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Aube Callum
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Mer 2 Aoû - 19:11

Medic  ?Aube & MalorieDepuis que je suis partis du Lab , je revis....
Malheureusement, ma lance ne me servait plus à rien alors faute de mieux retour au bon vieux « Pan-pan ».
J’explore les rues, longeant les murs, mon pistolet pointé fébrilement en avant .
Je sens le contact froid et dur de mon couteau dans ma botte au cas où .
Je vagabonde quelques heures, au gré de mes envies, évitant au maximum la mort qui rôde de plus en plus…
Certaines fois, il décide de squatter l’entièreté d’une rue et je suis obligé de passer par les toits comme mon Père , au début, je pensais que ça serait simple comme Bonjour, mais au final n’avoir plus qu’un bras valide ça n’aide vraiment pas….
Je me dirige vers un supermarché….peut-être que je trouverais quelques bonbons...c’est que pas je crache sur la nourriture du Labo mais…..c’est fade
Mes jambes ne peuvent plus tenir le rythme après des heures de marche, j’ai mal au bras, mes épaules me font souffrir .
J’arrive finalement sur la parking, les voitures sont renversé, brulé, désosser bref….
Et puis qu’est ce que je croyais qu’en un mois toute le désolation allait disparaître….
Mais il y a un élément du décor qui ne colle pas…
Un fourgon médical planté au milieu de tout ça…
La carrosserie semble ne pas avoir souffert des revenants.
Les vitres sont intactes…
Peut-être, du matériel médical est à l’intérieur !!
Je pourrais en passer une partie à ma cousine et garder le reste pour Grand-père possible…
Je m’approche à pas de loup…
Faiblement, je murmure
-Hé ho y a quelqu’un ?
Je toque à l’arrière du fourgon
Tu te fais des idées Aube….comment il pourrait y avoir quelqu’un à l’intérieur ?

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Je marche encore et toujours espérant ne pas rencontrer la mort


Dernière édition par Aube Callum le Ven 4 Aoû - 15:24, édité 1 fois
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Malorie Erikson
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Jeu 3 Aoû - 22:51

Le ciel était gris en ce début d'après-midi et Malou se traînait un cafard de la même couleur que l'horizon.
Elle avait poussé son moteur jusqu'à Detroit mais n'avait goût à rien et tournait, virait au hasard des rues sans aucun but précis.
Sans même le remarquer elle longea un grand bâtiment rouge et blanc et poursuivit sa route croisant de part et d'autre un groupe de mangeurs d'hommes qu'elle percutait sans conviction.

Elle avait le blues, le mal de vivre et Nounours, l'Homme de sa vie dont la tombe devait être envahie d'adventices, lui manquait terriblement.
Peut-être aurait-elle dû rester dans le petit chalet ? Elle aurait été protégée et n'aurait pas manqué de grand chose...
« Non », songea t-elle.
Il lui aurait été insupportable de côtoyer jour après jours les affaires et l'atmosphère de plus en plus ténue du Héros de jadis et puis, si un jour l'idée lui venait d'un retour aux sources, elle avait encore la clé accrochée à un porte-clé de plastique rouge en forme de coeur.
Seattle, Brinnon, la ferme... Les souvenirs tournaient en boucle dans son cerveau au point qu'elle décida de s'arrêter sur le parking d'un supermarché afin d'y faire une sieste.
A peine eût-elle serré le frein à main qu'elle se pencha vers la boite à gant, en sortit un calendrier qu'elle avait réalisé elle-même sur le modèle de celui de 2014 et nota au 5 mars 2016:
Detroit. Environ 13h45. Parking de E & L Supermercado.
Elle avait à coeur de noter précisément, jour après jour ce qu'elle faisait histoire de ne pas perdre le fil d'une certaine forme de réalité dans cet enfer qu'était devenu le monde.

La grande surface jadis pimpante était délabrée. Les baies vitrées étaient cassées, l'enseigne de guingois pendait lamentablement et si l'on se penchait un peu pour observer l'intérieur on pouvait constater qu'elle avait été pillée en règle depuis belle lurette.
Les gondoles étaient renversées, les feuilles de l'automne dernier jonchait le sol et les étals étaient vides.
Quelques ombres furtives traversaient discrètement les rayons avant de disparaître dans l'allée suivante.
Malou n'avait pas l'intention d'entrer là-dedans; c'eût été dangereux et inutile.
Quittant le siège conducteur elle se dirigea dans l'habitacle et s'allongea sur le brancard qui lui servait de lit.

Au bout d'une dizaine de minutes la torpeur commençait à la gagner et immanquablement le même rêve faisait son apparition.
Nounours était là, souriant, auréolé d'une blancheur éclatante et surnaturelle. Elle était sur un toit d'usine d'un pays inconnu, elle avait des ailes d'ange et le regardait avant de...
Malou eut un léger sursaut, elle venait d'entendre un bruit; quelqu'un faisait le tour de son van à pas furtif.
Lentement, elle attrapa son rouleau à pâtisserie et tendit l'oreille. Ce n'était pas la démarche caractéristique d'un mangeur d'homme... Qui alors ? Un gus qui voulait lui piquer son véhicule ?
La seule solution était de...
Elle n'eut pas le temps de se redresser qu'elle entendit une petite voix fluette, presque un murmure qui demandait s'il y avait quelqu'un.
« Un môme ! » s'exclama t-elle mentalement tandis qu'un poing timide toquait à l'arrière.
« mais qu'est-ce qu'un chiard peut bien faire dans un endroit pareil !!! et que font les parents ?! » poursuivit-elle de mauvaise humeur prête à envoyer paître l'importun mais elle se ravisa.
Avait-elle changé au point d'être devenue comme les adultes détestés ? À sortir des phrases de la sortes bientôt agrémentées de leçons de morale ?
Certainement pas !

Ravalant sa salive, elle jeta un coup d'oeil par le carreau arrière et vit une fille, peut-être pré-ado, visiblement effrayée, brandissant un pistolet.
« Nom de Dieu ! » jura t-elle pour elle même, « les gamins sont tellement imprévisibles que si j'ouvre la portière elle serait capable de me tirer dessus sans faire exprès; je dois la calmer illico ».

Oui, y'a moi... lança t-elle sourdement afin de ne pas ameuter les morts-vivants avant de continuer:
je m'appelle Malou, je suis une survivante comme toi.
Elle attendit quelques instants et poursuivit:
je vais t'ouvrir mais avant, baisse ton arme s'il te plait, je n'ai pas envie de prendre une balle perdue... Je ne suis pas armée. Qu'est-ce que tu veux ?
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Aube Callum
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Ven 4 Aoû - 11:48

Medic  ?Aube & MalorieUne voix s’élève, je l’écoute attentivement, na sachant quoi faire...soit je pars sans demander mon reste, soit je suis curieuse et je lui parle…
Elle n’a pas l’air méchante...même si mes jambes veules prendre leur jambe à leur cou
1 Mois hospitalisé c’était déjà bien assez, et  je ne pense pas que la cavalerie viendrait, me secourir….
Je mets en évidence le pistolet pour le range dans mon sac toujours à sa vu pour la mettre en confiance…
Je glisse quand un couteau dans la manche de mon sweat-shirt au cas où
Elle me dit qu’elle n’a pas d’arme...perplexe je la regarde dans les yeux essayant de percer ses secrets à jour 
-Comment t’a fais pour survivre jusque-là ?! Ce n'est pas possible sans au moins une machette ! 
Dit la vérité !! À moins que cette ambulance soit l’épreuve de tout, mais ça m’étonnerais 

Je prends une inspiration et examine les alentours à la recherche d’une possible cachette potable 
Je me sens comme épié, rien aucun bruit à part le bruissement du vent dans les bâtiments et mon souffle 
-Bah je suis là, pour récupérer un peu à manger, et je me suis dirigé vers ta...ton ambulance puisqu’elle à l’air de n’avoir pas souffert de tout ça [je pointe un endroit au hasard ça fera l’affaire] dans l’espoir de trouver un peu de matériel médical, pour un groupe qui m'a soigner…
Je lui montre mon moignon, le visage dépité, c’est toujours aussi difficile de le voir
-Je suis pas méchante t’inquiète  ! Et si t’a des trucs à partager, j’en serais ravie ! 
Je dis ça sur un ton enthousiaste, mais cet endroit commençait vraiment à me foutre la chair de poule 
J’entends des bruits de pas au loin 
Soudainement pressé, je m’exclame 
-Laisse moi rentré !!! Vite !!!
 Je frappe contre la « porte » les bruits de pas se rapproche de plus en plus 
Elle s’ouvre, fermant au nez et à la barbe un homme doté d’un masque de hockey rouge sang par certains endroits, il tient une batte clouté
-Aller les filles ouvrez ! Je vais pas vous faire de mal !
Il ricane 
-Je vais être forcé de vous faire du mal , ça serait dommage de voir vos petit minois défiguré non ?
Il tape encore sur l’ambulance jusqu’à qu’il soit épuiser et qu’il campe devant la porte 
-Vous ne pourrez pas tenir longtemps à l’intérieur, c’est moi qui vous le dis !!
-On fait quoi maintenant ? Chuchotais-je

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Malorie Erikson
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Sam 5 Aoû - 23:17

La môme était tellement apeurée qu'elle ne semblait même pas rassurée par l'effort surhumain d'amabilité que Malou avait déployé à son égard. Il faut dire qu'un parking de supermarché n'était pas l'endroit idéal pour se sentir décontracté. Les alentours étaient tellement dévastés, tellement déserts malgré des bruissements inquiétants de ci de là, qu'il y avait de quoi foutre la trouille à un vieux routard aguerri, alors une enfant...

La fille avait rangé son pistolet, en montrant bien qu'elle obtempérait mais le geste qui se voulait discret de glisser furtivement un poignard dans sa manche de sweat-shirt n'échappa pas à l'adolescente habituée à observer les moindres détails.
Qu'importe, c'était naturel, on n'était jamais assez prudent, cela prouvait au moins que la petite avait de la ressource.

Malou s'apprêtait à ouvrir le battant arrière pour la faire monter quand la mioche déblatéra tout un laïus sur le port d'arme, condition sine qua non à la survie.
« Mais elle est con cette gamine ou quoi ? » se dit-elle avant de lui répliquer d'un ton sec:
Evidemment j'ai une arme ! comme tout le monde. Je voulais dire je suis désarmée pour toi, tu piges ?
Et comme elle n'aimait pas parler ainsi au travers d'un carreau elle entrouvrit la portière et fit face à la gosse qui commençait à quémander.
Fraîchement, Malou lui fit savoir que cela faisait un moment qu'il n'y avait plus rien de médicale dans son van puis expliqua d'une voix un peu radoucie:
je viens d'arriver ici, avant j'habitais à Seattle et j'ai tout donner au bon docteur chez qui je vivais avec quelques autres; il ne reste même plus le moindre bandage pour ton moignon.

C'est alors que les choses se précipitèrent. La fillette faisait une crise de panique tandis qu'un gus avec un masque débile sur la tête approchait dangereusement.
Rapide comme l'éclair, Malou attrapa la môme par les épaules, la hissa dans le véhicule et claqua la portière au nez du gros naze qui venait les importuner.
Mais cela n'avait pas suffit à le calmer et il commença à cogner sur le van en se répandant en invectives et ricanements.

Malou n'était pas impressionnée, elle en avait vu d'autres mais s'il y avait bien une chose que le misérable crétin ne savait pas, c'est qu'il ne fallait pas toucher ni même effleurer du petit doigt la camionnette !
Hors d'elle, le visage fermé, les yeux soudainement glacials et implacables elle répondit à la pré-ado:
ce qu'on va faire ? Se casser tout simplement mais avant je vais m'amuser un peu et lui ôter l'envie d'abîmer mon ambulance à tout jamais.
Assieds-toi sur le siège passager et attache ta ceinture de sécurité, ça va secouer un peu.

Sur ce, elle démarra sur les chapeaux de roue faisant crisser sciemment la gomme sur l'asphalte et fonça sur l'homme qui prenait les jambes à son cou.
Arrivée à sa hauteur, elle pila sec, fit une embardée comme pour partir puis à nouveau fonça sur le gus qui devait n'avoir jamais vu de sa vie pareille furie au volant.
Plus l'homme tentait de s'échapper, plus le manège recommençait jusqu'au moment où elle le percuta violemment.
Le type tournoya sur-même avant de s'affaler sur le bitume.
Je vais être forcé de vous faire mal les filles, se serait dommage... Se moqua t-elle en l'imitant.
Puis, se rappelant soudain qu'elle avait une passagère elle lança:
on s'arrache d'ici, je me gare dans une rue plus calme et je partage avec toi mon dernier paquet de bonbons.

Elle arrêta le moteur un peu plus loin, alla chercher le sachet de friandises et le tendit à la gamine avant d'annoncer:
ce type était fou, tu veux savoir pourquoi ?
Sans même attendre de réponse elle poursuivit:

à l'école j'étais très bonne élève tant et si bien que j'ai eu mon bac à 16 ans.
Alors j'ai décider de m'inscrire à l'université pour y suivre des cours de criminologie.
C'était très intéressant d'autant qu'on avait un prof qui expliquait bien en détail les comportements des criminels.
Je me souviens d'une leçon où il disait qu'il fallait toujours se méfier des individus masqués ou bien ce ceux qui portent un slip par dessus leur collant comme Superman car c'était des fous.

Le danger ne venait pas de leur intelligence, ils avaient à peine 50 de QI mais de leur handicap mental qui pouvaient les amener à faire n'importe quoi d'imprévisible.

J'étais tellement passionnée que j'ai caressée l'idée d'être flic; pas simple gratte-papier, hein mais plutôt inspecteur ou sniper... Alors j'ai pris l'option « tir de précision », c'était génial !

On avait un prof complètement atypique qui nous disait qu'il fallait s'habituer à tirer dans n'importe quelle circonstance et avec n'importe quel accoutrement alors, il nous obligeait par exemple à mettre un chapeau et des bottes comme Lucky-Luke, nous collait une brindille d'herbe entre les dents, demandait qu'on écarte les jambes au maximum et là, on devait tirer comme ça, entre nos jambes sur des cibles représentant les Daltons.
Moi j'avais réussi à dégommer Averell; j'étais fière car c'était difficile vu que c'était le plus grand !

Voilà... Tu vois, s'il n'y avait pas eu toute cette merde, aujourd'hui j'aurais peut-être mon diplôme...

Au fait, tu t'appelles comment ?
Demanda t-elle en prenant un bonbon.
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Dim 6 Aoû - 10:18

Medic  ?Aube & MalorieElle me dit calment, qu’on allait partir d’ici, mais avant écraser sûrement l’homme, comme si c’était parfaitement normal, à moins que…
Je m’attache, mes jointures blanchissent en empoignants le siège
D’une main experte, elle prend le volant, et fait un demi-tour, pour foncer dans l’homme…
Le capot finis par le toucher violemment au côte, son corp, pour finalement, atterrir avec violence sur le bitume, je détourne les yeux, ne voulant pas voir une enième fois un tableau dépeint par la violence à l’état pur
À quelque enclabures de rue, nous nous arrêtons, elle me tend un paquet de bonbons, malgré les événements, je lui fais confiance, et en prendre une poignée enthousiaste
Elle me dit « Ce type était fou »
Bien sûr qu’il était fou !? Qui se réveille le matin en se disant « Eh si je m’étais un masque et que
j’allais tuer le reste de mes compères, ça pourrait être amusant »
sérieusement !
Et se met à raconter son histoire, le début semble tenir, mais mon sourire s’élargis au fur et à mesure
Et quand elle me propose innocemment un autre bonbon, je n’en peux plus et éclate de rire, me tordant sur mon siège

-Sérieusement ? Si les comportements criminels t’intéressent , pourquoi choisir d’être sniper
Elle croyais que je ne me souvenais plus de l’Avant , où que j’étais tout simplement conne….j’avais les meilleures notes, et on a souvent loué ma vivacité...même si je ne les ai jamais écoutés, n'y croyant pas ?!
-Très bien Lucky Luke, des temps modernes ! Continuais-je dem'esclaffer  
Moi qui pensais que ça serait ennuyant…
-Si tu as eu un instructeur, ce dont je doute, car il n’y a aucune arme à feu ici ! À moins que tu jettes des pierres ou des billes en métal, avec une précision étonnante ! Je pense qu’il avait un peu trop regardé de Western… Et puis sérieusement, en quoi touché le plus grand est difficile?! Justement….et puis je n’ai jamais vu un sniper, faire le grand écart pour tirer…
Tout sourire, je la regarde, elle n’avait pas la carrure pour être policière...même en formation
-Et moi, je suis un alien, qui vient d’une confédération de Planète, qui veut s’emparer de cette planète
en exterminant l’espèce humaine ! Dis-je en rigolant de plus belle
Calmé, je me tourne vers elle
-Tu viens vraiment de Seattle, si tu ne ma pas menti encore...sinon moi c’est Aube et toi ?

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Malorie Erikson
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Dim 6 Aoû - 22:48

La scène sur le parking avait été violente et la môme avait semblé un peu pâle quand elle lui avait tendu le paquet de bonbons aussi avait-elle décidé de lui raconter une histoire abracadabrante pour lui faire un peu oublier cet enfer quotidien.
Habituellement Malou n'avait la fibre avec les enfants; au mieux elle les ignorait, au pire elle ne les supportait pas et les envoyait promener malproprement mais celle-ci n'était pas désagréable. Elle n'avait pas hurlé comme une hystérique cramponnée à son siège, elle ne lui avait pas reproché d'avoir écrasé le gus, elle n'avait pas gobé le récit en la regardant avec admiration et en poussant des « han... Qu'est-ce que tu es forte ! », elle était acceptable, du moins pour le moment. Et puis, quelque part, c'était bon d'entendre rire quelqu'un sainement à gorge déployé.

Malou ne souriait pas. Depuis la mort de son aimé elle ne connaissait plus le fonctionnement des zygomatiques; elle ne pleurait plus non plus; elle était vide aussi attendit-elle patiemment que la gosse se calme et l'écouta démonter une à une, les incohérences de la blague avec des signes d'assentiment.
Mais quand la pré-ado décréta haut et fort qu'il n'y avait pas d'arme à feu dans le véhicule, elle fit un bond et demanda sèchement:
qu'est-ce qui te prouve que j'en ai pas planqué un quelque part ?
Laissant un petit temps de silence, elle se radoucit, consciente d'avoir peut-être choqué la gosse en répondant aussi durement et expliqua:
Sur ce coup là tu as raison, je n'en possède pas mais méfie toi, le monde est plein de tordus, on ne peut jamais rien affirmer avant d'avoir tout vérifié.

Elle se plia un temps au jeu des « et moi je suis... » en surenchérissant puis, quand elles furent lassées, Malou poussa un soupir s'apprêtant à lui annoncer la suite du programme quand, à brûle-pourpoint la fillette demanda si elle venait vraiment de Seattle.

Non, je n'ai pas menti pour Seattle. Je suis née dans la banlieue sud...
Elle se pencha vers la boîte à gants et en sortit un calendrier de 2015, noirci de notes en énumérant de manière passionnée:
tu vois, c'est à cette date que j'ai croisé mon ami Josh dans Aurora Avenue, là, c'était à Tacoma, on était dans un immeuble qui a pris feu... Et là, je suis allée pour la troisième fois à Brinnon avant de partir pour la ferme du bon docteur... A cette date j'étais au bord du Washington Lake, après...

Malou qui jusque là était devenue volubile, se tut soudainement.
Son regard se perdit à l'horizon et quelqu'un d'un peu observateur aurait pu y voir l'espace d'une seconde, une lueur de chagrin infini.
Baissant rapidement les yeux, elle rangea le petit document et dit:
Je m'appelle Malou.
Et toi, tu viens d'où ? Tu es née par ici ?
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Aube Callum
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Lun 7 Aoû - 11:08

Medic  ?Aube & MalorieElle me répond sur un ton dure et brusque, je blanchis légèrement, elle avait souvent, ces saut d’humeur ? Ou quoi ?
Me méfier….c’est mon quotidien !
-Comme si je ne le savais pas déjà ! Soufflais-je
La fille était gentille, mais peut-être un peu trop expressive, et ses conseil, je poouvais sincérement m’en passer, je ne serais pas encore en vie, si je ne les connaissais pas déjà, c’est peu dire….
Et puis j’étais mauvaise langue aussi...c’est juste que je n’aimais pas trop que des inconnus se permette de me faire des commentaires, si gentil soit-il
Étonné, je l’entends dire qu’elle vient de Seattle c’est bien la première fois que je rencontre quelqu’un venant d’ici
Elle sort un calendrier, et explique tout son voyage depuis cette ville, je l’écoute avec attention, même si son récit était somnifère, elle se tait soudain, et scrute l’horizon comme si elle avait vu un fantôme, c’était commun dans ce monde, de voir les fantômes de ses proches...elle avait dû en perdre un qui lui était très cher, pour se figer soudain, comme si la Mort en personne était devant elle, ce qui quand on y pense est véridique, tout ces cadavres ! Est ce l’oeuvre de la mort qui a décidé de ne plus travailler….les gens sont fatalistes sur ce monde, comme si on mourrait à petit feux, mais ce n’était pas le cas avant ? Je veux dire, que dans le rue,et plus généralement sur Internet on voyaient des débiles, polluant, faisant des conneries, ne sachant que faire de leur vies...alors est ce une bonne chose, j’ai l’impression d’avoir changé moi aussi mais en bien ou en mal c’est la grande question, jamais j’aurais eu ces pensées avant...j’ai perdu mon innocence à cause de Zack, en voyant cette fille je me voyais il y a 3 mois, complètement perdu
Je ne sais pas si elle acceptait de me suivre, mais bon…
-Moi je viens de Salt Lake City…..Quand toute cette merde à commencé, j’étais chez mon beau-père à Seattle, à l’époque je le prenais pour mon vrai père, sauf que j’ai vu mon Père à Detroit et aussi une bonne partie de ma famille , le hasard fait bien son boulot pas vrai ? Pendant deux longues, j’ai été seul, je ne savais plus communiqué, j’étais craintive…
Ça faisait du bien de parler de ça à quelqu’un, c’est comme si un poid s’enlevait de mes épaules

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Malorie Erikson
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Mar 8 Aoû - 11:15

Malou n'avait pas réagi à la réponse de la gamine à propos de la méfiance quotidienne, ce n'était pas le moment mais elle lui réservait un chien de sa chienne car s'il y avait bien une chose qu'elle détestait c'était qu'on lui tienne tête ou qu'on la contredise. Encore un coup comme celui-ci et la mioche dégagerait de l'ambulance pour aller jouer en récréation avec ceux de son âge !

C'était au tour de la môme de voyager à voix haute dans ses souvenirs.
Ainsi elle avait mit les pieds à Seattle; elles auraient pu se croiser...
Avait-elle connu Nounours ? Tout le monde avait eu plus ou moins à faire avec le Géant un peu simplet mais si gentil...
Peut-être avait-elle eu maille à partir avec Selene la cinglée ou peut-être avec Duncan le routard ? Ou encore avec Alan, Kerwan et tellement d'autres...
Sans oser fouiller dans un passé qui ne la regardait pas elle s'aventura tout de même à demander:
il s'appelait comment ton beau-père ?

Elles échangèrent encore quelques bribes de réminiscences puis, Malou qui ne supportait pas trop longtemps l'inaction étouffa un baillement avant de déclarer:
bon, j'ai plein de trucs à faire pas forcément drôles ou intéressants mais il faut absolument que je trouve un morceau de tuyau et un jerrican pour pomper du gas-oil car je n'en ai presque plus.

Tout en rangeant le reste du paquet de bonbons dans un des petits placards intégrés dans l'habitacle, elle avoua ne pas savoir ouvrir les bouchons à essence fermés à clé mais finirait bien par trouver une solution.

Habituellement, la cabine de soins d'une ambulance était séparée du cockpit conducteur par une paroi mais l'Homme de sa vie l'avait fait sauter au chalumeau afin qu'elle ne soit pas obligée de descendre chaque fois de son véhicule pour manger ou dormir; du coup son engin ressemblait à un petit camping-car et rien que pour ce confort, elle lui en était éternellement reconnaissante.

Ah, il faudra aussi que je vérifie l'état de ma carrosserie à cause de ce sombre crétin qui a cogné dessus avec sa putain de batte cloutée...
Annonça t-elle pour elle-même avant de se tourner vers Aube.
tu fais quoi, toi ? Je te ramène chez ton père ou je te dépose ailleurs ? Parce que ça risque d'être dangereux tout ça; il faudra sortir de l'ambulance...
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Mar 8 Aoû - 16:06

Medic  ?Aube & Malorie-Micheal ! Dis-je voulant coupé court à cette conversation
Elle réveillant bien trop, de souvenirs douloureux, que je voulais absolument garder enfouie…
Elle range, le reste du paquet, dans un rangement à l’arrière, le panneau entre le cockpit et l’arrière, avait été enlevé, ce qui permettait de ne pas sortir pour aller à l’arrière, je bénissais celui qui avait eu l’idée, de faire cette ouverture, sans ça, on serait encore à la merci du fou
-Si tu veux, je vérifie !!
Elle commence à me parler, de tuyaux, et pompe en tous genre, je hoche la tête, je ne sais si elle voudra bien que je l’accompagne, car je n’avais absolument rien à faire aujourd’hui, et traîner dans les rues, sans but, non sans plus, vu où ça m’a mené et je sais de quoi je parle….deux longues années, les pires de ma vie, à être rongé par le remords de n’avoir pas revu Haley...la peur le soir qui me maintenait éveillé jusqu’à l’aube sans mauvais jeu de mot...mon prénom est français et non anglais….
-T'inquiètes pas pour moi, je sais me débrouiller !
La question des parents est un chouia plus compliqué...je ne savais pas où ils étaient c’est ça le problème...sûrement à ma recherche, où entrain de se mordre les doigts
-Je n’ai pas de parent ! Dis-je le plus innocemment possible
Je la regarde longuement
-Bon on va inspecter l'état de ton véhicule, je crois qu'on a du travail après alors on devrait pas traîner
Je sors du fourgon

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Jeu 10 Aoû - 15:39

La môme avait donné le prénom du beau-père mais Malou ne connaissait pas. D'un autre côté Seattle était immense, elle était loin d'avoir tout parcouru.

La jeune fille s'apprêtait à se lever quand Aube la devança pour aller vérifier elle-même l'état de la camionnette.
Il n'en était pas question !!!
Personne ne vérifiait quoi que soit lui appartenant sans son autorisation et cette gosse commençait largement à lui courir sur le haricot, elle n'était pas baby sitter et rien ne l'obligeait à supporter une merdeuse !

A peine la pré-ado était-elle sortie du véhicule que Malou fit un bond souple d'une rapidité de l'éclair et l'attrapa par le col de son vêtement.

Tu ne va rien vérifier du tout, ok ?! Susura t-elle d'un ton mauvais qui n'admettrait pas la contradiction.
J'en ai rien à foutre que tu aies des parents ou non mais une chose est certaine, maintenant tu dégages !!!
Sur ce, elle la repoussa sèchement avant d'annoncer:
si encore tu avais quelque chose à proposer pour m'aider autre que tes conneries habituelles de sale gosse... Tu vois, un truc bien utile qui me sortirait de la merde par exemple, je ferais peut-être l'effort de te supporter mais là, c'est même pas la peine !

Malou était en colère. Qu'est-ce qui lui avait pris de l'avoir gardée avec elle après que le cinglé soit occis...

Après courte réflexion elle ordonna:
monte !
Tu ne sais pas où aller ? Je t'emmène à l'hôpital, tu as un bandage à refaire faire et probablement une plaie à désinfecter... dans un cinq minutes on y sera et après, tu oublies carrément comment je m'appelle.


Si Aube n'obtempérait pas le champs, Malou était prête pour la charger de force comme un vulgaire sac à patates et à la décharger illico devant le bâtiment de soins.
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Aube Callum
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Ven 11 Aoû - 15:35

Medic  ?Aube & MalorieAlors, que je sortais, Malorie réagis est prit d’un accès  de colère, je sens ses mains se poser sur moi et me pousser, je tibute hors camion, elle commençait vraiment à me passer sur les nerf, avec ses changements d’humeur, heureusement pour elle, depuis quelque temps, j’arrive à me contrôler sinon j’aurais déjà dégainer mon pistolet..
Je caresse la poignée, sur le qui-vive, elle parle pour rien, je ne l’écoute pas, c’est presque si j’étais entrain de me curer le nez, ma situation actuelle
Dès qu’elle se calme enfin, j’en profite
-Bon, tu sais quoi, je crois que je vais tracer ma route, et que je vais pas restez près de toi, parce que tu m’a pas l’air plus saine que l’autre de tout à l’heure… Dis-je sur un ton froid et dure

Elle va regretter, de m’avoir prit pour une gamine, sans défense, j’aurais jamais dû monter...Charlie avait raison, je vis dans un monde de fou, je me recule lentement, normalement elle n’a pas d’arme à feu, donc je ne crain rien en théorie, mais je n’ai pas non plus envie de me faire écraser…
J’avais eu de la chance, de rester à peu près normale, même après deux ans d’errance, par contre elle non….
Je n’avais qu’une envie me casser au plus vite, retrouvé Haley et me promettre, de plus jamais faire confiance à une inconnue comme avant, ça n’a pas changé ça…
Elle me dit de monter, qu’elle va me conduire jusqu’à un hôpital, où il referait mes bandages….
J’avais juste à fouiller des pharmacie pour ça, même si c’était de plus en plus compliqué de trouver des truc, et puis son histoire d’hôpital était vraiment farfelu, un hôpital dans cette ville laissé à la nature…
Sérieusement ? À part les gens du Labo & Grand-Père, qui tenait une maison où d’ailleurs j’avais une chambre…
Je ne connaissais personne qui pouvait se targuer d’avoir des médecins
Son ton est autoritaire...mais je n’ai connu l’autorité, alors non je ne monterais sûrement pas…
-Non. Me contentais-je
J’allais pas à l’autre bout de la ville où je ne sais où, au risque de ne plus savoir où est Haley , et aussi car je ne le lui faisais pas confiance
Je dégaine mon pistolet et le pointe vers elle
-Je monterais pas, c’est bon, tu me fous trop la trouille
Je recule doucement jusqu’à heurté un poteau

_________________




Je marche encore et toujours espérant ne pas rencontrer la mort
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I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 15 Aoû - 20:58

Pour Malou, cette môme était vraiment une sale gosse !
Pendant tout le temps de son discours, Aube l'avait regardé les yeux emplis d'arrogance, montrant ostensiblement que chaque mot articulés entraient par une oreille pour sortir de l'autre.
Oubliant qu'elle avait été pareille à l'âge de 13 ans et peut-être pire, la jeune fille se mit à bouillir intérieurement de colère.

C'est ça, répondit-elle sarcastique, trace ta route le plus loin possible de moi et ne t'occupe surtout pas de ma santé mentale, ok ?

Mais la gamine, vexée elle aussi en rajoutait et refusait de monter (d'autant que Malou avait confondu le labo avec l'hôpital), tout en décrétant qu'elle lui faisait peur.
A cette phrase, la jeune fille partit d'un rire mauvais et balança:

T'as raison, va plutôt jouer avec les gamins de ton âge, là où je vais c'est pas fait pour toi !

Elle laissa un temps et rajouta:
de toutes façons tu n'as rien à négocier, tu ne sers à rien, tu n'es rien d'autre qu'une quiche..

Mais à peine eut-elle le temps de terminer ses critiques acerbes que la pré-ado sortit son pistolet, tenant en joug Malou.
Le temps n'était plus à la rigolade, encore moins aux joutes verbales; la gamine avait un avantage sur elle en matière d'armes et malgré son handicap savait probablement tirer.

La jeune fille ne prit pas la peine de vérifier ses talents en matière de précision.
D'un geste vif et sec, elle referma la portière, démarra l'ambulance et partit à fond de train avec une envie folle de l'écraser comme l'autre taré.

Elle n'en fit rien; elle n'avait pas de temps à perdre avec cette petite garce mais se jura que si leur route se croisaient à nouveau un jour, elle n'hésiterai pas cette fois, à passer ses roues sur son corps sans plus d'explications.

Poursuivant son chemin, elle ne remarqua pas que Aude s'était payé un poteau.
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