[-18] Le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder || Isha



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Joey Desrosiers
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Mar 22 Aoû - 23:18

Je crois que depuis mon arrivée au laboratoire, je n’ai jamais été aussi impatiente de le quitter, ne serait-ce que pour quelques brefs instants. L’attrait de l’extérieur a toujours été un fait inexplicable, même pour moi, et même si j’ai toujours été ravie d’aller dehors, je le suis encore plus depuis que les motivations de mes sorties sont légèrement différentes. Une fois dehors, il ne me faut pas longtemps pour rejoindre ma destination, alors que je me sens aussi excitée qu’une gosse le jour de Noël. Je cache mon fidèle destrier de la vue de visiteurs éventuels, et rentre dans notre QG, la boutique de mariage, témoin de tous nos ébats. Rien n’a changé depuis la dernière fois que j’y ai mis les pieds, les quelques bouteilles de champagne qu’on s’est sifflé traînent toujours par terre, tout comme la tenture de cabine d’essayage dans laquelle j’ai dormi, le rideau qu’Isha a arraché d’une fenêtre pour me couvrir avec quand il pensait que je dormais.  

J’imagine que je suis un peu en avance, vu que la boutique est vide de toute présence masculine, et pour m’occuper plus que par souci de réellement ranger les lieux, je récupère les cadavres de bouteilles qui traînent, et les dépose dans un espèce de cagibi derrière le comptoir du magasin, où elles ne seront plus sous nos yeux. Puis je ramasse les prospectus et catalogues étalés au quatre coin de la pièce, je tire le canapé, afin de me laisser un peu plus de place pour étendre le rideau de la cabine d’essayage, épais et doux à souhait, en plein milieu de la pièce. De le voir comme ça, ça me donnerait presque des idées, le genre d’idées qui me fait esquisser un petit sourire en coin.

Quand on se retrouve face à face, Isha et moi, il y a vite de l’électricité dans l’air, un truc que je n’arrive pas vraiment à m’expliquer, et le reste à rapidement tendance à nous échapper, bien qu’aucun d’entre nous ne s’en soit réellement plaint jusqu’à maintenant. On s’envoie en l’air, beaucoup, et ça ne laisse pas tellement de temps pour discuter, mais concernant ce détail, ça ne nous est pas venu à l’esprit de nous en plaindre non plus. Si ça nous convient comme c’est pour l’instant, j’imagine qu’il n’y a aucune raison pour laquelle on devrait arrêter, ou changer la dynamique entre nous.

Je n’ai pas posé mon cul dans le canapé depuis trois minutes, que j’entends un léger bruit près d’une fenêtre, et je ne peux pas m’empêcher de sourire en me disant que ce type à visiblement un sérieux problème avec les portes. Je fais mine de ne rien avoir entendu, et d’être plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent, que je connais pourtant presque par cœur, alors qu’Isha finit par se faufiler dans la pièce. Sans détacher mon regard des lignes noires sur le papier blanc, je lâche, sans lever la tête : « -Tu pourrais peut-être essayer la porte d’entrée la prochaine fois ? » Parce que oui, je sais d’avance que j’ai envie qu’il y ai une prochaine fois. Je le taquine, mais je suis sûre qu’il commence à avoir l’habitude, et mon petit sourire en coin finit toujours par me trahir. Je pose le livre pour aller à sa rencontre, et quelques instants plus tard, nos lèvres se sont déjà retrouvées.

De longs moments plus tard, allongée sur le ventre, les pieds en l’air, je fixe Isha avec un petit sourire en coin qui a du mal à décoller de mon visage. Ce n’est que la troisième fois que l’on se donne ce genre de petit rendez-vous clandestin, mais ils ont à chaque fois eu cette saveur particulière, un goût de « reviens-y » très tenace. Je sais bien que c’est la fin du monde dehors, qu’on est sans doute inconscients de venir s’enfermer quelques heures par-ci par-là dans cette boutique, mais le fait est que je chérie ces quelques heures volées, où j’arrive à oublier les rôdeurs dehors, et le fait que la vie est devenue une sacrée merde. Parfois, je me demande ce que lui vient chercher entre ces murs, dans mes bras, et qu’il n’a visiblement pas auprès de la femme qui partage sa vie, avant de me dire que peu importent ses raisons, elles me conviennent.

Je finis par redresser mon buste, et par me mettre en appui sur un coude, le menton calé dans le creux de ma main. De l’autre, je dégage une mèche devant les beaux yeux d’Isha, et après quelques secondes, je me tourne carrément sur le dos, absolument pas gênée par ma nudité. Je reste silencieuse quelques secondes de plus, le silence ne m’a jamais vraiment dérangée, au contraire, j’y ai toujours trouvé une certaine forme de confort, de réconfort aussi, mais je finis par demander au bout d’un certain temps : « -Tu lui dis quoi à ta fiancée, quand tu viens me voir ? » Je sais que je devrais m’en foutre royalement d’elle, et simplement profiter de ce qu’Isha est prêt à me donner, mais je me suis posée la question, et pas qu’une seule fois. Il m’a annoncé tout à l’heure, entre deux baisers, qu’il voulait rester cette nuit, et une fois encore, je me suis demandé quelle excuse il avait pu sortir à sa nana : « chérie, m’attends pas, je fais soirée pyjama chez un pote » ? Il me faut quelques secondes de plus pour tourner les yeux vers lui, alors que je sonde son visage, comme si je pouvais deviner sa réponse avant même qu’il la dise. Je pourrais peut-être, un jour, si on apprend à se connaître autrement qu’à travers nos baisers et nos caresses. Mais le fait est que pour l’instant, Isha représente une sacrée énigme, et que je ne sais pas grand-chose de lui.

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Dernière édition par Joey Desrosiers le Jeu 24 Aoû - 23:18, édité 1 fois
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Mer 23 Aoû - 15:55

Pour un plan cul, je crois qu’on se débrouille vraiment mal en fait. Ok, une nuit fiévreuse à baiser moult fois, après pas mal d’émotions, peut, éventuellement, justifier qu’on ait besoin d’une deuxième rencontre, toute aussi chaude, pour enfin jouir jusqu’à plus soif l’un de l’autre. Mais au-delà, c’est qu’il y a bien eu un foirage quelque part, surtout quand on est content de son sort de remettre ça encore et encore.

Le programme de notre deuxième « rencard » avait été simple, du sexe, torride, bestial, sans fioriture ni mots tendres, entrecoupé de fous rires, de taquineries de gosses. Rien de compliqué, rien de prise de tête, juste une énorme pause sur la vie réelle, d’autant plus plaisante qu’au-delà du plaisir, Joey s’avère être d’une très agréable compagnie. Joueuse, taquine, aventureuse, avec elle je suis simplement moi, je ne suis plus ce survivant épouvantable que je suis en train de devenir, je ne suis plus le fils de Logan, ni un ex Punishers détesté. Je ne suis que Isha, un type un peu fou d’être aussi accro à ce petit concentré de bonne humeur. En fait, elle me fait redécouvrir que je suis encore capable de rire pour de vrai, de sourire sans me forcer et de me sentir juste bien. Ça peut paraitre anodin, mais je n’aurais jamais pensé que c’était encore possible. J’étais sûr qu’il y avait quelque chose de définitivement cassé en moi, et je ne sais pas comment ni pourquoi, mais avec Joey, cela semble se réparer tout seul en sa présence. Ça a forcément un sens, et certainement qu’inconsciemment, j’ai des réponses, sauf que je refuse de me poser les bonnes questions. Pourquoi compliquer ce qui était juste simple et naturel. J’aime être avec cette femme. Elle me fait du bien. Elle a l’air d’aimer, aussi, ma présence, et de prendre son pied dans mes bras. Alors pourquoi chercher plus loin ?

Notre deuxième rencontre, qui aurait dû nous assouvir une bonne fois l’un de l’autre, n’avait, bien au contraire, fait que m’ouvrir encore plus l’appétit. J’ai l’impression que cette faim d’elle ne pourra jamais être rassasier. Au lieu de se dire adieu, une nouvelle fois, nous avons convenu de nous revoir.  C’est un jeu dangereux auquel je joue. Et pas que vis-à-vis de ma femme. Je doute fort que Logan apprécie que je ne préfère profiter de la douceur de cette femme plutôt que de m’acquitter de mon travail. Une chance que mes récentes activités de tueur de Punishers m’ont permis d’accéder à leurs possessions. Comme il était impensable de ramener tout ce qu’ils avaient déjà volé d’un coup au camp sans risquer de susciter des questions, je peux profiter de cette manne pour découvrir encore plus cette étonnante femme pompier sans risquer grand-chose. Le registre est à jour, je me débrouille bien dans le garage et je ne suis pas de ce ceux qui rentre les mains vides à Fort Hope.

C’est avec la même fébrilité que la première fois que je passe par les fenêtres pour aller dans ce qui est en train de devenir notre "antre" à nous. Ça peut paraitre ridicule de douter comme un puceau la veille du bal, mais c’est pourtant l’effet qu’elle me fait ? Sera-t-elle là ? N’aurait elle pas changé d’avis ? N’aura-t-elle pas compris, comme tout le monde, que je ne suis qu’un vaurien qu’il faut fuir comme la peste ? Cette tension fait partie de ce qui fait que j’ai presque trépigné toute la matinée avant partir en " pseudo excursion". Je n’arriverais pas à expliquer ce que je ressens de la trouver dans la pièce, elle est sur le canapé à lire un livre dont je repère facilement la langue. Décidément parler Français devait être une mode à Detroit. Un nouveau mystère que j’ai très envie de résoudre, mais qui passe bien avant de l’envie de la belle mutine qui me provoque déjà. Et j’aime l’éclat qu’il y a dans ses yeux quand je lui annonce que je compte passer la nuit ici. Visiblement je ne la passerais pas seul. Tant mieux, j’ai prévu a bouffer pour deux.

Comme la dernière fois, il ne faut pas grand-chose de plus qu’un regard pour que le brasier reprenne, c’est intense, on a peine le temps de s’arracher les vêtements qu’on est déjà l’un sur l’autre à se dévorer. J’ai toujours du mal à me laisser toucher, mais l’avantage dans nos petites joutes, c’est qu’elle ne semble pas se formaliser que je la domine et la maintienne. Elle m’excite à un point sans commune mesure et rien que de l’imaginer attachée je sais que je ne saurais pas encore lui dire adieu aujourd’hui. D’ailleurs seul un fou pourrait dire adieu à une nana pareille.

Nous faisons ce qui va certainement être juste une pause, tous les deux nus sur la tenture bien chiffonnée. j'aime nos silences complices, j'aime son manque de pudeur, j'aime la voir si abandonnée prés de moi. Joey arrive toujours a me surprendre par ses gestes de tendresses dans ces moment-là, ça façon de me caresser le visage et de dégager une mèche de cheveux me fait ressentir quelque chose d’aussi inédit qu’incompressible. Tout ça est tellement nouveau et irréel pour moi. En fait je n’ai jamais été le destinataire de tels attentions, et je pense pouvoir affirmer que j’adore ça.

Elle se tourne me laissant admirer son superbe corps et déjà envisager la suite quand soudain elle me pose une question à laquelle je ne m’attendais pas. Je me tourne sur le côté pour la scruter et essayer de deviner ce qui pourrait se cacher derrière cette étrange interrogation.  Si elle connaissait la réponse, elle pourrait être surprise. Avalohn et moi on ne se parle presque plus, depuis des mois je dors seul dans le garage pour ne pas empiéter son territoire et lui laisser l’espace qu’il lui faut pour se remettre. Cela fait des semaines que je n’ai même pas la possibilité d’être gratifié d’un sourire, en fait, depuis que l’on a discuté de Declan. Je continu à avancer dans ce projet fou de nous marier, mais… je me sens un peu seul dans cette quête et puis, je crois que Joey arrive a plus me faire douter en une caresse que Logan en cinquante discours.

Après une petite minute de réflexion je me penche sur elle, je plonge mes yeux dans les siens et laisse ma main paresseusement lui effleurer son ventre pour descendre vers cette délicate zone que j’apprécie plus que tout. J’attends qu’elle accueille cette caresse pour lui répondre, avec un sourire en coin.

« Est-ce une façon détournée de me demander si j’ai parlé de toi à ma fiancée ou d’exprimer un semblant de jalousie ? »

J'ajoute dans cette langue que je ne maitrise pas vraiment:

« Ou aisseu que tou veuh quheu jeuh sooha qu'ha toha? »

Je suis moqueur, mais mes doigts approfondissent leur visite et je la maintiens doucement de mon autre bras. Pour le moment on a toujours été plus voraces que des affamés devant un banquet, là j’ai envie de prendre mon temps pour mieux faire connaissance avec ce petit corps exquis et sa propriétaire. Et puis, j’imagine que c’est plus plaisant de discuter en prenant du plaisir. Je commence à déposer pas mal de baisers à côté de ses lèvres avec un petit sourire taquin.

« Et moi, ai-je un rival au Labo, une personne a qui tu dois mentir pour venir me rejoindre ? »

Je n’arrête pas mon supplice, bien au contraire. Et je ne compte pas la délivrer avant de l’avoir senti jouir contre moi. C’est ridicule mais j’aurais vraiment envie que toutes nos journées débutent et se finissent de cette façon: elle frémissante contre moi. Je me rends aussi compte que j’aurais vraiment envie qu’elle me dise qu’elle est jalouse. Et là, je sais, je comprends, que je me suis vraiment raté pour le "juste un plan cul".

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Joey Desrosiers
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Jeu 24 Aoû - 13:32

C’est sans doute la question la moins bien venue au monde, mais j’imagine que c’est un peu trop tard pour revenir en arrière maintenant. De toutes façons, Isha n’a pas l’air de s’en offusquer, enfin, c’est mon impression en tout cas, mais difficile d’être sûre à 100% avec ce silence qu’il laisse s’installer entre nous suite à mon interrogation. Il se tourne vers moi, et ses yeux se rivent dans les miens, tandis que l’une de ses mains glisse sur la peau de mon ventre, puis toujours plus bas. Quelques petits frissons hérissent la peau de mes bras, et à la place d’une réponse, j’ai droit à de nouvelles caresses, qui m’arrachant un petit sourire en coin. Mes yeux se ferment, tandis que mon corps réagit de lui-même au contact d’Isha, comme s’il était désormais bien habitué à ses caresses.

Pourtant, je rouvre assez rapidement les yeux face aux paroles du brun, tandis que je ne le quitte pas du regard. Moi, jalouse ? Ha ha ha. Impossible. Je n’ai jamais été du genre à considérer qu’une personne m’appartenait, ça aurait plutôt été culoté de ma part, moi qui persistait à clamer haut et fort que je n’appartenais à personne. Et pourtant…pourtant, c’est vrai que je me suis demandée plus d’une fois alors que j’étais au labo, ou en sortie, ce qu’il faisait avec elle, comment il occupait son temps, comment elle pouvait être, ce qu’il aimait chez elle. Ce n’est pas la première fois que je me tape un mec déjà casé, ça ne m’a jamais vraiment posé de cas de conscience, et pourtant, c’est la première fois que j’interroge l’un d’entre eux sur sa compagne, sans réellement savoir pourquoi.

Je crois que j’arbore une expression un peu choquée malgré moi quand je l’entends baragouiner quelques mots en français, avant d’avoir un éclat de rire. Dix sur dix pour l’effort, mais pour la prononciation, on repassera. « -Mon Dieu, ton français est épouvantable ! » Je le gratifie d’un grand sourire amusé, et d’un français presque parfait, où se détecte malgré tout un léger accent américain. J’imagine que parler français aussi bien est sans doute la seule chose que Marianne peut se targuer de m’avoir transmis, elle qui n’aurait certainement pas mérité le rôle de mère de l’année. Ou de mère tout court. Ça m’a toujours plu de connaître d’autres langues, et contrairement à beaucoup d’autres trucs, c’est l’un des seuls apprentissages auquel je n’ai pas renoncé en grandissant.  

Une réponse très spirituelle, très taquine surtout, commence à fleurir au bout de ma langue en réponse aux paroles du brun, mais je perds vite le fil de mes pensées, entre les doigts inquisiteurs d’Isha, et ses lèvres qui ne tardent pas à se poser sur ma peau. Et merde, ce petit con sait vraiment me faire perdre pied. Mes yeux se sont de nouveau fermés, et un soupir lascif ne tarde pas à quitter mes lèvres entrouvertes. Ma main glisse le long du bras d’Isha, et mes doigts finissent par se poser sur les siens, l’accompagnant dans ses mouvements qui finissent par m’arracher quelques gémissements malgré moi. Moi qui avait l’intention de rester stoïque, j’ai l’impression que j’ai bien foiré mon coup, mais ça me passe au-dessus de la tête quand je sens la vague de plaisir monter peu à peu en moi, jusqu’à ce que mes hanches se soulèvent, et qu’elle me submerge enfin. Mon corps se crispe, mon poing se serre autour de la tenture au sol, et…putain, ce que c’est bon.

La respiration haletante, je garde les yeux fermés encore quelques secondes, profitant de cet instant, tandis que mes doigts se décrispent peu à peu sur la main d’Isha. Un fin sourire commence à étirer lentement mes lèvres, alors que je finis par rouvrir les yeux, qui tombent sur son visage. Il a l’air fier de lui, et l’air d’attendre une réponse aussi. C’est vrai qu’il m’a demandé si quelqu’un m’attendait au laboratoire, mais je décide de garder le silence, et de le laisser mariner encore un peu. Au lieu de quoi, je me redresse, et attrapant ses mains, je fais mine de le bloquer, quelques infimes secondes, le temps de grimper à califourchon sur lui. Je le relâche très vite, je suis déjà quasiment certaine de l’avoir senti se crisper comme pas possible, et à la place, je place mes bras de chaque côté de son corps, sans le toucher, tandis que je suis penchée sur lui. S’il y a quelqu’un au labo ? Peut-être bien…il y a Sio, même si nos relations sont loin d’être semblables à celles qui lient sans doute Isha et sa fiancée. On prend un peu de bon temps ensemble quand l’occasion se présente, et j’imagine que tout se résume à ça. Quant à savoir si je mens pour pouvoir le rejoindre, la réponse est clairement non. Je n’ai jamais fait partie de ces gens qui estiment avoir à se justifier auprès des autres. J’ai toujours plus ou moins fait ce que je veux, et tant pis pour ceux à qui ça ne plait pas.

Je lui lance un sourire mutin, avant de lui rendre la faveur, et de le torturer à mon tour en déposant des baisers sur son torse, barré d’une cicatrice toute fraîche, et d’y faire courir ma langue. J’arrive quand même à lui glisser entre mes baisers un semblant de réponse : « -Personne dont tu devrais t’inquiéter… » Je souris contre sa peau douce, et continue mon petit manège, avant de me redresser, et de glisser mes yeux noisette dans le noir des siens. C’est marrant, je pensais qu’après ces quelques rendez-vous, il avait quand même plus ou moins deviné que je n’étais pas le genre de nana à jeter l’éponge aussi facilement, et me contenter d’une réponse à côté de la plaque. Je fais mine de réfléchir quelques secondes, avant de me redresser. « -Bon alors…c’est quoi son problème, à ta nana ? » Je ne quitte pas ses yeux, et j’ai cette expression qui faisait autrefois ma réputation à la caserne, de celle qui est prête à rien lâcher. « -Tu prends pas autant ton pied avec elle, c’est ça ? » Mon sourire est légèrement moqueur, mais je suis juste en train de taquiner Isha, pour le pousser à cracher le morceau, une bonne fois pour toute, sur celle qui devrait tellement faire battre son cœur qu’il ne devrait pas être où il est en ce moment, une nénette complètement à poil assise sur lui.

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Jeu 24 Aoû - 16:48

Putain, j’aime la regarder jouir sans retenue, je pourrais continuer pendant des heures sans me lasser de ce spectacle. Elle est entière dans tout ce qu’elle fait, sans mesure, sans masque, sans duperie, juste elle. Elle ne semble pas se prendre pas la tête, elle accepte les choses sans avoir l’air de se poser trop de questions.

Je reste près d’elle a attendre sa réponse. Visiblement cette petite entêtée ne va pas se laisser étourdir par un nouvel orgasme car très vite elle reprend le dessus. Ça me coute de la laisser faire, pas que cela soit désagréable de sentir sa peau contre la mienne et de l’imaginer onduler son corps d’une façon bien plus osée contre moi. Mais j'ai d'autres blessures que mes cicatrices qui me font souffrir dés que j'ai l'impression de ne plus contrôler les choses.

Je dois prendre une petite minute pour réussir a me détendre dans cette position qui aurait été, sans la marque des bikers, plus qu’une invitation à de nouveaux plaisirs. Surtout qu’avec ce petit intermède, je me sens déjà en forme pour finir de vider la boite de préservatifs que j’ai bien fait d’apporter en entier. Joey a une douceur en elle malgré le fait qu’elle va droit au but qui m’apaise et m’aide a garder le contrôle, même si, je l’avoue, je préfère largement être au-dessus.

Ma partenaire de plaisir est décidément plus que joueuse. C’est avec des baisers allant vers une zone qui ne dirait pas non à être embrassée elle aussi, qu’elle me répond de la façon la plus énigmatique possible sur le fait qu’il n’y aurait personne dont j’ai à m’inquiéter. Hum… je pense que je n’ai pas le droit de poser plus de questions sur ce sujet. Même si ca me brule les lèvres. De toute façon, maintenant qu’elle est redressée, au grand drame d’une partie de mon anatomie, qui espérait plus, j’ai du mal à me concentrer. Ces yeux magnifiques ou ses jolies formes qui sont presque sous mon nez, me donnent bien d’autres envies que de jouer au flic… quoi qu’avec des menottes… Mais visiblement, Joey a décidé à ne rien lâcher et repart à l’attaque sur Ava.

D’un côté je suis un peu vexé qu’elle ne préfère pas une autre forme de joute, de l’autre j’y vois un aveu qu’elle est peut-être jalouse et ça, je ne sais pas pourquoi, mais ça me plait.


« Joey, qui te dit qu’il y a un problème ? Tu ne penses pas être si divinement parfaite que c’est juste impossible de te résister ? »


Je desserre encore plus les mains et je plonge mon visage dans son cou pour la mordiller avec douceur.

« Après, on peut aussi jouer à un petit jeu, une réponse contre une faveur ou une autre réponse, quand dis-tu ? »

Je la libère complétement de mes mains.

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Mar 29 Aoû - 11:29

Mes yeux n’ont toujours pas quitté ceux d’Isha quand je sens ses mains se poser sur mes hanches, alors qu’il ne tarde pas à se redresser, jusqu’à se mettre en position assise. Il ne tarde pas à desserrer sa prise, alors que spontanément, mes mains se nouent à l’arrière de sa nuque, et je me rends compte que je n’ai pas envie que cette proximité entre nous prenne fin tout de suite. Le son de la voix d’Isha m’arrache un sourire amusé, alors que j’hausse un sourcil face à ses paroles, quand il me demande si je me crois divinement parfaite : « -Hm…si…figure toi que c’est exactement ce que je pense ! » Malgré l’air sérieux que j’essaye de garder, un sourire se dessine tout de même au coin de mes lèvres, trahissant le fait que je n’en pense pas un mot.

Je comprends rapidement que le sujet de sa fiancée est peut-être estampillé « sujet délicat », et que ça le soûle royalement de répondre à mes questions, vu la façon dont il m’a envoyé chier les deux fois où j’ai osé aborder le sujet. Je reste malgré tout persuadée qu’il y a quelque chose, peut-être pas un problème en soit, mais sans doute anguille sous roche, ou un truc comme ça. J’ai l’impression qu’il s’abandonne bien trop facilement dans mes bras, bien que ce soit une sensation assez enivrante, et ça ne correspond pas tout à fait à l’image que je me fais d’un type heureux en ménage, sur le point de se marier avec la femme de sa vie. D’ailleurs, je ne suis pas certaine d’adhérer au concept d’homme ou femme de sa vie, pas plus qu’à celui de mariage, d’ailleurs.

Mes pensées sont une nouvelle fois détournées par les gestes d’Isha, alors que je sens ses lèvres se poser dans mon cou, et ses dents effleurer doucement ma peau. Mes bras se resserrent davantage autour de sa nuque, alors que l’une de mes mains remonte dans ses cheveux. Un nouveau sourire vient fleurir sur mes lèvres, alors qu’il me fait une proposition que je ne peux pas refuser. J’aime son côté joueur, et cette proposition qui promet déjà que la suite des évènements soit haute en couleur. C’est marrant quand même, le fait qu’on arrive surtout à se découvrir à travers des jeux, plutôt qu’en s’ouvrant directement à l’autre. Enfin, il ne faut pas se méprendre, ça me convient totalement, Isha titille mon côté joueur à la perfection, et je suis plus que ravie d’avoir trouvé un partenaire à ma hauteur.

Je me recule légèrement pour pouvoir glisser mon regard dans le sien, alors que je lui réponds d’un air provocateur : « -J’en dis que tu vas morfler, le gros relou du coin. » Je fais référence à ce surnom qu’il s’est donné tout seul lors de notre première rencontre, sur la péniche, et lui adresse un grand sourire. C’est drôle comme c’est facile de sourire quand tous ces sourires sont pour lui. Peut-être qu’en temps normal cette simple constatation aurait pu me faire flipper un peu, mais pas aujourd’hui, pas alors que je suis sur le point de relancer les hostilités avec Isha. Je me penche pour attraper sa lèvre inférieure entre mes dents, et tirer doucement dessus, avant de la relâcher, et de lancer d’un air espiègle. « -Je suis sympa. A toi l’honneur ! »

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Mar 29 Aoû - 11:43

Le petite féline qui est dans mes bras semble avoir très envie de jouer a beaucoup de jeux en même temps. Je donne un petit mouvement de hanche pour presser ce que je surnommerais modestement ma virilité, plutôt que de lui donner d’autre surnom comme le baobab, l’anaconda ou le vermisseau, contre une partie de son corps que je vénère déjà.

Pour le moment elle se retient à moi mais je compte bien lui donner envie de lâcher prise tôt ou tard. Cette attente rend nos ébats que plus intenses. Ça a beau être simple entre nous, nous sommes dans une sorte de jeu de provocation existant qui s’apparente presque à un duel érotique… pour ne pas dire pornographique.
Je laisse délicatement mes doigts remonter sur son dos en la regardant bien dans les yeux.

« N’est ce pas dangereux de me laisser commencer ? »

Mes mains continuent leur chemin sur sa nuque délicate et repartent vers ses épaules nue pour descendre le long de ses bras avant de reprendre le chemin inverse.

« Surtout que j’ai très envie de de demander beaucoup de gages, j’aurais donc espéré une pluie de questions. »

Je continue de lui sourire avec cette touche d’espièglerie presque enfantine que j’ai avec elle. Quelque part, j’ai toujours un peu peur qu’elle remarque que je suis une merde, qu’elle décide de tout arrêter en admettant qu’on a démarré un truc. C’est ça aussi le hic, c’est que plus on se découvre et plus j’ai l’impression d’être comme un poisson dans un filet, incapable de m’éloigner d’elle. Au fond de moi je sais pertinemment que ça ne peut que mal se finir, mais je crois que je ne suis pas capable de penser à l’avenir avec son corp nu contre moi, son sexe presque collé au mien. C’est vrai qu’elle me fait penser à un chat, avec ses yeux presque dorés, son attitude de conquérante et sa façon tendre de chercher des caresses. Moi qui ne suit qu’un chien fou, je trouve que nous faisons un drôle de binôme, et pourtant…

« Très bien ma magnifique déesse de perfection, le gros relou du coin souhaiterait savoir si les questions que vous posez sur ma fiancée ne pourrait pas être une façon polie de me faire comprendre que vous aimeriez qu’il ne soit qu’à vous ? »

Question osée, mais moins que celle qui me brule vraiment les lèvres mais que je ne veux pas poser pour ne pas me prendre une réponse trop violente : a savoir, pourquoi elle vient me voir ? Moi… le mec dont personne ne veut, alors qu’il est évident qu’une femme pareille doit avoir tous les soupirants encore vivants à ses pieds.



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Mar 29 Aoû - 18:39

Je le sens bouger contre moi, et pendant quelques brèves secondes, l’idée même de jouer me sort totalement de l’esprit, très vite remplacée par des images bien plus osées et coquines. J’essaye de me dire qu’on finira bien par arriver à ce qu’on sait faire de mieux ensemble de nouveau, et que ce petit jeu qu’on est sur le point de lancer ne pourra que nous servir de longs préliminaires. Je me redresse légèrement contre Isha en sentant ses doigts parcourir mon dos, tandis que des frissons hérissent la peau de mes bras, et je ferme brièvement les yeux face à ses caresses plus qu’agréables. « -Le danger ne m’a jamais vraiment fait peur. » Je lui réponds d’un air sérieux malgré mes yeux rieurs, et je n’ai même pas à lui mentir, puisque c’est l’entière vérité. Je suis sans doute même un peu trop téméraire pour mon propre bien.

Les doigts d’Isha continuent leur chemin sur ma peau, y dessinant des lignes de feu dont lui seul a le secret. Je souris doucement quand il me provoque encore un peu, et ne quitte pas ses yeux, une expression de défi évidente sur le visage. Quoiqu’il ai à demander, il peut y aller, je n’ai peur d’aucune question, et j’assume tout ce que j’ai pu faire dans la vie, mes quelques bonnes actions, mais toutes mes conneries également. Je crois même que je suis très curieuse de savoir ce qu’il va pouvoir me demander. Enfin, au bout de ce qui semble être une éternité, il finit par se lancer, alors que le surnom qu’il me donne, puis le reste de sa question, provoquent sur mon visage un sourire qui s’étire peu à peu.

Je garde le silence quelques secondes, comme si je faisais mine de réfléchir réellement sur le sujet, avant de lui faire part de ma réponse : « -Tu sais Isha, je dois avouer que je suis un peu déçue… » Je laisse planer un petit silence de nouveau, en fronçant le nez pour mimer une expression de déception qui ne doit pas être très convaincante. Il faut dire que j’ai déjà du mal à garder mon sérieux en temps normal avec Isha, mais lorsqu’il est nu contre moi, et que ses doigts parcourent ma peau, l’opération est encore plus délicate. Je finis donc par reprendre assez vite : « -Je pensais que tu avais compris que dire les choses de façon polie, c’était pas forcément dans ma façon de faire. Et que si j’avais envie de dire un truc, j’y allais franco… » J’imagine que ce n’est pas vraiment le genre de réponse qu’il attend, et même si l’idée de le laisser mariner avec ce que je viens de dire, j’ai l’impression que ce n’est pas très fair-play, et pas forcément non plus ce qu’il a envie d’entendre.

Je prends quelques secondes de plus pour passer mes doigts dans ses cheveux bruns, puis par dessiner le contour de sa mâchoire. « -Même si j’ai l’impression que t’aurais très envie que je sois jalouse…ce n’est pas le cas. J’aime…beaucoup passer du temps avec toi, mais, je te demanderai jamais de m’appartenir, ou quelque chose comme ça… » Ça sonne un peu trop sérieux à mes propres oreilles, si bien que j’esquisse malgré tout un léger sourire en fin de phrase. Et pour alléger mes propos, je finis même par glisser d’un ton taquin : « -Ceci dit…si t’arrivais à libérer un peu plus de ton précieux temps de survivant pour moi, je dirais pas non… »
Je lui adresse un sourire espiègle, avant de me rendre compte que c’est à moi de lui poser une question. Je réfléchis quelques secondes, excluant rapidement l’idée de l’interroger une nouvelle fois sur sa fiancée, puisqu’il n’a pas l’air décidé à me parler d’elle. Distraitement, je passe un doigt sur l’une des nombreuses cicatrices qui couturent le corps du brun, et qui ont titillé ma curiosité plus d’une fois, mais je décide finalement de me pencher sur un autre sujet, sans doute moins délicat : « -Pourquoi un loup ? » Je fais un geste du menton en direction du tatouage qui orne son épaule, puis remonte mes yeux noisette vers lui, en attente d’une réponse. Je me dis que commencer par une question soft, ce n’est sans doute pas une mauvaise idée, et que ça le mettra sans doute dans de meilleures dispositions pour tout ce que je pourrais lui demander d’indiscret par la suite.

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Mar 29 Aoû - 22:56

J’écoute avec attention sa réponse sans toutefois arrêter mes caresses pour le moment innocentes. Dire que je suis tendu dans l’attente d’une reddition de sa père afin de mettre un terme à une certaine tension est un euphémisme, mais j’aime bien ce petit supplice qui ne fera qu’amplifier ce qui finira forcement par suivre. J’écoute sa réponse qui est assez, étrange en fait. Si elle n’en a rien a faire, pourquoi autant inciter sur Avalhon ? Est-elle sincère ?

C’est étrange mais oui, je suis déçu, en fait j’aurais peut être aimé entendre une autre réponse, une que je pensais trouver dans ses gestes et dans ses yeux. Il faut que je me reprenne. Je crois qu’à force d’avoir besoin d’un truc qui n’a pas été prévu pour moi, je me fais facilement des films. J’essaye de vite reprendre mon sourire malgré ce qui ressemble à un nouveau coup. Après tout, si je suis un plan cul, c’est déjà pas si mal que ça non ?

J’essaye de me convaincre. Mais je crois qu’elle n’aurait eu qu’a demander pour que j’aille a Fort Hope arrêter cette machine infernale que j’ai lancé mais qui ne semble pas me réussir. Une petite voix me rappelle que j’ai fait des promesses a la Louve et que, même si elle a de drôle de façon de me le montrer, elle, au moins, a clairement dit qu’elle voulait de moi.

Sa question me fait sourire. En fait je m’attendais à quelque chose d’autre je pense. Je me penche sur elle pour lui susurrer.

« Poses autant de questions que tu veux, je ne me défilerais pas, mais je ne compte pas t’en poser en retour, j’opterais, en contrepartie, seulement pour des gages. Chacune de tes questions te couteront 10 minutes de ta vie, 10 minutes pendant lesquelles tu devras me faire pleinement confiance et ou je compte te faire beaucoup de bien et disposer de toi librement… »

Je me redresse avec un sourire assez osé, parce que si elle ne veut de moi que pour baiser, je compte bien faire en sorte qu’elle ne soit pas déçue. Avant qu’elle ne puisse protester sur cette nouvelle règle, je lui réponds :

« Je pourrais te dire qu’il s’agit d’un totem shamanique amérindien, ou que je suis passionné des loups, mais en fait, même si j’aime bien ce que représente les loups, il me fallait surtout un truc assez gros et bien rempli qui cache un autre tatouage. Et crois-moi, j’ai pas eu le choix des armes, parce que presque tous les tatoueurs refusaient de faire le recouvrement que je leur demandais. Ça leur faisait trop peur. Et puis j’ai trouvé un mec qui m’a même pas demandé mon âge, il m’a juste donné le prix et m’a laissé cinq minutes pour décider du motif. Et a pas encore 16 ans, on a pas toujours beaucoup d’idées. J’imagine qu’il y a plus glamour comme histoire. Et que du coup tes tatouages ne sont pas anodins… mais je résisterais à te poser plus de questions ! Je tiens à ces premières 10 minutes… d’autres interrogations ? »

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Mar 29 Aoû - 23:02

J’aurai pu choisir n’importe quelle autre question, ce ne sont pas les idées qui manquent, et pourtant, c’est celle-ci qui est sortie en premier, et je ne le regrette pas. Je ne bouge pas d’un millimètre quand Isha se penche sur moi, et que je sens son souffle chaud caresser la peau de mon cou. J’écoute avec attention, et pose un sourire de circonstance sur mon visage, sourire destiné à cacher ce que je ressens réellement. Bon…au moins, je suis fixée maintenant, et je me rends compte que ce n’est visiblement pas mon histoire, ou ma personnalité qui intéressent le brun, mais rien d’autre que mon cul, et tout le bien qu’il aimerait me faire. La proposition en soit est fort alléchante, et je m’étonne de me sentir presque déçue qu’il ne cherche pas à en apprendre un peu plus sur celle avec qui il trompe sa copine.

Je hoche la tête pour lui dire que j’ai bien compris ses propos, mais je n’ai pas le temps d’en placer une qu’il me répond déjà sur ce tatouage qui orne son épaule. J’écoute avec attention ses propos, emmagasinant les quelques détails qu’il accepte de me livrer, d’un passé visiblement tumultueux qu’il a vraisemblablement voulu laisser derrière lui. Mes sourcils se sont légèrement froncés, tandis que du bout de l’index, je dessine les contours du tatouage d’un doigt léger. Au fond, sa réponse ne fait que soulever une foule de questions supplémentaires, qui se pressent dans mon esprit. Quand il me demande si j’ai d’autres interrogations, je hoche lentement de la tête. « -Oui…j’ai envie d’en apprendre plus sur toi. » Je lui adresse un léger sourire, et je laisse ma main quitter l’épaule d’Isha pour se poser sur sa cuisse.

Je prends quelques secondes de plus pour réfléchir à ce que je vais lui demander, même si je sais très bien que mes pensées me ramènent toujours à cette même interrogation, à ces confidences qu’il vient de me faire. Je n’ai pas menti, j’ai vraiment envie de découvrir qui est ce type qui parvient à me faire grimper au rideau comme ça m’est rarement arrivé, et avec qui j’ai l’impression d’être étrangement entière. « -Je veux tout savoir sur ton tatouage. Peu importe les minutes de ma vie que ça me coûtera. » Je glisse mes yeux dans les siens, et laisse un léger sourire fleurir sur mes lèvres, comme pour l’inciter à la confidence.

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Mar 29 Aoû - 23:09

Je suspens mes caresses et reste une minute à bien comprendre ce qu’elle vient de me dire, mon regard plongé dans le sien. Je n’ai pas l’habitude des plans cul régulier, soyons honnête, j’étais plus du genre de ces nanas qui jettent leurs robes après les avoir portées pour être sûres de ne jamais les porter une deuxième fois. Du coup, comme ces filles la, j’imagine, je ne sais pas trop comment on entretient le linge. Avec Avalohn on a essayé, sauf qu’on a tenté sur un truc bancale, malsain et pas pour faire juste une relation de baise, elle voulait plus. Et là aussi j’ai pas su faire visiblement.

Alors, est ce que c’est normal que deux partenaires de sexe se comportent comme on le fait ? Est-ce que je me fais des films où est-elle en train de suggérer qu’elle pourrait avoir… de l’intérêt pour moi ? Je crois que je reste un peu étonné, mais au fonds qu’est ce qui ne m’étonne pas en elle ? Elle n’arrête pas de me surprendre. D’ailleurs ne l’a-t-elle pas fait dès la première minute de notre rencontre, à plonger pour sauver une petite inconnue ?

Moi aussi j’aimerais tout savoir sur elle, sauf que je ne sais pas si j’ai le droit de vraiment lui poser des questions personnelles, je ne connais même pas son nom de famille. Je lui caresse le visage avant de l’embrasser doucement. J’ai presque envie de la remercier de me donner l’impression de pouvoir être intéressant. Malheureusement je ne le suis pas vraiment et j’ai peur de la faire somnoler avant la fin si je me lance dans toute l’histoire.

« Je te préviens Joey tu me devras une nuit entière… »

Je la soulève et la décale pour la prendre sur mes genoux, comme une petite fille à qui on va raconter une histoire. Je la regarde avec un air sérieux avant de fixer un point au loin pour essayer de raconter quelque chose sur lequel je n’ai jamais mis de mot.

« Et rappelle-toi, c’est toi qui à demander… bon… alors... il était une fois 6 petits louveteaux pas très beaux, un jour un vilain chasseur a pris la plus vieille de la fratrie et a dit au cinq autres que s’ils trouvaient de l’or, il leur rendrait la petite louve. Alors les jeunes louveteaux, naifs, ont été partout dans la forêt pour trouver un trésor. Et là, ils ont rencontré un groupe de renards qui leurs promis toutes les richesses du monde contre des petits travaux dans un endroit sombre et reculé de la forêt. Les louveteaux étaient crédules, ils pensaient vraiment être plus forts que des renards. Et puis, les premiers jours, ils trouvèrent beaucoup de pièces comme leur avaient dit les goupils. Mais, le lendemain, on leur demanda, pour continuer à profiter de cette manne inespérée, de se faire marquer, alors les louveteaux le firent sans comprendre qu’ils venaient de se condamner à la servitude. Après, tout changea, les renards leur firent dépenser plus d’or qu’ils n’en amassaient et ils ne purent jamais payer la dette au chasseur qui finit par tuer la jeune louve. Bien des années plus tard, quand un des petits loups fut sauvé, il décida de couvrir la marque qu’avait laissé les renards. Même si ça voulait dire qu’il pouvait être à tout moment dépecé pour ça. Et voilà, fin de l’histoire… ca va te couter cher ma magnifique demoiselle. »

J’essaye de sourire sans laisser paraitre de je viens de lui raconter la mort de ma sœur, notre descente aux enfers et la chance que m’a offerte Logan de pouvoir avoir une vraie vie.

« Pas trop déçue ? »

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Mar 29 Aoû - 23:13

Je frémis en sentant ses doigts se poser sur ma joue, et ferme brièvement les yeux en sentant les lèvres d’Isha se poser sur les miennes. Je ne sais pas si c’est une bonne chose de l’inciter à la confidence, à vrai dire, c’est assez nouveau pour moi, je n’ai jamais réellement cherché à connaître les gens que je mettais dans mes lits, ces hommes et ces femmes de passage, la plupart du temps. Je sais bien qu’on ne se connait pas vraiment, pas du tout même à vrai dire, qu’on ne connait que le corps de l’autre, mais j’ai envie d’en savoir plus, même si ce n’est pas forcément raisonnable. Isha m’arrache un sourire quand il me dit que ses confidences me coûteront une nuit entière à sa merci, et mes yeux dans les siens, je lui réponds que je suis toute à lui, d’un air provocateur. Il a sans doute raison, j’aime jouer avec le feu plus que je ne le devrais.

Je me laisse faire quand il me soulève pour m’installer plus à son aise, alors que je desserre légèrement mes bras autour de sa nuque, puis une fois la position adéquate, Isha se lance dans un récit, qui m’intrigue dès les premiers mots prononcés. Il présente ça sous la forme d’un conte, et j’écoute attentivement son histoire, sans même chercher à l’interrompre. Je crois comprendre que sa vie n’a pas été toute rose, en même temps au vu des diverses cicatrices sur sa peau, je m’en doutais déjà un peu, et je comprends avec un pincement au cœur qu’il a dû faire des choses pas toujours très évidente pour s’en sortir dans la vie, pour protéger une personne de sa famille. Une louve…sa sœur peut-être ? Je rassemble les informations, et une ampoule semble soudainement s’allumer dans ma tête quand je finis par comprendre qu’il a fait partie d’un gang. On est intervenus tellement de fois sur des règlements de compte entre bandes rivales que je me sens bête de pas avoir compris où Isha voulait en venir depuis longtemps. Marquer les membres du gang d’un tatouage identitaire était monnaie courante, et je ne comprends pas pourquoi ça n’a pas tilté plus rapidement dans ma tête.

Quoiqu’il en soit, je le laisse finir son histoire, et je remarque son petit sourire forcé à la fin de sa narration, qui me fait penser qu’il n’a pas dû raconter souvent ça, ou alors qu’il est aussi doué que moi quand il s’agit de confidences. Quand il me demande si je ne suis pas déçue, je secoue légèrement la tête de droite à gauche pour lui faire comprendre que non, bien au contraire. « -Merci de m’avoir raconté ça. » A mon tour, je me penche vers lui, et je glisse une main sur sa joue pour l’attirer à moi, et lui offrir un baiser léger. Quand je me recule, je lui adresse finalement un large sourire, et m’étire de tout mon long en faisant exprès de bousculer légèrement Isha au passage, jusqu’à attraper la boîte de capotes, et d’en récupérer une à l’intérieur. Je reprends ma place initiale, et tandis que l’une de mes mains quitte la nuque du brun, et se met à glisser lentement, mais sûrement vers son intimité, j’agite le préservatif devant ses yeux, en me mordillant la lèvre inférieure. « -Je crois que tu as gagné le droit de me faire du bien. » Je lui lance un nouveau sourire provocateur, alors que ma main se fait plus entreprenante sur le corps d’Isha.

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Mar 29 Aoû - 23:24

Sa réaction, un peu enfantine, mais touchante à la fin de mon récit si morbide, m’oblige à sourire. En fait il n’y a rien à ajouter à mon monologue, les souvenirs sont là où ils doivent rester : derrière moi. J’ai tellement voulu réécrire cette histoire avec des « si » qui m’ont fait encore plus plonger dans la drogue. Et puis, un matin, je me suis rendu compte que je ne me souvenais même plus du visage de ma sœur, ni même du son de sa voix. Je continuais à pleurer un fantôme dont je n’avais retenu que les instants dramatiques en oubliant ce qui avait pu être beau.

Je m’étonne que Joey me remercie pour cette sordide anecdote qui ne mériterait même pas sa place dans des faits divers. Mais très vite, elle, sait, à sa manière, me rappeler à d’autres exigences et faire fuir ces si sinistres pensées qui n’auraient jamais dû avoir leur place dans cette soirée.

Je lui fais un énorme sourire même si je ne suis pas sûr qu’elle mesure bien encore ce que je compte lui demander. Je lui retiens la main et bascule presque sur elle. J’imagine que je dois avoir l’air d’un prédateur en train de dévorer des yeux sont futurs repas. Et je crois que c’est un peu ce que je suis en train de faire. J’ai déjà faim d’elle comme jamais mais elle me propose de la manger à ma façon et je suis partagé entre le fait d’en mourir d’envie et celui de lui faire peur.

J’essaye de me souvenir que Joey n’est pas du genre à avoir froid aux yeux et que je suis capable d’entendre un stop même dans le feu de l’action. Les dés sont donc lancés, je la maintiens sous moi avant de me pencher pour lui caresser le cou et le visage d’une main possessive pendant que l’autre attrape une corde dans mon sac.

« Joey, je veux que tu me fasses une confiance aveugle, jamais je ne te ferais de mal… »

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Mer 30 Aoû - 10:53


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Mer 30 Aoû - 12:28

Je n’arrive pas a dormir, je suis comblé plus que je ne l’ai jamais été en fait. Cette femme est formidable, elle est belle, drôle, passionnante et visiblement elle n’a l’air d’avoir apprécié ma petite déviance. Je me rends compte que je suis en train de penser « mais pourquoi je ne l’ai pas rencontrée plus tot » avant de me reprendre. Je n’ai pas à avoir de telles pensées. Même si elle est extraordinaire, elle m’a bien fait comprendre ce qui l’intéressait non ? Et puis, je suis engagé ?

Malgré moi je me mets à comparer ces deux femmes qui n’ont rien en commun a par ma petite personne. L’une répète à tout va qu’elle-même, pourtant, ses colères, ses caprices et ses reproches pleuvent, peut être a raison, font que j’ai presque une appréhension a lui parler. Les offrandes que je lui fais ne semblent jamais suffisantes, en fait je pense que c’est moi qui n’est juste pas à la hauteur. Après, je me souviens des mots de Logan la concernant, je devrais être exceptionnel à ses yeux… je ne suis pas sûr que si je l’étais je serais toujours condamné a dormir par terre dans un garage. Alors qu’avec Joey tout est si simple, si naturel… je n’arrive toujours pas a croire que cela fait seulement la 3e fois que nous nous voyons. Elle a se don de me mettre a l’aise et de prendre les siennes au passage.

Et ca m’amuse autant que je crois que j’adore ça. Je la cale doucement contre moi pour veiller sur son sommeil. Je la sens frissonner dans mes bras, je rabats la tenture sur nous en goutant a ce petit bonheur de me sentir juste bien pres d’elle. Après avoir pris le temps de la contempler je finis par somnoler à ses coté en la caressant paresseusement. Pour la première fois depuis longtemps, mes rêves ne sont pas peuplés de cauchemars et Robin ne fout royalement la paix. Je goute avec béatitude à ce moment de grâce et de bien-être. Je pense que cela ne dure guère plus d’une heure ou deux, les rayons du soleil ont déjà bien azuré l’aube quand j’ouvre les yeux, rassuré de voir que Joey ne s’est pas évaporée comme un rêve trop beau. La soirée est passé trop vite, et j’entends bien profiter encore de cette matinée pleinement. Je lui dépose plusieurs petits baisers dans le coup descendant doucement vers ses cuisses. Je la pousse délicatement sur le dos.

« Joey… réveilles toi ma belle… je suis sûr que tu as encore plein de gages a accumuler…»

Je plonge mon visage entre ses jambes et lu offre un réveil comme j’aimerais lui en donner tous les matins qu’il me reste à vivre.

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Mer 30 Aoû - 22:08


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Jeu 31 Aoû - 1:31



Je regarde notre environnement en me rappelant le but premier de ma découverte de cette boutique. Je soupire presque contre elle. Nous connaissant, si je ne le fais pas tout de suite, je sais que ca ne sera jamais fait.

« Avant que je puisse être tout à toi, il faut que je finisse une course. Mais si tu m’aides ça ira peut-être plus vite… d’après toi, c’est quoi la robe de mariée parfaite…? »

Pour un mariage que je sens de plus en plus mal, entre la fiancée qui semble toujours être déçue de son futur époux, le prête qui disparait, la robe choisie qui se retrouve sur un mec mort ou le fait que le futur marié trompe avec enthousiasme sa louve… en fait je me tâte à prendre la première qui passe sous ma main. De toute façon, je suis résigné, elle ne plaira pas à Avalohn.
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Dim 10 Sep - 17:36

La réponse d’Isha m’arrache un petit rire, et je me retiens de lui dire que si tous les gages qu’il est susceptible de me donner ressemblent à celui de cette nuit, j’imagine que je ne serai pas vraiment contre le fait de remettre ça, plus ou moins vite. Mais à la place, je lui réponds par un sourire en coin, avant de lâcher un petit « -Ta bonté finira sans doute par te tuer… » Je me moque gentiment de lui en réponse à ses paroles, avant de faire glisser ma main le long de son bras, mes yeux plongés dans les siens. Je ne le quitte pas du regard, alors que le brun finit par poser le sien partout autour de la pièce, comme s’il était en train de chercher quelque chose qui m’échappe totalement. Mais il se tourne bien vite vers moi une nouvelle fois, tandis qu’il m’interroge sur ce que je pense être la robe de mariée idéale. Instinctivement, j’ai un large sourire amusé, et je me demande s’il n’est pas tout simplement en train de se foutre de ma gueule. Il a vraiment l’intention de me demander des conseils pour choisir la robe de mariée de sa future femme ? Putain, c’est carrément tordu. Et c’est sans doute pour ça que ça me plaît autant.

Je m’écarte un peu de lui, et finis par me relever pour enfiler la veste en cuir d’Isha sur mon corps nu. « -J’en sais rien…j’ai jamais vraiment été branchée mariage, j’ai toujours vu ça comme une connerie, alors autant te dire que je n’ai pas pris la peine de m’imaginer la robe de mariée idéale. » Je lui adresse un sourire un brin insolent, avant de hausser une épaule. Je n’ai jamais été adepte de cette idée selon laquelle il fallait qu’un bout de papier atteste de l’amour que deux personnes peuvent se porter, j’ai toujours trouvé ça particulièrement ridicule. Un proverbe dit bien que pour vivre heureux, il faut vivre caché, alors quel est l’intérêt d’étaler au grand jour ses sentiments pour un autre, devant une foule d’invités ? Surtout quand on connaît l’issu qu’on connu bon nombre de mariages avant la fin du monde. Perte de temps, perte d’argent, paroles en l’air, je ne vois vraiment pas ce qui rendait aussi hystériques tant de nanas. Je fronce néanmoins le nez, avant de glisser un regard vers les escaliers menant à l’étage et aux différents salons d’essayage. « -Reste là. » Je le plante sur la tenture, et grimpe les escaliers deux par deux.

En haut, je rentre dans le premier salon qui s’ouvre à moi pour glisser mes yeux sur la penderie contenant quelques robes de mariées. Maintenant que je suis dans une boutique consacrée entièrement à ce soi-disant merveilleux événement, j’imagine que c’est l’occasion rêvée pour me demander dans quoi j’aurai voulu me glisser pour dire « oui » à un mec qui, j’espère, se rendrait compte de la chance inouïe qu’il a. Je ne trouve rien à mon goût dans la première pièce, pas plus que dans la deuxième et la troisième. Trop de tutu, de dentelles, de froufrous, de traînes interminables uniquement destinées à faire la poussière sur le sol. En revanche, je finis par trouver la robe parfaite dans le cinquième salon, et après avoir trouvé ce que je pense être ma taille, j’ôte la veste d’Isha, j’entreprends de me glisser dedans comme je peux, même si toute seule, ce n’est pas vraiment une opération aisée. Il me faut au moins une dizaine de minutes pour réussir à fermer la robe, même si je suis certaine que j’ai loupé quelques agrafes, mais au moins, ça ressemble à quelque chose quand je me regarde dans le long miroir sur pied qui a pris la poussière. Je reste à fixer mon reflet légèrement flouté pendant de longs, trop longs instants, à observer la dentelle, la fine ceinture qui entoure ma taille, et le profond décolleté dans mon dos. Mouais…j’ai l’air ridicule, et je crois que le mariage n’est définitivement pas fait pour moi.

Je ressors quand même de la pièce en emportant la veste d’Isha, et pieds nus, je gagne le couloir, puis redescends les escaliers empruntés un peu plus tôt. Je balance la veste par-dessus la rampe, avant de faire ma grande entrée, en lâchant un « -Tadaaaaaaaaaam ! » amusé. Je lui fais un grand sourire, avant de faire un tour sur moi-même, comme pour lui donner l’occasion d’apprécier un peu plus le spectacle qui s’offre à lui. Il faut bien admettre que c’est sans doute la première, mais aussi la dernière fois qu’il me voit dans un tel accoutrement. Je finis par retourner m’assoir sur la tenture sans faire plus attention que ça à la robe, avant de prendre appui sur mes bras tendus derrière moi. « -Tu sais…je suis pas certaine que ma définition de la robe de mariée idéale corresponde à celle de ta fiancée. » Je fronce le nez un instant, avant de fixer Isha en plissant les yeux pendant quelques secondes. « -Elle est comment ? Ta meuf je veux dire. » Il n’y a qu’en en sachant un peu plus sur la fiancée en question que je pourrais peut-être essayer de comprendre quel genre de robe est fait pour elle…même si je ne comprends pas vraiment pourquoi ce n’est pas elle qui cherche la robe parfaite pour ce jour-là. Je veux dire…avant la fin du monde, c’était quand même l’occupation principale des futures mariées, non ? Soûler tout le monde avec leurs foutus essayages de robes à la con, non ? Alors qu’est-ce qui peut être bien plus important pour la future Mme Isha que d’être ici, à chercher ce qu’elle portera le jour de son mariage ?

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Lun 11 Sep - 11:10

Une fois de plus Joey me prouve que son petit côté autoritaire n’est jamais loin. Je regarde, non sans intérêt, ma petite nymphe partir dans le plus simple appareil dans la quête dans ce qui semble être un challenge relevé. Cette nana ne se contente pas de me surprendre et de m’amuser en fait, il y a un truc en plus que je n’arrive pas à déterminer. Je profite de son absence pour mettre mon boxer et regarder les robes qui sont ici. En fait, je suis un peu mal à l’aise dans ce temple dédié visiblement aux femmes. Je n’ai aucune idée de comment faisaient les mecs qui vivaient ça avant, mais pour moi c’est plus que nébuleux.

Je sors un peu au hasard des robes qui étaient sous housses, elles sont… heu… bah… pleine de tissus et pas évidente à comprendre. C’est quoi ça ? Un cerceau ? Pourquoi un cerceau ? Certainement un truc d’initiation à la con que seules les gonzesses peuvent comprendre. Je tombe sur une espèce d’album photos dans une housse intitulé « le plus beau jour de ma vie ». Sauf que dedans c’est pas des photos, c’est des coupures de presses, des dessins, des images de magasines decoupé en forme de cœur ou autres trucs cuculs…. Je ne sais pas qui était la fille a qui était ce truc, mais visiblement, elle trépignait depuis des années sur l’organisation de son mariage, fleuriste, pâtissier, salle, groupe de musique… putain, il en faut des trucs de se marier ?! Ça me rend triste de voir ça en fait. C’est débile, Avalohn a mille et une excuses pour ne pas être hystérique à l’idée de se marier, mais, entre être enthousiaste et donner l’impression de s’en foutre, il y a une marge non ?

J’entends un « tadam » et je me retourne pour contempler une véritable princesse. Je reste sans voix a la regarder comme si je la voyais pour la première fois. Elle est… juste magnifique dans cette robe en dentelle. J’ai la bouche seiche et les mains moites pendant qu’elle vient vers moi comme une créature onirique. Je ne sais pas trop ce que je ressentirais le jour ou ca sera Ava qui apparaitra devant moi dans sa robe, mais j’ai dû mal a juste penser à elle a ce moment précis tellement Joey est éblouissante… comme un soleil…

Elle s’assoit sur la tenture et je dois avouer que la dentelle dévoile agréablement ses formes. Je vais pour la rejoindre, prêts m’assurer qu’elle n’a rien en dessous quand elle me lance une nouvelle bombe a la tronche en me reparlant d’Avalohn. C’est grave si je n’ai pas envie de penser a ma femme quand je suis avec elle ? Certainement que c’est ce qui fait que je suis un connard. Je prends mon temps pour lui répondre car ce n’est pas simple de décrire la louve.

« Tu te rends comptes que tu vas être surendettée avec ces questions ? Ma « meuf » est une écorchée vive qui savait à quoi ressemblait l’enfer avant que les morts ne se relèvent. Elle a une beauté sauvage qui fait qu’on l’appelle la Louve et qu’elle a toujours eu le monde a ses pieds. En fait je ne sais pas trop quoi te répondre… elle a sa vie tatouée sur le corps et même si on trouvait un tatoueur encore vivant, il ne reste pas beaucoup de place… en fait pour résumé, elle est " compliquée", mais en fait je ne suis pas sûr d’avoir envie de parler de ça maintenant… »

Avec un sourire en coin, je me mets à genoux devant elle, comme si je comptais lui faire une demande j’imagine. Je pose doucement une main sur chacune de ses chevilles en les caressants et en remontant très doucement le doux tissu le long de ses délicates jambes.

« Ta conception de robe idéale te va à ravir tu sais… je plains l’homme qui pourrait un jour t’épouser. Personnellement, je ne tiendrais pas une journée entière à tes côtés, sans succomber à l’envie de t’enlever tes vêtements… »

Sur ces mots je glisse ma tête le long des jambes et trace un chemin de baiser vers le haut de ses cuisses. La confirmation qu’elle n’a rien en dessous me ravit et me rend encore plus aventureux.

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Joey Desrosiers
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Mar 12 Sep - 17:16

Les jambes tendues, j’observe les jeux de lumière sur le tissu raffiné du jupon de la robe, en me demandant brièvement combien pouvait coûter une robe pareille, ou qui aurait été prêt à mettre une fortune dans un machin qu’elle ne porterait que quelques heures au cours de sa vie. Ce sont cependant des questions auxquelles je n’ai pas les réponses, et maintenant qu’Isha s’est rapproché, et qu’il s’emploie à me décrire sa fiancée, ce genre de détails me passe au-dessus de la tête. Je fronce légèrement les sourcils, alors qu’il commence sa description de la jeune femme qui partage sa vie. La louve, sérieusement, rien que ça ? Je ne cache pas l’expression qui se peint sur mon visage, et qui vaut sans doute tous les mots du monde. Pas besoin d’exprimer à voix haute le fond de ma pensée. Je ne sais pas si c’est à cause de la situation, si c’est parce que je suis plus ou moins l’autre femme, ou en quelques sortes la maîtresse d’Isha, mais j’ai le sentiment qu’elle et moi, on n’arriverait pas forcément à s’entendre, et rien à voir avec le fait que son mec prenne autant de plaisir à me faire grimper aux rideaux. J’ai plus l’impression avec ces quelques mots qu’il vient de prononcer, qu’on n’a pas grand-chose en commun, elle est moi. J’imagine que je ne le saurai jamais vraiment, et que ce n’est d’ailleurs pas plus mal. De toutes façons, le brun m’annonce à sa manière que le sujet est clos, et qu’il n’a pas envie de parler de sa copine, pas maintenant, et sans doute jamais d’ailleurs. Ou du moins, pas avec moi en tout cas. « -T’es radin sur les détails… » Je voudrais en savoir plus, et j’ai encore mille questions sous la main, mais je me garde bien de les lui poser, ou en tout cas, pas tout de suite.

Au lieu de quoi, je l’observe se mettre à genoux devant moi en plissant les yeux, alors que je sens ses mains se poser sur mes chevilles, puis remonter peu à peu sur mes jambes. Un petit sourire naît au coin de mes lèvres, alors que le tissu du jupon remonte lentement, mais surement, tandis qu’il s’élargit de plus en plus aux paroles du brun. « -Hum…je suis pas sûre que je sois le genre de nana qu’on épouse… » Je ne me départis pas de mon sourire, alors que je pense chacun des mots que je viens de prononcer. Dans mes idées, l’épouse idéale est une femme capable de s’attacher suffisamment à une seule personne pour accepter de l’aimer inconditionnellement, une femme qui rêverait sûrement de fonder une famille, et toutes ces autres conneries auxquelles je n’adhère pas du tout. Il n’y aurait qu’un idiot dépourvu de raison qui essayerait de me passer la bague au doigt, avec toutes les emmerdes que ça impliquerait probablement.

En revanche, je le crois sur parole quand il ajoute qu’il ne résisterait pas à l’envie de virer mes fringues, et j’ai bien vite une idée de ce qu’il a derrière la tête en sentant ses lèvres parcourir la peau sensible de mes cuisses. Je le laisse me supplicier quelques secondes en fermant les yeux pour apprécier pleinement le contact de sa bouche, tandis que je glisse une main dans ses cheveux, avant de le forcer à relever la tête. « -Hum…t’avais pas une course à faire avant d’être tout à moi ? » Je le réprimande gentiment pour lui rappeler ce qu’il lui reste à faire sur sa to do list, sans en penser le moindre mot d’ailleurs, et le sourire sur mes lèvres prouve au brun que je suis pas du tout sérieuse.

Je finis donc par me redresser, et rapprocher mon visage de celui d’Isha, qui n’a toujours pas bougé. Je promène ouvertement mon regard sur ses épaules, son torse musclé, son ventre dessiné, sur son boxer, avant de le remonter à ses yeux noirs, un sourire en coin sur les lèvres. Ma main glisse dans la nuque du brun, à la naissance de ses cheveux, puis descend peu à peu, trop lentement pour que ce soit innocent, vers son boxer. Je glisse mon index dans l’élastique du sous-vêtement, et tire légèrement dessus d’un air amusé. « -Je suggère que tu fasses ce que tu as à faire, et ensuite, tu pourras m’enlever cette robe, et me faire prendre mon pied…qu’est-ce que t’en dis ? » J’essaye de garder un air sérieux, comme si j’étais vraiment en pleines négociations, alors que je continue mon petit manège avec mon index, imperturbable.

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Sam 16 Sep - 14:06

« Parce que tu crois que je ne compte pas te faire jouir dans cette robe divine ? Ca serait un crime de te l’enlever alors qu’elle me donne beaucoup d’idées…»

Je la regarde avec autant d’amusement que de désire. Je ne sais pas comment cette nana fait pour réussir à me faire tout oublier mais elle y arrive avec une facilité déconcertante.  Elle n’est pas seulement belle et amusante, elle est surprenante et éblouissante. J’ai beau savoir que nous ne sommes là que pour baiser, que demain elle peut se réveiller et m’oublier comme la couleur de sa première culotte, j’ai juste envie de profiter de l’instant.

Je me lève a contre cœur non sans lui laisser un baiser plein de promesses quant à la suite de cette matinée. Je vais vers un portant et prends la première robe qui vient que je jette négligemment sur le canapé.

« De toute façon, quoique je choisisse, ça ne lui plairait pas…. Alors autant ne pas me prendre la tête… »


Je retourne sans tarder à ma partenaire de sexe, aussi merveilleuse qu’une déesse drapée dans cette dentelle. Je la soulève joyeusement pour la poser sur le comptoir d’accueil, un parfait niveau pour reprendre le jeu-là ou on l’avait interrompu.

« Tu sais quoi ? Je crois que moi aussi je ne suis pas être le genre de type que l’on épouse. Comme quoi, je devrais peut-être faire attention de ne pas abimer ta robe, au cas où… »

Au cas où un jour un sacré veinard arrive à mettre le grapin sur ce soleil épris de liberté.  Étrangement cette idée ne me plait pas. C’est ridicule d’un mec qui va bientôt en épouser une autre ne supporte pas l’idée que son plan cul, rencontré fortuitement il y a peu, s’envoie en l’air avec d’autre que lui. Je suis grave sans déconner…

En tout cas, dans cette tenue et dans cette position, Joey la mariée n’est rien qu’un moi et je profite allègrement de mon enthousiaste partenaire pour le trop peu d’heures qu’ils nous restent à partager. Même si la robe a quelque peu été manœuvrer pour libérer son adorable poitrine et ses fines cuisses, je mets un point d’honneur à lui laisser pendant la fin de la matinée qui est loin d’être calme. J’aime l’entendre gémir de plaisir, je crois que c’est un son dont je ne pourrais jamais me lasser.

C’est essoufflé mais dans une sorte de bulle de bonheur et de bien être que je me remets de nos ébats. Je suis nu à côté de de Joey que j’enlace dans sa robe froissée. Ca me fait chier que cela soit bientôt la fin de cet intermède. Je n’ai qu’une trouille qu’on se dise adieu au lieu d’un à bientôt.

« Finalement, je pense qu’on a trouvé le moyen pour que tu puisses garder cette robe au moins quelques heures tout en profitant… »



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Joey Desrosiers
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Jeu 19 Oct - 19:21

Le désir que je lis dans les yeux d’Isha dessine rapidement un sourire sur mes lèvres, alors que je lui renvoie un regard plein de promesses. Je lui rends son baiser un brin fougueux, et l’observe sans un mot se lever pour aller choper une robe de mariée, la balancer sur le canapé, et revenir à mes côtés avec une rapidité surprenante. Quoi, sérieux ? Il ne va même pas jeter un coup d’œil sur le morceau qu’il vient de choisir ? Je ne cache pas mon incrédulité, je trouve son comportement assez spécial à vrai dire, comme s’il n’en avait pas grand-chose à faire…ce qu’il ne tarde pas à confirmer, enfin…d’une certaine manière. Je me promets de ne pas oublier un seul des mots qu’il vient de prononcer, même si mes pensées sont détournées par les mains qu’Isha glisse sous mes fesses pour me porter jusqu’au comptoir. Je noue mes bras autour de son cou sans me départir de mon sourire, qui s’élargit davantage aux paroles du brun. Pour un type qui n’est pas le genre à se faire épouser, il est bien sur le point de se faire passer la bague au doigt, non ? J’ai envie de lui dire qu’il peut bien déchirer la robe que j’ai sur le dos, la découper en lambeaux, en faire des confettis, y mettre le feu même si ça le tente, ça ne m’intéresse pas vraiment, vu que je n’ai pas l’intention de la reporter un jour. Ni celle-ci, ni une autre, d’ailleurs.

Le reste de la matinée passe à une vitesse vertigineuse, comme c’est toujours le cas quand on se lance dans ces galipettes dans lesquelles on excelle ensemble. Le temps suspend son cours, comme à chaque fois d’ailleurs, et j’ignore l’heure qu’il est lorsque je tourne un visage souriant vers Isha, allongé au sol à mes côtés. C’est marrant de voir comme nos corps ont si facilement réussis à s’apprivoiser, et réagissent presque instinctivement au contact de l’autre. Je lâche un petit rire aux paroles de mon partenaire de baise, avant de glisser un coup d’œil sur la robe qui a tenu le coup malgré les traitements subis par le jeune homme. Ouais…quelques heures, et c’est déjà bien suffisant. Je décide donc d’achever le travail, et de retirer la robe, que je balance assez négligemment à côté de moi. D’ailleurs, ce geste me rappelle un similaire, qui a eu lieu de longs moments plus tôt, et dont je n’étais pourtant pas l’actrice. Je me tourne sur le ventre, absolument pas gênée par ma nudité, et glisse le regard vers notre canapé préféré, où se trouve la robe qu’est censée porter la future Mme Isha, pour le grand Jour. « -Dis Isha…pourquoi c’est pas ta nana qui a ramené son cul ici pour se trouver une robe ? » Je l’entends déjà me dire que je suis une petite curieuse, qui va devoir payer les réponses à ses innombrables questions à coups de gémissements, mais je m’en fiche, j’ai envie de savoir. Je ne sais pas vraiment si c’est une sorte de curiosité malsaine, ou juste l’envie de comprendre ce qui m’échappe totalement, mais les questions sont bel et bien là. « -Tu sais, j’ai été à deux trois mariages quand le monde tenait encore debout. Et c’était genre…le taff de la future mariée de se trouver une robe. C’était même sa mission principale, et elle te bassinait pendant des heures avec ces histoires à la con d’essayage et de robe parfaite… » Mes yeux ont quitté la robe destinée à la fiancée pour se poser une nouvelle fois sur Isha, tout aussi nu que moi.

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