Let's have some fun ! ft Michael Goodwin



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We have ashes, fire and hope
Drake Spencer
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 24 Aoû 2017 - 8:14

Let's have some fun !
Drake Spencer & Michael Goodwin


***
On n’a jamais un vrai moment de silence. Un de ces moments qui fait du bien au corps et  l’âme. Non, maintenant que l’apocalypse s’est abattue sur le monde, le silence bienfaisant est toujours troublé par une alarme, des cris, des grognements de ces choses meurtrières et pourtant sans vie. Drake en entend quelques unes. La ville de Détroit est immense, et les rôdeurs sont les créatures les plus vicieuses qui l’habitent. Elles sont postées derrière les murs et les voitures, comme si elles attendaient patiemment le pauvre humain qui aurait le malheur de passer à portée de leurs mains décharnées.

Drake tend l’oreille. Il est d’un naturel très méfiant. Aujourd’hui ne sera pas le jour où il se fera mordre stupidement. Et pourtant… Lui qui aurait voulu garder un calme olympien à cause de son périple dangereux, il ne peut s’empêcher de hâter ses mouvements. Son cœur bat la chamade dans son poitrail, si fort qu’il pourrait presque le sentir se mouvoir en lui. Il y est bientôt. Bientôt chez lui.

Les rues sont déjà familières, malgré les changements évidents qui s’y sont opérés après la déferlante des morts. Quelques carcasses de voiture traînent ça et là sur le trottoir et la route. Une boite aux lettres est renversée. Des portes sont grandes ouvertes, une valise traîne dans le jardin. Des restes d’une famille qui aurait tenté de s’échapper, peut-être. Enfin, Drake se met à arpenter la route bitumée de son quartier. Sa maison est là. Fidèle au poste. La porte d’entrée est fermée, ce qui donne un peu d’espoir au brun, un espoir fou qu’il tente d’étouffer aussitôt. Bien sur que maman est morte. Comment en pourrait-il être autrement ? Il s’approche, pas après pas. Retient son souffle et ne le relâche que lorsqu’il vérifie qu’il n’y a pas de charognards ni à droite, ni à gauche du lotissement. Drake soulève une main, légèrement tremblante, et la pose sur la poignée en cuivre de sa maison. Il l’ouvre lentement. Le couloir qui mène aux différentes salles est sombre, et peu accueillant.

- M-Maman ? Il doit s’y prendre à deux fois pour l’appeler, tant sa gorge est nouée par l’inquiétude.

Du mouvement se fait entendre dans l’escalier, juste en face du couloir. Des pas lents, d’une personne légère le bruit légèrement assourdi par la moquette sale sous ses pieds.

Drake écarquille les yeux, et son cri rauque se répercute dans toute la maison. Sa mère est morte. Elle est morte dans sa nuisette mauve. Mais pourtant elle marche toujours. Elle plonge son regard blanc, un regard dégueulasse, immonde, dans celui de son fils. Et un sourire terrible s’étend sur ses lèvres tuméfiées et blanches.
***

Drake pousse un grognement et se dresse, en sueur, dans les draps du lit qu’on lui a prêté. Il jette un coup d’œil à la fenêtre et pousse un soupire d’agacement. Le brun n’a jamais cherché à retrouver sa maison, ni sa mère. Il est bien trop lâche pour ça. Drake passe sa main contre son visage, puis la remonte jusque dans sa tignasse brune. Ces foutus remords le hanteront sûrement jusqu’à sa mort. C’est sûrement le lot de ceux qui préfèrent fuir pour survivre plutôt que d’affronter les problèmes.

C’est donc pour faire taire cette petite voix pleine de reproche dans sa tête que Drake va prendre sa douche. Et par douche, il entend la maigre ration d’eau qu’on lui permet pour pouvoir se rincer le corps avant de démarrer la journée. Le brun n’a pas encore trouvé sa propre maison. Il y en a pas mal et ce n’est pas le choix qui manque, mais vivre seul n’est pas exactement le souhait de Drake. Alors en attendant qu’il trouve sa future victime, ou plutôt son futur colocataire, il emprunte le lit qu’on veut bien lui donner pour la nuit.

Au moins, dans ce camp, il y de quoi manger et boire. Lorsqu’on est seul dehors, ce sont les deux seules choses à laquelle on pense, et ça toute la journée. A Fort Hope, savoir qu’on a une ration acquise d’office, c’est un soulagement perpétuel que Drake savoure avant qu’il finisse par s’habituer comme tous les autres à un tel luxe. D’autant plus que pour l’instant, Drake n’a pas encore été assigné à un quelconque travail. Il se doute bien qu’ils accepteront de le placer dans l’équipe de maintenance, vu ses talents avec les composants électriques, mais aujourd’hui sera encore un de ces jours d’ennui profond avant que son nom ne soit inscrit sur une quelconque liste. Drake sort donc du petit bâtiment et rajuste sa veste de cuir noire sur ses épaules. C’est le seul bien auquel il tient vraiment, alors qu’il fasse 40 ou 3 degrés, il portera cette veste coûte que coûte. Après tout, les voleurs protègent bien mieux leurs trésors que les personnes crédules.

Drake se met à errer au hasard dans le camp, observant avec une moue impassible les personnes qui triment autour de lui. Il ne connaît personne. La seule nana dont il pourrait mettre un nom sur le visage, c’est une rousse complètement cinglée qui l’a ramené au camp. Il passe à côte de l’infirmerie, et du bruit à l’intérieur attise sa curiosité. De toute façon, un rien pourrait l’intéresser, vu l’ennui profond dans lequel il est plongé. Drake passe sa tête discrètement derrière une fenêtre et détaille du regard l’homme qui y patiente. Il a l’air perdu, un peu agité… Un brin nerveux… Il ne peut être qu’un petit nouveau. Drake sourit en coin, et se redresse pour regarder autour de lui. Personne en vu. Le voila, son moyen de passer une bonne journée ! Un nouveau !

Drake se redresse et racle sa gorge, enjoué maintenant qu’il a l’occasion de faire une farce, et sans penser le moindre instants aux possibles conséquences de son geste, il pénètre dans l’infirmerie et parle avec force, dans l’espoir de faire sursauter l’homme aux cheveux presque blanc. Il prend aussitôt un regard froid et des traits durs.

- Bonjour. Bienvenue dans le Fort Hope. Je m’appelle Drake, je suis l’un des membres du conseil du Fort. Tous les nouveaux arrivants passent par moi. Nous allons entamer la visite sans perdre de temps, d’accord ? J’ai une longue journée de travail qui m’attend.

Une excuse pour quitter l’infirmerie au plus vite ! Il ne faudrait surtout pas que quelqu’un le surprenne en cet instant.

Drake n’attend pas le feu vert du nouveau, et passe le pas de la porte d’un pas vif et conquérant. Le dos raide pour imiter un homme coincé du cul et très sévère, il attrape un calepin au passage sur une table -ça donne un air professionnel- et se met à marcher sur un des chemins du Fort, pour en faire le tour. Drake garde un rythme soutenu, forçant le nouveau à devoir accélérer pour le rejoindre, et plisse les sourcils.

- Rappelle moi ton nom ? Je n’ai pas ton dossier avec moi. Tu viens d’où ? Demande-t-il brusquement.
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We have ashes, fire and hope
Michael Goodwin
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 25 Aoû 2017 - 1:30

Let's have some fun !Michael Goodwin & Drake Spencer

L'arrivée ne s'était pas exactement déroulée comme Michael l'avait imaginée. Abandonné devant le portail d'entrée par la jeune fille qui lui était venu en aide, il avait été à la fois emmené, étudié, questionné et soupçonné. L'avait-on cru infecté ? Sa pâleur naturelle n'avait rien à envier à un cadavre fraîchement relevé, mais de là à le soupçonner ainsi... Cela dit, le Présentateur télé pouvait comprendre toutes les précautions prises par les membres de ce groupe pour garantir leur sécurité.

Il avait été reporter en temps de guerre, avait vu des affrontements tout comme il avait arpenté des camps de survivants ; et bien souvent la prudence était la seule chose qui pouvait les garder en vie. Alors, docile, souriant comme à son habitude, quoique un peu nerveux, l'homme aux cheveux blonds se soumettait à toutes les études qu'on désirait lui faire passer. Il avait faim, soif et, par-dessus tout, était fatigué ; mais il était enfin en sécurité - il faut croire que le Destin avait eu à nouveau pitié de lui.

Encore une fois, assis dans cette infirmerie où on l'avait laissé seul, Michael se retrouvait à être acteur d'une scène qu'il ne dirigeait pas et qui se déroulait bien loin de lui, décidant de son sort sans qu'il n'eut pu ne serait qu'en avoir un écho. Il était apparemment seul dans l'infirmerie et, rapidement, le regard bleuté du présentateur télé se mit à fureter un peu partout, aussi inquiet que curieux. Machinalement, il se gratta la nuque et croisa les bras, prenant désespérement son mal en patience. Il avait attendu des mois l'occasion parfaite de fuir ses "camarades" d'infortune, attendre un survivant un peu occupé serait un jeu d'enf-

- Bonjour. Bienvenue dans le Fort Hope. Je m’appelle Drake, je suis l’un des membres du conseil du Fort. Tous les nouveaux arrivants passent par moi. Nous allons entamer la visite sans perdre de temps, d’accord ? J’ai une longue journée de travail qui m’attend.

La voix forte d'un homme emplie l'espace alors que Michael tournait la tête vers l'individu qui l'avait provoqué. Assez jeune, il affichait pourtant un air dur que l'on pouvait aisément retrouver chez les militaires et autres gradés : l'histoire du conseil du Fort, dont le blond avait été rapidement informé lors de son arrivée, lui sembla alors tout à fait plausible, et en se redressant il sourit au dénommé Drake. Apparemment, il venait d'être accepté parmi ces survivants.

- Bien, je vous suis.

De toute façon, le fameux Drake n'avait pas attendu - ni peut-être même entendu sa réponse, s'en était retourné à l'extérieur d'où il venait en attrapant au passage un des calepins du lieu de médecine. Michael lui suivi sagement, éblouit un instant par le soleil qui brillait au dessus d'eux, plissant les yeux pour discerner le campement autour de lui, en profitant pour passer une main dans ses cheveux d'ivoire et de sel. Le membre du conseil Drake s'en était allé sur un des chemins que le présentateur avait repéré à son arrivée dans le Fort, et il le rattrapa en quelques grandes enjambées. La cadence militaire de l'homme contrastait avec son physique et ce calepin qu'il avait pris, mais trop heureux d'être enfin dans un endroit où il ne risquait pas complètement sa vie, Michael n'y fit pas tout de suite attention.

Le silence s'installait tandis que les deux hommes avançaient, le présentateur suivant aisément son guide en observant les alentours, cherchant à mémoriser les allées comme il mémorisait autrefois ses notes, s'apprêtant à présenter à tout un pays les informations des plus joyeuses aux plus horribles.

- Rappelle moi ton nom ? Je n’ai pas ton dossier avec moi. Tu viens d’où ?

Michael pensait à tort que les feuilles que le dénommé Drake avait prises avec lui étaient en réalité une partie des informations sur lui - apparemment, il se trompait, mais cela ne faisait rien ; nouveau dans un campement encore inconnu, n'ayant pas encore été assigné ni à un logement, ni à une tâche, il comprenait l'hésitation et le manque d'informations que l'on pouvait posséder sur lui. Souriant comme à son habitude, il répondit sans attendre au survivant qui lui servait de guide.

- Michael Goodwin, j'ai été amené au Fort par une dénommée Joy Cameron. Je viens de Boston, et initialement, de New York.

Le présentateur n'était pas le moins du monde vantard, et encore moins vexé qu'on l'eut reconnu ou non ; au contraire, il comprenait même que certains visages du quotidien d'avant l'Apocalypse eurent été oubliés ; et puis, après tout. Tout cela appartenait au passé, maintenant, et n'avait plus la moindre importance désormais : au contraire, cette question était le parfait moyen de rebondir et de commencer à se lier avec un des habitants du Fort, aussi Michael en profita-t-il pour poser une question à son tour.

- Et vous, Drake, d'où venez-vous ?

La question était simple, et le présentateur pensait bien que son guide ne lui en voudrait pas s'il s'aventurait à l'interroger ainsi, tant qu'ils continuaient de marcher et de visiter le camp - encore une fois, sans faire perdre de temps à l'homme à la journée apparemment particulièrement chargée.

Pas le moins du monde Michael ne se doutait alors de la mauvaise plaisanterie dans laquelle il venait d'être pris au piège, ni même que le jeune nouveau qui s'acharnait à jouer un rôle pour le faire visiter n'était qu'un plaisantin nouvellement arrivé et n'ayant rien de mieux à faire de ses journées.
S'il seulement il avait su que, pour une fois, sa chance venait de tourner...

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Michael Goodwin

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