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Mer 9 Aoû - 7:48



Ft. Jonasson family


Nous venions de finir manger, dans le plus grand des silences, Clarice et moi. Ce que j’avais à lui dire ne lui plairai sans doute pas, mais je devais le faire. L’avertir que nous allions devoir se séparer encore un peu. Je n’avais cessé mes expéditions depuis son arrivée au laboratoire. C’en était même devenu mon rôle principal. Motivé par deux choses : améliorer la qualité de vie au sein du laboratoire, et retrouve Ryan, mon frère. Ma némésis. Après un rapide nettoyage de nos couverts, je me dirige de nouveau vers Clarice et lui tends la main pour qu’elle se lève de sa place et m’accompagne jusque dans notre chambre. Je nous dirige vers le couloir. Toujours aussi silencieusement, nous le traversons. Je fixe droit devant nous, quoiqu’un regard furtif de ma part, se jette régulièrement sur son visage. J’aimerai qu’elle retrouve la voix encore une fois, pour me dire quelles sont ces pensées. Cette situation me rompt le cœur de nouveau. La dernière fois que c’est arrivé, j’ai cru qu’elle ne m’aimait pas. Maintenant, je sais ce que ça cache. Un traumatisme enfouis qu’elle n’arrive à extérioriser. Sa mère me l’a appris.

Pourtant, au début de cette épidémie, j’ai réussi à la faire parler. Ou était-ce la mort de sa mère qui l’y avait motivé ? On arrive devant la porte de ma chambre, et je l’ouvre, laissant entrer ma petite princesse pour la suivre. Je retire mon sweat pour me retrouver en t-shirt. Simba, qui jusqu’ici était dans la poche de ma veste, s’en était extirpé pour aller se percher sur le rebord de la fenêtre et s’y mettre en boule. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne s’endorme. Nous allions l’imiter, après une petite discussion… Ou plutôt un monologue pour essayer de lui faire comprendre que je dois de nouveau sortir. Mais pourquoi ? Etait-ce réellement pour la communauté ? Ou pour ma quête vengeresse ?

Je m’installe sur le lit que j’ai toujours eu depuis mon arrivée au labo. Enfin, en dehors du brancard qui me servait de lit d’hôpital. J’avais fait venir un autre lit une personne pour Clarice, mais à chaque fois que je l’installais dans ce dernier, je me retrouvais avec elle dans mes bras le lendemain matin. J’avais fini par accepter la situation. Elle avait besoin de moi. Tout autant que j’avais besoin d’elle. Elle avait donc pris l’habitude de me dormir directement avec moi.

Une fois qu’elle est à mes côtés, je la prends dans mes bras et dépose un baiser sur sa joue, avant de me reculer un peu pour l’observer. « J’ai un truc à te dire qui ne va sûrement pas te plaire, Clarice. Demain, je vais encore sortir. Je dois faire une mission de ravitaillement. » Je grimace en voyant sa mine déconfite. « J’aimerai tellement que tu puisse reparler un jour pour avoir ton avis… »

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Sam 12 Aoû - 4:41

Manger c’était bien, tonton et moi on se plaisait bien à le faire en tête à tête sans trop se stresser et il ne cherchait pas non plus à forcer une discussion, je n’avais donc pas besoin de sortir mes petits papiers, pas de stylo, rien. Juste profiter de mon oncle et du silence complet. Il avait fait la vaisselle rapidement et j’avais tenté de l’aider avec le sourire, il était là, j’étais rassurée, j’étais heureuse même. C’était tout ce qui m’importait. Je l’avais suivit ensuite jusqu’à la chambre. En vrai, je le suivais presque toujours à la trace, sauf quand j’avais école, mais avec de la chance, l’école c’était relativement court ici, alors il ne pouvait pas se sauver bien loin et s’il le faisait, je me sauvais aussi. Oh, il n’aimait pas l’idée, mais je m’en fichais, il n’avait qu’à pas sortir sans moi ! On était une famille, on devait rester ensemble.

Je regardais mon oncle déranger Simba et je l’avais suivit du regard, m’approchant un peu pour le regarder. J’adorais la petite boule de poil, elle était mignonne, elle n’était pas dérangeante en prime. J’aurais bien voulu la cajoler, mais elle allait surement devoir dormir un jour, nous aussi il le faudrait bien quand on y pense. J’avais un lit aussi, il ne servait pas réellement, mais il était là, c’était mieux que rien. Je préférais de loin le lit d’Abel, c’était tellement moins risqué. Personne ne pouvait m’atteindre là, les monstres étaient obligés de rester très très loin. Je m’étais assise avec lui, l’observant dans le plus grand des silences, comme toujours. Ça faisait des moins que je l’avais retrouvé et j’étais toujours aussi silencieuse. Je savais parler, je le pouvais, mais je n’y arrivais pas. Il m’avait attiré contre lui et je ne pouvais que sourire. C’était bien comme ça, les bisous aussi c’était bien. J’adorais que notre petit monde se résume à ça, nous trois, moi, Abel et Simba.

J’avais penché la tête légèrement, l’écoutant me parler. Quelque chose qui n’allait pas me plaire ? J’avais directement froncé les sourcils à l’entendre, il avait donc surement raison. Mon expression c’était automatiquement mué en désapprobation totale quand il m’annonça avoir une mission de ravitaillement le lendemain. Hm, laissez-moi réfléchir… non. Non je veux pas, il sortait toujours, il pouvait bien rester un peu. Il voulait mon avis ? Pourquoi l’avoir avec des mots ? Mon visage lui disait bien, mon visage il lui criait que non, je ne voulais pas qu’il sorte. Mes yeux s’embuèrent rapidement, s’il lui fallait des mots pour rester, j’en connaissais plein hein ! Je n’arrivais pas à les dire, mais je les connaissais. Alors, j’avais pris mon courage à quatre mains, les deux miennes et les deux siennes et peut-être même un peu des pieds pour souffler un simple : « Non » totalement inaudible, mais c’était un mot ! C’était réellement un mot ! Oui oui, un vrai mot. Non, je ne voulais pas qu’il sorte et de ce fait, j’avais fini par me jeter à son cou pour le tenir très fort, être certaine qu’il ne se sauve pas.

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Lun 14 Aoû - 15:44

Au vu de la tête de Clarice, elle n’avait pas l’air d’accord du tout avec cette mission. Je grimaçais, continuant d’exposer mon plan, et surtout mon envie de l’entendre de nouveau parler. Je compris que ce n’était pas encore pour aujourd’hui et détourne mon regard, la voyant chercher je ne sais quoi. Mais d’un souffle à peine audible, sa voix se fit entendre, clamant un nom. Mes yeux la fixent de nouveau, un air de surprise et de fierté sur le visage. J’aurai préféré qu’elle accepte la situation, je devais assumer mon rôle. Mais la joie était bel et bien là. Elle m’attrape par le cou. Je ne peux effacer mon expression. Me voici mué à sa place, l’entourant de mes bras. Je me rendais compte que je devais l’encourager dans cette voie. Je puise les mots au fond de mon âme. « Il le faudra tôt ou tard, Clarice. Je… Je peux repousser ma mission mais, je vais devoir assumer ma nouvelle fonction. Je veux que ce laboratoire nous protège encore un long moment… » Je me reculais pour la regarder droit dans les yeux, caressant sa joue de mon pouce.

Elle était tout ce qu’il me restait en ce monde. Elle et Samara. Mais Samara était assez grande pour concevoir qu’on ne fait pas toujours ce qu’il nous plaît. Clarice avait besoin d’être rassurée et réconfortée. « J’ai toutes les raisons du monde de revenir en un seul morceau. Et puis je sais me débrouiller dehors, tu sais ? Il ne m’arrivera rien, je te le promets ! » J’étais on ne peut plus sérieux. Comme si je prêtais un serment, m’assurant une mort instantanée si je le rompais.

Je me redresse sur le lit pour m’appuyer contre le mur à sa tête, et me retrouver assis. Je prends ce recul pour mieux l’admirer. « Où est passé ce nourrisson que je portais à la maternité quand tu es née ? Tu sais que ton accouchement n’a pas été une partie de plaisir hein ! Ta mère m’a écrasé la main quand les sages-femmes lui demandaient de pousser. Elle hurlait… Puis quand tu es sortie, j’ai été le premier à te tenir. Il fallait bien le faire. Ta mère était trop dans les vappes. Tu étais déjà une battante. Tu aurais dû voir la fougue que tu avais… Puis tu t’es mise à grandir si vite… En un rien de temps tu me courais après lorsque je partais de chez toi avec ma moto. J’étais obligé de te faire monter à l’avant, pour que tu sois calée entre le réservoir et moi. On roulait. Doucement bien sûr, mais on roulait. Tu n’avais pas peur, contrairement à la plupart des gamins. Tu riais en regardant ta mère, et en lui disant au revoir. » Je souris à repenser à ce souvenir. Peut-être qu’un rappel de ce qu’on a vécu va l’aider à recoller les morceaux. Tout n’était pas si sombre que ça, même avant.

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Lun 4 Sep - 3:56

Je ne voulais pas qu’il parte, pas sans moi. S’il voulait sortir, qu’il m’amène et puis voilà. On resterait ensemble Si papa arrivait… revenait… nous hantait, on serait ensemble. Je ne voulais que ça et même ça, c’était trop demander. Je ne voulais pas qu’il parte seul, voilà. J’avais au moins réussi à susciter son attention, tout en me blottissant contre lui. Je n’avais pas entendu le son de ma propre voix depuis tellement longtemps que ça me semblait irréel. Aussi bien arrêter et l’écouter un peu. Remettre à plus tard ? J’avais hoché la tête dans son cou pour accepter d’emblée l’idée. Ça c’était mon genre de compromis, remettre à plus tard pour toujours. Sauf qu’il semblait sérieux quand il parlait de sa nouvelle fonction, j’aurais voulu lui dire de m’amener, de lui expliquer, mais aucun mot au monde n’était assez court pour arriver à lui expliquer dans mes mots. J’aurais besoin de lui écrire, mais j’étais trop occupé à me pendre à son cou, tout en le laissant en rajouter. Il promettait de revenir en un seul morceau, mais je n’avais pas assez confiance en la vie pour ça. Il savait se débrouiller, oui, mais la vie était plus méchante que ses talents. La preuve, mon paternel existait. Il savait se débrouiller et je voulais clore le débat, il ne partirait pas. Alors…

-Non.

Voilà, c’était dit. Il allait rester pour toujours et ne pas mourir encore. Je ne voulais pas qu’il meurt encore, je voulais qu’il reste avec moi. Il avait bougé, mais pas pour me décrocher ni même pour m’éloigner. Juste assez pour me regarder et je le regardais. Je soutenais son regard, les sourcils froncés, je ne le laisserais pas gagner. Il allait rester avec moi. Sauf qu’il continuait de parler et je n’aimais pas ce qu’il disait. J’étais grande maintenant, je n’étais plus un bébé, mais il me racontait quand je l’étais, il me racontait ma mère et je me souvenais de ses moments, le sourire de ma mère et la crainte dans ses yeux, parce que c’était dangereux la moto. Parce que je n’avais pas encore de casque à moi à l’époque et ni les sangles. Bebel avait fini par m’en acheter, parce que je voulais encore et toujours faire de la moto, j’avais envie d’aller vite, la moto donnait toujours l’impression de voler et j’adorais cela. Sauf qu’il me parlait de ma maman et elle me manquait, elle me manquait tellement et je ne pouvais rien faire pour la revoir, plus jamais. Alors, mes yeux se remplir de larmes, encore, toujours et j’avais commencé à pleurer, parce que ma maman me manquait, parce qu’il voulait me quitter, parce que les monstres finiraient par me retrouver ou pire. La vie n’était pas gentille, il y aurait encore des épreuves, toujours. Alors, j’étais retournée dans ses bras, plongeant mon nez dans son cou, mes yeux cacher dans son pull. Ma mère me manquait, il me manquait quand il partait, comment j’étais censée réagir à tout ça ?
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Ven 22 Sep - 22:09

Elle parvint à exclamer son mécontentement d’un « non » clair, net et précis. Je me rappelais de tant de chose que l’on avait vécu ensemble. Je voulais lui prouver par A + B qu’il était nécessaire pour nous de prendre des risques, qu’elle aussi avait su en prendre alors que sa mère était dans le même état qu’elle. Au lieu de ça, je lui ai inspiré la tristesse, en la renvoyant à l’image de sa mère. Je le compris bien assez vite, en voyant son regard se gonfler de larmes. Mon cœur ne fit qu’un bond. Je la serre contre moi. « T’as gagné. Je reste là pour aujourd’hui. Mais il faudra vraiment que je finisse par sortir tôt ou tard. Je te promets de m’accompagner des bonnes personnes pour le faire. » Assez parlé pour ma part. J’avais peur de trop insister auprès d’elle. Elle était patiente, mais à quel point ? Je l’avais déjà faite pleurer. Je la serre un peu plus contre moi, déposant de nouveau un baiser sur son front.

Je ne sais combien de temps a duré ce moment père-fille, mais suffisamment pour que le soleil progresse dans le ciel, et vienne heurter mon visage de ses rayons. J’avais oublié ce que ça faisait de rester au lit jusqu’à une heure aussi avancée. D’ordinaire je le fuyais autant que faire se peut. « Par contre, à un moment ou à un autre il faudra bien qu’on finisse par décoller du lit, ma puce. D’une parce qu’il ne va plus rien nous rester pour le petit-déjeuner. Et de deux, Simba va vouloir grignoter un truc lui aussi. Et ce serait dommage qu’il s’attaque à nous pour le faire… » Je lui offre un sourire en coin, tentant de la réconforter comme je le puisse de par ses paroles.

Et l’intéressé, ayant entendu son prénom, fit savoir qu’il l’avait reconnu, bondissant de son perchoir jusque sur le lit pour venir se placer sur l’épaule de Clarice, en nous fixant tour à tour. Je ne peux que lâcher un rire tant il tirait une tête à la fois drôle et mignonne. « Tu vois ? Il a l’air de vouloir commencer par toi ! » dis-je en blaguant. Je me recule pour prendre Simba dans mes mains. « Redresse-toi, Clarice, je vais te montrer un truc. » Je m’assure d’avoir son attention puis dépose l’écureuil sur la couette. Je lui lance un faux regard de défi et me met à dire de façon subite et assez fort « Pan ! » L’écureuil se laisse tomber sur le flanc, faisant le mort. Je ris de nouveau tout en gardant un œil sur Clarice. J’essayais de susciter en elle son si joli petit rire qui m’avait tellement manqué. Ce rire apte à me sortir de n’importe qu’elle enfer pour me catapulter directement au paradis.

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Sam 7 Oct - 15:28

Non, non, non et non, je n’étais absolument pas d’accord et j’allais lui dire rho. Je ne voulais pas qu’il parte, il ne reviendrait pas. Il finirait par ne pas revenir et je ne voulais pas ça, je ne le supporterais pas une seconde fois. Alors, c’était non, voilà. Je n’en avais pas démordu jusqu’à gagner. J’avais hoché la tête à la négative pour la forme, murmurant encore un tout petit : « non » pour l’informer que je ne changerais pas d’avis, même si je savais qu’il avait raison. Je n’avais pas confiance, pas en la vie et pas vraiment aux gens du labo. Une mission de ravitaillement pouvait tellement tourner mal rapidement. Comment je pouvais dire oui à ça ? Oui tonton, va mourir, ça va. Non, je ne pouvais pas.

J’avais décidé de ne pas bouger, j’étais dans ses bras et tant qu’on ne bougeait pas, il ne changeait pas d’avis. Sauf que le temps passait et que je sentais les fourmis dans mes membres qui manquaient de mouvement. Pourtant, je restais, encore et toujours. Jusqu’à ce qu’il me parle de nouveau. J’avais levé les yeux vers lui. Petit-déjeuner était une bonne idée, c’est vrai. Simba qui meurt de faim, ça je pouvais m’arranger avec ce problème. Sauf que je n’arrivais toujours pas à sourire, je n’avais pas envie. Il voulait qu’on se lève pour partir. Il souriait lui, bah pas moi. Même quand Simba c’était approché, je tenais un excellent moyen de pression, aussi bien le garder, du moins, j’avais tenté. Parce que Simba était marrant à faire le mort et que tonton tentait réellement fort. Je retins alors très très fort mon sourire, il ne gagnerait pas comme ça.

Je m’étais déplacée un peu sur les genoux de Bebel, juste assez pour fouiller dans ma poche et en sortir une cacahuète et là, j’étais la plus meilleure Clarice du monde et Simba m’aimait très très fort. Oui, j’ai acheté l’amour de cette écureuil avec de la nourriture, j’assume. J’en sorti deux de plus et Simba courrait presque dans tous les sens. Je fis un sourire à mon tonton tout en retournant me blottir dans ses bras. Voilà, la menace Simba qui dévore le monde entier était terminé, maintenant on pouvait rester ensemble. Je m’étais placée en mode koala, comme ça, s’il comptait réellement aller manger, je n’aurais pas à bouger. C’était une technique comme une autre non ? De quoi que j’étais trop grande pour ce genre de caprices ? Non, non, je faisais le nécessaire pour sa survie. À la limite, le suivre partout était aussi une technique efficace, mais il faisait souvent la tête quand je tentais de le suivre dehors. Je suis certaine qu’il avait aussi peur que moi qu’on retombe sur papa et que ça se passe de la même façon. Plutôt mourir, mais bon.


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