First time here - Malou !



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We have ashes, fire and hope
Eleanor Woodbury
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 8 Aoû - 0:41

Eleanor avait complètement perdu le décompte du temps qui s'était écoulé depuis que tout avait commencé. Elle n'était même pas capable de dire combien de semaines avaient filées depuis qu'elle avait quitté New-York. Son corps endolori et son estomac hurlant famine lui permettait néanmoins d'être convaincue que le périple avec été très long. Elle ne savait même pas jusqu'où elle avait l'intention de marcher, tout ce qu'elle souhaitait, c'était de partir loin et dans le meilleur des mondes, trouver un autre groupe le plus rapidement possible. On ne survivait que très rarement longtemps seuls dans tout ce chaos et elle savait qu'elle ne ferait pas exception. Plus d'une fois, elle avait pensé qu'elle n'en sortirait pas vivante et pourtant, elle était toujours là. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas senti une certaine forme de vie autre que celle abondante de ces monstruosités en décomposition. Après les derniers mois qu'elle avait vécue, elle savait que les rôdeurs n'étaient pas ceux dont elle devait d'avantage se méfier. S'il y avait une chose encore plus dangereuse, c'étaient bel et bien les autres survivants sur lesquels elle risquait de tomber. Eleanor ne pouvait se permettre de faire une entrée remarquée. Si elle voulait avoir une chance de survivre, elle devait avant tout trouver vers qui elle devait se tourner. Loin d'être dupe, elle savait que même si un groupe parvenait à gagner son attention, le plus difficile resterait peut-être à faire. Acceptait-il facilement des gens ? Se tromperait-elle et se plongerait-elle encore plus dans les ennuis ? Elle ne savait pas, mais la seule chose qui l'inquiétait véritablement était qu'un jour, les Crimson se pointe à Détroit. Elle savait que sa tête se retrouverait sur un piquet s'ils la retrouvaient, mais elle espérait qu'ils ne soient pas assez motivés pour la chercher jusqu'ici. Soufflant un grand coup alors qu'elle marchait prudemment dans les rue de Grosse Pointe Park, elle gardait l'œil ouvert, alerte au moindre mouvement.

Apercevant un ordre au loin, elle avait légèrement modifié son parcours. Se cachant dans une ruelle, sa main était venue chercher sa Cimeterre. Son arme peu commune avait attiré de nombreux regards et de nombreuses question depuis qu'elle avait amorcé son périple solitaire. Des questions auxquelles elle avait habilement évité de répondre la vérité, comme si cela avait la moindre importance à la fin. En vérité, c'était pour son propre bien qu'elle prétendait avoir trouvé et volée cette arme elle-même, tout comme elle n'avouerait peut-être jamais que ce blouson de cuir qu'elle portait en permanence appartenait à cet homme dangereux qu'elle avait aimé autant qu'elle avait craint. Elle avait longtemps cru qu'elle ne pourrait jamais plus ressentir la moindre compassion et pourtant, au bout de plusieurs à en leur compagnie à voir leur objectif devenir de plus en plus sanglant, elle avait découvert que ce sentiment ne l'avait jamais complètement quitté. Elle s'était crue brisée, elle avait été convaincue que psychologiquement elle avait atteint à sa limite et pourtant, de passer autant de temps auprès de cet homme qui avait de véritables troubles l'avait forcé à confronter ses propres démons. Adam, il avait su la séduire bien plus qu'elle ne l'aurait cru, mais cette obstination à ne pas prendre ses médicaments qu'elle savait prescrit par un spécialiste psychiatrique avait envenimer d'avantage les choses. L'évadée de prison et l'évadé de l'institut psychiatrique, ils s'étaient compris pendant un temps, il lui avait ouvert une partie de lui qui bien qu'elle soit infime lui était réservée, mais ils n'avaient finalement que peu de chose en commun.


Eleanor savait qu'elle ne verrait plus jamais cette ville dans laquelle elle avait grandi ni cette maison où se trouvait tant de souvenirs de sa fille qu'elle n'avait pu emmener avec elle. Elle ne pouvait pas y retourner, ni maintenant ni sans doute jamais, mais c'était un sacrifice qu'elle état finalement prête à prendre.

Perdue dans ses pensées, des bruits de lutte eurent tôt fait d'attirer son attention. Curieuse, elle était sortie subtilement de sa cachette pour découvrir une jeune femme frêle à qui elle donnait au plus seize ans se défendre contre un rôdeur. Les sourcils froncés, elle grimaça légèrement en voyant que l'arme de la jeune femme était un rouleau à pâtisserie. Hésitant un moment, elle finit par craquer convaincue qu'elle se trouvait dans une mauvaise posture et s'élança, planta le cimeterre dans le crâne de l'ancien humain qui s'effondra à ses pieds non pas sans les éclabousser légèrement. Sur ses gardes, elle avait dirigé son regard vers la jeune fille avec laquelle elle était désormais seule dans cette rue.

« Ça va ?»

Elle ne savait pas trop ce qu'on devait dire, elle aurait sans doute préféré la sauver et tourner les talons pour disparaître, mais elle choisit d'être prudente, elle ne savait pas qui lui faisait face après tout.

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I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 10 Aoû - 0:10

Une fois n'était pas coutume, Malou savait où elle voulait aller !

La journée avait été pluvieuse et assez froide mais aux environs de 16h00 le soleil avait enfin réussi à percer timidement les nuages et semblait décidé à installer ses rayons obliques jusqu'au soir.
Rêvant déjà de passer une soirée tranquille dans un peu de verdure, à ne rien faire, elle avait enfilé Essex Avenue puis Essex Drive et avait tourné sur la petite route qui menait sur le parking de Mattew C. Patterson Park.
Arrivée là elle coupa le moteur et s'étira.

Les alentours semblaient calmes; alors elle sortit de la boite à gant un calendrier qu'elle avait réalisé elle-même sur le modèle de celui de 2014 et nota au 20 avril 2016:
« Grosse Pointe Park – Mattew C. Patterson Park » avant de le ranger à nouveau.
Cela faisait longtemps que la jeune fille avait cette manie de consigner jour après jour le lieu où elle atterrissait et les gens qu'elle rencontrait; cela la rassurait, cela donnait un cadre à sa vie qui partait à vau l'eau depuis que l'apocalypse avait été décrété.

Passant dans l'habitacle de son ambulance type van, elle se força à manger un fond de haricots, attrapa son sac à dos, son rouleau à pâtisserie et vérifia qu'elle avait bien son rasoir coupe-choux dans la poche de pantalon.
Elle irait faire un tour.
Non loin de là elle avait repéré une maison abandonnée et si le coin n'était pas trop dangereux elle irait fureter à l'intérieur.
Elle sauta sur le bitume, ferma à clé la portière du véhicule et partit à pas de loup en direction de la bâtisse.

Arrivée presque à hauteur du garage dont la porte coulissante béait elle sursauta: un mangeur d'homme se tenait à l'intérieur et l'avait repérée.
Celui là elle en ferait son affaire !
Depuis la mort de Nounours, Malou vouait une haine sans borne aux morts-vivants; il lui arrivait même de les chercher quand il n'y en avait pas pour le plaisir de les abattre.
Tandis que l'immondice avançait en grognant, elle ajusta son rouleau à pâtisserie prête à cogner dans les tibias d'un coup sec afin d'anéantir les jambes. La suite serait simple, il fallait juste être très rapide et profiter du déséquilibre du mordeur pour lui emmancher un coup de genou dans...
Mais l'adolescente avait mal jaugé l'état de décomposition de l'ennemi. Celui-ci ne devait pas être infesté depuis bien longtemps car il possédait encore une force certaine et un embryon de réflex l'avait propulsé sur le côté, évitant de justesse le coup de bâton.

C'était la première fois que cela lui arrivait et elle se sentit piégée.
Habituée à son rituel infaillible elle était complètement désarçonnée et commençait à envoyer des coups en tous sens sans jamais vraiment toucher la cible puante qui allongeait le bras pour l'attraper.
La fin était proche et son corps frissonna instinctivement d'horreur. Plus qu'une seconde et elle pourrait dire adieu à cet enfer sans même pouvoir tirer sa révérence.
Ce n'était pas qu'elle tenait à la vie, loin de là, surtout depuis que l'Aimé était parti faire le Grand Voyage d'où l'on ne revient pas mais elle aurait le regret de ne pas avoir butté assez de ces saloperies ambulantes. Depuis ce temps, ces actes étaient devenus une Mission, elle devait venger l'Homme de sa vie, chaque moribond étant à ses yeux celui qui l'avait mordu.

Au moment fatidique un éclair d'acier fendit l'air avec un sifflement sourd et la tête du mort-vivant tomba à ses pieds avec un bruit mat, éclaboussant au passage ses baskets avachies.
Interdite, Malou restait prostrée et semblait suivre d'un regard absent le grand corps qui chutait sur l'asphalte.
Ses oreilles bourdonnaient et la tête lui tournait.
Au loin, très loin, elle entendit une voix féminine qui articulait « ça va ? »
sans bouger et contre toute attente, surtout quand on connaissait le caractère de la jeune fille, elle répondit d'une voix blanche:
non.

Quand enfin elle se tourna à demi, une femme avec un étrange couteau recourbé était à ses côté.
Sortant subitement de sa torpeur elle l'examina pour constater rapidement que c'était une adulte.
Alors elle planta droit dans les yeux de la trentenaire son regard glacé et resta ainsi quelques instants à sonder le fond des prunelles sombres.

Pour Malou tous les adultes étaient par définition des êtres à éviter qui cumulaient toutes les tares: égoïsme, fourberie, suffisance, mépris, cynisme, violence, jalousie, etc, etc... Et elle ne voyait pas en quel honneur celle-ci ne collerait pas à la règle.

Pourtant, elle avait beau scruter c'était tout autre chose qu'elle lisait.
Une extrême lassitude ? Un profond chagrin ? Les deux réunis ?
Elle n'aurait pas su répondre à ces questions mais une chose était certaine, il y avait dans ces yeux une lueur qu'elle connaissait bien, quelques chose qui pesait en elle-même depuis que...
Quelque chose qui entra en résonance dans l'inconscient abrupt, sauvage de l'adolescente.
Alors, baissant la garde elle murmura:
vous m'avez sauvé la vie...
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We have ashes, fire and hope
Eleanor Woodbury
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 13 Aoû - 5:41

Demander à quelqu'un s'il allait bien était presque devenu un automatisme, presque autant que de toujours répondre positivement à la question même lorsque ce n'était pas le temps. C'était sans doute pourquoi la voix légèrement tremblante de la jeune femme qui lui répondait que non l'a frappa autant. Bien qu'elle gardait tout ça pour elle, Eleanor avait en cet instant précis une nouvelle preuve que tout n'était pas perdu pour elle. Elle restait là, près de la jeune femme, plutôt que de tourner les talons et continuer son chemin sans s'en soucier d'avantage et ça, ça lui prouvait qu'elle avait bel et bien toujours un coeur. Eleanor ne savait pas de quoi parler, elle n'était plus du genre à faire la causette uniquement pour se changer les idées le temps que ça aille mieux. Elle en était maintenant tout bonnement incapable, par contre, elle restait là silencieuse, prête à aider en cas de besoin.

Elle ne saurait dire combien de temps exactement, c'était écoulé avant qu'elle ne se tourne tranquillement vers elle. Quand leur regard se croisèrent enfin, Eleanor perçue rapidement que quelque chose avait changé. Son attitude blessée et troublée s'était évanouie et Eleanor ne parvenait à savoir si ce regard plus menaçant qu'elle lui lançait était lié à la peur. Voyant que ces gestes eux ne démontait aucune trace de violence, du moins pour le moment, Eleanor la laissa simplement la fixer, restant néanmoins sur ses gardes au cas où. Heureusement pour elles, deux, cette attitude s'évanouit assez rapidement et l'inconnue la reconnu à voix basse qu'elle lui avait sauvé la vie.

« Tu n'as pas à me vouvoyer. Je m’appelle Eleanor. Et toi ? »

La jeune femme avait véritablement l'air ébranlée, mais au moins, Eleanor savait qu'elle était désormais consciente du fait qu'elle n'était pas l'une de ses ennemis.

« Tu as besoin de quelque chose ?»

Demandait-elle en se rappelant du ton de sa voix alors qu'elle lui avait répondu avec une honnêteté désarmante qu'elle n'allait pas bien. Eleanor n'avait pas grand chose à lui offrir. En vérité, elle avait à peine de quoi assurer sa propre survie pour le moment et elle savait qu'elle devait se trouver un nouveau refuge si elle souhaitait avoir une chance, mais elle voulait quand même essayer. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais il y avait ce petit quelque chose de particulier avec elle qui faisait qu'elle se sentait d'avantage interpellée. Comme si elles avaient un point en commun qu'elle ne pouvait pour le moment pas véritablement saisir.

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I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 17 Aoû - 23:31

Pourquoi avait-elle vouvoyé cette femme ? Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes mais elle avait été tellement déstabilisée par l'incident que c'était sorti tout seul.

Malou ne pouvait s'empêcher de penser à nouveau à ce qui venait de lui arriver et aux erreurs élémentaires d'attaques qu'elle avait commises.
Comment s'y était-elle donc prise pour en arriver là ? Cela avait été tellement rapide...

Immanquablement elle repensa à Nounours et son passé lui explosa à la figure tandis qu'Eleanor se présentait.
Est-ce que cela s'était passé ainsi pour lui aussi ? Cette force de la nature invincible, plein de courage et excellent guerrier, est-ce qu'il avait fait lui aussi le petit geste maladroit et fatal ?
Il devait encore en avoir des yeux tout étonnés dans sa tombe...
A cet instant précis, Malou aurait voulu se recroqueviller sur le bitume et pleurer, hurler sa douleur, supplier dieux et diables de le lui rendre mais à quoi bon; elle n'avait plus de larmes à donner et elle n'était pas seule.

Moi c'est Malou, répondit-elle, et non, je n'ai besoin de rien...

Un léger silence gêné s'installa; que devait-elle faire ? Allait-elle tourner les talons et laisser cette femme apparemment à pieds et seule, plantée là au beau milieu du trottoir alors qu'elle lui avait sauver la vie ?
Elle n'allait pas lui dire merci, c'était évident, d'ailleurs elle n'y avait même pas pensé mais elle pouvait peut-être faire un petit geste ?

Je... Commença t-elle mal à l'aise, ...disons que j'avais l'intention d'aller voir dans cette maison s'il n'y resterait pas quelque chose...
Continua t-elle tout en montrant du doigt un pavillon bien décati mais dont la porte semblait fermée, ce qui était assez rare.

Si tu veux, tu peux m'accompagner, on partagera nos trouvailles. À moins que tu préfères que je te dépose quelque part ? L'ambulance qui est là-bas sur le parking est à moi.

Le temps qu'Eleanor fasse son choix, elle leva les yeux vers la bâtisse afin de l'examiner dans les détails.
Elle s'était faite piéger une fois pour n'avoir pas été assez méfiante, elle avait retenu la rude leçon de son manque d'attention, on ne l'y reprendrait pas !
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