From Dawn to Dusk Ξ Aube Callum



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I walk a lonely road
Lucretia Diamond
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 11 Aoû - 23:26

    « J'ai faim. » Brutus écarquilla les yeux, lui qui était plongé dans un sommeil léger depuis quelques minutes « Ben mange, qu'est-ce que tu veux que je te dise... » m'annonça-t-il après un long soupir « Y a pas ce que je veux dans la cuisine. » je me comportais parfois comme une sale gosse. Nous avions amassé une certaine quantité de nourriture depuis notre arrivée, tout juste une semaine à ratisser le nord de la ville, à fouiller et à vider la moindre épicerie. Le stock se formait essentiellement de boîtes de conserve, dont la durée de vie était la plus intéressante dans ces temps de crise alimentaire, mais de temps à autres nous mettions la main sur d'autres aliments plus savoureux comme des biscuits, des friandises ou du chocolat. « Tu comptes faire quoi ? » me dit-il en se levant de son fauteuil poussiéreux rongé par les mites « Je crois que je vais faire un tour en bas de la rue... Qui sait ? La station service regorge peut-être de petites surprises, encore je l'espère... » je ramassai mon colt 1911 tout brillant, que je bloquai à la ceinture, puis me recouvris de ma veste de chantier. Lorsque je voulus quitter la pièce, le géant m'attrapa le bras et m'attira vers lui pour que je fixe son visage « Il est tard, il commence à faire sombre... Tu veux pas que je demande à Titus ou à Caïus de t'accompagner là-bas ? Par mesure de précaution au moins. » je refusais d'un ton autoritaire, ce n'était qu'à quelques mètres de là, je n'avais pas besoin d'être chaperonné en permanence.

    Je prenais une allure plutôt normal jusque là, profitant que l'avenue était dégagée pour marcher au milieu, je n'étais pas du tout effrayée dans la nuit. Je me sentais bien, sereine, les choses allaient assez bien dès lors que j'avais décidé de venir avec le groupe dans l'état. Nous aurions pu continuer notre chemin, mais étrangement, j'avais apprécié l'endroit, cette ambiance de calme, le vent doux qui se lève et caresse la peau dès l'aube. En parlant de l'aube, je devais accélérer la cadence si je voulais rentrer à temps et éviter de tomber sur une nuit trop glaciale, même pour une canadienne dans le sang. Je me précipitais donc lorsque que la station service fut tout près pour m'engouffrer à l'intérieur. « Je suis con... » chuchotai-je pour bien marquer le coup de ma connerie. C'était malin de se mouvoir dans l'obscurité sans aucun source de lumière à disposition. Forte heureusement, la lune était si belle, et à elle seule, elle offrait la principale source lumineuse du coin. La station, plongée en partie dans l'obscurité, se baignait dans cette chaleureuse veilleuse naturelle. Je réajustai ma coiffe d'indienne en rabattant avant tout les deux grandes tresses que j'avais eu l'occasion de produire pendant mon temps libre comme je l’appelais, aussi dénommé comme le « temps de surpervision » des ouvriers.

    Pour décrire le lieu, de ce que je pouvais à peu près voir dans cette condition nocturne, il semblait avoir subi autrefois le passage d'une bande de pillards affamés. Des détritus en tout genre jonchaient le sol et recouvraient majoritairement le carrelage crade et touché par le vétusté. Il ne fallait pas être un génie pour se douter qu'au bout de longues années sans entretien, c'est ainsi que finissait toute bâtisse non habitée. Cela avait été le cas pour la caserne qui nous servait aujourd'hui de maison. Je ne laissais aucun doute sur ce qu'il restait dans les quelques rangements. Les étagères blanches, pour la plupart, avaient été démonté par une violence rare, les humains se comportaient réellement comme des sauvageons quand il était question de survie. Les quelques étagères, qui constituaient l'unique représentation de ce qu'avait été l'enseigne lorsqu'elle fonctionnait encore, étaient soit souillées par des substances liquides étranges et odorantes, soit servaient d'abri pour d'autres races de survivants. Je jurais avoir entendu quelques rats courir dans l'arrière, il n'était pas rare d'en croiser, comme les cafards, les éternels survivants de toute chose. Alors que l'un d'entre eux frôla ma main alors que je tentais de me frayer un chemin à travers les décombres, je ne pus m'empêcher de crier « Je ne suis pas venue ici pour souffrir, ok ? » comme si quelqu'un pouvait me comprendre. C'était quoi ça ?! J'avais l'impression... Ce n'était certainement pas le moment d'être prise de doute, j'avais vu assez de films d'horreur pour savoir qu'il était temps de sortir le gros calibre. Je m'empressai donc de tirer l'arme au-dessus de mes fesses, puis le pointa aléatoirement dans chaque direction « Eh ! Je vais tirer avant de demander qui c'est... »

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Little Warrior
Aube Callum
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Sam 12 Aoû - 11:33

La station
Je marche, dans les rues d’un lotissement quelconque de Detroit, la nature recouvre progressivement les maisons, des familles américaine, qui était l’exemple même du rêve américain, en ce moment, je suis plus sûr qu’il soit vraiment d’actualité
Tout le monde avait fui vers le Nord au début de tout ça, qu’elle bande de con…
Résultat, ceux qui sont resté, on bénéficier, de toute les maisons bourré de nouritture est d’objet en tout genre
J’étais par ici, à la recherche de nourriture et de peut-être quelques livres, ou autre objet de valeur, mais bizarrement toutes les cuisines des maisons avait été vidé sans aucune exception, dans ce quartier
Le soleil, commençait déjà à se coucher, je ne m’étais pas rendu compte du temps qui passait, trop occuper à guetter le moindre signe de danger, j’avais aussi très chaud dans mes protections de cuir, bien que ça me protège et peut-être fasse fuir des survivants, qui ne sont pas des armureries vivantes !
J’avais glissé mon glock, chargé à bloc, entre l’élastique de mon jean et mon corp…
Depuis quelque temps, je n’utilisais plus que mon épée, les munitions était bien trop précieuse
Je m’entraîne tout les jours à l’aurore, répétant sans cesse les mouvements que ma Mère faisait avec son épée à son propre entraînement, j’étais arrive à un résultat plus qu'acceptable…
J’ai été forcé, de trouver un de ces objets qu’on utilisait avant sur les couteaux, pour aiguiser un peu la mienne, tout en la nettoyant tout les jours, j’étais fier de mon équipement, aller qu’il n’y avait pas de quoi...mais je préfère ne pas en parler
Il commençait à faire froid, mon souffle fait apparaître de la bué sur ma visière en plexiglas
J’avais vraiment été rattrapé par le temps...pas question de revenir sur mes pas
C’est donc épuiser et à bout, que je me dirige vers une station-service tout ce qu’il y a de plus banal, dans l’espoir de trouver une cache, pour éventuellement me reposer, et reprendre la route demain

J’entre dans le vétuste bâtiment de la station, discrètement, regardant où je marche
Certains meubles avaient été rongés par la moisissure
Soudain, j’entends une voix de femme, dans un réflexe, je cours vers la sortie, sauf que mon pied se prend dans un carton, puis je percute une étagère...le casque amortis tous les chocs
Bon pour la discrétion, on pouvait mettre une croix dessus…
La femme n’est qu’à quelques mètres de moi, je la vois à travers une étagère toujours, elle tient un pistolet fébrilement un pistolet, qui à l’air bien trop gros pour elle, si elle tire, le recul risque de la faire tomber à terre, elle pointe avec frénésie le canon de son arme dans n’importe qu’elle direction, elle est affolée, il faut que je procède avec minutie, si je ne veux pas me prendre une balle
-Ok..ok il y a moi ! Dis-je en me relevant lentement, l’arme au poing
Je me dirige vers elle à travers les "allées" , très lentement
-Je ne te veux aucun mal…
Je la dévisage longuement
-D’ailleurs, tu devrais baisser ton arme et je baisse la mienne, et si tu tires, c’est toi qui va en souffrir le plus, je le crains vu comment tu tiens ton arme, même avec une main, je peux encaisser le recul de mon pistolet, en le tenant bien ! Dis-je d'un ton confiant même si j'avais terriblement peur de sa réaction
Je l’inondais de parole, de façon à détendre l’atmosphère qui était tendu…
Je ressentais certaines fois mon autre main, comme si c’était un fantôme, mais je me suis habitué à n’en avoir plus qu’une, même si certaine tâche du survivant moyen était difficile
Je me demande de quoi j’ai l’air dans mon armure de cuir, avec mon casque anti-émeute, peint tout en rouge avec des étoiles blanche sur le côté  
© Mister Hyde

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I walk a lonely road
Lucretia Diamond
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I walk a lonely road
Sam 12 Aoû - 19:47


    Ma démarche n'avait que pour but d'offrir une intimidation relative à l'éventuelle personne qui se trouvait dans les parages. Si, en effet, quelqu'un se trouvait à l'intérieur de la station, il aurait vite fait de montrer son visage, bien que dans le cas contraire, j'aurais tout simplement pris mes jambes à mon dans les deux minutes sans réponse. Je n'avais eu que très peu de mauvaise expérience lorsque je me trouvais encore sur le territoire canadien, et parmi ces survivants, la plupart me suivirent dans mon délire de leur apporter une direction de groupe et semblant de cohésion sociale nécessaire à leur survie. Pour tout dire, les rares fois où cela s'était réellement mal passé, ce n'était pas moi qui était au cœur de l'action mais mes partenaires du moment. Il est vrai que certains survivants isolés avaient parfois un comportement imprévisible et belliqueux, je me contentais de penser que la solitude apportait son lot de vices mais que ces derniers leur avaient permis de tenir jusque là. Je restais sur mes gardes alors une petite voix sortie de derrière les étages. J'abaissai le pistolet à hauteur de poitrine et le dirigeai vers la source du son, curieusement si douce et énigmatique.

    Ça ne pouvait être qu'une enfant, peut-être un peu plus grande, quoique que certaines femmes gardaient une voix coquette et plaisante jusqu'à leurs derniers jours. L'énergumène se révéla à la lumière de la lune et je fus immédiatement surprise par son accoutrement et son attitude. Il n'y avait aucun doute, vu sa corpulence apparente et sa taille, je pouvais distinguer au moins les traits d'une gamine de dix-douze ans, mais je ne m'avançais pas davantage. Elle semblait porter une espèce d'armure, quel les reflets blancs lunaires me rappelait la texture du cuir. De plus elle dissimulait sa face derrière un casque anti-émeute, mais la visière transparente laissait apparaître un visage plutôt candide. Je voulus m'avancer vers elle mais je remarquais aussitôt l'arme qu'elle tenait elle-même en main. Elle brisa le silence en tentant sûrement d'amener le calme dans ma réaction précédente. « Ok. Wow. T'es genre rude... » je fis la grimace avant de ranger mon arme sous ma veste « Je ne sais pas comment sont les gamines ici, mais j'ai sûrement pas l'intention de te tirer dessus. Je ne suis pas une sauvage. » ajoutai-je en m'avançant vers elle d'un pas décidé. J'approchais la tête de la visière afin d'avoir une meilleure vue de chacun de ses traits -bien que la luminosité était réduite- « En plus t'es troooooop mignonne. Je vais fondre. » mielleuse, je ne pus m'empêcher, cela faisait déjà trop longtemps que je n'avais pas croisé d'enfants, et ceux de la réserve me manquait énormément.

    « Laisse moi une minute. » lui dis-je en escaladant un monticule de cartons qui faillirent me faire chuter grossièrement. Je la laissais en plan, vacant à la raison principale de ma venue ici, j'aviserais pour le reste après. Derrière le tas, je tombai sur un carton un peu humide que j'ouvrai délicatement sans savoir sur quoi tomber « Cool. » murmurai-je simplement à la vue de ma trouvaille. Je me levai et retournai voir la môme « T'es toute seule ? Où sont tes parents ? Est-ce que tu as besoin d'aide ? » lui demandai-je sans interruption. C'était les questions classiques à poser à un enfant seul, peut-être que ce n'était pas nécessaire, je n'en avais pas le cœur net. Je fis une caresse au magnifique husky à ses côtés puis sans plus attendre me dirigea vers l'entrée de la station « Écoute, il fait nuit, et peut-être que pour toi c'est pas quelque chose que tu ressens... Mais ça peut être dangereux de rester dans le coin en ce moment. ». A travers le verre de la porte vitrée, j'observais la lune et les nuages qui commençaient à la recouvrir « Je ne vais pas te le redemander, et je pense que tu es assez saine d'esprit et intelligente pour effectuer les bonnes actions quand elles sont nécessaires et justes. » dis-je en charmant un peu son ego « Tu peux me suivre jusqu'à chez moi. Au moins jusqu'à demain. Tu veux bien ? » l'invitai-je un grand sourire aux lèvres.

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Dernière édition par Lucretia Diamond le Dim 13 Aoû - 13:47, édité 2 fois
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Sam 12 Aoû - 19:47

Le membre 'Lucretia Diamond' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Loot aléatoire' :
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Aube Callum
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Lun 14 Aoû - 11:49

La station
Elle ne réagit, pas comme je l’aurais pensé, elle se détend aussitôt, et glisse son pistolet dans sa veste, je me détend moi aussi.
Au final, si elle aurait pu me tuer, énormément de fois depuis tout à l’heure, je remets le glock 17 dans l’élastique de mon pantalon, et la dévisage à la lueur de la lune, elle n’a pas l’air d’être d’ici, et puis je me demande bien comment elle a pu survivre….franchement, en deux ans d’apocalypse, on est quand même apte à tenir un pistolet et tirer, si gros soit-il, je la verrais bien avec Desert Eagle, j’ai lu que c’était le pistolet, le plus puissant et meurtrier du monde entier, sauf qu’il a un énorme recul...et qu’il fait énormément de bruit, alors moi je me contente du glock trouvé sur le corps d’un survivant mordu, qui avait décidé d’en finir..enfaite toutes mes affaires appartennait à quelqu’un à part mon sac et son contenu, qui date d’avant tout ça, enfin une partie...et qui n’a jamais rêvé de pouvoir rentrer dans un magasin à sa guise, et de prendre tout les articles qui l’intéresse sans même payer….le rêve non...mais quand il n’y en aura plus, je pense qu’on saura dans la merde
Sa voix m’arrache de nouveau à mes pensées
-Euh ravie d’apprendre, que je ne suis pas en danger de mort avec toi ! Dis-je ironique
Je fus surprise, quand elle me trouve mignonne, avec le même ton que les mères utilisent, pour choyer leur petite chérie...je ne pensais pas avoir affaire de nouveau à cette formule de mon vivant, mais il semblerait que je sois tombé sur un cas
Elle part fouiller les rayons en m’annonçant de l’attendre.
Je reste planter au même endroit, comme un piquet, puis je me décide finalement à fouiller les étagères qui ne sont pas loin de moi, je trouve des sortes de boule roses à la noix de coco, qui miraculeusement n’on pas été rongé, par les petites bêtes qui habite désormais dans les bâtiments laissé à l’abandon
Je les fourres dans mon sac, elle sont pour moi, et certainement pas pour la dame…
Elle me mitraille de question en me revoyant, prise de court, je bafouille
-Euh, je ne...ne sais pas où ils sont….et...et un peu d’aide ne serait pas de refus
J’entends piétiner Dante à côté de moi, guettant le moindre signe ou mouvement dehors, il n’aime pas cet endroit et je suis entièrement de son avis
Elle avait raison, la nuit était dangereuse surtout quand on est seule
Je suis assez méfiante, quand elle me demande si je veux l’accompagner chez elle, je suis parcourue de doute, inconnu + maison, ça a été une mauvaise expérience…
Mais ma fatigue l’emporte, sur la méfiance, pourquoi refuser un toit pour la nuit dite-le moi…
Je vais dormir sur une oreille sans aucun doute
-D’accord.
Je ressors du bâtiment, au loin les râles des morts, se répercute en écho jusqu’à nous…
-C’est quoi ton nom ?
Je la regarde dans les yeux
-Et on va où aussi ?  
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Lucretia Diamond
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Lun 14 Aoû - 22:25


    Cette petite ne semblait pas manquer de ressources, mais je restais sceptique quand à certains de ces  propos ne coïncidant pas forcément avec l'image assurée qu'elle envoyait. J'aurais toujours l'occasion de faire le point plus tard, et pourquoi pas découvrir quelques éléments sur la ville où je venais de mettre les pieds. Elle accepta bien trop facilement ma demande, je n'eus pas à me répéter davantage, et j'en venais à croire que c'était moi qui me fourrais dans une affaire bien étrange. J'ouvris la porte-vitrée et lui laissai le passage pour sortir, puis en fis de même en fermant soigneusement l'entrée derrière moi. Au loin un vent curieusement dérangeant par son humanisation sous la forme d'un profond soupir cafardeux se levait peu à peu. Nous fîmes tous deux quelques pas, en compagnie du majestueux Husky, qui restait aux aguets, et toujours près de sa maîtresse -c'était une bonne bête-, et sans attendre la petite rompit le silence qui avait précédé depuis la sortie de la station. « Oui, suis-je bête. On a même pas fait les présentations. Je suis Lucretia. Diamond. Lucretia Diamond... Longue histoire. » dis-je comme pour lui avouait que ce n'était pas mon vrai nom « Et toi ? ». Elle avait une douce voix mélodieuse, qui se confrontait immédiatement à l'apparence de soldat, qui se dégageait autant par sa tenue que par son allure presque masculine. « Chez moi. C'est même pas à quelques mètres de là. C'est une caserne toute rouge, elle a une bonne gueule... » ajoutai-je en souriant pour répondre à sa dernière question « Tu peux me donner la main si tu en as envie... » dis-je en espérant aucun retour positif de la part de la mini-guerrière.

    Comme je m'y attendais, il faisait assez froid pour que de la fumée sorte de mes orifices, alors que je me contentais seulement de respirer. Mais je trouvais le temps agréable, moins agressif qu'au Canada, revigorant et bénéfique, je me demandais même si cette veste était nécessaire. Nous continuions à marcher, et je lançais de temps à autre de brefs coups d’œil à la morveuse afin de constater son état. Elle avait, sans plus d'explication, décidé de suivre une parfaite inconnue rencontrée en plein milieu de la nuit dans une station service abandonnée. D'un autre côté, c'était plus à moi de rester méfiante quant à ce petit bout dans sa cuirasse. « Tu sais, j'ai vu que tu as pris les snowballs. Mais je ne t'en veux pas, tu peux les garder. Je crois que si je suis sortie, c'était juste pour me changer les idées et prendre l'air loin des garçons. Pour l'instant nous avons tout ce qu'il nous faut. » dis-je en riant. Une forte émotion me prit aux tripes, quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis très longtemps, et qui aujourd'hui avait décidé de pointer le bout de son nez, peut-être à cause de cette rencontre imprévue. J'étais heureuse, je me sentais bien et cela pouvait se voir directement sur mon visage qui ne pouvait s'empêcher d'afficher un honnête sourire révélant mes dents. Et contre toute attente, je fis une autre chose de mon passé, qu'autrefois j'avais pris l'habitude de faire pour éliminer le stress et la fatigue. Je trouvais que chanter sous la lune avait un je-ne-sais-quoi de romantique et de magique. Instantanément, je me mis à chantonner de plus en plus fort une des chansons avec lesquelles ma merveilleuse mère aimait me bercer dans mon enfance.



    ♫ I know your eyes in the morning sun
    I feel you touch me in the pouring rain
    And the moment that you wander far from me
    I wanna feel you in my arms again ♫




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Aube Callum
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Mar 15 Aoû - 20:47

Tel un berseker
-Moi c’est Aube...Dis-je normalement, mais elle à l’air de fondre encore plus comme elle dit, si je faisais cette effet à tout les adultes sain d’esprit...j’étais mal parti pour faire peur à qui que ce soit
L’évocation, me paraît bizarre, qu’elle longue histoire ?! Ça me taraude de savoir, mais ce n’est pas le moment, j’aurais tout le temps de creuser dans sa caserne…
Je n’en avais pas vu sur le plan que j’avais consulté avant de le jeté, soit elle m’attire dans un piège, soit elle dit la vérité et je ne sais pas lire une carte
Quand elle me demande si je veux lui prendre la main, je la regarde stupéfaite, elle se prend pour ma baby-sitter ?! Hé oh, je n’ai plus 7 ans, même si techniquement à 7 ans, j’étais dans un pensionnat, avec des adultes, qui devait avoir complètement oublié leur enfance…
-Non merci...après tout ce n’est pas moi qui ai peur du noir entre nous deux ! M'esclaffais-je
Je ne considérais pas la nuit, comme la mort assurée, même certaine fois je montais sur un toit, pour contempler le ciel étoilé, que jamais l’américain lambda aurait vu coincé dans son canapé devant la télé
Je faisais confiance à Lucretia, même si je ne connaissais rien d’elle, mais même si elle est atypique comme survivante, je ne peux pas le nier, et puis c’est surtout ma seule chance, de trouver une refuge pour la nuit
Elle me parle des snowball que j’ai pris...je rougis jusqu’aux oreilles, c’est confiserie c’est mon péché mignon, mais après tout je pouvais quand même partagé…
Elle affiche un grand sourire, je souris à mon tour
-Je peux t’en donner un peu, doit y en avoir assez pour nous deux
Quoi ? J’avais tout mis dans mon sac, sans me poser de question, ni les compter
Elle commence à chantonner, logique je pense en premier lieu, qu’elle va rameuter tout les charcuteur du coin, mais quelques seconde plus tard, je me laisse porter par la chanson d’amour, je la regarde amuser, en haussant un sourcil, décidément elle n’est pas comme les autres
Malgré tout, j’entends quelque chose gémir, je prends ça au début pour le râle d’un charcuteur, jusqu’à que je l’entende distinctement, quelqu’un qui crie « À l’aide », froide et logique, je pense encore une fois que ce n’est pas en faisant ça qu’il va rester en un seul morceau
Je me dirige vers la source du son, posant un doigt sur mes lèvres tout en dévisageant Lucretia si je pouvais parler, je lui dirais de la fermer, et d’avancer en silence, mais d’une part je suis encore une ado...et de l’autre le gars est sûrement armé, alors autant ne pas prendre de risque
À pas de loup, je me rapproche de la maison d’où vienne les gémissements, Maman m’a appris à écouter le moindre son, ou bruissement de feuille, ça pourrait me sauver la vie…
J’ouvre la porte d’entrée avec la pointe de mon épée, mon cœur bat la chamade, mes cheveux se hérisse ,pas question d’utiliser les flingues ça ferait trop de bruit
Je vois une forme se dessiner près du mini-bar de la cuisine, je me rapproche la Lune éclaire l’homme qui semble ne pas nous avoir vu…
Son visage est crasseux, un bandage recouvre une de ses épaules , des goûtes perle sur son visage…
Je le dévisage attentivement caché derrière le canapé, je ne sais pas où est Lucretia, peut-être que j’étais paronaique à me cacher autant, mais je préfère ne prendre aucun risque
Quand soudain, un flash de ce fameux passée, que j’aimerais oublier m’assaille, je sais où j’avais vu ce visage, c’était le gars qui avait maltraiter Charlie…
Abandonnant toute précaution, je m’élance vers lui, personne n’a intérêt à se mettre entre moi et lui, il était fautif lui aussi de tout mes malheurs, de ma main coupée, il avait osé s’en prendre à ma famille, et Dieu sait qu’il ne faut pas le faire…
Je relève la visière de mon casque, dégaine mon épée, et la pose sur son cou, approchant mon visage à quelques centimètres du sien
-Alors, maintenant c’est qui ce retrouve à la place de la victime, hein c’est QUI ? Toi et tes compères vous avez détruit ce qui me restait de vie !! Dis-je en lui montrant mon moignon
J’ai l’impression de voir rouge…
-Mais malheureusement pour toi je suis légèrement plus rancunière que la moyenne, alors je vais te crever...lentement comme vous vouliez faire
Il s’adosse au mini-bar, apeuré
-Non..non..non

-Si...tu vas comprendre ce que c’est de souffrir, le martyre, mon pote t’aurais pas dû me prendre pour ton déjeuner..connard
Je le frappe à la tête du plat de ma lame
Je n’ai jamais été autant en colère, c’est comme si je ne contrôlais rien, j’ai l’impression de n’être qu’une spectatrice 
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Lucretia Diamond
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Aujourd'hui à 1:46

    Il me plaisait de la connaître. Ses réactions innocentes et spontanées étaient une riche source sur l'identité véritable qui se cachait sous ces amas de protections. Je n'avais pas l'impression de me tromper sur cette déduction, mais il convenait que le vécu qu'elle dut subir dans ces temps difficiles pouvaient avoir une répercussion certaine sur son attitude. Elle gardait ses distances avec moi, non pas parce que elle était en présence d'une parfaite inconnue -quoique ça devait jouer un peu sur l'atmosphère présente-, je gardais l'impression qu'elle n'était pas forcément habituée à rencontrer autant de chaleur et d'engouement de la part d'un autre de ses congénères. Je craignais surtout qu'elle n'avait plus personne sur qui compter, juste une orpheline de plus dans un monde infesté de wendigos. Elle refusa de me donner la main, et je trouvais ça attendrissant, je m'en doutais, il était impensable qu'une adolescente aussi teigneuse qu'elle décide de me tendre la main. Cela dit, elle ne parut pas insensible à mon chant, je me contentais de voir un simple sourire apparaître derrière la visière de son casque. Elle se mit même à se moquer de moi et de ma soi-disant couardise dans cette soirée, ce n'était même pas vrai et cela me fit tirer la grimace bien que je préférais au moins la savoir moins sérieuse et tendue qu'à notre rencontre quelques minutes auparavant.

    Je regardais le ciel étoilée, du moins je tentais d'observer chaque point scintillant avant que les nuages ne les recouvrent. La lune avait cette effet de captiver la grande partie de mon attention, j'y perdais mon regard, et peu à peu je me détachais de la réalité et ne me rendait même plus compte de ce que je faisais, ainsi je continuais à chanter sans plus rien discerner autour de moi. Et pourtant ! J'aurais dû apparemment, car déjà mon chant endiablé est stoppé net par une agitation étonnante dans le coin de mon œil. Aube, comme elle prétendait se nommer, avait repris un comportement plus guerrier que jamais. Elle me fit signe de me taire, ce que je fis d'une part parce que je ne comprenais pas réellement ce qui se passait d'un coup, et puis parce que je sentais qu'il n'y avait pas matière à discuter dans cette situation, elle devait bien connaître son sujet malgré son jeune âge. Je la vis se diriger vers une habitation d'où je venais à peine d'entendre des cris de désespoir s'échappaient. Ne sachant pas réellement comment réagir, je la suivis de loin en abaissant mon torse en directement du sol pour limiter le son de ma course. Elle sort une lame de son attirail et s'empresse de pénétrer la demeure comme un barbare aurait déflorer une jeune vierge, par la force, elle semblait prise d'une radieuse puissance de farouche combattante prête à user du glaive pour briser l'échine de l'ennemi.

    Lorsque j'entrais à mon tour, je fus tout de suite découragée par l'odeur nauséabonde qui m'attaqua immédiatement le bec. Même en me pinçant le nez, la mine déconfite par la puanteur qui régnait ici-bas, le parfum d'excrément entassés depuis quelques jours me piquait les narines sans que je ne puisse rien y faire. Comment Aube faisait-elle pour ne pas être importunée par une telle atmosphère ? Elle avait déjà filé hors de ma vue, et l'obscurité ambiante ne me permit que très peu d'avoir une bonne idée de la décoration de l'antichambre où je me trouvais. Je me redressai et marchai normalement dans le couloir menant à ce qui paraissait être un salon. Je pus distinguer mes traits de Aube, qui était étrangement dissimulée derrière un canapé. Je ne voulais pas la surprendre dans son entreprise, de peur de me prendre un coup non voulu en pleine face, c'était pas le monde de finir six pieds sous terre... Brutus m'en voudrait certainement. Je m'avançais doucement vers sa silhouette, puis sans attendre, cette derrière bondit à nouveau hors de ma vision. Je m'élançais alors dans le salon puis rejoignis la cuisine d'où émergeait des cris. Je me demandais ce qui se tramait. J'eus bien vite ma réponse lorsque je la vis, furieuse, sauter à la gorge de ce bougre de survivant blessé jusqu'à la moelle. Il était étalé dans la cuisine, sans aucune force pour repousser l'assaut de la petite.

    J'avais beaucoup de difficultés à discerner ce qu'elle crachait à son encontre tend l'homme hurlait, mais lorsque je la vis le frapper sur la tête, je ne pus m'empêcher d'essayer de la stopper. Je voulais avoir le fin mot de l'histoire, le sang avait déjà coulé dans cette demeure. Je l'agrippai au niveau du poignet mais lorsque je l'eus tirer vers, je m'aperçus que la main était manquante « Oh par mes aïeux ! » dis-je surprise « Aube ! Attends ! Tu ne peux pas faire ça ?! » j'essayais de la calmer mais je perçus la rage dans son regard. Je me résignai, il était vain de l'empêcher d'assouvir sa colère. Toutefois je n'abandonnai pas si vite. Fonçant dans la cuisine, je saisis la première chose à ma portée puis retournai en arrière. Mon balai en main, je posai l'embout poilu contre son torse et poussai de toutes mes forces pour l'éloigner de sa victime ensanglantée « S'il te plaît, Aube ! Explique moi au moins ?! » hurlai-je à son encontre.

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Little Warrior
Aube Callum
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Aujourd'hui à 14:33

Tel un berseker
Alors que je m’apprêtais à crever ce connard de cannibales, je sens une main agrippé le poignet de ma main gauche
Eh merde, dès qu’elle voit mon moignon, elle me lâche précipitamment, surprise, je me contente de grogner comme une bête
Alors que je la voyais du coin de l’œil partir vers la cuisine, je me jette à nouveau sur ma prochaine victime
Jamais, je n’aurais pensé devenir comme ça, une bête enragé assoiffé de sang...même si c’est très imagé, mais voilà, il s’en était prit à ma famille à tout ce qui me reste dans ce monde malheur.
Tous mes professeurs, m’ont dit que j’étais rancunière, même mes rares amis me l’on signaler...c’est vraie, que dès que quelqu’un me faisait une mauvaise blague ou se moquait de moi, je lui jouais un sale tour en retour, mais là c’était différent je voulais le voir aussi mort que ses amis bouffeurs de chair...je veux lui couper la main et le narguer avec comme ils allaient le faire…
Des pensée si noire, si meurtrière...que m’arrive-t-il ? Ce monde me change….je suis en train de devenir une assassin ?!
Je sens un objet pointu sur ma poitrine, au départ, je crois que c’est le cannibale qui a une arme, puis je vois Lucretia tenir le balai , et appuis sur ma poitrine, n’ayant aucune envie de me faire embrocher même si le bout n’a pas l’air aussi pointu que ça, je recule malgré ma rage, je sens mon dos se coller au mur…
Je suis folle de rage contre ce qui reste du monde, c’est ma vengeance et PERSONNE ME N'EN EMPÊCHERA


-CE CONNARD ET SA BANDE M’ONT COUPE LA MAIN ET ON VOULUE ME BOUFFER MOI ET MA COUSINE, MAINTENANT DÉGAGE JE NE VOUDRAIS PAS QUE TU TE FASSES MAL...C’EST MA VENGEANCE DU COMPREND CA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Dis-je en m’époumonant et en criant de toute mes forces
Si avec ça, tout les charcuteur du coin ne ce ramenait pas…
Peut-être que Lucretia, va mal le prendre, mais sur le moment je n’y pense pas, tout mon esprit et orienté vers l’homme recroquevillé sur lui-même devant moi

-LAISSE MOI PASSER CONNASSE !!!!!!!!! JE VEUX L’ÉTRIPER, LE FAIRE AUTANT SOUFFRIR QUE J’AI SOUFFERT 
© Mister Hyde

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Je marche encore et toujours espérant ne pas rencontrer la mort
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