From Dawn to Dusk Ξ Aube Callum



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Ven 11 Aoû - 23:26

    « J'ai faim. » Brutus écarquilla les yeux, lui qui était plongé dans un sommeil léger depuis quelques minutes « Ben mange, qu'est-ce que tu veux que je te dise... » m'annonça-t-il après un long soupir « Y a pas ce que je veux dans la cuisine. » je me comportais parfois comme une sale gosse. Nous avions amassé une certaine quantité de nourriture depuis notre arrivée, tout juste une semaine à ratisser le nord de la ville, à fouiller et à vider la moindre épicerie. Le stock se formait essentiellement de boîtes de conserve, dont la durée de vie était la plus intéressante dans ces temps de crise alimentaire, mais de temps à autres nous mettions la main sur d'autres aliments plus savoureux comme des biscuits, des friandises ou du chocolat. « Tu comptes faire quoi ? » me dit-il en se levant de son fauteuil poussiéreux rongé par les mites « Je crois que je vais faire un tour en bas de la rue... Qui sait ? La station service regorge peut-être de petites surprises, encore je l'espère... » je ramassai mon colt 1911 tout brillant, que je bloquai à la ceinture, puis me recouvris de ma veste de chantier. Lorsque je voulus quitter la pièce, le géant m'attrapa le bras et m'attira vers lui pour que je fixe son visage « Il est tard, il commence à faire sombre... Tu veux pas que je demande à Titus ou à Caïus de t'accompagner là-bas ? Par mesure de précaution au moins. » je refusais d'un ton autoritaire, ce n'était qu'à quelques mètres de là, je n'avais pas besoin d'être chaperonné en permanence.

    Je prenais une allure plutôt normal jusque là, profitant que l'avenue était dégagée pour marcher au milieu, je n'étais pas du tout effrayée dans la nuit. Je me sentais bien, sereine, les choses allaient assez bien dès lors que j'avais décidé de venir avec le groupe dans l'état. Nous aurions pu continuer notre chemin, mais étrangement, j'avais apprécié l'endroit, cette ambiance de calme, le vent doux qui se lève et caresse la peau dès l'aube. En parlant de l'aube, je devais accélérer la cadence si je voulais rentrer à temps et éviter de tomber sur une nuit trop glaciale, même pour une canadienne dans le sang. Je me précipitais donc lorsque que la station service fut tout près pour m'engouffrer à l'intérieur. « Je suis con... » chuchotai-je pour bien marquer le coup de ma connerie. C'était malin de se mouvoir dans l'obscurité sans aucun source de lumière à disposition. Forte heureusement, la lune était si belle, et à elle seule, elle offrait la principale source lumineuse du coin. La station, plongée en partie dans l'obscurité, se baignait dans cette chaleureuse veilleuse naturelle. Je réajustai ma coiffe d'indienne en rabattant avant tout les deux grandes tresses que j'avais eu l'occasion de produire pendant mon temps libre comme je l’appelais, aussi dénommé comme le « temps de surpervision » des ouvriers.

    Pour décrire le lieu, de ce que je pouvais à peu près voir dans cette condition nocturne, il semblait avoir subi autrefois le passage d'une bande de pillards affamés. Des détritus en tout genre jonchaient le sol et recouvraient majoritairement le carrelage crade et touché par le vétusté. Il ne fallait pas être un génie pour se douter qu'au bout de longues années sans entretien, c'est ainsi que finissait toute bâtisse non habitée. Cela avait été le cas pour la caserne qui nous servait aujourd'hui de maison. Je ne laissais aucun doute sur ce qu'il restait dans les quelques rangements. Les étagères blanches, pour la plupart, avaient été démonté par une violence rare, les humains se comportaient réellement comme des sauvageons quand il était question de survie. Les quelques étagères, qui constituaient l'unique représentation de ce qu'avait été l'enseigne lorsqu'elle fonctionnait encore, étaient soit souillées par des substances liquides étranges et odorantes, soit servaient d'abri pour d'autres races de survivants. Je jurais avoir entendu quelques rats courir dans l'arrière, il n'était pas rare d'en croiser, comme les cafards, les éternels survivants de toute chose. Alors que l'un d'entre eux frôla ma main alors que je tentais de me frayer un chemin à travers les décombres, je ne pus m'empêcher de crier « Je ne suis pas venue ici pour souffrir, ok ? » comme si quelqu'un pouvait me comprendre. C'était quoi ça ?! J'avais l'impression... Ce n'était certainement pas le moment d'être prise de doute, j'avais vu assez de films d'horreur pour savoir qu'il était temps de sortir le gros calibre. Je m'empressai donc de tirer l'arme au-dessus de mes fesses, puis le pointa aléatoirement dans chaque direction « Eh ! Je vais tirer avant de demander qui c'est... »
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Aube Callum
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Sam 12 Aoû - 11:33

La station
Je marche, dans les rues d’un lotissement quelconque de Detroit, la nature recouvre progressivement les maisons, des familles américaine, qui était l’exemple même du rêve américain, en ce moment, je suis plus sûr qu’il soit vraiment d’actualité
Tout le monde avait fui vers le Nord au début de tout ça, qu’elle bande de con…
Résultat, ceux qui sont resté, on bénéficier, de toute les maisons bourré de nouritture est d’objet en tout genre
J’étais par ici, à la recherche de nourriture et de peut-être quelques livres, ou autre objet de valeur, mais bizarrement toutes les cuisines des maisons avait été vidé sans aucune exception, dans ce quartier
Le soleil, commençait déjà à se coucher, je ne m’étais pas rendu compte du temps qui passait, trop occuper à guetter le moindre signe de danger, j’avais aussi très chaud dans mes protections de cuir, bien que ça me protège et peut-être fasse fuir des survivants, qui ne sont pas des armureries vivantes !
J’avais glissé mon glock, chargé à bloc, entre l’élastique de mon jean et mon corp…
Depuis quelque temps, je n’utilisais plus que mon épée, les munitions était bien trop précieuse
Je m’entraîne tout les jours à l’aurore, répétant sans cesse les mouvements que ma Mère faisait avec son épée à son propre entraînement, j’étais arrive à un résultat plus qu'acceptable…
J’ai été forcé, de trouver un de ces objets qu’on utilisait avant sur les couteaux, pour aiguiser un peu la mienne, tout en la nettoyant tout les jours, j’étais fier de mon équipement, aller qu’il n’y avait pas de quoi...mais je préfère ne pas en parler
Il commençait à faire froid, mon souffle fait apparaître de la bué sur ma visière en plexiglas
J’avais vraiment été rattrapé par le temps...pas question de revenir sur mes pas
C’est donc épuiser et à bout, que je me dirige vers une station-service tout ce qu’il y a de plus banal, dans l’espoir de trouver une cache, pour éventuellement me reposer, et reprendre la route demain

J’entre dans le vétuste bâtiment de la station, discrètement, regardant où je marche
Certains meubles avaient été rongés par la moisissure
Soudain, j’entends une voix de femme, dans un réflexe, je cours vers la sortie, sauf que mon pied se prend dans un carton, puis je percute une étagère...le casque amortis tous les chocs
Bon pour la discrétion, on pouvait mettre une croix dessus…
La femme n’est qu’à quelques mètres de moi, je la vois à travers une étagère toujours, elle tient un pistolet fébrilement un pistolet, qui à l’air bien trop gros pour elle, si elle tire, le recul risque de la faire tomber à terre, elle pointe avec frénésie le canon de son arme dans n’importe qu’elle direction, elle est affolée, il faut que je procède avec minutie, si je ne veux pas me prendre une balle
-Ok..ok il y a moi ! Dis-je en me relevant lentement, l’arme au poing
Je me dirige vers elle à travers les "allées" , très lentement
-Je ne te veux aucun mal…
Je la dévisage longuement
-D’ailleurs, tu devrais baisser ton arme et je baisse la mienne, et si tu tires, c’est toi qui va en souffrir le plus, je le crains vu comment tu tiens ton arme, même avec une main, je peux encaisser le recul de mon pistolet, en le tenant bien ! Dis-je d'un ton confiant même si j'avais terriblement peur de sa réaction
Je l’inondais de parole, de façon à détendre l’atmosphère qui était tendu…
Je ressentais certaines fois mon autre main, comme si c’était un fantôme, mais je me suis habitué à n’en avoir plus qu’une, même si certaine tâche du survivant moyen était difficile
Je me demande de quoi j’ai l’air dans mon armure de cuir, avec mon casque anti-émeute, peint tout en rouge avec des étoiles blanche sur le côté  
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Sam 12 Aoû - 19:47


    Ma démarche n'avait que pour but d'offrir une intimidation relative à l'éventuelle personne qui se trouvait dans les parages. Si, en effet, quelqu'un se trouvait à l'intérieur de la station, il aurait vite fait de montrer son visage, bien que dans le cas contraire, j'aurais tout simplement pris mes jambes à mon dans les deux minutes sans réponse. Je n'avais eu que très peu de mauvaise expérience lorsque je me trouvais encore sur le territoire canadien, et parmi ces survivants, la plupart me suivirent dans mon délire de leur apporter une direction de groupe et semblant de cohésion sociale nécessaire à leur survie. Pour tout dire, les rares fois où cela s'était réellement mal passé, ce n'était pas moi qui était au cœur de l'action mais mes partenaires du moment. Il est vrai que certains survivants isolés avaient parfois un comportement imprévisible et belliqueux, je me contentais de penser que la solitude apportait son lot de vices mais que ces derniers leur avaient permis de tenir jusque là. Je restais sur mes gardes alors une petite voix sortie de derrière les étages. J'abaissai le pistolet à hauteur de poitrine et le dirigeai vers la source du son, curieusement si douce et énigmatique.

    Ça ne pouvait être qu'une enfant, peut-être un peu plus grande, quoique que certaines femmes gardaient une voix coquette et plaisante jusqu'à leurs derniers jours. L'énergumène se révéla à la lumière de la lune et je fus immédiatement surprise par son accoutrement et son attitude. Il n'y avait aucun doute, vu sa corpulence apparente et sa taille, je pouvais distinguer au moins les traits d'une gamine de dix-douze ans, mais je ne m'avançais pas davantage. Elle semblait porter une espèce d'armure, quel les reflets blancs lunaires me rappelait la texture du cuir. De plus elle dissimulait sa face derrière un casque anti-émeute, mais la visière transparente laissait apparaître un visage plutôt candide. Je voulus m'avancer vers elle mais je remarquais aussitôt l'arme qu'elle tenait elle-même en main. Elle brisa le silence en tentant sûrement d'amener le calme dans ma réaction précédente. « Ok. Wow. T'es genre rude... » je fis la grimace avant de ranger mon arme sous ma veste « Je ne sais pas comment sont les gamines ici, mais j'ai sûrement pas l'intention de te tirer dessus. Je ne suis pas une sauvage. » ajoutai-je en m'avançant vers elle d'un pas décidé. J'approchais la tête de la visière afin d'avoir une meilleure vue de chacun de ses traits -bien que la luminosité était réduite- « En plus t'es troooooop mignonne. Je vais fondre. » mielleuse, je ne pus m'empêcher, cela faisait déjà trop longtemps que je n'avais pas croisé d'enfants, et ceux de la réserve me manquait énormément.

    « Laisse moi une minute. » lui dis-je en escaladant un monticule de cartons qui faillirent me faire chuter grossièrement. Je la laissais en plan, vacant à la raison principale de ma venue ici, j'aviserais pour le reste après. Derrière le tas, je tombai sur un carton un peu humide que j'ouvrai délicatement sans savoir sur quoi tomber « Cool. » murmurai-je simplement à la vue de ma trouvaille. Je me levai et retournai voir la môme « T'es toute seule ? Où sont tes parents ? Est-ce que tu as besoin d'aide ? » lui demandai-je sans interruption. C'était les questions classiques à poser à un enfant seul, peut-être que ce n'était pas nécessaire, je n'en avais pas le cœur net. Je fis une caresse au magnifique husky à ses côtés puis sans plus attendre me dirigea vers l'entrée de la station « Écoute, il fait nuit, et peut-être que pour toi c'est pas quelque chose que tu ressens... Mais ça peut être dangereux de rester dans le coin en ce moment. ». A travers le verre de la porte vitrée, j'observais la lune et les nuages qui commençaient à la recouvrir « Je ne vais pas te le redemander, et je pense que tu es assez saine d'esprit et intelligente pour effectuer les bonnes actions quand elles sont nécessaires et justes. » dis-je en charmant un peu son ego « Tu peux me suivre jusqu'à chez moi. Au moins jusqu'à demain. Tu veux bien ? » l'invitai-je un grand sourire aux lèvres.


Dernière édition par Lucretia Diamond le Dim 13 Aoû - 13:47, édité 2 fois
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Sam 12 Aoû - 19:47

Le membre 'Lucretia Diamond' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Loot aléatoire' :
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Aube Callum
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Lun 14 Aoû - 11:49

La station
Elle ne réagit, pas comme je l’aurais pensé, elle se détend aussitôt, et glisse son pistolet dans sa veste, je me détend moi aussi.
Au final, si elle aurait pu me tuer, énormément de fois depuis tout à l’heure, je remets le glock 17 dans l’élastique de mon pantalon, et la dévisage à la lueur de la lune, elle n’a pas l’air d’être d’ici, et puis je me demande bien comment elle a pu survivre….franchement, en deux ans d’apocalypse, on est quand même apte à tenir un pistolet et tirer, si gros soit-il, je la verrais bien avec Desert Eagle, j’ai lu que c’était le pistolet, le plus puissant et meurtrier du monde entier, sauf qu’il a un énorme recul...et qu’il fait énormément de bruit, alors moi je me contente du glock trouvé sur le corps d’un survivant mordu, qui avait décidé d’en finir..enfaite toutes mes affaires appartennait à quelqu’un à part mon sac et son contenu, qui date d’avant tout ça, enfin une partie...et qui n’a jamais rêvé de pouvoir rentrer dans un magasin à sa guise, et de prendre tout les articles qui l’intéresse sans même payer….le rêve non...mais quand il n’y en aura plus, je pense qu’on saura dans la merde
Sa voix m’arrache de nouveau à mes pensées
-Euh ravie d’apprendre, que je ne suis pas en danger de mort avec toi ! Dis-je ironique
Je fus surprise, quand elle me trouve mignonne, avec le même ton que les mères utilisent, pour choyer leur petite chérie...je ne pensais pas avoir affaire de nouveau à cette formule de mon vivant, mais il semblerait que je sois tombé sur un cas
Elle part fouiller les rayons en m’annonçant de l’attendre.
Je reste planter au même endroit, comme un piquet, puis je me décide finalement à fouiller les étagères qui ne sont pas loin de moi, je trouve des sortes de boule roses à la noix de coco, qui miraculeusement n’on pas été rongé, par les petites bêtes qui habite désormais dans les bâtiments laissé à l’abandon
Je les fourres dans mon sac, elle sont pour moi, et certainement pas pour la dame…
Elle me mitraille de question en me revoyant, prise de court, je bafouille
-Euh, je ne...ne sais pas où ils sont….et...et un peu d’aide ne serait pas de refus
J’entends piétiner Dante à côté de moi, guettant le moindre signe ou mouvement dehors, il n’aime pas cet endroit et je suis entièrement de son avis
Elle avait raison, la nuit était dangereuse surtout quand on est seule
Je suis assez méfiante, quand elle me demande si je veux l’accompagner chez elle, je suis parcourue de doute, inconnu + maison, ça a été une mauvaise expérience…
Mais ma fatigue l’emporte, sur la méfiance, pourquoi refuser un toit pour la nuit dite-le moi…
Je vais dormir sur une oreille sans aucun doute
-D’accord.
Je ressors du bâtiment, au loin les râles des morts, se répercute en écho jusqu’à nous…
-C’est quoi ton nom ?
Je la regarde dans les yeux
-Et on va où aussi ?  
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Lun 14 Aoû - 22:25


    Cette petite ne semblait pas manquer de ressources, mais je restais sceptique quand à certains de ces  propos ne coïncidant pas forcément avec l'image assurée qu'elle envoyait. J'aurais toujours l'occasion de faire le point plus tard, et pourquoi pas découvrir quelques éléments sur la ville où je venais de mettre les pieds. Elle accepta bien trop facilement ma demande, je n'eus pas à me répéter davantage, et j'en venais à croire que c'était moi qui me fourrais dans une affaire bien étrange. J'ouvris la porte-vitrée et lui laissai le passage pour sortir, puis en fis de même en fermant soigneusement l'entrée derrière moi. Au loin un vent curieusement dérangeant par son humanisation sous la forme d'un profond soupir cafardeux se levait peu à peu. Nous fîmes tous deux quelques pas, en compagnie du majestueux Husky, qui restait aux aguets, et toujours près de sa maîtresse -c'était une bonne bête-, et sans attendre la petite rompit le silence qui avait précédé depuis la sortie de la station. « Oui, suis-je bête. On a même pas fait les présentations. Je suis Lucretia. Diamond. Lucretia Diamond... Longue histoire. » dis-je comme pour lui avouait que ce n'était pas mon vrai nom « Et toi ? ». Elle avait une douce voix mélodieuse, qui se confrontait immédiatement à l'apparence de soldat, qui se dégageait autant par sa tenue que par son allure presque masculine. « Chez moi. C'est même pas à quelques mètres de là. C'est une caserne toute rouge, elle a une bonne gueule... » ajoutai-je en souriant pour répondre à sa dernière question « Tu peux me donner la main si tu en as envie... » dis-je en espérant aucun retour positif de la part de la mini-guerrière.

    Comme je m'y attendais, il faisait assez froid pour que de la fumée sorte de mes orifices, alors que je me contentais seulement de respirer. Mais je trouvais le temps agréable, moins agressif qu'au Canada, revigorant et bénéfique, je me demandais même si cette veste était nécessaire. Nous continuions à marcher, et je lançais de temps à autre de brefs coups d’œil à la morveuse afin de constater son état. Elle avait, sans plus d'explication, décidé de suivre une parfaite inconnue rencontrée en plein milieu de la nuit dans une station service abandonnée. D'un autre côté, c'était plus à moi de rester méfiante quant à ce petit bout dans sa cuirasse. « Tu sais, j'ai vu que tu as pris les snowballs. Mais je ne t'en veux pas, tu peux les garder. Je crois que si je suis sortie, c'était juste pour me changer les idées et prendre l'air loin des garçons. Pour l'instant nous avons tout ce qu'il nous faut. » dis-je en riant. Une forte émotion me prit aux tripes, quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis très longtemps, et qui aujourd'hui avait décidé de pointer le bout de son nez, peut-être à cause de cette rencontre imprévue. J'étais heureuse, je me sentais bien et cela pouvait se voir directement sur mon visage qui ne pouvait s'empêcher d'afficher un honnête sourire révélant mes dents. Et contre toute attente, je fis une autre chose de mon passé, qu'autrefois j'avais pris l'habitude de faire pour éliminer le stress et la fatigue. Je trouvais que chanter sous la lune avait un je-ne-sais-quoi de romantique et de magique. Instantanément, je me mis à chantonner de plus en plus fort une des chansons avec lesquelles ma merveilleuse mère aimait me bercer dans mon enfance.



    ♫ I know your eyes in the morning sun
    I feel you touch me in the pouring rain
    And the moment that you wander far from me
    I wanna feel you in my arms again ♫



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Aube Callum
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Mar 15 Aoû - 20:47

Tel un berseker
-Moi c’est Aube...Dis-je normalement, mais elle à l’air de fondre encore plus comme elle dit, si je faisais cette effet à tout les adultes sain d’esprit...j’étais mal parti pour faire peur à qui que ce soit
L’évocation, me paraît bizarre, qu’elle longue histoire ?! Ça me taraude de savoir, mais ce n’est pas le moment, j’aurais tout le temps de creuser dans sa caserne…
Je n’en avais pas vu sur le plan que j’avais consulté avant de le jeté, soit elle m’attire dans un piège, soit elle dit la vérité et je ne sais pas lire une carte
Quand elle me demande si je veux lui prendre la main, je la regarde stupéfaite, elle se prend pour ma baby-sitter ?! Hé oh, je n’ai plus 7 ans, même si techniquement à 7 ans, j’étais dans un pensionnat, avec des adultes, qui devait avoir complètement oublié leur enfance…
-Non merci...après tout ce n’est pas moi qui ai peur du noir entre nous deux ! M'esclaffais-je
Je ne considérais pas la nuit, comme la mort assurée, même certaine fois je montais sur un toit, pour contempler le ciel étoilé, que jamais l’américain lambda aurait vu coincé dans son canapé devant la télé
Je faisais confiance à Lucretia, même si je ne connaissais rien d’elle, mais même si elle est atypique comme survivante, je ne peux pas le nier, et puis c’est surtout ma seule chance, de trouver une refuge pour la nuit
Elle me parle des snowball que j’ai pris...je rougis jusqu’aux oreilles, c’est confiserie c’est mon péché mignon, mais après tout je pouvais quand même partagé…
Elle affiche un grand sourire, je souris à mon tour
-Je peux t’en donner un peu, doit y en avoir assez pour nous deux
Quoi ? J’avais tout mis dans mon sac, sans me poser de question, ni les compter
Elle commence à chantonner, logique je pense en premier lieu, qu’elle va rameuter tout les charcuteur du coin, mais quelques seconde plus tard, je me laisse porter par la chanson d’amour, je la regarde amuser, en haussant un sourcil, décidément elle n’est pas comme les autres
Malgré tout, j’entends quelque chose gémir, je prends ça au début pour le râle d’un charcuteur, jusqu’à que je l’entende distinctement, quelqu’un qui crie « À l’aide », froide et logique, je pense encore une fois que ce n’est pas en faisant ça qu’il va rester en un seul morceau
Je me dirige vers la source du son, posant un doigt sur mes lèvres tout en dévisageant Lucretia si je pouvais parler, je lui dirais de la fermer, et d’avancer en silence, mais d’une part je suis encore une ado...et de l’autre le gars est sûrement armé, alors autant ne pas prendre de risque
À pas de loup, je me rapproche de la maison d’où vienne les gémissements, Maman m’a appris à écouter le moindre son, ou bruissement de feuille, ça pourrait me sauver la vie…
J’ouvre la porte d’entrée avec la pointe de mon épée, mon cœur bat la chamade, mes cheveux se hérisse ,pas question d’utiliser les flingues ça ferait trop de bruit
Je vois une forme se dessiner près du mini-bar de la cuisine, je me rapproche la Lune éclaire l’homme qui semble ne pas nous avoir vu…
Son visage est crasseux, un bandage recouvre une de ses épaules , des goûtes perle sur son visage…
Je le dévisage attentivement caché derrière le canapé, je ne sais pas où est Lucretia, peut-être que j’étais paronaique à me cacher autant, mais je préfère ne prendre aucun risque
Quand soudain, un flash de ce fameux passée, que j’aimerais oublier m’assaille, je sais où j’avais vu ce visage, c’était le gars qui avait maltraiter Charlie…
Abandonnant toute précaution, je m’élance vers lui, personne n’a intérêt à se mettre entre moi et lui, il était fautif lui aussi de tout mes malheurs, de ma main coupée, il avait osé s’en prendre à ma famille, et Dieu sait qu’il ne faut pas le faire…
Je relève la visière de mon casque, dégaine mon épée, et la pose sur son cou, approchant mon visage à quelques centimètres du sien
-Alors, maintenant c’est qui ce retrouve à la place de la victime, hein c’est QUI ? Toi et tes compères vous avez détruit ce qui me restait de vie !! Dis-je en lui montrant mon moignon
J’ai l’impression de voir rouge…
-Mais malheureusement pour toi je suis légèrement plus rancunière que la moyenne, alors je vais te crever...lentement comme vous vouliez faire
Il s’adosse au mini-bar, apeuré
-Non..non..non

-Si...tu vas comprendre ce que c’est de souffrir, le martyre, mon pote t’aurais pas dû me prendre pour ton déjeuner..connard
Je le frappe à la tête du plat de ma lame
Je n’ai jamais été autant en colère, c’est comme si je ne contrôlais rien, j’ai l’impression de n’être qu’une spectatrice 
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Jeu 17 Aoû - 1:46

    Il me plaisait de la connaître. Ses réactions innocentes et spontanées étaient une riche source sur l'identité véritable qui se cachait sous ces amas de protections. Je n'avais pas l'impression de me tromper sur cette déduction, mais il convenait que le vécu qu'elle dut subir dans ces temps difficiles pouvaient avoir une répercussion certaine sur son attitude. Elle gardait ses distances avec moi, non pas parce que elle était en présence d'une parfaite inconnue -quoique ça devait jouer un peu sur l'atmosphère présente-, je gardais l'impression qu'elle n'était pas forcément habituée à rencontrer autant de chaleur et d'engouement de la part d'un autre de ses congénères. Je craignais surtout qu'elle n'avait plus personne sur qui compter, juste une orpheline de plus dans un monde infesté de wendigos. Elle refusa de me donner la main, et je trouvais ça attendrissant, je m'en doutais, il était impensable qu'une adolescente aussi teigneuse qu'elle décide de me tendre la main. Cela dit, elle ne parut pas insensible à mon chant, je me contentais de voir un simple sourire apparaître derrière la visière de son casque. Elle se mit même à se moquer de moi et de ma soi-disant couardise dans cette soirée, ce n'était même pas vrai et cela me fit tirer la grimace bien que je préférais au moins la savoir moins sérieuse et tendue qu'à notre rencontre quelques minutes auparavant.

    Je regardais le ciel étoilée, du moins je tentais d'observer chaque point scintillant avant que les nuages ne les recouvrent. La lune avait cette effet de captiver la grande partie de mon attention, j'y perdais mon regard, et peu à peu je me détachais de la réalité et ne me rendait même plus compte de ce que je faisais, ainsi je continuais à chanter sans plus rien discerner autour de moi. Et pourtant ! J'aurais dû apparemment, car déjà mon chant endiablé est stoppé net par une agitation étonnante dans le coin de mon œil. Aube, comme elle prétendait se nommer, avait repris un comportement plus guerrier que jamais. Elle me fit signe de me taire, ce que je fis d'une part parce que je ne comprenais pas réellement ce qui se passait d'un coup, et puis parce que je sentais qu'il n'y avait pas matière à discuter dans cette situation, elle devait bien connaître son sujet malgré son jeune âge. Je la vis se diriger vers une habitation d'où je venais à peine d'entendre des cris de désespoir s'échappaient. Ne sachant pas réellement comment réagir, je la suivis de loin en abaissant mon torse en directement du sol pour limiter le son de ma course. Elle sort une lame de son attirail et s'empresse de pénétrer la demeure comme un barbare aurait déflorer une jeune vierge, par la force, elle semblait prise d'une radieuse puissance de farouche combattante prête à user du glaive pour briser l'échine de l'ennemi.

    Lorsque j'entrais à mon tour, je fus tout de suite découragée par l'odeur nauséabonde qui m'attaqua immédiatement le bec. Même en me pinçant le nez, la mine déconfite par la puanteur qui régnait ici-bas, le parfum d'excrément entassés depuis quelques jours me piquait les narines sans que je ne puisse rien y faire. Comment Aube faisait-elle pour ne pas être importunée par une telle atmosphère ? Elle avait déjà filé hors de ma vue, et l'obscurité ambiante ne me permit que très peu d'avoir une bonne idée de la décoration de l'antichambre où je me trouvais. Je me redressai et marchai normalement dans le couloir menant à ce qui paraissait être un salon. Je pus distinguer mes traits de Aube, qui était étrangement dissimulée derrière un canapé. Je ne voulais pas la surprendre dans son entreprise, de peur de me prendre un coup non voulu en pleine face, c'était pas le monde de finir six pieds sous terre... Brutus m'en voudrait certainement. Je m'avançais doucement vers sa silhouette, puis sans attendre, cette derrière bondit à nouveau hors de ma vision. Je m'élançais alors dans le salon puis rejoignis la cuisine d'où émergeait des cris. Je me demandais ce qui se tramait. J'eus bien vite ma réponse lorsque je la vis, furieuse, sauter à la gorge de ce bougre de survivant blessé jusqu'à la moelle. Il était étalé dans la cuisine, sans aucune force pour repousser l'assaut de la petite.

    J'avais beaucoup de difficultés à discerner ce qu'elle crachait à son encontre tend l'homme hurlait, mais lorsque je la vis le frapper sur la tête, je ne pus m'empêcher d'essayer de la stopper. Je voulais avoir le fin mot de l'histoire, le sang avait déjà coulé dans cette demeure. Je l'agrippai au niveau du poignet mais lorsque je l'eus tirer vers, je m'aperçus que la main était manquante « Oh par mes aïeux ! » dis-je surprise « Aube ! Attends ! Tu ne peux pas faire ça ?! » j'essayais de la calmer mais je perçus la rage dans son regard. Je me résignai, il était vain de l'empêcher d'assouvir sa colère. Toutefois je n'abandonnai pas si vite. Fonçant dans la cuisine, je saisis la première chose à ma portée puis retournai en arrière. Mon balai en main, je posai l'embout poilu contre son torse et poussai de toutes mes forces pour l'éloigner de sa victime ensanglantée « S'il te plaît, Aube ! Explique moi au moins ?! » hurlai-je à son encontre.
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Jeu 17 Aoû - 14:33

Tel un berseker
Alors que je m’apprêtais à crever ce connard de cannibales, je sens une main agrippé le poignet de ma main gauche
Eh merde, dès qu’elle voit mon moignon, elle me lâche précipitamment, surprise, je me contente de grogner comme une bête
Alors que je la voyais du coin de l’œil partir vers la cuisine, je me jette à nouveau sur ma prochaine victime
Jamais, je n’aurais pensé devenir comme ça, une bête enragé assoiffé de sang...même si c’est très imagé, mais voilà, il s’en était prit à ma famille à tout ce qui me reste dans ce monde malheur.
Tous mes professeurs, m’ont dit que j’étais rancunière, même mes rares amis me l’on signaler...c’est vraie, que dès que quelqu’un me faisait une mauvaise blague ou se moquait de moi, je lui jouais un sale tour en retour, mais là c’était différent je voulais le voir aussi mort que ses amis bouffeurs de chair...je veux lui couper la main et le narguer avec comme ils allaient le faire…
Des pensée si noire, si meurtrière...que m’arrive-t-il ? Ce monde me change….je suis en train de devenir une assassin ?!
Je sens un objet pointu sur ma poitrine, au départ, je crois que c’est le cannibale qui a une arme, puis je vois Lucretia tenir le balai , et appuis sur ma poitrine, n’ayant aucune envie de me faire embrocher même si le bout n’a pas l’air aussi pointu que ça, je recule malgré ma rage, je sens mon dos se coller au mur…
Je suis folle de rage contre ce qui reste du monde, c’est ma vengeance et PERSONNE ME N'EN EMPÊCHERA


-CE CONNARD ET SA BANDE M’ONT COUPE LA MAIN ET ON VOULUE ME BOUFFER MOI ET MA COUSINE, MAINTENANT DÉGAGE JE NE VOUDRAIS PAS QUE TU TE FASSES MAL...C’EST MA VENGEANCE DU COMPREND CA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Dis-je en m’époumonant et en criant de toute mes forces
Si avec ça, tout les charcuteur du coin ne ce ramenait pas…
Peut-être que Lucretia, va mal le prendre, mais sur le moment je n’y pense pas, tout mon esprit et orienté vers l’homme recroquevillé sur lui-même devant moi

-LAISSE MOI PASSER CONNASSE !!!!!!!!! JE VEUX L’ÉTRIPER, LE FAIRE AUTANT SOUFFRIR QUE J’AI SOUFFERT 
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Sam 19 Aoû - 20:45

    L'épisode de calme qui s'était instauré à la rencontre avec le petite Aube tournait bien trop vite au cauchemar. Moi qui avais pourtant réussi à amener l'apaisement, à établir une quasi-relation de confiance avec la jeune fille, ou du moins à réduire considérablement toute tension éventuelle... Tout tombait à l'eau sans que je ne puisse interférer dans la rage déversait dans cette cuisine miteuse. Je craignais qu'elle n'aille trop loin, qu'elle dépasse ce qui faisait d'elle un humain avant tout, il ne s'agissait pas ici de tuer un vulgaire wendigo, cet homme là était bien des nôtres. Aube ne paraissait plus si innocente que ça à mes yeux, ou bien avais-je volontairement voulu me fourvoyer, sa tenue et son attitude grincheuse auraient dû m'informer clairement de ses intentions. Mais comme à mon habitude, j'avais voulu faire changer les choses, qu'elle aille dans mon sens, dans la bonne direction. Et voilà pourquoi je tentais de repousser avec un balai une bête enragée que la soif de sang faisait jaser des paroles confuses. Qu'est-ce qui la différenciait des infectés, désormais ?

    Je la regardais droit dans les yeux alors qu'elle m'expliquait, avec ses mots et sa colère comme béton, ce qui l'avait poussée à agir ainsi et de la sorte sur cet énergumène. Ainsi donc l'humanité tendait à se détruire par elle-même par un dangereux mal qui avançait petit à petit dans ses rangs. Consommer de la chair humaine était complètement interdit par ma croyance, et c'était ce qui avait déjà conduit le monde dans cette apocalypse. Si jamais il y avait des cannibales dans le coin, je voulais savoir où. Sa main, je n'avais même pas remarqué son absence jusqu'à ce que je l'attrape, cela pouvait-il justifier un acte déraisonné ? J'essayais de faire le vide dans mon esprit afin d'analyser au mieux la situation, mais cela était bien trop éprouvant avec la forcenée qui ne manqua pas une occasion de m'insulter. Je décidai de prendre les choses en main. Abaissant petit à petit le balai, je pris une voix à la fois ferme et ouverte vers le dialogue, peu à peu je remettais mes bottes de psychologue. « Ce sentiment qui traverse ton esprit, ton corps, à cet instant... Rien n'a plus de valeur que la conscience de soi, le contrôle de ses actes et de ses pulsions. Mais à ce moment où tu décides de perdre la raison, la seule chose qui te maintienne dans ta part d'humanité. Si tu franchis la ligne rouge, et d'après ce que tu as pu me dire ce qu'il a osé faire à toi et aux tiens, tu ne vaudras certainement pas mieux que lui. » dis-je dans un ton entre voix calme et chuchotement.

    Je sentis l'autre profiter du moment pour reculer à mes pieds, peut-être en quête de protection. Ce ne fut pas ce qu'il trouva. Aussi vite que j'eus posée les yeux sur lui, je lui décorais le front d'un impact de mon calibre. Je sentis le recul jusque dans mon torse, ou bien la décharge émotionnelle était trop importante. Je pris une profonde respiration, j'avais commis l'irréparable en achevant cet homme sans éprouver la moindre hésitation. Je n'avais plus tirer depuis que j'avais abattu mon père infecté par ce mal, et cela remontait déjà à fort longtemps. Après avoir rangé mon arme, je regardais à nouveau Aube puis me rapprochait d'elle « Crois-moi, je peux comprendre les émotions qui te tiraillent. La haine n'est pas une solution pour évoluer dans le monde... Ce monde, peu importe. » ce discours aurait pu parfaitement fonctionné s'il y avait toujours une société active « Tu dois aller au-dessus de cela, et trouver des repères qui te poussent à changer dans le bon sens. J'aimerais pouvoir t'aider, Aube, mais il faut que tu t'ouvres un peu plus à moi, même si je reste cette parfaite inconnue de la station service. » ajoutai-je, puis j'ouvris grand les bras en me rapprochant de plus en plus de son joli minois « Il ne faut pas que tu es peur de te laisser aller à des sentiments que tu ne connais pas. Je ne suis pas sûre de pouvoir te les apporter, en revanche je m'y connais assez pour savoir comment progresser dans la bonne direction... Alors Aube, je te le demande, si tu peux encore te fier à moi, accepte que je te prenne dans mes bras. » dis-je en faisant la moue.
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Aube Callum
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Mar 22 Aoû - 10:43

Tel un berseker
Dès qu’elle baisse le balai, je m’élance vers l’homme sauf que son ton me pétrifie sur place
Elle a franchement intérêt à faire vite, sinon je pense que le cannibale ne sera pas la seule victime de
ma rage
Je suis animé par des sentiments bestial à la limite de l’humanité, je n’ai qu’un seul comme les félins attrapé ma proie et si possible l’écorcher vive
Mais la voix de Lucretia, m’apaise un peu, loin de ma raisonner et de m’empêcher de le tuer, mais je suis un peu plus calme soudainement plus réfléchis
-Mais….mais j’ai déjà tué pour sauver quelqu’un...Et lui il pourrait te faire du mal, ou mal à quelqu’un d’autre, il FAUT qu’il périsse dans d’atroces souffrances ! Pour qu’il subisse tout ce qu’on subis les autres par sa faute !
La première fois et j’espérais dernière fois que je tuerais une personne...c’était aussi un cannibale qui voulait s’en prendre à ma Mère, il en a payé le prix de sa vie
Je suis exactement dans le même cas de figure maintenant, sauf qu’une parfaite inconnue me barra la route
Mais peu à peu ses paroles résonne dans ma tête, elle avait raison...je m’abaissais à lui, si je commettais des atrocités, alors que je commençais à me calmer, mais elle était encore loin de me persuader ne pas passer à l’acte, elle prend sont gros pistolets et tire entre les deux yeux de l’homme, le recul la fait reculer brusquement, je bouge sur le côté pour ne pas me la « prendre »
En voyant le corps de l’homme inerte, je suis comme apaisé
Mais quelque chose tique dans ses paroles, je réplique, plus méchamment que je ne l’aurais voulu
-La police n’existe plus, le monde à disparu pour une pâle copie de l’enfer !
Je ne savais pas si j’avais des répères comme elle disait, Maman n’était pas un exemple de calme et de pacifisme, Papa devait avoir comme deuxième nom Pratique ou Utile…

-Oui…

Elle me demande si je peux la prendre dans mes bras...à part le contact d’Haley, je n’ai pas eu de câlins depuis un bout de temps

-D’accord….
Je la prends dans mes bras, me serrant contre elle

-Je ne sais pas ce qui m’a pris, tout à l’heure, c’était comme si j’étais devenu une bête assoiffé de sang, je ne contrôlais plus ce que faisais, j’avais plus qu’une pensée le tuer….je veux plus revivre ça par pitié !
Je me détache à regret d’elle, et me dirige vers la porte d’entrée, l’épée à la main
-Vient, il commence vraiment à se faire tard…
Un charcuteur que j’ai repéré à la lueur de la Lune se dirige vers moi, je l’exécute rageusement, amère à cause de la tournure des évé 
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Sam 26 Aoû - 22:12

    Elle se faisait du mal en agissant ainsi, et visiblement je ressentais empathiquement la même chose. Cependant, je parvenais à garder la tête sur les deux épaules, et bien qu'il sortait d'elle une violence barbare digne d'un animal sauvage, je voyais en elle une innocente petite fille qui quémandait de l'aide autour d'elle sans vraiment trouver les mots pour se faire entendre. Je voyais que j'arrivais pourtant à déranger ce fauve, en l'amenant à user de son esprit plutôt que ses poings, la faire parler d'elle c'est l'aider à expier cette énergie maléfiquement condamnable qui lui reste en travers de la gorge. D'un autre côté, hurler comme ça risque surtout de l’essouffler et l'obliger à ralentir la cadence. Dans un sens, j'agissais à la manière d'un filtre. J'aimais à le croire. Je le pensais. A son regard, je parvenais à deviner le moment où mes paroles avaient fait mouche et déjà elle se calmait. J'avais tuer pour elle, un être-vivant, un humain comme moi, un être doué d'une raison... J'eus un pincement au cœur, toutefois elle me prit dans ses bras et je fus soulagée immédiatement. Cette chaleur qui se dégageait de son corps, alors que je la serrais bien contre moi, tout en caressant lentement son dos de haut en bas, c'était tout ce qui lui manquait. En réalité, je me demandais si ce n'était pas seulement moi qui avais besoin de chaleur humaine. Je n'avais pas pris une personne dans mes bras depuis belle lurette, encore moins quelqu'un à qui transmettre une émotion forte.

    Ses mots étaient emplis d'une tristesse qui eurent le don de me rassurer, Aube était loin d'être perdue comme elle pensait le croire. Sa déclaration me laissait perplexe cela dit, j'avais peine à croire qu'elle serait prête à abandonner cette partie de son histoire. Plus l'individu était jeune et plus le comportement habituel était dur à tuer, c'était un automatisme « Tu n'auras qu'à venir me chercher. » lui répondis-je paisiblement. Elle se dégagea de mon emprise, et je crus tomber de haut lorsque à nouveau ce froid glacial se glissa entre nous. Elle n'était pas ma fille, ça devait être assez maladroit, plutôt malaisant pour elle de câliner une inconnue au milieu de nul part et au-dessus du cadavre d'un foutu cannibale fraîchement décédé d'une suite d'une explosion crânienne. Charmant. Aube se dirige vers la porte et m'invite à sortir en me rappelant que dehors il faisait nuit noire. Cette dose d’adrénaline m'avait gardé éveillée et rassasiée, mais déjà mon lit me manquait. « Oui, laisse moi un instant et je te rejoins. » Je la vis sortir, tenant fermement sa lame en main, du moins sa seule main valide, je n'avais maintenant remarqué l'armement qu'elle possédait. Elle restait plein de mystère, et pourtant je souhaitais tout de même lui ouvrir les portes de ma maison. Je regarde le regard livide qu'avait laissé le cannibale, je ne pouvais plus sortir son visage de ma tête. Quittant l'endroit, j'aperçus Aube à l'extérieur en plein massacre d'un wendigo. Comme s'il avait été en mousse. Je hochai les épaules puis la rejoignis l'air de rien.

    ***

    Les minutes s'écoulèrent sans que rien d’intéressant ne se produisent. Je considérais pour ma part avoir eu assez d'action pour la soirée, ça ne faisait pas tout parti de mon train de vie quotidien. J'avais plus tendance à rester cloîtrer à la caserne, à organiser et gérer les stocks, à réfléchir à ce que la ville pouvait nous offrir et comment diriger mon groupe pour qu'il soit le plus performant possible. Il m'arrivait de sortir, jamais bien loin quand j'étais seule, mais j'appréciais faire du repérage avec Brutus. « Tu arrives à la voir là-bas ? » dis-je en désignant la caserne au loin. Sa couleur rouge, dans la nuit, prenait une teinte beaucoup plus sombre qui la rendait presque invisible dans l'obscurité. Pourtant, un des hublots dégageait la lumière de l'intérieur et donnait l'impression que la bâtisse clignait de l’œil. A peine que nous nous montrons tous les deux que la porte d'entrée s'ouvre en grand. J'y reconnais la carrure du grand homme à la peau d'ébène. « Reste derrière moi. » chuchotai-je. Je me montrai à la lumière « Tu as tardé. J'étais sur le point de partir à ta recherche. » dit Brutus en m'interpellant « Quand j'aurais besoin de ton avis... » rétorquai-je aussi sèchement « Je suis venue avec quelqu'un. J'espère ne pas avoir de soucis avec les garçons. » alors que j'approchais de l'entrée, il s'avança en même temps pour me barrer la route « On va pas se mettre à récupérer tous les locaux qui nous tombent sur la main ? » tenta-t-il de me dire à voix basse « Alors d'une c'est pas mon intention, de deux ça n'a jamais posé problème qu'on soit nombreux, et de trois je vais pas laisser une mioche traînée toute la nuit dans ce sale coin. » répondis-je de vive voix en levant la tête pour le regarder droit dans les yeux, je me retournai vers Aube pour lui dire « Il ne mord pas. C'est juste un gros nounours qui de temps en temps a mal à son petit cœur. » ricanai-je entre mes dents.

    Le garage était plongé dans le noir, il ne laissait rien apparaître du matériel stocké sous des bâches, seul le SUV en partie blanc affiché une teinte plus grisâtre. Nous nous attardâmes pas davantage au rez-de-chaussée car je considérais que l'étage était le seul lieu de vie. Je montais les monter les marches à petites foulées, à la lumière du couloir puis indiquai à Aube de me suivre dans la salle directement à droite. « Voilà, c'est chez moi ici ! Du moins, sauf si je change d'avis. » dis-je en écartant les bras, par automatisme je m'élançai vers mon trône de bric et de broc où je posai mes fesses. J'affichais une mine satisfait en palpant les accoudoirs « Ça me manque toujours autant de m’asseoir ici. » je me rendis compte qu'elle n'avait rien pour siéger à son tour mais mon arrivée avait suscité un attroupement soudain à la porte, c'était tout de même le premier invité que nous recevions. « Assis-toi. » proposai-je à Aube alors que Titus, le plus maigrelet des trois, venait d'apporter une chaise et la plaça à mes côtés « Ne fais pas attention à eux. Tu veux du chocolat ? J'ai du chocolat. Titus, va chercher du chocolat. » ordonnai-je. « Si tu veux bien rester, tu pourras dormir derrière. » dis-je en désignant du pouce le rideau derrière moi « Comme tu as pu le comprendre, ça fait pas bien longtemps que l'on est dans le coin, et je te dois te dire que tu es la première personne humaine que je croise depuis que nous sommes arrivés ici. Est-ce que tu peux m'apprendre quelques trucs sur la région ? Vu comme tu es une dure à cuire, ça doit faire longtemps que tu rôdes ici. ».
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Aube Callum
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Dim 3 Sep - 11:30

Suspicion
J’hoche la tête, c’était donc là qu’elle habitait, je me sens de plus en plus confiante avec elle, je ne crois pas qu’elle soit une méchante, prête à tout pour survivre, j’espère du moins.
-Oui….

Nous nous approchons rapidement de sa demeure, dès la lumière beigne nos habits, la grande porte d’entrée s’ouvre lentement donnant sur un géant, de sa voix grave, il commence à parler à Lucretia, j’essaye de me faire la plus petite possible derrière elle, je ne doute pas de sa force, avec laquelle il pourrait me briser la nuque aussi facilement que si il ouvrait un paquet de chips, si vous voyez le tableau…
Le géant commence à la réprimander, sauf qu’elle ne se laisse pas faire, très loin de là même, l’homme se contente de se bouger comme si il obéit à une force invisible, c’est à ce moment là que je me rencontre que Lucretia, n’est rien d’autre que la chef de ce lieu, elle me parle de Brutus le géant de tout à l’heure et je souris à mon tour, elle n’a pas l’air froide, renfermé, mais pleine de vie, et bizarrement j’aime voir adore ça…
Nous montons rapidement au premier étage, où elle me conduit jusqu’à une pièce où elle vient s’affaler sur un monticule d’affaire, qui forme un trône de fortune, je ne sais où me mettre, donc je reste toute droite au centre de la pièce, enlevant mon casque et le passant sous mon aisselle, je me retourne et remarque que trois personne nous épie à la porte, Lucretia ordonne de m’apporter une chaise, un homme se rapproche de moi après quelque minutes d’attente, il à l’air moins menaçant que ses confrères, mais tout aussi dangereux, sans même demander mon avis, elle ordonne à l’homme de m’apporter du chocolat, pas méchamment, mais vraiment autoritairement, je n’aime pas trop ça, mais bon j’essaye d’oublier ce passage, je m’assoie sur la chaise, déposant à terre mon casque et mes gants de cuir, me mettant à l’aise, en moins d’une minute je me retrouve avec une barre de chocolat entre mes mains, je sens mon ventre gargouiller et mord dedans à pleine dent, elle commence à me demander, si je savais où elle pourrait trouver des survivants, malgré toute ces petites attention, je ne sais pas si je peux lui faire confiance, je ne supporterais pas d’avoir le poids de dizaine de mort sur ma conscience si c’est une pillarde
Et puis de toute façon, je ne sais pas très bien où je suis, donc je ne peux pas lui indiquer des repères pour qu’elle trouve ces groupes et c’est mieux comme ça

-Bah, il y a la clinique de mon Grand-père, un labo où les gens sont très gentils, ils m’ont même soigné quand...quand….euh bref…. Quelqu’un m’a aussi parlé d’un grand camp quelque part dans Grosse Pointe…. Voilà ce que je sais à peu près, et ne t’attends pas à avoir d’autre indications tant que je n’en saurais pas plus sur toi ! Dis-je soudain d’un ton plus dur
Je ne veux pas mettre en danger ma famille…

-Qu’est-ce que tu fais dans ce trou paumé, et pourquoi tu as dû bouger d’un endroit à ici ?
Mes questions sont légitimes et j’espère avoir des réponses au lieu de coup-de-poing…. 
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Jeu 7 Sep - 1:02

    Un sourire en coin, l'observer réconforter pour le moment mon cœur refroidi par cette terrible nuit. Ce meurtre commis de sang froid par ma personne, une étape que je n'aurais pas dû franchir, et un secret que j'espérais garder entre moi et l'adolescente. Je ne pouvais me résoudre à ce que l'on me colla une étiquette sur le front me reprochant le péché originel, ce n'était pas moi, c'était bien pour ça que je m'étais décidé à me mettre dans la peau du chef, pour ne pas devoir presser la détente moi-même. Alors je me contentais de la regarder, pour éviter de revoir dans ma tête le visage du cannibale, Aube avalait goulûment le chocolat que j'avais demandé qu'on lui apporte, avec une gourmandise et une rapidité qui rappelait le loup affamé par le froid hiver, et tombant finalement sur une unique proie, peut-être pauvre en chair, mais assez pour passer l'obstacle glaciale de la saison hivernale.

    Je retirai ma coiffe de chef, la disposant sur le dossier du trône, sans avoir même à lever mes fesses, et libérai mes longs cheveux noirs des nœuds qui s'étaient formés à force de porter tout cet ornement. Il me venait à l'esprit que cela faisait assez longtemps que je ne m'étais pas occupée de moi correctement, que je ne m'étais pas fait une vraie beauté. La faute à l'eau courante, ça on avait pas encore, mais je planchais là-dessus, ou du moins j'avais espoir de rencontrer quelqu'un qui pourrait me filer un tuyau. Pour le coup, je comptais sur Aube pour répondre à mon questionnement, mais visiblement, on était pas tout à fait sur la même longueur d'onde. Sa première réponse ne me convenait tout simplement pas, elle restait sur ses gardes, et c'était compréhensible, mais j'avais fait énormément de gestes pour elle, je considérais qu'un petit quelque chose en retour n'était pas chère payée, surtout s'agissant d'une simple formulation orale et de nature plutôt générale.

    « Eh ! C'est moi qui pose les questions, jeune fille. » dis-je en minaudant. Si elle se montrait imprécise, je le saurais tout autant, mais personnellement, je n'avais pas grand chose à cacher sur ma condition « Je suis là parce que j'ai fui la horde au Nord. On croit que le froid ça ralentit les wendigos, c'est pas vrai, c'est là où ils prennent vie. » je réfléchis le temps d'élaborer un plan d'attaque, je ne cherchais pas à l'effrayer, ni à la mettre en confiance, ce serait totalement sous-estimer son esprit critique, bien que apparemment occulter par un voile de rage explosive « J'ai rien d'intéressant à raconter sur moi, désolé. Est-ce que tu peux m'en dire plus sur ce groupe à... Grosse Pointe c'est ça ? Ils sont bien organisés ? Tu penses qu'ils sont ouverts aux relations ? » lui dis-je en me rapprochant de son visage. Je passai délicatement la main dans sa chevelure tout en observant les traits de son visage désormais révélé. Son regard, sa peau, laissaient paraître l'expérience d'une longue vie pleine d’épreuve « Toi en revanche, tu dois avoir énormément de chose à raconter. Et avec toute cette armure que tu portes, tu peux m'expliquer comment tu as perdu un bout là ? » ajoutai-je en désignant sa main absente.
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Aube Callum
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Ven 8 Sep - 23:29

-Oh oui grande chef ! Dis-je espiègle reprenant mes anciennes habitudes soudain plus à l’aise
Avant avec Haley, on se moquait éperdument des gens, n’en ayant rien à faire de notre réputation auprès des autres, nous étions innocentes et insouciantes. Est ce que je devrais dire que l’apocalypse n’a eu que du bon pour moi, je devrais dire oui, après tout, j’ai une mère aimante, une presque petite copine, je crois vu ce que j’ai fait avec elle. Mais j’ai l’impression, d’avoir perdu mon innocence, enterrer mon enfance derrière moi. Mais déjà la douce voix de Lucretia m’extirpe de mes pensées

-Ça répond quand même pas à ma question, pourquoi tu veux savoir des trucs sur eux ? Bougonnais-je

Je rougis gênée, quand elle me demande de parler de moi-même, je n’aime pas faire ça...On m’a souvent dit que j’avais une très basse estime de moi-même

-C’est une très longue histoire... Soupirais-je


Je veux me confier à elle, mais je ne sais pas si je peux lui faire confiance, même avec tout ce qu’elle a fait pour moi….
Je n’avais que donner que de vague passage de mon effroyable périple à travers les Etats
J’en avais trop sur le coeur, et elle à l’air e savoir s’y prendre avec les filles de mon âge, alors peut être que ça me fera du bien ?
Je soupire à nouveau un bon coup

-Quand tout a commencé, je rendais visite à mon beau-père à Seattle, à l’époque, je pensais encore que c’était mon père, je l’ai retrouvé transformé dans son appartement, j’ai dû l’achever, puis je suis resté quelque temps dans son appartement, car la situation à l’extérieur, ne s’améliorait pas, je supportais comme je pouvais l’odeur du cadavre de mon beau-père, puis la nourriture commençais à manger, et les médias s’éteignait petit à petit, les incendies était fréquent, on entendait la sirène stridente des policiers ou des pompiers toutes les minutes. Quand je suis enfin sorti de l’appartement, le bâtiment était étrangement calme, vers les étages les plus bas, le sang maculait les murs, des restes d’humains parsemait la moquette rouge...C’était comme un couloir vers l’enfer littéralement…
Je me suis enfuie de la ville, par les égouts, avançait à l’aveugle, grâce à je ne sait qu’elle miracle, je suis ressorti dans la banlieue…
Puis je me suis enfuie m’enfonçais dans les terres, je fuyais le monde, les hommes comme les morts, me contentait de les observer de loin, j’ai vu l’exode vers le Nord…


Je m’arrête soudain de parler pour reprendre mon souffle, et guette un signe de la femme, pour que je puisse continuer mon récit

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Mer 13 Sep - 18:10

    Je manquais peut-être de tact sur ces dernières paroles, il n'en restait pas moins qu'elle avait changé de comportement pour une attitude beaucoup plus décontractée. Le foyer était chaleureux, la lumière éclairait nos visages et ne laissaient place à aucune émotion dissimulée, il n'était question que de franchise. Du moins, je ne pouvais apporter d'autres informations à la petite, après tout, c'était moi qui étais en quelque sorte l'invité dans cette contrée déjà habitée par quelques communautés apparemment. Je ne les connaissais pas, et je jugeais légitime de pouvoir m'informer alors que je me trouvais en position de force, ou du moins dans une certaine ascendance vis à vis de la petite. Elle avait parlé de cannibales, et cela m'était resté dans l'esprit comme cette sensation de gelure au cerveau lorsque l'on lèche trop vite ses deux boules de crème glace, elle n'en faisait pas parti puisqu'elle les avait fui et avait même voulu tuer l'un d'entre eux, mais je ne pouvais être assurer de cela pour les autres tant que je n'avais rencontrer personne pour m'en donner davantage sur le patelin.

    Je posais une main sur son avant-bras à mesure que je perçois chez elle une envie de lâcher ce qu'elle a sur le cœur, mais mon esprit restait tiraillé entre l'impression de faire quelque chose de mal en l'exploitant de la sorte et une forte empathie pour son sort. Est-ce que cela valait réellement le coup de l'amener à la rupture alors qu'elle dressait à l'extérieur un personnage si fort, et tout cela pour tenter de tirer quelques infos qui pouvaient aussi bien cruciales que banales. Alors, avec autant d'attention que ma sensibilité et mon professionnalisme me le permettaient, je l'écoutais raconter son passé, si court en terme d'années de vie, et pourtant si riches en expérience. Tous ces problèmes que j'avais su éviter en m'imposant à ce rôle de chef auprès de ma petite communauté, elle, elle avait eu la malchance de vivre tout cela. Cela dit nos histoires débutaient de la même façon, un parricide non désiré car vital pour notre bien. Un père arraché, et le chaos qui se met à taper à la fenêtre, je connaissais très bien.

    « Je peux pas concevoir l'idée que tu es réussie à arriver jusqu'ici en seul morceau... » dis-je d'un ton morose. « Arrête toi là. Tu n'as pas besoin d'en dire plus, il te faut du temps, certainement, mais surtout un entourage sur qui t'appuyer sans avoir la peur au ventre continuellement. Sache que tu es la bienvenue ici, autant de temps que tu le voudras. » dis-je d'un ton plein de douceur. Je me levai de mon trône et me dirigeai vers le voile juste derrière celui, soulevant le drap je révélais le lit confortable dissimulé juste derrière « Tu as vu l'heure ?! Il est très tard, tu as besoin de te reposer après cette soirée éprouvante. Dès qu'il sera tant, je t’emmènerai en voiture où tu le souhaiterais, parce que je n'ai qu'une parole, et même si je préférerais que nos chemins ne se séparent pas de sitôt. Installe toi, et passe une bonne nuit, Aube. Juste Aube ? ». Je marchais cette fois-ci dans la direction de la porte d'entrée, ouvrant cette dernière, je tournai la tête une dernière fois vers sa direction « Au fait, derrière le lit, il y a une boîte en carton avec des tas de bonbons... Fais en sorte de ne pas tout manger, on manque cruellement de dentiste. » ajoutai-je un sourire moqueur avant de lui souhaiter une nouvelle fois la bonne nuit, puis j'éteignis la lumière et refermai la porte derrière moi.
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Lun 18 Sep - 7:42

The bedroom
-Moi non plus… Dis-je en haussant les épaules
C’était un miracle pour une fille de mon âge d’avoir survit jusqu’à maintenant sans aide des adultes...J’avais beaucoup de chance avec Haley...mais aussi avec mon père...ma cousine...À croire qu’il se sont tous donné rendez-vous à Detroit

-Euh oui...Merci...mais je...euh..j’ai...une famille déjà… Bafouillais-je
A chaque fois que quelqu’un s’intéressait à moi ou voulait m’aider je perds tout mes moyens..
Fait chier quoi, j’ai l’impression d’être une bonne à rien, sans tact, ni répartie quand je suis comme ça.
Est ce que c’est à cause de ces deux années passés seule, en marge de ce qui reste de la société, que je suis aussi timide et renfermée, avec ceux que je ne connais pas beaucoup ? Pourtant avant tout ça, je pouvais me faire des amis en un clin d’œil, j’aurais pu laisser Haley seule et rejoindre mes autres amies, quand on se fâchait, ce qui étaient rare. Mais je suis toujours revenue vers elle, car je tenais à elle, ferais-je pareille avec Lucretia ? Même si je doute de retourner avant longtemps dans cette zone de la ville, si vous voulez mon avis.
Elle souleva, le drap et je découvris avec étonnement un lit king size, avec des draps plutôt propre par les temps qui cours.
Je me demandais bien pourquoi elle me montrait ça…
Puis je vis l’obscurité, et mes paupières se firent soudainement plus lourde, je bâillai à m’en arracher la mâchoire

-Ok. Dis-je sans « opposer de résistance », même si le fait de dormir dans le lit de quelqu’un d’autre, dans la maison d’une survivante qui n’a pas froid au yeux et en qui je ne voue pas une confiance totale me fait frémir….
Je commence à imaginer plein de scénarios tous de plus en plus tordu que les autres…
Et si elle voulait m’amadouer pour me tuer dans mon sommeil ou me couper l’autre main ? Enfin, vous voyez le genre quoi….

Appelle-moi comme tu veux ! Dis-je en faisant un signe de la main, essayant de me détendre petit à petit

Elle me parle d’un carton rempli de bonbon derrière le lit
Tout de suite, j’ai à l’esprit une montagne de marshmallow

-J’essayerais de me contrôler, mais t’étonne pas après si tu as  été dévalisé ! Dis-je avec un sourire espiègle

Je me rapproche du lit...touchant le drap si doux…

-Bonne nuit ! Dis-je en me retournant avant qu’elle n’éteigne la lumière

Aussitôt après, je pose mon sac à terre et allume ma lampe torche histoire d’y voir un peu, puis je me déshabille progressivement, enlevant toutes les protections que j’avais gardé, puis mon pantalon, je frisonne à chaque bruit de pas.
Il faut dire qu'être dans une maison qui met inconnue me stresse...Oui la guerrière farouche, que j’essaye de faire transparaître à peur de chose aussi ridicule dont le noir…ce qui n’est pas très pratique en ce moment…
Je me monte dans le lit, mais avant de me glisser sous le drap, je me dirige toute excitée vers le carton, dont elle m’a parlé juste avant
Je le soulève difficilement pour le poser lourdement sur le matelas, puis telle une aventurière ayant trouvé un trésor pirate enfui sous la terre depuis des années, m’émerveillant plus à chaque seconde
Tous ces bonbons, c’était une véritable mine d’or ce qu’elle avait

Je les fourre dans ma bouche, rapidement, je continue de faire ça pendant quelque secondes m’emprifant de cette denrée si rare, puis mon estomac dans un dernier sursaut, m’a donné des haut-le-cœur, et j’avais soudain envie de boire, je ne comprenais pas pourquoi ces bonbons avaient un tel effet sur moi… Et je ne cherchais pas à en savoir plus la fatigue me rattrapait déjà, je poussai le carton à la fois dégoutté et dépité, puis je me glissai sous la couette, bien à l’abri du froid de l’extérieur
J’ai eu beaucoup de mal à m’endormir, je ne cessais de changer de position, craignant pour ma vie à chaque seconde alors qu’il n’y avait aucune raison à ça
Puis je plongeais dans mes rêve bien loin de la réalité




Je me réveillai en sursaut, j’avais fait un cauchemar horrible, mais que je rêve tous les jours depuis déjà 3 mois….Mon tortionnaire...cannibales au passage, coupait un à un mes membres, et moi j’étais en spectatrice incapable de me défendre.
Je m’habillai doucement, encore assommé par le réveil…
Puis je descendis à pas de loup les escaliers
Ma montre indiquait 6h, je me levais à l’aube….donc qu’elle ironie….
Je continue de descendre et dis hésitante
-Y a quelqu’un ?
Je sens mon ventre gargouiller, la faim me tiraillait, les bonbons de la veille ne m’avaient donc vraiment pas fait un bon effet
J’espère qu’il y aura à manger...
©️ Mister Hyde



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Jeu 21 Sep - 9:06

    A notre habitude, nous nous étions levés tôt dans la matinée. En réalité, je crois qu'il faisait encore nuit, l'aube pointait à peine le bout du nez, mais je gardais cette impression, plus qu'une sensation pour le coup, que la soirée avait été de courte durée. J'avais voulu faire une petite balade nocturne dans les alentours de la caserne, je payais aujourd'hui le prix des sacs sous mes yeux et mes paupières lourdes. Remuant le jus d'orange périmé, dans ma tasse rouge « Father of the Year », avec ma cuillère, je m’efforçais dans de retirer les restes de pulpes qui en donnait une consistance trop écœurante, même en temps d'apocalypse. La petite dormait encore. A mon réveil, lorsque j'avais glissé mon regard à l'intérieur de la salle du trône, c'était encore le cas. C'était une adolescente, son sommeil était encore plus profond que le notre. « On va faire des chambres d'hôte ? » me dit Titus « Tu sais que tu ronfles la nuit, c'était insupportable, on devrait de te bâillonner au coucher... » répondis-je sèchement à son attaque, les autres hochèrent de la tête le sourire aux lèvres. Le déjeuner se déroulait dans le dortoir, la cuisine était trop petite pour y installer une grande table, et quand bien nous aurions pu y mettre une table ronde, nous n'avions pas encore résolu le problème du mobilier manquant. Assise sur le lit superposé du haut, je balançais mes jambes dans le vide, tout en scrutant, d'un regard lacunaire, ma tasse qui se vidait à chaque gorgée, révélant les fins filaments d'orange « Je déteste ce truc. Il faut qu'on se trouve une source de ravitaillement dans les plus brefs délais. » « Que compte-tu faire de la mioche ? » lâcha Brutus, interrogateur « J'ai longuement parlé avec elle, je vais la reconduire dès qu'elle se lèvera, là où elle le souhaitera. Je ne sais pas si je pourrais tirer davantage d'informations, mais j'en sais assez pour savoir qu'il va falloir rester sur nos gardes dans les prochains jours. Nous sommes loin d'être seul dans la ville. Et il se pourrait que les communautés du coin, déjà en supériorité numérique, se montrent hostile à notre égard. » « On devrait pas plutôt se débarrasser d'elle ? Elle va aller raconter ce qu'elle a vu ici ! » « Nous n'avons rien à cacher. Et bien que j'ai finalement compris qu'elle n'était pas si seule que ça, ce ne sont certainement pas des choses que nous faisons, Caïus. » dis-je d'un ton autoritaire. Brutus se leva et alla à l’entrebâillement de la porte, il jeta un coup d’œil puis me dit « Ta protégée, elle est debout. » « Un instant, je reviens. Il est sacrément tôt. » je me faufilai hors du dortoir et me dirigeai à pas de loup en direction des escaliers que Aube avait choisi de prendre. Elle descendait les escaliers à la recherche de quelqu'un, je m'empressai de la rejoindre et passant la tête au-dessus de l'escalier je l’interpellai « Aube ?! Où est-ce que tu vas ? La cuisine est en haut. J'aurais dû te faire une visite plus poussée hier soir je crois. Allez monte vite. ». Je fis demi-tour dans le simple corridor et l'attendis au croisement du deuxième « La cuisine c'est la première porte à gauche, la salle de bain est juste après. Je te conseille d'aller faire un brin de toilette, enfin... Tu fais comme tu veux. On a pas l'eau courante pour le moment, donc faudra te contenter de ce qu'on a. Y a des seaux d'eau empilés, tu prends la tasse en fer à côté et tu fais comme tu peux, mais évite le gaspillage par pitié. » dis-je en faisant la moue « D'ailleurs, si tu connais quelqu'un qui s'y connaît en plomberie... » ajoutai-je aussitôt. « Bref, je t'attends dans la cuisine. ». Je me séparai d'elle et me pénétra dans la salle dont la surface était s de petite dimension et me rappeler qu'il s'agissait du caserne. Je m'attelai à lui préparer un petit déjeuner, je regardai le jus d'orange... Mieux valait éviter. Au menu, biscuits et poptarts au grille-pain.
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Ven 29 Sep - 21:53

Je continue de descendre ces escaliers, j’entends derrière moi un bruit de porte claqué suivit de bruit de pas, je n’y prête pas attention au début.
Je me demande bien ce que fait au final Lucretia, parce que c’est quand même bizarre, qu’elle met posé tant de questions, et ces caisses et armoires fermé que j’avais vu avant ? Elles contiennent quoi ? De plus, ils sont super organisés, les barricades sont intelligemment posées, ils auraient pu rejoindre un groupe de survivant. J’en reviens au final au point de départ ? Pourquoi s’être installé ici ?
J’ai soudain plus très faim, et toutes mes pensées sur le garage, que je n’ai pas eu l’occasion de visiter. Je continue pas à pas essayant d’être plus discrète. Au moment où je manque de poser mon pied sur la dernière marche des escaliers, j’entends Lucretia m’appeler.
Je me retourne et vois sa tête juste me regarder, je rougis instinctivement comme à habitude.
-Ah..euh d’accord !
J’essaye de dire ça le plus innocemment possible, arborant un sourire d’ange
Je remonte les escaliers, deux marches par deux marches !
-Ok, je vais faire ça ! Dis-je avec un grand sourire
Je me demande depuis combien de temps, je ne me suis pas lavé...je doit être toute crasseuse, dégueulasse.
Haley n’a peut-être pas voulu me le dire pour me contrarier, mais elle aurait pu quand même ! Ce n’est pas très long, de faire trempette dans une source d’eau ou dans le lac…
Depuis le début de tout ça, me laver n’est pas dans l’ordre de mes priorités, comme trouvé de la nourriture ou de l’eau potable et des armes, mais je pense que je vais la passer au-dessus de la priorité « Trucider du pillard »
Je rentre donc dans la salle de bain et me contemple quelques secondes dans le miroir.
J’enlève mon casque et le jette négligemment à terre, il tombe avec fracas.
Mon visage est couvert de crasse, d’égratignure, de quelques tâches éparse de sang séché.
C’est bien ce que je disais.
Mon corps doit être pareil, voir pire. Mais je n’ai pas le temps pour ça.
Je vais prendre la tasse en fer, je la remplis à ras bord, puis je plonge mes mains dans celle-ci, je les ressors et commence à me frotter le visage.
L’eau est devenue toute maronâtre et rouge quand j’estime avoir finis de me débarbouiller. Je verse le contenue de la tasse dans l’évier et ressort, mon casque sous le bras
Je rentre dans la cuisine un peu mal à l’aise.
-On mange quoi ?
Oui, c’était un peu direct, mais j’ai retrouvé l’envie de manger, et un repas ou petit déjeuner par ces temps, c’est du grand luxe et ça ne se refuse pas !
Je m’assoie sur une des chaises, et lorgne sur les aliments disposé sur la table
-Je dois repartir à qu’elle heure ? D’ailleurs je me demande vraiment qu’est ce que tu fais dans ce trou, pourquoi tu ne rejoins pas les autres camps, je connais des gens qui serait très content de vous accueillir. Comment ça se fait que vous ayez autant de matériel !
Je prend le temps de réfléchir quelque secondes, la plupart des maisons avait déjà été pillé dans les quartiers alentours, c’est sûrement leur œuvre
-C’est vous qui avez fouillé tout les alentours ? D'ailleurs pourquoi il te suivent les autres là ?

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Dim 8 Oct - 9:31

    Le grille-pain était en parfait état de marche. Il était déjà présent dans la cuisine de la caserne, je n'avais même pas eu besoin de me déplacer, et heureusement que les américains étaient friands de nourriture directement cuisinée à partir de l'appareil miracle, quoi que « cuisinée » était un bien trop grand mot pour décrire l'étendu de malbouffe du coin. En tout cas, les pompiers qui vivaient ici autrefois devaient se régaler. Je commençais à devenir nostalgique de nos plats traditionnels à la réserve, de la vrai nourriture, des saveurs, des odeurs, de l'amour. J'en avais marre de manger des crackers et des boîtes de conserve. Heureusement, les dates de péremption de nombreux produits d'usine n'étaient pas encore arrivées, dans deux ans il serait temps de mourir pour ne pas souffrir d'indigestion.

    « Bonjour, ma belle. » dis-je en affichant mon plus beau sourire et en présentant de mes deux mains une assiette blanche où j'avais disposé assez esthétiquement le met du matin. « Je vois que tu as finalement pu faire un brin de toilette, ta peau paraît en effet plus claire qu'à ce à quoi je me suis habituée ! » ajoutai-je en riant. « Allez pas de chichi, mange tant que c'est chaud. » dis-je cette fois -ci avec un ton à la fois autoritaire et maternel. Je connaissais pas ses goûts, mais vu comment elle s'était jetée sur la barre de chocolat cette nuit, je doutais qu'elle cracherait ainsi sur de la nourriture consommable. Elle était toute maigre aussi, qui plus est une enfant, elle devait se nourrir pour survivre en ces mauvais temps. Moi-même, j'avais perdu quelques kilos, j'avais moins d'appétit par moment, parce que je pensais à d'autres choses en même temps, et mon humeur virait de l'optimisme déconcertant au pessimisme morbide. Encore une fois, j'essayais de ne pas montrer mes émotions devant le reste du groupe car les sentiments se propageaient bien trop vite en milieu clos.

    « Il se passe quoi ? D'un coup tu n'arrêtes plus de parler. Si tu avais été aussi bavarde hier, je t'aurais gardé un peu plus longtemps, toi. » répondis-je aussitôt à son questionnement. Sa curiosité me parut louche, elle devait connaître beaucoup plus de personnes qu'elle le prétendait. « Tu m'as dit que tu voulais partir au petit matin, tu as changé d'avis ? » Je me levai de ma chaise pour aller regarder par la fenêtre, ouvrant la fenêtre, je laissai entrer une brise fraîche, plutôt glaciale soudainement, me forçant à la fermer aussitôt « Oh qu'il fait froid. J'espère que tu as de quoi te couvrir. Bon, pour te répondre, bien que j'ai déjà dû te le dire, nous venons d'arriver ici, nous ne connaissons pas les lieux, encore moins s'il y a des communautés dans le coin. Je ne t'aurais jamais posé la question si ce n'était pas le cas. » elle était un peu bébête parfois, ou bien elle me testait, elle souhaitait me piéger, mais j'étais meilleure joueuse. Je me dirigeai précipitamment vers l'entrée de la cuisine « Quand tu auras fini, rejoins-moi en bas, je vais sortir la voiture. » je passais la tête et aussitôt interpellai Brutus pour qu'il suive ma directive. En passant devant la cuisine, il jeta un regard de mépris, dessinée par une mine acharnée qui en disait long sur l'animosité qu'il portait pour la petite. Je me tournai pour regarder Aube une dernière fois « Il ne mord pas, je te l'assure. ».
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Lun 16 Oct - 10:24

La fuite
Je me contente de hausser les épaules et de dire

-C’était juste de la curiosité pas la peine de réagir comme ça, tu sais…

Quelqu’un entre dans la pièce, c’est un de ces compagnons, il me jette un regard noir qui me glace, reprenant mes esprits rapidement, je lui la pareille. Fronçant les sourcils et en faisant la moue.
Lucratia m’indique qu’il ne mord pas. Mais je peux être sûr que si je me retrouve seul dans une pièce avec lui. Je me ferais broyer à mains nus et il ferait des saucisses de ce qu’il resterait de mon corps. Brrr


-Hum..je te crois...Balbutias-je
, rentrant ma tête entre mes épaules essayant de me faire la plus petite possible.
Je sens que je ne suis plus la bienvenue ici… Sans doute à cause de mes questions.
Je sais...Je peux être très chiante parfois, à insisté, aussi car je suis trop curieuse. Et quand ça arrive et que j’énerve les gens. J’ai envie de me baffer, tellement je suis débile…
C’est donc emplis de gêne et de remords, que je termine rapidement mon petit-déjeuner, dans cette cuisine pleine à craquer qui est-elle même dans une caserne habité par des inconnues à mes yeux…
Et dire que normalement ça n’aurait dû qu’une simple promenade.
Je pousse la chaise en arrière, me relève et déclare stresser et anxieuse.

-Je...vais récupérer mes affaires dans ta chambre.

Sans attendre sa réponse, je sors rapidement, refermant la porte brusquement sans vraiment l'a claqué.
Je me dirige pressé vers ma chambre provisoire, à l’intérieur, j’attrape mon sac, sort mon journal intime, que je n’ai pas utilisé depuis un bon moment, je l’ouvre et prends au hasard une feuille. Un dessin d’un paysage y est déjà. Pas grave. Je griffonne rapidement un mot.
Je n’ai jamais écrit très bien, mais là, c’est grave...Dieu merci ces satanés cannibales ne m’ont pas coupé ma main dominante.

Sur un bout de papier jaunâtre, vous pouvez voir un mot, d’une écriture tremblotante.

*Je suis partie, car...je ne veux pas vous causer plus d’ennuis, et puis ça vous aurez faire plus du temps que nécessaire, j’irais plus vite à pied croyez-moi, merci pour tout le confort que vous m’avez donné, merci pour tout. Voilà, je ne sais pas comment finir ça, alors j’espère qu’on se reverra un jour….*

J’ouvre la fenêtre derrière le lit.Être parti comme ça m’emplit de remords, mais je n’avais pas vraiment le choix  J’enjambe la fenêtre, je souffle longuement.
Une petite voix dans ma tête, me souffle que je suis folle et inconscient. Mais je n’ai plus trop le choix, si elle arrive et qu’elle me voit comme ça….Je n’imagine pas sa réaction.
Au moins ça sera comme dans les films d’action, je saute.
Le vent fouette mes vêtements pendant quelques secondes, avant que je n’atterrisse brusquement dans les buissons.
Je me relève rapidement, mes mains sont pleines d’égratignure. Des trous parsèment mon pantalon.
Je cours vers la rue, me réfugiant dans une des maisons abandonné.
Être parti comme ça m’emplit de remords, mais je n’avais pas vraiment le choix  
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