Music begins when words leave off || Nora



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Mer 2 Aoû - 22:01

Music begins when words leave offCharlie & NoraTrois semaines minimum, tel est le temps pour que des côtes fêlées se rétablissent. Durant cette période, il faut éviter les efforts, les mouvements brusques et autres actions pouvant compromettre la guérison. Mais bon... Dans le monde où l'on vit... Il faut savoir se relever au plus vite, non ? Que les maux physiques et psychologiques soient, ou non, profonds. C'est pourquoi, bien que cette décision fasse grincer des dents quelques médecins du campement (Joey et Diana notamment), la convalescente compte bien repartir en expédition dès demain. Elle est assez grande pour savoir peser le pour et le contre. Elle fera attention. Et puis... Il faut qu'elle profite de cette légère vague de motivation et de courage, n'est-ce pas ? Il faut dire que Charlie s'est elle-même étonnée de s'entendre dire, ce matin même, "Demain, j'y retourne. Sans accompagnement. Juste moi et ma volonté, faire un p'tit tour des environs avant de rentrer.". Certaines personnes sont contre ce choix, mais... Ils savent qu'une fois que la Jacobs a une idée en tête, il est dur de la lui retirer. Ils se sont donc, vite, résignés. Qu'elle fasse comme elle le sent. C'est peut-être la meilleure des solutions, finalement ?...

Marchant un peu à travers le laboratoire, voilà que la renarde monte lentement les escaliers pour accéder aux étages. L'équipe médicale ne s'étonne, désormais, plus de voir leur patiente en dehors de l'infirmerie. Faut avouer qu'elle avait tellement agacé le monde pour avoir l'autorisation de se dégourdir les jambes, la semaine dernière... Et puis, dans le fond, on ne peut pas vraiment la blâmer. Ne respecte-t-elle pas, depuis le départ, ses promesses ? "Je sors juste prendre l'air hors de l'infirmerie pendant quelques heures, puis, je reviens à l'heure de mes exams de santé avant d'aller gentiment me reposer sur le lit." C'est bel et bien ce que fait la miss, jusque-là. Pas besoin de lui passer un savon, donc !

Saluant le peu de personnes croisées dans les couloirs, la rouquine cherche à rejoindre la trappe menant au toit. Un endroit calme d'où l'on peut voir les alentours, ses beautés et dangers. Charlie se dit que contempler l'horizon la préparera, en quelque sorte, à sa petite promenade de demain. Et, tout simplement, être là-haut lui fera prendre un bon bol d'air en toute sérénité. Non pas qu'elle veuille s'isoler, mais, les gens avec qui elle aime le plus passer son temps s’avèrent tous assez occupés. Donc bon...

Poussant, avec plus ou moins de difficultés, la lourde porte la séparant de sa destination, un détail dans l'air attire son attention. Un son doux, constant, rythmé... Un chantonnement ?
Discrètement, Charlie fait ses premiers pas sur le toit, apercevant une silhouette perchée sur ses rebords. Elle ne veut pas interrompre la brune à quelques mètres d'elle, qui fredonne merveilleusement bien. Elle a une voix étonnamment douce et rauque à la fois. C'est plutôt agréable à écouter. D'autant plus que... Oui. Elle ne saurait dire le titre ou le groupe, elle ne s'en souvient plus, mais... L'ex étudiante reconnaît cet air. Elle l'entendait souvent, avant. Donnie passait en boucle cette chanson, à l'appartement.

Fermant les yeux, comme pour savourer la mélodie, un sourire se dessine sur son visage apaisé. Comme il est bon d'entendre chanter. La musique n'a, avec le temps et les événements, rien perdue de ce côté thérapeutique, aux yeux de la rousse. *Ah... Je donnerai cher pour avoir ma guitare ou un clavier, là, maintenant...* Pense-t-elle, ses phalanges pianotant les accords de ce qu'elle entend dans le vide, un vieux tic de musicienne sans instrument.

Les dernières notes s'élèvent dans l'air et l'intruse ne peut s'empêcher d'applaudir bêtement. Signalant, au passage, assez violemment sa présence pour cette pauvre femme qui ne devait pas s'attendre à du bruit derrière elle.
- Wow ! Je ne savais pas qu'on avait des chanteurs au labo.
C'est en voyant le regard hagard posé sur elle que Charlie comprend sa bourde et déglutit, gênée.
- Oh... Je... Euh... Désolée. J't'ai fait peur ? J'aurais pas dû écouter en douce comme ça, mais, euh... Je voulais pas déranger et t’arrêter tu vois ? Et puis... Bon. Ok. J'avoue. J'suis tout simplement trèèèès curieuse. J'ai pas d'excuse. Pardon...
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Dernière édition par Charlie Jacobs le Ven 4 Aoû - 19:58, édité 1 fois
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Nora M. Castillo
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Ven 4 Aoû - 11:45


Les petits plaisirs simples de la vie sont souvent ceux que l'on perd en premier quand les choses changent drastiquement. Je ne peux pas dire le contraire en soit. J'avais l'habitude avant de toujours me réveiller et de partir faire un petit footing avant de rentrer prendre mon café et mon petit déjeuner pour bien commencer la journée de boulot qui m'attendait. On va dire que j'ai très vite perdu cette habitude quand j'ai dû me mettre à courir pour ma vie et non plus pour mon plaisir. A renoncer au café tant qu'il n'était pas nécessaire ou que je n'avais pas un certain degré de sécurité pour m'en permettre un. Mais d'un autre côté, il existe aussi des habitudes qui sont impossibles à perdre. Depuis petite, j'avais ce petit truc. Je ne pense pas qu'on puisse parler d'un don à proprement parler, mais je sais que c'est quelque chose que je ne pourrai jamais perdre et qu'on ne pourra pas m'enlever. Quoi que. Si maintenant je devenais aussi un de ces machins dégoûtants qui se baladent dans les rues à la recherche de chair humaine, là ça ne me servirait plus à rien. Enfin bref. Ce fameux "don" dont je parle n'est autre que le fait que je sache chanter. Depuis gamine j'ai toujours aimé ça. Et encore à plus forte raison quand il y avait une raison de chanter qui était arrivée. A la naissance d'Olivia, j'avais immédiatement compris que j'aurais la chance de pouvoir lui chanter des berceuses le soir. Alors j'en avais appris des tas, juste pour essayer de trouver celle qui serait parfaite pour ma cadette. Oui, cela peut paraître étrange mais j'avais juste envie de faire les choses bien en espérant qu'elle m'aimerait un jour autant que je l'aimais depuis le jour où elle était venue au monde. Je pense qu'aujourd'hui c'est le cas, ou tout du moins je ne me pose plus trop la question. Ce n'est pas vraiment important si je compte autant à ses yeux qu'elle aux miens, vu que tout ce qui m'importe c'est qu'elle soit en vie, quitte à y laisser la mienne pour ça.

Ce qui a bien changé par contre par rapport au fait que je sache chanter depuis que le monde est totalement parti en vrille, c'est que ça me dérange presque que les gens puissent m'entendre chanter et savoir que je sais le faire. C'est peut-être stupide de penser comme ça, mais en soit je me dis que l'ambiance n'est plus vraiment propice à la chansonnette. C'est la raison pour laquelle je préfère toujours m'isoler quand je ressens le besoin de me dégourdir un peu les cordes vocales. Voilà pourquoi j'étais montée sur le toit ce matin. Pendant un long moment je m'étais contentée de me perdre dans mes pensées tout en regardant l'horizon. Un tas de choses me sont passées par la tête, puis évidemment ce fut le cas pour une chanson. Ou plutôt d'abord quelques notes que j'avais cru reconnaître au travers du cliquetis provoqué par la tirette de ma veste lorsque j'avais bougé. Un très léger sourire était apparu au coin de mes lèvres quand j'avais commencé à chantonner la mélodie sans pour autant desserrer ces dernières. En constatant assez rapidement que j'étais seule sur le toit, j'avais commencé à chanter les paroles. C'était une chanson qui datait un peu mais que j'avais toujours aimé. Elle correspondait à ma voix. Rauque mais assez puissante, c'était ce qu'on m'avait toujours dit. La chanson était sortie dans les années 2010 ou 2011 je crois, et était chantée par une anglaise. J'avais tout de suite accroché à tout l'album et il n'était pas rare que je chante ces musiques là quand j'en avais l'occasion. Celle que j'étais en train de chanter, au fur et à mesure comme si j'étais réellement toute seule dans le monde entier, s'appelait Turning Tables. Concentrée sur ma chanson, je n'avais absolument pas remarqué le bruit significatif de la porte du toit qui s'ouvrait. Et à vrai dire j'aurais certainement dû le remarquer plus tôt. Parce qu'en finissant de chanter, je n'avais absolument pas prévu d'entendre quelqu'un applaudir. Et malgré moi, j'ai sursauté tout en poussant un cri de surprise. Une main s'était posée sur ma bouche et l'autre sur mon estomac qui s'était réduit à la taille d'un petits pois en l'espace d'une seule seconde. En terminant d'applaudir, la jeune femme qui se trouvait à présent devant moi fit la remarque qu'elle ne savait pas qu'il y avait des chanteurs au labo. Je crois que je ne devais pas forcément avoir l'air très intelligente sur le coup parce que je la fixais, le regard interrogateur et encore un peu surpris, les lèvres entrouvertes. Elle m'avait vraiment fait frôler la crise cardiaque.

En voyant mon expression, la rouquine debout à quelques mètres de moi commença à s'excuser, à dire qu'elle n'aurait certainement pas dû écouter en douce, à me demander pardon. Me rendant compte que ma réaction avait certainement été un peu trop extrême, et la surprise étant passée, je me suis mise à rire légèrement. Me détendant à nouveau peu à peu, je me suis passé une main dans les cheveux avant de me racler la gorge et de m'approcher un petit peu de ma "nouvelle fan".  « T'en fais pas, je me suis effrayée parce que je pensais être toute seule là en haut. Je m'attendais pas à entendre quelqu'un m'applaudir et encore moins à faire une réflexion sur le fait qu'il y ait des chanteurs dans le labo.» Un sourire se voulant rassurant se dessina finalement sur mes lèvres et je tendais la main à la jeune femme par politesse, comptant me présenter. « Moi c'est Nora. Et du coup merci pour les applaudissements, ça fait plaisir. Mais si je peux me permettre, t'as sacrément l'oreille toi. Soit t'étais musicienne, soit tu l'as de nature et c'est un don mais en tout cas rares sont ceux qui trouvent que j'ai une belle voix. Trop rauques pour beaucoup.» A vrai dire, rencontrer quelqu'un qui trouvait que je savais chanter et qui avait su apprécier la chose malgré les temps qui courent, ça me faisait beaucoup de bien. Pour ne je sais quelle raison, j'avais honte de savoir chanter. Comme si c'était devenu une capacité totalement inutile dans le monde dans lequel nous vivons. En soit ce n'est pas faux mais bon. Tout ce que j'espérais à présent, c'était qu'elle n'aille pas en faire de la publicité partout dans le laboratoire...


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Ven 4 Aoû - 17:15

Music begins when words leave offCharlie & NoraFort heureusement pour la rouquine, la jeune femme lui faisant face à bien vite changé d'expression. Passant de l'étonnement à un rire franc, accompagné d'un air doux. Ouf ! Elle ne semble pas lui en vouloir pour cette petite intrusion imprévue. Voilà qui fait considérablement baisser le taux de gêne qui pigmentait, jusque-là, ses joues d'un rouge honteux. Poussant un petit soupir, comme pour chasser cette pression ressentie lors du bref instant qui avait semblé dire "qu'est-ce que tu fiches là, toi ?", Charlie rend son sourire à son interlocutrice.
- Oui, je comprends ! Encore désolée. J'ai la mauvaise manie de toujours arriver à pas feutrés... Je pense qu'à ta place, j'aurais aussi sursauté. J'aurais peut-être même lâché un cri genre... Comme les filles un peu cruches dans les films d'horreur. Avoue-t-elle en gloussant avant de saisir la main lui étant tendue en faisant un petit hochement de tête traduisant un "enchantée". Salut Nora. Moi, c'est Charlie. Je tâcherais de ne pas oublier ton prénom, je connais encore très peu de gens ici. Il est vrai qu'à part l'équipe médicale qu'elle connaît par cœur depuis quelques semaines, Abel, sa nièce, Rashka et deux trois ravitailleurs comme Arizona et Siobhàn, la miss n'a pas beaucoup de noms en tête. Cela va faire un mois qu'elle est là... Il faudrait commencer à sympathiser avec tout le monde, histoire de ne plus appeler les autres part des descriptifs du genre "Mais si ! Tu sais, le mec à lunettes, là..." ou encore "Tu vois la nana blonde, un peu élancée ?..". Enfin bref ! La renarde quitte ses petites réflexions pour répondre à la chanteuse. Oh ! Faut pas me remercier, c'est naturel d'applaudir quelqu'un qui a du talent pour X ou Y chose. Elle se mit à sourire bêtement face au compliment. d'un geste de la main exagéré, elle rit de bon cœur. Tu vas me faire rougir ! Mais, tu dis vrai. Bon, je n'étais pas non plus une musicienne de folie, mais... Depuis que je suis toute petite, je joue du piano et de la guitare. J'ai commencé à chanter vers l'adolescence, pour m'exprimer à ma manière.

À ses mots, Charlie ne peut s’empêcher de repenser au passé. Avec le temps, son point de vue sur la musique a énormément changé. Si, quand elle était toute jeune, elle voyait ça comme un simple passe-temps à la fois ludique et original ; arrivée à l'adolescence, l'âge où tout ne va jamais dans le sens que l'on aimerait, la musique est devenu bien plus. La musique est devenue une échappatoire, une thérapie, une partie intégrante de sa vie. Et puis... Mieux valait passer ses nerfs dans quelque chose de créatif et intéressant, plutôt que de casser des trucs ou hurler comme un goret que l'on égorge. Au moins, la Jacobs s'apaiser d'une manière bénéfique.

Un sourire radieux toujours aux lèvres, la plus jeune des deux femmes hausse les épaules.
- J'ai du mal à comprendre les gens qui trouvent qu'une voix grave n'est pas agréable à entendre. Au contraire, moi j'adore ! Je suis même assez envieuse des filles qui ont un grain de voix comme le tien. Moi j'ai une voix tout ce qu'il y a de plus cristalline et féminine, quand je chante. Un peu enrouée, parfois. Mais pas rauque.

S'approchant légèrement du bord, Charlie regarde, depuis son perchoir, par de là les remparts du laboratoire.
- Désolée si je suis bavarde. Moi et la musique, je pourrais en parler pendant des heures ! C'est une véritable médecine, pour moi, tu vois ? Pour ça que je ne t'ai pas interrompu. Écouter les yeux fermés, ça m'a fait aller mieux et oublier, un instant, dans quel monde nous vivons. Surtout que cette chanson, je l'ai entendu je ne sais combien de fois, avant ! Elle rit, à la fois de bon cœur et de nostalgie. Mon coloc aurait adoré t'entendre là chanter, j'crois. Il aurait été en admiration totale !
Reportant son regard en direction de la brune, elle se gratte l'arrière du crâne, une fois de plus gênée. Sans s'en rendre compte, elle s'imposait, en quelque sorte, dans l'intimité de sa camarade. Qui sait si elle ne veut tout simplement pas être en compagnie de quelqu'un ?
- Ça te dérange pas que je sois là ? Parce que... J'suis bien gentille, je te tape discussion mais si ça se trouve... Elle étouffe un rire nerveux. T'as peut-être qu'une seule envie, c'est me voir partir aussi vite que je suis arrivée ! Je comprendrais si c'est le cas.
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Nora M. Castillo
Matricule n°001
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Lun 7 Aoû - 11:47


En y réfléchissant bien, je crois que je n'ai jamais fait preuve de fierté par rapport à quelque chose que je faisais bien. Enfin, quand je dis ça je ne dis pas que je n'étais pas fière de moi, mais je ne le montrais pas pour autant aux autres qui m'entouraient. A part peut-être ma soeur et parfois mes parents quand j'étais gamine. Mais je pense que ça s'arrête là. Une manière de se montrer pudique certainement, cependant j'avoue que parfois je m'exaspère moi-même. J'agis comme si j'avais honte de savoir chanter alors qu'en réalité il ne s'agit en rien d'une honte. Enfin, je crois. Quoi qu'il en soit, c'était la raison pour laquelle je montais toujours me planquer sur le toit, en plus du fait que j'aimais déjà beaucoup me retrouver ici en temps normal, pour pousser rapidement la chansonnette. Ne m'attendant absolument pas à croiser quelqu'un et encore moins à entendre des applaudissements, bien sûr que je m'étais effrayée et que j'avais pu avoir l'air relativement... agressive. Mais une fois la surprise passée, je m'étais vite radoucie et j'avais donc vu mon interlocutrice faire de même. La rousse s'autorisa même un sourire qui montrait à quel point elle pouvait être rassurée d'un coup. Sa remarque sur le fait qu'elle aurait certainement hurlé comme l'une de ces cruches de film d'horreur si les rôles avaient été inversés me fit rigoler. Étrangement, j'arrivais assez bien à dépeindre la scène dans mon esprit, et c'était réellement amusant. Lorsque enfin sa main attrapa la mienne et qu'elle se présenta à son tour, mon sourire fit une nouvelle fois son apparition. Charlie. Facile à retenir, c'est plutôt pas mal. J'avoue que j'ai parfois du mal avec les prénoms trop compliqués. C'était mon plus gros handicap face aux promotions que j'avais à l'université en cours. Il me fallait du temps mais je finissais toujours par tous les connaître. Je me rassure en me disant que si j'arrive à retenir des trucs c'est que je ne suis pas encore trop vieille. « Je compatis, j'ai toujours du mal à me souvenir des prénoms des gens quand parfois j'en vois trop en peu de temps. Mais promis je devrais réussir à retenir le tien. Et puis si jamais t’arrive pas à te souvenir du mien, t'auras qu'à crier "eh la vieille aux lunettes" et je me reconnaîtrai sûrement! » Pourquoi j'avais dit ça? Aucune idée, mais je m'étais moi-même fait rire. Bravo Nora, franchement. Je devrais penser à créer des tutoriels pour apprendre aux gens à bien installer un malaise dans une conversation. Me raclant rapidement la gorge, j'espérais que je n'étais pas trop passée pour la vieille "trop relou" qui tentait de se remettre à la page.

Lorsqu'elle entend mon compliment par rapport au fait qu'elle devait être musicienne ou bien qu'elle avait tout simplement l'oreille de nature, je vois bien qu'elle se met à rougir légèrement mais qu'elle tente de le dissimuler derrière un sourire un peu bête malgré elle. Et encore une fois, cela me fait sourire. Je l'écoute donc parler, me contentant de glisser mes mains dans les poches arrières de mon jeans. Lorsqu'elle dit qu'elle ne comprend pas trop pourquoi les gens trouvent qu'une voix grave et rauque n'est pas belle, j'ai simplement haussé les épaules d'un air de dire "que veux-tu? on y peut rien! " et je l'ai laissée continuer de parler. J'avais voulu faire une remarque quand elle m'avait dit qu'elle chantait également et qu'elle avait une voix bien différente de la mienne, mais elle avait enchaîné tout en se dirigeant vers le bord du toit. En effet, elle parlait beaucoup, mais en soit cela ne me dérangeait pas plus que cela. Sa phrase me fit d'ailleurs légèrement rire. Au moins elle avait conscience du fait qu'elle parlait depuis un petit moment. Me passant une main dans les cheveux une fois qu'elle avait terminé de parler, je me raclais à nouveau la gorge pour reprendre la parole. « Je comprends totalement ce que tu peux ressentir. En vérité, ça me fait plus ou moins la même chose. Lorsque je chante, j'ai l'impression d'être toute seule et que rien ne peut m'atteindre. Comme si je rentrais dans ma petite bulle et que rien ne pouvait la crever. Et pour te répondre non ça me dérange pas que tu sois là. Au contraire. Puisque tu m'as dit que tu chantes aussi et que ton ancien colocataire te bassinait avec la chanson que je chantais à l'instant tu dois certainement en connaître d'autres. Alors ça te dit qu'on en essaie une ensemble? Si déjà on est là toutes les deux. »

Je lui adressais un sourire rassurant, montrant que je ne faisais pas ça pour me moquer ou quoi que ce soit, et sans même attendre sa réponse je me suis mise à fredonner les premières notes de la chanson que j'avais l'intention d'interpréter. Me raclant une nouvelle fois la gorge, je commençais donc à chanter Someone Like You de la chanteuse britannique dont j'avais déjà interprété une chanson tout à l'heure. « I heard that you're settled down, that you found a girl and you're married now. I heard that your dreams came true. Guess she gave you things I didn't give to you. Old friend, why are you so shy? Ain't like you to hold back or hide from the light» Je regardais Charlie avec un petit sourire, ayant commencé à chanter sans pour autant chanter très fort, la laissant me rejoindre si jamais elle le voulait. Et sinon... Et bien j'étais bel et bien partie pour chanter cette chanson toute seule. Tant pis pour moi dans ce cas!

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Jeu 10 Aoû - 16:51

Music begins when words leave offCharlie & NoraUne fois détendue, la brune aux yeux clairs s'avère des plus agréables. Au sein de ce laboratoire, il faut croire que tout le monde dégage, tôt ou tard, une aura chaleureuse. C'est pour ça que la rouquine devrait, sérieusement, se mettre à aller parler à tout le monde, à droite, à gauche, histoire de sympathiser avec le groupe et découvrir plus amplement les facettes de chacun. Car, après tout, s'ils sont là, c'est qu'ils ne sont pas méchants. Contrairement à dehors où il est, Charlie l'a compris, difficile de croire pleinement autrui, au cœur d'une communauté, la confiance est une chose primordiale à accorder. Pour le bon fonctionnement du clan et, tout simplement, pour que la bonne entente règne. La miss rattrapera, donc, le temps perdu à l'infirmerie, lorsqu'elle sera remise sur pieds, en allant faire connaissance avec ses semblables.

Après s'être présentées à tour de rôle, Nora rassure sa cadette en lui disant qu'elle non plus n'était pas un modèle de mémorisation de prénoms. Charlie n'est donc pas la seule potentielle andouille à avoir des trous de mémoire au beau milieu d'une phrase, à fixer comme un merlan frit quelqu'un sans pouvoir mettre le doigt sur un nom... Voilà qui est toujours bon à savoir ! La jeune fille se met à glousser, puis, rouler du regard.
- Roooh, voyons, faut pas dire ça ! "Vieille"... Tu as 75 ans ? Non ? Bah voilà ! Mais, t'en fais pas... Des "Nora", ça cours pas les rues, je devrais retenir. En plus... Je suis presque sûre que quelqu'un m'a déjà parlé de toi... Je ne saurais plus dire qui, par contre... En effet, le prénom, et la description physique qu'avait entendu, une fois, la rousse, collent parfaitement à la femme se tenant devant elle. Cela dit, vu que dans un groupe tout le monde se connait plus ou moins... N'importe qui aurait pu lui parler de son aînée.

S'ensuit un long monologue dont la rouquine n'est pas très fière. En effet, elle se met, comme à son habitude, à s'excuser pour son grand côté bavard. Un regard en coin, en direction de son interlocutrice, lui permet de voir que cette dernière n'a, fort heureusement, pas l'air trop agacée. Au contraire, Nora en semble amusée. Elle doit être d'un naturel rudement patient, quand même !
Un faible sourire se dessine sur les lèvres de la renarde lorsque la brunette prend le temps de lui répondre.
- C'est sympa de trouver quelqu'un avec qui partager cette "forme de thérapie" qu'est la musique. Je me sens comprise sans avoir besoin d'expliquer mon point de vue durant des heures. Mais, surtout, je me sens moins seule à chanter "régulièrement" !

C'est alors que Nora lui propose de chanter avec elle. Les joues de la rouquine se colorent, à nouveau, de rouge. Elle a peur d'avoir une voix monstrueuse à cause de la strangulation qu'elle a subit une semaines plus tôt. Certes, elle a récupéré son timbre parler normal, mais... Est-ce que son timbre chanter est aussi bon qu'avant sa convalescence ? Il serait dommage d'avoir une voix qui déraille toutes les trente secondes. Surtout que cela serait très gênant à ses yeux. Bien que la plus âgée ne semble clairement pas du genre à se moquer... Hmm... Peut-être que Charlie se pose trop de questions ? Après tout, qui ne tente rien n'a rien. Il faut essayer, pour savoir la réponse.

Nora n'avait pas attendu de réponse pour pousser la chansonnette, se contentant de regarder avec douceur sa cadette, l'invitant visuellement à la joindre si le cœur lui en dit. L'air qu'elle fredonne était bien connu, autrefois. Someone Like You, d'Adele. Une belle chanson, lyrique, du genre à faire remonter les souvenirs, bons comme douloureux, à la surface de la mémoire.
Lui rendant son sourire, preuve qu'elle ne compte pas la laisser en plan à ainsi chanter seule comme une idiote, Charlie ferme les yeux, se racle la gorge en priant pour ne pas avoir la voix cassée et se lance à la suite des paroles.

I hate to turn up out of the blue uninvited,
But I couldn't stay away, I couldn't fight it.
I had hoped you'd see my face and that you'd be reminded,
That for me it isn't over.
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Nora M. Castillo
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 11:55


Se détendre n'est pas forcément synonyme de baisser sa garde ou de se mettre en danger. J'avais réellement mis beaucoup de temps à m'en rendre compte après mon arrivée au labo. A vrai dire, cela ne faisait que très peu de temps que je m'autorisais à faire autre chose que rester aux aguets, imaginant que quelque chose risquait de surgir et de briser tout cela en un rien de temps. J'avais fini par me faire une raison, la sécurité de ma soeur ne dépendait plus uniquement de nous deux. Nous étions dans un groupe organisé et nous étions nombreux. Les derniers événements avaient d'ailleurs fini de me prouver que je pouvais me permettre un minimum de détente. De toute façon, si je ne le faisais pas, j'allais bientôt péter un câble. Personne n'est capable de rester des jours et des jours à faire la même chose, sans prendre le temps de se reposer ou de se changer les idées. Et si je ne veux pas perdre ma santé mentale, il allait falloir faire des efforts. De toute évidence.

Un petit rire était sorti d'entre mes lèvres lorsque Charlie sembla relativement choquée par le fait que j'ose me qualifier de vieille. En soit, je disais ça plus pour la blague que parce que je me voyais vraiment comme une personne âgée, mais bon. Elle avait dit que sous prétexte que je n'avais pas 75 ans je n'étais pas vieille. En soit c'est gentil, mais personnellement j'utilisais souvent cette formule pour rassurer les vieux en leur disant qu'ils n'étaient pas si vieux que ça. Qu'ils avaient encore une petite chance de voir certaines choses avant de tomber en poussière. Cependant, lorsqu'elle m'annonça qu'elle était sûre que quelqu'un lui avait déjà parlé de moi, ma curiosité fut piquée. « Et bien tu as peut-être rencontré ma soeur Olivia. Ou bien... Qui aurait pu parler de moi... Rashka peut-être aussi, j'étais sa prof à l'université avant tout ça. Enfin, après tu me diras il y a pas mal de monde alors ça sera sûrement compliqué de savoir exactement qui c'était. Tant que c'était pas en mal, ça me dérange pas! » Quoi? C'est la vérité après tout. Cela ne me dérange pas que l'on parle de moi, tant que ça n'est pas en mal. Et puis au pire, même si c'était le cas, en soit cela ne me dérange pas non plus tant que ça. Je m'en fiche, à vrai dire.

Ce qui était agréable, c'est qu'après ma proposition de chanter toutes les deux ensemble, je ne me suis pas retrouvée à le faire toute seule. Après tout, elle aurait très bien pu m'envoyer sur les roses ou me dire qu'elle ne connaissait pas la chanson, et j'en passe. Il y aurait eu beaucoup d'excuses disponibles pour ne pas se laisser aller à chanter avec moi. Mais le fait qu'elle me suive me fit réellement plaisir. Et d'ailleurs, cela m'entraîna également et bien vite, nous avions fini par chanter le titre en entier. Une fois la chanson terminée, un petit sourire apparut sur mes lèvres et je me passais une main dans les cheveux avant de m'asseoir sur le bord du mur entourant le toit, invitant la jeune chanteuse à faire de même. Inspirant un grand coup, je retenais ensuite ma respiration avant de le relâcher d'un coup, un petit sourire satisfait affiché sur les lèvres. « T'as une belle voix toi aussi! Différente de la mienne, mais je trouve que ça rend plutôt pas mal les deux en même temps. T'en penses quoi toi? Si ça te plait, on pourra se refaire ça quand tu voudras! » Et voilà. Qui a osé dire que la musique ne pouvait pas rapprocher les gens? Et bien que cette personne observe et en prenne de la graine.


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Lun 14 Aoû - 23:49

Music begins when words leave offCharlie & NoraLorsque Nora fait part de ses suppositions sur l’identité de celui ou celle ayant pu parlé d'elle à la rouquine, cette dernière est soudainement piquée d'une révélation. Mais oui, bien sûr ! Comment a-t-elle pu oublier ! Nora Castillo ! La prof dont Rashka était proche, autrefois, au point d'avoir quelques soucis avec les commères de son université parlant sur son dos du fait qu'elle ait une certaine complicité avec une enseignante homosexuelle ! Quelle andouille, elle aurait dû comprendre tout de suite que c'était ça, que c'était elle.
- Oui, je me souviens maintenant ! C'est Rash qui m'a parlé de toi, la semaine passée. Pas en mal, rassure toi ! On était juste toutes les deux et on s'était mise à parler de l'homosexualité et des réactions que cela suscitent chez certaines personnes... C'est là qu'elle m'a dit qu'elle avait retrouvé, au labo, l'une de ses profs et elle m'a confié que votre petit côté proche vous avez valut quelques commentaires pas très sympathiques... Se passant une main dans les cheveux, Charlie se rend compte que son histoire ne doit pas être tout à fait compréhensible. Pourquoi parler orientation sexuelle, comme ça, comme si l'on parlait de pluie et de beau temps ? Elle se racle alors la gorge pour reconstituer le contexte, un peu mal à l'aise. On a commencé à ouvrir le débat parce que je suis moi-même lesbienne, que Rash' se le demandait et qu'elle m'a posé la question. Puis on est parti un peu loin dans le racontage de vie... J'espère que tu ne lui en voudras pas pour avoir balancé à une parfaite inconnue le fait que tu sois plus branchée femmes que hommes... Elle sourit bêtement, un peu gênée. Elle comprendrait si la brunette est "fâchée" dans le sens où, à sa place, elle n'aurait pas forcément aimé savoir que l'on parle dans son dos. Surtout sur un sujet assez... Personnel. Bwarf ! Au moins tu sais que je risque pas de te juger, j'suis pas mieux, ahah !

Embêtée pour avoir autant parlé, l'idée de pousser la chansonnette est vraiment tombée à pic. Chanter permettant de fermer la parenthèse de cette explication légèrement maladroite de la renarde qui en ait, désormais, gênée.

Une fois sur leur lancée, les deux jeunes femmes ne se sont pas contenté de fredonner quelques couplets, mais, bel et bien la chanson entière. Et maintenant que le silence est de retour sur le toit, Charlie ne peut que se demander si, en contre-bas, des collègues les ont entendu. Ça serait un peu compromettant...

Venant s'installer aux côtés de son aînée, Charlie sourit avec une once de fierté, face au compliment de la brunette.
- C'est gentil. Et, ouais, carrément ! C'est top à deux ! Mais... Tu sais ce qu'il manque ? Elle fait une moue attristée. Une bonne guitare, bien accordée, pour accompagner le tout. Si j'en avais une... Ça serait de la bombe ! Elle glousse, puis, acquiesce en souriant telle une enfant rêveuse. Sérieux ? Ça te plairait ? Oh bah carrément que je suis tentée ! Je suis toujours dispo pour chanter ! Alors si je peux chanter sans être seule... Je ne suis que 100 fois plus motivée par l'idée ! La prochaine fois je propose hmm... Une main lui frottant le menton d'un air songeur, la demoiselle réfléchit avant de claquer des doigts. Un single de Lana Del Rey ! Souriant avec une joie franche, les jambes battant dans le vide, Charlie lâche un soupir serein. Eh bah ! Je regrette pas cette petite prise d'air frais. Ça m'a permis de faire une belle rencontre et de chanter. Je ne peux qu'être motivée pour demain !
© Crimson Day

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Knowledge can change our fate
Nora M. Castillo
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Sam 2 Sep - 12:37


Me mettre ainsi à chanter avec une parfaite inconnue m'avait donné, l'espace de quelques instants, l'impression qu'il était encore possible de s'adonner à d'anciens plaisirs qui sont devenus parfaitement inutiles à présent. On dirait que si l'on n'est pas capable de tuer un infecté simplement en le regardant de travers, on ne vaut pas grand chose. De toute évidence, je fais partie de la seconde partie des gens. Je ne suis pas une combattante hors pair, je me débrouille pour pas crever mais ça s'arrête là. Mais là, sur ce toit, avec Charlie... J'avais eu l'impression que pour une fois rien de tout ça n'avait d'importance. Qu'elle me voyait comme une personne normale, pas comme une scientifique qui sait rien foutre à part lire et griffonner sur un papier des trucs illisibles. Cette pensée m'arracha un petit sourire, et d'ailleurs ce dernier s'élargit encore un peu quand il m'avait fallu me retenir de rire. Je ne m'étais pas vraiment rendue compte tout à l'heure qu'elle avait ouvertement avoué que Rashka lui avait certes parlé de moi, mais qu'en plus elle avait directement craché le morceau sur mon orientation sexuelle. En soit, si je n'assumait pas la chose depuis si longtemps, j'aurais pu mal le prendre mais là, c'est loin d'être le cas. D'ailleurs, c'est certainement la raison pour laquelle je n'ai absolument pas relevé sa remarque. Mais le fait qu'elle m'avoue qu'elle était du même bord que moi me fit lui adresser un regard plein de gentillesse. Encore plus qu'avant je veux dire. Elle était jeune, certainement plus que je ne l'étais quand j'ai réussi à assumer ce que j'étais réellement. Et c'était une bonne chose. Car il n'y a rien de pire que de se forcer à être quelqu'un que l'on n'est pas.

La musique apaise les gens et les douleurs, c'est quelque chose qui est relativement connu. Elle permet aussi de rapprocher les inconnus autour d'une passion commune, d'un plaisir partagé. C'était parfaitement ce qui venait de se passer avec Charlie. C'était parce que j'étais en train de chanter qu'elle s'était mise à applaudir au départ, puis c'est parce qu'elle m'avait dit qu'elle aussi savait chanter que nous venions d'interpréter une musique d'Adele. Assise à présent sur le petit rebord qui délimitait le toit, elle venait d'accepter ma proposition quant au fait que nous pourrions réitérer ce qui venait de se passer. Après tout, pourquoi se limiter à une seule et unique fois, alors que nous pouvions refaire ça dès que cela nous prenait? « C'est promis, si jamais un jour je fais une expédition et que je trouve une guitare, j'essaierai de te la ramener! Et pour ce qui est de la chanson, t'as carte blanche pour la prochaine fois, mais il faudra peut-être que tu me rappelles les paroles. Tu sais, à mon âge... » Un petit rire accompagné d'un clin d'oeil signifièrent à la demoiselle que je plaisantais quant à ma dernière phrase. Certes, je n'ai plus vingt ans, mais je n'en ai pas quatre-vingt non plus. Et puis je ne me plains pas, j'aime l'âge que j'ai. Mon seul regret est certainement de ne rien avoir accomplis de particulier pendant les années que j'ai eu auparavant. J'aurais pu fonder une famille ou essayer de faire quelque chose de bien. Et qu'est-ce que j'ai fait? J'ai fait le tour du monde avec un couteau et mon sac à dos avant de partir en prison à la place de ma petite soeur... Disons que ce n'était pas vraiment ce que j'avais prévu à la base mais... On fait avec. De toute façon, avoir des regrets aujourd'hui ne changerait pas le passé. Alors autant ne pas en avoir.

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