La main sur ta joue [Pv : Drake]



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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 24 Aoû 2017 - 11:20

Mes yeux s’ouvrent lentement, tandis qu’une puissante expiration franchis la barrière de mes lèvres. Bien au chaud sous mon épaisse couverture, j’observe ma chambre baignée dans la douce lumière du matin. Le soleil éclaircis les lieux, me mettant presque immédiatement de bonne humeur. J’ai pour habitude de dormir les volets grands ouverts afin de me réveiller avec les rayons du soleil dès que je sors de mon sommeil. D’un pas doux, à l'aide de mouvements lents, je quitte mes draps. Je marche, l’esprit tranquille dans ma maison. Mes pieds foulent le parquet que j’ai déjà parcouru cent fois, alors que sans un mot et sans un bruit, je rejoins ma cuisine en bas. Je ne savoure que trop la chance incroyable que j’ai par rapport aux pauvres solitaires qui airent à l'extérieur. Je fouille dans le panier de rations offert généreusement par le refuge et trouve une petite barre chocolatée, qui ravira mon estomac et me servira de petit déjeuné. Je m’assois à table, par habitude surement, car pas besoin de s’attabler pour manger une si petite chose. Alors que le papier d’emballage se déchire entre mes doigts, mes dents viennent doucement s’enfoncer dans la barre. Comment est-ce que j’ai pu survivre tout ce temps dehors, comment est-ce que j’ai pu dormir si paisiblement dans une telle misère ; l’extérieur du camp. Être solitaire, c’est quelque chose dédié aux gens en groupe de trois minimum je pense, aux gens assez débrouillards pour ne pas se faire manger trop rapidement. Mais je n’ai pourtant qu’une seule certitude. Si j’étais resté dehors un jour de plus, je serais surement tombée morte de soif et de faim aux pieds d’un arbre. Alors que je mâche doucement, mes horribles pensées reviennent. Je me revois marcher dans les décombres. Anxieuse je pianote de mes doigts sur la table, me remémorer certains événements extérieurs me font assez peur. Je mâche le dernier morceau de ma barre et jette le l’emballage de papier coloré à la poubelle. Je suis pour ainsi dire perturbée, ça ne fait pas le moindre doute. Pourtant, je ne veux pas me laisser abattre. J’attrape donc mon meilleur ami, le plus fidèle qui soit ; mon appareil photo. Je l'ai chargé avec l’accord du camp dans la salle commune, il est donc remonté à bloc et c'est sans entrave que je l’allume. Je glisse la dragonne autour de ma nuque afin d’éviter une chute douloureuse pour lui et me met à observer ma pièce. Je me mets sur le côté de la fenêtre et cherche l’angle parfait. La photo me satisfaisant plutôt bien, je décide de changer de décor. Toujours en pyjama ; short et débardeur, je quitte ma maisonnette et sors m’asseoir sur la petite marche dehors.

Je m’assois et commence à prendre quelques photos peu concluantes. J’aime bien prendre des natures mortes mais j’aurais préféré pouvoir prendre en photo un réel modèle, fait de chaire et d'os. Je prends encore quelques photos alors que je remarque du coin de l’oeil un homme qui marche sur le trottoir d’en face. Je souris légèrement. Depuis toujours, j’adore prendre en photo des gens qui n’y sont pas prêts. Je trouve que c’est à cet instant que la photographie révèle leur beauté. Aussi, je zoom un maximum et appuie sur le déclencheur. Toute excitée, je file voir dans la galerie le résultat, tandis que l’inconnu continu d’avancer sur le trottoir, sans qu'il ne se doute de rien. Je trouve la photo belle, mais ce n’est pas sa qualité qui me dérange le plus… L’homme. Je le connais. Il ne me faut pas plus d’une demie seconde pour réagir. Je retourne à l’intérieur, pose mon appareil sur la table après l’avoir éteint et trottine jusqu’à l’entrée. Je me fiche de prendre des chaussures, de prendre une veste ou tout simplement de fermer la porte. Je sors dans la rue, alors qu’en tout ce temps il n’a fait que quelques mètres.

Je le rattrape rapidement, assez silencieusement. Je suis dans son dos et sans parler ou réfléchir davantage, je lui tapote l’épaule. Le pauvre ne devait pas s’attendre à me voir ici, plus encore, il ne devait pas s’attendre à se faire frapper de si bon matin. Avec un peu d’élan, sans pourtant trop de violence, ma main rencontre sa joue et je pousse son torse du plat de la main, pour le secouer un peu autant que pour le faire reculer. J’ignore s’il m’a reconnu, mais il sait que celle-là, il la méritait et lui faire ressentir toute la haine que j’ai enfouis en moi ne peu me faire que du bien. Je me fiche que d’autres membres de la communauté nous regarde.

- Connard ! T’es qu’un connard ! T’étais censé être mort, tu pouvais pas le rester ?! Qu'est-ce que tu fiches ici Drake !
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We have ashes, fire and hope
Drake Spencer
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We have ashes, fire and hope
Jeu 24 Aoû 2017 - 22:49

Un fantôme du passé


Drake Spencer & Aiko Dyclen

Les mains agiles de l’électricien fouillent dans une des caisses de l’entrepôt. Il jette des coups d’œil à droite et  gauche  pour s’assurer que personne ne s’approche de la porte d’entrée. Il a pu rentrer une première fois pour emprunter quelques outils, bien utiles pour faire la maintenance de Fort Hope. Mais cette fois, il n’a aucune raisons officielles d’être là. Seule la cupidité et son goût pour les conneries l’ont mené de nouveau à fouiller dans l’entrepôt. Enfin, il trouve ce qu’il cherche depuis quelques dangereuses minutes désormais. Une petite prise, dont l’embout lui permettra de raccorder sa vielle radio, qu’il est en train de trafiquer, à une rallonge. Cette même rallonge devra être enfouie discrètement en terre jusqu’au bâtiment du générateur, et Drake pourra ensuite raccorder sa radio améliorée à une source d’énergie. Tout ça dans le plus grand secret, bien entendu. Il n’y a aucun doute que ce colosse, ce Logan, ne serait pas heureux de voir que Drake construise des petits projets personnels lors de ses pauses.

Ça ne fait pas longtemps que Drake est intégré officiellement au groupe. Il ne connaît pas grand monde. Il a rencontré les personnes de l’équipe de maintenance, mais impossible de pouvoir remettre les noms sur les visages. Qu’importe. L’amitié, c’est surfait de nos jours. Alors pour s’occuper, le jeune homme a décidé de transgresser quelques règles peu importantes pour améliorer la carcasse d’une vieille radio, et en faire une toute nouvelle radio longue distance. Au moins, il ne drainera pas l’électricité du générateur pour des broutilles. Après tout, une bonne radio longue distance, n’est-ce pas une nécessité pour la survie d’un camp aussi grand que celui de Fort Hope ? Drake se ressaisit en entendant du bruit, dehors. Il enfonce la prise dans la poche arrière de son jean, avec tellement de force qu’il le baisse un peu en ce faisant, et sort de l’entrepôt en catimini. Souriant en coin, fier de son vol, Drake se redresse lorsqu’il s’est éloigné de quelques pas de l’entrepôt, rajuste son pantalon et s’en va tranquillement.

Il fait un détour pour passer dans le lotissement, et jeter un œil aux maisons. Il va falloir qu’il se décide à en trouver une, il ne peut pas continuer à emprunter les lits qu’on veut bien lui donner. Et pourtant… Être seul dans une maison, il y a de quoi déprimer. Drake s’avance donc sur le chemin, les sourcils froncés, en pleine réflexion. Il n’entend pas la porte qui s’ouvre, et les petits pas de la demoiselle qui s’approche de lui. Drake sursaute donc avec force lorsqu’il sent une petite main qui lui tapote l’épaule. Il s’attendait presque à sentir les dents pourries d’un mort affamé s’enfoncer dans son épaule. Vieux réflexe de survivant.

Drake se retourne donc pour dévisager son interlocutrice. Il n’a même pas le temps de reconnaître son visage, qu’il sent la paume de la femme rencontrer la sienne dans un claquement sonore. Drake détourne le visage, interloqué par une agression aussi soudaine, et plaque sa main sur sa joue rouge et chaude après ce coup. Il se recule lorsque la jeune femme lui pousse le torse, et enfin, il réagit. Serrant les dents avec colère, il lui saisit le poignet :

- T’es complètement tarée !

Ses yeux cherchent ceux de la jeune femme et il se fige. Voilà pourquoi elle connaît son nom. Un fantôme de son passé vient de surgir devant lui et de lui donner une claque. Il pourrait reconnaître ce visage entre mille.

- Aiko… Aiko Dyclen. Marmonne-t-il en la fixant sans relâcher son poignet.

Fait chier… Elle fait du bruit, elle le gifle en pleine rue. Il y a de quoi lever des questions sur le compte de Drake. Et c’est exactement le pire scénario qu’il pourrait y arriver. Drake grince des dents et regarde autour de lui. Il repère une maison dont la porte est ouverte. Sûrement celle d’Aiko. Si ce n’est pas le cas, cela pourrait empirer la situation, mais qu’importe. Drake doit agir tout de suite, et sans se poser de questions. Soudainement, avec des gestes brusques et saccadés, Drake se penche devant Aiko et lui fait perdre l’équilibre, la basculant sur son épaule sans la moindre cérémonie. Sans faire attention à la jeune femme qui se tortille, Drake se redresse et resserre son emprise sur les cuisses d’Aiko. Il se met à marcher à grands pas vers la maison ouverte, essayant de couvrir la distance qui les sépare du porche en quelques secondes. Il essaie de courir, mais se ravise bien vite. Sa proie pèse bien son poids et se débat. Enfin, après un moment qui lui paraît interminable, il passe le palier et rentre dans un salon coquet, quoi qu’un peu simple. Drake se dirige vers le canapé et la jette dessus, allant refermer la porte d’entrée pour la piéger avec lui dans la pièce.

Aussitôt, il se tourne vers elle avec un air colérique :

- Ferme-la, t’entend ? Tu vas m’attirer des ennuis, putain !

En y pensant bien, les ennuis sont déjà là. Aiko Dyclen sait beaucoup de choses sur lui. Elle pourrait aller le dénoncer aisément, et le faire virer de Fort Hope après une simple entrevue avec le grand manitou. Pourquoi fallait-il qu’ils se revoient ? Comment se fait-il qu’une petite nana comme ça ne s’est pas faite bouffée dès les premières secondes de l’apocalypse ?

- Ça te surprend tellement que j’ai survécu ? Ricane-t-il finalement, s’appuyant contre la porte en dévisageant la jeune femme encore sur le canapé. La vraie question c’est comment toi, tu as fait pour survivre ?

Drake plisse les yeux alors que les souvenirs de son enfance ressurgissent, déferlent sur lui.

- Où est Iggy ?
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Aïko Dyclen
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Ven 25 Aoû 2017 - 14:45

Drake. Que dire de lui, moi qui n’en ai jamais su grand-chose ? Il fait partie d’une grande période de ma vie, à y réfléchir, pas si lointaine que ça. Je ne saurais cibler parfaitement pour quelle raison je me sens furieuse contre lui. J’ai la sensation étrange d’avoir le droit de lui en vouloir pour beaucoup de choses, mais aussi de ne plus avoir le droit de lui reprocher les choses, vu depuis le temps que nous ne nous sommes plus vu. La baffe que je lui ai assénée m’a pourtant fait beaucoup de bien, un soulagement certain que je n’aurais jamais cru possible. Mes regards à la couleur si particulière le dévisage, l’analyse, le détail. Il me saisit le poignet avec force, visiblement déterminé à ne plus recevoir de coup. Je me hérisse, alors qu’il hurle et me râle dessus, mais ses éclats de voix semblent se dissoudre net à l’instant où son regard capte le mien. Ca y est, il m’a reconnu, il sait qui il a en face de lui. Il regarde autour de nous, l’air préoccupé. Je m’agace d’autant plus, la seule chose qui devrait pour l’instant l’inquiéter c’est moi ! Moi et ma rage montante dans mon petit cœur habituellement tendre. Sans crier gare, sans me prévenir, il s’incline devant moi et je sens son épaule contre mon ventre, ses bras puissants serrés autour de mes cuisses comme un étau de fer. Je lui martèle le dos de coups de poings, pas réellement violents, afin de le faire lâcher. Je suis surprise, furieuse même.

- Drake ! Repose-moi tout de suite !

Il ne me faut que quelque secondes pour comprendre où il m’emmène et quelques secondes supplémentaire à l’ex-taulard pour me porter jusqu’à chez moi. J’arrête de me débattre lorsqu’on entre chez moi, qu’il va me jeter sur mon canapé. Il repart à grandes foulées vers la porte et claque cette dernière. Me concernant, je suis toujours assise, bras croisés, le corps entièrement tendu. Evidemment que j’ai peur de lui, je sais qu’il peut être violent, qu’il n’a pas vraiment de limite dans ses bêtises. Il me somme dans son langage poétique de me taire, alors qu’évidemment intérieurement, je m’y refuse. Il pavane sans surprise sur le fait qu’il soit en vie, comme quoi ça n’aurait pas dû m’étonner qu’il soit en vie mais en revanche, pour moi ça l’étonne.

- Tu sais, vu que je ne t’ai jamais rien fait, toi tu es censé être heureux que je sois en vie, toi pas ! Je le détail avec défi. Et d’ailleurs, je te rappelle que je n’ai jamais été une petite princesse. Je suis sportive et débrouillarde, je n’ai besoin de personne pour survivre.

Cette affirmation est à moitié vraie. Je peux me débrouiller seule et survivre. Mais cela ne m’intéresse pas. La solitude, la peur, les pleurs et le sang ne sont pas des choses que je souhaite ressentir au quotidien. Après toutes ces années, je me demande ce qu’il a fait. Très honnêtement, je n’ai pas grand mal à l’imaginer tuer des zombies ou des humains. Je pense qu’il fait partit des gens que l’apocalypse a révélé comme des tueurs de sang-froid, sans remords aucun -du moins en apparence. Sa question pour son vieil ami m’interpelle pourtant beaucoup, autant qu’elle m’attriste. Il fait remonter en moi de vieux démons, des souvenirs rouge sang aux odeurs de fer. Je serre subtilement les lèvres, ne voulant laisser paraître sur mon visage aucune moue pouvant trahir la mauvaise nouvelle.

- Il a insisté pour qu’on ne reste pas trop loin de chez nous. Ça a duré deux bons mois avant que la concentration de morts-vivants ne soit trop importante. Il nous répéter que Drake allait arriver, qu’il allait être une aide précieuse. Bien sûr lui comme moi on savait où tu étais … La prison c’était bien ? On était persuadé qu’un garde infecté vous aurez tous tué. Il a toujours cru que tu étais en vie, jusqu’à la fin.

Je m’assois plus correctement et relève un peu le nez dans sa direction, mon regard ne le lâche plus, bien qu’il se soit voilé quelques instants de tristesse.

- Il est mort. Ils sont tous mort. Je suis la dernière en vie…

Je ne m’attends pas à recevoir de sa part une quelconque preuve de tristesse ou de remord. Je sais qu’il ne m’aime pas plus que ça et même s’il s’inquiète pour Iggy ou qu’il est triste de sa mort, il ne me le montrera pas. Ça doit lui faire un choc et même si je suis énervée contre lui, je ne me vois pas lui reprocher sa mort, car il n’en est en rien responsable. Je soupir légèrement, brisant le silence pesant qui s’est entre nous installé. Je lui montre le canapé d’en face d’un geste bref de la main et me saisit de mon appareil photo, posé sur la table basse. Je le rallume et vais aussitôt dans la galerie. J’appuie sur quelques boutons pour remonter dans le temps et m’arrête subitement. Je lui tends l’engin, avec des gestes lents et précautionneux.

- Fais y attention… Tu peux regarder les photos, je suis remonté assez loin pour que tu puisses le voir. Il avait pas mal changé depuis le lycée je trouve. La toute dernière photo si tu descends assez bas c’est toi, si jamais tu veux voir à quel point t’es photogénique…

Je me relève, descendant un peu le tissu de mon short pour qu’on ne voie pas la naissance de mes fesses et file à la cuisine. Je sers ainsi deux verres d’eaux et reviens m’asseoir prêt de lui. Je pose devant lui le verre et continu de le fixer. Sans scier, je bois une légère gorgée et enchaîne.

- Tu étais où pendant ce temps alors. Un solitaire ? Je suppose que tu n’es pas à Fort Hope depuis longtemps, nous nous serions forcément croisé plus tôt que ça…

Mon regard dérape une demie seconde sur ses lèvres. C’est cet escroc qui m’a volé mon premier baiser quand j’étais plus jeune. C’est puéril mais je pense que je lui en veux encore un tout petit peu pour ça. Une légère rancœur de ma jeunesse passée...
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We have ashes, fire and hope
Drake Spencer
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 13 Sep 2017 - 1:08

Un fantôme du passé


Drake Spencer & Aiko Dyclen

Aiko. Ce petit bout de femme qui peut tout compromettre si elle l’ouvre trop. Bien malgré lui, Drake ne peut s’empêcher de se remémorer certains instants de son enfance. Le rire d’Iggy, les conneries tard le soir, et la peau douce d’Aiko contre la sienne. Les années semblent embellir la jeune femme toujours en peu plus. Elle est même carrément bandante. Mais ce n’est pas pour ça que Drake en sera moins dur. Elle est à portée de main, là, assise sur le canapé comme une pétasse, les bras croisées. Les mains de Drake sont agités de tics et de tremblements, comme prêtes à céder à son envie la plus primaire et sauvage : la faire taire définitivement. Mais sa pulsion est de courte durée, et Drake finit par plaquer ses mains dans ses poches pour faire taire cette idée à tout jamais.

Aiko n’a pas remarqué grand-chose, et si elle l’a fait, elle est bien courageuse de lui répondre avec autant de défi. Néanmoins elle n’a pas tord. Drake se rappelle de son amour pour l’aventure et le sport, que les deux adolescents partageaient à l’époque. Le visage de la brunette change, s’attriste. En moins de deux secondes, Drake a compris le sort qu’a du connaître son meilleur ami. Ce petit con a attendu pour lui… Pour un taulard sans avenir. Drake doit détourner un moment le visage, faisant semblant d’inspecter la maison, pour cacher le trouble dans son expression et son regard. Il tenait à Iggy, tout autant qu’Iggy tenait à lui. Comme des frères de cœur. Son cœur est tenaillé par les remords et la tristesse, jusqu’à ce que Aiko reprenne la parole et renverse la vapeur. La dernière remarque hérisse au plus haut point Drake, de par son air condescendant « C’était bien la prison ? »

Le regard de Drake devient glacial et sa mâchoire se crispe. La prison, c’est l’enfer. Si l’apocalypse a eu au moins un bon point, ça a été de le faire sortir de ce trou à rats. Il y a quelque chose de terrible dans le fait de devoir rester des années, sans jamais sortir, d’une prison miteuse et grise. Et si seulement ce n’était que la privation de liberté qui posait problème… En plus de ça, il faut ajouter la compagnie plus que douteuse, les bagarres, les regards pervers des violeurs et des meurtriers. La prison, ça rend fou. Ça détruit un homme. Mais après tout, c’est généralement mérité. Elle mériterait une gifle pour une phrase comme ça. Elle aurait son beau petit visage tout rouge et elle s’agiterait partout pour exprimer son désaccord. Ça donne presque envie de le faire, mais une fois encore, Drake se retient. Il faut rester discret.

Drake saisit l’appareil photo qu’elle lui tend et y jette un coup d’œil, plus par automatisme que par réelle envie. Le visage qu’il voit lui donne aussitôt la nausée. Iggy… Aussitôt l’ex taulard balance l’appareil sur le canapé à côté de lui et secoue la tête :

- Je ne veux pas les voir, tes photos, t’entend ?

Mais la voilà déjà partie, secouant son popotin bien rebondi, trop serré dans son mini short. Il la suit des yeux sans se cacher et tend la main pour saisir le verre d’eau avec un air surpris. D’abord une baffe, et maintenant elle lui donne à boire ? Elle ne sait pas ce qu’elle veut.

- Non, je viens d’arriver à Fort Hope. Et depuis que je me suis enfui de la prison, je suis solitaire. J’ai rencontré quelques personnes, mais ils n’ont pas survécu. Dit-il vaguement, haussant les épaules.

Drake relève le visage vers elle et descend son verre d’eau, le posant sur la table basse en face du canapé. Encore une fois, il lui saisit le poignet et la force à s’asseoir à côté de lui.

- Écoute moi bien Aiko. Je suis désolé pour ta famille. Ils ne méritaient pas ça. Mais moi… Je viens de trouver ce putain de fort, ce putain de groupe de survivants, et je te préviens… C’est pas toi qui va me ruiner mes chances de m’installer ici, c’est moi qui te le dit ! Il ressert son emprise, s’emportant à ses mots. Tu comprends ça ? Je ne veux PLUS être un solitaire ! Alors… Si tu racontes à qui que ce soit que j’ai fait de la prison pour meurtre… Je t’assure mon dernier geste ce sera de te faire rejoindre Iggy.

Drake la fixe et pousse un long soupir énervé. Il finit par la lâcher, se frottant le visage avec nervosité, son corps entièrement crispé.

- Fort Hope, c’est ma seconde chance. Je veux m’en sortir, je veux trouver une maison. Et si tu me balances, tout ça c’est fini. Tu ruines tout en quelques mots. Alors Aiko… Aiko, que ce soit pour moi, Iggy, le bon dieu ou pour sauver ton cul… Tu ne dis pas un mot sur mon passé.

Enfin, l'électricien se frotte les cuisses dans une dernière tentative pour se détendre et souffle :

- Donne moi ma chance, s'il te plait.
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 19 Sep 2017 - 20:13

Abandonner mon appareil photo aux mains de Drake n’est pas la chose que j’ai fait de plus intelligent de ma journée, alors que cette dernière ne vient que de commencer. Il a toujours été joueur, peut-être trop, parfois même je le soupçonne d’être malveillant alors je redoute clairement qu’il ne fasse une bêtise exprès. Je redresse légèrement le menton, alors que je tente d’entrevoir l’écran d’affichage de mon écran numérique. Je suis un peu mélancolique de le regarder admirer les derniers souvenirs de mon frère, mais soudain, il jette l’appareil photo sur le côté, ce dernier rebondissant sur les coussins du canapé. Je me hérisse, mais voyant que le canon était rentré au maximum, que l’appareil n’est pas tombé à terre, je me détends légèrement. Je suis d’autant plus furieuse mais décide à grande peines que des problèmes plus importants méritent d’être traités… Il enchaîne sur le fait que comme j’avais pu le déduire, il n’était pas là depuis très longtemps. Je me frustre légèrement en entendant ses paroles. Il a rencontré des gens qui l’ont aidé à survivre, mais étonnement, ces personnes-là n’ont pas survécus, ne sont aujourd’hui plus de ce monde du moins, pas de celui des vivants. Je frissonne légèrement en imaginant qu’il pourrait facilement être celui qui les a tous tué, mais je préfère rapidement esquiver cette idée. Après tout, il est chez moi. Il est probablement destiné à être mon voisin, nous allons souvent nous croiser, souvent nous côtoyer. Je préfère croire que ce sont les infectés qui ont tué ceux qu’il a dans son passé fréquenté.

- Je suis désolée s’il s’agissait de tes amis … Même si cette phrase est ce que beaucoup de monde doit déjà avoir trop entendu à présent.

Tout le monde a perdu quelqu’un. Bien souvent dans d’affreuses conditions. Je le fixe, voir même le dévisage sans réellement m’en rendre compte. Il boit entièrement le verre d’eau que je lui ai apporté et le pose sur la table, dans un petit bruit sec et résonnant. Soudain, sa puissante main se ferme sur mon avant-bras et me tire sèchement. Je m’assois donc à côté de lui un peu précipitamment et serre les dents. Je soutiens son regard noir si insistant, le fixant en essayant de ne surtout pas scier. Mon but n’est pas de lui montrer qu’il m’impressionne, cela serait une erreur possiblement fatale. Son visage me surprend alors. Je peux en effet, aisément y lire de la colère, c’est surement ce qui le domine même. Mais à travers ce voile, je peux aussi entendre vibrer dans sa voix, de la peur. Un sincère peur. La terreur pure de devoir se retrouver dehors, à nouveau seul et sans aide. Je ne peux que comprendre, même si venant de ce fou, cela m’étonne. Il s’est également excusé pour ma famille mais étrangement, le fait qu’il me broie le bras ne m’encourage pas vraiment à laisser son message atteindre mon cerveau, n’aide pas son message à être sincère à mes yeux.

Il me lâche enfin et me raconte. Ce fort, c’est sa seconde chance -même si personnellement je doute qu’il n’en ai eu que deux. Je l’écoute, alors que je me frotte doucement le poignet. Je l’observe, je l’écoute et soudain un frisson me saisis. Je lui coupe la parole, mâchant sa dernière phrase de la mienne.

- T’as qu’à venir t’installer ici, dans cette maison.

Je n’arrive même pas à croire ce que je viens de dire. Je n’arrive même pas à réaliser, ce que je viens de lui proposer. Fini la sérénité, je dormirais maintenant habillée et porte close… Je vais devoir me mettre à surveiller mes sous-vêtements et à compter exactement le nombre de rations encore présentes à ma disposition. Fin de la cohabitation tranquille avec moi-même.

- J’ai encore deux chambres inoccupées. J’ai pris celle des anciens parents je suppose … Les deux autres étaient des ados je pense, les lits sont monoplaces mais assez grand pour que tu puisses y dormir.

Je me laisse tomber en arrière, mon dos rencontrant les coussins moelleux du canapé.

- Les règles sont simples. C’est moi qui ai la priorité à la salle de bain, tu as interdiction de passer le pas de ma chambre et de toucher mes appareils photos. Si tu me voles quelque chose j’irais aussitôt le signaler à Logan …

Je ramène mes cheveux en arrière et soupir plus profondément, fixant ma table basse. Je suppose que si Iggy était encore avec moi, c’est ce qu’il aurait surement fait. Lui offrir l’asile… Je suis peut-être vraiment trop naïve de lui laisser une énième chance, comme si l’apocalypse pouvait vraiment atteindre son cœur noir et l’attrister. Je me redresse un peu et le fixe.

- Hé, j’y pense. Ne me fais pas avaler de couleuvres. Je t’offre une nouvelle chance, parce que dire que c’est la deuxième serait un mensonge. Tu es peut-être étonnée que je sois encore en vie. Mais dis-toi bien, que j’ai la rage de vivre. Alors me mets pas de bâtons dans les roues et ton secret sera très bien gardé. Essaies de me nuire et je n’hésiterai pas à te dénoncer pour rester ici ...
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Drake Spencer
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Sam 28 Oct 2017 - 10:07

Un fantôme du passé


Drake Spencer & Aiko Dyclen

Drake cligne les yeux avec un air éberlué. Aiko est de loin la femme la plus cinglée qu’il n’ait jamais rencontré. Elle doit avoir une sorte de double personnalité étrange, ce qui expliquerait pourquoi elle décide de l’héberger quelques minutes après lui avoir envoyé une belle claque au visage. Vivre ici… avec elle. Drake fronce les sourcils, pensif, alors qu’il l’écoute à peine désormais. Elle lui décrit les chambres. En même temps, ce n’est pas un sujet passionnant. Pas étonnant donc que ses paroles lui passent au dessus de la tête.

Vivre avec Aiko. Il y a des pour et des contre. Les points négatifs d’abord. Aiko est sacrément chiante. Rien qu’à voir son accueil, Drake sait d’avance que la cohabitation ne sera pas de tout repos. Elle va sûrement lui demander de faire la vaisselle ou les repas, s’autoproclamant féministe, ce genre de conneries… Lui qui voulait un nouveau départ, c’est aussi raté sur ce point-là. Bien loin d’être un départ, il s’agit en l’occurrence d’un retour en arrière. Néanmoins, il y a des points positifs à cette situation. Premièrement, la nana est sexy en diable, surtout en shorty. Elle ne lui posera pas de questions sur son passé puisqu’elle le connaît déjà. Il va pouvoir bénéficier de l’aide d’une connaissance pour son intégration au camp. Drake se caresse sa barbe mal taillée, qui a connue des jours meilleurs. La maison n’est pas mal, il y sera tranquille.

Drake essaie de se concentrer de nouveau sur ce qu’elle raconte de sa voix fluette. Des règles ? Qu’importe, il a pris sa décision.

- Ouais, d’accord. Je vais vivre avec toi. Je m’en fous de la chambre. Et tes affaires ne m’intéressent pas.

L’ex taulard soupire en entendant les menaces de la belle brune. Il lève les mains en signe de reddition.

- Ça va, je te dis ! Je ne vais pas te tuer dans ton sommeil, bien que c’est très tentant. Drake lève les yeux au ciel en rencontrant le regard dur de la jeune femme. C’est une blague. Il y a un contrat à signer, ou tu as fini avec les règles ? En tous cas...merci pour ta proposition. C’est généreux de ta part. Finit-il par marmonner, presque à contre cœur.

Drake regarde ailleurs, explorant la maison de ses yeux bleus. Il se racle la gorge, ne sachant pas trop quoi dire, ni que faire.

- Tu pourrais me faire la visite ? En tout cas… Tu… es toujours aussi jolie.

Il peut encore se souvenir de ce fameux soir… Le soir où il lui a volé son premier baiser. C’est un moment qu’un garçon n’oublie jamais. La sensation des lèvres douces d’une jeune fille en fleur contre les siennes. En fait, s’il fermait les yeux, là maintenant, il pourrait presque revivre ce moment.

***
C’est un soir particulier. Un bal de fin d’année. Le premier pour Aiko. Sans qu’Iggy ne le sache, Drake s’était empressé de demander à accompagner Aiko. Il avait mis une chemise et un pantalon de toile noir. Pas de veste, Drake déteste les costards cravates. Pour l’occasion, il lui avait mème acheté une rose – rien de tel pour se mettre une nana dans la poche. Et en ce temps-là, Drake aimait beaucoup Aiko. Un peu trop, même. Quoi qu’il en soit, Drake attend sagement sa cavalière devant la salle de danse. La musique arrive à atteindre ses oreilles. Ils jouent déjà un slow. Les lumières de la salle des fêtes sont tamisées, douces. Il y a quelques bougies sur le chemin vers la porte principale. Une brise souffle sur le visage de Drake. A chaque voiture qui s’arrête, chaque fille qui descend, Drake soupire d’impatience.

Il a joué la carte du romantisme ce soir. Il veut voir des étoiles briller dans les yeux de sa cavalière. Il veut lui arracher un sourire… et un baiser. Cela fait quelques temps maintenant qu’ils se côtoient, qu’ils font des excursions et des aventures. Mais ce soir, Drake va passer à la vitesse supérieure. Il sera le garçon qui l’embrassera pour la première fois.

lumos maxima
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 30 Oct 2017 - 10:41

Rapidement après n’avoir écouté que la moitié de mes paroles sûrement, il ne perd pas de temps et réplique. Ses propos ne m’étonnent même pas, je m’attendais typiquement à ça ! J’étais étonné de ne pas encore avoir entendu parlé de mes seins ou de mon cul. Je suis quelque peu embêtée, mais je n’en montre presque rien. Je recommence déjà si facilement à anticiper ses blagues foireuses et ses allusions, que je n’ai même pas vraiment réagit à sa soit-disante blague sur le fait de me réduire au silence, de façon définitive. Même si je le sais violent, même si je le sais sanglant et surement plus que lorsque je l’ai quitté maintenant que l’apocalypse a sûrement échauffée son esprit de tueur, je sais qu’il ne me tuerais pas. Du moins, je tente désespérément de m’auto-convaincre ! Il n’a jamais vraiment fait preuve d’humanité, il a toujours été assez peu sensible ou en tout cas c’est ce qu’il laisse voir de sa personnalité. Mais maintenant que les morts traînent dehors et que tuer fait parti presque de notre quotidien à tous, j’ai une légère appréhension. J’espère secrètement qu’il n’a pas trop changé, qu’il est resté bloqué dans le passé et qu’il n’a pas trop pourri à l’intérieur… Je me dis qu’une colocation avec lui ne sera pas vraiment de tout repos, mais au moins, cela rapportera peut-être un peu de vie dans cet endroit. Malgré le compliment qu’il a accordé à mon corps, je décide de l’ignorer. Evitons de relancer les hostilités, ça lui ferait tant plaisir…

- Oui, évidemment que je peux te faire visiter. Viens.

Tranquillement, je me lève. Je baille légèrement, pas du tout motivé à lui faire un récit et une liste de tout ce qu’il y a dans cette maison. Mais d’un autre côté, c’est chose normale et logique. J’espère ne pas regretter trop vite de lui avoir proposé cette colocation. Peut-être que j’en avais marre de la solitude, que j’en avais marre du silence macabre de la maison à toute heure de la journée. Mon choix de locataire aurait pu être franchement plus judicieux, mais on dirait que je ne me suis pas vraiment donner la peine de réfléchir davantage. Avec un léger soupir, je passe du salon à la cuisine. Elle est belle, blanche, assez moderne. Evidemment, certains accessoires superflus sont maintenant inutilisables afin d’économiser l'électricité, mais le tout reste tout de même assez accueillant. Il y a là un îlot centrale, je suis certaine que la famille qui vivait ici avant avait pour habitude de cuisiner tous ensemble. Pour l’instant, je me demande si Drake participera de beaucoup aux tâches ménagères …

- La cuisine. Elle est assez grande pour nous deux, on pourra y circuler sans se marcher dessus, je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle.

Je ne m’attarde pas vraiment, et commence à grimper les escaliers. Je ne suis pas sereine de le savoir derrière moi, il a une vue parfaitement placée sur mon fessier et vu quel pervers c’est, je ne peux qu’appréhender une nouvelle remarque, ou même une simple pensée déplacée. Une fois à l’étage je me tourne vers lui.

- J’ai pris la chambre des parents, parce que c’était la plus grande et la plus organisée. Mais on a encore deux chambres à disposition, il y avait deux adolescents ici. Un garçon et une fille. T’as plus que l’embarra du choix les deux ont un grand lit.

Mon regard se fixe un léger instant sur une robe qui dépasse de la penderie de la jeune fille. Elle est rose. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais vraiment porté de robe rose. Souvent, elles étaient noire, rouge ou bleu. Rare ont été les fois où j’ai revêtu ce genres d'apparat. La pauvre devait se préparer pour son balle de promo. Celui dont j’ai souvenir, c’est celui que j’ai fait avec Drake.

***

La nuit était tombée, avec l’accord de ma mère, j’étais aller me préparer chez des amies. Officiellement, aucune de nous trois n’avait de cavalier, nous y allons en tant que groupe soudé et indomptable. Pourtant, cette image ne perdurerait qu’aux yeux de nos parents. Car toutes, nous avions un mauvais garçon qui nous attendait une fois rendues. Toute fière, mais surtout très gênée, nous nous sommes laissées conduire sur les lieux. Le père de mon amie nous a déposée, et s’en est allée. Je me sentais assez nu avec cette robe. Pour faire plaisir à Drake, j’avais un décolleté bien ouvert, ma robe à bretelle descendant jusque sur la naissance de mes genoux. Elle était rouge, simple. J’avais un rouge à lèvre intense, très peu de maquillage pour un effet naturel… Mon coeur a manqué un battement lorsque je l’ai appercu. Il n’était pas en smoking complet, mais de le voir en chemise m’a déjà fait quelque chose, j’étais déjà folle d’excitation, folle d’amour également. Un poil stressée, je me suis malgré tout avancé vers lui, puisant ma force je ne sais trop où pour le rejoindre.

- Bonsoir Drake ...
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