Is this the real life or is this just fantasy ?



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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 23 Aoû - 18:51


Is this the real life or is this just fantasy ?


2 avril 2016

Maddie était sortie seule de Fort Hope. Cela faisait un certain temps qu’elle ne l’avait pas fait, non pas qu’elle tremblait de peur de quitter la sécurité des murs du camp, mais juste qu’elle n’avait pas eu le temps de se prêter a cet exercice depuis ce qui lui semblait des lustres. Bien entendu, la notion du temps pour Maddie était, comme beaucoup de trop de choses, très relative.

Mais il était vrai que le quotidien lui offrait des journées bien remplies et peu de moments de distraction. Elle avait repris les écritures comme un exutoire et « La chaleur de l’ours » avançait a grand pas. Elle aurait bien fait lire ses chapitres à Juliet pour avoir son avis sur deux ou trois scènes, mais avec les tensions entre Logan et elle, elle avait réussi à s’abstenir.

Dommage que son éditrice était morte, car là, elle avait réussi a fait encore plus chaud qu’à son habitude, pourtant déjà assez osée. Il fallait croire que les longues conversations avec Rajesh, sans pour autant avoir réussi à conclure, là rendait très créative pour la suite de son livre.

Mais voilà, le drame, cette nuit, alors que l’inspiration était vraiment au rendez-vous, PLUS DE PAPIER. L’horreur absolue.

C’est donc beaucoup trop tôt le matin que Maddie, la cote de mailles passé sur son jean préféré, celui qui lui fait un beau derrière et que Juliet veut toujours lui piquer, était en train d’annoter le registre :

Michigan Paper Die, 632 Harper Avenue – Maddie Purple – Nounours, j’ai plus de papier, ca ne pouvait pas attendre, j’ai une scène en tête que je dois absolument couché par écrit si tu ne veux pas un accident. Je reviens avant la nuit.

Elle était fière d’elle, depuis son arrivée a Loganland, elle avait fait des efforts pour se plier aux règlements, enfin, en y laissant toujours cette petite touche de fantasque qui faisait que Maddie n’entrait jamais vraiment complétement dans un cadre. Mais des fois elle voyait la tête de Logan quand il lisait les archives et elles avaient au moins le mérite de le faire sourire, voir plus, avec certaines tirades. Et rien que pour ça, elle était contente d’être ce qu’elle était.

C’est avec cette même façon extravagante qu’elle avait d’envisager la vie en générale que Maddie prit le volant pour aller à ladite adresse. Dommage que personne ne soit là pour revisiter les grands classiques Disney qu’elle aimait tellement chanter, enfin, brailler, dans la voiture, ça évitait d’entendre les gémissements de la voiture, malmenée par cette conductrice qui avalait les trottoirs, sortait de la route à chaque fois qu’elle voulait changer de chanson sur l’autoradio ou passait littéralement sur des poubelles. Son moniteur d’autoécole lui avait dit, lors de son 7e passage de permis infructueux : « Melle Purple, vous êtes plus faites pour conduire des tanks que pour piloter une voiture ». Elle avait pris ça pour un compliment, même si elle avait bien été la seule.

A la 11e fois, elle avait réussi a le décrocher. Un jeune moniteur, très sexy, qui avait préféré voir de plus près ses seins que de s’intéresser à sa façon de conduire avait eu la faiblesse de lui donner. Le pauvre ne savait pas qu’il avait libéré pire qu’un Kraken pour les routes des Etats Unis.

"I willeeeuuuu rideeeeuuuuuu, I willeeeuuuuuu flyheeeuuuuuu
Chase the windheeeuuuuuu and toucheeeuuuuhhhh Zeeeeeuh skyheuuuuu
I willeeeeuuuh flyeuuuh
Chaseuh zeuh windeuh and toucheuh ZEEEEEEEEEEEEE skyEUUUUUUHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!"


C’est le plus joyeusement du monde que Maddie se gara façon Mad Max devant la librairie.  Plusieurs morts vinrent faire les commères, mais elle ne perdit pas de temps avec eux en gravissant les marches de pierres de cette titanesque boutique dédiée aux livres, au papier et autres fournitures chères aux cœurs de la rousse. D’ici à ce qu’elle sorte, ils auraient bien trouvé un sac plastique ou une autre bêtise qui les attireraient ailleurs.  

Elle dut casser une vitre de la vitrine pour ouvrir la porte. Elle fit le clown a la porte pour faire sortir les morts qui pouvaient encore marcher et les faire tomber dans les escaliers. On aurait pu croire que c’était un jeu pour elle car elle ne semblait pas avoir peur et cela la rendait efficace. Effectivement, Maddie avait cet incroyable capacité aà vivre les événements comme un jeu de rôle grandeur nature. Elle gardait le calme et le retrait d’une personne qui aurait pu, à tout moment, dire "pouce, j’ai besoin d’une pause".

Ce travail accompli, elle s’aventura enfin dans ce qui était sa boutique préférée avant. Elle attrapa, sans trop se presser, ce dont elle avait besoin et pris même le temps de glousser devant d’un modéle en carton la représentant avec des lunettes de soleil et une perruque blanche. « le dernier Best-Seller de Miss White : l’ours des tropiques se déchaine, bientôt adapté en film. » Avec l’ouverture peinte par Juliet où on voyait Logan torse nu, portant juste un pantalon très moulant, l’épée à la main, avec une femme peu vêtue à ses pieds dans un décors paradisiaque. Maddie sourit en prenant ce roman pour le relire à la maison.

Elle n’était pas nostalgique de son passé, c’était une autre aventure qui était derrière, c’était tout. L’avenir était devant et on ne pouvait savoir s’il n’allait pas être merveilleux tant qu’on ne l’avait pas vécu non ?

Forte de cette grande philosophie, Maddie alla vers la sortie encore plus gaiement qu’a son entrée, son enthousiasme d’avoir tout trouver et, pour une fois, rentrer au camp sans le moindre problème, fait exceptionnel, la poussa à entamer une danse de la victoire un peu trop tôt peut être. Enfin, danse, une fois de plus Maddie restait Maddie, les mots exacts seraient plutôt une chorégraphie très personnelle compilant certainement des grands mouvements populaires allant de la macarena à la danse des canards.

Une fois de plus la main du destin frappa, bien décidée a ce qu’aucune des sorties de la rouquine ne se passe sans accro. La boutique, ancienne avec ses belles pierres apparentes et son plancher d’époque, voulait visiblement garder sa meilleure cliente entre ses murs. Car, le trémoussage de derrière n’était pas fini que le plancher décida, dans un craquement peu avenant, a céder sous les pieds de la jeune femme qui descendit de la pire manière a l’étage du dessous dans un cris de surprise.

Elle était trop sonnée dans la poussière et les gravats pour pouvoir, tout de suite, comprendre qu’elle était bel et bien coincée à cet étage, et surtout, peut-être pas vraiment seule.

"aieuuu"

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Drake Spencer
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Dim 3 Sep - 4:08

Is this real life or just fantasy ?
Drake Spencer & Maddie Purple

Le hasard fait bien les choses... ✻✻✻ Drake avance lentement, ses pas heurtant le bitume de façon désordonnée, la tête penchée en avant. De loin, on pourrait croire à un de ces morts-vivants, tellement sa démarche est lente et paresseuse. La raison ? Les cernes bleues de Drake donnent déjà un indice visible. Il est exténué de fatigue. Il avait trouvé pourtant ce petit motel assez coquet, non habité et pas infesté, qui semblait lui promettre une bonne nuit reposante sur un matelas poussiéreux mais néanmoins confortable. C’était sans compter ce petit groupe de cadavres venus se regrouper sur le parking du motel, aux premières lueurs de l’aube. Comme s’ils avaient pu le sentir, lui l’humain, la proie esseulée coincée dans une chambre du motel. Si Drake croyait en Dieu il aurait pu jurer que le bonhomme veut sa mort, mais encore aurait-il fallu croire au barbu. Lui pense juste au hasard qui fait mal les choses. Quoi qu’il en soit, réveillé à cause des grognements qui s’entendaient au travers de ses fenêtres, il a du se lever, mettre ses affaires dans son sac à dos et passer par la fenêtre opposée pour atterrir dans une poubelle ouverte.

Puis après ce réveil bien loin d’être à la hauteur des deux étoiles promis par le motel, il s’est remis en marche péniblement vers son but : Fort Hope. Ou que ce stupide fort soit. Drake connaît Détroit, ayant passé son enfance dans les environs. Mais il faut avouer que Google Maps serait bien utile aujourd’hui, ou au moins une carte quelconque pour lui indiquer un semblant de direction. Si ça se trouve, il marche à l’opposé depuis une semaine. Ou pire, il a déjà dépassé sa destination. Maugréant dans sa barbe, Drake jette un coup d’œil dégoûté vers un de ces rampants, qui vient de s’agiter en voyant l’homme traverser son champ de vision. Les rampants sont les pires. Il faut toujours vérifier qu’il n’y en ait pas un en dessous d’une voiture avant de la fouiller. Ces sales bêtes peuvent attraper un pied par surprise, et condamner un être vivant d’un seul coup de dents pourries.

Le brun serre sa hache contre lui et lève les yeux sur un bâtiment qui semble intéressant au premier abord. Une librairie. Bien sûr, ce n’est pas une priorité. Le plus important est de trouver quotidiennement à manger et à boire, et si Drake est chanceux, avoir un peu de rab pour la semaine. Mais l’ennuie et les mauvaises pensées sont aussi des soucis dont il faut trouver le remède. Et peut-être bien que le remède se trouve dans ce bâtiment. Un magazine de cul devrait faire l’affaire. Il n’y a rien de telle qu’une belle paire de fesses à mater avant de s’endormir.

Souriant en coin, Drake repère une porte de service, sur le côté du bâtiment. C’est toujours mieux que de passer la porte d’entrée et de sonner une clochette, parfaite pour alerter les morts. Levant sa hache sur le côté, Drake pose sa main sur la poignée et ouvre lentement la porte. Parfait. Il traîne son regards dans la librairie, repérant aussitôt un mort coincé sous une étagère particulièrement imposante tombée au sol. Drake baisse sa hache, dans un soucis d’économiser ses forces. Après tout, le mort n’ira pas bien loin sous cette étagère. Il se met aussitôt à chercher la section cul, ne voulant pas rester ici plus longtemps que nécessaire.

Drake tend l’oreille lorsqu’un léger bruit se fait entendre à l’étage supérieur. Il n’y fait pas plus attention que ça. Sûrement des morts. Mais lorsque le bruit se mue en un craquement sinistre, Drake sursaute et se retourne, serrant sa hache en fixant le plafond se fêler, puis se fendre en deux dans un nuage de poussière, alors qu’un corps mou tombe sur le sol. Aussitôt Drake s’approche et lève sa hache bien haut, s’apprêtant à fendre le crane du la morte tombée au sol. Mais un détail le fait arrêter son geste, et le fige comme une statue. Le regard de la dite morte est plein de vie. Drake la fixe avec surprise et il finit par s’exclamer :

- Tu n’es pas morte !

Il sursaute de nouveau lorsqu’une main pourrie se plonge dans les cheveux roux de la femme toujours à terre. Le rampant coincé sous l’étagère est à portée de main, et se met à tirer la tignasse de feu de la belle pour pouvoir enfoncer ses dents dans son crâne. Drake pousse un juron et lève sa hache une nouvelle fois, cette fois abattant avec force le métal dans le front du cadavre.

- C’est bon. Il n’y en a pas d’autres ici. Enfin, pour le moment.

Drake retire la hache du corps inerte et fixe la rousse avec méfiance.

- T’es qui toi ?

✻✻✻
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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 17 Sep - 11:00

Maddie avait mal partout, mais au moins elle était vivante, ce qui la ravissait au plus haut point. De plus, il lui semblait qu’elle n’avait rien de cassé, autre source de joie profonde malgré la situation plutôt précaire où elle se trouvait. Au fond d’elle-même, elle pestait, malgré tout, car de mémoire, depuis qu’elle était à Fort Hope, elle n’avait pas réussi à faire une seule sortie hors du camps sans que cela ne tourne au vinaigre. Punishers adorateurs de rousses, hystériques anti rouquines, morts affamés et pas regardant sur la couleur de cheveux de leur nourriture et même des crocodiles affamés. Alors si le plancher si mettait maintenant ça allait devenir compliqué.

Elle essaya de bouger quand elle loucha sur une hache qui était un peu trop près de sa tête à son gout.  Elle resta figée de la même façon qu’un hérisson traversant la route devant des fars de voiture quand une voix d’homme, perspicace, annonça qu’elle n’était pas morte. Elle pencha plus sa tête en arrière pour essayer de distinguer l’autre malheureux client prisonnier de ce magasin quand elle sentit qu’on lui agrippait les cheveux avec violence. Vue l’odeur on était dans la catégorie "morts pas regardant sur la nourriture tant que sa frétille encore". Avant qu’elle ne réagisse, la hache de l’homme était dans le crane du zombie. Cette fois ci elle se retourna vivement des gravats pour se remettre debout nerveusement. On ne dit bien jamais deux sans trois non ?  

Elle retrouva sans mal son matériel quand il lui demanda qui elle était. Elle le regarda avec plus d’attentions. Dieu qu’il était sexy ! Moins que son Rajounet d’amour, bien entendu, mais elle aurait été libre elle aurait bien tenté sa chance. En tout cas, en l’espace d’une fraction de secondes, Maddie, toujours trop confiante dans son instinct, décida que le beau mâle devant elle était a classé dans « amical ». Si vous cherchez à comprendre la logique de cette décision (pauvre fou), n’allez pas imaginer que c’était seulement parce qu’il venait de la sauver. Pour la rouquine le fait qu’il soit mignon suffisait. C’est vrai, depuis qu’elle était arrivée à Detroit, tous les vivants qui avaient essayer de lui faire du mal étaient laids comme des poux. Il y avait donc une leçon à tirer de tout ça. Les beaux gosses ne pouvaient pas être des méchants!

C’est donc avec un grand sourire malgré sa coiffure retravaillée par les mains d’un mort qui ne devait pas être un coiffeur et agrémenté de poussières de plâtre que Maddie se présenta.

« Une cliente fort mécontente de ce magasin, à mon avis je vais faire une lettre de réclamation salée à la direction quant à l’entretien des sols ! Sinon tu peux m’appeler Maddie… et comment dois-je appeler mon sauveur sexy? »


Maddie regarda brièvement autour d'elle.

« Et par hasard tu ne saurais pas comment sortir d'ici? »

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