What about us ? - Liv



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Knowledge can change our fate
Darren I. Wells
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Lun 14 Aoû - 11:46

Teddy déboula vivement dans l'entrée du camp. Elle avait passé la journée dehors avec son maître. Ils étaient plus partis faire les éclaireurs que les ravitailleurs. Darren en était contents, à vrai dire, puisqu'ils étaient tombés sur un quartier qui se voulait prometteur. L'homme se voyait déjà parcourir les quelques bâtiments, se voyait déjà, adrénaline dans le sens, affronter quelques morts. Non pas que ça lui fasse du bien d'achever ces trucs, il n'y éprouvait même aucun plaisir mais sa drogue naturelle... Ça... C'était ce qu'il adorait par dessus tout. C'est ce qu'il cherchait. Pourtant, cette idée fut vite coupée par un souvenir très frais, celle d'une marque de dents dans une peau pâle.

Le dresseur fronça les sourcils pour couper court à cette rêverie, refusant de se laisser emporter par les souvenirs de cette soirée qui lui tournait en boucle dans la tête. On était le surlendemain de ce... Comment pouvait-il nommer cette situation particulière qu'il avait fait pour le bien de tous ? Enfin... Tous... Un jappement le fit sortir de ce puits de pensées et il offrir un sourire à son animal, la remerciant intérieurement de son intervention. Il ne voulait plus y penser et pourtant il commençait à s'y perdre. D'un pas tranquille et qui de voulait assuré, le survivant se rendit à sa chambre pour se délester de ses affaires en prenant la peine de sortir les quelques trouvailles qu'il avait récupérer. Une peluche et un os en plastique pour Teddy. La bête aboya de plaisir alors qu'elle venait déjà renifler ses jouets. "Je vais te chercher à manger, ma belle." annonçait le maître à sa compagne d'aventures en la gratifiant d'une caresse amicale.  Une petite tape d'encouragement sur le flanc de l'animal suivit d'un "Tu peux jouer en attendant." avant de laisser la boule de poils de jeter sur ses nouvelles acquisitions.

L'homme parcouru quelques mètres pour aller chercher sa ration de vivre. Comme d'habitude il s'attarda quelques instants avec d'autres membres du groupe, parlant de tout et de rien, plaisantant légèrement puis s'excusa, expliquant qu'il mourait de faim.  À nouveau il fut confronter à une vérité. Il tentait de devenir sociable que parce qu'on lui avait fait comprendre qu'il avait tout à gagner à l'être. Ce "on" venait déjà envahir tout l'espace sous sa boîte crânienne. Voilà qu'il se remettait à revivre le soir de la confrontation où il avait stressé comme un fou parce qu'il ne lui arrivait que rarement de prendre le taureau par les cornes et d'affronter les ennuis. Cependant, même si ce moment avait été un grand choc parce qu'il avait découvert qu'elle s'était fait mordre, ce n'était pas celui qu'il retenait. Un frisson parcouru sa nuque, lui rappellant ainsi les milles et une sensations qu'il avait eu lorsqu'elle l'avait embrassé, se remémorant même sa chair de poule lorsqu'ils avaient commencé à se découvrir l'un et l'autre. La déception lui revint aussi en mémoire, ce moment où il avait dû mettre fin à tout cela parce qu'il se souvenait que son alcoolémie était plutôt important...

Cette soirée entière se rejouait encore et encore alors qu'il guidait ses pas vers sa chambre, oubliant finalement toute notion d'attention, ne s'arrêtant que parce qu'il sentit qu'on lui fonçait dans les jambes. Il était arrivé et d'un geste expert, versa sa part du butin au chien qui s'impatientait. Retenant un profond soupir, l'homme préféra finalement errer pour se vider la tête. Il laissa Teddy seule maintenant qu'elle était habituée. Ses pas le portèrent, sans qu'il ne s'en rende compte, au plus près de la chambre de la blonde qui le fixait à présent. "Je... Salut. Comment ça va ?" fit il, timidement tandis que son palpitant s'emportait déjà furieusement.

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Olivia Castillo
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 12:48

Liv avait eu du mal à gérer la frustration. Sa nuit fut courte, et loin d’être aussi agréable qu’elle l’avait espéré. Ses attentes avaient été déçu, et même le lendemain avec la gueule de bois et le mal de cheveux n’avait réussi à chasser à la fois son envie et tout ce qui n’était pas assouvi… Elle s’était montrée crispée à l’égard de tout le monde, nerveuse, à la limite d’être irascible et de s’agacer pour rien. Personne n’avait pu comprendre ce soudain revirement de situation : la blonde pleine de vie et heureuse de l’être avait laissé place à une personne tendue qui avait bizarrement retrouvé sa nonchalance et sa mauvaise humeur. Tout ça, par la faute de Darren. Le pire dans tout ça, c’était qu’elle ne pouvait en parler à personne, surtout pas sa sœur…

Elle savait qu’on se foutrait de sa gueule, elle le méritait. Alors, elle ruminait, sans quitter le laboratoire puisque sa cicatrisation exigeait qu’elle se tienne tranquille un temps. Rajesh avait fait des pieds et des mains pour qu’elle reste au campement, lui donnant des tâches plutôt ingrates qu’elle rechignait à faire. Ce jour-là ne fit pas exception à cette nouvelle règle. D’ici peu, elle pourrait regagner l’extérieur mais en attendant elle devait se reposer et rester discrète. Elle revenait d’ailleurs d’une entrevue avec l’indien, qui veillant sur sa blessure. Celle-ci cicatrisait bien, et il n’y avait toujours aucun signe clinique d’une transformation.

Tant mieux, se disait-elle. Les examens qu’il menait n’étaient pas terminés, mais Olivia était plutôt pressée de savoir de quoi il en découlait. En regagnant sa chambre, où elle ne savait pas trop ce qu’elle irait y faire, elle tomba nez à nez avec Darren qui… Semblait lui rendre visite. Tout du moins, le pensa-t-elle sur le coup, sans pouvoir lui adresser un sourire. Elle eut juste l’impression de sentir son ventre se creuser, de bouillonner davantage que la première fois, mais elle s’abstint d’en faire la remarque ou de l’afficher. Non… Liv faisait la tronche. Elle lui en voulait, sérieusement.

« Ah, ça t’intéresse ? » Questionna-t-elle sèchement en fronçant les sourcils.

Dire qu’elle lui en voulait pour sa fuite de la dernière fois était un euphémisme. Elle avait envie de lui faire payer, même si intentions étaient bonnes. Ça, Liv préférait justement l’ignorer, se mettant des œillères : elle avait tout à fait conscience qu’elle n’avait aucune raison légitime de lui en vouloir, qu’elle devrait même être contente de tomber sur un homme qui n’était pas là juste pour la sauter et s’en aller ensuite. Si elle n’en avait jamais connu, étant plutôt celle qui prenait et partait ensuite, elle en avait entendu parler. Pourtant, Liv n’avait pas eu à les craindre. Et mieux encore, elle ne le craignait pas de la part de Darren. Etrangement, le voir devant elle maintenant ne faisait que conforter l’idée qu’ils avaient perdu du temps au lieu de s’éclater ensemble.

« Tu es passé dans le coin pour me frustrer encore plus ou il y a un but à ta visite ? » Lui demanda-t-elle ensuite, sans faire l’effort de mettre des formes.

D’ordinaire, Liv était pourtant du genre à prendre des gants, tourner un petit peu au tour du pot, mais seulement pour orienter la discussion dans le sens qui l’arrangeait et obtenir gain de cause. Sauf qu’avec Darren, le sous-entendu ne marchait pas, et elle n’en voyait pas l’intérêt. Si ça n’était pas un signe qu’il se passait quelque chose entre eux ! Quelque chose de sérieux, d’inédit, même si elle ne l’admettrait probablement pas. Paradoxalement, Olivia traitait ça comme elle traitait tout : en prenant, pour le coup, un faux recul sur le sujet. Elle pensait avoir la main, mais elle avait perdu la manche depuis un moment.

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Darren I. Wells
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 17:20

Le visage d'Olivia, son ton, sa posture. Tout faisait comprendre à Darren qu'il n'avait actuellement pas sa faveur, qu'elle lui en voulait au plus haut point de l'avoir lâcher lors de leur nuit. Ses propos lui faisaient totalement l'effet d'une claque bruyante et brûlante aux joues. Un violent aller retour qui lui tordit les boyaux et qui faisait battre son cœur bien plus fortement. Il était désormais partagé entre la gêne et la colère. Quoi ? Elle pensait vraiment que ça lui avait fait plaisir, à lui, de la planter ? Est-ce qu'elle pouvait prendre conscience que ça lui avait demandé tout le courage du monde, toute la volonté de l'univers pour se défaire de l'emprise qu'elle avait sur lui ? Est-ce qu'elle pensait que tout ça avait été une partie de plaisir ? "Tu te fiches de moi ?" fit-il alors que ses poings commencèrent à se serrer. "Tu comprends au moins pourquoi j'ai fais ça ?" renchérissait-il alors qu'il fronçait les sourcils, marquant son déplaisir.

" Est-ce que tu crois que j'ai fais exprès de te laisser en plan, Liv ?" balançait-il en serrant les dents. Il fit un pas vers elle, tendu comme un élastique, prêt à exploser à la moindre remarque désagréable et non mérité. "C'est le respect qui te fait faire la gueule ? Sérieusement ?" parce qu'au final, c'est de ça qu'il s'agissait. Il avait fait preuve de respect et elle osait tirer une tronche de cinq kilomètres parce qu'il tentait d'être un homme bien. C'était quoi ce délire ? Si c'était son truc d'avoir un connard dans les pattes, elle n'avait qu'à aller voir ailleurs. Alors certes il avait l'allure de ce genre de nazes mais il n'en avait pas le profil. Tout du moins il faisait au mieux pour ne pas ressembler à ce genre d'hommes qu'il détestait de toute son âme. Bon, peut-être pas non plus mais il ne les portait clairement pas en estime. Néanmoins, là n'était pas le problème. Quel était-il d'ailleurs ? Elle lui reprochait d'être parti alors qu'ils allaient conclure. Conclure... La chose semblait aussi irréelle qu'étrange. Ils allaient conclure et il avait fuit cette réalité en ayant une raison valable. "Tu étais bourrée ! " rappela le dresseur pour justifier son choix. " Navré d'avoir des valeurs et un savoir vivre même en temps d'apocalypse !" arguait-il un peu plus furieux. Pourquoi arrivait-elle à le faire passer d'un état a un autre aussi facilement ? Comment parvenait-elle à manipuler ses émotions aussi aisément même sans avoir à être directement responsable ? Quelques heures auparavant il culpabilisait de l'avoir repoussé et maintenant il s'énervait qu'elle lui reproche de l'avoir fait.

"Je commence à croire que... Ça... Était une erreur." ses yeux noisettes plongèrent dans l'océan des pupilles de la femme. Darren avait lâché une bombe et le regrettait déjà amèrement. Il était agacé et voulait provoquer la demoiselle, ce seul moyen étant, de son avis, celui qui la ferait sans doute sortir de ses gonds. La respiration du brun s'était accélérée. Il aurait pu faire marche arrière, s'excuser mais il ne voulait pas perdre la face devant la blonde, refusait même catégoriquement de laisser la raison prendre le dessus sur sa mauvaise foi absolue.

Pour le coup, il savait parfaitement qu'il cherchait les emmerdes et que ça lui tomberait dessus, sa mâchoire se crispait d'elle-même, sans doute consciente qu'il risquait d'avoir un violent retour de bâton. Pourtant ça ne  l'empêchait pas de faire un pas de plus vers Liv, la fixant durement. Tout ce qu'il ressentait était contradictoire. Il lui en voulait de lui en vouloir et en même temps il voulait qu'ils se réconcilient. Il voulait partir, la planter là, à nouveau et en même temps il voulait plonger contre ses lèvres, fondre contre elles, oublier le reste du monde comme la première fois qu'ils avaient expérimenté la chose. Ce méli-mélo l'empêchait de réfléchir correctement, l'empêchait de se décider sur la direction à prendre. Et maintenant qu'il avait fait un pas en avant, il en faisait deux en arrière, littéralement. Lentement il vint se masser les tempes en priant pour qu'une quelconque entité vienne à son secours sans pour autant que cela se fasse. L'homme soupira profondément et se recula un peu plus pour simplement venir s'adosser au mur derrière lui. " Écoute..." commença le brun sans qu'une suite arrive.

Il n'y avait rien à dire, rien à placer de plus. Il ne savait plus comment aborder la femme. La fixer du regard le rendait fou. Il voulait plus. Évidemment qu'il en voulait plus, évidemment qu'il voulait l'entraîner dans cette chambre qui aurait pu voir s'accomplir des miracles. Bon, il exagérait mais tout de même. Il y avait quelque chose qui s'était imposé à eux, une évidence monstre que seuls eux ne voulaient pas voir. Ou alors ils l'ignoraient. Le fait est qu'ils avaient mis le doigt sur une chose allant au delà de ce qu'ils pensaient. Au delà de tout ce qu'ils espéraient. Darren avala sa salive difficilement. Maintenant il luttait pour éviter un rapprochement, il tentait au mieux d'éviter cette faiblesse qui l'incitait à venir lui voler un baiser puis deux et allez savoir combien d'autres.

Une seconde de plus suffirait à le faire craquer mais sa détermination, son refus de se dégonfler prenait le pas sur cette envie qu'il avait d'arranger les choses. Pourquoi faire simple quand il pouvait simplement tout foutre en l'air ? Ce n'était évidemment pas drôle si c'était trop facile...

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Olivia Castillo
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 18:18

Visiblement, Darren n’était pas d’humeur à se laisser marcher dessus. Il n’était pas décidé à se laisser malmener par elle, ou à ce qu’elle passe ses nerfs sur lui. Et elle ne pouvait nier que le contraire l’aurait déçue. Olivia soutint le regard sans peine alors qu’il abordait le sujet sans reculer. Est-ce qu’elle se fichait de lui ? Non, elle était sincèrement en colère et frustrée par tout ça, et elle ne voyait pas de raisons de faire semblant de ne pas l’être. Vu le répondant qu’avait Darren, pour le coup, elle n’allait certainement pas reculer, s’excuser, ou courber l’échine. Elle éclata même d’un rire sans joie, lorsqu’il lui balança dans la figure que c’était par respect qu’il l’avait planté là… Il pouvait se le coller où elle pensait, son respect ! D’ailleurs, elle hésita à lui rétorquer un truc du genre « respecte moi moins et fais-moi gémir, connard » mais se ravisa parce qu’elle avait connu plus subtile.

« Bah tiens, oui. C’est ça, c’est le courage qui t’étouffe, évidemment. Tu veux que je t’applaudisse aussi ? » Proposa-t-elle en fronçant les sourcils, avant d’enchaîner sur le même ton : « Tu as fait ça par respect ou parce que tu me fuis ? » Demanda-t-elle avec le plus grand des sérieux. « Parce que t’es doué pour ça aussi, alors j’ai des doutes ! »

Bon, elle allait un peu loin pour pas grand-chose, évidemment. Mais Darren suscitait chez elle tellement de sentiments, de vagues d’émotions, qu’elle avait du mal à tout gérer. Elle ne parvenait pas à se canaliser, à se poser, à réfléchir calmement. Cet homme l’empêchait d’être calme, il la passionnait, éveillait en elle des passions contraires qui se déchaînaient sans cesse. Et le pire dans tout ça, c’était qu’il ne s’en rendait même pas compte !

« Je savais pas que c’était du savoir-vivre de chauffer une personne et de se barrer en la laissant comme… ça ! » Fit-elle en se désignant elle-même. Finalement, il ne récoltait que ce qu’il semait ! « Et c’est ça ton excuse ? ‘Tu étais bourrée’ ? Tu crois que je sais pas ce que je fais ? Tu crois que j’étais trop saoule pour me souvenir aussi, Darren ?! » L’interrogea-t-elle de but en blanc : « Je l’étais visiblement pas assez pour ne pas être énervée, comme tu vois ! »

C’était incroyable de les voir se foutre en rogne alors qu’ils avaient les mêmes envies et les mêmes attentes. Même en se disputant, ils parvenaient à s’accorder en sonnant faux. A se brusquer pour attirer l’attention de l’autre, de lui faire comprendre que ça n’était pas rien : là-dessus, ils étaient d’accord. Ça n’était pas rien. Liv n’avait peut-être pas totalement conscience de tout ce que ça impliquait, mais elle en crevait d’envie. Et les mots de Darren lui coupèrent le souffle brièvement. Elle serra la mâchoire en encaissant ce coup bas. Il regrettait ? Vraiment ?

« Oh, je vois. » Fit-elle avant de reprendre son sourire. Ses yeux se firent brillant, teintant d’une malice qu’on aurait su dire bonne ou mauvaise. Elle s’avança d’un pas comme pour l’acculer. « C’était une erreur ? » Questionna-t-elle d’une voix chaude.

Elle n’avait pas envie d’écouter. C’était lui qui allait l’écouter, et la supplier de cesser d’ici peu de temps. Pas de chance pour lui, il était tombé sur une femme qui savait ce qu’elle valait : physiquement, elle était avantagée par un visage agréable, un corps pas si mal foutu. Le pire dans tout ça, c’était qu’on l’avait doté dans un esprit retord, d’un charme qu’elle savait compliquer d’y résister. Elle posa doucement une main sur le bras de Darren, en s’approchant toujours, et remonta de ses doigts le long de ses muscles, jusqu’à son épaule, tandis que son autre paume venait se poser contre son torse :

« Tu as des regrets ? » Questionna Liv d’une voix douce. Elle se mit légèrement sur la pointe des pieds, pour se hisser jusqu’à son oreille et lui murmurer : « Tu regrettes de m’avoir embrassé, vraiment ? »

Ses lèvres se posèrent contre sa joue, alors qu’elle venait capter son regard doucement. Il ne la repousserait pas, parce qu’elle avait trop conscience que ça n’était pas une rupture brutale qu’il était venu chercher. Et puis, il l’avait repoussé par « respect ». Elle ne pouvait pas se plaindre qu’il ne veuille pas lui faire du mal, même si elle aurait aimé trouver ce qu’elle voulait ce soir-là. Son cœur battait fort, son souffle était long, profond et maitrisé. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour garder le contrôle d’elle-même.

« Tu ne voudrais pas recommencer, donc ? » Souffla-t-elle d’un timbre toujours aussi sucré, qui cachait des secrets et des promesses à peine voilées.

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Darren I. Wells
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 21:12

Elle répondait et rendait argument pour argument, telle une tigresse décidée à avoir le point gagnant de cette manche. Voulait-il céder du terrain, entendre la cloche sonner pour annoncer la fin du match ? Voulait-il vraiment perdre cette bataille ? Non. Non, évidemment qu'il ne voulait pas être le perdant, pas être celui qui lâchait prise et à chaque attaque qu'elle portait, il encaissait le coup fièrement, levant le menton pour lui prouver qu'elle n'avait pas à faire à un n'importe qui. Loin de lui l'idee de se prendre pour une personne importante mais il n'était pas non plus un anonyme dans son carnet d'adresses. Du moins il l'espérait. Être réduit à ça l'achèverait sans aucun doute. Pourtant ses craintes s'évaporèrent d'un battement de cils, un battement des siens, du moins. Elle venait le provoquer, se jouait de la tension entre eux. Les doigts de la femme au contact de sa peau le firent frémir, la main sur son torse enclencha la vitesse de son palpitant qui n'était déjà pas très calme. Les lèvres de la blonde vinrent chatouiller sa peau et chacune de ses pores réagissait à ce jeu. Elle savait, elle comprenait qu'il rêvait d'à nouveau goûter à ses lipses, qu'il en crevait d'envie. Elle s'amusait de cette proximité. Bien sûr qu'il ne regrettait pas, bien sûr qu'il voulait recommencer mais lâcher prise maintenant signait le glas de cette rencontre.

Les lèvres pincées, Darren vint passer les doigts sur la nuque de Liv, prenait le temps de caresser son épiderme avant d'ancrer fermement sa paume contre sa peau. Elle devait forcément sentir le tambour contre la cage thoracique, sentir la brûlure de son souffle avide. Elle éveillait tellement de feux en lui, embrasait douloureusement son âme qu'il voulait lui abandonner sans plus de manière. Il voulait la plaquer contre lui, reprendre l'action là où il avait mis pause des heures auparavant. " Ça t'amuse, n'est-ce pas ? " fit-il alors qu'il approchait dangereusement la bouche de la sienne. Il s'approchait du gouffre, jouait le funambule sans protection, prêt à se jeter volontairement dans le vide. Mais tout ça n'était qu'une façade. Dans quel monde la blonde aurait permit qu'il plongé dans ses bras sans faire d'histoire. Il le voyait déjà, ce piège se refermer autour de lui, voyait déjà cette pique vengeresse s'enfoncer entre eux. Mais s'il se trompait ? Et s'il voyait ça comme un mal alors qu'elle se donnait vraiment la peine de me séduire pour qu'ils repartent du bon pied ? Vrai que lui faire l'amour, là, maintenant, il ne disait pas non, il s'y risquerait sans penser aux conséquences, sans prendre la peine d'écouter sa raison ou ses craintes. Il était tiraillé ne sachant sur quel pied danser. Trop de "Et si... lui passèrent à l'esprit...

Pourtant, il n'hésitez pas une seconde supplémentaires quand il vint sceller leurs lèvres dans un baiser qui se voulait aussi tendre que passionné. Les secondes s'écoulèrent avant qu'il ne reprenne son souffle, venant coller le front au sien avec délicatesse pour enfin lâcher un "Tu ne te rends pas compte du pouvoir que tu as sur moi..." alors que son bras libre venait l'enlacer à la taille. Elle ne se rendait pas compte que ne plus la toucher ou l'embrasser le rendait malade, ne se rendait pas compte que passer à l'acte le rendrait dépendant. Olivia avait ce pouvoir de le réduire à néant, cette possibilité de le détruire des centaines de fois et le pire dans tout ça, c'est qu'il était prêt à en souffrir pour avoir l'opportunité de profiter de ses bras une fois de plus, pour encore cinq minutes. À contre cœur, il s'éloigna d'un pas pour venir capturer son regard azuré et comme à chaque fois qu'il s'y risquait, il s'y noyait sans peine. Sa gorge se jouait alors qu'il prenait conscience qu'elle avait raison sur un point. Il la fuyait quand il pouvait. Un soupir s'extirpa d'entre ses lèvres tandis qu'il laissa tomber la main tenant la nuque féminine sans pour autant la libérer de son étreinte. " Est-ce que tu te joues de moi, Olivia ?" chuchota le brun, avec tout le sérieux dont il pouvait faire preuve.

Lentement, il s'humecta les lèvres, avala presque sa salive de travers alors qu'il craignait la réponse, plus tout à fait sûr de vouloir la connaître. Il mettait toute la volonté du monde pour ne pas partir, pour ne pas se laisser gagner par une lâcheté qu'il ne se connaissait pas. La dernière fois qu'il avait eu un tourbillon pareil, c'était il y avait tellement d'années... Il avait encore la vingtaine et alors il était jeune, imbécile et s'évertuait à donner tout ce qui le constituait pour satisfaire sa moitié. Il avait été détruit et maintenant il posait de lui-même la tête sur l'échafaud, attendant la sentence qui prenait le temps d'arriver. Bon sang... Darren qu'est-ce que tu fous... Il devait se reprendre, il ployait le genou devant la survivante, il était sur le point d'arrêter l'affrontement alors qu'il restait du temps au round. Il devait se reprendre, devait remonter les barrières du Fort qui entourait son cœur.

" Je n'aurai pas pu le faire en sachant que tu n'étais pas dans ton état normal. Apocalypse ou non, je ne veut pas être quelqu'un qui oublie ses valeurs... Tu comprends ? " qu'il rajoutait alors qu'il revenait la coller contre lui, lui cédant allègrement du terrain. Il perdait, il se rendait compte qu'il perdait mais ne risquait-il pas d'y laisser plus que sa fierté dans cette histoire ? Se bruler les ailes faisait peur, faisait réfléchir. Sa mâchoire se crispait à nouveau alors qu'il fermait les yeux pour rompre ce contact si affolant qu'il y avait entre eux à chaque fois qu'il cherchait à comprendre ce qu'il passait dans l'esprit de la survivante. L'éducateur baissa la tête, comme s'il abandonnait finalement la partie. Il se sentait con... Complément abruti. Que devait-il faire à présent ? Comme le soir où il avait apprit pour sa morsure, un flot de sentiments se succédait sans savoir qui laisser parler en priorité. À la place, il se mordait la langue, de peur de faire ou de dire quelque chose qui briserait ce qui se construisait entre eux.

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Olivia Castillo
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Lun 14 Aoû - 22:30

Elle n’était pas techniquement amusée. Elle ne tournait pas tout au jeu. Comme un chat devant sa proie, elle ne mettait pas systématiquement les griffes pour obtenir ce qu’elle désirait. Liv avait tout à fait conscience que montrer les crocs n’étaient pas toujours la solution : il suffisait parfois d’effleurer d’une patte de velours pour attendrir la surface et se créer un accès. Finalement, si. Elle se rendait compte du pouvoir qu’elle avait sur les hommes, surtout ceux qui admiraient son comportement félin. Mais elle ne devinait pas l’étendue de la bataille intérieure qui partageait ce pauvre Darren. Elle n’entrevoyait pas le quart de ses déchirements, de ce qu’il sacrifiait pour être auprès d’elle, de ses peurs, de ses doutes, ou de ses envies. A dire vrai, Liv ne voyait qu’une chose qui était devenue une certitude à force : il la désirait. Un autre point trouvait écho en elle : c’était la même chose pour sa part.

Elle n’avait même pas envie de cacher l’état dans lequel il la mettait. Ses baisers pressants, forts, ses bras musclés qu’elle voulait sentir autour d’elle, son corps contre lequel elle voulait se coller. Liv voulait le sentir sur elle, entre ses cuisses, pouvoir s’agripper, griffer, mordre, haleter contre son cou en le suppliant de ne jamais s’arrêter. Elle voulait se sentir libre, sauvage, femme, dans le creux de ses bras, pour la première fois depuis plus de deux ans. Alors elle rendit baiser pour baiser, étreinte pour étreinte, comme si elle se trouvait toujours sur le ring en sa compagnie. Elle avait l’impression que c’était un bras de fer sans fin qu’elle menait avec lui, sans savoir ce qui arriverait si jamais elle perdait la manche. Sûrement parce qu’elle n’était pas capable d’abdiquer et ne devinait pas quand s’arrêter avec lui.

Pourtant, Darren, lui, semblait sur le point de jeter l’éponge avec elle. Il lui posa une question à laquelle elle ne parvint pas à répondre. Elle ne savait pas si c’était toujours un jeu, même pour elle. Et si ça devait en être un, finalement. Est-ce que lui voulait jouer, ou autre chose ? Est-ce qu’il avait juste besoin de se défouler, ou est-ce qu’il attendait plus de sa part ? Liv savait qu’elle pourrait donner pour l’un, tout en étant une véritable novice pour l’autre. Alors elle garda bien de lui rétorqua quoi que ce soit, fixant juste ses yeux avec envie, avant de descendre à ses lèvres. Darren n’allait pas être content de ça, mais elle ne pouvait rien pour lui là-dessus. Elle était à prendre comme ça, ou à laisser.

Une autre remarque gonfla sa poitrine. Ça faisait finalement qu’une poignée de minutes qu’ils étaient l’un en face de l’autre, et Liv avait l’impression d’être sur le point d’exploser. Ses vêtements étaient trop proches de sa peau, son corps lui semblait trop étroit pour elle. Si elle parvenait encore à contrôler son souffle, elle sentait que ça n’était que parce qu’elle redoublait d’effort pour garder son calme. Elle hocha juste la tête quand il lui demanda si elle comprenait pourquoi il était parti la dernière fois.

« Je ne suis pas saoule. » Lui rétorqua-t-elle un peu sur le vif.

C’était là l’information la plus importante qu’il devait savoir actuellement. Elle était en pleine possession de ses moyens, et s’il comptait l’allumer juste pour la fuir encore, elle lui casserait la gueule pour de bon. Elle se le jurait, parce qu’une seconde dose de frustration viendrait compromettre complètement sa santé mentale et il lui faudrait user de violence pour se libérer. Sur lui, puisqu’il en était la cause ! Elle était prête à lui balancer à la figure tout ce qui lui tomberait sous la main s’il osait lui refaire un coup comme celui-ci, s’il se permettait une incartade du même genre.

« On en parlera après. » Lui annonça la blonde en l’attrapant par le col de son vêtement pour le tirer en arrière.

Elle ouvrit à tâtons la porte de sa chambre, pour le tirer à l’intérieur. Rentrant à reculons, elle parvint finalement à le plaquer contre le mur à côté, avant de refermer par sécurité d’une main maladroite en revenant l’embrasser. Une poignée de minutes, donc, et Liv ne savait plus se tenir. Depuis deux jours qu’elle y pensait, depuis deux jours qu’elle ne pouvait que se rappeler des images de ce qu’il ne lui avait PAS fait. Depuis deux jours qu’elle ruminait amèrement le fait de ne pas sentir ses mains sur sa peau bouillante.

Son gilet atterrit sur le sol sans autre forme de procès. Il était légitimement en trop pour ce qui allait se dérouler entre eux, comme tout le reste de ses vêtements. Non, décidément, c’était lui qui ne se rendait pas compte de ce qu’il lui faisait. S’ils avaient tous deux un fort caractère, plutôt compliqué, s’il pouvait se montrer détestable, voire carrément insupportable, Liv ne pouvait pas nier qu’elle était irrépressiblement attirée par lui. Que lorsque ses lèvres quittaient les siennes, elle avait l’impression qu’on lui arrachait un membre. Que lorsqu’il ne la regardait plus, elle avait l’impression de ne plus exister.

C’était terrifiant, et effroyablement excitant. Une passion violente qu’elle n’avait pas vu venir, mais qui l’obligeait à se débattre avec rage pour ne pas sombrer complètement. Elle n’était pas de ces bonnes amoureuses, qui savaient comment faire avec un homme, avec un cœur, avec des sentiments. Mais elle était une bonne amante, qui savait s’engager quand ça comptait. Darren comptait. Plus qu’elle ne voulait l’admettre, d’ailleurs. Plus qu’elle ne l’avouerait. Elle avait perdu depuis leur premier échange, à dire vrai, même si elle prétendait encore que non.

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Darren I. Wells
Matricule n°001
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Lun 14 Aoû - 23:51

Et elle n'avait pas répondu. Tout du moins, si, elle avait donné une réponse mais elle ne concernait en rien les propos les plus importants pour lui. Il n'était pas plus avancé quant à la relation qu'ils entretenaient. Encore cette question. Est-ce que relation était le bon terme à employer pour qualifier ce qu'il se passait entre eux. Et d'ailleurs, qu'en était-il, d'eux ? Est-ce qu'il pouvait vraiment se poser cette question ? Putain et voilà, désormais il se retrouvait avec encore plus d'interrogations qu'il n'en avait à la base... Dans quel pétrin il se fichait, vraiment. Pourtant, la réplique de la femme ne prit son sens que lorsqu'elle renchérit. Ils en parleraient après. Pourquoi attendre quand... Darren se fit tirer par la blonde qui prouvait qu'elle pouvait parfaitement faire de lui un simple jouet s'il ne restait pas sur ses gardes. Il aurait été si simple pour lui de s'ancrer dans le sol pour ne plus bouger et chercher l'affrontement mais voilà. Ses yeux avaient repérer le lieu vers lequel il se faisait traîner et automatiquement son corps se laissa guider sans qu'il n'ait plus aucune volonté de s'y opposer. Il se laissa porter et la tension entre eux s'éveilla. Ce n'était plus un affrontement. Enfin si, mais il était à un autre niveau. Il ne concernait plus vraiment les positions de chacun mais cette fois il touchait leur désir, celui qu'il combattait depuis qu'il s'était retrouvé l'un devant l'autre, quelques minutes auparavant. Dans la chambre, la porte fermée, coupés du monde, Liv revenait prendre possession de ses lèvres et ce fût un soupir de soulagement qui les accueillit. Il se rendait compte qu'il avait été crispé tout le long de précédent tour, qu'il avait lutter, sans capter, pour ne pas être celui qui craquerait le premier et il avait réussit. Avec empressement, ses mains vinrent aider la femme à se débarrasser des vêtements qu'elle portait, plus avide que jamais. Pourtant, il se libéra de son emprise, la repoussa et la détailla entièrement d'un regard brillant. Il la garda encore un instant à distance alors qu'il haletait par toute l'agitation qui lui vrillait le cerveau. Qu'elle était belle... Attirante. Envoûtante. Elle le rendait fou de désir, passionnément perdu. Il la découvrait sous un nouveau jour, oubliait les prises de tête, les incessantes batailles de grande gueule. Qu'elle était magnifique avec ses cicatrices et son tatouage. Un lion... Pas surprenant quand on y repensait, elle était une lionne enragée, prête à sauter au cou de quiconque osait la défier. S'il n'y avait plus de roi de la Savane, elle portait bien la couronne et revendiquait son droit mieux que quiconque en ce monde. Après de longues secondes, un sourire naquit au coin des lèvres du dresseur. Elle était fantastique et pour l'instant, elle acceptait d'être sienne.

L'éducateur foutait en l'air ses craintes, abandonnait ses milles et une questions, zappait ses nombreuses déchirures. Il enterrait tout ça, ses combats internes pour se fixer sur une chose. Elle. Ce désir brûlant qui l'habitait lui dictait à présent sa conduite. Sans perdre son sourire, il vint se défaire de ses habits, les laissant se mélanger à ceux  de sa compagne. Liv le rendait dingue et elle laissait paraître qu'elle ne parvenait que difficilement à lui résister. En temps normal il se serait demander s'il s'agissait d'une manipulation quelconque pour qu'elle ait gain de cause mais dans l'instant, il se fichait bien de savoir si c'était le cas. Il ne voulait qu'elle, maintenant. Encore une fois, il la tint à distance, qu'ils puissent se fixer. Une seconde, deux, trois... Il ne résistait plus à l'idée de pouvoir poser les mains sur elle, de sentir sa peau sur la pulpe de ses doigts, de sentir ses frissons répondant aux siens.

"J'ai envie de toi." fit-il d'une voix grave et profonde, qui trahissait son état d'excitation alors qu'il plongeait les lèvres dans son cou. Il apposa de nombreux baisers contre son épiderme tandis que ses mains allaient et venaient sur le corps féminin qu'il voulait découvrir dans les moindres détails. La cambrure de sa belle ne laissait pas de doute possible, ce n'était clairement pas la dernière fois qu'ils auraient ce genre d'entrevue et de toute façon, il ne la laisserait pas mettre fin à tout ça une fois qu'ils auraient terminé. Il y aura une seconde fois, une troisième et tant d'autres ensuite. Il était accro, totalement shooté à cette ivresse qu'elle offrait de par ses soupirs d'encouragement et ses pressions.

L'adrénaline lui parcourait les veines, envahissant et embuant complètement sa réflexion. Darren obéissait à un besoin primaire, un besoin vital. Combien de temps cela faisait-il qu'il n'avait pas éprouver autant d'attirance pour une femme ? Olivia avait son caractère, il rêvait parfois de l'étrangler, de l'insulter et même, effectivement de lui claquer la porte au nez pour ne plus avoir à la supporter mais il était mordu. Il s'en rendait compte et ne le vivait pas forcément bien. Il avait beau essayer de se voiler la face, la vérité lui revenait toujours à la gueule comme un boomerang revenait à l'envoyeur. Elle lui collait à la peau, il avait besoin d'elle, besoin de la savoir près de lui, besoin d'être vulnérable face à ses sourires, ses yeux clairs, sa crinière dorée. Il avait besoin de sa voix taquine, de ses réflexions agaçantes. Il avait besoin de son corps, de ses bras, de ses lèvres. Il la voulait plus qu'il n'avait jamais voulu personne. Il était prêt à crever pour n'avoir, ne serait-ce que cinq minutes contre elle, en elle bien qu'il préféra que ça dure beaucoup plus longtemps. Quelque part, il enrageait d'être si faible et de n'avoir pu résister à la blonde, il pestait d'être attiré par elle car elle avait la capacité de le mettre dans tous ses états. Elle pourrait causer sa perte d'un instant à l'autre. Et pourtant... Pourtant il était là, à l'enlace et à la soulever. Il était là, à l'allonger sur sa couchette pour se placer au dessus d'elle. Il était là à la dévorer des yeux pour laisser ensuite la tâche à sa bouche avide. Il voulait la goûter. Il voulait le fruit défendu, voulait vivre dans le péché et la luxure avec elle. Uniquement avec elle. Il laissait son souffle parcourir sa gorge, sa poitrine et son ventre, laissait sa langue tracer un sillon contre sa peau, traçant le chemin, parcourant chaque étape pour la recherche de ce trésor qui l'appelait depuis deux jours déjà. Deux jours qu'il attendait, qu'il hésitait. Deux jours qu'il rêvait et mourrait d'avoir ce moment particulier.

Il aurait tout donner pour passer de centaines d'années pour découvrir et redécouvrir cette intimité qu'ils partageaient, il se serait délesté de bien des choses pour que cet instant perdure toujours. Il aurait même pactiser avec le Diable, si tenté qu'on soit de croire en cet entité, pour pouvoir entendre les gémissements de la demoiselle du matin au soir. Et il y répondrait, sans se faire prier, il lui rendrait au centuple ses attentions, il offrirait terre et ciel pour profiter de cette union qui le faisait perdre pied. Il passa les mains dans les longues mèches, collait la bouche contre la petite mâchoire et débitait un flot continu de mots passionnés, délivrait sans barrière à quel point elle lui faisait oublier la réalité. Il se confiait sans filtre en lui murmurant à quel point il avait attendu cet instant depuis leur premier baiser. Il était dingue. A l'instant même il était fou d'elle, de son caractère à la con, de son corps. Il se sentait vivre pour elle, pour ses nombreux défauts et ses quelques qualités. Il se sentait puissant quand il la tenait fermement contre son torse qui servait d'unique barrière pour retenir son palpitant au bord de l'explosion. Intensément ivre d'elle, il se découvrait presque une foi en remerciant tous les dieux à la con de l'univers de lui avoir octroyé une chance avec elle.

En un instant, Olivia devenait son tout. En un instant, au moment clé de cette rencontre, cette femme devenait son carburant. Au moment même où ils ne faisaient plus qu'un, il lui offrait son véritable trésor, cette chose qu'il cachait dans un coffre fort, à l'abris de tous. A cet instant, il lui donnait la clé d'accès à ce qu'il protégeait bec et ongles. Il se perdait au creux de ses bras et se livrait à une relation, à un espoir inconscient qui le changerait sans même le savoir. Darren devenait sien, sans même chercher à empêcher cela. Dans les bras de Liv, il se mettait à vivre pour elle, avec elle.

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Olivia Castillo
Matricule n°001
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Mar 15 Aoû - 0:44

Olivia le désirait tellement qu’elle avait l’impression d’en souffrir. Elle tentait de maintenir un certain contrôle sur tout ça, mais Darren avait cette capacité à lui faire perdre tous ses moyens. Ses baisers enflammés attisaient encore plus la passion qu’elle éprouvait sur le moment. Son esprit était embrumé, pris dans cette euphorie partagée, alors qu’elle le ressentait finalement au plus proche d’elle. Pas suffisamment, mais ils s’en approchaient. Elle pouvait se sentir terriblement vulnérable sous ses regards, alors qu’il l’admirait en silence, et conquérante lorsqu’elle pouvait reprendre possession de ses lèvres. Il pouvait bien faire d’elle ce qu’il voulait sur le moment qu’elle se perdait complètement sous son contact. Ou alors, elle se découvrait. Liv n’était plus sûre de rien, plus certaine de se connaître si bien.

Il lui faisait voir une autre partie d’elle-même. Cette lionne, sauvage, grisée par les mots de cet homme capable de lui faire perdre la tête. Sa voix contre son oreille avait le don de la mettre dans tous ses états. Elle ne savait plus si elle voulait qu’il arrête ou qu’il continue à lui parler. Elle ne savait plus si ça lui permettait de se raccrocher à quelque chose ou si ça lui faisait davantage perdre ses repères. Mais elle se sentait tellement belle et désirable sous son regard, sous ses baisers. Et apte à lui rendre cette passion avec laquelle il la traitait. La frustration ne faisait que rendre l’échange plus délicieux. Olivia se sentait complète.

Darren ne devait pas se rendre compte de ça. D’à quel point elle se sentait fragile au creux de ses bras, sous ses caresses, sous ses baisers. De comment elle s’éprouvait pour la première fois depuis deux ans de cette manière, avec autant d’intensité, de force, de profondeur. De violence. C’était presque éprouvant, angoissant de se confronter à tout ça, mais Liv ne pouvait tout simplement plus faire machine arrière. Elle en avait besoin, autant qu’elle avait besoin de lui pour ça. Elle ne pouvait plus être seule, plus maintenant qu’elle y avait goûté avec lui. Plus jamais le sexe aurait la même saveur sans sa présence, elle s’en rendait compte.

Et c’était ça qui était le plus terrifiant dans ce corps à corps. Elle pouvait éprouver son corps, sa peau, son odeur virile, goûter à ce qui se présentait à elle, mais Darren lui avait pris la main là où elle pensait la garder. C’était lui qui décidait quand, ou, comment, et à elle de dire oui. Elle se sentait comme une marionnette, dans un total lâché prise qu’elle n’avait jamais vraiment connu. Elle ne put retenir ni ses frissons, ni ses soupirs, ni ses gémissements quand le rythme fut pris entre ses cuisses. Ses muscles se tendaient sous lui, elle se cambra, s’empara de sa taille à l’aide de ses jambes pour mieux se tenir à lui.

Elle le fixa sur le moment avec un air suppliant. Elle lui disait dans ce regard de ne surtout pas s’arrêter, parce qu’elle se sentait incroyablement vivante avec lui. De ne jamais la laisser, plus jamais. Si elle ne pouvait pas l'exprimer, elle voulait vraiment qu’il le comprenne. Ses ongles se plantèrent dans son dos, alors qu’elle éprouvait cette tension avec de plus en plus de difficultés. Peut-être le fait que ça faisait longtemps, ou tout simplement parce qu’il avait l’air de comprendre comment elle marchait. Elle ne pouvait cependant pas se laisser battre sans lutter. Ce corps à corps, elle avait l’intention de s’y engager jusqu’au bout.

La blonde renversa la vapeur dans un élan spontané. C’était à elle de décider désormais, alors qu’elle le chevauchait comme il y a deux jours, mais cette fois-ci sans être entravée dans ses mouvements par ses vêtements. Il n’était pas question que ça s’arrête. Là, il avait tout le loisir de l’admirer sous le meilleur des angles, et de la laisser conduire cette danse comme elle l’entendait. Liv se saisit de l’une de ses mains, la porta jusqu’à ses lèvres, l’embrassa doucement, pour l’amener à la caresser là où elle le voulait. Là où elle vibrait le plus, là où elle se dévoilait comme elle était pour de vrai. Et s’il l’aimait ainsi, alors il serait servi.

Se mordant la lèvre inférieure pour tenter de se refréner, elle ne sut dire combien de temps elle tint bon pour y trouver son compte. Elle intima à Darren de se redresser, pour qu’elle puisse l’embrasser et gémir tout contre ses lèvres tout en perdant ce contrôle qu’elle avait déjà du mal à garder. Ses doigts se crispèrent autour de ses épaules, son dos se cambra pour encaisser cette vague qu’elle éprouva d’une manière si vive et si plaisante. L’instant dura, puis s’échappa, et rendue fébrile par tout ça, elle le sentit se crisper à sa suite pour la réceptionner finalement dans ses bras lorsqu’elle le retrouva. Les jambes emmêlées aux siennes, blottit contre son torse, les doigts toujours crispés autour de ses épaules. Ses cheveux tombèrent en auréole autour d’elle, alors qu’elle reprenait son souffle.

Liv retrouva finalement son calme, une sérénité qu’elle n’imaginait pas possible. Présentement, c’était comme si, une seconde fois en peu de temps, tout prenait finalement sens. Bouillante encore, elle vint pourtant se lover tout contre lui, comme un chat cherchant de l’affection et de la chaleur, sans avoir les mots pour se faire comprendre. Son souffle s’apaisa, mais c’était comme si ses forces venaient de la quitter pour de bon. Elle n’osa plus rien faire. Respirer était déjà de trop dans ce silence agréable après l’effort. C’était la première fois depuis longtemps qu’elle faisait l’amour.

Ça n’était pas seulement coucher, baiser, faire du sexe… C’était pour s’exprimer qu’elle l’avait fait, mais aussi pour elle. Dans un mouvement tendre, ses lèvres vinrent embrasser son cou, remontèrent jusqu’à l’os de sa mâchoire qu’elle effleura, puis à son oreille prête à l’écouter :

« Maintenant, on peut parler… » lui murmura-t-elle lentement avant d’afficher un sourire mutin quand il tourna les yeux vers elle.

Elle lui offrit un petit rire amusé. Elle ne se moquait pas, non. Elle était prête maintenant. Prête à y réfléchir, à y penser, à tout lui dire.

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Darren I. Wells
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Mar 15 Aoû - 3:10

Si Darren avait un souhait, c'était que cet instant dure toujours.

Il ne possédait plus de pouls, plus de battement de coeur, plus de souffle propre. Des gémissements aux baisers, des caresses aux frissons, des sourires aux "encore"... Plus rien ne lui appartenait. Il lui donnait tout. Il l'avait regardé, effleuré, dévoré, aimé. Tout ce qu'il était, il l'offrait à Olivia sans concessions. Il faisait d'elle l'unique héritière de ce qu'il avait de bon en lui. Longtemps, ses lèvres avaient parcouru la peau pâle de sa compagne, sa poitrine et autres parties de son corps qui éveillait en elle de dangereux éclairs de plaisir, boostant ses sens. Et s'il avait cru, à un moment, être le commandant de bord, la femme le rappela rapidement à l'ordre en venant renverser la tendance. Telle une amazone, elle guidait le combat, donnant à l'affrontement un aspect plus agréable encore. Elle jouait avec lui, lui faisant au passage découvrir des contrées dont il ne connaissait pas l'existence. Elle était un splendide mystère qu'il s'affairait à résoudre. Et sous elle, il la découvrait aussi combative que vulnérable alors qu'elle lui faisait voir ses points faibles, les endroits de son corps sensibles à la taquinerie. Les doigts du dresseur n'hésitèrent pas un instant à parcourir ces fissures à l'armure d'amazones, venant user et abuser de ces failles. Elle décuplait son désir, motivait son plaisir, consumait son ardeur. L'éducateur canin haletait sous l'effort que lui demandait cet échange si intense. Cela faisait longtemps... Trop longtemps et aujourd'hui il comprenait que jamais plus il ne pourrait se passer d'elle, de ses gestes experts, de son corps, de sa sensualité. Elle le dominait et il était plaisant de la voir faire, de voir son regard pétillant répondant à ses mouvements de bassins si avides de plus de sensations, avides d'un instant précis, celui qui représentait autant que le Saint-Graal, autant que l'Arche d'alliance, autant que n'importe quelle babiole de l'ancien monde. Et ils approchaient. Ils perdaient pieds tous les deux, perdaient haleine dans les bras l'un de l'autre alors qu'elle lui avait dit de se redresser. Il avait comprit et quelque part, son égo venait de prendre un sacré dose de stéroïdes car il se gonflait à bloc. Le plus important n'était pas là, cependant. La femme avait eu son compte, déclarait forfait et il la suivit, incapable de tenir plus longtemps que ne lui permettait sa condition de simple homme. Il l'enlaçait, refusait de la lâcher car il en était tout bonnement incapable. Et même à la fin de ce règlement de compte elle trouvait le moyen d'être aussi splendide que lorsqu'ils avaient débuté. A ce moment, il s'estimait chanceux d'être celui qu'elle avait choisit, en ce jour.

Épuisé mais ravi, il ne se fit pas prier quand il fallut retrouver le calme plat. Contre lui, Olivia se calmait et il en fit de même, calant inconsciemment sa respiration sur la sienne, obligeant son palpitant à suivre le rythme du sien. Les yeux du sudiste se fermèrent alors que son corps entier répondait à l'appel du repos, se détendant petit à petit. Une main vint se perdre dans la crinière dorée tandis que son nez profitait de la douce essence féminine, somptueux mélange de fougue, d'épuisement et de satisfaction. Les lèvres de la blondes vinrent le faire frissonner longuement tandis qu'il se mit à sourire en coin. Définitivement, ses barrières étaient tombées. Liv était apparue dans sa vie et dès lors qu'elle avait su lui voler un baiser, elle s'était équipée d'un bélier pour détruire les remparts érigées par la force du temps. Si quelques heures auparavant il aurait regretté cet écart à la conduite qu'il se forçait de suivre, en l'état il était heureux, comblé, fier de ce qu'ils avaient tous deux accomplis. Il ne fallait pas se voiler la face. Ce n'était pas juste une relation sexuelle lambda, qui serait oubliée dès le lendemain. Il y avait plus car il y avait toujours plus entre eux sans qu'ils ne veuillent le reconnaître. Un jour, peut-être bien... Mais c'était ce jour, c'était aujourd'hui, il le fallait bien. Ils s'étaient découverts, s'étaient offerts à l'autre sans l'ombre d'un regret, sans l'ombre d'une hésitation. Ils avaient fait un pas si révélateur... Et puis elle prit la parole, chuchota quelque chose qui le fit ouvrir les yeux et les poser sur ce visage presque angélique. La main qu'il avait dans ses longues boucle descendit sur sa tempe puis sur sa joue qu'il effleura du pouce, dessinant sa pommette puis le coin de ses lèvres pour se perdre sur son menton.

"Tu cherchais à me rallier à ton point de vue en m'appâtant par l'amour ?" dit-il d'un ton moqueur alors que ses lèvres se collèrent à celles de la blonde. Plus aucune filtre, plus aucune terreur dans l'esprit du brun qui était encore perdu dans le labyrinthe de folie qu'ils venaient de traverser main dans la main. Darren accentua doucement la pression de sa bouche contre celle de Liv, la faisant basculer sur le dos, se retrouvant légèrement au dessus d'elle, faisant mine d'amorcer une nouvelle expédition au septième ciel malgré son manque d'énergie flagrant. Avec un sourire taquin, il la libéra de son emprise et se contenta de se poser sur le flanc, surélevant sa tête en prenant appui sur sa main. Son regard parcouru une nouvelle fois le corps nu de sa compagne, vibrant encore un instant sous la palette de sensations. Est-ce qu'il avait l'impression que c'était sa meilleure expérience parce qu'il n'avait pas pratiqué le sport de chambre depuis un moment où était-ce elle qui rendait ce contact si... Magique ? S'il devait écouter son instinct d'emmerdeur, forcément que la première option serait la réponse qu'il choisirait mais là... "Qu'est-ce qu'on représente l'un pour l'autre, maintenant ?" fit-il de but en blanc. A quoi cela servait de tourner autour du pot ? Il voulait savoir. S'il ne craignait plus de se prendre un refus, s'il était prêt à accepter une réponse du style "c'était juste une envie qu'il fallait assouvir" alors il y ferait face mais il ne trouvait plus ça amusant d'attendre la réponse qui devait ou non donner un sens à son existence.

Tout le temps passé entre les bras d'Olivia, Darren s'était senti à sa place. Pas que sexuellement parlant mais humainement, sentimentalement. Il avait cru, l'espace d'un moment qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes, qu'ils se comprenaient et que les mots n'étaient plus nécessaires pour partager ce qu'ils ne parvenaient pas à communiquer à l'autre. Il le sentait encore à chaque fois que la peau de la survivante frissonnait au contact de ses doigts se promenant sur son ventre, quand il offrait une légère griffure au galbe de sa hanche, quand il venait poser ses lipses sur les siennes et que son souffle se coupait. Il y croyait, voulait y croire. Il ne demandait que ça, que cette sensation ait été réciproque mais il voulait aussi être fixés. "Qu'est-ce que ce fameux... 'Ça' pour toi ?" ajoutait-il alors qu'il se crispait légèrement sous les doigts se promenant sur sa musculature. "Je veux savoir, Liv..." finit-il par chuchoter alors que les pupilles noisettes vinrent plonger dans l'océan de ses yeux. Au delà de ça, une autre question lui brûlait les lèvres. Est-ce qu'un "nous" pourrait voir le jour ? Y avait-il un avenir pour eux ? Tant de questions refaisaient surface... Il se laissait peu à peu envahir, se remettant à poser le pour et le contre de cette situation. Non ! Non. Il devait se calmer, respirer. Ils avaient eu une aventure, une merveilleuse aventure et il ne pouvait nier qu'il voulait la poursuivre mais avant ça, il fallait qu'il sache où elle se plaçait. Le brun se rendait compte qu'il laissait désormais à la femme un contrôle entier sur sa personne, la laissant choisir de ce qu'il deviendrait, de ce qu'il serait pour elle. Il subissait une pression monstre, tout à coup, comme si une épée de Damoclès attendait le bon moment avant de lui tomber dessus.

Un soupir lui échappa, ses yeux se fermèrent, tant il devint à présent difficile de tenir son regard. Tout cela avait été chouette. Il aimait, adorait l'idée de partager son lit, sa vie, ses expéditions. Se disputer avec elle, discuter ou la voir jouer avec Teddy. Cet ensemble d'informations tourbillonnait dans sa tête. Encore un peu et il sentait qu'il crâmerait ses derniers neurones à se triturer ainsi les méninges. Il devait savoir mais en même temps... S'il s'était trompé ? Il devrait renoncer à tout ça. Il se devrait d'oublier, d'accepter en serrant les dents mais il n'aurait d'autre choix que de l'éviter, peut-être même de partir car trop difficile à supporter. Pourquoi fallait-il qu'il soit toujours pessimiste dans ce genre de cas ? Alors Darren se laissa tomber sur le dos, levant le nez au plafond qu'il se mit à contempler comme la première fois qu'il s'était retrouvé dans ce lit, à côté d'elle.

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Olivia Castillo
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Mar 15 Aoû - 12:01

« Hm, ça dépend, est-ce que ça marche ? » Demanda-t-elle avec un regard complice qu’elle lui rendit sans peine. Elle répondit à son baiser avec une certaine ferveur, se laissant allonger sur le dos pour le voir la surplomber de sa hauteur.

L’espace d’un instant, elle crut voir venir un deuxième round, et Liv ne pouvait pas dire qu’elle était contre, loin de là. Un sourire mutin plus tard, elle vint juste apposer quelques baisers amoureux le long de son cou, avant de reposer la tête sur son matelas. Elle aurait pu faire ça pendant des heures que ça ne l’aurait pas dérangé le moins du monde. Mais même elle avait besoin d’un peu de temps pour se remettre de ses émotions. Son émoi était palpable, elle le portait à même la peau, et Darren pouvait l’effleurer à chaque instant. Elle n’avait jamais été ainsi après l’amour, pas dans ses souvenirs. La dernière fois qu’elle s’était sentie aussi bien remontait à si longtemps qu’elle n’était plus capable d’en parler sans trouver cet instant incomparable.

Elle se sentit même pudique sous son regard la dévorant, alors qu’elle remontait la couverture à ses hanches avant que la morsure de froid ne vienne la troubler davantage. Se tournant à son tour sur son flanc, elle cala un bras sous sa tête, posant son autre main sur le torse de Darren qu’elle caressa doucement. La question qu’il lui posa ne stoppa pas son mouvement, même si elle devait admettre que ça la troublait. Ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre ? Elle releva des yeux brillants vers lui, avant de pincer les lèvres. Liv se rapprocha pour déposer un baiser chaste sur la bouche de son amant :

« Je… J’en sais rien. » Murmura-t-elle contre lui avant de se reculer doucement, en baissant le regard. « On est un peu compliqués à définir… Il n’y a pas si longtemps, je pensais que j’étais la personne qui t’agaçait le plus dans ce campement, tu sais ? »

Liv se mordilla la lèvre inférieure. Elle ne voulait pas le décevoir, mais elle n’avait pas les mots non plus pour tout lui expliquer correctement. Elle ne voyait pas comment faire pour éviter le moment où elle le rendrait triste, parce qu’elle avait l’impression de n’être bonne qu’à ça. Il n’y avait eu que Nora pour persister à ses côtés, alors qu’elle se laissait aller à croire qu’elle n’était bonne pour personne. Comme un parasite, quelque chose de nocif qui ne faisait que prendre, sans rendre, pour disparaître ensuite.

« C’est difficile de te répondre maintenant, en étant… Je saurais pas comment te dire… » Souffla-t-elle avant de prendre une profonde respiration pour se donner du courage : « Ecoute... » Elle n’avait plus le choix désormais. Elle vint se blottir un peu plus. « Je suis vraiment pas douée pour toutes ces choses… J’ai jamais su l’être, et je saurais jamais je pense... » Expliqua la blonde avec le plus grand des sérieux. « J’ai toujours évité de m’engager parce qu’avant j’étais persuadée que les sentiments, c’était juste fait pour faire du mal, tu vois ? J’ai… Je suis pas exactement celle qu’on présente à ses parents... »

Le plus simple était encore qu’il lui dise par lui-même, non ? Elle ne pouvait pas être la seule à se débattre, elle avait clairement besoin de son aide.

« Qu’est-ce que tu veux, toi ? » Lui demanda-t-elle alors de but en blanc. « Je peux pas y répondre toute seule, Darren... » Abdiqua la jeune femme avant de hausser les épaules. Et pour sa seconde question, elle eut un petit rire avant de s’apaiser. « C’est un… truc… bien. » ça. Un truc. Il allait finir par désespérer avec elle, mais ça n’était pas ces mots-là qui comptaient le plus. Ce « nous » qu’elle ne parvenait pas à prononcer, par crainte de se tromper. « Un truc qui me rend bien. » Elle esquissa un sourire tendre : « Tu me fais me sentir bien, Darren. Et pas seulement pour ce qui vient de se passer. Tu ne te rends pas compte, vraiment... » Admit-elle dans un chuchotement.

L’homme pourtant se laissa aller à ses pensées, et s’écarta d’elle en basculant sur le dos. Il se mit à fixer son plafond, comme si soudainement une révélation allait en sortir. Liv sentit son estomac se tordre. Elle se refusait à le voir la fuir comme ça à nouveau. C’était exactement ce qu’il était en train de faire présentement : il s’éloignait d’elle. Elle ne voulait pas. Pas encore. Pas après tout ça. Si c’était pour faire deux pas en arrière à chaque fois qu’ils parvenaient à faire un pas en avant, à quoi bon ? Elle ne devait pas être la seule à porter ce poids, même si elle comprenait. C’était dur, c’était sombre, c’était fait de zone d’ombres. Elle avait l’impression qu’une claque allait lui tomber sur le coin de la figure à chaque instant.

Liv n’avait pas envie d’une désillusion, mais elle ne pouvait cacher son appréhension. C’était comme se jeter dans le vide sans protection. Elle avait étrangement le vertige avec tout ça, mais cet homme faisait plus partie d’elle qu’elle ne l’imaginait. Il y aurait des moments où elle aurait si peur qu’elle le repousserait, d’autres ou elle ne parviendrait pas à se passer de lui. Mais maintenant qu’ils en étaient rendus là, elle savait que s’il l’abandonnait sur l’instant, elle ne saurait pas comment le rattraper, et elle jetterait l’éponge.

« Ne me fuis pas encore, Darren. » Lui demanda-t-elle avec une petite moue attristée. « Je suis toujours avec toi. »

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Darren I. Wells
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Mar 15 Aoû - 13:29

Sur le dos il avait assimilé ses réponses, avait prit le temps de les retourner encore et encore sous son crâne. Il se surprenait même à regretter qu'elle ne lui donne pas les réponses qu'il attendait. Et que voulait-il ? Des réponses claires, nettes et précises. Liv pourtant ne semblait pas oser ce pas qu'il ne pouvait pas la forcer à faire. Un soupir et un bras passé sous la nuque, Darren attendit de faire un point sur tout ça, comme si une réponse, la clé de cette situation lui tomberait entre les doigts. Ce ne fut malheureusement pas le cas, à son grand damne. Cela aurait arrangé tellement de choses pour eux. Sa demande le fit cligner des yeux. "Je ne te fuis pas..." chuchotait le brun alors qu'une petite voix lui faisait comprendre qu'il se mentait autant qu'il mentait à la blonde. Si... Il la fuyait, il s'éloignait pour qu'un coup directement porté à son cœur ne le détruise pas. Lentement, il s'humecta les lèvres puis tourna son visage vers le sien, glissant ses doigts sur sa joue pour à nouveau entrer au contact de sa peau qui le rendait toute chose. Donc maintenant c'était à lui de parler, à lui de se confier ? Il n'était pas doué pour ce genre de choses, pas doué pour mettre des mots sur ce qu'il ressentait ou voulait, peu habitué à ce genre de pratiques. "Liv..." entreprit-il avant de se pincer les lèvres. "Tu es toujours la personne qui m'agace le plus dans ce bâtiment." enchaînait le blonde en ne sachant pas son sourire moqueur. Doucement, tendrement, il vint cueillir un baiser sur ses lèvres.

"Ce que je veux, c'est toi." dit-il de but en blanc. "Je ne veux pas juste t'avoir comme là, maintenant. Pas uniquement du moins..." précisait le dresseur. Sa main glissa lentement contre son cou et vint doucement l'attraper à la taille, l'invitant à de rapprocher de lui, l'incitant à se blottir contre son torse. Ce simple rapprochement faisait que son palpitant s'emballait, faisait battre le sang furieusement contre ses tempes, lui coupait le souffle. "Je... Je me fais probablement des idées mais..." mais quoi ? Il ne se sentait pas assez courageux pour lui dire ce qu'il avait derrière la tête, pas assez courageux pour assumer pleinement cette attirance qu'il avait pour la femme. Il y a quelque chose entre nous. J'en suis convaincu. Et ce n'était pas que du sexe ou des disputes." balançait l'homme sans pouvoir contrôler ses propos. Il n'avait pas prévu de le dire, pas prévu d'avouer ses convictions. Et si maintenant il se plantait ? Pourtant elle sous entendait qu'elle n'était le genre de femme que l'on voulait dans sa vie. Enfin il le comprenait ainsi. Est-ce qu'il voulait prendre le risque de la faire entrer dans sa vie, dans son cœur ? Pffeuh ! Comme s'il avait le choix maintenant. À quoi bon se voiler la face. À quoi bon se mentir. Il la voulait maintenant et toujours. Il la désirait. Il lui donnait déjà tout ce qu'il était et dire le contraire reviendrait uniquement à nier par fierté. "Il n'y a pas de parents a te présenter, personne à qui demander l'autorisation de se fréquenter. Et tu as déjà conquis le seul individu qui compte pour moi. Et je n'ai pas envie de..."

Comment dire ça ? Comment trouver une formulation qui se devait être claire sans être pressante... "Je suis pas non plus quelqu'un de fréquentable mais je n'ai pas envie de... Passer à côté de quelque chose." marmonna-t-il. L'éducateur grimaça et soupira pour la énième fois. "Nous. On ne peut pas passer à côté de...
Nous.
" finissait-il par dire, aussi sérieusement que possible. Il n'en revenait pas d'avoir pu le sortir sans avoir à s'y reprendre un milliard de fois. Lentement il prit la main libre de la femme pour venir embrasser ses doigts légèrement. Il n'attendait pas l'amour de sa vie, il n'y croyait même pas d'ailleurs, il n'y croyait plus. Il ne voulait pas entendre le "ils de marièrent et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps". C'était débile de croire que c'était possible parce qu'un couple pouvait connaître plus de bas que de haut mais rester ensemble. Des gens pouvaient se quitter alors qu'ils s'aimaient au delà de tout mais rien n'était fait pour que ça marche. Darren était du genre pessimiste en amour, sur ses gardes pour ne pas souffrir, pour ne pas se perdre, pour ne pas s'abandonner à une relation qui le détruirait plus que le grandir. Sauf que c'était elle. Olivia. Elle était une raison qui lui faisait oublier ses règles de survie sentimentales. Impossible de résister à ce bout de femme mais si lui était dans ce cas, combien d'autres pouvait-elle réduire à sa volonté ?

Dans un geste qui visait plus à le rassurer lui que donner un espoir à Liv, il vint la serrer contre son cœur affolé par ces gestes inhabituels. Enfin l'homme se calma alors qu'il s'enivrait volontiers du parfum de sa compagne, alors qu'il profitait de la douceur de sa peau. Il se découvrait, se redécouvrait entre ses bras. Il retrouvait quelque chose enfouit depuis des années, un trésor caché dans un coffret dont on retrouvait la clé au bout de longues décennies. "Si je ne me rend pas compte du bien que je te fais... Toi, tu ne te rends pas compte de la tempête de sentiments que tu déclenches en moi..." qu'il chuchota à son oreille. Une tempête, un orage grondant, réclamant que l'amour naissant pour la blonde soit libre de s'exprimer, qu'il cesse de se contrôler pour plonger à corps perdu dans cet amour aussi infini que passionné. Elle ne savait absolument pas à quel point elle venait de changer son monde, de bouleverser sa vie et ses idéaux. Elle était l'ouragan qui brisait les hauts murs d'un châtelain se croyant à l'abri des intempéries.

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Olivia Castillo
Matricule n°001
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Mar 15 Aoû - 16:00

Pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher de sourire en l’écoutant prononcer ce « nous » qu’elle n’osait lui dire ? Liv se sentait comme une adolescente devant son premier béguin. Elle se revoyait, pas encore majeur, tombant éperdument amoureuse de Jeff, avant de se rendre compte que cette passion était en train de la dévorer de l’intérieur. Par amour, la blonde avait laissé tomber tout ce que la vie lui promettait, pour prendre des cheveux sinueux, dangereux… Elle avait vécu une ardeur violente pour la voir fini comme elle avait commencé. Comme un tas de cendres, ayant terminé de s’embraser. Jeff l’avait obligé à quitter Chicago, s’embarquer pour une autre existence où elle avait commencé à survivre. Après Jeff, elle s’était jurée de ne plus se laisser avoir : les sentiments étaient une faiblesse qu’elle ne pouvait exposer à ses ennemis. Et le monde était contre elle.

Darren, lui, semblait pouvoir la ramener vers le commun des mortels, lui faire goûter à des choses qu’elle ne connaissait pas. Il ne voulait pas passer à côté d’eux, et elle ne voulait pas non plus. Elle savait que ça ne serait pas facile : leurs premiers pas ensemble avaient été des plus laborieux, à se marcher sur les pieds, à se regarder en chien de fusil, à montrer les crocs. Mais elle avait senti au fond que cette fureur de vivre ne venait pas de nulle part. Sa présence avait allumé une mèche à l’intérieur, qui se consumait, avant d’embraser un autre feu dans sa poitrine. Elle le regarda avec tendresse, alors qu’il se démenait comme elle pour s’exprimer.

Olivia aurait pu se mettre à rire de la situation, de constater qu’ils étaient aussi maladroits l’un que l’autre, mais que, malgré leurs différents et leurs maux, ils ressentaient le besoin irrépressible d’être ensemble. Elle eut un petit rire amusé, avant de lui dire : « Tu admettras qu’on se dispute quand même comme personne. Et pareil pour le sexe, en fait. » Elle vint lui dérober un baiser pressant, pour l’empêcher de rétorquer quoi que ce soit qui pourrait la contredire. Bien sûr qu’il y avait autre chose. Mais c’était probablement trop tôt pour vraiment en parler, trop tôt pour se l’expliquer. La tête posée contre son torse, elle l’enlaça doucement en écoutant son palpitant battre dans sa poitrine.

D’un rythme régulier et puissant, qui avait le mérite de l’apaiser. C’était agréable. Elle avait l’impression d’être bercer, en sécurité, protégé par ses bras musclés. Comme si plus rien ne pouvait l’atteindre. Elle ferma doucement les yeux, ne songeant plus à ces mois de galères à l’extérieur, ou à ses rencontres calamiteuses où elle avait manqué d’y passer avec Nora.

« J’suis bien en fait, j’suis bien mais… » Souffla-t-elle avant de s’interrompre soudainement, et se dire qu’elle partait sur une pente glissante. « J’aimerais avec toi. » Lâcha-t-elle doucement. Elle se sentit rougir, et fut bien contente que Darren ne soit pas capable de la voir ainsi. « Je… Désolée, je suis vraiment pas douée pour ça. » Lâcha-t-elle avec un petit rire pour faire passer sa gêne, avant de se redresser pour planter son regard dans ses yeux : « Je suis d’accord. »

Avec quoi ? Tout. Elle ne voulait pas passer à côté de ce nous, elle savait qu’il y avait quelque chose entre eux, elle le sentait depuis un moment. C’était lui qu’elle voulait, et elle voulait faire ça bien. Elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre à cause de son comportement, ou de mensonges. Elle ne voulait pas avoir à lui cacher d’autres choses. Instinctivement, sa morsure se rappela à elle, mais elle l’ignora en se concentrant exclusivement sur Darren. L’euphorie et la sérénité du moment lui permirent de s’ouvrir, de parler sans filtre :

« Tu es la personne la plus énervante que j’ai jamais rencontré ! » Lui lança-t-elle en le pinçant doucement. « Je suis sérieuse, ne rigole pas ! Jamais personne n’a autant réussi à me crisper que toi sur cette planète ! Tu es vraiment le pire de tous, Darren, le pire ! » Ils se valaient, comme ça. Elle, comme la femme la plus agaçante, lui, comme le pire de tous. Son expression devint plus tendre, et elle lui prit un baiser avant de lui souffler contre les lèvres : « Mais je crois… Non, je sais que j’aime ça. »

Elle lui adressa un sourire. Elle n’avait que trop conscience que chaque personne qu’elle s’autorisait à aimer était quelqu’un qu’elle prenait le risque de perdre. Mais c’était plus fort qu’elle :

« Je ne sais pas si c’est une bonne idée, si on peut se faire confiance. Je ne sais pas, mais je vais essayer. » Assura-t-elle à Darren. « Je pense que ça ne sera pas facile, mais qu’on peut être extraordinaire ensemble. »

Elle attrapa sa main et la tira jusqu’à elle pour le rapprocher. Sa jambe remontant le long de celle de son amant, pour venir se caller contre sa hanche souplement. Elle se pressa contre lui, plantant ses yeux bleus dans le regard noir de Darren :

« Tu ne pourras plus me fuir Darren, ni te débarrasser de moi… » Lui murmura-t-elle d’une voix languissante. « A chaque fois que je t’agacerais pour avoir ton attention, tu seras obligé de m’aimer. Et je le ferais tout le temps, juste pour que tu ne penses qu’a moi. J’ai envie que tu ne penses qu’à moi. » Avoua-t-elle avec un sourire mutin. Son regard s’enflamma doucement, tout comme sa peau au contact de ses mains. Elle était prête à replonger sur l’instant, comme si l’éloignement la rendait fébrile. « Je crois… » Son souffle se coupa, elle avait l’impression de manquer d’air alors que l’aveu se coinçait dans sa gorge. Liv secoua la tête : « Tu me rends folle ! » Lâcha-t-elle soudainement avant de l’embrasser avec fougue.

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Dernière édition par Olivia Castillo le Mer 16 Aoû - 7:30, édité 1 fois
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Darren I. Wells
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Mer 16 Aoû - 1:02

"En fait, tu essayes de me faire peur pour que je fuis une nouvelle fois et avoir la paix !" fit-il en se mettant à rire doucement après l'avoir attentivement écouté, après un de ses nombreux baisers. "Tu n'y arriveras pas, Liv." ajouta-t-il, avec énormément de sérieux alors que ses lèvres venaient une fois de plus caresser les siennes. "Tu vois... Maintenant que tu m'as laissé la place, je compte bien te parasiter la vie." ajoutait le brun, amusé par la situation. Doucement, sa main glissa sur les côtes de sa compagne, descendit lentement sur sa hanche pour venir rencontrer sa cuisse alors qu'il se collait un peu plus contre elle, comme s'il désirait réduire à néant l'espace entre eux. Son souffle se mêla au sien, son regard rivé dans ses pupilles claires tentait d'expliquer à Liv toutes les raisons qui le ferait rester à ses côtés. Cette indéniable attirance se jouait d'eux, les réunissant comme de puissants aimants, les forçant à devenir amants, si ce n'était plus. C'était plus. Dans cette chambre, une histoire naissait de ces tâtonnements maladroits de la part de deux sauvages incompétents dans le domaine de la discussion. Ils se donnaient l'un à l'autre, s'avouaient silencieusement qu'ils s'engageaient sur un chemin qu'ils craignaient tous deux d'emprunter. Et pourtant... Et pourtant Darren s'y risquait et son premier pas, il le faisait en tenant fermement la main d'Olivia. Aussi tortueux que pouvait être la voie, il se jurait de lutter autant que possible pour passer chaque obstacle, même si parfois ils pouvaient se sentir au bord du gouffre, dans l'incapacité de se tirer d'un merdier. "On se disputera. On se détestera. Mais je resterai avec toi." murmura-t-il comme une promesse qu'il faisait à la femme.

Le dresseur approcha le visage de celui de la survivante, prêt à lui enlever un énième baiser avant de se bloquer à mi-parcours. Il éloigna la tête, une grimace à la figure, le regard plein de fureur alors que sa main quittait sa jambe pour lui adresser un index menaçant. "Eh oh ! Comment ça je suis le pire de tous ?!" s'indigna-t-il avant d'exploser d'un rire sincère alors qu'il enfouissait la tête dans son cou, venant le parsemer de tendres petites embrassades. "Au moins..." commençait l'homme, occupé à découvrir le corps féminin du bout des doigts. "On aura pas à s'inquiéter des formalités et des présentations aux familles. D'autant que chez moi... Ils ne comprendraient pas ce que je trouve à une emmerdeuse finie." concluait-il avant de laisser échapper un petit ricanement. Alors ok, ce n'était pas réellement une déclaration d'amour, c'en était même loin mais ce genre de remarque ne valait-il pas mieux que cent mots vides de sens dont il ne saurait pas servir ? Oui, il tenait à elle, énormément, infiniment, au point d'en perdre la raison si jamais il venait à ne plus la voir, plus qu'il ne pouvait le dire. Déjà qu'il galérait à lui dire qu'il voulait une situation stable avec elle... Et pourtant, il se sentait fort, confiant, suffisamment pour oser dire des choses qui le feraient rougir plus tard. Ses doigts soulève le menton de la jeune femme, son pouce vint retracer la courbe de sa bouche alors qu'il la fixait aussi tendrement qu'il pouvait. "Je veux être ton partenaire d'engueulade. Je veux te faire enrager. Je veux le faire pour que tu n'oublies pas que je suis dans ta vie. Je veux qu'à chaque fois que tu regarderas un autre... " une expiration profonde se fit entendre. "Je veux que tu te souviennes que je suis celui qui te fera un scandale à chaque fois que tu poseras tes yeux sur un autre." Lentement, il vint arranger une mèche blonde derrière l'oreille de la demoiselle avec un sourire taquin. "N'oublie pas que je serai celui qui casserait, au minimum, le nez du type que tu oseras mater sans vergogne." fit-il d'une voix lente, grave et chaude.

Si quelques minutes auparavant il se sentait épuisé, désormais son corps recommençait à réagir à la proximité féminine. Ses muscles se tendaient, lui faisant comprendre qu'il se sentait prêt pour une suite mais ce n'était pas encore le moment. Il avait tant de choses à dire, à expliquer, à mentionner. Il voulait être le seul homme à ses yeux, que les autres soient effacés de son esprit, il voulait être le seul à qui elle souriait, qu'elle provoquait. Il voulait être sa force et sa faiblesse autant qu'elle était la sienne. Il voulait être le bien et le mal qui la tiraillait, voulait être son nord et son sud, être son combat constant pour la vie, contre la mort. Elle était déjà tout cela pour lui. Liv représentait cet espoir qu'il cherchait sans même s'en rendre compte, cette main qui lui enlevait les œillères qu'il portait depuis trop longtemps déjà. La blonde lui offrait l'envie d'être entier, vivant. Elle lui offrait une rédemption qu'il n'espérait plus, une seconde chance qui serait, certes, mouvementée mais qui valait que l'on se batte pour elle.

Olivia devait sentir son palpitant s'agiter à une vitesse folle, elle devait se rendre compte qu'il s'oubliait entre ses bras. Paisiblement, l'homme se cala contre la jeune femme, humectant son odeur, s'amusant à irriter sa peau de sa barbe de quelques jours. "Je ..." qu'il commençait en s'arrêtant avant de franchir la limite. S'il avait assez dit "merde" à sa raison, une sécurité supplémentaire venait de se déclencher pour l'empêcher de s'avancer de trop. Il ne voulait pas prendre le risque de l'effrayer et encore moins s'avancer sur un terrain aussi inconnu dont il ne pouvait imaginer les différents scénarios possibles et imaginables. Ne pas s'emporter, pas trop vite, pas trop tôt. Il y avait le temps, encore pas mal de temps alors inutile de s'agiter plus que nécessaire. "Au passage... Je crois que tu étais déjà dingue avant même qu'on soit ensemble !" assura-t-il en ricanant un instant, concluant enfin par un langoureux échange.

L'amour lui donnait des ailes. L'amour ? Est-ce que c'était vraiment cela qu'il ressentait ? Il n'aurait su le dire puisque peu expérimenté dans le domaine, ayant préféré se plonger largement dans son emploi, donnant tout l'affection qu'il pouvait à ses animaux ou à son père et sa sœur. Et là encore, il avait été réservé, éprouvant des difficultés à montrer ce qu'il voulait communiquer. Pourtant on le comprenait, en ces temps là. Avec la blonde, c'était différent. Le brun ne parvenait à se faire comprendre qu'au travers de gestes, d'attention, les mots étant inexistant pour lui faire savoir tout ce qu'il aurait aimé lui transmettre. Mais il s'en fichait. Liés comme ils l'étaient désormais, il sentait qu'il suffisait d'une œillade pour lui faire entendre le fond de ses pensées, il suffisait d'un plissement de lèvres pour lui faire comprendre ce qu'il envisageait, bien souvent ce serait une connerie ou une provocation, à défaut d'idée brillante. En tous les cas, il trouvait effectivement sa place en se monde, auprès d'elle. Elle était devenue une partie de son monde, même. "Je crois que... " murmurait le brun à l'oreille de sa nouvelle compagne tandis qu'il glissait ses doigts sur l'épiderme pâle de la femme, venant intimer l'éveil à ses sens alors qu'il venait lentement caresser son tatouge. "... Il est temps de se montrer à nouveau comme on tient à l'autre." plaisantait l'éducateur en venant simplement l'arrêter quand elle voulu en placer une. Il avait eu le temps de récupérer et maintenant que ça devenait... Officiel entre eux, il se sentait la force de dix hommes, la volonté d'une armée et une détermination sans faille pour fêter comme ils le devaient ce couple qu'ils formaient, même si, ni l'un, ni l'autre, en faisait mention directement. Dès le lendemain, un jour nouveau se lèverait sur eux.  

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