellement crever, il se mit tout à coup à rire fortement. « Ça, c'était pas prévu au programme. » avoua-t-il sans rien perdre de son hilarité. Un petit jogging à moitié à poil dans les bois, c'était... original comme activité pour une lune de miel. Au moins, ils ne risquaient pas d'oublier cette partie.

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Jeu 10 Aoû - 2:22

Tout était vachement compliqué, l’était devenu. Elle trouvait tout tellement marrant, tellement simple et là, tout s’accélérait et elle n’arrivait pas à trouver le rythme que la musique lui imposait. C’était un peu comme danser en accélérer, elle était nulle à ça. Il lui ordonna de passer par la fenêtre, de courir. Elle observa la fenêtre une fraction de seconde, comprenant la consigne. Elle se dirigea donc vers la fenêtre, l’ouvrant, passant la tête pour voir ce qui l’attendait à l’extérieur, rien, la forêt, l’été, l’odeur des arbres, le vent. Elle passa finalement la fenêtre avec dextérité, se ramassant de justesse avant de se vautrer au sol. Comme ce n’était pas simple de sortir par la fenêtre, sérieusement. Elle avait donc couru, s’assurant que Logan la suive bel et bien derrière. Il avait ramassé les sacs, ce qui la rassura, lui donnant la motivation requise pour courir, ça et les coups de feu. Oui, ça faisait courir vite les coups de feu…

Elle courait, ralentissant un peu pour ne pas mettre de la distance entre elle et Logan, elle aurait pu courir ainsi longtemps, l’adrénaline faisait son œuvre, mais lui fatiguait. Elle avait soif, mais ça irait. Elle l’entendit s’arrêter et elle en fit tout autant. Rien n’était simple. Pas aujourd’hui du moins, pas très peu habillée, pas pied nue. Sans savoir comment, elle c’était éraflée la cuisse, une branche basse surement, peut-être un buisson, elle n’en savait rien. Elle sentait son cœur battre dans ses pieds meurtris, elle n’aurait pas dû arrêter de courir, arrêter signifiait ne pas recommencer, mais le calme semblait régner de nouveau sur l’endroit et elle osait espérer qu’ils aient abandonné l’idée de les pourchasser. Elle observa son mari un instant, puis deux avant de se décider de ce qu’elle comptait faire avec tout ça. Parce que tout le monde sait que la réaction la plus logique serait de blâmer l’instigateur de la sortie ou de chialer que sa lune de miel était ruinée. Un peu de la colonne A et un peu de la colonne B.

Sauf qu’il riait et qu’elle était loin d’être le genre d’épouse chiante. Alors, elle fit ce qu’elle aurait toujours fait, sourire à pleine dents, des brillants dans les yeux, se rapprochant de son géant pour s’assoir dessus – lire ici de laisser tomber mollement, comme un éléphant de 110 livres tout mouillé – et glisser une main dans ses cheveux, allant chercher ses lèvres, une fois puis deux.

-Va falloir improviser alors, parce qu’on n’a plus de lit et dans mon programme à moi… on faisait que ça.

Et elle retourna l’embrasser, passant ses mains contre son torse. Elle n’avait toujours pas de culotte, elle était une terrible personne, mais elle avait très envie de le tenter là, maintenant. Parce que d’eux deux, c’était lui l’adulte responsable, alors c’était à lui de lui dire de se rhabiller. Elle, son job, c’était de le détourner du droit chemin avec un plaisir malsain, tout le monde savait très bien cela. Le pire, c’est qu’elle appréciait cet état de fait, elle n’allait clairement pas changer. Il lui avait fait découvrir le sexe, il avait créé un monstre, son problème. Elle, au pire, elle s’amuserait à le voir lutter. Prolongeant donc ses baisers, loin d’être sage, elle avait déjà oublié la petite frayeur. Elle ne l’avait jamais fait en forêt en prime… Et elle était avec Logan, Logan allait la protéger, elle lui faisait totalement confiance.

_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 10 Aoû - 21:32

Il avait du mal à s'arrêter de rire, pourtant il n'y avait pas grand chose de drôle à se faire chasser de sa planque par des tirs ennemis, en pleine forêt et sans vêtements. Mais Logan trouvait ça amusant, il avait bien le droit, non ? Ils étaient en vie, ça restait le plus important, rien d'affreux ne venait de se produire et... il était toujours un peu à l'ouest avec la drogue ou le simple bonheur de faire quelque chose de stupide avec la femme qu'il aimait, de s'amuser pour une fois au lieu de rester tout le temps sérieux. Il ne se demanda même pas si Joy pourrait être furieuse de ce qui venait de se passer, cette idée ne parvenait tout simplement pas à traverser son esprit.

Raison pour laquelle il souriait autant qu'elle quand il se redressa pour la regarder. En fait, il aimait beaucoup cette image d'une Joy à moitié nue au milieu des bois. Bon, il aimait tout ce qu'il voyait chaque fois qu'il avait le malheur de poser les yeux sur elle, mais... Eh bien, il avait encore le droit de trouver sa femme belle, pas vrai ? Elle le prit quand même par surprise en lui sautant dessus avec tellement de naturel et après un vacillement, sans que Logan ne comprenne trop ce qui était arrivé, il se retrouva assis par terre, la rouquine dans ses bras et ils s'embrassaient beaucoup moins sagement que ne l'aurait exigé la bienséance.

« Qui a besoin d'un lit ? » demanda-t-il de la même manière qu'elle venait de sous-entendre la suite. Elle le cherchait, clairement. Ce petit ton innocent qu'elle prenait toujours quand elle voulait obtenir quelque chose de lui... Logan ne savait jamais vraiment si elle prenait plaisir à jouer les tentatrices parce qu'elle voulait réellement qu'il subvienne à chacun de ses désirs dans l'instant ou si c'était seulement pour jouer avec ses nerfs. Comme si elle le mettait à l'épreuve, comme si elle s'attendait à ce qu'il prenne la bonne décision et dans le cas présent, le mieux devait sûrement être de la repousser. Pour autant qu'ils sachent, les mecs du chalet pouvaient encore être dans les parages, à fouiller les bois à leur recherche. Les tirs pouvaient avoir réveillé des rôdeurs qui finiraient par retrouver leur trace aussi. Des animaux sauvages, tels que lapins ou pire encore, pouvaient débarquer soudainement. N'importe quoi pouvait arriver, vraiment. Mais si Joy espérait que Logan pèserait le pour et le contre et choisirait de la repousser, alors elle ne le connaissait pas.

Ses mains bifurquaient déjà sous le t-shirt qu'elle lui avait volé, même s'il ne comptait pas le lui enlever et une fois de plus, il était scotché à ses lèvres au point d'en oublier de respirer. Il se demandait parfois comment elle faisait pour avoir autant de pouvoir sur lui. Dès l'instant où elle entrait dans son champ de vision, dès qu'elle voulait quelque chose de lui, qu'elle ne faisait que respirer dans son espace vital, il n'y avait plus qu'elle. C'en était effrayant. Il ne le voyait pas encore comme ça, mais c'était réellement dangereux. Tout son corps lui appartenait, de la plus petite parcelle de sa peau jusqu'à la moindre miette de sa conscience. Face au danger autant que plongé dans le calme le plus profond, elle passait toujours avant tout le reste. Il parvenait à prendre sur lui le plus souvent, à vivre avec cette soif insatiable qu'il avait d'elle sans que ça ne bouscule trop son quotidien, mais quand elle le touchait... Eh bien, il était capable de devenir idiot au point de lui faire l'amour au milieu d'une forêt, sur le sol jonché de feuilles mortes, de branches, de terre. Sans s'inquiéter de savoir si quelqu'un allait les surprendre, pas plus que de s'écorcher sur les branches et les cailloux dans le sol. Personne ne vint les interrompre de toutes façons, personne n'en avait rien à faire de ces deux-là s’essoufflant au milieu de nul part.

Il garda le silence un certain temps, même après avoir terminé, profitant simplement de la proximité de Joy, sans réfléchir plus loin, avant de se résoudre à la laisser respirer. « On devrait quand même se chercher un endroit plus couvert pour la nuit. » Sa résolution ne dura qu'un instant avant qu'il ne retourne l'embrasser. « Tu préfères quoi ? Camping improvisé dans un coin... Ou on tente de récupérer le chalet ? Ou juste la voiture. » Lui-même n'avait aucune préférence. Tout ceci sonnait un peu comme la fin des vacances et c'était hors de question qu'ils rentrent déjà, avec ou sans le chalet, il préférait encore rebrousser chemin jusqu'à la ville la plus proche et s'installer dans la première maison qui plairait à sa femme plutôt que de rentrer déjà à la caserne.

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 1345
Points : 1910
Date d'inscription : 14/03/2016
Voir le profil de l'utilisateur
@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Ven 11 Aoû - 3:42

Bah, c’était quand même marrant. Un peu. Elle trouvait du moins. Elle aurait peut-être dû s’inquiéter plus que cela, mais elle n’était vraiment pas ce genre de personne, alors se dire qu’elle commencerait maintenant… non merci. Elle préférait de loin s’échouer sur lui pour commencer à l’embrasser. C’était le meilleur moment, tout le monde savait ça. Elle redoubla ses baisers, rieuse quand il rajouta une question plus que pertinente : Qui avait besoin d’un lit ? Personne, pas elle en tout cas. Elle continuait de le chercher, s’entend la chaleur l’envahir quand elle sentie ses mains contre sa peau brulante de lui. Elle avait envie de ça, encore. Elle avait tellement besoin de lui, envie de lui, c’était tellement le meilleur moment du monde. Alors, quand elle se sentie chavirée, elle se laissa faire avec plaisir. Elle le laissa prendre possession d’elle, elle prit un profond plaisir à profiter du moment, les sens à l’affut de l’éternité autour d’elle. Son mari, la forêt, le risque, c’était tellement excitant et tellement bon, parfait, elle aurait pu en redemander encore et encore.

Elle était une femme des plus comblée, encore une fois, souriante et heureuse. Oh, ils étaient dans la merde, elle le savait, mais elle ne craignait rien, elle était avec Logan, que pouvait-il réellement leur arriver ? Elle restait près de lui, profitant de sa chaleur. Il redevenait le plus sérieux des deux, mentionnant qu’il faudrait se chercher un endroit pour la nuit. L’idée de récupérer le chalet était risqué, le camping improvisé… ils n’avaient rien pour, mais récupérer la voiture, c’était surement quelque chose de faisable. Elle ne savait même pas où se trouvait la ville la plus proche puisqu’elle dormait depuis un moment dans la voiture.

-Personnellement, j’aurais plutôt commencé par remettre des vêtements tu sais…

Et elle lui offrit le petit rire le plus adorable de monde, souriant. C’était bien une culotte quand même.

-Mais c’est vrai que récupérer la voiture, ça serait une idée, vu que je n’ai aucune idée s’il y a une ville proche ou non… je dormais moi pendant la route. [/b)

Et elle continuait de sourire, parce qu’elle était fautive sur ce coup, mais qu’elle s’en fichait. S’il n’avait pas voulu qu’elle dorme, il n’avait qu’à la réveiller, mais il n’en avait rien fait. Donc, peut-être récupérer la voiture…

[b]-Mais si tu me dis que la ville est à 10 minutes… on est peut-être mieux de trouver une nouvelle voiture là-bas. Moins risqué.


Parce que bon, ça n’avait rien d’invitant des mecs armés quand on y pensait. Sauf qu’une voiture, c’était nécessaire. Peut-être qu’ils avaient déjà siphonné l’essence en voyant l’état de la carrosserie. Elle n’en savait rien, peut-être qu’au final, c’était vraiment mieux de trouver une nouvelle voiture. Elle alla chercher ses lèvres une dernière fois, l’embrassant pour le simple plaisir de le faire avant de se redresser pour chercher des yeux ses affaires éparses. Elle voulait des vêtements et les enfiler, elle y arriverait bien quand même ! Elle commença par la culotte, cherchant le reste du bout des doigts. Faudrait lui rendre le t-shirt, après… ou pas. Il pouvait prendre son haut à elle non? Bon d’accord, non.


_________________




like a phoenix She will rise from the ashes of despair And soar
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 4786
Points : 4375
Date d'inscription : 16/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 13 Aoû - 1:31

« Hm, j'en sais rien, remettre des vêtements ça implique qu'il faudra les ré-enlever plus tard... Trop de temps perdu pour rien. » Mais bon, elle avait sûrement raison, quelque part, surtout qu'il avait beau se creuser les méninges pendant qu'elle lui exposait son point de vue, Logan ne voyait pas vraiment d'endroit où se réfugier qui soit à moins de... beaucoup trop d'heures de marche. Il n'avait pas envie de passer la moitié de la journée à marcher pour rien, d'être épuisé en arrivant enfin dans un endroit agréable où passer la nuit et d'en arriver à devoir dormir pendant sa lune de miel... Non, en fait, l'idée de démolir les types avec les flingues le tentait bien plus, même si ça restait hors de question.

« Y en aurait pour des heures, voir même des jours de marche jusqu'à la prochaine ville... » lâcha-t-il, sans que ça ne s'adresse vraiment à Joy. Il continuait de puiser dans ses souvenirs pour trouver une solution un peu plus viable. Après tout, en deux mois passés dans ce chalet, il en avait visité de la région... Il passait tout en revue, partant du chalet jusqu'au plus loin qu'il soit allé dans cette foutue forêt et... Oui, il se souvenait bien de quelque chose, quelque chose qui l'avait d'ailleurs poussé à quitter très vite cet endroit après avoir assisté à un double-meurtre de sang-froid. « Mais il y a un lac, peut-être à une heure d'ici. Avec un genre de motel pour les touristes. Ça nous rapprochera de la ville et doit bien y avoir des voitures dans le coin ! Et bien plus de lits qu'on n'en rêverait ! »

Il se releva à son tour, cherchant ses vêtements et essayant de rassembler le reste de leurs affaires pour les remettre dans les sacs. Une heure, c'était long, mais ce serait toujours mieux que de camper dehors et de risquer de mourir pour rien. Et puis, en fait, maintenant qu'il y pensait, une maison avec vue sur le lac, c'était bien mieux quand même. Parce qu'ils auraient de l'eau, déjà, mais aussi parce que ça ressemblerait un peu plus à une escapade romantique juste un peu teintée de cadavres pourrissants. « Est-ce que tu penses me rendre mon t-shirt ? » demanda-t-il en reposant son regard vers elle. Aussitôt demandé, aussitôt servi, elle s’exécuta, décevant un peu son mari au passage, qui se serait parfaitement accommodé de devoir s'en passer pour continuer de la voir dans cette tenue, mais bon. Fallait être sage et responsable et surtout marcher sans être déconcentré par les jambes interminables de madame.

Une heure, ça allait le faire ! Ils seraient tranquille avant que le soleil ne se couche et s'ils se débrouillaient bien, cette fois, rien ne viendrait leur prendre la tête. Bien décidé à faire ça vite pour pouvoir revenir à la partie plus agréable de ce voyage, Logan s'approcha une dernière fois de Joy, prenant quelques secondes pour l'embrasser. « On devrait y aller, maintenant. » insista-t-il en s'éloignant à contrecœur, alors que c'était quand même lui qui était revenu à la charge. Mais ça restait la faute de Joy, elle n'avait pas le droit d'être aussi... elle.

Marcher lui occupait l'esprit suffisamment pour qu'il arrête de regarder dans sa direction et qu'il redevienne plus sérieux. Les forêt, c'était chouette, bien plus calme que la ville, bien plus vide aussi. Mais il restait des rôdeurs malgré tout, ces trucs-là refusaient de disparaître pour de bon, à croire qu'ils ne comprenaient pas que personne ne voulait d'eux. Sa hache dans une main, Logan gérait quand même le flot relativement ténu des cadavres qui osait parfois croiser leur route, sans que ça ne demande un véritable effort. Le dernier lui donna quand même un peu plus de fil à retordre quand la lame de son arme se coinça dans son crâne éclaté et qu'il fut obligé de tirer fortement, jusqu'à faire voler en éclat la cervelle de cette pauvre chose. C'était dégoûtant. Il détestait sérieusement devoir sans arrêt essuyer les restes de cerveau et de sang pourri sur sa peau. Mais il le faisait quand même, pas le choix. Il ne doutait pas que Joy soit capable de s'en charger si besoin, mais... Ça avait toujours été comme ça depuis leur première sortie dont il garderait sans doute toujours un souvenir très intense. Lui, ça ne le touchait plus vraiment, alors pourquoi forcer Joy à faire quelque chose qui la dégoûtait s'il pouvait l'éviter ? Ça ne lui rendrait probablement pas service si elle se retrouvait un jour forcée de se débrouiller seule, mais il ne voyait pas comment une telle chose pourrait arriver.

Enfin, peu importe. Un cadavre de plus jonchant le sol, ils continuaient leur avancée tranquillement, Logan plongé dans ses pensées. Il appréciait d'être ici, alors que ça ne faisait que quelques heures, il se sentait déjà plus tranquille qu'à la caserne. C'était dangereux, finalement, il risquait de s'y habituer et de ne plus jamais vouloir rentrer. Il ne l'aurait probablement pas fait s'il n'y avait pas eu Eulalie qui attendait là-bas. « Alors, la drogue, t'en as pensé quoi ? » demanda-t-il finalement, histoire de chasser ses idées idiotes de ses pensées. Ils n'avaient pas eu vraiment le temps d'en profiter, malheureusement. Dommage. « Qu'est-ce qu'il reste, sur cette liste ? On pourrait profiter de ces petites vacances pour en faire le tour, non ? » De ce qu'il se souvenait, il était déjà venu à bout d'une bonne partie des choses qu'elle n'avait pas connu avant que le monde ne s'écroule. Mais avec un peu de chance, il y aurait encore des trucs qu'il pourrait faire pour qu'elle soit une femme épanouie malgré l'horreur ambiante.

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

 Sujets similaires
-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...
» /!\ Grosse Quête ! Besoin de personnes [ FlashBack HRP ]
» RP flashback en 1623
» [Flashback] Les cicatrices d’un passé douloureux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum