An unexpected journey || Joey



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Knowledge can change our fate
Rashka Reagan
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Lun 7 Aoû - 19:26


An unexpected journey.
Joey & Rashka


Peu avant midi, à l'heure ou les habitants du labo se rejoignaient le plus souvent pour partager un bon repas, je m'étais préparée, et m'apprêtait à sortir de la structure. Comme je m'y attendais, alors que mon katana battait contre ma cuisse au rythme cadencé de mes pas, les couloirs du bâtiment étaient désert. L'escalier dévalé en quelques secondes, je pénètre dans le parc, histoire de me ressourcer cinq minutes, et être sûre d'entamer ma petite quête personnelle. A l'air libre, ma respiration se fait plus calme, et je sais d'ores et déjà, le sourire au coin des lèvres, que je suis prête pour le défi que je me suis lancé. Errant dans l'espace vert, je me perd un moment dans l'admiration du feuillage d'un arbre plutôt ancien, avant de remarquer une silhouette esseulée, un peu plus loin... Réflexe d'apocalypse oblige, ma main se referme sur le manche de ma lame de cérémonie, courte, que je réserve à l'exécution de marcheurs isolés.

Ma posture se détends finalement. A quelques mètres, une jeune femme, brune, semble profiter d'un moment de solitude. J'ai déjà vu cette fille. Joey, si je me souviens bien. Elle est arrivée au labo après moi, et du peu que j'en sais, elle à l'air de faire partie de la bonne catégorie de survivants. Sans trop savoir pourquoi, mon coeur se met à accélérer. Le doute. Est-ce que... J'irais, moi, la timide Rashka, proposer à cette fille de m'accompagner...? Pourquoi ? Et, du même temps, pourquoi pas, après tout...? A part me faire prendre pour une folle, je vois pas trop ce que je risque... Bon. C'est décidé. J'ose. D'un pas déterminé, je rejoins donc la solitaire, avant de lui tendre la main. « Salut ! Je suis Rashka. » Serrant la main nacrée qu'elle me tends, j'affiche un vague sourire, bien trop contente à l'idée de partir en expédition, avant de poursuivre : « Si t'as rien à faire, d'ici demain matin, j'te propose un truc cool. »

Ça, c'est sûr que ça sortait de l'ordinaire... J'en avais un peu marre, de m'habituer à la sécurité relative du labo. Alors, je m'étais brutalement souvenue de mes recherches, il y a de ça maintenant plusieurs années, quand je m'intéressais à l'occulte... « Promenade dans un cimetière soi-disant hanté, et nuit sympathique à se raconter des histoires de fantômes. T'es partante...? » Je maudis bien vite le ton hésitant de ma voix, sur la fin de ma question. C'est sûr que les chances qu'elle accepte tout bonnement sans  me rire au nez sont peu nombreuses... Mais bon, d'un côté, cette petite sortie, si Joey accepte, sera probablement plus marquante à deux ! Dans l'attente de sa réponse, j'ajuste les lanières de mon sac, vérifiant au passage qu'Abel ne soit pas dans les parages. Il serait bien le premier à se foutre de mes envies d'adrénaline, ce con...
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Joey Desrosiers
Matricule n°001
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Mar 8 Aoû - 19:18

Je crois que je peux enfin dire que je me fais vraiment à la vie au sein de ce laboratoire, et que je commence même à y avoir mes petites habitudes. Mes journées se ressemblent de plus en plus, et même si je dois dire que faire tout le temps la même chose est loin de me plaire, parce que je suis du genre à me lasser vite, je suis contente de réussir à prendre mes marques malgré tout. Et je crois même que je commence à vraiment me sentir investie dans cette communauté. Je n’ai pas trop l’habitude de réellement faire partie d’un groupe, à part la famille qu’on formait avec les gars de la caserne, c’est assez nouveau pour moi comme concept.

Comme chaque matin de libre, ou comme à chaque fois que j’ai un peu de temps devant moi, j’ai décidé de m’entraîner un peu. J’ai toujours eu une relation particulière avec le sport. Au départ, c’était surtout pour réussi à canaliser mes problèmes de comportement, la colère et la rage que j’avais en moi, ce trop-plein d’énergie aussi, et puis, je crois qu’à force, ça a commencé à devenir une drogue, ou quelque chose comme ça. J’en avais besoin pour aller mieux, j’en avais besoin pour réfléchir tranquillement, je comblais mes heures d’ennui à aller courir. Et puis, mon métier exigeait que j’ai une bonne condition physique. Je sais que je ne risque pas d’être appelée pour éteindre un incendie de sitôt, mais pourtant, je continue de m’entraîner, comme avant ou presque. J’imagine qu’au vu des circonstances, avoir une bonne condition physique, c’est toujours un avantage. Quoiqu’il en soit, je viens tout juste de finir une dernière série de pompes, et essoufflée, les bras endoloris, je finis par me redresser, les mains sur les hanches. Voilà une bonne chose de faite. Je m’adosse quelques instants contre le gros tronc d’un arbre qui se trouve là, et c’est seulement à ce moment-là que je me rends compte que je ne suis pas vraiment seule.

Une fine silhouette aux cheveux bruns commence à se diriger dans ma direction, et plus elle se rapproche, plus je parviens à la détailler avec précision : un joli visage fin, orné par de peintures, un long katana qui pend le long de l’un de ses côtés, elle a l’air de marquer une petite hésitation, avant de finalement se rapprocher de moi. Je quitte donc le tronc de mon arbre, et vais à sa rencontre, tandis qu’elle commence par se présenter. « -Enchantée. Moi c’est Joey ! » Je me retiens de lui dire que je sais déjà vaguement qui elle est, même si je n’ai jamais eu l’occasion de discuter avec elle. Je reste un instant perplexe suite à ses paroles suivantes, haussant légèrement les sourcils, avant qu’un sourire en coin étire peu à peu mes lèvres. Je ne suis pas en train de rêver, hein, elle me propose bien une sortie en dehors du labo ?

Je n’ai pas le temps de lui donner de réponse qu’elle enchaîne rapidement, m’expliquant en quoi consiste ce truc cool dont elle vient de parler. A ses mots, mon sourire s’agrandit peu à peu, il faut dire que la thématique de la sortie sort un peu de l’éternel ravitaillement sans surprise. Ma connerie finira peut-être par me tuer, j’en ai bien conscience. « -Si tu me laisses le temps de me débarbouiller, et de me changer, je suis toute à toi ! » Je lui adresse un sourire malicieux, en espérant que ça parviendra à la rassurer, alors qu’elle semblait hésitante dans sa proposition. Partir en pleine nuit est sans doute loin d’être une idée de génie, mais ça se saurait si j’étais du genre à ne prendre que des décisions mûrement réfléchies. « -Un petit quart d’heure, c’est tout ce qu’il me faut. On peut se retrouver ici, si tu veux ? Okay…je me dépêche ! » Une fois que j’ai sa confirmation, je file en courant pour retourner à l’intérieur, et je me dirige tout droit vers mes affaires.

Je n’ai jamais été du genre à perdre trois heures devant le miroir pour me pomponner avant la fin du monde, du coup, l’apocalypse ne m’a pas vraiment paru insurmontable de ce point de vue-là. Il ne me faut pas longtemps pour me préparer, comme promis, et après avoir attaché mes cheveux en une longue queue de cheval, j’enfile ma veste, puis mon sac à dos, attrape ma hache, et refais le parcours emprunté quelques minutes plus tôt. Rashka est toujours là, et je lui adresse un nouveau sourire en arrivant à sa hauteur. Je lui propose qu’on se mette en route, et on n’est pas encore sorties du laboratoire que je lui lance déjà : « -Des cimetières hantés et des fantômes alors, hein ? » Je lui glisse un regard en biais, sans me départir de mon sourire en coin, impatiente d’un savoir un peu plus sur cette sortie qui s’annonce peu commune.

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Rashka Reagan
Matricule n°001
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Ven 11 Aoû - 9:44


An unexpected journey.
Joey & Rashka


Contre toute attendre, Joey ne semble pas offusquée par mon idée d'excursion un peu marginale, au vu de toute la merde qu'on cotoie déjà quotidiennement. J'hausse un sourcil de surprise, et hoche la tête quand elle prévoit un petit quart d'heure, le temps de se préparer et de prendre ses affaires. Avec un petit sourire en coin, je la regarde s'éloigner d'une démarche souple et énergique. Décidément, je ne regrette pas de lui avoir proposé ! Plus rapidement que ce à quoi je m'attendais, sans doute à cause du cliché selon lequel les filles mettent des plombes dès qu'elles annoncent aller se préparer, j'aperçois la brunette revenir vers moi, toute sourire. Je peux vous dire que, dans un monde apocalyptique, et pour une fille associable et timide comme moi, ça fait sacrément plaisir. C'est donc fin prêtes que nous quittons le laboratoire, et entamons notre petit périple.

Relançant la conversation, je suppose qu'il est temps pour moi d'informer davantage la survivante. « C'est exactement ça ! » dis-je en souriant. En fait, l'idée m'est venue d'un coup. Il y a de ça à peu près un an, alors que le tournage d'une autre saison se déroulant à Détroit débutait, j'avais eu l'idée de visiter le cimetière. Dans mes jours sombres, et tout simplement par curiosité, je m'intéressais à l'occulte, entendez par là le spiritisme et tout le tralala. Et puis j'étais aussi une grande amatrice de films d'épouvante, donc ça aide. « Je me suis rappelée d'avoir consulté un top 10 des lieux soi-disant hanté, quand internet faisait encore la joie du monde moderne... Et y'avait ce cimetière, qui me tentait bien, Elmwood. » Un endroit immense, avec bien sûr des tombes, et un petit bâtiment sympathique, qui, en pleine nuit et pour y dormir, devait cpeendant l'être beaucoup moins. Sans compter sur le risque de se faire bouffer par des morts, bien sûr.

« Et puis, du même temps, ça me permettra d'éclaircir quelque chose qui me turlupine depuis toute cette merde... Tu penses que les morts, ceux qui sont enterrés depuis genre... 5-6 ans, il se sont relevés, tu crois...? » C'est vrai ça. Est-ce qu'ils pouvaient aller jusqu'à sortir de terre, un peu comme dans le clip d'un célèbre chanteur disparu ? (♥) Je ne sais pas vraiment si c'est possible, mais si tel et le cas, je crois que c'est un des trucs les plus flippants qu'il doit être donné de voir... Quoi qu'il en soit, je suis curieuse d'en savoir plus sur ma partenaire horrifique. « Plus banal comme sujet, mais tout de même essentiel, comment tu te sens au labo ? Il me semble que t'es nouvelle ici, non ?  » Du même temps, je lève la paume de ma main en l'air, avant d'ajouter : « Crois pas que je me la pète d'être arrivée avant, je suis là depuis un peu plus d'un mois seulement, et je parie que t'es plus intégrée que moi, ahah ! »
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Joey Desrosiers
Matricule n°001
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Sam 12 Aoû - 23:47

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour me préparer, il faut dire que quand il s’agit d’aller faire un petit tour dehors, j’ai toujours l’impression de me sentir pousser des ailes. Je sais que c’est incompréhensible pour la plupart des personnes de s’imaginer que quelqu’un voudrait volontairement quitter un abri sécurisé pour aller parcourir les rues encombrées de rôdeurs. Et pourtant, c’est mon cas. Malgré tout ce que peut offrir le laboratoire, et malgré le fait que je m’y sente bien, de mieux en mieux à chaque jour qui passe à vrai dire, je ressens tout de même le besoin d’aller faire un tour dehors, fréquemment. Comme si j’avais besoin de voir les rôdeurs de mes propres yeux pour me rappeler du bordel qu’est devenu notre vie, et que chaque minute dehors peut être la dernière. Je crois que si je sors pas régulièrement, si je ne m’entraîne pas avec autant de rigueur, je vais finir par m’encroûter, et me faire à cette vie paisible de survivante. Alors c’est vrai qu’à chaque fois qu’on me propose une sortie, j’accepte, ne serait-ce que pour avoir l’impression d’avoir fait quelque chose à la fin de la journée.

Rashka semble ravie de me voir revenir, et c’est côte à côte qu’on quitte le laboratoire, prêtes à aller dérouiller du macchabée. Je ne peux pas m’empêcher de me poser des questions sur les raisons exactes de notre petite visite nocturne dans un cimetière, si bien que je ne tarde pas à interroger la brunette sur les raisons de ce lieu en particulier. Elle ne tarde pas à m’expliquer ce qui la motive, alors qu’un sourire en coin se dessine au coin de mes lèvres. Quand elle me demande si je pense que les corps enterrés là-bas se sont relevés eux aussi, je me tourne vers elle un peu dubitative, avant de me rendre compte que c’est en fait une vraie question. Je prends quelques secondes pour y réfléchir, avant de hausser les épaules : « -En fait…je sais pas s’il resterait grand-chose pour qu’ils puissent se relever… » Je ne suis pas une experte en décomposition des corps, mais mon esprit ne parvient pas à imaginer autre chose qu’un tas d’os et de poussières. Mais maintenant qu’elle a soulevé l’interrogation, je ne peux m’empêcher d’y penser. « -Enfin…j’imagine qu’on ne va pas tarder à le savoir ! » Je ponctue mes paroles d’un nouveau sourire, alors que je me rends un peu compte que mes paroles doivent faire penser à une je m’en foutiste de première, particulièrement insouciante. Mais ce n’est pas le cas, et j’espère que ce n’est pas ce qu’elle va s’imaginer.

On continue de marcher, et je dois me fier entièrement à ses instructions, vu que j’ignore où se situe le cimetière où elle veut nous ramener. J’essaye de me repérer un peu en laissant mon regard parcourir les environs quand la demoiselle à mes côtés finit par reprendre la parole, me faisant tourner les yeux vers elle. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un petit rire face à ses explications, comme si elle craignait que je puisse réellement être en train de me vexer, ou de mal prendre ses paroles. « -T’inquiètes, pas de souci ! » que je lui dis d’un air amusé, comme pour la rassurer, avant de prendre quelques instants pour réfléchir à comment je me sens au labo. Bien, j’imagine, sinon je n’y serais pas restée. « -Je crois que ça va. Le labo est un chouette endroit… » Mouais…c’est la réponse la plus vague et la moins engagée du monde. Pourtant, au bout de quelques secondes, je reprends quand même : « -J’aime bien vivre là-bas, vraiment…mais j’aime bien être dehors aussi. Tu dois te dire que c’est bizarre de chercher volontairement le danger…mais j’ai peur que si je passe trop de temps loin des rôdeurs, je finisse par oublier la merde que c’est dehors… » Je ne sais même pas pourquoi je lui raconte tout ça. C’est peut-être son petit sourire qui pousse à la confidence, je n’en sais rien. Peut-être que j’ai l’impression aussi qu’elle pourrait comprendre, vu qu’elle propose une sortie nocturne dans un lieu aussi glauque qu’un cimetière. « -Et toi, la vie au labo te plaît ? » Je lui retourne la question en la gratifiant d’un petit sourire, alors qu’enfin, notre premier rôdeur finit par pointer le bout de son nez, particulièrement excité de se dire qu’un en-cas pourrait être à portée de ses mains putréfiées.

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Rashka Reagan
Matricule n°001
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Mer 16 Aoû - 19:10


An unexpected journey.
Joey & Rashka


Très honnêtement, je ne m'attendais pas à ce que la brunette accepte aussi rapidement ma proposition, mais je ne regrette en rien d'avoir osé lui proposer ! J'ai toujours eu du mal avec les interactions sociales, et surtout le fait d'aller à la rencontre d'une personne... Intérieurement, je me félicite. A dire vrai, j'ai eu la bête impression que Joey pouvait être le genre de fille à préférer la solitude, et au final, elle me paraît enjouée à l'idée de m'accompagner. M'enfin je vais pas passer des plombes à me réjouir comme une gosse, aussi, après l'avoir informé davantage sur notre petite expédition, je souris à sa réponse sur mon interrogation concernant la probabilité que les cadavres enterrés se relèvent. « Oui c'est vrai... J'avais même pas pensé à ça. Comme quoi, deux cerveaux valent mieux qu'un ! »

Concernant son installation, le jeune femme plutôt satisfaite. Vivre au labo lui plaît, mais la source de son hésitation me fais de nouveau sourire. Quand elle me retourne la question, je dois bien avouer que je ne peux que confirmer ses dires. « Oh je comprends tout à fait... » Je regarde devant moi, me rappelant ô combien je flippais il y encore peu de perdre mes réflexes de survie. « J'ai peur de m’encroûter aussi. Surtout niveau physique on va dire. Mais je me rassure en me disant qu'en multipliant les sorties, ça devrait le faire... C'est pour ça que je m'autorise cette petite aventure, ahah ! » Comme nous nous rapprochons d'un mordeur ayant remarqué notre présence, je sors ma lame courte de cérémonie. Presque aussitôt, voilà que trois copains cadavres se pointent.

Avisant ma partenaire du jour, j'esquisse un sourire en voyant l'arme qu'elle saisit. Toutefois, je préfère me taire, et repose un regard beaucoup plus ferme sur les macchabées qui approchent. Sans trop de difficultés, on s'en débarrasse, et en sortant mon sabre du crâne de ma dernière cible, j'hausse un sourcil en désignant l'arme de Joey d'un signe de tête. « Pas mal, j'aime beaucoup ! Tu l'as depuis le début ? » Particulièrement attirée par les armes blanches, j'avoue être un peu envieuse. Peut-être qu'elle me laisserais l'essayer...? Enfin, on est pas encore copines, alors, je garde l'idée en tête, et nous reprenons la route. Nous sommes encore assez loin, et je suppose qu'en traversant la ville, nous risquons de faire quelques rencontres... Et comme je ne suis nullement leader du jour, je tourne la tête pour demander ce que la survivante en pense : « Si on traverse la ville, on arrivera plus tôt, mais du coup on risque de croiser pas mal de monde, morts ou pas... On tente ? »
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Joey Desrosiers
Matricule n°001
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Lun 21 Aoû - 19:20

C’est drôle de constater que ma partenaire du jour à l’air de comprendre parfaitement ce que j’essaye de lui expliquer, à savoir que j’ai du mal à rester sagement cloîtrée à l’intérieur, à attendre que d’autres risquent leur vie pour que j’ai de quoi manger à la fin de la journée. A son tour, elle m’explique comment elle voit les choses, et je reste à l’observer quelques secondes, en me disant que c’est exactement le genre de pensées qui me vient fréquemment à l’esprit. Si bien que je ne peux que hocher la tête pour lui dire que je vois exactement ce qu’elle veut dire, et je m’autorise même un petit sourire face à son léger trait d’humour. Je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de parler à cette Rashka avant aujourd’hui, mais j’ai l’impression que c’est le genre de filles avec qui je ne vais pas m’ennuyer. Mieux, j’ai même le pressentiment qu’on pourrait très bien s’entendre.

Un rôdeur ne tarde pas à faire son apparition, bientôt accompagné de trois de ses petits copains. Un coup d’œil vers la jolie brune à mes côtés plus tard, j’empoigne ma hache à deux mains, et l’enfonce dans le premier crâne mou qui passe par là. Je ne prends pas la peine de récupérer l’objet tout de suite, au lieu de quoi, j’attrape la machette à ma ceinture, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer, et visant l’œil, je la plante dans la tête du second macchabée venu dans ma direction, qui s’affale au sol après quelques secondes. De son côté, Rashka s’en est aussi bien sortie, et nous nous retrouvons de nouveau seules, sans présence indésirable autour de nous. J’essuie la machette, avant de la fixer de nouveau à ma taille, et je récupère ma fidèle hache, au moment même où la brune m’adresse la parole.

Je lui lance un petit sourire en coin, avant de tenir ma hache à bout de bras, en lui lançant un regard presque amoureux. « -J’ai cette beauté depuis quelques années déjà. J’étais pompier avant tout ça, elle faisait partie de mon équipement. » Disons juste qu’avant, elle me servait à autre chose qu’à défoncer des crânes de morts-vivants. C’est un des seuls vestiges qui me restent de mon passé, et même si je sais bien que c’est débile, et qu’au final, c’est juste un bout de bois avec du métal au bout, c’est mon bout de bois avec du métal au bout. Et je tiens à cette hache, aussi ridicule cela soit-il. Je lui montre ensuite la machette qui pend à ma hanche, et hausse une épaule : « -Celle-ci, ça ne fait que quelques jours que je l’ai. Piquée à un cannibale, mais visiblement efficace. » Du moins, si j’en juge l’état du crâne du rôdeur qui a fait les frais de la machette.

Je regarde autour de nous quand elle me demande si je préfère me la jouer sécurité ou si je préfère y aller dans le tas. Visiblement, elle ne me connaît pas encore assez bien pour pouvoir anticiper ma réponse à ce genre de question. Il ne me faut que deux secondes pour y réfléchir, avant que ma foutue impulsivité ne décide pour moi. « -On tente. Plus on est de fous, plus on rigole.» Je lui adresse un hochement de tête, sûre de moi, avant de reprendre la route, comme si on ne s’était jamais arrêtées, et que des rôdeurs n’étaient pas venus nous interrompre. Je n’ai pas fait plus d’une dizaine de pas que je me tourne une nouvelle fois vers elle, en avisant son armement. « -Et toi, d’où tu tiens cet étonnant attirail ? » Etonnant, et carrément classe, je dois bien l’avouer. Non pas au point que j’en suis envieuse, mais je ne peux qu’avouer qu’elle fait guerrière sacrément badass avec son épée, et ses peintures sur le visage.

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Rashka Reagan
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Jeu 24 Aoû - 14:40


An unexpected journey.
Joey & Rashka


Visiblement, Joey semble vouer une admiration toute particulière à cette hache singulière. Quand elle m'en expose les raisons, je ne peux m'empêcher de sourire distraitement. Une arme telle, ajoutée à un lien que l'on pourrait qualifier d'affectif, c'est ce qui explique pourquoi ses yeux bruns brillent légèrement à sa vue. Une femme pompier ? C'est un peu égoïste de ma part, mais je n'avais jamais pensé que cela puisse exister ! Il est vrai qu'aucune raison n'interdirait cette profession à la gente féminine, après tout. Un peu gênée de mon étroitesse d'esprit, je passe une main derrière mon oreille pour recaler une mèche rebelle avant de lancer « Tu es la première que je rencontre ! J'aurais même jamais pensé en croiser une un jour... Comme quoi, il n'est jamais trop tard ! »  Quand elle me présente sa seconde arme, les questions s'enchaînent dans mon esprit. Mes yeux se plissent légèrement. Il est peut-être un peu tôt pour entrer dans des conversations d'ordre plus privé et potentiellement délicates... Admirant un instant la forme de la machette, j'imite Joey et hausse une épaule en ajoutant « Ça fait bourrin, ça me plaît, ahah ! »  

A sa réponse concernant l'itinéraire à suivre, je rigole doucement. Décidément, j'ai bien fait de demander à la jeune femme de m'accompagner, j'ai l'impression qu'on va bien s'amuser... Tant et si bien que je me sentirais presque dans cette phase d'adolescence un peu inconsciente, ou chaque risque doit être prit afin de simplement ressentir quelque chose. Bien sûr, je ne peux pas me vanter d'être quelqu'un de mature, et en raison de son métier, je suppose que Joey me bat à plate couture à ce niveau. Cependant, c'est peut être aussi cet intérêt pour les situations périlleuse qui l'a poussé à devenir une femme du feu. Quoi qu'il en soit, j'ai l'impression que nous nous rejoignons sur le terrain houleux du goût pour l'aventure, et j'en suis très heureuse. C'est donc d'un pas décidé mais relativement serein que nous reprenons notre chemin. Lorsque la survivante à la hache reprends la parole, je me sens d'ores et déjà rougir.

Parler de mon "statut" lié à la société qui s'est effondrée pour laisser place au chaos m'a toujours gênée. Probablement parce qu'autrefois, le mieux était simplement de ne pas en parler, et de rester cloîtrer, dans le doute. Probablement aussi parce que j'ai énormément souffert de ce qu'on peut appeler du harcèlement, à cause des paparazzis et autres faiseurs de rumeurs destructrices. Je me demande s'ils arriveraient à me faire autant de mal, maintenant que je me suis endurcie. Me frottant un instant l'arrête du nez, j'adresse un sourire en coin un peu blasée à mon accompagnatrice, avant d'avouer : « Je n'ai pas beaucoup de mérite là-dessus, plutôt une chance, en fait. En tant qu'actrice, je jouai une guerrière badass armée et impitoyable. Donc, j'ai juste eu à devenir vraiment cette guerrière, quand les morts se sont pointés sur le plateau.  » Bon. Ça s'était pas fait tout seul, loin de là. Mais j'y suis parvenue, et sans ce rôle, je crois bien que j'aurais rejoint les rangs des cadavres ambulants il y a déjà un bon moment. C'est même sûr.

Comme ce que je viens de lui annoncer touche relativement ma petite personne, j'ai aussi envie d'en savoir plus sur Joey... Elle m'intrigue au final. « Je peux pas m'empêcher de penser que ça a pas dû être simple, au début, pompier, avec tous ces hommes... C'est très courageux. L'action, sauver des vies... C'est tout ça qui t'as motivée ? » C'est certain, la brunette était d'ores et déjà quelqu'un de courageux et de persévérant, avant toute cette merde. Alors que nous progressons dans une rue autrefois réservée aux piétons, je remarque devant nous plusieurs petits attroupements de morts. On dirait qu'ils avalent goulûment des morceaux de chair... Je suppose que nos prédécesseurs ont eu moins de chance que nous. Des hurlements se font entendre. Je réprime un frisson, et stoppe notre avancée. Le temps de troquer mon sabre court contre mon katana, je lance un regard entendu à ma partenaire. Si nous ne faisons rien, les cris du type encore vivant vont finir par attirer de plus en plus de morts, et circuler par les petites ruelles ne changera plus grand chose à la situation...
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Joey Desrosiers
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Mar 29 Aoû - 19:54

Quand elle m’avoue que je suis la première femme pompier qu’elle rencontre, je ne peux pas m’empêcher d’esquisser un léger sourire en coin. Je n’ai jamais vraiment considéré qu’être pompier me rendait meilleure que les autres, au-dessus du lot, ou une connerie comme ça, mais j’avoue bien volontiers que j’étais très fière du métier que j’exerçais avant que le monde tombe en ruines. Je n’ai jamais eu autant l’impression d’être à ma place qu’au milieu de ces combattants du feu, qui sont devenus mes amis, ma famille, les gens que j’aimais. Je la vois détailler la machette que m’a donné Isha sur la péniche, et je ne peux retenir un petit rire amusé quand elle me dit que mon arme fait bourrin, et que par conséquence, elle la trouve à son goût. « -Tu pourras l’essayer, si tu veux. » Je lui adresse un sourire presque complice, tandis qu’on reprend la route, et je suis satisfaite de voir qu’elle adhère à mon idée de passer par la ville, au risque de faire quelques mauvaises rencontres en chemin. Elle a l’air aussi téméraire et casse-cou que moi, et je dois bien avouer que ce n’est pas pour me déplaire, au contraire.

A son tour, elle entreprend de répondre à mes questions, et j’ai l’impression de l’avoir gênée sans le vouloir, alors qu’elle semble légèrement mal à l’aise subitement, ce qui est la dernière chose que j’aurai voulu. Je remarque son sourire forcé, et je fronce légèrement le nez quand elle commence à me donner ses explications. Je ne peux pas retenir un sifflement admiratif, et je me rends compte que je suis en train de la fixer un peu trop lourdement, comme si j’essayais de voir si son visage me disait quelque chose, et si j’avais déjà eu l’occasion de la voir dans mon petit écran. Mais le fait est que je ne passais pas assez de temps chez moi, et encore moins devant ma télé, pour pouvoir savoir si oui ou non son joli petit minois m’est familier ou pas. « -Ma partenaire de crimes est une actrice, je suis vraiment flattée ! » Je lui adresse un petit sourire amusé, en espérant que ma nouvelle remarque ne va pas la mettre mal à l’aise, parce que ce n’est pas du tout mon intention.

On continue de marcher, et je finis par relever une nouvelle fois la tête vers Rashka quand elle reprend la parole. J’écoute attentivement ses paroles, ses questions aussi, avant de regarder devant moi de nouveau. Je prends quelques instants pour réfléchir au sujet, avant de froncer doucement le nez. A vrai dire, mon arrivée dans le monde des pompiers s’est très bien passée, et je n’ai pas vraiment eu à batailler corps et âme pour qu’on m’accepte comme une combattante du feu, ça s’est même plutôt fait en douceur. « -En fait…ça c’est plutôt bien passé. Je crois que c’est parce que j’ai toujours pensé comme un mec…enfin, à peu près. Et puis…tu ne me connais pas encore, mais je n’ai pas vraiment ce qu’on appelle un caractère effacé, et je ne me laisse pas vraiment marcher sur les pieds, alors j’imagine que ça a dû jouer, au moins un peu… » J’esquisse un léger sourire, en sentant une vague de souvenirs remonter brusquement dans mes pensées. Putain, c’est fou comme mes collègues me manquent.

Je laisse un léger soupir s’échapper de mes lèvres, avant de penser au reste de sa question, à savoir ce qui m’a motivé à devenir pompier. Les discours de Naya sur son défunt mari m’ont sans doute beaucoup motivée, je l’avoue volontiers, mais je sais aussi qu’il n’y a pas que ça. « -J’ai pas l’impression que je suis si courageuse que ça, tu sais. J’ai toujours été une mordue d’adrénaline, c’est vrai, mais y’avait autre chose. Je crois que je voulais faire quelque chose d’utile…aider les gens, faire quelque chose de bien, trouver ma place… » Je hausse une épaule, je crois que j’ai toujours autant de mal à mettre des mots sur ce qui m’a vraiment motivée à devenir pompier. Je sais juste que j’avais trouvé le boulot de ma vie, et c’est sans doute ce qui me désole le plus dans cette fin du monde.

Je relève brusquement la tête quand je crois entendre un hurlement, et je comprends que je n’ai pas halluciné en voyant Rashka s’arrêter à son tour. Devant nous, à quelques mètres, on voit des rôdeurs, pas mal de rôdeurs d’ailleurs, penchés sur ce qui doit être des humains en train de se faire dévorer vivants. Ou du moins, l’un d’entre eux l’est encore, vu les cris qu’il pousse. Merde, il ne manquait plus que ça. Je serre les dents, en comprenant que ça s’annonce vraiment mal pour nous, et que si on agit pas très vite, on ne va pas tarder à le regretter. Un nouvel hurlement retentit, et je me rends compte que mes pieds ont bougé sans même que je m’en rende compte quand la distance entre les rôdeurs et moi s’est considérablement raccourcie. J’enfonce ma hache dans le crâne du rôdeur le plus proche, et ne m’occupe déjà plus de lui, alors qu’il s’affale sur le sol, et que je m’intéresse déjà à son pote macchabée. Une chance pour nous, ils ont l’air trop occupés à mâchouiller les morceaux du type en fin de vie pour faire attention à nous, et autant dire qu’on en profite allégrement. Quand Rashka et moi finissons par nous débarrasser des rôdeurs les plus proches, ceux qui grignotaient le mec encore en vie, je tire dans une ruelle le type ensanglanté, dont les râles crépitants sont particulièrement inquiétants. Les traces de morsures sur son corps ne laissent aucun doute sur le sort qui lui est réservé, et je lance un regard à la brune à mes côtés, comme pour lui signifier que s’en est fini pour lui, et que la seule chose que l’on puisse faire à présent, c’est abréger les souffrances de ce pauvre type. Pourtant, je n’arrive pas à m’y résoudre pour autant, moi qui ai passé ces dernières années à sauver des vies éprouve toujours des difficultés insurmontables à prendre une vie, toute aussi condamnée soit-elle.

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Rashka Reagan
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Sam 2 Sep - 12:05


An unexpected journey.
Joey & Rashka


La remarque qu'elle me lance dans un sourire me rassure étrangement, et finalement, tout sujet dérangeant est écarté. D'autant plus que, si j'ai bien entendu, Joey me laissera essayer sa lame ! J'avoue que je serais bien curieuse de la tester... Puis viennent ses réponses sur mes question en rapport avec sa profession. Je souris quand elle se décrit comme étant une femme au caractère plutôt affirmé. C'est sûr que j'ai pas vraiment l'impression qu'elle est du genre à se laisser chercher des noises... D'ailleurs, c'est globalement ce que je lis dans ses yeux, quand elle me regarde après avoir avisé les types en train de se faire bouffer tout cru. La brune commence à faire goûter de sa hache, et je m'applique à trancher le plus de têtes possible. Nous formons un bon duo visiblement, et Joey prends les rênes pour tirer le type dans un endroit plus safe. Il est vraiment mordu de partout, et en plus d'être sous le choc, il doit souffrir un max. Je fronce les sourcils en avisant la femme du feu. On peut pas le laisser comme ça...

Ça me rappelle la fois où, en compagnie de Robert, j'ai allégé la peine d'un type qui allait mourir et se transformer. Il était d'accord avec cela. Posant une main sur l'épaule de Joey, je l'invite doucement à s'écarter. L'homme tient toujours ses tripes et pousse des râles horribles. Un bref slash se fait entendre, et mon katana s'enfonce sous son menton pour s'empaler jusqu'au sommet de son crâne. Retirant ma lame, je préfère cependant ne pas regarder, et amène Joey un peu plus loin dans la ruelle. Notre présence à forcément dû attirer les mordeurs, et il faut que je me concentre sur quelque chose, après tout. « Ça commence un peu fort, tu trouves pas ? » C'est sûr qu'en partant ce matin, je m'attendais pas à tout ça. Mais d'un autre côté, si j'avais été seule, je ne m'en serais peut-être pas aussi bien sortie. Poursuivre notre chemin nous permet de nous éloigner des marcheurs, aussi, je m'autorise à poursuivre, un peu gênée : « Merde, on peut rentrer si tu veux, je peux y aller seule. »

Bien évidement, je me doute qu'elle à vu pire dans son passé de survivante, mais bon, je voudrais pas lui imposer des trucs non plus. Cependant, je retrouve le sourire, et lèves un index en l'air pour reprendre la parole : « Mais, si on continues, je te prêtes mon sabre court, en échange de ta machette ! » Secouant mon katana pour en ôter le sang avant de rengainer, je détache ma lame de cérémonie ainsi que son étui avant de tendre le tout à Joey. Ben quoi ! Faut jamais perdre une occasion d'essayer une nouvelle arme, vous pensez pas ? Et puis, c'était aussi un bon moyen de détourner la conversation du fait d'avoir tué un mec. Je sentais qu'il y avait comme une sorte de malaise sur le sujet, et j'aime autant ne pas l'aborder avec la jeune femme. Certes, l'homme souffrait énormément et aurait sûrement demandé à être achevé s'il avait pu parler mais... Y'a aucun honneur à abréger la vie d'un homme qui ne vous a rien fait... C'est même... Mal, non ?

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Joey Desrosiers
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Dim 10 Sep - 17:34

Pendant quelques secondes, je suis incapable de détacher mon regard du type agonisant, dont les plaies dégueulasses pissent le sang. Putain, il ne va pas tarder à mourir, c’est certain, et j’ai l’impression que la durée de souffrance avant que cela arrive est entièrement entre les mains de Rashka et moi. Je me tourne d’ailleurs vers cette dernière, et comprends à son regard qu’elle en est venue aux mêmes conclusions que moi : il ne va pas s’en tirer, et on ferait mieux d’abréger sa douleur. Pourtant, même si mes doigts se resserrent fébrilement autour du manche de ma hache, je suis incapable d’agir, et d’aider ce pauvre type comme il en aurait besoin.

Mais je sens vite la main de la brune sur mon épaule, tandis qu’elle m’enjoint à me reculer un peu, et je coopère sans opposer la moindre résistance. Elle a raison sur le fait qu’on ne peut pas le laisser comme ça, et puisque je suis visiblement incapable de l’aider, je laisse faire la jeune femme, préférant détourner la tête plutôt que de la voir effectuer le sale boulot. Les râles agonisants s’arrêtent soudain, et j’en tire les conclusions qui s’imposent, avant que Rashka m’entraîne à l’entrée de la ruelle dans laquelle le type vient de pousser son dernier souffle.

On se remet en route en silence, et malgré ce qui doit ressembler à un air choqué sur ma tronche, je sais que je vais vite m’en remettre, parce que c’est la seule façon de continuer à avancer dans ce monde merdique. On voit des choses horribles tous les jours, des gens qui meurent sous nos yeux, d’autres qui se transforment, des cadavres qui se traînent dans les rues de Détroit, alors j’imagine que si on n’arrive pas à oublier et à avancer, survivre doit s’avérer compliqué. Je sais que je vais penser à ce type pendant quelques instants, avant qu’il aille rejoindre le tas de souvenirs que je préfère oublier pour me concentrer sur ma survie.

La voix de Rashka me tire de mes sombres pensées, alors que j’hoche la tête d’un air morne face à ses paroles. C’est vrai que je n’avais pas vraiment imaginé que notre petite sortie prendrait cette tournure, et qu’achever un type serait au programme. Pourtant, lorsqu’elle propose qu’on rentre au labo, je ne peux que secouer la tête vigoureusement de droite à gauche, d’un air de lui dire que c’est hors de question. On est pas venues jusqu’ici pour rien, et maintenant qu’on est arrivées si loin, et qu’on s’est salies les mains, je suis persuadée qu’on ne devrait pas lâcher l’affaire si facilement. « -T'en fais pas, d’ici quelques minutes, ça ira déjà mieux. On peut continuer. » Je hoche une nouvelle fois la tête avec conviction pour la convaincre que je ne suis pas du genre à m’effondrer, et que je ne vais pas me mettre soudainement à pleurer toutes les larmes de mon corps face à la situation qu’on vient de vivre. Et puis, même si ça ne fait pas parti du registre de choses dont j’aime parler, ce n’est pas la première fois que je suis confrontée à autant d’horreur, et avec le temps, j’ai appris à gérer mes émotions face à cela.

On continue de marcher, et je la vois soudain lever le doigt, en fronçant les sourcils quand je me demande ce qui lui arrive. Sa proposition m’arrache un léger sourire en coin, alors que je l’observe détacher une lame et un étui qu’elle ne tarde pas à me tendre. Je les observe pendant quelques secondes, avant de détacher la machette, et de la lui tendre à mon tour, tandis qu’on échange nos armes. Une fois l’étui attaché, je prends le sabre en main, et le porte à bout de bras, comme pour le soupeser, et le jauger. J’émets finalement un sifflement admiratif, tout un lâchant un : « -Joli ! » A côté de son sabre, ma machette fait pâle figure. Il me faut quelques instants de plus pour me décider à ranger la lame dans son étui, en espérant presque que quelques rôdeurs croiseront rapidement notre route pour que je puisse l’essayer.

Mais les marcheurs semblent décidés à nous laisser en paix pour l’instant, et on progresse rapidement dans les rues de Détroit sans rencontrer la moindre embûche, comme si le destin faisait exprès, juste pour que je ne puisse pas tester l’arme de la brunette. Je m’apprête à tourner à l’angle d’une ruelle, quand je me fige soudainement avant de me plaquer au mur, entraînant Rashka dans le mouvement. Des voix et des rires gras s’élèvent au loin, toutes masculines, et je crois en déceler trois, même s’il est fort possible que je me trompe, ou que certains d’entre eux soient restés silencieux, et qu’en fait, ils soient plus nombreux que ça. Je me tourne vers la guerrière à mes côtés pour esquisser une grimace, et lui demander aussi silencieusement que possible si elle connaît un autre chemin, qui nous permettrait d’éviter les lourdauds qui arrivent en face, et les ennuis qui iraient probablement avec.

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