Fallback - Sio & Malou



InformationsContact
avatar
Messages : 223
Points : 295
Date d'inscription : 23/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Knowledge can change our fate
Olivia Castillo
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Sam 12 Aoû - 11:17

Putain, ça c’était de l’angoisse de haut niveau. La blonde leva les yeux au plafond, en essayant de contenir le soupir frustré qui resta coincé dans le fond de sa gorge. Pour tout dire, Liv savait qu’elle n’était pas forcément une bonne personne et qu’elle ne méritait pas forcément que des bonnes choses. Elle avait commis des actes totalement discutables moralement, et son sens de l’éthique lui était propre, certes. Par là s’entendait qu’elle avait très peu de principe, seule sa survie et celle de sa grande sœur comptaient avant tout le reste. Tout le monde ne pouvait pas comprendre, et la majorité se montrait hypocrite devant cette marque d’égoïsme assumée et affichée. Mais Liv n’était pas là pour se faire des amis, encore moins pour être aimée.

Elle avait laissé cette partie d’elle-même, qui cherchait l’affection pour mieux en user, loin derrière elle. La vie n’était pas plus belle, surtout pas vu la configuration actuelle, mais elle n’était pas non plus si moche que ça désormais. L’apocalypse avait eu le mérite de lui apprendre à vivre comme elle était au fond, sans en avoir honte, sans se mentir. Elle assumait, et c’était probablement ce qui lui avait manqué des années auparavant, pour soutenir le regard de sa grande sœur après l’avoir envoyé en prison. Sans être capable d’en dire plus, Liv tourna ses yeux à sa gauche, pour les poser sur sa conductrice. Siobhan était là.

Les deux femmes étaient de corvées ensemble. C’était comme ça que la blonde voulait appeler cette sortie : une plaie. Elle aurait pu faire une équipe extraordinaire avec sa sœur ou Jordan, voire tester les compétences de Gabriel sur le terrain, histoire de savoir si le tandem s’accordait. Elle aurait pu accepter de sortir avec Darren si on lui avait laissé le choix, même si elle ne gardait pas un souvenir agréable de leur dernier ravitaillement commun. Instinctivement, sa main se porta à ses côtes, et elle pressa contre sa plaie pour en ressentir la douleur encore. Comme un rappel de ce qu’elle aurait pu perdre.

Reportant ses yeux bleus sur la route, elle fit en sorte d’éviter d’avoir à communiquer plus avec cette femme. Le courant ne passait pas, et elle n’avait pas envie d’essayer d’arranger les choses. Peut-être que c’était pour ça qu’on les avait collées ensemble. Ces idiots étaient en train de prendre le risque de les faire s’entretuer bêtement, tout ça pour « bien faire ». Elle pesta intérieurement, en s’évitant de partager sa frustration à sa voisine. Il fallait se concentrer sur le but de cette sortie : Pourquoi étaient-elles à Grosse Pointe ? Pourquoi là-bas ?

Comme d’habitude, le groupe avait accepté une petite mission de support, pour arrondir les fins de mois. Un camion de livraison avait été trouvé dans le coin, sans plus de précision. Mais l’endroit n’était pas sûr, et le courage n’étouffait visiblement pas ces gens. Liv tritura nerveusement son jean troué, avant de sentir la voiture ralentir doucement. Elles ne savaient pas ce qu’il y aurait dans ce camion, ce sur quoi elles allaient tomber sur place, sur d’autres survivants avaient eu la même idée qu’elles en ce jour maudit de collaboration forcée. La blonde ne pouvait qu’espérer que tout se passe bien, mais ça faisait longtemps qu’elle avait arrêté de croire aux contes de fées.

Personne ne viendrait la chercher au bal dans un carrosse citrouille, en portant sa belle robe de princesse. Pas Darren, en tout cas, soupira-t-elle pour elle-même… Non, attendez… Surtout pas Darren ! Songea la blonde rapidement, en secouant la tête pour se reprendre. A quoi pensait-elle ? N’importe quoi !

« On arrive bientôt ? » Demanda-t-elle doucement à sa voisine, brisant ainsi le silence glaçant dans l’habitacle pour la première fois depuis le début du trajet. Au moins, elle avait fait l’effort d’être agréable et de n’insulter la maman de personne avec sa question.

_________________


Sittin' on my own, chewin' on a bone, a thousand million miles from home when... something hit me somewhere right between the eyes. Sleepin' on a plane, you know you can't complain, you took your last chance once again... I landed stranded hardly even knew your name
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 477
Points : 896
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 18 Aoû - 16:16

La veille au soir, après avoir abandonné Aube, une véritable peste sur le trottoir non loin du parking de l'ancien supermarché, elle avait roulé jusqu'à Grosse Pointe afin de se trouver un endroit relativement tranquille pour la nuit.

A peine à l'arrêt aux alentours de Cornerstone Village, elle n'avait pas manqué de faire le tour de son ambulance type van afin de constater les dégâts que le cinglé masqué avait pu faire sur la carrosserie avec sa batte cloutée.
Les impacts qui avaient froissés la tôle en creux étaient assez superficiels et les rares petits trous étaient sans importance mais cela avait suffit pour la mettre dans une colère noire.
« Putain, le sale con ! J'aurais dû l'écraser deux fois pour la peine ! » maugréa t-elle intérieurement.

Elle décida malgré tout de reporter à plus tard une éventuelle réparation; elle n'était pas d'humeur à chercher un survivant mécanicien et à devoir le remercier de surcroit; il y avait bien plus important pour le moment: elle venait de jeter un coup d'oeil sur sa jauge, elle n'était pas loin de la panne sèche.

Elle s'allongea sur le brancard qui lui servait de lit et décida de se lever dès l'aube le lendemain matin; il y avait du pain sur la planche !


…....

Dès 6h30 le lendemain matin, la jeune fille démarra le moteur et fila en direction de Harper Avenue dans le coin des stations services et autres garages automobiles. L'endroit, complètement à l'abandon, aux allures fantomatiques était loin d'être sûr mais elle n'avait pas le choix, elle devait absolument trouver un morceau de tuyau en caoutchouc et un jerrican afin de pouvoir piper du gas-oil dans les véhicules abandonnés. Quant au problème du crochetage, elle verrait plus tard; chaque chose en son temps.

Tout en ralentissant, elle prit conscience du privilège dont elle avait bénéficié jusque là.
A Seattle, Nounours et Josh s'étaient toujours débrouillés pour lui fournir le carburant dont elle avait besoin et pour son trajet jusqu'à Detroit, c'était les voyageurs qu'elle prenait qui lui en remettait en échange du service rendu. A présent elle devait se démener seule, ce qui n'était pas évident.

D'abord elle s'arrêta à Yum's Auto repaire services et dégotta rapidement un jerrican, ce n'était pas cela qui manquait ! Ils étaient malheureusement vides mais jonchaient le sol. Elle en choisit un en bon état avec son bouchon mais au moment d'aller le poser à l'arrière de l'ambulance, un mort-vivant fit son entrée en scène en grommelant.
« Ce n'est pas lui qui va me chier aujourd'hui, j'ai pas que ça à foutre ! » songea t-elle d'aussi mauvaise humeur que la veille.

Rapidement elle attrapa son rouleau à pâtisserie qui dépassait du sac à dos et, à la vitesse de l'éclair cogna un grand coup dans les tibias de l'immondice afin de lui faire perdre l'équilibre.
Le reste n'était que routine et souplesse: coup de genou dans le torse puis coup de rouleau sur le bras qui tentait de l'attraper. Coups de coude, genou, coude, poing, volée de coups de rouleau; elle ne s'arrêtait que quand la boite crânienne explosait, répandant mollement la cervelle sanguinolente sur le bitume.

C'est au garage automobile LJT Auto-Body qu'elle trouva un tuyau en caoutchouc dans un coin, au milieu d'un tas de bidons rouillés et de chiffons noircis.
Elle courut jusqu'à son véhicule avant que la horde de mangeurs d'hommes qu'elle avait repéré n'arrive vers elle, repartit en trombe et stoppa devant Exxon, une station service complètement dévastée.

L'adolescente savait bien qu'elle ne trouverait pas une goutte de gas-oil dans les cuves déjà visitées mille fois mais une camionnette de type livraison était garée aux abords et son petit doigt lui disait qu'elle pourrait être intéressante.

En se penchant légèrement elle pouvait voir les sièges avant vides de présence humaine ou autre et les pneus n'étaient pas crevés. Peut-être n'était-elle pas là depuis longtemps ? Il fallait qu'elle en ait le coeur net !
Rapidement elle sortit son petit calendrier de la boite à gant et nota au 6 mars 2016:
Exxon. Harper Avenue. Cornerstone Village. 8H00 et sortit à pas de loup.

Discrètement, tout en observant les alentours elle s'approcha du véhicule, se plaqua silencieusement sur son flanc et attendit quelques instants.
Comme rien ne bougeait elle se dirigea vers le capot du moteur, posa sa main dessus et constata qu'il était encore tiède.
Cette camionnette avait roulé depuis peu, il y avait donc encore du carburant dedans ou du moins l'espérait-elle...
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 126
Points : 604
Date d'inscription : 20/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Knowledge can change our fate
Siobhàn O'Dell
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Mer 30 Aoû - 12:32


 Fallback Olivia & Malorie & Siobhàn




On arrive bientôt ? La douce voix d'Olivia Castillo sifflait à mon oreille comme le son d'une vipère à sonnettes. Sans un mot, je fis un mouvement d'épaule pour lui signifier que j'en avais aucunes idées, mais mon regard resta figé sur la route. Moins on échangerait de mot, elle et moi, et mieux se porterait la mission. D'ailleurs, je n'avais toujours pas compris comment on en était arrivé là. Tout le monde au camp savait éperdumment que ce n'était pas l'amour fou entre Olivia et moi et par conséquent on ne travaillait jamais ensemble. Alors pourquoi maintenant ?

Qu'avait-elle fait ? Ou qu'avais-je fais ? Qu'avions-nous fait.... NON... Qu'avait-elle fait pour être « puni » de la sorte ? Il devait bien s'être passé quelque chose pour que la hiérarchie ne décide de nous envoyer que toutes les deux en mission. A moins que nous étions désormais trop nombreux au camp et qu'ils avaient eu l'idée de la Hunger Games, en espérant que l'on s’entre tue. « O et S sont dans un camion, O tombe du camion, qui est-ce qui reste ? Bravo S tu as gagné ton ticket pour la survie ! » Tout cela, pour dire que je ne comprenais pas pourquoi on en était rendu là. Si on devait me coller avec une Castillo alors je préférais que ce soit avec Nora, au moins à l'instar de sa petite sœur, elle avait du savoir vivre et de l'intérêt. Même si je ne m'entendais pas beaucoup avec elle non plus, mais il y avait moins de risque de meurtre.  

Je tentais de dissimuler mon malaise et ma mauvaise humeur derrière un masque d'austérité. Tout en me concentrant sur mon objectif : la route vers Grosse Pointe. Le Lab avait réussi à tirer son épingle du jeu de la survie en devenant indispensable aux autres groupes de survivant. Fabrication de balles, distillation d'alcool, étude des rôdeurs... on s'était fait notre place en utilisant nos cerveaux et non nos bras (enfin pour la plupart). Et comme régulièrement, on se devait de livrer nos partenaires. Ce n'était pas sans risque, certes, et j'étais presque toujours sur ces missions de « ravitaillement », mais c'était agréable de pouvoir sortir du Lab et de pouvoir voir d'autres visages, d'autres environnements, d'autres possibilités. Mais aujourd'hui, nous n'avions pas été embauché pour une livraison classique. Un camion de livraison avait été trouvé dans le coin et il fallait aller le déposer à Grosse Pointe. Pas plus d'information... pas grave ! Peu importait la mission du moment qu'il y avait une. Avec un peu de chance, on allait tomber sur des « Z » et Olivia allait se faire bouffer...

Je commençais à ralentir, la camionnette devait être dans le coin. Harper Avenue, c'était la seul info solide que j'avais. Une camionnette dans cet endroit chaotique, ça ne devait pas être compliqué à trouver, non ? Olivia... Dis-je en montrant la camionnette du doigt. Mais il n'y avait pas que la camionnette dans le coin, il y avait aussi une chevelure penché au niveau de l'arrière gauche du camion. Bordel... mais que faisait-elle ? L'essence... J’accélérais brutalement pour freiner comme une démente à côté de la camionnette avant d'en descendre ma machette à la main.

Arrête ça, gamine! Car j'avais maintenant en face de moi une gosse. Mais peu importait, dans ce monde où les humains crevaient les uns après les autres, il était difficile de se faire confiance. Et personnellement si je devais choisir entre faire confiance entre un humain et un rôdeur, je choisissais le rôdeur car avec lui moins je savais à quoi m'attendre. Même si l'humain n'était qu'une gosse rachitique entrain de voler l'essence de notre marchandise.


© BLACK PUMPKIN
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 223
Points : 295
Date d'inscription : 23/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Knowledge can change our fate
Olivia Castillo
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Sam 2 Sep - 11:12

Les bonnes nouvelles s’enchaînaient visiblement. Elles approchaient de leur cible pour voir qu’elles n’étaient visiblement pas les seules à avoir repéré l’endroit. Siobhan prononça son prénom pour attirer son attention, et lui signifier qu’il y avait quelque chose. Les yeux bleus de Liv se posèrent sur le camion en question, pour voir une tête blonde se pencher au-dessus du réservoir et le siphonner. Cette blague. Pestant sans vergogne, pour une fois elles étaient d’accord sur la démarche à suivre : il n’était pas question qu’une petite peste s’en tire à si bon compte.

La brune pila sauvagement à côté d’elle, et Liv s’amortit contre le tableau de bord avec son poignée meurtri par sa sortie avec Darren. Elle grimaça avant de lancer un regard furieux à sa partenaire du jour, à croire qu’elle le faisait exprès. Dégageant sa ceinture, elle bondit sur ses jambes en préparant déjà son pied de biche. Refermant la portière de leur véhicule violemment, elle seconda la brune en s’avançant. Arborant son air le moins commode, elle regarda de haut en bas sa vis-à-vis, sans cacher son mépris.

Ça n’était pas spécifiquement contre elle. Ce sac d’os pouvait être un très charmant sac d’os, elle n’en doutait pas. Mais elles ne se connaissaient pas, et Liv savait très bien comment se comporter avec des inconnus : mal. Il valait mieux leur parler comme s’ils étaient évidemment dangereux, mal poli, et ne méritaient pas son respect. Un peu comme Siobhan, quoi. Se gardant bien de faire la remarque à haute voix, elle avisa la blonde d’un regard pressant, pour lui intimer de ne surtout pas continuer ce qu’elle faisait.

« Allez, tu recules. » Lui lança-t-elle fermement, d’un air qui ne souffrait d’aucun refus. « Et tu restes tranquille. » L’avertit-elle froidement.

Elle ne cognait pas habituellement sur les adolescentes rachitiques, mais vu le temps qu’elle avait passé coincée dans la voiture avec Siobhan, elle était prête à tout pour extérioriser sa mauvaise humeur. Ça pouvait passer par la violence et l’envie folle d’étrangler sa partenaire ou de taper gratuitement sur des inconnues. Loin d’être commode dans le genre, elle avisa sa compagne d’aventure d’un regard :

« J’vais vérifier si elle a rien pris dans le camion, et on voit quoi faire d’elle ensuite. » Lâcha-t-elle.

En ignorant royalement la réaction de l’adolescente, pour ce qu’elle en avait à faire. Déjà qu’elle avait l’impression de pouvoir la casser d’un coup de vent. Sûrement aurait-elle du être plus méfiante que ça, mais Siobhan gérait bien la chose de son côté pour ça. Et même si les deux femmes ne s’appréciaient que peu, elles avaient tout à fait conscience qu’elles devaient rentrer l’une comme l’autre entière pour ne pas avoir plus de problème.

S’éloignant d’un pas, elle progressa jusqu’à la porte arrière. Fermée par un loquet, elle fit glisser celui-ci doucement, avant de soulever d’un mouvement de sa main encore valide l’ouverture vers le dessus. Curieuse de savoir ce qu’elles devaient impérativement ramener pour cette mission…

_________________


Sittin' on my own, chewin' on a bone, a thousand million miles from home when... something hit me somewhere right between the eyes. Sleepin' on a plane, you know you can't complain, you took your last chance once again... I landed stranded hardly even knew your name
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 477
Points : 896
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 3 Sep - 0:58

« Bol ! » s'exclama intérieurement Malou en constatant que le réservoir d'essence n'était pas fermé à clé.
Le gas-oil commençait à couler dans le jerrican quand une voiture arriva en trombe et pila juste à côté d'elle tandis qu'une femme brune en sortait, brandissant une machette.
Le bruit des pneus la fit sursauter mais elle se ressaisit rapidement, la nana venait de lui donner un ordre en la traitant de gamine, bientôt secondée par une harpie blondasse, pied de biche à la main.

Elles ne savaient pas à qui elles avaient affaire et semblaient la mépriser en rapport à sa maigreur, aucune importance.
Tranquillement elle attendit que le tuyau se vide, posa le jerrican au sol et bras croisés fixa les deux comparses d'un regard glacial pas même animé d'un quelconque sentiment autre que l'absence totale de peur, ce qui pouvait peut-être déstabiliser.

Quand la peroxydée lui demanda d'un ton ferme de reculer, elle ne bougea pas d'un pouce juste pour voir un peu jusqu'où irait l'intimidation et ce fut du grandiose.
Tandis que la brune faisait plus ou moins le larbin, Mâdame se la jouait celle qui ne veut pas voir la réaction du misérable moustique rachitique et se la pétait comme un chef de gang en allant vérifier à l'arrière du camion sans même se concerter avec sa collègue, quelle équipe !
Si Malou avait eu un sens de l'humour, elle aurait ri mais elle n'en avait pas et puis elle ne riait plus depuis longtemps.

Face à ce genre de situation elle savait quoi faire. L'apocalypse, elle aussi l'avait subit et vécu depuis le début, elle n'en était pas à son coup d'essai; tuer était devenu d'une banalité à pleurer et si elle avait survécu jusque là seule, c'est qu'elle avait forcément quelques atouts dans ses poches.
D'ailleurs, à cet instant précis elle n'était pas seule, ce qui était évident dans un endroit pareil mais avant d'en parler à ses deux agresseurs elle avait un petit compte à régler.

La blonde soulevait l'ouverture arrière de la camionnette d'une seule main. Tout naturellement, ce mouvement ne la rendait pas très stable au niveau de ses pieds. Peut-être s'était-elle mise sur leur pointe pour y arriver à moins qu'elle n'ai légèrement soulevé une jambe ?
Quelque soit sa position, ce que Malou avait à faire était enfantin; cela avait été un des premiers cours avec Duncan le Maître.
« L'important n'est pas la force mais la souplesse et la rapidité d'exécution... » entendait-elle encore sous son crâne tant il avait rabâché cette phrase, dont acte.

Rapide comme l'éclair et souple comme un chat, elle bondit au nez et à la barbe de la brune et fit une sorte de croc en jambe façon krav maga à la blonde qui s'étala sur le bitume; ça c'était pour le mépris.
Et en ce qui concernait la femme à la machette, si elle faisait le moindre mouvement, Malou ferait siffler son rouleau à pâtisserie à deux millimètres de sa mâchoire pour bien lui faire comprendre qu'elle aussi savait manier une arme.

Les deux femmes n'étaient certainement pas des débutantes non plus mais Malou pouvait profiter de l'instant de flottement lié à l'effet de surprise et sans attendre que la blonde se relève elle prit la parole.

on n'est pas des sauvages, hein ? C'est peut-être pas la peine de s'étriper si on peut trouver un terrain d'entente, n'est-ce pas ?
Elle laissa un léger temps de silence et poursuivit:
j'ai trois options à proposer:
la première, je fous le feu à l'essence et la camionnette se transforme en joli feu d'artifice.
La seconde est que je ne suis pas seule. Vous touchez un de mes cheveux, je siffle mes potes et s'ils rappliquent vous êtes mal car ils sont loin d'être bâtis comme moi.
La troisième est la plus raisonnable: j'ai besoin d'essence. Vous me laissez en prendre un peu et je m'en vais, ce que contient ce véhicule ne m'intéresse pas. Ou encore, vous me laissez prendre un peu d'essence et je vous file un coup de main si vous avez besoin
.

Elle regarda les deux partenaires avec son regard sec comme l'acier et demanda:
vous choisissez quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 126
Points : 604
Date d'inscription : 20/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Knowledge can change our fate
Siobhàn O'Dell
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Dim 3 Sep - 20:45


 Fallback Olivia & Malorie & Siobhàn




Quelques soit l'état d'un individu, il ne définissait pas sa dangerosité. D'autant plus dans le monde dans lequel on vivait. Les gens étaient désespérés et ils pouvaient faire n’importe quoi pour survivre. Même une gosse avec la peau sur les os. Olivia ne semblait pas de mon avis, c'était la plus grande différence entre elle et moi : l'excès de confiance. Trop de confiance en soi nuisait au jugement. Olivia pensa que notre surnombre nous était un avantage. Je ne quittais pas la gamine des yeux alors que la machette pendait dans ma main et qu'Olivia commençait à faire le tour du véhicule pour voir et surtout découvrir ce qu'il contenait. Était-ce par nécessité ou par curiosité ? Peu importait, ce n'était pas le plus important dans l'immédiat !

Mais comme je disais il ne faut pas se fier aux apparences. Et quand la gamine s'en prit furtivement à Olivia sans que j'ai eu le temps de réagir, j'ignorais si je devais réagir ou bien applaudir. La curiosité d'Olivia allait être refroidit mais sa bonne humeur naturelle allait se réveiller. Je voyais déjà le regard noir de la blonde se poser sur la petite, ce même regard sombre qu'elle me donnait tous les jours au Lab. Mais la petite se mit à déblatérer un venimeux discours de mise-en-garde à notre égard que je pris soin d'écouter. Je ne doutais pas de ce qu'elle nous avait dit là. Elle mettrais le feu à l'essence sans hésiter, mais elle était d'accord pour partager. Mais concernant ses fameux amis, je doutais de la véracité du propos. Mais peu importait, comme elle le disait: nous n'étions pas des sauvages !

Je pris soin de remettre ma machette dans son étui en souriant à la gamine, alors qu'Olivia se relevait de sa brutale rencontre avec le sol.

Bien gamine... Je reconnais que tu as des couilles ! Je ne pense pas que tu es des potes dans le coin, mais peu importe ! Tu l'as dit toi-même on est pas des sauvages. Tu peux prendre un peu d'essence, ça ne me dérange pas... On en aura suffisamment pour notre livraison. Dis-je sans prendre la peine de consulter Olivia, qui a n'en pas douter devait fulminer comme une cheminée de locomotive.

Je pris soin de la regarder alors pour consulter les dégâts qu'avais fait la gamine.
Respire Olivia. Elle ne faisait que se défendre. Et si tu regardes bien, elle a le même regard venimeux que toi. Lui lançais-je avec un délicieux mépris. J'espérais seulement qu'elle et son égo n'allait pas tout faire capoter. La mission était le plus important dans tout ça et tout cet essence n'était pas nécessaire. Mais qui savait comment pouvait réagir Olivia !

© BLACK PUMPKIN
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 223
Points : 295
Date d'inscription : 23/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Knowledge can change our fate
Olivia Castillo
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Dim 3 Sep - 21:06

« Sale petite conne… » Grogna Liv en se redressant, essayant de faire taire la douleur qui lui lancer dans le bas du dos.

Elle s’était laissée surprendre, certes. Elle voulait bien admettre que le sac-d’os était plus vif qu’il n’en donnait pas l’impression. Mais elle n’allait pas se laisser humilier sans rien dire. Elle fut sur le point de lui éclater la tête contre le camion, et tant pis si ça faisait des tâches, avant que Siobhan n’intervienne après l’étalage de ses propositions. Elle pouvait se les foutre au cul, ses propositions. Les tailler en pointe, et s’asseoir dessus. Et si sa complice pouvait en faire autant avec son opinion à la mord-moi le zob et sa capacité innée à ne PAS savoir négocier quoi que ce soit, ça l’arrangeait.

« Se défendre de quoi, au juste ? » Fit-elle en serrant son arme plus fermement, foudroyant la blonde du regard. Elle ne l’emporterait pas au paradis. Il y avait des personnes qu’on ne provoquait pas. Surtout pas celle qui adorait jouer au jeu « essaye de retirer le couteau que je t’ai planté entre les deux omoplates ». L’adolescente pouvait bien n’avoir que treize ans et à peine perdu ses dents de laits qu’elle n’avait pas l’intention d’être moins impitoyable : « Je lui ai demandé de reculer, me semble pas avoir insulter toute sa famille en la menaçant avec un couteau sous la gorge. »

Elle pestait oui. Mais elle était dans son bon droit. De toute façon une chose était claire dans sa tête, et si Siobhan était assez bête pour se laisser prendre, elle préférait encore prendre le camion et l’abandonner sur le bord de la route :

« J’lui fais pas confiance. » Argua-t-elle en s’adressant à sa compagne du jour pour y aller franchement. « Non seulement c’est une menteuse, mais en plus c’est une teigne. » Elle esquissa un sourire mauvais. « Et entre peste, on a aucun mal à se reconnaître. »

Car oui, Olivia savait très bien à quoi s’en tenir. Sa réputation, elle l’avait forgé à force de répartie et de sales coups. Qu’on aime ou pas, ça lui avait permis de survivre jusqu’ici sans aucun mal. Ça n’était pas le pitbull à ses côtés qui la changerait, tout comme elle n’avait aucune envie de la métamorphoser en quelque chose qu’elle n’était pas. Et que Siobhan aime ça ou non, ça n’était pas son problème.

« Si elle a siphonné tout le réservoir, ça sert à que dal. On va pas déménager ici le contenu du camion, ça nous prendra trop de temps : il faut repartir avec. » Expliqua-t-elle. « En plus, avec le bruit du moteur et des pneus, on a pas assez de temps pour négocier quoi que ce soit. » La cargaison était précieuse : certes, il n’y avait pas que de l’utile, mais elle avait repéré quelques cartons de gâteaux qu’ils apprécieraient forcément. « Il faut remettre une partie de l’essence que tu as pris pour être sûre de pouvoir s’éloigner. »

Elle avisa la plus jeune d’un regard perçant.

« On s’éloigne, et on voit après pour le partage. C’est la seule offre que je te ferais. » L’avertit-elle sèchement.

_________________


Sittin' on my own, chewin' on a bone, a thousand million miles from home when... something hit me somewhere right between the eyes. Sleepin' on a plane, you know you can't complain, you took your last chance once again... I landed stranded hardly even knew your name
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 477
Points : 896
Date d'inscription : 17/07/2017
Voir le profil de l'utilisateur
I walk a lonely road
Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 6 Sep - 22:15

Malou lâcha mentalement un « ouf » de soulagement quand la brune prit la parole. Elle avait apparemment gobé la première proposition puisqu'elle n'avait rien répliqué et heureusement car l'adolescente y était allé au bluff et avait joué sur les mots.
Il n'y avait pas d'essence dans la camionnette mais du gas-oil, le véhicule n'aurait pas pu exploser d'autant qu'elle n'avait même pas un briquet en poche.
Par contre elle doutait pour les « pote »s alors que c'était vrai, elles n'étaient pas seules.
Là aussi la jeune fille avait un peu travesti la réalité mais elle les avait vus.
Pour l'instant ils n'avaient pas l'air de les avoir repérées et erraient sans but apparent mais il suffirait d'un cri pour qu'ils rappliquent.

En fait, la femme à la machette plutôt sympa et pas trop stupide avait accepté le deal et Malou ne se le fit pas dire deux fois.
Snobant la blonde qui pestait dans sa barbe, elle replaça le tuyau, aspira, cracha et positionna l'autre bout dans le jerrican afin de le remplir. Il lui fallait ce carburant sans quoi elle était bonne pour moisir sur ce parking.

Les deux nanas n'avaient pas l'air de bien s'entendre, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure mais quand la brune balança perfidement que Malou avait le même regard venimeux que sa comparse, l'adolescente eut un arrêt et la détailla.
C'était vrai ! Tellement qu'elle se serait cru face à un miroir.
En une toute autre circonstance elles auraient pu être amies, s'entendant sur les sales coups comme deux larrons en foire mais le destin en avait décidé autrement et pour l'instant c'était mal barré puisque non seulement la blonde ne lui faisait pas confiance mais en plus elle la traitait de menteuse.

Je ne suis pas une menteuse !!! réagit-elle au quart de tour avant de poursuivre:
c'est juste que c'est pas vraiment des potes mais on est pas seules, c'est la vérité.

Comme les filles semblaient vouloir en savoir plus elle pointa du doigt le bout de la rue et annonça:
il y a une horde de mangeurs d'hommes là-bas, si je crie ils débarquent, ça vous va?

Malou tentait de prendre à partie la brune mais la peste au pied de biche continuait sur sa lancée bien décidée à ne rien céder.
L'adolescente non plus n'était pas prête à lâcher du lest, ce gas-oil il le voulait, c'était une question de vie ou de mort aussi rétorqua t-elle vivement quand elle osa la soupçonner d'avoir tout pris.

Mais t'es conne ou quoi ?
Je n'ai remplis qu'un jerrican !!! et il est hors de question que j'en remette.


La blonde avait lassé un léger temps de silence puis avait reprit de plus belle en faisant une « offre » qui fit bondir l'adolescente tandis que la horde de morts-vivants qui semblait les avoir vues approchait en claudiquant.

C'est quoi ton délire ?
Rétorqua t-elle vertement, pour vérifier s'il y a assez de gas-oil dans le véhicule il suffit d'aller tourner la clé de contact et regarder la jauge, tu me prends pour une imbécile ou quoi ?

Cette fois c'était certain ils les avaient senties et se dirigeaient vers elles; ils devaient être une dizaine ou plus et commençaient à grogner.

Aveuglée par la fureur, Malou ne les vit pas tout de suite et continua sur sa lancée:

je vous ai dit que le contenu de cette camionnette ne m'intéressait pas alors tu veux en venir où avec ton partage ?
Je veux bien vous accompagner pour aider à décharger mais j'irai avec mon ambulance dans laquelle je dois mettre l'essence. Pour moi aussi ce sera la seule offre d'autant que j'étais la première à avoir vu ce véhicule.


Ils étaient à 20 mètres environs quand la jeune fille tourna enfin la tête en s'écriant:
putain de merde !
Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

Fallback - Sio & MalouPage 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Présentation de Malou...
» Eddy Malou Generator !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum