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 A horse with no name [Billie]

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MessageSujet: A horse with no name [Billie]   Mer 9 Aoû - 1:37
Savez-vous ce qu'est la faim ? La vraie faim. Et le désespoir ? Ce sont deux sensations qui se ressemblent étrangement. Un vide profond, lourd, qui vous étouffe et vous emplis, assez ironiquement. Je n'avais jamais connu ni l'un ni l'autre, pas même lorsque le monde s'est écroulé soudainement et que tout a perdu de son sens. Je sais, maintenant. C'est un miracle que je sois encore en vie, après tout ce temps. Je ne le mérite même pas, après tout ce que j'ai fait pour profiter des gens, alors même que je suis incapable de me débrouiller par moi-même. Il faut croire qu'il n'y a pas de Dieu, finalement, car même moi je peine à croire qu'il puisse me laisser une chance.

Les rues de Détroit sont tout aussi vide que mon estomac. Il fait un grand soleil et pourtant, je suis glacé jusqu'aux os. Quel jour sommes-nous ? Je n'en ai pas la moindre idée, je ne compte même plus depuis combien de temps je suis arrivé dans cette ville. Je sais juste que je dois tenir encore un peu, jusqu'à trouver enfin la trace de ce groupe dont m'a parlé Moreau quelques semaines plus tôt. Les Punishers... J'en ai appris des choses, à leur sujet. J'ai croisé quelques personnes, désespérément effrayées, qui ont accepté de me parler un peu d'eux, de me dire le nom qu'ils se donnent, les horreurs qu'ils commettent, la peur qu'ils ont d'eux. Ils m'ont parlé de leur chef, ils m'ont parlé du Fantôme. Mais personne n'a su me dire où les trouver. Chaque fois que je pose la question, on détourne les yeux et on ne dit plus un mot, comme s'ils craignaient que ce fameux Fossoyeur puissent les entendre et les tuer pour avoir donné l'emplacement de sa cachette. Ou peut-être qu'ils ne savent même pas...

Alors j'avance. C'est encore ce que je fais aujourd'hui. J'ai quitté l'église aux premières lueurs du jour et je marche depuis. Le soleil est haut dans le ciel, maintenant. Presque à décliner, d'ailleurs. Mais j'avance sans savoir où aller et c'est un vrai problème. Mon ventre gargouille fort, j'en ai peur d'attirer des rôdeurs, même si je dois dire qu'il n'y en a pas beaucoup là où je me trouve. Comme si j'espérais vraiment que ça suffise à faire taire mon estomac, je pose une main dessus et presse mes doigts contre le tissus de ma chemise noire. Ça ne change rien, mais que puis-je faire de plus ? Ce quartier est vide au point qu'il n'y a même pas une épicerie de quartier en vue.

Ou peut-être que si, je ne sais pas. Je ne vois pas très bien. Le soleil m'éblouit, des larmes perlent au coin de mes yeux. J'ai mal à la tête. Depuis combien de temps n'ai-je pas mangé ? Je ne sais plus, la Terre tourne. Je sais bien qu'elle tourne toujours, c'est ainsi qu'est fait le monde. Mais je veux dire... elle tourne en ce moment-même et j'arrive à le sentir. J'entends aussi... un bruit dans mon dos. Un démon ? Dans le doute, j'arrache mon arme à ma ceinture et la pointe devant moi alors que je pivote sur moi-même pour chercher à comprendre ce qui se passe. J’aperçois un visage, flou, lointain. Et puis plus rien. Le bitume est dur et froid lorsque mon dos tape dessus. Mes muscles se détendent, mon arme m'échappe. Il fait noir, je ne sais plus rien. Tout est enfin terminé.

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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Lun 4 Sep - 11:31


Billie & Evan


Le printemps est synonyme de vie, de renouveau. Mais peut-on réellement qualifier le monde d'aujourd'hui de la sorte ? Bien sûr que non, plus aucune vie n'arpente ces rues, elles sont aussi rares que les rires d'un enfant. Plus le temps s'écoule et plus Billie a ce manque d'espoir que les choses peuvent s'améliorer. L'humain doit s'habituer à un mode de vie précaire et dangereux, former des groupes ou bien ne vivre que pour soi reclus dans des abris qui peuvent être envahis à tout moment autant par les morts qui marchent que par les vivants qui ont abandonné toute trace d'humanité de leur être. Certaines émotions sont nuisibles de nos jours, la méfiance et la prudence sont en première ligne tandis que le reste est précautionneusement enfoui au fond de soi afin de n'être abusé par personne. Billie a même vue certaine personne s'éteindre complètement par les mauvais traitements des hommes ne revenant à la chaque que lorsque la mort frappe à leur porte. C'est assez effrayant quand on voit les yeux s'exorbitant sous la peur et prendre conscience qu'au final rien n'a été oublié au fond de nos chairs. Billie elle-même ne se sent vivante que lorsque son adrénaline est à son comble. C'est pour cela que comme une âme en peine en recherche de vie vagabonde dans les rues au cœur même du danger. Un besoin de faire acte de pénitence après avoir appartenu aux Punishers. Ce n'était pas le meilleur des choix ni même une bonne idée de tomber amoureuse de leur chef. Comme quoi, la demoiselle avait vraiment un piètre goût pour les hommes. Ceux qu'elle haïssait dans son ancienne vie parvenait à conquérir la carapace qui entourait son cœur. Depuis ce jour, la jeune femme s'est jurée de ne plus faiblir sous le palpitant, cet organe vitale qui fait de vous encore un membre des vivants de ce monde. Pardon, des survivants devrions-nous plutôt dire. Mieux vaut bien choisir le choix des mots.

Alors, que le soleil frappait doucement le béton décorait par des corps ici et là. Des corps qui heureusement ne pourront plus reprendre vie. Du sang séché ici et là offrant une note parfaite digne de l'étrange Noël de monsieur Jack. Halloween Town. Ce monde semble être devenu à l'image que ce fait Tim Burton de son univers bien étriqué.

Un après l'autre, les pas se succèdent alors, qu'une musique flottait dans l'esprit de la texane qui tentait de s'encourager à poursuivre sa route malgré la faim qui mordait son estomac le nouant désagréablement. Elle n'avait pas pu prendre de petit déjeuner correct. Ces derniers temps, elle se contentait de creuser le sol et de déguster des insectes pour ne pas défaillir, mais au moins avait-elle quelque chose dans le ventre. Merci papa pour ton apprentissage aussi dégueulasse fut-il. Hakuna Matata n'est-ce pas ? Mieux vaut voir les choses d'un angle plus ou moins positif sinon on se laisse conduire droit vers la mort.

Devant elle, une silhouette titubante se fait voir. Mains s'agrippant à son arbalète, la jeune femme observe avançant doucement faisant le moins de bruit possible. Humain ? Zombie ? Difficile de bien voir à cette distance alors, la demoiselle prend le risque de continuer de marcher jusqu'à ce que celle-ci s'écroule lourdement sur le sol. Prudemment, elle rejoint le corps allongé au sol, son arme pointée vers ce dernier. De son pied, elle pousse le corps à se retourner et force est de constater que ce dernier est bel et bien un membre de la catégorie des vivants. Aucun zombie n'était encore armé à ce jour sauf bien sûr dans certains jeux vidéos et encore c'était des armes rudimentaires. Billie remet l'arbalète à son dos et prend le temps de retirer les armes de cet homme jusqu'à ce qu'elle juge nécessaire de les lui rendre. Simple mesure de précaution, on en voit tellement de nos jours que la prudence est mère de sûreté n'est-il pas ?

Puis, elle investigua rapidement pour voir s'il n'y avait aucune morsure ou blessure. Une fois rassurée, la demoiselle prit sur elle de prendre l'homme sur son dos. Au moins, il était plus léger qu'il en avait l'air bien que Billie éprouvait du mal à le traîner jusqu'à un abris qu'elle avait aperçu un peu plus tôt. Tout ce chemin pour retourner au point de départ. Une maison dénué de toute vie. Bel et bien vide dont les occupants avaient quitté le lieu depuis un long moment déjà. Il y avait encore des photographies ici et là, trace que des vies ont bien foulé le sol de cette baraque, mais prouvant aussi que des vies supplémentaires alimentaient très certainement le rang des morts vivants. Comme c'est heureux de savoir une nouvelle aussi lugubre. Plus de morts et moins de vivants. Encore que le mot vivant est plus ou moins changeant selon la personne que l'on peut croiser. Le corps peut être sain, mais le cœur lui, peut très bien être souillé par le changement radical du monde.

Le laissant là, la jeune femme se rendit à la cuisine à la recherche de quelque chose, mais force est de constater que s'il y avait eu de la nourriture alors, elle a été pris depuis un moment. A contre cœur, la texane se rendit dans le jardin pour s'armer d'une flèche et de creuse le sol à la recherche de quelques insectes appétissants à déguster. Quand il était question de survie, on ne pouvait pas se permettre de faire la fine bouche. Certes, quand on est une solitaire, on ne peut que compter sur soi-même, ce n'est pas comme ce temps où elle était avec le doc qui lui avait offert toit et nourriture le temps de sa guérison et c'était un temps où la jeune femme n'avait pas à avoir honte de son choix de vie. De ce moment où elle se trouvait avec la pire des racailles parce qu'elle s'est laissé séduire par une crapule qui avait une vision proche, mais aussi plus radicale de la vie que ne pouvait l'avoir la demoiselle.

En revenant à l'étage, non sans courbature et un pot remplit d'insectes mangeables, il fallait bien ça pour donner un minimum de vitamine et puis c'était à lui de voir s'il voulait survivre ou bien abandonner les armes. Entrant dans la chambre, la jeune femme regarda le corps endormit qu'elle avait eu du mal à porter. Bon, il y avait eu des moments de conscience, mais dans son état difficile pour lui de croire si telle ou telle chose était vraie.

La texane s'assit sur une chaise près de la fenêtre, jambes croisées sur le rebord sifflotant l'air de country road tout en regardant l'arme qui appartenait au bel au bois dormant.

« All my mem'ries, gather 'round her
Miner's lady, stranger to blue water
Dark and dusty, painted on the sky
Misty taste of moonshine, teardrops in my eye
Country road, take me home
To the placeI belong
West Virginia, Mountain Mamma
Take me home, country roads. »


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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Mer 13 Sep - 2:01
La mort ne ressemble en rien à ce que j'imaginais. Malgré les monstres qui peuplent désormais la planète et qui mettent à mal cette croyance, j'ai toujours supposé que mourir était la fin de tout, de la conscience, de l'existence. Qu'il n'y a rien au bout du tunnel. Pourtant, ce n'est pas le cas. J'ai flotté un moment, j'ai vu quelques éclairs lumineux et même le visage de la Grande Faucheuse. Elle ne ressemble absolument pas à un cadavre couvert d'un capuchon noir, d'ailleurs, mais je m'égare. Maintenant.. Je ne sais pas. Il fait noir, il n'y a rien, mais... C'est confortable. Qui aurait cru que mourir serait aussi confortable ? C'est comme si j'étais couché sur un matelas de bonne qualité. Et il y a ce chant. C'est ce qui m'a tiré du noir, ce qui me force à avancer vers le bout du tunnel. C'est étrange, j'ai l'impression de connaître cette chanson, j'entends la guitare, mais la voix par-dessus ne colle pas. Pourtant, ce sont les bonnes paroles...

Quelque chose ne colle pas, ça me laisse une drôle d'impression et j'ai envie de comprendre ce qui se passe. Tout est tellement agréable, en fait, que je veux voir. Ouvrir les yeux est compliqué. Mes paupières pèsent une bonne tonne, au moins. Mais au prix d'un effort incroyable, j'y parviens. La lumière m'éblouit et me donne quelques vertiges qui font crisper mes doigts autour d'un... Un drap ? Je cligne plusieurs fois des paupières avant de poser mon regard sur ce qui ressemble à un corps qui se découpe sur un très grand rectangle lumineux. C'est de là que vient la musique, mais il n'y a plus de guitare.

Vous pouvez penser que je suis lent à la détente, c'est sûrement le cas en ce moment, mais toujours est-il qu'il me faut encore plusieurs minutes avant de comprendre. Le brouillard se disperse et alors, je réalise : je ne suis pas mort. Ce n'est pas la Grande Faucheuse qui me chante une berceuse, c'est une femme, bien vivante, bien réelle. J'ai beaucoup, beaucoup de mal, mais je prends sur moi pour me redresser lentement et appuyer mon dos contre le mur derrière moi. Je suis bien dans un lit. Je suis en vie. Un geste précipité à ma ceinture m'apprend que je n'ai plus mes armes et mon regard paniqué se tourne vers la jeune femme près de la fenêtre. « Où... » Ma gorge est tellement sèche que les mots peinent à la traverser. Je secoue la tête doucement et pose mes doigts trop maigres sur ma peau avant de reprendre. « Qui êtes-vous ? » Ce n'est peut-être pas le plus important, dans le fond, mais j'ai besoin de savoir. « De l'eau ? » Il faut absolument que je boive et que j'avale quelque chose. Mes yeux continuent de tourner tout autour de moi, sur cette pièce que je ne connais pas. C'est une chambre, évidemment. Un petit pot rempli d'insectes posé près de moi me tire une grimace. Qu'est-ce que c'est que ça ? « Où est-ce qu'on est ? »

Je devrais peut-être lui dire maintenant que je n'ai rien à lui offrir en échange de son aide. Mais puisque je n'ai plus mes armes ni mon sac, j'imagine qu'elle le sait déjà ou qu'elle a déjà pris ce qui l'intéressait dans mes affaires. Je me sens encore faible, mais je suis vivant. C'est tout ce qui compte, pas vrai ? Si le Ciel est de mon côté, pour une fois, cette femme ne sera pas totalement folle et peut-être même qu'elle aura un peu de pitié pour un pasteur esseulé.

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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Sam 14 Oct - 13:14


Billie & Evan


Dans une autre vie, peu-être que Billie aurait profité de la situation. Avec ses fréquentations d'antan, sans doute aurait-elle commis des choses pas très jolies ou bien laisser les autres le faire tout en pensant que c'était logique que le plus fort assoit sa puissance par la force ou non. Billie avait réellement plongée dans un monde où il était difficile de s'en sortir, le charisme de Bruce ayant eu assez d'impact sur la jeune femme qui avait même fini par ressentir des sentiments à son égard. C'était le pire des hommes et pourtant, il y avait quelque chose qui avait su attirer toutes les crapules et les nuisances du coin pour appartenir à son groupe et faire ce qu'ils jugeaient normal dans un monde où la loi du plus fort était de mise. Billie ne niera jamais ses faits et gestes et ne donnera sans doute pas d'explications à ce qui a été fait. C'était ainsi, ni plus ni moins, on ne peut pas fuir les vices qui sont dans vos chairs. C'est comme ça, on les accepte et on avance. Mais, au moins, la jeune femme a su garder assez d'humanité pour prendre sous son aile un homme à la carrure monstrueusement puissante et qui se pensait stupide. En tout cas assez pour se laisser faire par Bruce. Billie cherche encore Franky, même si l'espoir s'amoindrit de jour en jour. Après tout, les Punishers ont attendu le départ de la jeune femme pour torturer un peu plus le pauvre homme. A son retour, Billie a décidé de tirer un trait sur Bruce et ces manigances. Ce n'était pas elle et qui plus est, si elle avait rejoint ce groupe, c'était uniquement pour retrouver son cousin, mais lui aussi a disparu. Alors, à quoi bon!

Non, elle n'allait pas voler cet homme endormi. Elle avait retiré ces armes parce que ce n'était pas très pratique de dormir avec. Un mauvais mouvement était si vite fait et puis aussi, il fallait sécuriser ses arrières n'est-ce pas ? Chantonnant un air qui lui est cher, la jeune femme observe par la fenêtre de la chambre où ils se trouvaient. Les morts grouillaient ici et là à l'extérieur tandis que le sceau était rempli d'insectes plein de vitamines et qui avait un goût... Comment dire... De survie pour la jeune femme. Dans un monde pareil, on ne pouvait pas faire la fine bouche, c'était ça ou bien la mort. L'eau, c'était facile d'en trouver, l'eau de pluie permettait de ne pas se déshydrater, mais la nourriture, c'est quelque chose de plus compliquer et la jeune femme était à cours de viande séché. Mais, si vraiment l'homme faisait la fine bouche, alors, elle lui concédera son dernier morceau. Elle n'aura pas le choix.

Un bruit lui fait tourner la tête, l'homme semblait reprendre conscience, mais elle voyait très bien que les mouvements de ce dernier n'étaient pas tout à fait comme il devrait. C'était des efforts surhumains qu'il devait fournir et c'est sans doute à cause du manque d'eau et de nourriture. Ce mec devait vraiment remercier le ciel d'avoir été trouvé par Billie et non pas par un zombie ou encore un taré du coin voir pire un dernier survivant des Punishers.

« Où... »« Qui êtes-vous ? »

« Votre sauveuse du moment... » Répondit-elle immédiatement remarquant le ton essoufflé de cet homme. Son état n'était pas joli et la jeune femme espérait fortement que ce dernier n'avait pas besoin médicaux quelconque parce qu'elle n'y connaissait pas grand chose et que le seul doc qu'elle connaissait, se trouvait on ne sait où.

« De l'eau ? »

Se levant, Billie chercha dans son sac un bidon de lait reconvertie en gourde d'eau et l'apporta à l'être alité. Le soutenant d'un côté et tenant le bidon entamé de l'autre, la chasseuse et ancienne Punishers l'aida à boire. Billie ne savait que trop bien les effets de la malnutrition et du manque d'eau.

« Doucement... Vaut mieux pas trop boire sinon tu vas avoir mal à l'estomac... » Se restreindre en nourriture et en eau faisait que l'estomac se rétrécissait et dès que l'on abusait sur la quantité, le résultat était sans équivoque. Mal à l'estomac et vomissent. Alors, franchement, elle préférait prévenir parce qu'elle ne se sentait pas l'humeur de nettoyer du vomi sur le sol.

« Où est-ce qu'on est ? »

« J'en sais rien... Une maison... Y a marqué Davis sur la boite aux lettres... »

Posant le bidon sur la table de chevet, la jeune femme alla prendre le sceau pour l'amener à l'homme dont elle voyait bien le dégoût s'afficher dans son regard. Ouais, elle connaissait ça, elle avait eu le même quand son père lui présenta son premier insecte à manger alors qu'ils se trouvaient dans un coin reculé de la Nouvelle-Zélande, là où même le peuple maoris ne s'aventurent pas. Sauf que son père en avait décidé autrement. Vacance familiale oblige et entraînement intensif à une préparation bizarre, mais qui servait aujourd'hui à Billie.

« Bon écoute... Je vais être directe. T'as deux choix. Soit continuer sur le chemin de la malnutrition ou bien prendre ton courage à deux mains et manger un insecte. On ne peut pas faire la fine bouche et y a pas de fast food dans le coin donc faudra te contenter de ça. » Oui, elle n'était pas très sympa, mais c'était un cas assez urgent il fallait le dire. « Crois-moi, je sais ce que c'est, mais c'est pas si dégoûtant que ça. C'est bourré de vitamine ces trucs et j'en suis pas morte pour autant.. Je vais les faire griller donc... En attendant réfléchis bien. »

Le laissant là, avec les affaires de ce dernier posé dans un coin et prenant les siennes, la jeune femme se dirigea vers la cuisine tentant de voir si le four fonctionnait et heureusement c'était le cas. Bon, y avait plus grand chose malheureusement, les pillards ayant déjà fait leur office, mais au moins, ils ne reviendront plus de si tôt. C'était un point non négligeable, cela leur permettait de se reposer un temps avant de partir. Sans doute que Billie partira plus tôt que cet homme. Peut-être après, rien n'était décidé à l'avance. Tout était une prise de décision sur l'instant et généralement, la jeune femme n'en démordait pas.

Billie ne s'éternisa pas plus que ça dans la cuisine. Quand les insectes furent à point, elle remonta avec une grande assiette où ces derniers, bien grillé laissait échapper un parfum plus acceptable. Cela manque un peu d'épice, mais on fait avec ce que l'on a, n'est-ce pas ? Pénétrant dans la chambre, elle la déposa sur la table de chevet en regardant l'homme alité. Honnêtement, il devrait sauter sur l'occasion.

« Je suppose que ça vous tente pas des masses et pourtant... C'est bourré de vitamine, j'en suis pas morte et je suis en bonne santé. » Elle prend une sauterelle et la croque sous son regard. « Bon ça manque peut-être de sel et de poivre, mais c'est pas dégoûtant... Mon père était militaire alors, quand ils étaient à cours de nourriture, ils faisaient avec ce qu'il y avait. » Elle porta son regard vers lui. « En Thaïlande, on fait des mygales grillés et c'est pas mauvais... » Elle lui présenta l'assiette. « Durant la seconde guerre, quand les conserves n'étaient plus bonnes, les soldats ne chipotaient pas. Ils mangeaient même si ça grouillait dans leur nourriture. » Elle sourit. « Mon père disait, si Dieu a mis certaine chose sur terre, ce n'est pas pour rien... »

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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Dim 22 Oct - 18:17
Ma sauveuse du moment ? Si ça ne me semblait pas aussi affreusement douloureux, je crois que j'en aurais lâché un rire. Mais c'est hélas impossible en ce moment et tout ce qui sort de ma gorge ne ressemble qu'à un gargouillement désagréable que je laisse mourir aussitôt pour reposer mes cordes vocales. Je regarde partout autour de moi en essayant de rassembler les pièces du puzzle, reprenant peu à peu conscience. Ce qui n'est pas totalement une bonne nouvelle, on ne va pas se le cacher. Une douleur fulgurante prend possession de mon corps à mesure que l'engourdissement s'évapore. J'ai l'impression d'avoir dormi pendant des semaines et que ce n'est toujours pas suffisant... Ma gorge est tellement sèche que le simple fait de respirer me coûte beaucoup, mes muscles si tirés que j'ose à peine bouger, mon esprit entouré de coton me donne l'impression que tout se passe au ralenti...

Je parviens quand même à lui demander de l'eau, difficilement et quelques décennies – ou peut-être seulement des secondes – plus tard, elle s'approche avec une énorme bouteille en plastique. Le liquide glisse dans ma gorge avec difficulté, mais ça fait un bien fou, tellement que j'envisage sérieusement de vider sa bouteille dès maintenant. Elle me le déconseille rapidement, en remarquant peut-être l'avidité que j'y mets, attrapant le goulot à deux mains et je me force à me calmer un peu. Ma soif plus ou moins étanchée, je me laisse retomber contre la tête de lit dans mon dos et repars distraitement à l'exploration des lieux dans un silence contrit, profitant de quelques secondes avant de lui demander où on est. Sa réponse est pour le moins... concise. J'aurais deviné tout seul qu'il s'agissait d'une maison, mais je ne dis rien, ne lui lance même pas un regard. Quelle maison ? Où sommes-nous réellement ? Voilà ce que j'aimerais savoir. Jusqu'où j'ai réussi à avancer pour me retrouver dans cette maison abandonnée. Par la fenêtre, la lumière du soleil qui m'éblouit encore me laisse quand même voir que nous sommes toujours dans Détroit, du moins si j'en crois le vis-à-vis plutôt désagréable avec les voisins.

Ma sauveuse s'éloigne le temps de me ramener un seau, dont le contenu ne peut que me tirer une affreuse grimace de dégoût. Des insectes... Je l'observe attentivement tandis qu'elle me présente ses arguments pour m'encourager à goûter. Ça ne fait vraiment pas envie, vitamines ou non, mais elle a probablement raison. Non, c'est même certain, c'est ma seule chance de sortir de cette maison sur mes deux pieds et en état de continuer ma route vers nul part, à la recherche de ces hommes qui pourront peut-être me sauver et dont je n'arrive décidément pas à retrouver la moindre trace. Je pensais honnêtement qu'ils seraient un peu plus bruyants que ça, mais visiblement quelque chose les pousse à se faire discret. C'est frustrant, mais c'est comme ça et je n'ai aucun autre but au monde que celui-là, si ce n'est de survivre coûte que coûte.

Alors, la décision est prise quand la jeune femme revient dans la chambre, une assiette pleine de bestioles grillées à la main. J'attends qu'elle la pose sur la table de chevet avant de m'emparer d'un premier insecte encore brûlant d'une main tremblante. Je le regarde sans grande conviction en écoutant distraitement les encouragements de ma sauveuse. Elle parle beaucoup, trop pour mon pauvre crâne fatigué. Tellement que, juste pour qu'elle s'arrête, je me décide enfin à croquer dans l'insecte. Le goût, la texture... Tout est désagréable contre ma langue et sous mes dents, mais je ferme les yeux et me force à avaler. « C'est... spécial. » je lui lance, rouvrant mes paupières pour la regarder. J'en prends un autre, recommence ce petit manège très lentement. « Ça fait longtemps que votre père vous fait manger des insectes ? » je lui demande sans parvenir à cacher vraiment mon effroi. Ce n'est certainement pas ma mère qui m'aurait fait subir ça et pourtant, elle et Dieu avaient une belle relation, plus fusionnelle que tout ce que j'ai connu dans ma vie. « Vous êtes de Détroit ? » Mes questions s’enchaînent rapidement, mon regard se fait plus perçant. Je n'ai pas croisé de survivant depuis un moment et celle-ci semble plutôt sympathique. Du moins, elle n'a pas encore essayé de me tuer, au contraire. Et j'ai bien l'intention d'en profiter.

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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Lun 27 Nov - 12:29


Billie & Evan


On ne peut pas dire que Billie soit la meilleure des hôtesses. Comment pourrait-on lui en vouloir quand on a passé deux ans de sa vie en solitaire ne rencontrant que quelques âmes qui en valaient la peine. Elle pensait surtout au doc qui avait su faire renaître l'espace d'un temps le côté social de la texane. Celui-là même qui semble être resté dans son beau pays. Le ranch qu'elle voit en rêve durant un temps où tout était encore logique et non pas sans dessus dessous comme aujourd'hui. Autrefois, on pouvait regarder par la fenêtre et observer une nature saine. À présent, ce n'est plus du tout le cas. Même mère nature semble avoir baissé les bras d'une certaine manière laissant les zombies affluer de toutes part alors, que ces derniers dénotent très clairement avec le décor. On s'y fait à la longue, c'est ce que l'on se pousse à se dire, mais ce n'est pas le cas. Le temps nous manque et plus on y pense et plus le tic tac de Maître Temps nous hante et nous torture d'une manière que l'on supporte à peine. L'envie de se foutre en l'air nous passe dans la tête, mais on est si fier et si combatif qu'on abandonne l'idée parce que nous savons que les armes de la mort sont ces mordeurs indésirables. Billie ne pourrait pas baisser comme cela les bras, c'est une amazone qui, la hargne au ventre fonce, parfois tête baissée certes, mais elle fonce aussi loin et aussi fort qu'elle le peut pour se battre. Tuant autant les non-morts que les vivants. Les hommes ne valent guère mieux de nos jours, la psychologie du chaos sans doute. Ce dernier les change et les module à sa façon et c'est loin d'être agréable. Le bon devient mauvais et le mauvais pire encore. Tout ceci à l'air de sortir d'un film de mauvaise qualité, mais qu'on se sent obligé de regarder jusqu'à la fin aussi nul peut-il être.

Billie parle bien trop. Elle le sait bien, mais la jeune femme ignore comment se comporter. Alors, fait à l'excès présentant argument et nécessité de manger des insectes pour survivre. On n'a pas le temps de faire la fine bouche, on doit supporter tout ce que l'on peut si ça peut nous donner les compléments alimentaires utiles pour notre organisme. La survivante n'en est pas morte, son père lui a fait goûter à cela dès qu'elle était capable de mettre un pied devant l'autre sans se casser lourdement la gueule. Dès les 14 ans de Billie, la jeune femme a connu des vacances bien différentes de ce que les autres peuvent se peindre dans la tête. Pas d'été à la plage ou d'hiver dans les montagnes. Non, ce sont les lieux les plus éloignés qui ont accueilli le père et la fille Drake afin de pouvoir survivre dans des environnements sauvages et plus propices à une mort certaine qu'à la vie.


Sa mâchoire commençait à lui faire mal. Ce n'était pas agréable de s'exprimer autant alors, qu'on est habitué au silence depuis quelque temps. Elle prend un insecte grillé et le déguste. Le goût ne lui faisant plus rien depuis le temps, la jeune femme ne réfléchit qu'au plus important à l'obligation d'en manger pour survivre. Si ça ne fait rien au ours de manger quelques petites douceurs de ce type ou encore aux oiseaux de manger des vers, alors cela ne risque rien de faire à un être humain. Encore faut-il connaître la faune et ne pas manger ce qui pourrait être néfaste. Le serpent, c'est très bon aussi, ça un goût de poulet.

« C'est... spécial. »

« C'est pas pire que de la mygale grillée. Là, crois-moi le goût est dégueulasse. »

Que cela soit en plein cœur de la jungle ou encore dans un petit restaurant de rue du Cambodge, Billie a pu largement en goûter. Et même bien cuisiné, ça un goût de friture pour les pattes, mais pour le bas de l'abdomen de la bestiole, c'est pâteux et atroce même le sel, le poivre et leur sauce ne font rien pour améliorer le goût.

« Ça fait longtemps que votre père vous fait manger des insectes ? »

Billie prend un autre insecte grillé et observe l'homme allongé sur le lit et encore souffrant. Et encore ce mot lui semblait en dessous ce qu'il pouvait ressentir. Mais bon, il avait eu le mérite d'avoir résisté jusqu'à présent. À voir ce que l'avenir lui réservait.

« Depuis mes 14 ans pourquoi ? » Elle croque sans rechigner dans le petit insecte, mâche et avale sa petite chasse de la journée. « Il m'a appris à survivre et autant dire que ça me sert aujourd'hui. C'était un militaire de carrière avant de devenir ouvrier d'un pétrolier. Il a préféré que je sois prédatrice que proie et ça a plutôt bien réussi depuis ces deux dernières années. » Elle se sentait un peu obligé d'expliquer les actions de son père.

« Vous êtes de Détroit ? »

« Non, je suis du Texas, mais ça fait un petit moment que j'y traîne. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Mer 29 Nov - 9:23
Je sais bien que cette jeune femme m'a sauvé la vie, mais elle me met légèrement mal à l'aise malgré tout. Je ne sais pas vraiment pourquoi, après tout elle m'a rendu un fier service et elle semble plutôt gentille, mais cette façon qu'elle a de parler de son père avec tellement de détachement pour décrire ce qui ressemble fortement à de la maltraitance de là où je me trouve est plutôt désagréable. Pourtant, elle a raison et je le sais puisque je continue d'avaler un à un les insectes qu'elle m'a offert comme repas. Ça fait du bien de se remplir le ventre après tant de temps à mourir de faim et on finit même par ne plus penser au goût ou à ce que cet aliment est réellement. Très lentement, je regagne des forces, suffisamment pour espérer pouvoir me remettre debout et repartir en quête de ce que je cherche. Malheureusement, c'est encore compliqué de savoir jusqu'où aller et c'est pourquoi, sans doute, je me permets de demander à la jeune femme si elle est du coin. Après tout, si c'est le cas, j'ai peut-être une chance de pouvoir compter sur ses indications pour me guider sur la bonne voie...

Sa réponse a un goût de déception et d'espoir en même temps. L'espace d'une seconde, je la regarde fixement sans rien ajouter, tâchant de deviner sur son visage harmonieux quoi qu'un peu sévère de quelle façon m'y prendre pour obtenir ce que je veux sans l'inquiéter. Ma brève collaboration avec Moreau est toujours dans un coin de mon crâne et je n'oublie pas non plus les quelques rencontres que j'ai fait depuis, les conversations timides que j'ai eu avec ces gens et comme ils frissonnaient d'effroi chaque fois que j'avais le malheur de parler des Punishers ou du Fossoyeur, leurs certitudes ridicules à propos de ce Fantôme, créature mi-homme, mi-démon, qui viendrait les sauver du monstre. Je ne veux plus entendre d'histoires à dormir debout sur un homme revenu d'entre les morts pour mettre fin à la tyrannie du Fossoyeur, ce que je veux désormais, c'est que quelqu'un me dise où il se cache aussi précisément que possible. Aussi, c'est une mine contrite qui finit par se dessiner sur mon visage et je me penche pour attraper mon sac sur le sol avant de relever les yeux vers ma bienfaitrice.

« Non, du tout, je suis né à Londres. » lui dis-je tout d'abord, forçant un peu sur mon accent qui s'entend pourtant très naturellement et qui me trahit toujours. Je lui offre un léger sourire et détourne les yeux, comme si j'étais soudainement gêné de raconter la suite. « Je me suis installé à San Diego il y a quelques années et j'y ai vécu jusqu'à... Enfin, vous savez... » La voix qui se brise, le regard qui tombe vers le sol pour souligner le drame qui a frappé le monde entier deux ans plus tôt... C'est probablement l'une de mes meilleures performances d'acteur de ces deux dernières années. Le fait d'être mal en point ajoute une petite touche de tragédie très réaliste avec ma voix tremblotante, sans en faire trop non plus, c'est parfait, vraiment. « Quelques fidèles de ma paroisse à San Diego nous ont aidé à fuir, ma femme et moi, au début et on a fini par se retrouver ici à Détroit à force d'avancer sans réel but. » Doucement, je lui tends une photo de Lola et moi enlacés devant un couché de soleil sur Cristal Pier. Les longs cheveux bruns et le teint halé de mon ex-petite-amie soulignent clairement ses origines mexicaines, mais dans une ville si proche de la frontière comme l'est San Diego, ça n'a rien de très étonnant. « Lorsqu'on est arrivé à Détroit, on... Des hommes nous ont attaqués. Notre groupe était déjà bien affaibli, plusieurs hommes sont morts et... Ils ont emmené Lola. » Je ne la regarde plus, désormais, plus du tout. Mon regard vide est posé dans le vague, la peine que je renvois semble réelle. « J'ai été mis hors d'état de nuire très tôt, je suis resté inconscient un bon moment, ils ont du me croire mort... Mais je suis certain que ma femme est encore en vie et j'essaye de la retrouver. »

Finalement, traversés par une lueur d'espoir plus violente que jamais, je relève mes yeux sur la jeune femme. « Si vous êtes à Détroit depuis quelques temps, vous savez peut-être de qui je parle ? Des motards, leur chef se fait appeler le Fossoyeur... Je sais que c'est un homme effrayant et que je risque cher en me lançant à sa poursuite, mais il faut que je la retrouve, vous comprenez ? Sauf que je n'arrive pas à retrouver leur trace... » Je ne la lâche plus des yeux, désormais et j'attends, avec espoir, qu'elle m'offre un indice, une piste, n'importe quoi, priant seulement pour que ce ne soit pas un nouveau discours craintif sur ce monstre et le conseil inutile de me tenir loin d'eux.

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MessageSujet: Re: A horse with no name [Billie]   Aujourd'hui à 0:30


Billie & Evan


Trop loquace ou pas assez, Billie avait bien du mal à trouver une juste mesure. La sociabilisation n'a jamais été son domaine d'expertise, elle qui la plupart du temps travaillait avec des chevaux ou bien derrière son ordinateur pour ne pas perdre la main dans un monde qui lui a été totalement fermé à cause d'un fils de riche qui se pensait tout permis parce que papa pouvait dissimuler les méfaits dont il était coupable. A croire que le viol ou dans le cas de la texane, une tentative de viol était un domaine dans lequel il fallait passer pour affirmer qu'on devenait véritablement un homme. La jeune femme n'avait pas de regret, elle avait déversé assez de sa violence pour lui faire comprendre qu'il s'en prenait à la mauvaise personne tout comme elle ne regrettait aucun de ses actes commis depuis que l'apocalypse a éclaté. Enfin en dehors de quelques exceptions, mais elle faisait avec et le sauvetage de cet homme permettait de se diriger davantage vers le pardon d'un être qui n'avait aucunement mérité toute la haine des Punishers. Franky lui manquait, c'était un gars qui valait la peine qu'on retourne sur ses pas pour lui sauver la mise. Sans rien demander en retour, il était capable de se sacrifier ou de se prendre un coup à la place d'une autre personne. Billie aurait aimait l'aider davantage à se construire et s'accepter, mais elle n'en a pas eu le choix. Peut-être aurait-elle dû écouter son instinct quand il lui a dicté de partir à la recherche de son cousin disparu, mais encore là, l'aura et le charisme de Bruce la maintenait prisonnière de son emprise. Bêtement, la texane tentait de trouver des excuses aux actes qu'il a pu commettre et maintenant qu'elle reprenait un peu de son humanité, la jeune femme s'est rendu compte, qu'une nouvelle fois, elle avait pris les mauvaises décisions. Aujourd'hui, elle vit avec le poids de ses erreurs à la recherche de l'acceptation et à la conquête du pardon.

Sans véritable appétit, elle croque l'insecte grillé qui lui semble un goût neutre malgré l'assaisonnement, maigre soit, mais tout de même présent sur cette petite et minuscule viande vitaminée salvatrice pour l'homme comme pour elle. Mais non, la faim n'était pas présente, même si par moment son estomac venait à gargouiller. Elle ne disait rien, le regard dans le vide préférant se taire et répondre au peu de questions de l'étranger qui était allongé sur le lit. Faible encore des épreuves passées, mais étrangement, la jeune femme sentait de l'empressement de sa part. Rien de bien étrange, Billie donnait envie de fuir plutôt que de se rapprocher surtout quand elle tentait un serpent cuit ou bien une assiette d'insectes grillés comme maintenant.

Londres ? Bordel pourquoi dire le nom de ce pays. Voilà qu'une nouvelle nostalgie la capture, l'image de ce bon vieux doc occupe ses pensées. Un moment d'humanité où elle a pu échanger sans avoir à se méfier ou encore à regarder par-dessus son épaule. Elle avait fui l'environnement stable de la bibliothèque alors, que cet homme était prêt à se porter garant pour elle. Mais, butée comme pouvait l'être la survivante, elle avait préféré errer à nouveau et affronter le monde qu'il soit horrible et putride ne lui faisait plus grand chose. C'était toujours le cas d'ailleurs, mieux valait accepter pour s’adapter que de regretter un temps qui s'était bel et bien écroulé.

Sans couper la parole à l'étranger, sans doute, avait-il besoin de conter son histoire comme beaucoup d'autre d'ailleurs, pour ne pas oublier qu'il y avait une vie avant tout ce désastre et une part d'humanité qui a vécu avant que les êtres humains ne viennent à s'agresser entre eux pour se voler ou encore simplement pour laisser le monstre en eux parler. Les créatures en putréfactions ressemblaient parfois à des agneaux comparés à certains encore vivant et qui continue d'infester à leur façon les routes.

« Si vous êtes à Détroit depuis quelque temps, vous savez peut-être de qui je parle ? Des motards, leur chef se fait appeler le Fossoyeur... Je sais que c'est un homme effrayant et que je risque cher en me lançant à sa poursuite, mais il faut que je la retrouve, vous comprenez ? Sauf que je n'arrive pas à retrouver leur trace... »

Billie se crispe. Il pouvait mentionner n'importe quel nom et surnom, mais pas celui-là. Cela avait dû se lire dans son regard quand elle le porta à cet homme qui possédait encore l'espoir de retrouver sa femme. Pour tout dire, elle aurait fait pareil à sa place. Se foutre du danger et foncer tête baissée pour retrouver l'être à qui l'on a juré fidélité et amour jusqu'à la fin de sa vie. Cependant, Billie prend quelque peu le temps pour répondre, elle qui a vécu parmi les Punishers, elle savait pertinemment de quoi ces derniers étaient capables et sa femme a sûrement connu les pires outrages. Rien ne les arrête, ils sont à l'image de Bruce, sans pitié. Même si parfois, le Fossoyeur a su se montrer compréhensible envers Billie, mais c'était surtout ses compétences qui lui permettaient de rester en vie ainsi que les dires de son cousin à ce moment-là.

Elle se leva se dirigeant vers la fenêtre observant la valse lente et funeste des zombies et se met à croiser les bras comme si elle voulait se protéger de l'impact des mots qu'elle allait prononcer.

« Les Punishers. » Déclara-t-elle simplement sans joie et dans un soupire lasse. Ce groupe continuait à faire parler d'eux même si elle les a quitté il y a un moment déjà. « Ouais je connais... Comme la plupart des gens ici tu vas me dire. » Mais non, bien plus encore. « Si les Punishers ne veulent pas être trouvé, on ne les trouvera pas. » Peu d'espoir, tellement peu pour lui, mais en tournant brièvement la tête, elle fut frappé son regard. Le genre, presque implorant de retrouver sa femme. « On dirait que rien n'a changé... Ils continuent à détruire tout sur leur passage. » Elle passe une main dans ses cheveux soupirant une nouvelle fois, mais plus fort cette fois-ci. « OK... Je veux bien vous conduire dans les endroits où ils se rendent souvent, mais faut vous reposer avant. Face aux Punishers, on en aura besoin et ils ne gardent pas un bon souvenir d'une traîtresse. » Elle évite tout contact. « Mais... Pour avoir appartenu à ces connards, tu dois te mettre dans la tête une chose... Ta femme... Ne sera peut-être plus la même. »
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A horse with no name [Billie]
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