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Mar 8 Aoû - 16:57

Detroit au printemps, la preuve que la nature ne demandait qu’à reprendre ses droits. Les plus fragiles poussent avaient réussi a fait ployer le béton face à cette force vitale et invisible trop souvent mise de côté par des hommes ignorants se prenant pour Dieu. La mousse et le lierre grignotaient petit à petit les bâtiments comme pour effacer toutes traces de ceux qui avaient osé défier les lois universelles et qui subissaient le courroux de l’équilibre. Le vieux druide, inlassablement, arpentait les chemins de Detroit, suivant les signes subtils que seul lui pouvait voir. La nuit, il contemplait le ciel comme aucun des citadins vivant autrefois dans cette ville n’avait pu le faire. Il connaissait les astres, il savait lire le ciel, et il appréciait de retrouver les constellations qui attendaient le printemps pour se dévoiler. Cette nuit, il avait été intrigué, il y avait eu une étoile filante, aussi fugace que tenace, qui semblait partir du Corbeau pour aller se perdre dans l’Hydre. Au petit matin, il prit la route, curieux de décrypter le message qui lui avait été adressé. Il croisait, de temps à autre, ceux qu’il appelait des âmes perdues. Ceux qui, à force de s’égarer, étaient tombés dans les méandres d’un chaos où il serait difficile de les sauver. Le druide ne les tuait pas, il n’était qu’un gardien, qu’un guide, et il outrepassait déjà grandement ses prérogatives en essayant de sauver ceux qui le souhaitaient. Mais il n’y pouvait rien s’il était soigneur au fond de son âme. Il ne saurait avancer s’il se mentait à lui-même et reniait sa nature profonde. Dès lors, les âmes perdues qu’il rencontrait se retrouvaient au sol et découvrait que le druide savait se servir de son bâton avec aisance.

Il vit un amoncèlement d’âmes perdues se bousculant au pied d’un petit bâtiment. Le druide observa et ne put s’empêcher de sourire en découvrant une affiche presque décollée sur cette bâtisse. Elle y vantait une attraction de parc de loisir nommée « l’hydre ». Comme pour confirmer son intuition, son guide a plumes noires, voleta vers lui, et après un croassement autoritaire, il s’éleva dans les airs pour aller se poser au dernier étage du bâtiment. Parfois les signes étaient obscurs, parfois ils étaient clairs. Sans précipitation, ni peur, il s’avancer parmi les âmes perdues. Avec son bâton il les gardait à distance ou les faisait basculer comme s’il n’y avait aucun risque à ce bain de foule morte. C’est à son rythme qui arriva a l’escalier de secours qui le menait aux toits et qui le gravis pour rejoindre son totem.
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Aube Callum
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Mar 8 Aoû - 21:17

Mes pieds, foule les toits, je me sens libre comme le vent, Haley me suit derrière….
Même si j'ai affreusement chaud, sur mon armure de cuir, elle était comme ma seconde peau maintenant, j'étais aussi agile avec que sans, j'avais customisé mon casque, en le peignant avec une bombe trouvé dans un magasin d'art, tout en rouge, avec des étoiles blanches sur les deux côtés...
Depuis l’épisode du magasin, on avait vagabondé de magasins en magasins, d’immeuble en immeuble, tel des âmes errante , à la recherche de mes parents où de la maison de Grand-père, sauf qu’il était introuvable...cette journée était comme les autres , fuir les charcuteur, retrouver des personnes belle et bien vivants
Mais j’avais le pressentiment que quelque chose allait se passer , peut-être que je suis en train de devenir folle….
Mais j’avais le pressentiment que quelque chose allait se passer , peut-être que je suis en train de devenir folle….
Je suis quand même resté distante pour une raison qui m’échappe complètement peut-être par fierté qui sait ?
Mais je ne sais pas c’est le cas pour elle….je rêvais toujours de Peter, mais aussi d’Haley...qui suis-je ? C’est cette question qui me taraude depuis une longue semaine, avant tout le monde disait que deux personnes du même sexe qui s’aimait c’était contre-nature, j’étais persuadé de la véracité de ces propos à l’époque naïve comme j’étais...mais maintenant que personne ne pouvait nous juger , j’étais perdu, partagé entre les garçons et les filles, normalement une fille de mon âge, ne devrait pas être confronté à ça, mais ce monde nous a changé toutes les deux, en bien ou en mal je ne saurais le dire
C’était donc la tête dans les nuages, l’arme au poing que je parcourais les toits, il me restait deux chargeurs, bientôt je n’en aurais plus , il faut vraiment que je songe à reprendre une arme de méllée, qui n’est pas trop lourde, pour une seule main
Par moment, je sentais ma main, comme si c’était un fantôme, c’est toujours aussi déconcertant…
Je saute sur le toit d’un petit immeuble délabré comme la plupart des autres, sauf que je trébuche à l’atterrissage, le coup part se répercutant en écho dans les rues, au alentour, je me relève ne sachant, si Haley me suit, je continue ma course, sautant comme mon père me l’appris
Je suis sur un toit quelconque quand je vois dans la rue un homme se diriger avec le plus grand calme vers le bâtiment où nous sommes
-Merde, merde, merde ! Dis-je
L’homme se rapproche de la masse qui assiégeait notre bâtiment dans l’espoir de nous croquer, il s’approche, et les repousses doucement avec son bâton, il a l’air de ne pas craindre les morsures
C’était bien la première fois que je voyais quelqu’un réagir comme ça, c’était si….pacifique, un mot que je pensais avait été rayé de ce monde…
-Haley va te cacher, tu pourras avec ton couteau ! Dis-je en me détournant de la rue, et pointant la porte des escaliers de secours, qui il soit, je n’allais pas l’acueillir désarmé, je ne sais pas si Haley à fait comme je lui avait dis, trop concentré sur cette fameuse porte
La porte s’ouvre lentement, j’hésite à tirer…
-Qui êtes-vous ?! Dis-je haussant le ton
J’étais fébrile..j’avais peur que cela soit un dangereux fou...Peut-être infondé comme peur, mais je ne voulais absolument pas qu’Haley soit blessée

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Haley Henderson
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Mar 15 Aoû - 17:19

Cette semaine avait été assez étrange selon moi. Je n’étais plus avec ces bouffeurs d’humains, je devrais me sentir mieux, être heureuse et sautiller partout comme une débile mais pourtant, j’en ressens même pas l’envie ni la joie d’ailleurs. C’est vrai, j’étais heureuse de retrouver Aube, je pensais qu’on pourrait redevenir meilleures amies comme on l’était avant et à nouveau être proches mais on en est loin. J’ai fait quelque chose de stupide, c’est ce qu’elle pense même si je ne me sens pas vraiment coupable pour ce que j’ai fait. Elle croit que je suis égoïste, que je me moquais d’elle mais c’est pas vrai du tout, vraiment pas. Alors on a passé la semaine à bouger et à vagabonder de baraques à baraques sans vraiment savoir où aller. Aube disait vouloir aller chez son grand-père ou je sais pas trop qui mais elle n’avait pas l’air sûre de sa localisation. Je me suis surprise moi-même à la suivre sans rien dire, sans la contredire. C’était elle qui dirigeait tout, si elle nous emmenait tout droit dans la gueule du loup, j’pouvais rien y faire. On a brièvement parlé, elle avait l’air de s’en être remise mais je lui faisais toujours la gueule. C’est pathétique, c’est débile hein ? Il y a une semaine, c’est moi qui lui en voulait de faire la gueule pour un rien et aujourd’hui, c’est moi qui lui parle à peine. Je sais pas, j’ai pas aimé les mots qu’elle a employé. Elle m’a rabaissée, elle a réussi à avoir une certaine mauvaise image de moi que je n’ai même pas eu envie de lui donner. Habituellement, j’aurais tout fait pour qu’elle me pardonne et qu’elle me voie comme cette meilleure amie qu’elle avait avant mais aujourd’hui, j’en ai même pas envie. Est-ce que je perds la tête ? P’têtre.

Je la suivais, marchant à un peu près un mètre derrière elle. Mon sac lourd sur mon dos, je sentais que mes jambes allaient s’écraser sur le sol tellement j’en avais marre de marcher. On faisait que ça, et ça commençait à me saouler, mais j’disais rien. Tout se passait normalement, puis il a fallut qu’Aube foute la merde, encore. Elle a sauté avec son flingue à la main et elle s’est ramassée, bien sûr, en tirant un coup dans le vide. J’ai cru que le son de l’arme allait me déchirer un tympan tellement ça avait éclaté fort… Débile. « Ça va ? » Je lui demandais gentiment comme n’importe quelle amie l’aurait fait, les mains sur les hanches. Elle était elle aussi sûrement fatiguée… J’ai sauté sur le toit pour la rejoindre puis surprise, oui encore une… Aube aperçut un homme s’approcher dangereusement de notre emplacement. J'ai soufflé.
« Me dis pas ce que je dois faire… » Elle me disait d’aller me cacher, de faire ceci, cela. Ça commençait clairement à me saouler. « J’suis une grande fille, t’inquiète pas pour moi. » je lui lançais en roulant des yeux avant d’aller me cacher derrière cette porte de secours qu’il allait, je pense, ouvrir. J’ai attendu, couteau à la main… puis quand j’ai vue la porte s’ouvrir et cet homme assez âgé faire son entrée sur le toit, je me suis approchée de derrière lui sur la pointe des pieds, venant poser la pointe de mon couteau contre son dos. « Tu bouges pas… et tu donnes tout ce que t’as dans ton sac. Pas de geste brusque, sinon elle te mets une balle dans le crâne. T'as compris, le vieux ? » D’un ton assez menaçant malgré cette voix aigüe que j’avais encore, je me voulais menaçante, effrayante. C’était pas prévu dans notre plan que je pique ses affaires, qu’on le dévalise mais on avait pas de plan… Alors que ça plaise ou non à Aube, on allait lui piquer ses affaires. J’en avais marre de crever de faim et de fouiller des endroits vides, c’était sûrement notre jour de chance, qu’Aube soit d’accord ou non.

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Jeu 24 Aoû - 15:40

L’homme entra calmement sur ce toit. Il reste à regarder une très jeune fille et découvrit rapidement qu’elle avait une camarade dans les mêmes âges qui était derrière lui. Il ne fit aucun mouvement brusque même s’il ne doutait pas de ses propres compétences, la violence était rarement la solution vers laquelle il optait. Les menaces où les armes pointées sur lui ne semblèrent pas l’ébranler. Cette situation lui rappelait un conte ancien qui était entré dans la légende, celui qui avait inspiré une femme sage à choisir le symbole de l’hermine pour son duché. Lors d’une partie de chasse, elle avait vu ses chiens courser un petit rongeur sans défense de prime abord, la course poursuite s’était achevée par ce qu’il semblait être la fatalité pour la jeune chasseresse, l’animal avait fini acculé devant un marrais boueux par les canidés. Mais, au lieu de plonger dans la boue ou d’accepter la mise à mort, il avait surpris tout le monde. Il s’était retourné contre des bêtes par 6 fois plus hautes et plus fortes que lui, et il s’était si vaillamment battu, qu’il emportait l’un des fiers molosses, la gorge ouverte, dans son trépas. Celle qui serait alors la future reine de France y vit un signe et en fit sa devise :"Kentoc'h mervel eget bezan saotret", plutôt la mort que la souillure. Cette histoire que les druides aimaient se raconter prouvait aussi que n’importe quelle créature, lorsqu’elle se sentait en danger et sans possibilité de fuir, devenait à la fois forte et téméraire. Par ailleurs elle soulignait la force de caractère de ceux qui préférait le combat, même perdue d’avance à la fuite dégradante. Faire face, ne pas se laisser faiblir même devant l’insurmontable. Il n’y avait pas d’hermine a proprement parlé dans les totems druidiques chers à ceux qui arpentent le monde sans chaussure et dans le respect de l’équilibre, mais il y avait celui de la Belette qui avait pris, sous sa petite patte, l’Hermine d’Anne de Bretagne.

Sans avoir besoin d’en entendre plus ou d’en voir plus, l’homme savait pertinemment qu’il avait, en face de lui, deux Belettes, différentes l’une de l’autre, mais unis pour faire front et ne pas rejoindre facilement l’armée des âmes perdues qui gémissaient en bas du bâtiment. Avec un certain sourire qui n’avait rien d’agressif, le druide releva avec amusement le nom qu’elles lui avaient choisi : « -Le vieux ? Est-ce parce que je vous parais vieux et faible que vous souhaitez me dépouiller, ou est-ce que c’est parce que je vous semble menaçant que vous vous sentiez obligé de braquer vos armes sur moi ? » Avec des gestes lents et doux, il se décala légèrement et leva ses mains, montrant bien à ses jeunes filles qu’à part son bâton, il n’avait pas d’arme à sa disposition. Si son propre sensei était présent, il lui rappellerait que chaque être était sa propre arme, mais visiblement, ces toutes jeunes Belettes n’étaient pas au fait avec certains percepts. A commencer par celui de l’hospitalité. « -Puis je vous proposer une alternative, a savoir partager un bon repas avec "le vieux" et peut être une agréable conversation ? Qui peut savoir ? » Sans attendre l’approbation des fillettes il alla s’assoir sur le toit, au risque de prendre une balle ou de devoir user delà force pour éviter un coup de couteau.  Mais, il était respectueux des principes du Bushido et à ce titre, la mort ne pouvait être une menace qui le ferait deviner de son chemin. Il comptait sortir de ses escarcelles de quoi préparer une collation pour trois. Comme répondant a une invitation silencieuse, son guide à plumes noires choisit ce moment pour se poser en face de la Belette au couteau pour l’observer avec curiosité.

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Aube Callum
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Dim 27 Aoû - 12:20

L’homme n’a pas l’air de s’émouvoir à la vision de l’arme pointée sur sa tête, au contraire il semble calme, détendu, comme nous étions de vieux amis à lui qui ne l’aurait pas reconnue 
Cette situation, me perturbe profondément, qui n’aurait pas peur face à un objet de mort et de destruction…
Tout le monde non ? Je vois Haley se glisser derrière son couteau à la main…
J’aimerais lui crier de revenir...mais d’une part je n’ai rien à lui dire, puisqu’elle aussi à réussis à survivre aux affreux elle aussi, aussi parce que le vieillard, doit être armé ou il sait se battre…
Ma Mère m’a toujours dit de ne pas sous-estimer les gens
Déjà qu’il arrive à fendre une foule de goules en bas de l’immeuble, sans avoir peur ou stresser, mais surtout sans n’avoir reçu aucune morsure
Sa question, m’interpelle et me perturbe encore plus
Je ne sais pas ce qu’en pense Haley et encore moins ce que j’en pense, tant de chose on changer en deux ans, j’ai changé et elle a changé, dans mes souvenirs elle était toute gentille et mignonne, elle rigolait mes blagues nulles, elle s’émerveillait de la vie, et maintenant, c’est devenu une bête….est ce qu’elle est devenu aussi fourbe et retors que ses tortionnaires, je n’en sais rien…Mais qui suis-je moi alors ? J’ai commis tellement d’atrocité que ça en ferait pâlir des dictateurs…
Je suis perdu sans ma Mère, je ne suis pas seule, non loin de là Haley sera toujours là pour moi et moi pour elle enfin j’espère….cette tension entre nous depuis ce baiser ardent...ça m’attriste et me frustre, on est toutes les deux trop fière pour présenter des excuses…C’est décidé aujourd’hui, je fais le premier pas, si le vieux sage, ne nous tend pas un coup tordu avant 
-Honnêtement, si je pouvais ne pas me servir de mes armes au moins une journée ça me soulagerais grandement...et puis si on avait voulu vous dépouiller on serait venu à vous, au lieu de ça, vous êtes venu de votre plein gré, en fendant une putain de foule de charcuteur, comme si c’était normal, alors j’pense qu’on est en droit de se méfier
Il se décale lentement, je suis ses mouvements avec le canon de mon glock, pas question de ne pas l’avoir en joue pour l’instant, il nous montre qui n’a aucune autre arme à part un bâton, cela me rassure un peu...même si je trouve ça de plus en plus bizarre…
Il nous propose simplement à manger, je suis partagé entre abattre immédiatement ce fou, où le laisser continuer, il s’assoit à même le sol et sort des sortes de coupe…
J’hausse un sourcil 

-Comment t’a fais pour survivre tout ce temps sans arme et tu es accompagné, quand tu m’auras répondu je serais déjà plus rassuré….
J’adresse un regard à Haley qui pourrait se traduire par « Attend »

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Haley Henderson
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Mar 12 Sep - 1:23

La pointe de mon couteau pointée contre le dos de cet inconnu, dire que je n’étais pas effrayée serait mentir. Je ne sais pas pourquoi je m’étais lancée là-dedans, pourquoi est-ce que je m’étais dit que vouloir le voler serait une bonne idée… c’est sûrement mon instinct de survie qui a parlé et qui m’a forcé à le faire comme je fais énormément d’autres conneries d’habitude. Peut-être que je réagissais mal, mais c’est pas tous les jours qu’on croise un inconnu et dans le monde dans lequel on vit maintenant, on ne peut que se méfier. On ne connaît pas les gens qu’on croise régulièrement après tout. Tout le monde est désespéré, n’importe qui ferait n’importe quoi pour avoir le moindre bout de pain et je ne peux blâmer personne après tout ce que j’ai moi-même fait pendant des mois… Les cannibales, vous ne me manquez pas. Pas pour le moins du monde.

J’écoutais l’homme parler simplement et tranquillement comme si nous l’avions invité à boire le thé et qu’il était le bienvenu chez nous. Il n’avait pas l’air de se préoccuper plus que ça de ce couteau qui frottait dans son dos et de ce flingue qui visait son crâne, vraiment pas. Dans une autre situation, ça aurait pu me faire marrer, mais pas dans celle-ci. Est-ce qu’il avait trop confiance en lui, ou peut-être était-il devenu fou avec le temps ? C’est des questions qu’on peut trouver drôles, débiles mais totalement logiques… J’ai jamais croisé qui que ce soit de fou à part ces cannibales, mais je sais que tout ce qu’on voit là-dehors a changé beaucoup de monde… « … Aucun des deux. » Je lui répondais avec un peu de retard tout en le suivant alors qu’il se décalait un peu, montrant ce bâton qui avait l’air d’être sa seule arme. J’y croyais pas. Sérieusement, qui peut croire à ça ? Pour se défendre à l’extérieur, il faut obligatoirement un couteau ou un flingue, pas un vulgaire bâton de bois.

Aube avait l’air de baisser ses défenses, est-ce qu’elle lui faisait confiance ? C’était difficile à croire, mais ça avait tout l’air d’être le cas. Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez elle, franchement ? Ses crises d’enfant, sa confiance qu’elle donne facilement… Elle a beau avoir le canon de son flingue toujours dirigé vers sa petite tête, je sais qu’elle est prête à baisser son arme à tout moment et à savourer un délicieux repas avec lui, s’il en a vraiment un dans son sac. Je pouvais pas m’empêcher de faire la gueule. J’étais la seule d’avoir peur pour ma vie ou quoi ? Il s’installait paisiblement sur le toit… j’avais l’impression de rêver. « T’as raison, fais comme chez toi… » Je gardais mon couteau en main mais reculais un peu, jetant un regard assez froid à Aube. On était déjà en mauvais termes toutes les deux, et c’est pas ça qui allait nous aider à aller mieux… « Ouais. On sait que t’as d’autres armes, alors sors-les. De suite. On veut pas de bagarre. » Je l’imaginais déjà en train de rire intérieurement face à nous, deux gamines qui pourraient être ses filles… Lui, avoir peur de nous ? Dans nos rêves, ouais. S'il voulait se barrer ou même nous tuer sur le champ, il en avait les possibilités, c'était sûr et certain. Et nous on restait là, comme des connes...

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