God only knows ft. Declan



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Joy Cameron
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Mer 2 Aoû - 5:31

17 avril 2016
Elle avait passé son avant-midi à perdre son temps. Bon, pas tout à fait, elle avait récolté pas mal pour considérer qu’elle avait eu une belle journée, le tout sans mourir, ce qui était un plus notable fallait bien l’avouer, bref. Elle avait son arc, sa moto, son katana et sa liberté, soudainement, c’était bien suffisant. Elle réapprenait à respirer au bout d’un mois. Si elle n’y pensait pas, elle ne souffrait pas, alors elle savait se tenir occuper. Elle n’avait plus besoin de plus pour le moment. Elle commençait tranquillement à se faire à l’idée, elle ne l’acceptait pas, mais elle s’y faisait.

Elle avait tout perdu, Fort Hope, son mari, sa fille par l’intermédiaire, ses amis, tout. Sauf qu’elle avait retrouvé le sourire, elle arrivait à respirer, à rire et à danser. Oh, c’était souvent triste, encore, mais elle prenait du mieux. Elle ne panserait surement jamais la blessure complètement, mais elle comprenait la nécessité de la chose. Juste de pouvoir sourire à la vie, se rappeler l’optimisme, c’était bien. Oh, ce n’était pas encore un automatisme, mais un jour, elle y arriverait pleinement. Elle y travaillait tellement fort.

Elle avait fini par garer sa moto dans un garage intérieur, c’était limite impossible de se dire que dans ce garage spécifiquement se trouvait une moto fonctionnel, elle ne la laisserait pas longtemps bien longtemps, juste assez pour éviter d’attirer les morts. Elle avait verrouillé tout sur son passage, s’assurant qu’elle reconnaitrait la maison sans problème.

Elle avait ensuite marché, tuant les rôdeurs épars qu’elle croisait, évitant les grands groupes. Elle avait son arc dans le dos, son katana en main et son Tantō à la taille. Elle n’était pas encore une pro des Katas, loin de là même puisqu’elle venait de commencer depuis quoi? Un mois? Un mois déjà… c’était long et tellement court à la fois. Elle marcha discrètement, abatant les morts qu’elle pouvait. Un mort maintenant et un vivant de sauvé plus tard. Elle en eut finalement marre, grimpant à un toit pour se hisser sur le rebord d’une fenêtre d’un petit immeuble. Rien n’était là pour lui faire du mal, la pièce était vide, la porte était fermée. Elle avait vérifié, deux fois. Pas de mort arrivant par surprise. Elle pouvait descendre, elle pouvait monter, elle pouvait rentrer et elle pouvait fuir si nécessaire, mais ce ne l’était pas pour le moment. Elle était loin de la vie, loin de la mort. Juste elle et le monde et elle se permit de souffler un peu, grignotant une barre de céréale au passage. Ça n’avait rien du repas du combattant, mais elle mangerait en rentrant au manoir. Pour le moment, elle avait juste envie de profiter d’un petit moment de paix et elle resta ainsi un long moment, tellement qu’elle ne sut pas ce qui la surprit d’abord, le fait que le soleil prenait une couleur du « rentrez vite à la maison » ou le bruit d’un vivant. C’était de bref pas fugaces, rien de bien bruyant, mais il rompait le silence de mort qui réglait dans la rue et elle, de son perchoir cherchait simplement la provenance des pas. Elle aurait sûrement pu passer inaperçu encore longtemps si la silhouette qui passait ne lui avait pas été aussi connu. En fait, c’était surement l’arc qui lui avait sauté le plus aux yeux. Elle connaissait cet arc, elle l’avait déjà bandé, plusieurs fois même. Relier au mec qui, accessoirement, lui avait appris à bander adéquatement.

-Bel arc, j’en ai connu un comme ça.

Et elle avait laissé naitre sur ses lèvres un sourire joueur. Elle ne faisait pas pitié, elle n’était pas mal en point de son départ de Fort Hope, tout le prouvait. S’il devait dire à Logan qu’elle était en vie, il le pouvait bien. Elle avait surement perdu du poids qu’elle avait regagné en muscle, elle était plus découpée, plus forte et plus disciplinée, un peu plus disciplinée. Elle avait les cheveux trop long, nullement retenus, elle était toujours aussi rousse, habillé d’un jeans avec trous et un blouson de cuir rouge. Celui qu’elle affectionnait tout particulièrement parce qu’elle l’avait trouvé chez Harley. Elle laissait pendre sa jambe, ayant remonté l’autre pour s’appuyer le dos au cadre de la fenêtre ouverte. Oui, elle était un chat dans une autre vie, elle assumait parfaitement cet état de fait. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il réussisse à la rejoindre, mais elle ne pensait pas non plus qu’elle recevrait une flèche de sa part. C’était déjà ça de gagné…

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Dernière édition par Joy Cameron le Jeu 17 Aoû - 17:10, édité 1 fois
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Jeu 3 Aoû - 19:47



Ft. Joy && Declan

Ce que j’aimais dans le fait que nous soyons au printemps, c’est que la rivière n’était plus gelée. Ce que j’aimais moins, c’est que le froid était encore saisissant. Mais ça fait circuler le sang pas vrai ? Je profite d’un brin de verdure pour poser mes affaires contre un arbre -enfin du moins, ce que je n’ai pas laissé au campement-, et me déshabille. J’avais opté pour mettre seulement ma veste par-dessus mon torse. Elle avait l’avantage de me tenir chaud. C’était suffisant. Je me jette en caleçon dans l’eau de la rivière et en profite pour me laver. J’avais vérifié mille et une fois que le terrain soit dégagé. Aucun mordeur à des centaines à la ronde. Et si l’un des décharnés parvenait jusque moi, je l’entendrais de son pas de lourdaud.

J’aurai vraiment dû sécurisé ce coin avec des pièges contre les vivants en revanche. Lorsque je tourne la tête vers l’arbre contre lequel j’avais posé mon arc, mon carquois et mon couteau, je vis une silhouette, rabaissant ma capuche sur sa tête, prenant mon arc et mes flèches. « Hey ! Voleur ! » lui lançais-je. L’alertant qu’il était grillé. Il se mit à courir. Je parvins difficilement à sortir de la rivière tant l’eau me ralentissait. Mais une fois sur la terre ferme, je le suis, attrapant mon couteau à la volée. Il rejoignit rapidement la rue du quartier résidentiel où nous nous trouvions. Il a mis de la distance, le bougre. Je lutte pour le rattraper. De mon bassin jusqu’au bout de mes orteils, j’étais encore engourdi par la fraîcheur de l’eau dans laquelle j’étais. « T’es mort, bordel ! J’vais t’étriper ! » lui dis-je. Il s’était retourné en m’entendant et se mit à accélérer de plus belle. Si je savais la fermer, il n’aurait pas pris la fuite aussi vite et n’aurai pas augmenté la cadence… J’étais au moins autant responsable que lui de la situation.

Il disparut au coin d’une rue. Je m’y engage prestement mais tombe nez à nez avec deux cadavres ambulants. Je me débarrasse d’eux sans mal, grâce à ma lame, mais chaque seconde que je perds m’éloigne encore plus de lui. Je reprends ma course de plus belle, sentant mes pieds claquer à chaque fois que je les pose sur le sol. Il tourne dans une autre rue, et lorsque je parvins à cette dernière, je vis, aidée par Joy, en train de grimper à une fenêtre. J’accélère de nouveau, glissant ma lame dans son fourreau, que je glisse entre l’élastique de mon caleçon et ma peau.

Je bondis sur une bagnole garée en contre-bas pour me servir d’appui et attraper le rebord d’une fenêtre de l’immeuble. Je grimpe sur cette dernière, puis m’accroche à une gouttière voisine pour grimper. Lorsque j’arrive leur hauteur, le type panique et rentre en furie dans l’appartement. Il ne devait pas s’attendre à ce que je sois apte à grimper aussi. D’un bond sur le côté, je parviens à chopper le rebord de la fenêtre où se trouvait Joy. Tous mes muscles se mettent en action pour me hisser à l’intérieur. Je me jette sur lui, alors qu’il essayait de forcer la porte. Je le tire en arrière. Il tente de me mettre un coup d’arc, que je contre pour le désarmer. Ma lame se place directement sous sa gorge.

« Tu as trente seconde pour laisser mes affaires ici, et te tirer. Pas une seule de plus. Sinon… » J’appuies un peu sur la lame pour lui faire comprendre. Il lève les mains, tout en s’excusant. « garde ça pour toi ! Dépêche-toi et tire-toi ! » Je jette une regard furtif à Joy après avoir repoussé mon arc et mes flèches du voleur. Je me recule, tandis qu’il ôte ma veste et mon pantalon en cuir. Il était tellement maigrichon qu’il avait réussi à enfiler mes fringues par-dessus les siennes. Par contre, il avait même pas de chaussures, enfilant mes bottes sans prendre garde que mes chaussettes se trouvaient au fond de chacune d’elles. « Maintenant, barre toi tant que t’en as l’occasion ! » lui dis-je en désignant la fenêtre.

Il s’exécute de nouveau et je m’assure qu’il soit bel et bien parti en le regardant s’éloigner dans la rue pour me tourner vers ma rouquine préférée. « Salut, Joy ! Tu vas bien ? » lui demandais-je, l’air de rien, souriant. Et le tout, avec seulement un caleçon mouillé pour me couvrir et le couteau à la main, pendouillant au bout de mon bras le long de mon corps. Je n’attends pas sa réponse pour me diriger vers mes vêtements et enfiler mon pantalon.
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Ven 4 Aoû - 4:17

Elle disait cela, tout en reconnaissant l’homme et ses vêtements. Sincèrement, c’était assez évident, personne ne pouvait s’habiller comme ça autre que Monsieur Traeger. Alors, elle l’avait interpellé, mais rapidement, elle se questionnait sur ses intentions à elle. Pourquoi le déranger ? Pour avoir de l’information sur Fort Hope ? Pour avoir l’impression de connaitre des gens ? Pour sociabiliser ? Surement un peu de tout ça.

Il avait tourné son regard vers elle, ne le voyant pas très bien. Il était loin, mais pas assez pour qu’elle ne remarque pas que sa phrase avait eu un effet légèrement négatif. Des morts commençaient à se déplacer. Oups… Rien de mieux que de frimer pour aider ! Elle pouvait le faire. Elle tenta donc de tirer de son arc pour tuer l’un des cadavres. Joy Carter Cameron, sauveuse au temps partiel ! Elle appréciait cela ! Alors, elle tira, mais glissa légèrement du le rebord de la fenêtre, perdant l’équilibre, se rattrapant de justesse, juste assez pour voir sa flèche fendre l’air à quelques centimètres de la tête de Declan. Oh ‘tain… elle avait failli le tuer. Note à elle-même, ne plus jamais aider qui que ce soit ! Avec un arc du moins. Avec un arc, dans le cadrage d’une fenêtre. Elle lui avait finalement fait signe de venir vers elle et les deux morts et une archère médiocre semblèrent venir à bout de sa volonté. Peut-être qu’il avait peur qu’elle retente le coup… Elle aussi, elle avait peur de recommencer et elle aurait peur de se voir du côté menaçant de l’arc,  fallait bien l’avouer…

Elle ne sut pas trop quand, mais c’est en l’aidant à remonter que tout devint absolument… pas clair. Même très complexe. Elle avait attiré des rôdeurs, qui étaient maintenant dans le chemin de… super-caleçon aka Declan, mais elle aidait Declan à monter là, non? Non… elle aidait plutôt euh… aucune idée en fait. Son regard avait croisé celui de l’inconnu qui… qui était bel et bien un inconnu, elle tenta de le repousser, mais il n’avait qu’une envie, partir. Du coup, avoir tué le mec, elle aurait aidé Declan ? Ou pas, elle n’en savait trop rien, tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait atrocement merdé dans tout ça… Et d’un coup, Declan se retrouvait dans la pièce. Wait, what ? Hein ? Comment ?


Il était là, menaçant l’imposteur et elle l’observait. C’était tellement… étrange et improbable. Comment c’était possible et en plus, il lui disait de partir et l’autre ne demanda pas son reste, loin de là. Il laissa les vêtements de Declan, son arc et se barra, sous le regard de Joy. Elle aurait pu réagir un peu plus, mais… elle n’t était pas arrivé, pas maintenant. Sauf qu’il tournait finalement son regard vers elle pour lui parler. Au moins, il n’avait rien vu, il n’en saurait jamais rien. C’était un secret entre elle et le voleur, voilà.

-Mieux que toi à ce que je vois.

Et elle lui souriait, sérieusement, un sourire franc, le regard brillant. À la limite, elle se moquait un peu de la situation, mais elle n’en disait rien. Elle souriait, ce qui n’était pas passible de mort, heureusement pour elle. Elle le regardait aller vers ses vêtements pour s’habiller quand elle rajouta :

-On ne t’a jamais appris que de se promener à poil en pleine fin de l’humanité… ce n’était pas génial pour la santé?

Et là, elle se retenait à peine de rire. C’était une situation tellement… c’était du grand n’importe quoi. Elle le regardait enfiler son pantalon, comme si c’était le plus naturel du monde de se l’avoir fait voler et… comment il avait fait son compte hein?

-Mais… dit-moi. Comment est-ce que tu as fait ton compte ? Tu te baignais ? Fait pas un peu froid?  

Et là, elle était réellement intéressée par la réponse qu’il allait lui offrir. Qu’est-ce qu’il faisait dans les parages, en caleçon, avec ses effets à voler au premier petit truand venu ? Et oui, elle était consciente que son caleçon était mouillé et pas très oui bon. Se baigner, c’était logique, mais il faisait encore froid en avril et en plus, elle avait toujours peur des cadavres pouvant se cacher dans l’eau. Déjà qu’elle avait une sainte horreur des poissons… alors les cadavres, non merci. Vraiment.

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Sam 5 Aoû - 0:39

L’esprit de la rouquine la laissait croire que je n’allais pas bien. Je me demandais ce qui avait pu lui laisser penser une telle chose. Que je sois nu, en train de traquer un voleur ? Ou bien que j’aie décidé de le laissé partir vivant ? Je ne me sentais d’étriper un type devant la jeune femme. D’autant plus qu’avec mes leçons de tir à l’arc, j’avais appris à l’apprécier. Mais quoiqu’il en soit, ce qui venait de se passer prouvait que j’avais une forme olympique. « Mieux que moi ? J’en doute fort. Je suis suffisamment en forme pour rattraper ma cible et l’intimider pour qu’elle me rende mes vêtements. Et puis tout ce sport est vivifiant. Toi en revanche… Tu m’as loupé quand tu as tiré. Je t’en veux pas pour ce coup-ci… » finis-je accompagné d’un clin d’œil.

Elle parlait de mon éducation ? Sérieusement ? Je lève les yeux au ciel. Mais pour une fois je ne peux retenir un petit rire, détournant un instant le regard de Joy, le temps de me recentrer. « Que veux-tu… Je n’ai jamais su résister à un footing pseudo-matinal, nu, et après un bain de rivière. » répondis-je en enfilant mon pantalon. Son questionnement tombe à nouveau. Ce qui, il faut le dire, était logique. J’aurai d’ailleurs posé les questions avant tout. « Hm… La baignade me paraissait une bonne idée sur le coup. Et tu sais… L’eau froide fait circuler le sang ! Puis l’hygiène corporelle… Je n’avais pas vraiment le choix quoi… Mais j’étais peinard dans la rivière, à deux pâtés de maison d’ici. Et ce type est sortis de nulle part, a piqué mes affaires, et s’est tiré ! J’ai eu le temps de le surprendre avant qu’il ne prenne mon couteau. Je me suis lancé à sa poursuite et… Enfin… La suite tu la connais. » Je sens un peu la gêne de m’être fait avoir de la sorte comme un bleu. J’ébouriffe mes cheveux et constate son arc. Je le désigne d’un mouvement de main avant de reprendre. « Je vois que tu l’as toujours. Tu ne t’es pas trop entraîné depuis ? Enfin… Comme je te l’ai dit, j’ai bien vu que tu me visais pour me sauver... – ou plutôt ce voleur donc je présume que tu n’as pas réellement eu d’occasion de te perfectionner depuis. Je me trompe ? » Je n’avais nul besoin de ses réponses, je la connaissais déjà. Il faut dire qu’elle est partie si vite de Fort Hope, que je n’ai pas pu la revoir.

Elle avait la chance – enfin, si elle le percevait de cette manière- de m’avoir auprès d’elle. Peut-être serait-il le moment de me demander des cours de tir à l’arc ? C’est ce que j’espérais qu’elle fasse plutôt que de me demander ce que je faisais ici. Certes, elle avait déjà sous-entendu cette question. Mais j’y avais répondu en évitant de parler de Fort Hope. Puis je me souviens qu’elle était partie bien avant mon départ. D’ailleurs Logan était devenu un peu plus bizarre de jour en jour. Je n’étais pas d’accord avec sa politique de gestion du camp. Il affaiblissait les survivants, c’était un fait. Ils comptaient trop sur lui et se laissaient allaient pour la plupart. Le soir où je me suis battu avec Adrian… Rectification : le soir où j’ai cogné Adrian, il n’a qu’à peine essayé de rétorquer. Et si Logan n’avait pas pris les choses en main, Adrian se serait complétement laissé abattre par ce point. Et je jurerai que j’ai vu Maddie détaler avec des talons. Je ne sais pas comment elle se débrouille, mais il me semble que talons et courses à pied ne font pas bon ménage. Si des morts parviennent à rentrer dans Fort Hope, je ne lui donne pas une quinzaine de minutes à survivre. Elle se foulerait la cheville et se ferait largement rattrapé. Si le talon ne claque pas avant d’ailleurs.

Tous ces exemples -les derniers que j’ai en tête concernant l’affaiblissement de Fort Hope- ne font que conforter mon idée que Logan les affaiblit comme s’il s’agissait d’un troupeau de moutons. Joy avait vraiment bien fait de se tirer. Il faut que je lui dise qu’on est dans le même bateau, maintenant ? Ce serait mieux je suppose. Elle n’aurait rien à craindre de moi. Je ne rentrerais pas à Fort Hope ce soir pour tout répéter à Logan l’un de ses conseillers. Déjà que ce n’était pas mon genre alors que j’y vivais… « Je ne suis plus à Fort Hope, si tu veux savoir ce que je fous dehors. Une très longue histoire. Je voulais me tirer de toute manière. Ce qui me désole c’est que j’y ai encore abandonné du monde, mais ça n’est pas vraiment une grande première… »

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Sam 5 Aoû - 23:45

Elle le regardait, l’écoutait surtout et… il n’avait absolument pas changé et ça lui donnait le sourire de le voir comme ça. N’importe qui aurait eu à redire, aurait peut-être même été gêné de la situation, mais pas lui. Il était fier, quoi qu’en soit la situation. Sauf qu’il parlait de son tir… eh merde…

-J’ai eu un mauvais prof, je me rattraperai la prochaine fois.

Et elle lui souriait, elle n’avait juste tenté le coup avec une position instable, mais elle n’en dirait rien. Elle aimait bien garder ses petits secrets. C’était mieux pour elle, pour la suite. Elle c’était améliorer dans beaucoup de domaine grâce à Alair et Bobby, mais elle n’avait pas envie que ça se rende aux oreilles de Fort Hope, encore moins à celle de Logan. Elle ne voulait plus de lui, mais encore plus qu’il n’ait aucune nouvelle d’elle. C’était sa façon de faire coupure. De réussir à peut-être l’oublier et elle en avait besoin. Parce que lorsqu’elle y pensait, elle redevenait triste, elle l’imaginait la bouche en cœur avec Juliet et son malaise revenait. Aussi bien l’éviter totalement et elle arriverait à être heureuse. L’oblitérer… c’était surement possible au bout d’un moment.

Elle avait continué la conversation sagement, souriant en obtenant un peu plus d’informations. Elle n’aurait pas osé prendre un bain dans le lac encore, mais il était plus à l’aise qu’elle. Peut-être fin mai, juin à la limite, mais pas avril. Il y avait toujours une dernière tempête de neige en avril et elle n’osait pas croire que l’eau serait tolérable. Attention Declan, l’eau froide, ça faisait rétrécir le couicoui des monsieurs. Elle se retint de rire à sa propre pensée, ce n’était pas très gentil.

-Un peu, mais toujours sur des cibles pas bien rapide…

Genre, une cible, elle y arrivait, un mort, elle ratait parfois, mais vraiment moins souvent maintenant, mais un vivant… déjà qu’elle ne tentait pas souvent, alors réussir… non merci. Il parlait d’arc, elle en dirait un peu plus, mais pas trop. Assez pour qu’il se contente de ce qu’elle avait à en dire. La suite surprit Joy, fallait bien l’avouer. Il avait rajouté qu’il avait quitté Fort hope. Pourquoi ? Non sérieusement, qui pouvait vouloir quitter un endroit sécuritaire pour se la jouer au jour le jour ? Bon d’accord, elle le faisait, mais ce n’était pas pour les mêmes raisons. Lui, il ne se tapait pas le chef du groupe. Vraiment pas… C’était même une image assez traumatisante, bref… Qu’est-ce qu’elle pouvait en dire ? Elle haussa les épaules et elle lui fit un sourire avant de poser ses fesses sur un meuble, les jambes bougeant lentement dans le vide.

-Alors on est deux dans le même bateau. Il s’est passé quoi à Fort Hope pour que tu quittes ? Parce qu’à ma connaissance, y a pas grande raison de se barrer, sauf peut-être d’être marié au chef du groupe… et qu’il veuille te quitter… ou en avoir marre de le voir courir après son ex… ou que ton groupe se mette en bande pour tuer le dernier membre de ta famille…  Finalement… y a plein de bonnes raisons pour quitter ce groupe.

Et plus elle parlait et plus elle était amer, Dieu qu’elle avait bien fait de se barrer de cette endroit. Parce qu’après avoir tué Bruce, Logan adoptait les restant de Punishers comme si de rien n’était. Comme si, le seul problème avait été Bruce, pas eux. Que ses agissements à lui était grave, mais pas ceux des autres. Que le fait qu’il les tuait comme si de rien n’était, ça passait. Bref, trop de trucs pour simplement penser retourner dans cet endroit maudit.

-Si tu finis par t’ennuyer à l’extérieur… je connais une rouquine qui a bien envie de continuer ses cours hein.

Parce qu’elle en avait très envie et qu’elle ne faisait que ça, apprendre, maintenant qu’elle n’était plus qu’une simple survivante. Elle n’était pas nulle, elle manquait de théorie et de pratique, mais elle apprenait rapidement. Surtout quand on parlait d’exercice physique. Si elle pouvait danser comme elle le faisait, elle pouvait se battre et gagner, il fallait juste un peu d’entrainement.

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Dim 6 Aoû - 0:13

Joy semblait être choquée que je sois parti de Fort Hope. Dans un premier temps, elle ne voyait pas les raisons de se barrer. Mais plus ça allait, plus elle me citait ses motivations de se tirer. Je ne peux empêcher un rire. « Ouai… On va repasser pour le mariage avec le chef et toutes ces amourettes… Par contre, je n’ai pas apprécié certaines choses. Fort Hope endort ses survivants. Les gens y sont à l’abri, mais ils oublient qu’à l’extérieur il y a mille et un danger ! Pour tout te dire, la seule mission que j’ai effectué à l’extérieur, ça a été un carnage. Isha a planté notre caisse, il a oublié d’être discret lorsque l’on marche près des morts, et a même failli nous faire tuer par une bande d’amazones sans scrupule. Et je ne te parle là que d’une mission… Mais lorsque j’ai emmené un de mes élèves à l’extérieur pour le forcer à se surpasser face aux morts, je me suis fait remonter les bretelles… Mais en fait, Logan m’a viré. Enfin… J’étais sur le départ de toute manière. Quoiqu’il en soit, il m’a trouvé trop brutal. Il autorise de mettre tout son groupe en danger en les laissant vaquer à des amourettes dangereuses. Et ça corrompt l’esprit des habitants de Fort Hope. Je ne suis pas d’accord avec sa façon de voir les choses. La vie est une guerre perpétuelle aujourd’hui. Et pour mener une guerre, il faut des soldats. Pas des faibles. Tu l’as toi-même compris en venant me trouver pour prendre des leçons de tir à l’arc… J’étais contrarié à l’idée que je tenais malgré tout à certains de ces survivants. Mais s’ils se laissaient aveuglés par tout ça, tant pis pour eux.

Elle me propose ensuite de réitérer mes leçons de tir à l’arc. Je dois avouer que l’aider à progresser me plaisait. Surtout que maintenant, je n’aurai plus de savon si on s’entraîne sur les morts. Je crois les bras sur mon torse nu. « Compte sur moi. C’est quand tu veux Joy, pour les leçons. » Elle en redemandait. Je n’étais peut-être pas un si mauvais enseignant, contrairement à ce qu’elle disait un peu plus tôt. J’attrape mon carquois et l’accroche autour de mon buste. Je saisis ensuite mon arc et le fait tourner dans ma main avant de resserrer mon emprise sur l’arme. Je m’approche de la fenêtre et observe l’extérieur. « Que dirais-tu que l’on dégage un peu la rue ? Il y a cinq morts qui se battent en duel en bas… ça pourrait te faire un bon exercice. » Je désigne la rue depuis mon point de mire, gardant en visuel ces morts stagnants.

Je pense qu’elle devrait me voir au moins une fois à l’action avant de lui donner des conseils. Ce serait un bon début de leçon. Et au moins elle saura ce qu’elle peut faire à force d’entraînement. J’attrape une flèche et la cale contre le repose-flèche. Je l’accroche au point d’encochage. Je lève mon bras maintenant l’arc et tire sur le tranche fil pour le bander. Je garde seulement mon œil directeur ouvert. Je prends mon temps pour qu’elle puisse voir la posture que je prends puis je tourne la tête vers elle. Je fais un clin d’œil avant de décocher ma flèche. Sans détourner le regard de son visage, je peux entendre en contre-bas un son de viande que l’on empale, suivi de bruits sourds témoignant d’un cadavre qui tombe à terre. « Plus que quatre… Je te les laisse ? » demandais-je en souriant, abaissant mon arc et me reculant de mon poste de tir.

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Dim 6 Aoû - 1:12

Sincèrement, elle était intéressée par sa réponse et elle ne fut pas déçue. Il y mit vraiment beaucoup de mots en fait et c’était étonnant. Parce que bon, en général, elle était plutôt habituée aux explications de Logan et il savait faire court. C’était différent, mais marrant en même temps. Il faisait dans le détail, parlant d’amourette et… et elle ne le prit pas pour elle. Parce qu’elle était loin d’une amourette, sérieusement. Sauf que pour ce qui était du danger, il n’avait pas tort. Sa vie maintenant était loin de sa vie à Fort Hope et heureusement qu’elle était adaptative, parce qu’elle n’y serait surement jamais arrivée. En fait, elle ne c’était même pas lancée seule dans tout ça. Elle avait eu l’aide d’Alair et de Bobby, elle y retournait souvent. Elle passait des nuits à l’extérieur, mais jamais qu’elle ne manquait de quoique ce soit, elle avait toujours des gens sur qui s’appuyer.

-Trop brutal ? Ma première fois avec mon Tantō, Ice ma foutu devant un rôdeur en mode : Vas-y, tu peux le faire et il l’a pas viré pour ça.

Et elle haussa les épaules. Est-ce que ça voulait dire que Logan faisait du favoritisme ? Pas vraiment, juste qu’il avait changé avec le temps, il était devenu un chef différent et ce n’était pas plus mal. Elle n’avait pas non plus l’impression d’avoir toute l’histoire, elle ne jugerait donc pas. Au final, ils étaient tous les deux des renégats de Fort Hope, un point commun en sommes. Fallait rajouter à ça le tir à l’arc, la tenue en cuir… bref, elle possédait plus de vêtements que lui à le voir aller. Alors, elle lui demandait des cours de tir. C’était leur point commun principal et la preuve avait été fait, elle en avait encore besoin. Elle lui offrit un magnifique sourire quand il accepta. Elle ne s’en plaindrait pas, c’était bon pour son but et elle ferait tout pour y arriver.

Il avait choisi de ne pas se rhabiller déjà. Ce qui était assez… étrange. Vu que si un truc se passait mal, faudrait se barrer en vitesse. Mais bon, son corps, son plaisir, il pouvait bien en faire ce qu’il voulait. Il proposait de tirer sur des morts et ça, elle savait faire, un peu.

-Ça me va.

Et elle se rapprocha de lui pour voir par la fenêtre, cinq morts, ce n’était pas la fin du monde. Fallait juste ne pas briser les flèches. Il avait quand même décidé de tuer le premier, du moins c’est ce qu’il faisait en bandant son arc et elle le regarda faire, détaillant chacun de ses mouvements, prenant un peu de recul pour mieux voir, comprendre et il finit par la regarder, lui faire un clin d’œil même avant de tirer. Elle retint son sourire, passant devant lui pour voir à la fenêtre s’il l’avait bien et eu… et oui. Sérieusement ? Elle rigola, se retournant vers lui pour répondre :

-T’es qu’un frimeur Declan, Bouge tes fesses, je peux pas faire mieux, mais je peux au moins avoir du plaisir !

Non mais oh, elle pouvait. Elle le pouvait au point d’encocher sa première flèche. Elle tenta de reproduire les gestes de monsieur, elle avait suivi son conseil, augmentant sa force pour trembler moins et elle y arrivait bien. Elle se positionna lentement, s’en prendre trois siècles cette fois et tira. Oh, elle ne tourna pas la tête, ne frima pas, mais elle atteint sa cible en pleine tête, bondissant de joie, totalement elle était heureuse. Ouais, ouais, elle en avait eu un, c’était ça l’important, si elle ratait les deux autres, elle s’en fichait.

-Je te l’ai dit, c’est les cibles qui bougent vites qui me rendent la vie impossible… faudrait que tu retournes courir pour voir tu vois mon problème…

Et elle lui souriait, totalement. L’arc, elle adorait cela. Elle n’allait pas changer de passe-temps, loin de là.

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Dim 6 Aoû - 1:36

Je voyais ses muscles du visage se contracter à mon clin d’œil. Retenait-elle un sourire ? Quoiqu’il en soit, elle me qualifia de frimeur. C’est dans un rire silencieux que je lui cède la place. Je me recule pour me coller dos au mur, mais restant tout de même près de la fenêtre, pour y regarder ce qui allait se passer. De fait, j’étais assez proche de la jolie rousse. Son odeur, douce, féminine et délicate, se mit à chatouiller mes narines. Je détourne mon regard de la rue. Elle ne m’offre que sa chevelure et son dos à voir. Forcément, j’avais une vue plongeant sur ses fesses. Mais j’étais occupé à observer le peu de visage qui était accessible à ma vision. Il fallut que la flèche parte pour me sortir de ma contemplation. J’observe le mort s’écrouler. Il était à une bonne distance. C’était admirable de sa part. « Je n’aurai pas mieux fait à ma deuxième leçon… Bravo. » Elle m’annonce qu’une cible en mouvement rapide était beaucoup plus compliqué pour elle. Elle propose que je retourne courir. « Je n’ai pas vraiment envie de servir de cible humaine. Par contre… On dirait que tu as de la chance… » D’un mouvement de main, je désigne la pièce derrière nous. Particulièrement une commode sur laquelle il y avait une bonne dizaine d’assiettes avec des chats en peinture dessus, et décorées de dorures.

« Je paries que l’appartement a appartenu à une vieille veuve qui a pris pour habitude de faire faire une assiette par chat qu’elle a eu dans sa vie. » Je m’approche de la commode et attrape une assiette pour revenir à ma place, lui tendant l’assiette. « Tu veux bien lancer ça vers le haut pour moi ? Et ne me préviens pas… ça n’en sera que plus drôle. » Lorsqu’elle prend l’assiette, je me prépare à ce qu’elle la jette. Je tiens fermement mon arc en position basse. Je veux lui montrer ce que c’est que de décocher une flèche rapidement.

Elle s’execute enfin, sans m’avertir, comme prévu. En une fraction de seconde, j’attrape une flèche, l’encoche à ma corde et me mets en position de tir. L’assiette cesse de prendre de la hauteur. Lorsqu’elle est à notre niveau, à mi-chemin entre le bâtiment en face et notre position, je décoche ma flèche qui va exploser la porcelaine. Les trois morts restants, attirés par le bruit, se précipitent sur les morceaux qui viennent finir de s’éclater au sol. Ma flèche, quant à elle, finit sa course contre le mur en face pour se briser. Et merde. Plus que dix-neuf. « Tu vois ? Ce n’est pas impossible. Comme je te l’ai dit, ça demande de la patience… Il suffit de visualiser le temps que va prendre ta flèche pour aller frapper l’objet en question au moment où tu l’as prévu dans sa course. Le but n’est pas de tirer sur la cible en question, mais d’anticiper son mouvement et viser là où elle va être. »

J’avise de nouveaux les rôdeurs en contre-bas et lui dit « Si ces morts étaient un peu plus vivaces, tu crois que tu y arriverais facilement ? Je veux bien servir d’appât pour que tu t’entraînes sur eux… »

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Dim 6 Aoû - 6:42

Elle avait réussi et c’était sa joie du moment. Elle était heureuse, fière et c’était vachement plaisant de réussir son coup. Son bonheur redoubla quand il lui mentionna qu’il n’aurait pas mieux fait. Oh là, la fierté, monsieur le frimeur n’avait que des beaux mots, c’était génial ça. Son sourire se faisait totalement sincère et elle se demandait bien depuis combien de temps elle n’avait pas pris ce genre de petit moment avec le plus grand des plaisirs. Sincèrement, elle ne s’en souvenait pas.

-J’ai eu du temps à tuer, la pratique, ça vide la tête.

Ah ça, c’était vrai et son regard déterminé le prouvait certainement. Quand elle avait quitté Fort Hope, elle n’avait que son Tantō, maintenant, elle devenait douée à l’arc et au katana. En fait, le katana c’était acquis tellement plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. Bon, se battre contre un vivant, elle n’y était pas encore, mais contre un mort… c’était magique. Il avait rajouté qu’il ne voulait pas servir de cible vivante et elle tenta de prendre un air faussement déçue. Bon, ce n’était absolument pas vrai, puisqu’elle n’avait aucune envie de le tuer, alors bref, elle recommença à sourire rapidement. Il observait la pièce et cherchait à trouver à quoi il pensait, mais les pensées de Declan lui était encore très peu familière et elle fut heureuse qu’il explique, avec pas mal de mots, que les assiettes moches, elle pouvait les lancers et qu’il tir dedans. Parce que c’était clairement lui qui ferait ça. Pas elle. Elle n’était clairement pas de ce niveau. Loin de là même.

-T’es sérieux ? Tu vas briser ta flèche avec tes bêtises…

Parce qu’elle avait le fait de garder ses flèches intactes très à cœur la petite rouquine. Les trouver n’avait pas été simple à faire et elle ne comptait pas recommencer. Sauf qu’elle se prêta au jeu et prit une assiette en main pour le concours annuel de frime de monsieur Traeger. Surtout qu’il ne voulait même pas être prévenu avec tout ça. Elle le fit, l’observant plus lui, ses gestes, que l’assiette qu’elle venait de lancer. Elle chercher à apprendre par l’exemple, une technique plus difficile, mais qui avait fait ses preuves. Elle ne comprenait pas comment il pouvait prévoir l’emplacement de sa cible, elle n’y arrivait pas, pas vraiment du moins. Lui, il le faisait avec exactitude et elle avait beau le détaillé dans ses moindre mouvements, rien ne lui donnait la réponse à sa question. Elle avait entendu l’assiette se briser, observant les débris tomber et finalement sa flèche se casser. Bravo Declan, une flèche en moins !  

-J’arriverai jamais à faire ça. Je suis une danseuse, pas mathématicienne.

C’était une constatation plus qu’une remarque défaitiste, elle était surprise par les talents de l’homme et ne pensait réellement pas réussir à un jour faire ce genre de tour. En même temps, elle n’avait pas vraiment la possibilité de pratiquer sans briser des flèches et elle ne pouvait pas. Donc, c’était peine perdue. Elle préférait des tirs plus sécuritaires.

-Aucune idée. Je ne miserais pas ta vie la dessus. T’es plus sympa vivant tu sais.

Et elle lui souriait, se passant une main dans les cheveux pour les replacer avant de retourner observer le déplacement des morts. Il ne bougeait pas beaucoup, ça serait encore assez simple. Faudrait aller récupérer les flèches avant qu’elle n’oublie en fait. Du coup, c’était surement à elle de descendre.

-Faudrait quand même que j’aille chercher mes flèches, je les ai pas cassé, moi.

Toujours en lui souriant. Parce que c’était marrant de l’embêter un peu quand même. Elle adorait cela.

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Dim 6 Aoû - 18:50

Pour sûr, pratiquer sa passion vidait la tête. Lorsque je mis martel en tête de tirer sur une de ces affreuses assiettes, elle me fit une remarque dont j’étais au courant : ma flèche se briserait sans doute. Peu importe, je lui demande de jeter la cible mouvante. Elle se démotivait de me voir faire, annonçant sa réelle passion et non son don pour les maths. « J’étais commercial à la base. Ça ne m’a pas empêché de devenir directeur adjoint de General Motors… Qui plus est de me marier avec la fille de mon patron ! » J’essayais de lui faire comprendre que rien n’est réellement hors de portée. Sauf ce que l’on ne veut pas vraiment atteindre. Je lui propose de descendre pour animer ces rôdeurs, et elle me répond qu’elle me trouve sympa vivant. Je la regarde, sourire en coin. Je ne sais pourquoi, mais à Fort Hope j’étais vu comme un genre de parasite. Aux yeux de Joy, c’était tout autre. En tout cas c’est ce qu’elle me laissait penser. J’ôte mon carquois après avoir posé l’arc contre le muret sous la fenêtre, pendant qu’elle me parle de ses flèches à récupérer. Je retourne dans la chambre, là où sont mes affaires, puis j’enfile mes chaussettes, mes bottes et ma veste. Je raccroche mon couteau à la ceinture et rabat la capuche sur la tête.

« Je me charge de récupérer tes flèches. Tu n’auras qu’à me couvrir. Oh et… Ne t’en fais pas. Je compte bien revenir vivant. » L’idée de manquer à quelqu’un sur cette planète m’était plutôt agréable. Surtout quelqu’un comme Joy. Elle n’en avait peut-être pas conscience mais elle était amenée à faire de grandes choses. « Je reviens vite. Promis. » dis-je après avoir raccroché mon carquois et mon arc dans le dos. Je monte sur le rebord de la fenêtre et me jette dans le vide. Pendant ma chute, je me retourne pour agripper les grilles d’un balcon situé en dessous, à la droite de notre point de vue. J’avise la hauteur me séparant du sol. Je remonte un peu sur la grille pour pouvoir me donner une impulsion et bondis en arrière, effectuant un salto. Je ratterris accroupis, un poing sur le sol et un genou à terre. Je me redresse et regarde les morts. Je siffle. Ils se tournent vers moi et commencent leurs démarches lugubres en ma direction. « Le repas est servi ! » dis-je, plus à moi-même qu’autre chose.

Je cours droit sur eux, visant la première flèche que j’avais tiré. Alors que j’étais à portée de bras de mes ennemis, je continue ma course en glissant au sol, un genou à terre, à la manière des guitaristes de groupe de rock. Je me redresse aisément une fois derrière eux et reprends mon sprint. Le temps qu’ils fassent demi-tour, j’ai déjà mis de la distance. Une fois arrivé près du premier cadavre, j’attrape ma flèche et la range dans le carquois. Je regarde Joy et lui lance un « Quand tu veux, ma belle ! Je n’ai pas envie de les faire danser toute la journée. »

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Lun 7 Aoû - 5:20

Elle avait besoin de se vider la tête, c’était nécessaire, dès qu’elle se retrouvait seule, sa tête se remettait à réfléchir, à ressentir et elle n’aimait pas cela. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas dans cette vie. Elle était du mauvais côté de la palissade. Elle était du côté qui ne permettait pas de se morfondre très longtemps. Elle devait manger, boire, vivre, survivre. Elle devait devenir plus forte, s’endurcir et pour ça, s’entrainer lui faisait le plus grand bien. Elle avait besoin de se dire qu’elle finirait par chasser le mal, qu’elle arriverait à dormir paisiblement de nouveau, mais pour ça, fallait changer et elle le faisait, petit à petit. Sauf qu’elle ne pensait pas arriver à tirer aussi bien que lui, pas dans cette vie du moins. Sauf qu’il répliquait, mentionnant un peu de son passé au passage. Elle préférait la danse au math et lui directeur adjoint de General Motors, l’usine maudite, là ou reposait l’âme de son défaut cousin. C’était aussi là qu’elle avait trouvé son katana et maintenant, Declan annonçait en être un dirigeant, avant tout ça. C’était tellement… elle avait senti son âme se tordre à l’énoncé même de l’endroit, forçant un sourire pour simplement dire :

-Je ne t’imaginais pas marié.

Changer de sujet, c’était bon pour la santé et pour le moral. Il avait proposé de descendre et elle préférait que non. L’inverse était mieux. Elle avait beaucoup plus confiance en son tir à lui qu’à elle. Elle n’était pas tout à fait une guerrière, mais elle était plus douée en mêlée qu’à distance. En fait, si elle avait une classe, elle serait clairement assassin ou voleur, le genre discret quoi. Il déposait ses choses et elle détestait l’idée.

-Declan, non… s’il-te-plait.

Mais déjà, il disait qu’il allait revenir vite. Le pire, c’est qu’il sautait et elle sentie sa gorge se serrer. Elle n’était pas assez forte pour regarder un crétin se faire dévorer par sa faute. Elle avait toujours la mort de Zack su la conscience… si elle avait eu un arc cette journée là ou même un pistolet… qu’importe. Il ne se serait surement pas fait mordre. Sauf que Declan ne savait pas ça. Declan se fichait bien de ça. Declan avait envie de jouer et il la réveillait, il avait sifflé, il avait parlé, mais les mots raisonnaient dans sa tête. Elle avait peur, un peu comme chaque fois qu’elle devait tirer, se souvenant de la proximité de Logan, de son calme. Elle expira, encochant sa flèche. Elle savait comment faire, il fallait simplement le faire bien. Elle visa le premier, celui qui se trouvait le plus près de Declan, voulant lui donner le temps de s’éloigner ensuite, elle tenta de viser, mais le mort bougeait trop. Elle paniquait, elle n’allait pas y arriver. Elle tenta de faire le vide dans sa tête, reprenant de contrôle de sa respiration. Elle devait tirer, c’était nécessaire. Elle était sur le point de le faire quand un mort surgit derrière Declan et elle se déplaça rapidement, laissant aller sa flèche, espérant que le mort avance puisqu’elle avait tiré devant lui et le temps que la flèche arrive, la créature avait bel et bien avancé, lui trouant la tête au passage. Un en moins…

Elle encocha rapidement une autre flèche. Visant le mort qu’elle observait depuis un siècle et demi maintenant. Il s’avançait, mais au moins Declan pouvait reculer, c’était déjà ça. Elle lâcha la flèche, qui rata sa cible de peu. Elle la vit s’enfoncer dans sa gorge, passant de chaque côté.

-Eh merde…

Elle détestait ratée. Elle encocha une autre flèche, se positionna comme Declan, comme il lui avait enseigné et comme elle l’avait vu faire. Elle tira, toujours trop lentement, toujours sur le premier et y arriva cette fois. Elle ne sut pas trop comment, mais elle avait atteint le crane de justesse. Un peu plus et elle aurait perdu une flèche ou pire, cassée… Deux en moins.

Elle devait tuer le troisième maintenant. Elle le trouva finalement, marchant dans un terre-plein, approchant lentement de l’archer. Elle avait encoché, souriante. Sa flèche partie plus rapidement, passant non pas dans la tête de la créature, mais bien au travers de sa jambe pour la piéger. La flèche ne tiendrait pas bien longtemps dans la chaire en décomposition, mais assez longtemps pour permettre à notre Merida en herbe d’encocher et de viser la tête qui se déplaçait beaucoup moins soudainement. Ce ne fut pas un tir parfait, loin de là, mais assez pour que la créature s’effondre, une flèche en pleine tête. Elle soupira, soudainement beaucoup plus sereine. Près de huit mois qu’elle s’entrainait avec cette arme, fallait bien que sa rapporte un peu au final. Sauf qu'elle n'aimait pas ça. Elle n'aimait pas risquer quelque chose, quelqu'un. Elle paniquait à l'idée de perdre quelqu'un d'autre. Elle avait réussi, mais ça lui laissait un goût amer en bouche. Elle se pencha finalement à la fenêtre pour lui balancer un simple :

-Non, ce n’était pas de la triche. Remonte maintenant.  

Parce qu’elle détestait l’avoir à découvert. Elle détestait qu’il risque sa vie. Elle détestait que qui que ce soit risque sa vie en sa présence. Elle était capable de s’occuper d’elle-même, mais elle doutait d’arriver à s’occuper de qui que ce soit d’autre. C’était Logan le héro, pas elle. Elle, elle était Joy, rien d’autre. Elle l’attendit, elle l’attendit encore et encore et encore et elle stressait. Elle stressait surement trop pour son propre bien, il mettait trois siècles à trouver les flèches et remonter. Pourtant, il se pointa finalement le bout du nez et elle l’observa, le regard noir (oui bon, on essais, mais c’est quand même Joy, ça ne doit pas faire bien peur) Elle se rapprocha de lui, surement trop près pour son propre bien et sa main partie. Oui, elle le gifla. Pas à lui en dévisser la tête, mais suffisamment pour qu’il réalise qu’elle n’était pas contente. Elle avait même les larmes aux yeux tellement l'émotion la submergeait.

-J’ai déjà vu mon meilleur ami se faire mordre sous mes yeux, parce que je n’ai pas été capable de l’aider. Ne me refait plus jamais peur comme ça Declan, je ne le supporterai pas. J’étais terrifiée et je sais que ce n’est qu’un jeu pour toi. Mais pas pour moi. Refait plus ça.

Ne pas craquer, ne pas craquer, se contenir, respirer, faire le vide. Ne pas se laisser submerger par autant de ressentiments, de culpabilité. Elle était une autre personne maintenant, différente, fallait juste qu’elle s’en convainque.

-Je suis désolé… J’aurais pas dû.

Et elle le pensait sincèrement. Elle s’essaya les yeux d’un revers de manche, ne sachant plus oû se mettre. Le stress, ça l’avait toujours fait pleuré, elle n’y pouvait rien, sauf que devant lui, ça avait un petit côté malaisant. Il était tellement… froid. Il était tellement fort et elle était faible, elle le savait et elle n'aurait pas la force de se faire juger maintenant.

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Lun 7 Aoû - 20:02

Joy ne m’imaginais pas marié, cela lui vaut un regard et un sourire en coin. Il y a beaucoup de choses que le commun des mortels ne s’imagine pas me concernant. Je préfère rester mystérieux sur ce sujet et décrète que je vais descendre. Malgré que la jolie rouquine tente de me retenir. Une fois en bas, je joue avec les morts, récupérant une à une nos flèches, y compris celles qu’elle vient de décocher. Malgré un petit raté, je trouve qu’elle s’en sort bien, et je trouve ça astucieux d’arrêter son ennemis en le blessant à la jambe. Je me jure de la féliciter pour ça. Je jette un regard circulaire à la scène de crime que nous avions commis et estime qu’il est temps de remonter. Joy aussi l’a estimé et l’a fait savoir. Il ne me faut que très peu de temps pour parvenir de nouveau à la fenêtre. Une fois à sa hauteur, je lui tends les flèches, tout souriant. Si je m’y étais attendu… Je me prends une gifle en pleine joue. Elle n’a pas giflé dans le but de me faire du mal, mais assez pour me faire tourner la tête. Je suis surpris. Je tourne lentement la tête vers elle et sens un goût de sang en bouche. J’avise sa main, à la recherche de quelconque bague. Je passe mes doigts sur ma lèvre inférieur pour en retirer le peu de sang qui s’en échappe. Elle enchaîne sur l’histoire de son meilleur ami. Je sens mon cœur se resserrer. Elle s’est inquiétée. Elle ne supporterait pas de me voir mourir.

Ainsi, j’étais entré dans la vie de quelqu’un sans m’en rendre compte. J’étais devenu suffisamment important à ses yeux pour qu’elle se fasse un sang d’encre à l’idée de me voir mort. Si j’avais été vexé par la gifle, ce qui l’avait motivé me fit ce petit quelque chose un peu niais. Les yeux écarquillés, je la fixe, cherchant quelconques mots bien placés, mais ne trouve rien à dire. Elle s’excuse. C’est suite à ses excuses que je percute. Elle avait les larmes aux yeux et se les essuyait. Je ravale ma salive et ne sait que faire ni que dire. C’est un peu comme si à sa manière, elle venait de dire que je compte pour elle. Je n’ai jamais compté pour qui que ce soit en dehors de la mère d’Aube. Et j’étais un crétin pas finit à l’époque. Je ne m’en suis rendu compte que trop tard. Même ma fille n’en avait que faire de moi. Joy non. Bon, je ne considérai pas Lyana à proprement parlé comme étant quelqu’un dans ma vie, et comme étant dans sa vie. Elle était ma padawan et j’étais son maître. Il n’y avait pas ce genre de conscience entre nous. Les gens lambdas diraient que je suis son meilleur ami et inversement. Mais pour Joy, il y a encore quelques mois, j’étais un strict inconnu. On s’était vu si peu de fois que je pouvais les compter sur les doigts de la main. Pourtant ce lien qui se créait entre nous m’échappait complétement. Ce genre de… De je ne sais quoi qui faisait que nous étions liés.

Je dois réagir. Je ne dois pas rester tout couillon face à elle. Ça va faire bien cinq minutes que je la regarde sans rien dire, ni faire. Cinq minutes qu’elle s’est excusée, et je n’ai toujours pas choisis quelle serait ma réaction. Et puis merde ! Laisse-toi aller, Declan ! Tu en as toujours eu que faire de l’opinion d’autrui. Et pourtant, ce que pouvait penser Joy venait d’arriver au sommet de mes préoccupations. Je baisse un instant mon regard, puis toujours sans rien dire, je la prends dans mes bras. C’est tout ce qui comptait à présent. Je n’étais pas mort en bas. J’étais là. J’avais reçu sa gifle, mais aussi son inquiétude. Ça doit bien durer dans le temps, cette câlinerie. J’ai l’impression que c’est trop court, et pourtant, les minutes défilent de nouveau. Je ne peux me séparer d’elle, gardant les yeux grands ouvert, mon visage à moitié recouvert de ses cheveux. Je ne regardais rien. Je m’étonnai moi-même. Découvrant cette partie que je ne connaissais pas de Declan.

Je parvins toutefois à retrouver un truc à dire. Oh ça ne fait sûrement pas avancer la situation, mais je devais le dire. Je me recule et prends son visage entre mes mains. « Je… J’suis désolé, Joy… Tellement désolé. Je ne savais pas que tu le prendrais ainsi et je… Je ne voulais pas… J’suis juste… Désolé, ok ? Je ne recommencerai plus. » Ce genre de bégaiements ne me ressemble pas d'ordinaire. Et pourtant, je me retrouvais à nu. Pour la deuxième fois de la journée. Mais pour la première fois psychologiquement depuis un bon moment. Je pourrai parler en décennie.

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Mar 8 Aoû - 4:47

En même temps, il n’avait pas la tête du « pour le meilleur et pour le pire » on s’entend. Il avait plutôt une tête du « Juste qu’à ce que j’en ai marre » ce n’était pas méchant, beaucoup de gens étaient comme ça. Alors qu’il se soit marié, c’était tellement… improbable. Sauf qu’elle aurait préféré de loin en rester là à parler de sa vie amoureuse pour oublier que celle de Joy était un vrai désastre. Bon, en même temps, si elle n’était pas avec lui… il gagnait surement à l’histoire triste. Elle, son mari ne voulait juste plus vivre avec elle et elle comprenait pourquoi. Sincèrement, elle ne c’était jamais sentie aussi seule, mais aussi libre. Elle était triste, mais c’était peut-être pour le mieux. Elle n’était peut-être pas faite pour la vie de couple. Le monde ne s’y prêtait peut-être plus.

Elle l’avait détesté du moment qu’il était descendu. Elle aurait préféré de loin ne pas avoir à vivre ça. Elle ne pouvait même pas se dire qu’il n’y avait pas de risque. En ce moment, il risquait sa vie que pour frimer et elle détestait l’idée. Elle n’arrivait pas à gérer ce genre de situation et oui, lui foutre la pression la faisait performée, mais elle n’avait pas besoin de cela en ce moment. Elle n’avait pas besoin qu’il fasse remonter toute cette culpabilité, alors oui, elle avait craqué, laissant un coup partir sans arriver à le retenir. Elle n’était pas encore devenue violence, elle n’était pas encore ce genre de personne agressive. Alors, elle s’excusa, elle s’excusa toute suite et la tête qu’il faisait… Dieu qu’elle regrettait, elle ne savait plus où se mettre, quoi dire. Qu’elle était idiote. Ramasser ses flèches et partir, voilà, c’était la meilleure idée du moment. Partir loin, s’excuser encore et ne plus y penser. Ne plus s’attacher à personne, ne plus voir personne mourir, ne plus voir personne disparaitre, ne plus voir personne.

Aller, un coup de pied aux fesses et on part. Sauf qu’il c’était rapproché pour la serrer dans ses bras. Le geste la surprit, la pris de court. Ce n’était pas son genre, c’était le sien à elle, mais pas dans ce genre de situation, pas avec n’importe qui, pas… Mais c’était rassurant et elle avait besoin d’être rassuré. Elle avait besoin qu’on lui dise qu’un jour, sa vie reprendrait le dessus, lui semblerait de nouveau logique et surtout, qu’elle servirait à quelque chose. Elle profita de la proximité, faisant le plein de sentiments totalement contradictoire, mais arrivait à se convaincre qu’il ne lui en voulait pas et ça, ça faisait du bien. Parce qu’elle n’aurait pas supporté une autre personne lui en voulant assez pour lui tourner le dos. Une autre personne capable de la laisser aux mains des morts et des vivants, sans s’en soucier plus que ça. Elle avait fini par poser sa tête contre lui, déposant ses mains contre son torse, ne sachant pas où les mettre d’autre. Prenant quelques secondes pour se calmer réellement. Il s’excusa finalement, comme elle auparavant. Il ne recommencerait plus et ça lui faisait du bien de l’entendre, vraiment.

Elle recula finalement, lui offrant un petit sourire sincère. Elle plongea son regard dans le sien, cherchant à s’assurer qu’il était sincère et c’était le cas. Elle n’était plus triste, plus trop, le stress était passé et maintenant, il ne restait que la gêne. Que la gêne de sa réaction disproportionnée. Elle détestait fauter, être dans l’erreur. Elle s’éloigna de lui, doucement, cherchant sur quoi enchainer. Reprenant contenance. Elle ne savait pas comment s’expliquer, quoi dire, ni même quoi faire.

-Je suis encore désolé Declan, j’ai mal géré.

Vraiment. Très mal. Maintenant, il fallait changer de sujet un peu, elle avait pris ses flèches pour les ranger dans son carquois déjà. C’était un début. Elle avait ensuite étiré un plus grand sourire contre ses lèvres, le regardant, rieuse, ce n’était pas un effort en soi, elle y arrivait bien maintenant, rajoutant :

-T’en as de la chance quand même que personne n’ait eu envie de m’entrainer à frapper… Tu aurais pu avoir beaucoup plus mal que ça…

Elle culpabilisait toujours, mais un peu moins. Dédramatiser la situation, c’était mieux que rien. Elle l’observa un instant, replaçant son arc, son carquois, son sac en bandoulière. Elle n’était plus habituée d’être chargée de la sorte, Fort Hope avait ça de bien, maintenant elle devait tout trainer… parlant de ça…

-Je vais devoir me rendre à ma moto avant qu’il ne fasse nuit… tu marches avec moi ? Sauf si tu as mieux à faire…

Ce qui était possible, elle n’en doutait pas. Juste qu’elle avait besoin de changer d’air et le mieux était de marcher. Ils rencontreraient des morts, mais à deux… personnes ne mourraient, non ? Bon, ce n’était pas certain, rien n’était certain et elle détestait cela. Elle termina finalement en ramassant son katana, toujours bien rangé dans son fourreau.

-Si tu marches avec moi jusque là… je pourrais même trouver un moyen qu’on continu de pratiquer le tir à l’arc si tu veux. Je ne suis pas nulle, mais j’ai encore besoin d’entrainement… Tu as le droit de dire non aussi…

Parce qu’elle ne le forçait à rien et insister après sa connerie… c’était un peu… elle ne savait pas comment le dire. Bref, elle avait proposé, demandé. Elle ne savait pas ce que lui attendait la suite des choses, mais elle pouvait bien lui dire qu’elle vivait chez Alair à temps partiel. Il n’irait rien répéter à Fort Hope de toute façon. Il était deux renégats de Fort Hope et ça avait quelque chose d’infiniment triste, mais de libérateur à la fois. Un peu comme tout ce qu’elle vivait en ce moment. Libre, mais l’âme en lambeau. Un pas à la fois, c’était comme ça qu’on guérissait non?

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Mar 8 Aoû - 8:04

Je respirais son odeur. A dire vrai, ça n’était pas le but que de renifler ses cheveux, mais était donné que ces derniers venaient pas eux-mêmes obstruer partiellement mes narines, forcément, son odeur se faisait sentir. Je parviens à effacer cette mine choquée de mon visage pour retrouver ce Declan, vif, regard perçant, quoiqu’un peu plus souriant qu’en arrivant ce matin. Joy se recule, plantant son regard dans le mien. Je fis de même, ma bouche formant un sourire gêné. Elle s’excuse encore, ajoutant qu’elle a mal gérée. Mais mains encore sur son visage, j’aimerai la faire taire. « Tu n’as pas à t’excuser, d’accord ? Tu as agi de manière naturelle, en écoutant ce que je n’ai jamais su écouter : ton cœur. Tu n’as pas à te sous-estimer de la sorte. »

Je devine qu’elle est prête à passer le cap de la gêne, à son large sourire et ses mots. Personne ne l’a entraîné à frapper ? Encore heureux, sinon j’aurai sûrement été défiguré. Mais une idée me vint en tête. « Tu sais que je m’y connais un peu en combat au corps à corps. Je t’enseigne déjà l’arc, je peux t’apprendre à frapper sans armes. Ce n’est pas un souci. » L’avantage c’est qu’en lui enseignant cette discipline, elle n’aurait pas à s’entraîner sur des morts. Je pourrai lui servir de cobaye. J’étais bien content de la voir avec cette mine qui lui est propre : souriante en quelconque circonstances. Ça finirait par revenir à la normale. Je commençais à m’habituer à ces expressions de joie. Je dirais même que je commençais à apprécier.

Elle annonce ensuite ce qu’elle doit faire. Elle n’a même pas besoin de me demander. Je n’ai rien à faire. Et si j’avais à faire, je me demanderai même si je ne pourrai pas repousser pour l’accompagner tout de même jusqu’à sa moto. Elle trouve même le moyen d’y mêler son entraînement à notre marche, ce qui me vaut un soubresaut de rire. J’acquiesce d’un mouvement de tête, ajoutant verbalement : « Compte sur moi pour t’accompagner, Joy. Je ne sais pourquoi, mais je n’ai pas envie d’interrompre un moment pareil… »

Je me rendais compte que ça faisait hyper dragueur ce genre de phrase. Ça l’était ? Non… Enfin. Je ne pense pas. Si ? Non ! Peut-être que… Il fallait que je n’en reste pas là, ça allait devenir gênant, ce silence, après ce type de phrase. « J’ai l’impression que tu es sur le point de faire un bond en avant en terme de tir à l’arc. C’est d’ailleurs ça qui me motive à te suivre ! » Je me suis bien rattrapé ? Ce mensonge est-il passé ? Maintenant que j’avais gagné du temps avec une raison bidon, je devais me questionner un peu intérieurement. Ce rapprochement avec Joy était du genre soudain. Que cela voulait-il dire ? C’était un peu comme si elle forçait des portes pour rentrer dans ma vie, mais que pour l’aidait, j’en fragilisais les gonds. Non, ça ne pouvait pas se passer ainsi. Si ? Enfin c’était complexe…

Il y a peu, je la percevais comme étant la femme du chef. Je ne la voyais pas autrement. J’ai fait sa connaissance en lui apprenant à tirer. Depuis notre départ commun de Fort Hope, c’était la première réelle discussion que j’avais avec elle. Est-ce-que notre expérience passée a forgé les prémices d’un lien entre nous ? Je n’en savais rien. Ça me foutait un peu les jetons d’ailleurs. Mais ce qui me fait peur me pousse à me surpasser. Certains appellent ça du courage. J’appelle ça un défi. J’aime me surpasser.

Je réalise que le temps que je m’accorde pour ma réflexion dure bien trop longtemps. Je devrais ajouter un truc car on n’a toujours pas bougé de notre perchoir. Et ça recommence à devenir gênant. J’avise le bas de la rue. J’ai trouvé quoi dire pour dédramatiser la situation. « Par contre, tu me jure que si je descends, j’ai ton accord ? Parce que j’ai pas envie de me prendre une nouvelle gifle entouré de corps de rôdeurs… » Je souris, la regardant de nouveau suite à ma connerie. Je monte de nouveau sur le rebord et lui tend la main pour l’y aider. Cette fenêtre m’avait tout l’air d’être l’unique moyen de parvenir dans la rue sans passer par les escaliers. Une fois qu’elle fut à mes côtés, j’avise le bâtiment en me penchant un peu. Je vois un escalier de secours, dépasser de l’angle du bâtiment. Je le pointe du doigt. Il doit être à une fenêtre de distance. « Je suppose que c’est le moyen le plus sûr de parvenir en bas sans risquer de se faire mal. Je vais passer devant pour assurer le passage. Je vais prendre mon temps. Marche dans mes pas. » Pour se faire, je dois prendre sa place sur le rebord de la fenêtre.

Je grimace un peu et pose ma main sur son épaule pour lui faire comprendre qu’on doit changer de place. Je jette mon pied de l’autre côté pour passer devant elle, me retournant pour lui faire face. Une telle proximité, si ça n’avait pas été pour du parkour, m’aurait de nouveau gêné. Seulement j’avais négligé le rebord glissant et lorsque je décolle pour second pied pour rejoindre le premier, je me retrouve déséquilibré. Je grimace et commence à tomber en avant, la poussant malgré moi dans l’appartement. Il valait mieux en effet que je chute dans l’appartement. Si je tombe côté rue, je risque de me briser un truc. Voire pire.

Durant ma fraction de seconde de calcul, je réalise qu’en tombant en avant, je risque de lui faire mal, en la faisant tomber en arrière. Pour sûr je l’entraîne dans ma chute vers le parquet. Je l’entoure de mes bras pour la protéger, et n’ait que le temps de me tourner pour orienter mon dos vers le sol. On se dirige à grande vitesse vers notre point d’impact avec le plancher. Fort heureusement que j’étais vif.

Mon dos claque sur le sol. Je maintiens les yeux fermés comme pour éviter la douleur. Je me retrouve allongé de tout mon long, Joy à nouveau dans mes bras, pour un câlin inconscient, et protecteur. Elle se retrouvait elle aussi allongée tout contre moi. Lorsque je rouvre les yeux, je la regarde gêné, sans lâcher mon emprise. « Je… Désolé… ? »


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Mer 9 Aoû - 4:32

Elle ne savait pas trop comment gérer ce genre de situation, mais elle avait l’impression que ça se réglait lentement. Elle l’avait frappé –Sérieusement, depuis quand elle faisait ce genre de chose ? – et maintenant il lui faisait un câlin pour la consoler. Sérieusement, depuis quand lui faisait ce genre de chose ? Elle s’excuserait surement pour la journée, mais il disait qu’elle n’en avait pas besoin. Euh, oui, c’était nécessaire, elle l’avait frappé, c’était mal. Elle ne se sous-estimait pas, on apprenait dès les 2 ans que frappé ce n’était pas gentil et qu’il fallait parler avec des mots et là, elle avait manqué de jugement. Elle l’observait et il était franc, mais elle se sentait quand même mal.

Elle avait quand même décidé de passer par-dessus, faisant une blague au passage. Si elle c’était attendue à ça, pas du tout. Parce qu’il lui proposait de lui enseigner l’arc, mais aussi le combat. Est-ce qu’il y avait un truc qu’il ne savait pas faire ? Bref, elle n’allait pas s’en plaindre, loin de là.

-Ça me plairait bien ça ! Mais je vais éviter de te taper dessus à l’avenir, promit.

Elle avait ramassé ses choses, prêtes pour le départ, restant pourtant sur le rebord de la fenêtre un moment. Attendant sagement qu’il bouge, qu’il se décide et elle lui fit un magnifique sourire quand il accepta de venir avec elle. Il n’avait pas envie de rompre le moment, elle non plus. Elle n’avait pas envie d’être seule. Elle avait passé des mois entourés de plein de gens, la solitude pesait maintenant. Beaucoup trop même. Un bon en avant en termes de tir à l’arc ? Elle ne put s’empêcher de rire.

-Attend de me voir avec mon nouveau jouet…

Parce que c’était surement le plus surprenant dans tout ça. Quand on la connaissait d’avant, la petite rouquine délicate, heureuse, mais qui se cachait derrière son mari pour faire le sale boulot, ce n’était plus la même chose de la voir sur le terrain. En fait, elle ne sortait jamais en ravitaillement, si elle le faisait, elle sortait discrètement seule, alors au final… elle devait sincèrement passer pour une empotée aux yeux des autres, mais ce n’était plus le cas. Loin de là même.

Elle l’observait toujours, n’étant pas pressée de partir non plus, encore moins quand il demanda à la blague s’il avait le droit de descendre maintenant ou si elle allait encore le frapper Rholala elle allait en entendre parler longtemps, elle le sentait.

-Oui, oui, juste si je descends aussi et que rien de repose sur mon talent à l’arc. Je préfère être dans l’action qu’en retrait.

Et le pire, c’est que c’était vrai. Elle détestait être à distance, elle préférait être entouré de rôdeurs et risquer sa propre vie plutôt que de voir ceux qu’elle aimait mourir inlassablement. Il était adorable à vouloir l’aider, tout le monde avait cette idée en tête : « Aider la pauvre Joy » mais est-ce qu’elle avait réellement besoin d’aide ? Elle lui fit un sourire, prenant sa main, tout simplement. Elle était d’humeur obéissante, comme toujours. Sauf qu’elle n’aurait peut-être pas dû. Il cherchait un moyen sûr de descendre, Fallait qu’elle le suive. Elle roula des yeux, exaspérer, mais souriante parce que c’était tellement drôle. Monsieur ne la croyait pas capable de faire comme lui via le balcon? Pff, les mecs.

Elle l’observa se déplacer pour passer devant, réalisant qu’il était beaucoup plus massif qu’il ne le démontrait. Il chercha à changer de place sans lui donner la chance de se retirer, le mec, il se prenait pour un chat. Un très gros chat et une très petite surface passante. Alors, ce qui devait arriver, arriva. Elle bascula. Elle tenta de se rattraper, mais son arc lui barra le chemin et elle n’y arriva pas. Sa seule réflexion était qu’elle allait avoir mal, très mal, mais en tombant, il échangea les places. C’était un rapide. Sans le savoir, elle se retrouvait sur lui et c’est lui qui souffrait. Parce qu’elle n’avait pas tombé de bien haut et qu’il avait amorti la chute avec son torse d’acier. Elle releva la tête pour le regarder, complètement perdu dans ses boucles rousses. Elle l’observa et éclata de rire. Un rire franc, cristallin. Son rire redoubla à l’écoute de ses excuses. Elle n’avait pas mal, elle n’avait rien, c’était juste cocasse comme situation. Elle repoussa son torse de ses mains pour se redresser un peu, pouvant l’observer d’un peu moins proche comme ça, rajoutant :

-Je pense qu’on a trouvé un truc où je suis meilleure que toi ! Je passe devant.

Et elle se donna une poussée pour se relever, sans considération pour le pauvre homme. Bon, en même temps, elle n’était pas bien lourde. Une fois debout, elle lui tendit la main pour l’aider à se relever, ce n’était pas utile, c’était juste gentil. Une fois debout, avec aucun bobos pour personne, elle se dirigea vers la fenêtre, se dirigeant avec agilité et sans réellement de difficulté vers la cage d’escalier qu’il aurait voulu emprunter. Elle ne frima pas, rien, Elle n’allait pas risquer sa vie pour ce genre de bêtises et une fois en bas, elle observa les alentours, tout était tranquille, mais des bruits leur parvenaient ici et là. Elle ne fut donc pas surprise de voir un mort apparaitre d’une ruelle et elle s’en approcha lentement, dégainant son katana, l’abaissant dans un coup fatal comme lui avait enseigné Alair. C’était beau, gracieux, théorique et sanglant. Elle essuya sa lame avec un chiffon, sachant pertinemment que son fourreau était une extension de sa lame et donc, nécessaire de le préservé impeccable, elle se retourna vers lui, souriante :

-Tu viens ? C’est par là.

Elle dépassait lentement le cadavre sectionné, une partie de la tête avait roulé plus loin, personne ne pouvait douter de la mort du cadavre. C’était tellement… sanglant, comme technique. Comment en était-elle arrivée là ? Aucune idée, mais elle aimait ce petit côté nouveau de sa personne, fallait bien l’avouer.

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Mer 9 Aoû - 22:06

La demoiselle acceptait mon enseignement au corps à corps. Ou du moins, elle semblait le faire. Peu importe, ça ne me rendait que plus important à ses yeux. C’est ce que je croyais. Etait-ce vrai ? Seul le temps me le dira… Elle ajoute qu’elle évitera de me taper dessus à l’avenir. Mais le principe du corps à corps n’est-il pas d’apprendre à donner des coups ? Je serai obligé de lui expliquer que c’est pour son bien. En tout cas, ce sera nécessaire qu’elle le fasse pour mes cours. Je compte bien à ce qu’un jour elle m’égale. Que ce soit au tir à l’arc qu’au combat au corps à corps. Un bon maître ne devait-il pas voir son élève devenir meilleur ? Alors elle devra pouvoir me battre, car être un bon maître, ça c’est un objectif solide. Elle me sort de mes pensées lorsqu’elle me demande d’attendre de la voir avec son nouveau jouet. Je suis intrigué, mais un bon archer sait être patient, pas vrai ? J’accepte d’un mouvement de tête, souriant.

Elle avait fait du chemin, la petite Joy. Elle s’était extirpée de l’ombre de son époux pour devenir une femme libre et indépendante. Elle n’avait plus besoin de personne. Mais le pire, c’est qu’elle savait susciter ce besoin chez autrui. Après-tout, un maître a besoin d’élève pour enseigner, mais un élève avait juste besoin d’exercice pour progresser. Elle peut devenir autodidacte si ça lui chante. Elle n’en deviendrait que meilleure, car ce serait l’expérience qui forgerait son art. En revanche, j’avais besoin d’objectifs pour ne pas baisser les bras, pour ne pas cesser de croire en moi, et ne pas me faire dévorer tout cru. Et elle m’en donnait. De plus en plus. De minutes en minutes. Je doute fort qu’elle ait réellement besoin de moi pour récupérer sa moto.

Je ne peux réprimer une vanne concernant notre descente. Elle a de la répartie, comme à son habitude. Se tenant sur la bordure de fenêtre, je tente une manœuvre pour passer de l’autre côté de sa position. En vain. Je manque de lui faire mal en l’entraînant dans ma chute. Sans mon réflexe, elle se serait sans doute bien claqué le dos. Au lieu de ça, j’avais pris sur moi de la réceptionner. A moi la douleur. Je ne comprends pas vraiment comment cela a pu se produire. J’étais un chat en termes d’agilité. Puis je me remémore le tas de vidéos de chats qui traînaient sur internet avant tout ça. Une bonne partie d’entre elles représentaient des chats se viander. Comme quoi, même les meilleurs peuvent échouer. Et cette fois, je ne songe pas à moi mais bel et bien aux chats. Elle m’annonce qu’elle passe devant. Je n’ai le temps de réagir qu’elle se relève et me tend la main. J’attrape sa main et répond simplement « Sois prudente, ok ? J’ai bien failli tomber dans cette rue et… Laisse tomber. Sois prudente, c’est tout. » Allais-je vraiment lui dire que je ne saurai que faire si c’était elle qui tombait ? Oui, j’ai bien failli. C’est sans doute un peu trop tôt pour attester d’autant d’affection.

Une fois debout, je la vois se mouvoir avec une telle agilité qu’elle m’en ferait de l’ombre, si je ne savais pas faire mieux. Je ne pus que rester en haut, comme un bêta, à la regarder descendre. Elle avait tant de finesse. Mais je fus de nouveau sorti de mes pensées par des bruits. Je la voir en compagnie d’un mort. Je grimace et attrape une de mes flèches autour de laquelle j’accroche solidement une corde. Je m’assure qu’elle ne va pas se décrocher de cette dernière. Je fais aussi un nœud autour de mon arc, en plein milieu de la corde. Autant de longueur devrai suffire. Je prends de l’élan et bondis hors de la fenêtre, me jetant aveuglément dans la rue. Dans ma chute, je me retourne, et tire ma flèche dans la petite avancée de toit en bois. La flèche s’y plante. J’agrippe solidement mon arc. Cette technique, que je jugeais risquée car elle tenait d’un coup de poker, m’empêche de m’éclater au sol. Suspendu par cette corde au bâtiment, il ne me reste qu’un petit étage à descendre. Je prends appui de mes pieds contre la façade du bâtiment, à l’horizontale grâce à mon cordage. Je tire d’un coup sec sur ce dernier, faisant se décrocher la flèche de la bordure du toit.

Profitant des derniers millièmes de secondes en appui contre ce bâtiment, je bondis pour m’éjecter en arrière, et faire un salto au-dessus de Joy. Lorsque j’atterris, j’attrape une autre flèche et me tient prêt à tirer sur le rôdeur. Mais c’est déjà trop tard. Au moment où j’allais lâcher la corde, la lame de Joy vient à bout du mort. Je relâche gentiment la pression sur mon arc et range ma flèche. Elle se retourne vers moi, essuyant son katana, et me demander de venir. Je ne réprime même pas un petit rire. Je décroche ma corde et range ma dernière flèche -tombée au sol près du bâtiment- avant de m’animer pour la suivre. Tandis que j’enroule l’outil qui m’a permis de ne pas mourir pendant ma chute, je ne peux m’empêcher de l’observer.

Cela ne me prend que très peu de temps pour ficeler ce cordage. Elle constatait le mort avec une expression de dégoût. Je la rejoins rapidement et lui dit « On ne s’y habitude pas vraiment, pas vrai ? Je veux dire… A tout ce sang… Avant ça, à part pour un bilan sanguin, je n’étais que très peu habitué à en voir. J’avais une vie de gratte-papier. Mais maintenant… C’est trop. Certaines personnes ont des prédispositions pour ça. Le monde médical, les militaires, et tous ceux qui ont déjà connus des drames. Pour ma part… Et laisse-moi supposer pour la tienne… Il nous faut nous y accommoder. On n’a pas le choix. On n’est pas nés pour voir ou faire ça. C’est pour ça qu’on a toujours cru avoir besoin de monde autour de nous. Mais regarde nous… On en a fait du chemin. Tu n’es plus la petite chose fragile de Logan. Et je ne suis plus qu’un simple bourgeois de l’ancien monde. Si ces gens qu’on a côtoyés ont toujours vécu des choses similaires, ça ne change rien pour eux. Par contre, ça fait de nous de véritables survivants… » Pendant mon discours, je m’étais penché au-dessus du mort, comme hypnotisé par l’œuvre de Joy. Je me tourne vers elle de nouveau.

« Tu es loin d’être une faible, Joy. Tu es même sans doute l’une des personnes les plus forte qu’il m’ait été donné de croiser. Ne laisse personne te dire le contraire. Jamais. » Mon regarde planté dans le sien, une de ses mèches de cheveux entrave ce contact visuel. De mes doigts, je viens la replacer délicatement derrière son oreille.

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Jeu 10 Aoû - 4:24

Bien sûr que la demoiselle acceptait un cours de plus ! Qui n’accepterait pas ? Elle voulait apprendre, elle voulait conquérir le monde, elle voulait se sentir compétente une fois dans sa putain de vie et pour ça, fallait se bouger les fesses. Elle descendit rapidement, à l’aise. Elle ne tenta même pas d’en faire des tonnes, ça n’en valait pas la peine, elle n’avait rien à prouver à personne. Elle arrivait à marcher sur les mains, à toucher son nez avec son pied, elle n’avait pas besoin de faire des prouesses en descente d’escalier pour se sentir apprécié.

-Oui m’sieur.

Elle avait pris de l’avance, beaucoup, il trainait derrière, mais elle ne s’inquiétait plus comme avant. Elle avait l’habitude d’être seule. Elle c’était approchée d’un mort, sortant sa lame froide et parfaite. Elle savait comment l’utiliser, c’était facile au final. C’était salissant, mais c’était efficace. Elle n’avait plus peur de mourir. Du moins. Beaucoup moins. Elle pouvait maintenant avancer lentement, mais surement. Elle offrit un magnifique sourire à Declan, pas peu fière, quand il débarqua. Non, elle n’avait plus besoin de personne, jamais, mais elle appréciait la compagnie. C’était libérateur, ne pouvoir compter que sur soi, toujours. Du moment qu’elle le pouvait, elle pouvait choisir les gens qu’elle acceptait dans son entourage sans en dépendre, elle était une personne à part entière. Elle le savait et il l’avait aussi remarqué, parce qu’il en parla. Elle haussa les épaules, résignée quand il lui mentionna qu’on ne s’habituait jamais. C’était vrai, mais c’était nécessaire. Elle souriait à l’imaginer en gratte-papier, c’était tellement… elle l’avait toujours vue dans l’action, derrière son arc, l’imaginer en costard cravate derrière un bureau, c’était étrange, voir même improbable.

-J’ai passé toute ma vie à danser, faire de la gym’ et du cheerleading, rien ne m’a préparé à ça. Jamais. Mais tu as raison, je ne suis plus dans l’ombre de Logan, je ne serai plus dans l’ombre de personne.

Et à le dire, prononcer son nom à voix haute, ses entrailles se tordaient, son cœur se serrait comme si elle allait imploser et le manque se réveillait, inlassablement. Elle lui fit un sourire, un peu triste le temps que le sentiment passe. Parce que ça finissait toujours par passer. Il lui manquait, terriblement même, mais le fait qu’elle se tienne debout maintenant prouvait qu’il avait eu raison de parler de séparation et elle avait eu raison de partir le plus loin possible, ne plus le croiser. Elle recommença à marcher, tranquillement l’écoutant relancer un compliment qui lui réchauffa le cœur. Il démentait tous ceux qui l’avait rencontré auparavant, tous ceux qui avait à redire sur elle, qui s’en plaignait, tout ceux qui ne la trouvait pas assez bien pour l’apocalypse, elle n’était pas faible, elle n’était plus faible, elle était capable.

-C’était pas le cas avant… On change avec le temps je suppose… J’arrive déjà à faire un salto avant avec un Katana… t’imagine d’ici un an…

Et elle éclata de rire. Parce que oui, c’était la première chose qu’elle c’était amusée à faire avec son bokken, des cabrioles. Elle avait surement encore des ecchymoses ici et là genre une à la cuisse, bien prononcée sous son jeans et une autre aux côtes, mais elle s’en fichait. Elle s’amusait et le Doc était toujours là pour la réparer au final. Il c’était arrêté et elle l’observait, il avait replacé une mèche de ses cheveux comme l’avait fait Logan des millions de fois avant et elle le laissa faire. Il était gentil, présent et différent. Il n’était pas le même qu’à Fort Hope, fallait l’avouer.

-J’arrive toujours pas à t’imaginer en gratte-papier… tu m’as toujours donné l’impression d’être tellement… dans ton élément. L’arc, le combat, tout ça. L’attitude qui va avec… tu caches bien ton jeu Declan.

Et elle lui offrit un autre sourire avant de se remettre en route. Elle avait soutint son contact visuel tout du long, elle ne baisserait surement plus jamais les yeux face à qui que ce soit. Elle avait sa lame propre et rangée en main, son arc en bandoulière, trainer l’arc et le katana, c’était chiant quand même. La moto, c’était mieux pour tout transporter.

-Si on veut continuer l’arc et commencer le combat… faudra garder contact. Tu as une adresse toi ? Parce que pas moi. Bon, un peu quand même, mais personne ne pense à me chercher là-bas. C’est pratique.

Et elle souriait en disant cela. Elle était triste à la fois, se rappelant que Logan n’avait pas donné l’impression de la chercher, mais bon. La paix, c’était surement mieux. Est-ce qu’elle pouvait réellement lui donner l’adresse d’Alair ? Surement oui, c’était limite un endroit publique cette clinique. Ça irait et en prime, Si Declan ne le savait pas encore, il saurait ou aller s’il était blessé.

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Jeu 10 Aoû - 19:24

Elle semblait toute chose rien qu’à évoquer le prénom de Logan, ce qui me fit grimacer. Je décide de faire comme si de rien n’était et de reprendre mon laïus de compliments à son égard. Elle me dit qu’elle n’était pas ainsi avant. Je la regarde avec un léger doute au fond des yeux. « Ou tu ne pensais pas l’être, peut-être… Mais en général, ces choses-là ne viennent pas de nulle part. » Je remets une de ses mèches de cheveux en place. Je pouvais voir dans son regard toute la tendresse du monde. Elle interrompt le silence en m’annonçant qu’elle avait du mal à me voir en gratte-papier. Je lève les yeux aux ciels avant de rire. « Bon… Si on se mettait en route au lieu de parler de choses ennuyeuses ? » Je n’étais pas du genre nostalgique. C’était même sûrement l’un de mes défauts principaux, je ne me remémorais jamais les bons moments. Alors que l’on marche, elle me demande si j’ai une adresse à moi. Je grimace en songeant qu’effectivement, sans ça, ça va être compliqué de garder contact.

Puis me vient une idée, alors qu’elle m’avait remis en tête mon passé. Ma maison devait être toujours là, quelque part. « J’avais une maison avant tout ça. Je devrais peut-être songer à la réinvestir. Ce serait mieux que rien… Mais il va falloir que j’aille voir si c’est vivable… Ecoute, je t’aide pour ta moto, pas vrai ? Que dirais-tu que l’on finisse la journée dans mon ancien chez moi ? Tu y verras des photos de moi en costard… » L’époque de Declan le gratte-papier va revenir d’entre les morts.

Le silence s’installe de nouveau, rythmé par nos bruits de pas. Je regarde le sol un instant puis relève les yeux, tournant la tête vers elle, pour la regarder. « J’étais directeur adjoint chez General Motors avant tout ça. Mais l’archerie et le sport ont toujours été dans mes veines. Je voulais être le meilleur à l’époque. Je suis né d’une famille de fermier plutôt humble et aimante. Sauf qu’ils n’ont pas eu le bon fils. Je n’ai rien à voir avec eux. Je suis parti de rien pour caresser le sommet. Puis tout s’est écroulé dès l’instant où j’ai mis ma femme dans cet avion pour Malibu. J’aurai dû la rejoindre pour… Pour son accouchement. C’est dingue. Je m’apprêtais à avoir un enfant que j’allais accepté, il disparaît. Par contre, il, y a une douzaine d’année, je suis devenu père et c’est moi qui ait disparu. Je n’ai vraiment fait que le caresser le sommet. C’est une véritable descente aux enfers… » Je soupire en pensant à tout ce que j’ai perdu.

Au moins, j’ai retrouvé Aube, même si la petite n’a qu’une envie : m’étriper, c’est déjà un bon début. « L’apocalypse m’a rendu ma fille de douze ans. Et comme j’aurai dû m’en douter, elle n’a qu’une idée en tête lorsqu’elle me voit. Me tuer. C’est sans doute ce qu’on appelle le karma, pas vrai ? » un rire cynique s’échappe de mes lèvres. Je détourne le regard de Joy. Le vague à l’âme m’envahit. Pourquoi ai-je toujours fais des choix stupides ? J’aurai dû me contenter de ma vie de fermier. Ou j’aurai dû assumer ma fille il y a 12 ans. Au lieu de ça, je n’ai toujours pensé qu’à ma tronche.

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Ven 11 Aoû - 5:23

Elle ne faisait pas exprès. On n’oubliait pas sa seule relation aussi rapidement. Elle ne comptait pas non plus en faire autrement. Elle n’avait pas honte de sa relation, mais peut-être que le prochain, il faudrait un gamin de son âge avec un passé simple et pas d’ex. Surtout pas d’ex. Elle n’était tellement pas forte avant, de caractère oui, mais pas… pas comme ça. Logan avait brisé quelque chose chez elle ou c’était simplement la vie qui l’avait brisé. Il continuait sur sa lancée, ne la croyant pas réellement quand elle nommait l’évidence. Elle ramena sur le tapis cette histoire de gratte-papier, parce que ça ne collait strictement pas. Elle n’y arrivait pas. Il aurait dû être… cascadeur ou un truc du genre, voilà. Sauf qu’il riait, mentionnant que c’était des choses ennuyeuses. Euh, non, déchiffrer le mystère Declan n’était en rien ennuyeux, c’était même palpitant. Elle lui fit un sourire tout en se remettant en marche.

-Si tu veux, mais tu n’es pas sorti de l’auberge avec moi.


Elle observait les alentours, ne sachant pas quand le climat allait tourner, quand les morts reviendraient à la charge. Elle ne savait pas si elle devait lui parler d’Alair ou pas, mais parler d’adresse était déjà une bonne piste. Elle l’avait cru quand il lui avait dit qu’il avait été viré de Fort Hope, alors elle n’avait peur de rien. Peut-être juste que ça dérange le bon docteur, mais elle en doutait. Il offrait d’aller jusqu’à sa moto pour qu’ensuite ils partent vers chez lui. Comme ça, elle connaitrait l’adresse, c’était logique. Elle souriait répondant rapidement :

-En vrai, tu veux juste que je te ramène chez toi en moto c’est ça? Et elle ne put que rire à sa propre bêtise, rajoutant : -Ça me va et rendu là… je vais être chez toi… je pourrai te voir DANS un costard, pff. Je sais que l’habit ne fait pas le moine, mais ça pourrait être très drôle…

Parce qu’elle avait du temps à perdre et ce, pour les prochaines années à en croire son agenda. Fallait tenter de le prendre avec un léger grain de sel, elle pouvait toujours ne pas survivre à demain. Elle continua de marcher, la ville était calme, trop. S’en était inquiétant. Elle fit glisser son regard vers lui, l’écoutant quand il se décida de parler de lui. Elle était réellement intéressée. Il parlait encore de l’endroit qu’elle détestait par-dessus tout, rajoutant des détails sur sa vie. Il avait l’air tellement triste à en parlant, il avait eu une femme, une copine, des enfants. Dieu… il avait eu des enfants… deux ? Sérieusement ? God. Elle avait déjà eu du mal à se faire à l’idée que Logan ait Eulalie, ensuite Octavia… pourquoi est-ce que tous les mecs avaient des enfants hein? Un mec de son âge... vu comme ça. Bref, on s’en fiche. S’il avait des enfants en pleine apocalypse, il devait mourir d’inquiétude ou être triste s’ils les avaient perdus. Sauf que non, il avait revu la plus vieille, elle le détestait. Rien de nouveau sous les tropiques pour Joy, manquait juste qu’il lui parle de son ex tellement gentille, fragile et parfaite, de sa relation familiale tellement importante à ses yeux qu’il n’y avait rien d’autre qui comptait, même pas annoncé son mariage avec la belle-mère servant à tenir la chandelle dans ce décor faussement parfait… Il était tellement triste. Comment changer ça maintenant. La nostalgie, c’était le mal, les regrets aussi. Elle se rapprocha de lui, déposant ses lèvres sur sa joue dans un petit baiser de réconfort, rien de bien méchant. C’était un bon début comme ça, il allait peut-être sortir de son vague à l’âme.

-Je suis peut-être fleur bleue, mais je ne crois pas au karma. La vie sème des embûches, c’est vrai, mais toujours qu’on peut surmonter, faut juste y mettre un peu d’effort. C’est une gamine, c’est pas un monstre non plus… tu finiras bien par arranger les choses.

Vrai, alors, aussi bien avancer plus vite, sortir son katana et s’approcher de ce trio de rôdeur, elle trancha le premier du dessus de l’oreille à la mâchoire, un coup puissant, mais simple. Elle se détournait déjà vers le second et elle se surprit à n’avoir même pas peur... En fait, pour avoir peur de perdre la vie… fallait en avoir quelque chose à faire… et ce n’était plus le cas depuis un moment.

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Dim 13 Aoû - 23:30

La jolie rouquine accepte de me ramener chez moi en moto. Puis je lui raconte un peu mon passé, ma femme, mes enfants, et tout le flot de lien que j’ai pu avoir. Si seulement j’avais une case « vie normale » à cocher, je l’aurai fait sans hésiter. Elle reprend la parole, pour me faire part d’une sagesse quelque peu douteuse. Il faut dire qu’elle ne connaît qu’un aspect de mes relations. Je devrais sans doute lui faire part des détails pour qu’elle pige un peu plus la situation. Je doute qu’elle soit réellement concentrée sur notre discussion en prime. Elle se met à tailler du rôdeur qui passait par là.

« Je crois que tu n’as pas bien compris… J’avais à peine la majorité, quand je me suis mis avec une cougar. J’ai eu une fille avec elle. La cougar est morte en couche. Ma fille me haït. Ça, c’est pour ma première famille. Pour la deuxième, si elle existe encore, c’était principalement pour un arrangement. J’étais du genre à tout sacrifier pour le boulot. Y compris mon corps. Un mariage arrangé… Je ne te raconte même pas le bordel. On a fini par s’apprécier. Enfin surtout moi. Elle était dingue de moi depuis le début. Fallait bien que je donne le change pas vrai ? C’était la fille de mon patron… » Je soupire me rendant compte que je n’avais que trop sacrifié ma vie pour une carrière. Maintenant qu’il n’est plus question de carrière, j’allais peut-être vers du nouveau ? « Enfin… Faut que j’apprenne à écouter mon cœur. Au fait, tu as connu Ava’ ? C’est une survivante de Fort Hope. Elle est avec Isha maintenant… Eh bien. C’est une de mes ex… Et ouai… » Je la regarde un instant avec une mine dépitée puis me mets à éclater de rire.

« Non mais sérieusement… Avalohn quoi... Son caractère et le mien faisaient des étincelles ! Genre… On s’engueulait tout le temps ! » Je réussi à calmer ce rire pour essuyer les larmes de joie qui commençaient à poindre sous mes yeux. « Je te parle de ça… C’est vieux hein ! ça date de l’époque où j’étais encore étudiant à New-York… Enfin vieux… Cinq… Six ans peut-être ? » Je ne peux m’empêcher de la regarder du coin de l’œil, tout en observant la route.

Je fus bien sûr, sorti de mes pensées par un grognement. Ça, ce n’était pas un mort ! Le bruit provenait d’une ruelle. Je fais signe à Joy de s’arrêter et m’avance en premier, tenant fermement mon arc dans les mains, une flèche accrochée à la corde, prête à être bandée et tirée en direction du son. Mes pas se font discrets, et lorsque je fais face à la ruelle, je ne perçois rien. Elle est si sombre. Pourtant les grognements se font de plus en plus fort. Je m’en approche, en plissant les yeux pour tenter d’apercevoir quoique ce soit de possible. J’espère vite m’habituer à l’obscurité.

Mais je n’en ai pas le temps. Une masse noire et beige me fonce dessus, tout crocs déployés, et en aboyant. Tombant à la renverse, le chien tente de m’attraper à la gorge. Je parviens à le repousser avec mes mains. Mon arc et ma flèche sont tombés bien trop loin. Je me débats avec le berger allemand en ordonnant au canidé « Couché ! Bordel ! Mais couché à la fin ! » Il parvient à me saisir à l’épaule, après avoir fourré sa gueule sous ma capuche. Le cuir de ma veste ne me protégeant pas, je sens les mâchoires de mon adversaire canin s’enfoncer dans ma peau. Cela me vaut un hurlement de douleur. Heureusement que ma main l’empêche de fermer complétement sa gueule, sinon, il s’attaquerait à la chair. Si ma main libre n’était pas occupée à le repousser, je tenterai de prendre le couteau. Mon seul espoir était que Joy me vienne en aide.

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