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 Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]

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MessageSujet: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Jeu 24 Aoû - 17:54
Doucement, un pas après l’autre, je marche dans Grosse Pointe. Shadow mène la marche visiblement, trottinant, son corps sautille et sa queue remue à chaque foulée qu’elle effectue. C’est quelque chose qui me rassure ; voir que mon chien possède le même caractère que moi, toujours enjouée et joueuse. Pas comme tous les gens que l’on rencontre en ce moment, qui sont fades et semblent avoir parfaitement perdus leur sourire et leur joie. C’est fou mais même si je me sens déjà plus en sécurité maintenant que je suis avec eux, avec les gens du lab, je me sens aussi un peu tiraillé. En effet, voir tous ces gens qui se soutiennent est plaisant mais pour l’instant, j’ai plus sérieusement côtoyé quatre personnes du groupe. Et ces quatre personnes sont des filles, toutes sauf une sont très pessimistes et ça me pèse sur le crâne à la longue. J’aimerais bien pouvoir délirer un peu, faire l’enfant avec des gadgets trouvés un peu n’importe où. Même si le monde est attaqué par les virus, faut voir le bon côté des choses ; les gens ne râlent plus parce que nous sommes dominés par des gens que nous n’aimons pas. Mais ils râlent parce que nous ne sommes plus le prédateur suprême, mais plutôt une proie très recherchée.

J’avance doucement avec ma chienne et soudain, me stoppe. Shad lève son museau bien haut et très rapidement, je comprends qu’elle piste quelque chose. Je souris et l’encourage à avancer. Je la suis, ma hache entre les mains, je me mets en route. Pas question de faire n’importe quoi, il faut suivre avec discrétion la piste. Je ne sais pas si cela va nous mener sur du gibier, mais j’espère que c’est le cas ! Il nous serait agréable de trouver un bon gros lapin ou peut-être même une biche égarée. Je m’imagine déjà l’attraper et ramener un bon gros tas de viande au laboratoire. Mais malgré tout, je reste prudent, sur la réserve et tente malgré la faim constante de ne pas trop fantasmer. Je me souviens d’une après-midi où Shad et moi avons chassé une biquette qui appartenait en réalité à un homme. Je me garde donc un peu de trop espérer concernant notre prise futur, ou pas.

Shadow m’emmène finalement au coin d’une rue et c’est en tournant dans celle-ci que la surprise vient me saisir. Je perçois au loin, une blonde, debout sur une poubelle. Elle frappe trois zombies qui tentent de la dévorer, les insultant de milles mots plus violents les uns que les autres. Aussitôt, toujours la hache en main, j’accours. Shadow me suit, mais elle ne sait que trop bien, qu’elle n’a pas le droit d’attaquer tant que je ne le lui ordonne pas clairement. Aussi, arrivant dans le dos de ces bestioles, j’enfonce ma hache dans le crâne de l’un d’eux et ce dernier s’écroule. Le temps que je remonte la rue, la blonde était arrivé au bout des deux autres et c’est à cet instant que, retirant ma hache du crâne cadavérique, je souris largement.

- Salut Jordan … Je ne m’attendais pas à te revoir dans de tels conditions !

J’essuie ma hache sur la veste du corps inanimé, ne voulant plus voir de sang contaminé sur mon arme. Je la range doucement dans mon dos et la fixe, plutôt amusé par notre situation actuelle.

- Tu t’es bien débrouillée avec eux… Mais je pense que la fuite aurait été moins risqué que la poubelle tu ne crois pas ?


Je tends la main vers elle afin de l’aider à descendre, même si je suis conscient qu’avec son caractère volcanique, j’ai un certain nombre de chances qu’elle me frappe plutôt que d’accepter mon aide.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Sam 26 Aoû - 12:03


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


Comme à ses habitudes, Jordan ne parvenait pas à rester tranquillement au labo sans sortir un peu. Ce n’était pas quotidien, parce qu’elle avait besoin de récupérer un peu de sommeil. Puis, elle avait ses tâches à accomplir pour le groupe et ça lui prenait pas mal de temps. Surtout qu’elle ne se contentait pas spécialement que de l’inventaire de l’armurerie. Elle mettait la main à la pâte là où il y en avait besoin. Enfin bref, ses sorties restaient tout de même assez régulières, même si c’était juste pour faire le tour du labo histoire de prendre un peu l’air et de retrouver un minimum la solitude à laquelle elle était habituée depuis des mois. Parce que oui, Jordan aimait toujours autant se retrouver seule. C’était sa manière de mettre son esprit au clair et de se retrouver elle-même.

Evidemment, elle n’avait pas trouvé Liv, et hors de question d’aller demander à quelqu’un d’autre. De 1, parce qu’elle n’avait pas confiance en tout le monde et elle ne voulait en aucun cas rentrer seule et devoir expliquer cela à Cale et aux autres. De 2, elle n’avait pas spécialement envie de voir les autres. Peut-être Nora mais elle ne la traînerait jamais dehors, la brune avait bien d’autres préoccupations. Alors, elle était partie seule. Ce n’était pas inhabituel et c’était loin de la déranger. Elle savait se débrouiller, dans l’avant et dans ce nouveau monde. Ca n’avait pas vraiment changé. Sauf que maintenant le danger était un peu plus bête qu’à l’époque de son service. Après tout, la seule chose qui motivait ses revenants, c’était son cerveau. Ils n’avaient pas d’armes exceptés leurs ongles, leurs mains et leurs dents. Certes, la moindre griffure ou morsure et c’était la mort assurée, mais pour ça, il fallait déjà les laisser approcher et Jordan comptait sur sa barre de fer pour les tenir à bonne distance de sa chair. Jordan avait pris son vélo. Cela faisait longtemps qu’elle l’avait délaissé pour ses pieds ou le 4x4 de Liv. Sauf que là, elle voulait s’éloigner un peu plus du Labo et pouvoir rentrer assez rapidement si jamais la situation tournait au vinaigre. Elle roulait plusieurs minutes et une fois arrivée dans un quartier qu’elle ne connaissait pas, elle trouve une planque pour son vélo. Elle ouvre le premier immeuble qu’elle trouva, elle pénétra à l’intérieur et vérifie que personne ne vivait là où n’était actuellement dans les parages. Légèrement rassurée, elle laissa son vélo dans les caves de la bâtisse pour être sûr qu’il ne sera pas visible dès l’entrée du bâtiment.

Retrouvant l’air frais du dehors, Jordan resserre ses doigts autour du métal de son arme. Son couteau et son glock sont eux aussi accrochés à sa ceinture, juste au cas ou, mais elle préfère ne pas se servir de son arme à feu. Beaucoup trop bruyant et ce n’est pas à cause des revenants qu’elle dit ça. Bon nombre de survivant son à la recherche de ce genre de protection. Pas question qu’elle devienne une cible supplémentaire aux yeux des autres personnes malveillantes. Jordan se mit en marche, observant les recoins des bâtisses à la recherche de n’importe quoi qui lui indiquerait un objet intéressant à ramener au groupe. Ou elle-même, sauf que la jeune ignorait totalement ce qui pourrait la satisfaire. Elle n’a toujours pas ancré dans sa tête qu’elle peut laisser des objets chez elle, au labo. Elle se contente toujours du minimum et sa simple survie la satisfait. Tandis que la jeune femme ouvre une porte, elle entend aussitôt le martèlement irrégulier des pas sur le sol. Celle-ci est habitée apparemment. Elle attrapa rapidement son couteau et préféra lui percer le crâne avec la lame en métal plutôt que sa barre de fer étant positionnée dans un couloir. Ses gestes auraient perdu en amplitude et c’est là qu’elle aurait pu se mettre en danger. La femme, une fois hors circuit s’écroula d’un coup sur le sol. Jordan essuya la lame sur le coin du mur à côté d’elle mais un autre bruit attira son attention. Beaucoup de bruit à vrai dire. Beaucoup trop pour un simple rôdeur. Sur le qui-vive la jeune femme fléchi légèrement les genoux et leva les poings dont l’un contenait toujours le couteau. Elle en vit un apparaître au fond, puis deux et encore deux de plus qui se rajoutait à la liste.

Elle fit volte-face et se précipita dehors. Ils n’étaient pas trop nombreux pour elle, c’était juste qu’elle était bien trop à l’étroit pour se les faire sans danger. Sauf que les saloperies semblaient courir vite aussi. Merde. Il lui fallait un endroit où elle pourrait gérer ce micro flux. Un endroit où elle pourrait les avoir à portée, sans que ce soit leur cas. Un sourire illumina le visage de Jordan quand elle aperçut une grosse benne poubelle que les restaurateurs utilisaient pour leur déchet. Elle accélère rapidement et bondit sur l’objet. Le bruit est sourd et elle glisse légèrement se retrouvant allongé sur le haut de la poubelle. Elle se retourne juste à temps pour voir le premier du groupe de revenants arriver à sa hauteur. Elle dégage son pied au dernier moment et lui balance un coup de barre de fer qui lui déforme le crâne. Elle se redresse vivement le temps que les autres arrivent. — Bande de saloperie ! , leur cria-t-elle. Ces créatures étaient arrivés à son niveau et tentaient par tous les moyens de lui attraper les jambes. Les mains tambourinaient sur le plastique de la poubelle légèrement courbé sous le poids, bien que léger, de Jordan. Prenant appuie sur sa jambe droite, elle envoya son pied gauche directement dans le crâne du rôdeur le plus à droite. — Prend ça, sale pute ! Les insulter ne servait à rien mais ça amusait quelque peu Jordan. Alors qu’elle avait un fin sourire, elle distingue au loin un mouvement. Sur ces gardes une fraction de seconde, elle se détend immédiatement quand elle reconnaît le malinois. Aaron et Shadow, mais qu’est-ce qu’ils faisaient par ici ? En tout cas le jeune homme fonce vers elle et surtout vers ses choses. Profitant de la distraction que le brun offre, elle se penche en avant et plante la lame de son couteau sous le menton du dernier rôdeur en face d’elle.

— Tu pensais plus me retrouver devant une tasse de thé ? , dit-elle d’un ton léger, amusé par la réplique du brun. Après tout, ce genre de situation faisait partie du quotidien et ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait debout sur une poubelle. Jordan l’imite alors et essuie la lame de son couteau contre la poubelle à défaut d’un bout de tissu. Elle le range alors au niveau de sa ceinture et récupère la barre qu’elle avait lâchée préférant le couteau. Elle hausse légèrement les épaules avant de répondre : —  Où aurait été le plaisir alors ? Et certainement aussi surprise qu’Aaron, elle attrape sa main. Sa poigne est ferme et la chaleur de sa main dans la sienne l’interpelle. Ce geste est rassurant et réconfortant. Voilà bien trop longtemps qu’elle n’avait pas fait ce simple geste avec quelqu’un. Légèrement troublée, elle garde le silence quelques secondes et préfère fuir son regard. — Je préfère les affronter, dit-elle au brun. C’est peut-être stupide mais j’ai cette image dans la tête, celle d’un enfant qui serait face à ces créatures…. C’était peut-être la bicyclette rose qu’elle avait piqué qui la faisait penser comme ça mais bon, de toute façon elle ne voulait pas laisser ces choses gagner. — Plutôt moi que lui. Si tu les tues, c’est déjà ça de moins. La tâche serait longue. Mais Jordan n’avait pas pour but d’éliminer tous les rôdeurs. Mais si elle pouvait au moins s’occuper de ceux qu’elle croisait, c’était ça de prit. — Sinon, qu’est-ce tu fais là ? Tu me suis ? demanda-t-elle en plissant légèrement les yeux mais le ton de la plaisanterie était bien là. — Comment va Shadow ? Jordan pose ses yeux sur le malinois resté à plusieurs mètres de là.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Lun 28 Aoû - 15:00
Jordan me surprendra toujours. Il s’agit de la deuxième fois que je la vois -du moins qu’on se voit tous les deux- et à chaque fois, elle m’a semblait différente. La première fois que nous nous sommes rencontrés, il faisait nuit. Nous avons fini par nous quitter entre deux mots agressifs, sûrement à cause de la fatigue. La seconde fois, je l’ai entendu parler avec une femme que je ne connais pas, sur le toit du laboratoire, encore une fois de nuit. Elle semblait de bonne humeur et maintenant, je la retrouve en pleine journée, seule et elle m’accueil à nouveau de manière différente. Cette fois elle semble joueuse, presque joyeuse ! Même si ce n’est à nouveau pas grâce à moi, c’est quand même agréable de la voire moins renfermée, plus dynamique. Contre toute attente, Jordan glisse sa main dans la mienne, acceptant l’aide que je lui proposais dans mon geste. Je ne peux m’empêcher de sourire, d’être content de voir qu’elle ne porte en moi aucune rancune par rapport à ce que je lui avais dit la dernière fois. Je pense qu’elle aussi met ça sous le compte de la fatigue. Et elle a bien raison … J’étais tout simplement désespéré que tout le monde soit étrangement têtu, obstiné à être triste et morose. La voir un peu plus joyeuse me confirme qu’elle n’a pas perdu son sourire, qu’elle le cache juste.

Je suis profondément d’accord avec ce que Jordan avance. Autant les tuer, ça en fera un de moins pour contaminer quelqu’un ! Je ne peux que frissonner en imaginant les enfants, vieillards et autres survivants qui se feraient griffer ou mordre par l’une de ces choses immondes. Ce avec quoi je suis un peu moins d’accord, c’est de s’exposer ainsi … Elle aurait pu se faire griffer aux jambes mais même si elle n’a pas l’air vraiment inexpérimentée, que ses gestes avaient l’air assez vifs, je m’en serais voulu d’arriver trop tard et un jour, croiser Jordan en Z me ferait franchement mal au cœur… Je chasse ces idées de ma tête, après tout elle a l’air en un seul morceau et ne semble en aucun cas blessée. Sa question sur Shadow me fait presque aussitôt retrouver le sourire.

- Elle va bien ! Je dirais même que ce n’est pas moi qui te suit mais elle. Elle a senti ton odeur et l’a aussitôt remonté. Je t’avoue que je m’attendais plutôt à tomber sur une biche ou n’importe qu’elle autre gibier… Mais j’admets que sa trouvaille actuelle a du bon aussi.

Je lui souris avec franchise, comme toujours. Oui, décidément je considère qu’il s’agit d’une bonne journée pour essayer de dialoguer avec un meilleur fond que celui de la dernière fois. Il n’empêche que sa voix, m’est toujours autant familière sans que je ne parvienne vraiment à me souvenir d’où j’ai bien pu l’entendre … Je m’abstiens bien de lui poser la question pourtant. Si elle se souvenait de moi, si nous nous étions déjà vu, elle me l’aurait sûrement déjà rappelé.

- Dis-moi. Si ce n’est pas indiscret, tu fais quoi dans le coin ? T’es venu chasser ? Si t’es pas trop occupée, si ça te tente de voir un peu Shadow, on pourrait se trouver une animalerie non loin d’ici ?

Je ne peux m’empêcher de m’amuser. Elle s’est surtout intéressée à ma chienne, sans prendre de nouvelles de moi. Décidément, cette chienne possède un puissant atout de séduction que je lui envie fortement.

- Bien sûr, ça n’est pas obligatoire… Mais vu que t’as l’air de bien l’aimer, ça lui fera plaisir de se faire une nouvelle amie.

J’ai l’impression que sans le dire à haute voix, passant un simple accord mental, nous nous servons de Shadow comme d’un prétexte. Elle est son prétexte pour sourire et prendre des nouvelles à travers elle. Et Shad est mon prétexte pour lui proposer une petite virée, assez banale mais qui promet pourtant quelques bêtises et âneries de ma part.

- Pour être franc j’en ai même localisé un dans la rue voisine. On en a pour un peu de marche mais bon… Le magasin m’avait l’air en bon état en passant devant. En même temps pendant l’apocalypse, ce n’est pas vraiment le premier endroit qu’on pense à piller… Les jouets pour chien, ne sont malheureusement pas comestibles.

J’espère qu’elle acceptera. Ça me permettra de me rattraper un peu d’avoir été si cassant la dernière fois et peut-être pour elle l’occasion de me montrer qu’elle n’est pas morte à l’intérieur.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mar 19 Sep - 21:26


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


S’il y avait bien une chose que Jordan n’était pas, c’était rancunière. Certes, elle n’oubliait pas ce que les autres lui infligeait, mais généralement elle ne bloquait pas sur ce genre de détail. Même si l’homme lui avait sorti deux ou trois phrases agaçantes, il n’y avait rien eu de mal là-dedans. C’était le milieu de la nuit et elle ne le connaissait pas. S’il y avait bien une chose qui la mettait sur les nerfs, c’était de faire la rencontre de petit nouveau en pleine insomnie. Déjà que la blonde n'avait pas une approche facile, si en plus de ça son humeur ne se trouvait pas au beau fixe, l’inconnu risquait souvent d’y perdre des plumes et elle de se faire une ennemie de plus. Fort heureusement, Aaron non plus ne lui tiens pas rigueur de leur dernier échange et reste l’homme amical qu’elle avait croisé dans les couloirs du labo. Une fois descendue de sa poubelle avec l’aide du brun, elle cherche à savoir comment se porte l’animal de compagnie d’Aaron qu’elle distingue à plus d’une dizaine de mètres de là, qui s’agite certainement avec l’envie de s’approcher mais attendant le feu vert de son maître.Jordan sourit à la réponse qu’il lui offre. — Sérieusement ? Elle arrive à me pister comme ça ? La blonde était impressionnée qu’elle ait pu retrouver sa trace sans même avoir besoin d’un vêtement ou quelque lui appartenant qui détiendrait son odeur. — J’suis impressionnée, même si du gibier aurait été une meilleure piste. Après tout, le groupe n’aurait pas craché sur un bout de viande mais bon. Au moins il l’avait aidé, même si elle était certaine d’avoir la situation sous contrôle

Chasser, elle ? Jordan laissa glisser son regard vers sa barre de fer et le couteau qu’elle avait toujours en main. — J’ai un peu de mal à chasser avec ce genre d’arme. Avec un arc c’est bien plus facile. Ou un chien. , elle laisse son regard glisser jusqu’à Shadow, un sourire sur les lèvres. — Je peux pas vraiment rester au labo toute la journée à rien faire… La jeune femme était une sorte de pile électrique. Elle avait toujours vécu dans l’urgence et la précipitation. Ce nouveau monde lui semblait bien calme et elle ne supportait pas l’idée de rester enfermée à attendre. Encore moins lorsqu’elle savait ce qui rôdait dehors. Même si ce n’était pas toujours très drôle et qu’elle se faisait quelques frayeurs parfois, elle préférait mille fois passer une journée à dégommer quelques morts-vivants que de rester dans sa chambre à fixer le plafond. — Je connais pas du tout l’endroit, mais ça doit bien exister quelque part non ? Après tout elle n’avait rien de mieux à faire, et au moins elle aurait un peu de compagnie. — Et puis, je suis sûre qu’il n’y a pas qu’elle qui soit contente de ma présence. , elle répond d’un ton neutre. Aaron est de ce genre de personne amical, ouverte et qui devait certainement se faire des amis très facilement. Tout le contraire de la blonde en somme. Qu’importe, aujourd’hui elle était d’humeur à ne pas être seule. Et le brun semblait être un assez bon choix de compagnon de route pour la journée.

— Les jouets, non... mais les croquettes oui. Tout était bon à prendre ces temps-ci et elle était certaine que certains auraient déjà franchi les portes de l’animalerie dans le but précis de trouver ces sachets de plusieurs kilos ou même les boîtes de pâtés. La blonde eut un soupir. Ce n’était pas le met de premier choix, mais quand on mourrait de faim on revoyait vite nos priorités. Surtout celle concernant la nourriture. — C’est bon, je te suis. Elle lui fit un petit geste du bras pour l’inviter à ouvrir la marche et le suivit avant de se poster à côté de lui. Arrivé à hauteur de Shadow, Jordan lui caresse la tête et la gratouille rapidement derrière les oreilles avant de poursuivre leur route. — Et toi, du coup, qu’est-ce que tu faisais dans le coin ? Même si elle conversait avec lui, la blonde avait les yeux fixés sur les alentours. Elle cherchait à repérer toutes traces de nouveaux rôdeurs - après tout elle n’avait pas vraiment été discrète avec les premiers - ou pire encore, celle d’autres personnes malveillantes placées dans l’une des baraques qui longeaient la rue que vous remontez.

Jordan suit Aaron et son fidèle compagnon jusqu’à une boutique aux vitres explosé et à la façade décrépie. De l’extérieur ça n’avait franchement pas belle gueule. Mais alors vraiment pas. Se faufilant devant Aaron pour stopper net toutes potentielles intentions chevaleresques du brun , elle entra la première dans le bâtiment, son arme au poing. Comme elle s’y était attendu, l’endroit était saccagé. Toutes sortes de déchets jonchaient le sol, les rayons de croquettes étaient dévalisé, vides. Elle avança d’un pas lent et le plus silencieusement possible au cas où ils ne seraient pas seuls. D’un regard vers le maître de Shadow, elle déposa son index contre ses lèvres pour lui faire comprendre de ne pas faire de bruit. Puis, d’une geste rapide de la main, elle lui indique de passer par la rangée ouest tandis qu’elle irait à l’est. Sans attendre de protestations silencieuses ou de regard fâché du genre “nooon, hors de question”, elle se détourne et s’avance dans l’allée qui lui fait face. Lentement, mesurant chacun de ses pas, elle avance progressivement. Pour l’instant aucune trace de ces créatures. Tous les deux mètres, elle peut distinguer Aaron qui avance lui aussi à plus de dix mètres de là. Tout semblait calme. Les rayons étaient presque tous sans dessus de tout, avec le contenu renversé. Puis d’un coup, approchant d’une cage au sol, un bruit sec retentit et la blonde fit un bond en arrière, sur le qui-vive. Retenant un cri de surprise, elle sent son coeur battre plus vite et plus fort dans sa poitrine. En alerte ses yeux cherchent la source du bruit. Ses doigts se sont refermés sur le manche de son poignard quand enfin elle comprend la raison de ce bazar. Un chat, maigre comme un clou se trouve coincé dans la cage à ses pieds.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Ven 22 Sep - 16:29
Jordan se met à me parler, et cette fois elle me parle réellement. Ce n’est pas comme la fois dernière non, cette fois elle semble bien mieux éveillée et en pleine forme ! La belle blonde articule ses lèvres pulpeuses et me raconte pleins de choses qui sans le savoir, m’offrent un certain nombre d’informations que je n’avais pas à son sujet. Elle sourit presque et c’est très agréable à voir. Je hoche la tête lorsqu’elle me montre ses armes de fortunes et en effet, j’en concluant bien rapidement, presque comme un grand, que chasser une biche est compliqué dans ce genre de condition. En revanche, c’est là que je me pose une réelle question. Pourquoi ne pas demander aux autres personnes de notre groupe de lui enseigner à poser des collets ? C’est vrai que c’est assez barbare. Mais c’est un atout certain, qui promet quelques lapins de temps en temps. Je trouve soudain la réponse seul. J’avais en effet pu constater qu’elle n’était pas des plus sociables l’autre soir. Peut-être n’a-t-elle tout simplement pas envie de passer plusieurs heures avec quelqu’un qui lui donnerait une leçon, surement que Jordan n’est pas du genre à aimer qu’on lui donne des ordres, même pour la bonne cause. Je la voie glisser le regard vers Shadow et presque immédiatement, je remercie le ciel de l’avoir avec moi. Cette chienne a un potentiel de séduction rare, Jordan semble déjà l’avoir adoptée. La belle me parle ensuite du fait que, même si elle ne sait donc en effet pas chasser, ce n’est pas une raison pour rester enfermée au labo indéfiniment et je suis totalement d’accord avec elle. Il m’arrive aussi de quitter le lab pour aller prendre l’air, prétextant une chasse inefficace lorsque je rentre le soir.

Après avoir reçu son accord - qui me fait bien plaisir il faut l’avouer, je me dirige vers la boutique. Elle m’interroge à mon tour, me questionnant pour savoir ce que moi, je faisais dehors. Je souris légèrement, alors que mon regard glisse sur les décombres alentours alors que je prends quelques brefs instants pour réfléchir.

- L’aventure déjà. Par habitude d’être dehors, je pense que tu dois me comprendre … avoir été solitaire tout ce temps et retrouver soudain une communauté, dormir entre quatre murs, on ne peut pas vraiment dire que je m’y sois encore habitué. Quand je suis dehors je fouille, j’essaye de trouver des trucs utile pour le labo, améliorer le confort des gens là-bas.

Mon esprit s’en va, alors que je resonge à une de ses précédentes phrases, pendant qu’en silence, on se glisse dans l’animalerie défoncée. Elle prend les devants, passe en première en m’arrachant un sourire. En effet, elle a vu juste. Je suis plutôt content de la voir, surtout maintenant qu’elle me semble plus amicale. Je ne dirais pas qu’elle rayonne de joie, mais malheureusement pour elle et sa carapace de protection anti-émotion, je crois percevoir un peu de bonheur dans le fond de sa voix. Un peu de détente je dirais, peut-être le fait de ne pas être seule pour faire des bêtises ?

On entre, alors que je suis sagement ses instructions. On ratisse un rayon chacun, veillant au fait qu’il n’y ai pas de zombies dans le coin. Nous progressons en silence, alors que Shadow me suis, fidèlement. Soudain, ses oreilles se dressent, sa truffe se lève. Je serre les doigts sur ma hache, craignant qu’un zombie ne soit dans le coin, j’ai hésité à appeler Jordan. La pauvre n’a pas de chien pour flairer avant elle le danger. Mais presque au même instant, j’entends un bruit vif et j’entends les pas de Jordan frapper d’un coup le sol, signe qu’elle s’est écartée brusquement. Je fais deux grandes enjambés et la rejoint rapidement dans son rayon mais rien, aucun signe de danger. La blonde est devant une caisse, qui gigote et j’en déduis bien vite qu’une pauvre bête est coincée dedans.

D’un pas léger, discret, je rejoins Jordan, l’air totalement détendu. Je souris en voyant un joli chat, au pelage claire, est enfermée dans une caisse. Avec l’aide de la miss aux yeux océans, nous libérons la bête. Shadow est à l’écart. Elle est allongée sur le ventre et fixe la maigre boule de poile avec les yeux grands ouverts.

- C’est bien ma belle…

Je m’en retourne la caresser, laissant la blonde avec le chaton. Je l’ai dressé ainsi. Lorsqu’elle rencontre un autre chien, elle doit rester contre moi, mais lorsqu’elle rencontre un chat, elle doit se coucher. Je la récompense, venant la flatter avec tendresse. Mon regard sombre se reporte vers nous deux nouveaux amis et je ne peux m’empêcher de sourire, devant ce tableau touchant.

- Je vais chercher des croquettes, de l’eau … N’importe quoi qui puisse l'alimenter un peu.

Je m’active immédiatement. Mes doigts glissent sur les étagères, alors que ces dernières sont totalement désordonnées. C’est au bout de quelques instants de recherche que je fini par trouver une petite boîte de pâtée pour chat. Je reviens vers la belle et glisse mon doigt dans la gâchette, tirant dessous en laissant un léger bruit métallique résonner. L’odeur de la nourriture fait trémousser le nez du chat, devant qui je pose la petite boîte. Ce dernier est absolument mort de faim ! Je me redresse finalement et souffle d’une voix assez douce, assez grave.

- Tu faisais quoi avant Jordan ? Je te vois … Tu es à l’aise avec les animaux. Je ne saurais pas vraiment dire si tu travaillais dans ce secteur, mais en tout cas ça ne semble pas te déplaire. Personnellement, j’étais maître-chien. Tu l’as surement deviné en voyant Shadow. Mais pardon si c’est indiscret, j’aimerais juste en apprendre un peu plus, si ça ne te dérange pas.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mar 10 Oct - 19:30


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


La marche en serait presque agréable. Les deux acolytes avancent, un pas devant l’autre et cela ressemblerait presque à une promenade toute simple. Pour ça il fallait effacer du décor les rues dévastées, les bâtiments délabrés et les morts pas tout à fait morts qui arpentent la ville. Même si la conversation est loin d’être pénible, Jordan n’y prête qu’une oreille distraite. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne se sent absolument pas à l’abri dans ce nouveau monde. Réflexe d’avant qui n’est pas tout à fait parti et qui ne le fera certainement jamais, ses yeux se posent sur chaque recoin qu’ils croisent. Elle observe les fenêtres dans la crainte de découvrir le canon d’un sniper - quoi que dans ce cas-là, ils ne seraient plus de ce monde bien avant même de le voir - c’est plutôt n’importe quelle arme à feu qu’elle espère ne jamais apercevoir. Malgré une demi-attention, la blonde entend clairement ce que lui raconte le brun et un sourire étire à nouveau ses lèvres. — Oui, je vois. J’aurais jamais pensé que le calme des rues - enfin, tu vois ce que je veux dire - allaient me manquer. Et je te rassure, ou pas, mais je m’y suis toujours pas faite. Est-ce que ça sera au moins le cas un jour ? Ou alors la blonde n’était tout simplement plus faite pour ça. Avant, elle avait l’habitude de ça. Elle partageait presque toute sa vie - même privée - avec les hommes et les femmes de son unité… Aujourd’hui, cela la dérange plus qu’autre chose. En tout cas, elle se rassure de voir qu’elle n’est pas la seule à avoir des difficultés avec la vie en communauté. Non qu’elle déteste ça, ou qu’elle ne s'intéresse pas au groupe. On contraire, elle donnerait sa vie pour les protéger. C’était la partie sociale qui semblait bloquer avec elle. Et puis son cerveau était toujours perturbé des nombreux mois passés seule sur les routes du pays.

L’animalerie se dresse finalement à une cinquantaine de mètres d’eux. Jordan la voit avant même qu’il ne lui indique. Après tout, elle est plutôt facilement remarquable avec le logo sur la façade même si celle-ci n’est plus en bon état. La devanture est complètement dévastée elle. Comme tous les autres magasins de la rue, celui-ci ne semble pas avoir échappé à la vague de panique qui à pousser tous les habitants à saccager tout commerces présents. Ils s’approchent rapidement et Jordan prend les devants en entrant la première.  Immédiatement, leurs postures changent. La blonde mesure chacun de ses pas. Elle prend garde à chacune de ses respirations pour faire le moins de bruit possible et elle avance. Elle ne voit plus Aaron mais elle sait qu’il n’est pas bien loin. Et puis, même s’il prend toutes les précautions possibles elle arrive tout de même à distinguer les légers cliquetis des pas de son compagnon à quatre pattes. Concentrée sur l’horizon devant elle, la jeune femme ne prend pas garde à la cage qui se trouve au sol. Si elle n’a pas vu l’animal à l’intérieur, lui ne l’a pas manqué. Il s’agite comme un diable dans sa prison et effraie l’ancienne pilote qui bondit en arrière sur l’effet de la surprise. Les doigts fermement agrippés à son poignard, son bras s'était levée par réflexe - prêt à planter le premier rôdeur qu’elle apercevrait. Moins d’une seconde après avoir compris l’origine du bruit, Arron se trouve juste à côté d’elle. — C’est qu’un chat. , elle réplique comme s’il ne l’avait pas compris. Elle balaye rapidement le reste de  la pièce pour être sûre qu’aucune de ces choses mortes n’allait rappliquer pendant qu’ils s’occuperaient du chaton et se penche pour libérer l’animal.

Le brun décide d’aller chercher un truc pour l’animal, mais Jordan craint qu’il ne trouve plus rien. Pendant qu’il s’éloigne, elle tend la main au chaton réticent qui renifle doucement le bout de ses doigts. Après de longues secondes de réflexion, il approche son visage et se frotte à la main de la blonde avec un ronronnement auditif. Cela fait sourire Jordan qui lui caresse doucement le dessous du menton. Quand elle entend les pas d’Aaron s’approcher à nouveau de lui, elle demande sans quitter des yeux l’animal en face d’elle : — T’as trouvé un truc ? Il laisse alors une petite boite de conserve devant le nez du chat qui se jette littéralement sur le contenu. La blonde se redresse juste au moment où l’homme s’adresse à elle. Sa question lui hérisse immédiatement le poil et elle se referme légèrement sur elle-même. Elle déteste parler de son passé et elle a l’impression d’en avoir déjà parlé à trop de monde au labo. — Je n’ai jamais travaillé avec des animaux et j’aime pas tellement parler de mon passé., dit-elle un peu plus froidement. C’est involontaire et pas contre lui. C’est un sujet qu’elle ne veut plus vraiment aborder. Sauf qu’immédiatement, ses pensées s’égarent. Des images d’une époque révolue envahissent son esprit et ses souvenirs ressurgissent d’un coup. Elle revoit son visage, son nom et son chien. Elle se rappelle de la mission et revit chaque instant de ce moment. Oui, elle le connaît. Elle le connaît d’avant et c’est pour ça qu’elle s’est montrée si méfiante avec lui. Parce qu’il sait ce qu’elle faisait. Ou bien a-t-il oublié lui aussi ? Elle fronce légèrement les sourcils et fixe le brun. — T’avais un autre chien avant. C’était pas Shadow. , c’était plus une affirmation qu’une question. La blonde était incapable de se rappeler de son nom. De l’autre chien et de celui du brun. Pourtant, maintenant que cela s’était éclairé dans son esprit elle était persuadée de l’avoir déjà croisé. — T’as déjà travaillé avec la Navy. N’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mar 10 Oct - 21:21
Je suis finalement heureux d’avoir mis le nez dehors aujourd’hui. Cet instant que je partage avec Jordan est très beau je trouve, très paisible. S’occuper d’un animal est quelque chose que j’apprécie beaucoup, même si je préfère les chiens aux chats, j’admets que cette petite boule de poile est parfaitement adorable. De plus, c’est un instant que je partage avec quelqu’un d’autre que mon frère et ça aussi, c’est assez agréable ! La belle blonde aux yeux d’acier me rabroue subitement lorsqu’elle entend ma question. Elle a soudain perdu le petit air joyeux que je croyais avoir aperçu et qui lui allait pourtant si bien. Elle m’assure n’avoir pas envie de parler, ni même d’évoquer son passé et je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Il s’agit d’une question très délicate vu notre actuel univers. Certains d’entre nous ont perdu des gens et parler de leur passé en revient à se souvenir d’eux. Personnellement, je suis plus chanceux que certains. Les personnes chères que j’ai perdu sont mortes quand j’étais jeune, j’ai eu le temps d’en faire le deuil. De plus, je n’ai pas assisté à cet instant tragique. Beaucoup de personnes, des survivants au laboratoire par exemple, ont vu les leurs mourir dans d’atroces souffrances. Aussi, face à son raffut, je n’insiste pas. Je comprends parfaitement son point de vue et je ne cherche pas à insister. De toute manière, si elle souhaite un jour me livrer une anecdote sur elle, elle le fera sûrement sans que je ne l’y invite.

Un doux silence plane au-dessus de nous, pendant que je viens doucement gratouiller le pelage de notre petit chaton égaré. Jordan a soudain comme un sursaut, une révélation si on peut dire. Bizarrement, ses paroles me troublent un peu. Je reste accroupi près d’elle et fronce légèrement les sourcils à ses paroles. J’essaye de me souvenir et soudain, l’étincelle enflamme la poudre stockée dans mon cerveau. C’est pour cette raison que sa voix me semblait si familière, si particulière. Je souris donc légèrement, étonné qu’elle se souvienne de moi. Je pense que jamais je n’aurais réussi à rétablir le lien un jour, je serais resté dans le flou avec cette impression agaçante de déjà entendu… Je me redresse légèrement et hoche la tête.

- En effet … Je n’avais pas Shadow à l’époque. J’avais un autre malinois, plus gros, qui s’appelait Lucky. Malheureusement, avec ma bêtise, le pauvre est mort …


Je ne peux pas vraiment m’empêcher de sourire, même si je vois que cela l’embête tout de même un peu que finalement, nous en soyons arrivé à parler de son passé, ainsi que du mien. Qui aurait cru que cela soit possible. Je sens une tension montée à l’intérieur de la blonde et je ne peux que comprendre sa frustration ! Elle qui voulait à tout prix éviter ça, la voilà en plein dessus.

- Oui, du coup la Navy a demandé mes services à une époque … M’enfin, c’est le passé. Si ça peut te rassurer Jordan, je ne compte en parler à personne. Si l’apocalypse a au moins un bon côté, c’est qu’on peut devenir ce qu’on veut et prétendre avoir été autre chose.


Je souris encore plus, tel un enfant. Mes blagues ne la font surement pas rire, mais si ça peut au moins la détendre, je suis prêt à jouer l’idiot comme j’aime le faire ! J’attrape donc un chapeau à chien sur une étagère et le montre à Jordan.

- J’étais autrefois accessoiriste pour chiens ! J’ai menti à tout le monde. Shadow adore faire des essayages pour moi !

Je pose alors je chapeau ridicule sur le front de ma chienne, et celle-ci recule aussitôt. Le chapeau tombe à terre alors qu’elle vient le renifler sans conviction. Je me tourne ensuite vers le chaton et la blonde. Je ramasse le chapeau, le range sagement et m’accroupis de nouveau, observant Jordan d’un air amusé.

- Et toi alors. Tu étais quoi avant l’apocalypse ?

Mon ton léger, indique que je l’invite à mentir. Comme dit, je me fiche de ce que les gens ont pu être avant tout ce bordel qu’est la fin du monde. Ce qu’il y a de sûr, c’est que j’apprécie la blonde et son caractère volcanique pour les choses qu’on fait, pas pour ce qu’elle a fait avant, quand on ne se connaissait même pas.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Lun 23 Oct - 10:38


Retrouvailles entre deux
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Aaron & Jordan


Elle le dévisage avec les sourcils froncés. Son regard n’est ni mauvais, ni agressif, elle cherche juste à démêler les souvenirs qui viennent de réapparaître dans son esprit. Le nom de Lucky ne lui dit rien. Pourtant elle est sûre d’elle. C’était bien lui. Le lui d’avant, avec la elle d’avant. Le sens de son sous-entendu lui échappe et elle ne peut deviner les circonstances qui ont causé la mort de son premier chien. Celui qu’elle avait vu. Elle venait de se griller mais elle s’en moquait complètement à présent. Jordan voulait juste s’assurer qu’elle n'invente rien, que son cerveau ne commençait pas déjà par débloquer. Elle garde les yeux fixés sur lui tandis qu’il s’exprime à nouveau. Les sourcils de la blonde se froncent davantage. Ses yeux bleus perçant ne lâchent pas une seconde l’homme qui attrape un objet sur l’une des étagères. Immédiatement la jeune femme sait qu’il va employer l’humour pour essayer de la décrisper mais ça ne marchera pas. Jordan n’a jamais été une personne réactive de cette manière. Elle le regarde poser le chapeau sur la tête de son chien mais cette dernière ne semble pas être du même avis que son maître et se recule immédiatement faisait tomber l’objet au sol. Shadow fait un pas en avant et laisse sa truche inspecter l'accessoire pour animaux. Rapidement ranger, Aaron s’avance à nouvelle d’elle et de la boule de poils qui est toujours occupée à manger la seule nourriture qu’il a trouver. Sa question la désarçonne légèrement. Elle comprend qu’il l’invite à dire la première chose qui lui passe par la tête, à inventer une histoire, un passé mais elle garde le silence durant plusieurs secondes. Baissant finalement les yeux et laissant un soupire se glisser entre ses lèvres, la blonde recule et se détourne légèrement, les bras croisés sur sa poitrine. Après quelques secondes supplémentaires de silence, elle cherche le regard de son acolyte. — C’est bon, j’ai pas besoin de mentir Aaron. Tu connais la vérité maintenant. Et je n’ai pas honte de ce que je faisais avant. Nullement. Je suis prête à répondre de toutes les morts que j’ai causées. D’avant et d’après ce nouveau monde.  La vie était une survit après tout non ? Et elle n’était pas barbare. Elle ne prenait pas de plaisir à ôter la vie d’un autre être humain. C’était simplement devenu le retour de la règle la plus importante de la vie. La loi du plus fort.

— J’ai aucunement honte de ce que je faisais. C’est gravé dans ma chair et tu devrais le savoir mieux que personne ayant travaillé pour l’armée. C’est ancré en nous. Je resterais toujours une marines avant tout. Lentement, elle tire sur la chaîne autour de son cou pour la faire sortir de son haut. Une fois complètement extirpé, elle peut dévoiler les deux plaques militaires à Aaron. Les deux sont marqués par son nom, son grade et matricule. Le replaçant soigneusement là où elle les cachait, la blonde ne se rend pas tout de suite compte qu’ils ne sont plus tout à fait seuls. Une personne titubante et en voie de décomposition vient de faire son entrée par le fond de la boutique. Les yeux noirs, Jordan pose son regard sur ce rôdeur qui a surement été alerté par le volume trop sonore de sa voix.  — J’m’en occupe. Le couteau toujours dans la main, elle attrape la lame entre ses doigts et lance l’objet qui atterrit dans le crâne de l’individu revenu d’entre les morts. Le cadavre s’effondre sur le sol mais le bruit sec effraie le chaton qui détale d’un coup sans demander son reste. Jordan s’avance alors vers le corps à présent inanimé de cette créature et récupère son couteau tout en l’essuyant sur la manche du macchabée. Elle se relève et fait à nouveau face au brun. — Tu n’étais pas là quand c’est arrivé. Ni moi d’ailleurs, mais y’a eu un gros conflit avec l’armée par ici. Autant te dire que maintenant l’appartenance à l’armée, la navy ou tout autre sous groupe des corps de défense national sont plutôt mal vu dans le coin. Si je peux éviter d’avoir plus d’emmerdes comme ça, je le fais. C’était important pour elle qu’il sache ça. Elle n’avait pas honte de son passé. Elle le taisait pour éviter des conflits supplémentaires. Tout simplement.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mer 25 Oct - 12:02
Tout s’enchaîne soudain très vite. Jordan semble tendue, ce qui m’étonne un peu. Elle se défend bec et ongles pour prôner le fait qu’elle n’a pas honte. Mais dans un premier temps, je ne l’interromps pas et la laisse parler tranquillement. Je n’ai jamais dit ni sous entendu qu’elle devait avoir honte, je ne l’ai d’ailleurs non plus pas pensé une seule fois il me semble. Mais peut-être que la blonde, très attachée à son image de femme forte, essaye de me convaincre de choses dont je suis déjà le défendeur. Elle n’a pas à avoir honte d’avoir défendu son pays, tout comme je n’ai pas honte d’avoir moi aussi fait mon travail. C’est même une certaine fierté que de me dire que j’ai fait ce que j’avais à faire, que peut-être certains que j’ai tué se seraient possiblement changés en morts vivants pour tuer des gens si je ne les avais pas tué. Chacun se persuade comme il peut, que ses actions sont louables. Personnellement, je n’ai aucun cas de conscience face à ceux que j’ai pu tuer, avant, ou après l’apocalypse. Et même si en servant ce discour, la belle me laisse sous-entendre qu’elle se justifie, je sais que c’est faux. Elle ne se justifie pas, puisqu’elle assume. Je souris légèrement, alors que je m’apprêtais à la rassurer, quand soudain, Shadow se tourne vers le fond de la boutique et grogne. Un mort vivant avance, de sa démarche claudiquante et peu assurée vers nous. Le chaton prend peur, fuit. Shadow n'aboie pas, mais son poile se hérisse et elle se colle à ma jambe. Je porte une main dans mon dos, posant ma paume sur mon arme. Mais Jordan m’interrompt, m’informe qu’elle s’en charge. Elle jette son couteau, qui atterrit dans le crâne du mort, qui l’est pour de bon cette fois.

Elle va récupérer son couteau, le nettoie comme elle peut. Elle m’informe alors que quand je n’étais pas encore présent, les survivants ont eu une péripétie avec l’armée. C’est assez étrange, car me concernant, personne ne m’a jamais fait de remontrance sur le fait que je sois un ancien maître chien. Peut-être que pour certains, un maître chien n’est pas un vrai militaire. Même si me concernant, mes plaques restent dans mon sac, je sais que j’en suis bel et bien un. Peut-être aussi qu’ils ne disent rien parce que Shadow et moi sommes de bons patrouilleurs et de bons ravitailleurs ? Qui sait. Quoi qu’en soit, le fait que je sois du corps armé ne m’a encore rien causé comme trouble. Mon regard se faufile vers le corps mort deux fois. Je fixe ensuite Jordan avant de sourire.

- Je n’ai jamais dit que tu avais honte ou que tu devais. Moi non plus je n’ai honte de rien.

Je jette un oeil voir la boîte de pâtée finalement terminée avant de soupirer.

- La jolie boule de poile a filée.

J’étais venu ici pour trouver un jouet pour Shadow et c’est chose faite ! J’ai trouvé sur une étagère, un faux faisant en peluche. Je viens doucement l’agiter au dessus de Shadow et cette dernière s’empresse de s’activer. Elle saute joyeusement, faisant claquer ses mâchoires dans le vide avant de s’emparer du jouet, puis de filer vers la sortie. Autant pour jouer que pour faire l’éclaireur sans doute.

- On y va ? On peut continuer de se balader un peu ou rentrer, c’est comme tu veux.

Personnellement, je marche dans le shop, jusqu’à en ressortir. On est quand même mieux dehors, à pouvoir prévoir par où le danger peut venir ! Je flatte doucement la tête de ma chienne qui a déjà bien bavé sur son nouveau jouet et me tourne vers la blonde. Mon regard se fait légèrement insistant, l’interrogeant du regard.

- Le soleil est encore levé pour une bonne heure je dirais. Moi, je suis pour continuer un peu l’exploration. On peut encore trouver des trucs intéressants j’en suis sûr !
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Jeu 26 Oct - 15:32


Retrouvailles entre deux
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Aaron & Jordan


— C’est pas ce que je voulais dire. Mais je ne vais pas mentir parce que j’ai un problème personnel avec mon passé. Et que j’estime que tout le monde n’a pas à le savoir… mais ça c’est un autre débat. Oui, la blonde avait ses démons qu’elle vaincra toute seule. Rapidement si possible parce que cela faisait des mois qu’elle les traînait derrière elle, et maintenant qu’elle avait enfin trouvé un peu de stabilité, il était temps de laisser toutes ces conneries derrière elle. Suivant le regard d’Aaron, elle remarque l’absence de petit chaton, là où il se trouvait quelques minutes auparavant. Certainement effrayé par la présence de ce rôdeur il avait filé sans demander son reste - et avait certainement bien raison de les fuir comme la peste.

Se concentrant de nouveau sur elle et l’homme qui lui tenait compagnie, elle remarqua la peluche qu’il tenait en main. Cette dernière était destinée à une Shadow plus que ravie d’avoir trouvé une nouvelle distraction apparemment. L’animal s’agite la bouche ouverte en attendant la récompense tant recherchée. Jordan sourit tendrement quand la chienne s’empare de son nouveau jouet avant de se faufiler jusqu’à l’entrée et de leur fausser compagnie. — On dirait que ton chien est prêt à repartir. Vas-y, je te suis. , lui répond-elle avec un signe de tête avant de lui emboîter le pas. Un dernier regard en arrière pour être sur de n’avoir rien oublié et Jordan franchit à nouveau la porte de la petite boutique pour rejoindre Aaron et son acolyte à quatre pattes dehors. Jetant à son tour un coup d’oeil au ciel, elle arrive à la même conclusion que lui : le soleil n’est pas encore couché mais cela ne va pas tarder. Cela leur laisse le temps de faire encore une petite exploration des lieux proches mais s’ils veulent rentrer avant la nuit il ne faudra pas tarder. — C’est bon pour moi. Tu sais s’il y a des boutiques intéressantes dans le coin, parce que moi, non. Par intéressantes, Jordan voulait principalement parler de nourriture. Restaurant, supermarché, vieux distributeurs de snacks… n’importe quoi. Bien sûr, elle voulait également parler du reste, comme des fringues, ou des bricoles qui pourraient aider ou améliorer leur vie au labo.

Replaçant correctement son sac à dos et préférant ranger son couteau tâcher au profit de sa barre de fer, Jordan se mit tranquillement à marcher aux côtés d’Aaron. Pour dire vrai, elle ne savait pas trop quoi lui dire. Elle n’avait jamais été douée pour ça et ne le sera certainement jamais. Ses prunelles bleues lui jettent quelques regards furtifs, se demandant si une question sur l’armée ne serait pas malvenue après le scandale qu’elle lui avait fait plus tôt. Elle préféra garder le silence tandis qu’ils arrivèrent dans une nouvelle rue. Immédiatement, quelque chose alerta l’instinct de la militaire. La route semblait beaucoup trop bien organisée. Pas dans le sens rangée et dégagée, au contraire. Divers obstacles étaient parsemés d’un côté ou de l’autre, forçant les usagers à passer à des endroits précis. Bien trop précis. Immédiatement, la blonde se fige et arrête l’homme à ses côtés d’une main sur son torse. Jordan sent son regard se poser sur elle, mais n’a même pas le temps de formuler une phrase qu’une flèche fuse dans l’air et atterrit à deux centimètres d’elle. — Cours ! C’était un piège, et ils avaient failli se jeter dans la gueule du loup. Si elle n’avait pas hésité, et qu’ils auraient continué… ils ne seraient certainement pas rentré vivant ce soir là.

Heureusement, le coin de rue ne se trouve pas très loin et avec un peu de chance ils auraient rebroussé chemin sans dommage. Sauf que la chance n’a jamais été du côté de Jordan. La militaire voit Shadow cavaler jusqu’à être à couvert et presque en même temps ce fut le tour des deux survivants. Seulement, à l’instant même où Jordan atteint le mur et se croit instantanément en sécurité, une douleur aiguë lui transperce la jambe droite. Elle s'effondre au sol, se rattrapant légèrement les mains au mur, s'écorchant les mains au passage.  — tarnation de merde ! La douleur est si vive, qu’elle ne peut s’empêcher de jurer comme un charretier. Elle s’assoit rapidement et pose les yeux sur une flèche grossièrement taillée dans du bois planté dans sa chair juste au dessus du genou. Déjà son jean se tache de sang et le liquide inonde ses doigts qu’elle pose pour tenter vainement d’apaiser la morsure de la blessure. — J’ai une tarnation de flèche plantée dans la jambe !. La colère et la surprise se mêlent dans l’écho de sa voix. Elle voudrait mettre la main sur le responsable, mais tout de suite ce n’est pas une bonne idée, ils doivent partir au plus vite. Cherchant le brun, elle agite une main dans l’air jusqu’à s'agrippe à lui et le forcer à la regarder. — On doit partir maintenant. Elle le libère de ses mains tremblantes. Elle sait ce qu’elle doit faire et ça va faire un mal de chien. Mais il faut faire vite et ce n’était pas le moment de tourner de l’oeil. Elle gémit légèrement d’avance avant de refermer l’une de ses mains couverte de sang sur le bois du corps étranger planté dans sa jambe. D’un coup sec, elle ôte la lame dans une nouvelle complainte de douleur. C’était le moment de se mettre à courir, ou du moins d’essayer.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Jeu 26 Oct - 16:56
Jordan semble calmée. Du moins, elle est bien moins tendue que lorsque nous parlions de l’armée. Je suis même pratiquement sûr que la belle blonde a sourit tout à l’heure, en me regardant jouer avec Shadow. Je n’ai rien relevé, même si ça m’a fait plaisir de la voir un peu se détendre. A présent, nous nous sommes remis en route.

Un pas après l’autre, nous progressons avec lenteur. Nos bottes foulent le sol jonché de poussière et de débris en tout genre. Tomber ici ne donnerait rien de bon ! Je regarde autour de moi, songeant soudain aux coussinets de Shadow. Non pas que je m’inquiète, après tout, elle peut courir sur le béton, les feuilles, les roches et donc les débris, je me doute qu’elle y parvient sans peine. Mais soudain, ma rêverie se voit interrompue, lorsqu’une main se pose sur mon torse. Je relève mon regard vers Jordan, m'apprêtant à lâcher une bêtise du genre “y a plus intime comme endroit’’ mais lorsque mon regard croise son visage, je comprends qu’elle n’est pas d’humeur à plaisanter. Elle analyse avec la plus pointue des attentions ce qui se trouve devant elle. Mon regard suit alors le sien. En effet, il y a de quoi se questionner, s’interrompre quelques instants pour regarder le paysage. Il y a des débris partout, quelques corps comme dans toutes les rues mais cette fois, c’est différent. Les débris sont organisés, de sorte à faire des barricades je dirais… Soudain, tout va très vite. A une très faible distance de nos têtes, une flèche se plante. Jordan et moi avons évidemment le même et unique réflexe de survie de base. Tous deux en même temps, nous sommes retournés. Après un sprint plutôt syncro, nous avons disparut derrière un angle de rue, mais c’est là qu’un frisson m’a parcouru. Quelques flèches nous ont frôlé et dans la panique, je n’ai même pas pris le réflexe d’au moins jeter un oeil en arrière pour voir s’ils étaient plusieurs ou si nous étions suivis. Le cri de douleur de Jordan me met encore plus sous pression ! En me retournant vers elle, je peux l'apercevoir tituber, s’accrocher au mur devant elle et finalement, glisser contre ce dernier. Mon coeur s’est violemment serré, alors que je croyais sincèrement voir une flèche planté dans son ventre, à un endroit mortel, je me surprends à être soulagé de voir que seul sa jambe est touché. Je la rejoint aussitôt et me penche près d’elle pour examiner sa plaie, mais elle ne m’en laisse guère le temps. Elle me somme qu’il faut vite qu’on parte, mais je crains de ne plus vraiment l’écouter. J’attrape mon haut, le soulève afin d’accéder à ma ceinture, mais je n’ai pas le temps de l’empêcher de faire sa bêtise, qu’elle arrache subitement sa flèche, poussant un nouveau cri de douleur. Ma mâchoire et tout mon corps se crispe, j’ai horreur des cris. Mon regard continu de surveiller l’angle de rue, pendant que je retire ma ceinture d’un geste vif, habile. Je vois la blonde tenter de se relever, mais je ne lui en laisse pas le loisir.

- Reste tranquille ! Pour une fois soit pas têtue.

Mon ton est dur, plus grave et plus bas qu’à mon habitude. Je fixe sa cuisse et le troue dans sa peau, qui lui laissera surement plusieurs longues semaines de cicatrisation et une cicatrice. Passant ma ceinture entre ses cuisses, je lui fait un garrot bien serré. La tâche n’est pas aisé, heureusement que la blessure n’est pas trop haute et qu’elle n’a pas touché l’artère principale qui se trouve plusieurs centimètres plus haut. D’un nouveau geste rapide et assuré, je place mon sac à dos sur mon ventre. Heureusement que ce dernier est assez léger, sinon je ne sais pas comment j’aurais pu faire. J’attrape les bras de jordan et les place sur mes épaules, attrapant fermement ses jambes, je ne lui laisse pas le choix de monter sur mon dos.

- Le prends pas mal, tu m’en voudras plus tard si tu veux mais on ira plus vite comme ça !

A la suite de Shadow, je me remets en marche. Tout ça m’a parut être une éternité, mais pourtant, tout s’est enchaîné rapidement. Je m’empresse de tourner au prochain angle de rue, afin de disparaître de notre planque. J’ignore si ne assaillants nous suivent, mais pour l’instant, je n’ai entendu aucune autre flèche fuser. Je trottine encore, jusqu’à m’éloigner de plusieurs petites rues supplémentaires. Je m’épuise vite. Voilà un certain temps que je n’avais plus fait d’endurance ! Heureusement, sous l’adrénaline, je ne faiblis que peu. Seule ma vitesse est impactée, je baisse un peu de régime à mesure que j’engloutis les mètres parcourus. Finalement, c’est Shadow qui me montre sans le vouloir le chemin à suivre. La chienne s’engouffre dans ce qui semble être une porte d’arrière boutique. Shadow en éclaireur, je m’enfonce sans bruit dans l’endroit abandonné. Nous grimpons les escaliers et heureusement pour nous, l’endroit est en effet désert. J’arrive donc à l’étage de cette boutique. D’après ce que je peux en voir dans l’entrée, le propriétaire devait habiter là, au dessus de son shop. Prudemment, sans bruit, je m’avance. Le salon est désert. Je pose la belle sur le canapé et lui indique avec mon doigt, de ne pas bouger. Je pose mon sac à terre et ouvre ma main devant Shadow. Pas bouger, elle a très bien compris. Armé de ma hache, je commence à faire le tour de la propriété, déserte. Le seul endroit qu’il me reste, c’est la salle de bain à vérifier. Jusqu’ici, toutes les portes étaient grandes ouvertes, sauf cette dernière. Aussi, cela ne me dit vraiment rien qui aille ! Doucement, j’appuie sur la poignée et ouvre grand la porte. Un zombie est derrière, une femme. J’amorce un mouvement de recule avant de constater qu’elle est clouée au mur avec une longue barre de fer dans le crâne. Elle au moins, on est sûr qu’elle pourra pas faire grand chose de plus. Refermant la porte, j’en profite pour attraper une serviette dans le meuble et je retourne sur mes pas. Allant verrouiller la porte d’entrée, je pousse le meuble d’accueil contre cette dernière. Hors de question qu’on nous coince ici comme des rats, autant se sécuriser soi même. Enfin, je reviens vers Jordan et la fixe, de haut en bas.

- Ca va ? Tu encaisse le coup ? Venant doucement, progressivement desserrer le garrot sur sa cuisse, posant le linge que j’ai trouvé pour aider à faire coaguler le sang et cesser le saignement. Bordel de merde quelle trouille tu m’as fait… J’ai cru que t’avais pris la flèche ailleurs.

Oui, décidément, ma voix est vraiment plus froide que d’habitude.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Ven 27 Oct - 13:42


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


On ne pouvait pas dire que la blonde soit du genre douillette. Bien au contraire, elle devait être poussée à bout pour finalement atteindre sa limite physique. Et d’une certaine façon elle adorait ça. Sauf qu’au moment présent la douleur est tellement forte qu’elle ne peut que l’exprimer par des jurons et des cris incontrôlés. Elle ne souhaite qu’une chose : que ça s’arrête. Son rythme cardiaque s’est affolé et l’adrénaline coule déjà dans ses veines pour tenter vaguement de diluer la douleur dans une tout autre émotion. Quelques secondes tout juste se sont écoulées mais déjà la blonde est couverte de sang et les mots restent coincés dans sa gorge. C’était quoi ce tarnation de bordel de merde ! La seule chose à laquelle la militaire pensait - en dehors du feu qui semblait ronger la chair de sa jambe - c’était de se casser de là. Il fallait partir et vite. Ces gens n’allaient certainement pas rester sagement là où ils étaient et elle n’était clairement pas en état de leur faire face. La flèche rapidement dégagée de son corps, la blonde se satisfait au moins de voir que cette dernière est sortie en entier et qu’il ne faudra pas aller à la pêche aux morceaux perdus au fond de son membre blessé. Elle tente rapidement de se redresser en serrant les dents mais elle se fige instantanément sous la douleur. Le brun en profite pour se pencher vers elle et l’empêcher de continuer son geste. — tarnation de merde.. Jordan s’étend rapidement sur le dos, en passant ses mains dans ses cheveux tandis qu’Aaron s’affaire à lui faire un garrot. Ça aussi ça va faire mal, elle le sait parce qu’elle l’a déjà vécu. Même si ça peut lui sauver la jambe, c’est un truc tout aussi douloureux que la plaie dans la peau. Le cuir mord sa jambe et Jordan laisse une légère plainte fuir ses lèvres. — On doit se dépêcher. Son ton est pressant, même si elle sait qu’il fait en sorte de l’aider. Sauf que la présence des autres dans la rue d’à côté est loin d’apaiser les pensées de la jeune femme.

Elle garde les yeux fixés sur lui, elle attend le moment qui va suivre avec appréhension. La blonde sait qu’elle n’arrivera pas à courir et peut-être même pas à marcher. Leur seule chance, c’est qu’il arrive à la porter assez longtemps pour mettre de la distance entre ces salauds et eux. Le voyant finalement tendre la main pour l’attraper, elle lève le bras pour arriver à l’atteindre et se redresse tant bien que mal sur sa jambe saine. La douleur se ravive et la blonde est à deux doigts de laisser une nouvelle complainte résonner mais la souffrance s’empare de son être tout entier et elle se sent happée par les limbes. Elle lutte pour ne pas perdre conscience, pas encore. Elle entend à peine ce qu’il lui dit, ayant l’esprit bien trop brouillé mais l’aide tout de même avec une légère impulsion de son pied pour se hisser sur lui. C’est alors qu’il se remet en marche. Chaque pas est un tourment supplémentaire. Chaque foulée provoque une vibration qui résonne jusqu’à sa plaie, l’éloignant de plus en plus de la réalité.

L’instabilité de son support. C’est la seule chose dont Jordan ait encore consciente. Elle s’est perdue dans la mer de l’inconscient bercé par les mouvements réguliers de l’homme qui la porte pour lui sauver la vie. Tout est flou et informe autour d’elle. Ses yeux pourtant ouverts, ne voient plus rien. Sa peine ne fait que grandir à chaque pas et elle ignore combien de temps s’écoule jusqu’à ce que finalement la réalité lui semble de nouveau palpable. Vraiment beaucoup puisqu’elle sent un morceau de tissu toucher son corps. Papillonnant des yeux, elle a tout juste le temps de voir Aaron s’éloignant d’une pièce. Regardant à droite et à gauche elle se rend compte qu’ils sont dans un appartement et non plus dans la rue. Combien de temps a-t-elle était dans les vapes ? Elle se crispe légèrement quand elle se redresse pour s’assoir sur le canapé. Il n’y a pas que ses esprits qui se sont réveillé.. avec lui la douleur est revenu au galop. Rapidement, elle cherche à savoir comment va sa jambe et son coeur loupe un battement quand elle se rend compte que la couleur carmin du sang a presque entièrement teinté le bleu de son jean. Du moins, la jambe droite. Des larmes de rage perlent aux coins de ses yeux qu’elle se presse d’essuyer d’un revers de main. Elle observe une seconde ces dernières, déjà salement abîmés après l’incident ‘Darren’ mais là, elle ne les avait pas raté contre le mur et sa peau était à présent recouverte de sang séché. La blonde à toujours la ceinture du brun autour de la jambe et malgré son envie de l’enlever, elle la laisse en place pour l’instant. Comme une furie, le brun réapparaît et s’occupe de verrouiller la porte pour ensuite pousser un meuble jusqu’à la porte. Une fois cela fait, il revient vers elle et ses yeux la sonde. L’image qu’elle renvoie ne doit pas être des plus glorieuses. La blonde est plus pâle qu’à son habitude, ses yeux bleus perçant ont perdu de leurs éclats et une fine pellicule de sueur s’est formée sur son front. Sans parler de ses fringues précédemment propres qui sont recouverts de sang à présent. — Je pète le feu. Sans vraiment attendre sa réponse il s’avance jusqu’à elle avec une serviette et vient défaire son garrot pour appliquer doucement la serviette sur la plaie. — Ah ! tarnation ! D’une main elle attrape le bras d’Aaron. — Arrête !

Sa respiration s'accélère rapidement. Son coeur cogne brutalement dans sa poitrine et elle laisse tomber sa tête en arrière. — Ca sert à rien. tarnation de merde. Pourquoi est-ce qu’il fallait que ça lui arrive ? Et maintenant en plus ? L'hémorragie était loin de s’arrêter et eux bien trop éloigné du labo pour qu’elle puisse avoir des points rapidement. Un coup d’oeil à la fenêtre lui confirmait que la nuit était sur le point de tomber. tarnation. Elle était baisée. Il n’y avait qu’une chose à faire pour atténuer l'hémorragie. Elle se redresse légèrement pour pouvoir ôter le sac qu’elle avait toujours dans le dos. Elle le tendit à Aaron. — Regarde dans la pochette y’a un briquet. Il va falloire faire du feu Se redressant doucement, elle s’arrange pour tendre sa jambe meurtrie devant elle. Elle s’empare rapidement de son couteau placé sur sa ceinture et fixe la lame en silence. Se forçant à ne pas y songer, elle se demande plutôt comment elle allait faire pour ôter son jean. Elle ne se sentait pas du tout la force et le faire glisser, mais n’avait pas le coeur à le réduire en morceaux - à part le sang il était en bon état. Elle place la pointe du couteau au niveau de la couture, elle démarra à mi-cuisse et descendra jusqu’en dessous du genou. D’un coup sec, elle déchire le tissu à l’aide de sa lame. Ensuite Jordan fait tourner le couteau dans sa paume pour se retrouver avec la lame entre les doigts et le manche en direction du brun. — Chauffe la lame longtemps. Et si tu pouvais me trouver un bout de bois dans lequel morde, ça serait vraiment .... top ? À bout de force elle ne prend même pas la peine de finir sa phrase. Parce que si jusqu’à présent c’était douloureux, la suite allait être insupportable et elle devait conserver le peu d'énergie qui lui restait.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Ven 27 Oct - 15:36
La main de Jordan s’empare soudain de mon bras. Je fronce doucement les sourcils, étonné évidemment. Je suis inquiet pour elle, je l’apprécie. La voir dans un tel état ne me calme guère, j’en suis même plutôt agacé. De sa voix tremblante, presque fiévreuse, elle me supplie d’arrêter. Je la vois saisir son couteau, couper son jean. Bon sang, ne peut-elle tout simplement pas me dire ou me montrer ce qu’elle veut plutôt que de s’épuiser pour rien ! Je suis tendu à bloc, mais surtout très concentré sur ce que je fais. J’entends de faibles couinements de la part de Shadow derrière nous et même si je me retiens, j’ai envie de lui hurler un gros ‘’ta gueule’’ pour qu’elle se taise. Mais je me retiens, conscient que c’est mon anxiété, mon stresse qui parlerait pour moi.

Mon regard glisse sur son corps. Sa jambe ensanglanté, son visage perlé de sueur, sa respiration haletante… De là où je suis, je peux même voir les battements de son cœur fracasser littéralement son thorax. Je ne suis pas spécialement bien, rien que de la voir ainsi me donne envie de frapper dans quelque chose. Le moindre de mes muscles est contracté, je suis complètement hors de moi. La blonde, le regard papillonnant, bats des cils comme elle peut. Je peux voir sur son visage qu’elle lutte pour rester consciente. Je déglutis, véritablement stressé, lorsqu’elle me tend son sac à dos. Elle m’intime de fouiller dedans à la recherche de son briquet, et à peine prononce-t-elle ses mots que je comprends quelle sera ma prochaine tâche. Je n’ai pas envie de faire ça, mais ça sera la meilleure manière d’arrêter les saignements et de stériliser sa plaie. Je la fixe et hoche la tête lorsqu’elle me quémande un morceau de bois. Rapidement, je me lève et disparaît en direction de la cuisine. Après une simple analyse des lieux, j’attrape une cuillère de bois longue et reviens en direction de Jordan. Je m’agenouille à nouveau devant elle et marque un temps de pause. Je me redresse et ma main vient rencontrer sa joue. Mon regard noir se plonge dans le sien, nettement plus clair, qui exprime sa détresse. Caressant sa peau du pouce, je lui offre un sourire tendre.

- Aller courage. C’est bientôt fini. Après tu pourras te reposer. T’es une vraie guerrière, je suis sûr que t’as déjà traversé pire épreuve que ça et bientôt, tout ce qu’il te restera de cette épreuve sera une cicatrice de plus. Je reviens. Respire profondément.

Pas besoin de son allume feu. De mon sac, je sors mon paquet d’allumettes, réussis quelques ustensiles de plus et me calle contre la fenêtre de la salle de bain, bien proche du mur pour éviter d’être vu. Dans une casserole, j’entasse des morceaux de journaux et craque une allumette. Un petit feu naît alors. Pendant que je tourne doucement la lame contre la flamme, je ne peux m’empêcher de jeter quelques regards vers le zombie embroché. Sa présence est dérangeante, j’ai hâte que la lame soit enfin chaude pour retourner dans le salon. D’un œil attentif, je vérifie bien que le faible nuage de fumée glisse vers la petite fenêtre de la salle de bain. Au moins là, personne ne pourra la voir ! Après quelques minutes, qui semblent interminables, j'étouffe mon feu puis, je reviens auprès de la blessée. Je m’installe donc avec elle, lui tend la cuillère de bois et délicatement, soulève et éloigne suffisamment le tissu, afin qu’il ne soit plus en contact avec sa cuisse. Un dernier regard vers le visage de Jordan et j’applique la lame contre sa plaie. Même si elle se débat, je tiens bon, sa jambe raide collée contre mon torse… Elle n’a d’autre choix que de subir ce que je lui afflige, pour son bien. Une fois que la plaie est entièrement brûlée, je relâche mon emprise. Avec des gestes très délicats, j’éloigne le matériel d’elle et attrape ses jambes. Je la force à s’allonger de tout son long sur le canapé.

- T’as été super. Ca ne saigne plus. Repose toi maintenant, ça c’est un ordre.

Avec calme, je retire ma veste et la pose sur son ventre. Même si elle doit avoir encore d’horribles sueurs froides, je pense qu’elle sera heureuse d’avoir un truc pour se réchauffer quand la nuit se sera pleinement refermée sur nous. Plein d’attention, je cale son corps et sa jambe pour qu’elle ne bouge pas trop. J’étale ma veste sur son torse, arrive enfin vers son visage. La pauvre semble épuisée. Je pose délicatement le dos de ma main sur son front, pour jauger sa température. Elle est chaude, dû à l’effort, mais je ne pense pas qu’il s’agisse de fièvre et tant mieux. Mon regard se perd soudain, glissant sur ses lèvres. Un excès de solitude, un sursaut de folie ou une puissante dose d’insouciance, me traverse subitement. Je dépose sur ses lèvres un baiser chaste. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, mais c’est fait. Et ça soulage.

- Je monte la garde.

Rapidement, je m’éloigne de son chevet. Attrapant un tabouret à moitié cassé qui traîne là, je me colle dos au mur, entrouvre la fenêtre. Je peux entendre si quelqu’un approche, sans être personnellement remarqué...
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Jeu 9 Nov - 13:32


Retrouvailles entre deux
coups de hache

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Seul dans la pièce, le temps semble s’écouler au ralenti. Il se joue de la blonde à moitié groggy. Sa tête tombe quelques fois et elle a l'impression de se trouver sur un bateau malmené par la mer. Cela n’annonce vraiment rien de bon. La blonde a perdu beaucoup de sang, et elle devrait vraiment boire pour compenser tout ce liquide perdu. Sauf qu’elle n’en a pas la force. Ses yeux restent posés sur sa jambe et le liquide qui s’en échappe. Elle cligne plusieurs fois des yeux, cherchant à savoir si c’est toujours la réalité où un rêve mais n’arrive plus vraiment à discerner le vrai du faux. La seule chose qui lui semble encore importante, c’est de laisser ses doigts appuyer contre la plaie, et ce malgré la douleur que ça lui cause.

Quand il revient, la blonde prend soin d’ignorer l’objet qu’il a en main. De toute façon elle n’a pas besoin de le voir pour savoir ce qu’il tient. On dirait qu’elle pourrait même entendre la lame métallique siffler sous la chaleur qui la saisit. Jordan voudrait à tout prix sortir cela de sa tête et pourtant c’est le seul truc qui semble y être en ce moment. Ça passe en boucle, comme une vieille cassette. Il va brûler ta chair. La lame est brûlante. Ça va être un enfer. Telle une marionnette, elle se laisse faire. La blonde ne proteste à rien, parce qu’elle sait que bientôt elle va vouloir se lever, partir. Fuir le plus vite possible ce qui va bientôt arriver. La cuillère en bois, bien que fine, semble être l’unique échappatoire de la jeune femme qui l’attrape et se la colle rapidement entre les dents. Les mains crispées, les yeux fermés, elle attend l’instant où son épiderme va hurler à son cerveau la douleur qu’on va lui causer. La morsure est immédiate et intolérable. Les dents pourtant enfoncées dans l'ustensile ne sont pas d’un grand secours et loin d’empêcher la blonde de gémir de peine. Elle se serait époumoné pour qu’il arrête si sa mâchoire n’était pas autant crispée. Le premier réflexe qui la prend, c’est de se débattre. Tous les muscles de son corps se tendent et se crispent sous l’effet immédiat de la douleur mais elle ne peut rien faire d’autre que de subir le châtiment qu’on réserve à sa chair abîmée. L’odeur qui se mêle à cela donne un haut-le-coeur à la militaire.

Et c’est toujours durant ces instants que le cerveau se remémore des choses insignifiantes du passé. Des souvenirs que l’on croyait perdus à jamais et qui font surface à nouveau. Jordan voit sa mère, bien plus jeune que la dernière fois qu’elle avait eu la chance de poser les yeux sur elle. Les flammes s’agitaient dans la cheminée et la petite Jordan n’était à peine plus âgée que 5 années. Le souvenir n’est pas très net, mais il semble que l’enfant s’était approché un peu trop près du brasier, ce qui avait affolé sa génitrice. — Ne t’approche pas du feu comme ça Jordan ! C’est dangereux, avait hurlé la femme. C’était ces mots-là qui ne cessaient de résonner dans l’esprit de la blonde torturée. Son corps finit par réagir de lui-même, enveloppant la jeune femme dans une boule sombre et anesthésique.

La douleur semble s’arrêter, mais Jordan ne sait pas si on a terminé de la torturer ou si son corps a atteint ses limites et que son cerveau la protège. Elle ne distingue que la moitié des choses, mais elle comprend rapidement que quelqu’un s’occupe d’elle et l’allonge sur son super poussiéreux. Le froissement d’une veste vient l’effleurer et elle libère l’un de ses bras en passant ses doigts dans ses cheveux avant de laisser sa main au niveau de sa tête. Ses yeux sont clos et pourtant elle lutte pour ne pas laisser la fatigue l’emporter. Le contact d’une main sur son front la fait frissonner. Elle réagit à peine cependant. Un effleurement plus vif mais doux vient caresser ses lèvres. Elle ouvre à peine les yeux mais il a déjà disparu de son champ de vision. Ses doigts viennent se poser sur ses lèvres avant qu’elle ne sombre définitivement dans les bras de morphée.

Ses paupières s’agitent enfin. Elle ignore combien de temps elle a été inconsciente, mais au vu de la douleur dans sa jambe, elle semble bel et bien réveillée cette fois. Ses esprits sont plus clairs, elle a mieux conscience de ce qui l’entoure et c’est temps mieux. Jordan déteste ne pas être maître d’elle-même. Elle a besoin de garder le contrôle, de savoir ce qui se passe, chose qui n’était pas le cas quand elle s’était prise cette flèche. Maintenant que l’état de choc est passé et que la blonde s’est reposée, elle est sûre de deux choses. La première : ça fait foutument mal mais aucun nerf n’a dû être touché puisqu'elle arrive à remuer ses orteils. Et sa vie ne semble plus être en danger. Elle n’a plus de fièvre et malgré sa bouche pâteuse, elle se sent légèrement mieux. Doucement, l’ancienne militaire se redresse, faisant le moins de bruit possible. Ses yeux scrutent la pièce plongée dans le noir et elle n’a aucune idée de l’heure qu’il peut être. Elle se penche pour récupérer son sac à dos et particulière sa gourde et la boîte d'antiseptique qu’elle traîne depuis le début de l'apocalypse. Elle l’a toujours économisé mais là il semblerait que ça soit plutôt une bonne idée.

Les deux cachets avalés, elle s’assoit sur le bord du canapé et se relève doucement. Elle est attentive aux réactions de son corps, mais aucun vertige ne la saisit. Elle fait un pas en avant et délicatement, elle soulève sa jambe meurtrie pour la reposer plus loin. Jordan appuie légèrement sur cette dernière et immédiatement une douleur la fige sur place. Elle grimace mais ne s’arrête pas là. En boitant, elle fait quelques pas supplémentaires pour finalement trouver la démarche la moins douloureuse. Parce qu’il est hors de question qu’elle reste ici. Elle doit rentrer. Liv l’attend et elle est certaine de lui avoir fait une belle frayeur en ne revenant pas hier soir. De plus, quelqu’un va devoir examiner cette plaie si elle ne veut pas qu’elle s’infecte. Dans la pièce, ses yeux se posent sur Aaron, assit sur l’un des tabourets, avec shadow à ses pieds. Jordan ne les voit pas clairement, mais leurs ombres se détachent du mur et du sol. Dans un murmure, elle s’adresse alors à lui. — Il y a du mouvement ? J’ai été inconsciente longtemps ? Parce que ça serait bien qu’on rentre pour que… qu’on me rafistole. Respirant un grand coup, elle s’avance lentement vers lui. Arriver à quelques mètres, elle se souvient alors de ce qu’il a fait pour elle, et presque rougissante, elle s’exprime à nouveau. — Euh, au faite… , dit-elle en se grattant l’arrière de la tête. — J’voulais te remercier pour.. bah pour tout. Si t’avais pas été là, je serais certainement déjà morte… Elle n’était pas encore sorti d’affaire, mais elle était pour le moment en vie. Maintenant il fallait juste qu’ils arrivent à rentrer sans plus de dégâts.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Dim 10 Déc - 11:21
Jordan :
Une journée vraiment flippante, une journée vraiment stressante pour nous tous... Disons que si nous avions été dans un roman, nous en serions surement rendu à l’instant où tout semble perdu. Dans notre trio, l’une d’entre nous est à terre, une jambe meurtrie, elle a également perdu beaucoup de sang. Shadow, n’est pas très utile dans notre situation actuelle malheureusement et moi, je ne sais pas vraiment ce que je suis censé faire. Monter la garde et ramener Jordan en vie au laboratoire ? Nous avons un avantage sur la nuit, Shadow sera surement en tête et se mettra à grogner à chaque danger. En marchant, de jour, seul avec ma chienne, je pense que je n’aurais pas autant stressé. Mais maintenant, que nous avons une estropiée, je ne suis pas vraiment sûr de vouloir quitter ce lieu. Même si nous n’avons rien pour passer la nuit confortablement.

Un contact froid vient me faire sursauter. Shadow se glisse entre mes cuisses et poser sa truffe froide et humide contre ma main. Elle réclame des caresses et c’est avec un réel plaisir que je lui octroie. Nos jeux me manque, elle aussi doit se sentir abandonnée. Je dois vraiment prendre quelques instants pour jouer avec elle, lui montrer que même si elle est ma partenaire, mon chien, elle est aussi encore mon amie. Avant nous allions nous promener au parc à chiens près de chez nous. Mon esprit s’égare et tout en mêlant mes doigts à la fourrure de ma chienne, je repense à tous ceux que j’ai pu côtoyer à l’époque. La jolie brune et son Tekel, le grand noir avec son labradore et cette sportive de haut niveau avec son pitbull. Tous ces maîtres avec qui nous échangions grassement nos anecdotes de maître, ces gens que j’ai aidé… Où sont-ils à présent ? Surement sont-ils tous morts ou ont-ils trouvé refuge dans un endroit plus agréable et moins sordide que les rues délabrées du quartier. Nous sommes tous égaux face à la mort, seuls et désemparés. Pour l’instant je m’en sors bien, même si je n’ai pas hâte d’ajouter un nouveau nom au tableau de mes morts. Certains me manquent, de pauvres âmes que j’ai rencontré pendant mon périple. Je me demande sincèrement s’ils-sont tous en vie encore.

J’entends Jordan gigoter un peu, sans me douter qu’elle s’est réveillée. Mon regard reste rivé vers l’extérieur, observant avec une attention toute particulière l’extérieur. Je ne repère aucun mouvement, tout est très calme. Même les zombies semblent dormir à cette heure. Le calme est plat et peu à peu, je m'apaise sincèrement. Mes yeux se posent finalement sur le ciel étoilé. Sombre, mais scintillant. Il paraît presque familier, presque beau et calme. J’aimerais le contempler encore, toute la nuit durant. Mais des mouvements se font entendre et à son rythme, la blonde me rejoint. Elle boutille, suite à ses blessures. Un bref soupir s’échappe de mes lèvres lorsqu’elle me demande de rentrer. Non, je ne suis définitivement pas d’accord, car même si l’extérieur semble calme, la vie de solitaire m’a franchement appris que le calme ne dure jamais et qu’il est capable de dissimuler bien des choses. Je reste cependant calme et écoute la suite de ses mots. Elle me remercie gentiment, à priori soulagée que je ne l’ai pas ainsi abandonné à son sort. Tous deux dans cette pièce, je suis étonné qu’elle ne me dise encore rien au sujet du baiser. Peut-être qu’elle s’en fiche, peut-être qu’elle n’a rien senti mais quoi qu’il en soit, il semble que cela ne soit pas un sujet à aborder.

- Il n’y a aucune raison de me remercier voyons. Tu aurais fait pareil pour moi.

Je n’en suis pas vraiment sûr, mais cela me semble être chose un minimum logique. Je me dis cependant, que le cas inverse aurait été plus dérangeant. Elle aurait été incapable de me porter, nous serions sûrement morts tous les trois, ou Shadow et moi si elle avait choisi de s’en aller.

- Jordan … Je pense qu’on devrait rester là pour la nuit. Je regarde depuis tout à l’heure, mais tout me semble calme, nous sommes d’accord. Mais une fois dehors, si nous sommes contraints de fuir, de courir, je pense que ça sera plus compliqué.

Un nouveau soupir me saisis, alors que je me frotte les yeux pour éviter de m’assoupir. Je me lève et commence tranquillement à faire les cents pas, toujours avec le même objectif de résister à l’étreinte du sommeil.

- Eviter de rouvrir ta plaie est également ce qui me semble être une priorité tu ne crois pas ? Tu as déjà perdu énormément de sang. L’adrénaline est surement retombée et même si tu as fait une petite sieste, je t’imagine mal résister à davantage de pertes.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Lun 18 Déc - 14:14


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Maintenant que la douleur était passée au second plan dans l’esprit de la militaire, son cerveau était en ébullition. Elle pensait à beaucoup de choses en même temps mais l’idée générale était qu’elle voulait retourner au Labo. Comme quoi, il lui aurait fallu frôler la mort pour se rendre compte que le bâtiment était ce qui s'apparentait le plus à une maison et à l’endroit où elle se sentait en sécurité et protégée. Pas dans un appartement abandonné depuis des mois, si ce n’est plus, avec des entrées et issues inconnues. Comme elle s’y attend, l’idée ne semble pas emballer le brun qui l’accompagne. Elle sourit faiblement à sa remarque, bien qu’elle soit vrai. Bon nombre de personne aurait préféré s’enfuir plutôt que d’essayer de gérer le problème ? C’était déjà assez compliqué de survivre seul, alors d’aider d’autres… Qui aurait su la vérité s’il l’avait abandonné sur place ? Ils n’avaient pas signalé qu’ils partaient ensemble puisque ce n’était pas le cas. Le fait de s’être croisé relevait uniquement du hasard. Et donc personne n’aurait jamais su. La blonde ferme les yeux quand il reprend la parole. Elle comprend ses inquiétudes et les raisons qui le poussent à vouloir rester ici. Sauf qu’il ne comprend pas ses peurs à elle. — Je sais, je comprends mais… Elle garde le silence en se pinçant le nez avant de mettre ses poings sur les hanches, les yeux rivés vers le plafond. Olivia l’attendait. Elle n’avait plus qu’elle à présent et elle ne pouvait pas se permettre de lui faire des peurs pareilles. La blonde voulait absolument retrouver son amie, lui assurer qu’elle allait bien et prendre soin d’elle. Liv n’avait certainement pas besoin de davantage de stress, surtout pas causé par Jordan.

Aaron se lève et commence à arpenter la pièce, comme nerveux. La jeune femme ne bouge pas d’un pouce et se contente d’observer l’homme faire. Peut-être réfléchit-il aux options qui s’offrent à eux ? Une chose est sûre, Jordan n’en démorderait pas. Elle voulait rentrer. Liv n’était pas la seule raison qui poussait la militaire à vouloir rentrer le plus rapidement possible. Le laboratoire était équipé d’une bonne infirmerie et c’était ce lieu, ainsi que les médecins sur place qui la confortaient à agir de la sorte. — La plaie est cautérisée. Si c’est fait correctement, j’ai suffisamment de temps pour rejoindre le labo sans soucis malgré les à-coups qu’une marche peut provoquer. Le jeune homme se tourne alors vers elle et ses yeux fatigués se posent alors sur ceux d’Aaron. — Et comme tu dis, j’ai pas envie d’attendre ici qu’elle s’ouvre à nouveau, qu’on nous trouve ou pire encore…

La blonde se passe une main sur son visage et son coeur s’accélère rapidement. Sa décision est prise de toute manière. — Je partirais, avec ou sans toi. Son vélo était normalement toujours planqué dans une des rues plus bas. Si elle arrivait à l’attendre, elle pourrait rejoindre le labo assez rapidement sans trop se fatiguer. S’il l’aidait, ça serait mieux, c’est certain… mais même seule, elle pourrait le faire. — Je suis le boulet de l’histoire, celle qui va ralentir l’autre, je l’ai bien compris. Et c’est ma vie que je mets en danger. Si ça tourne mal tu n’auras qu’à fuir… Je n’ai pas envie d’attendre la fière et de mourir ici. Tu serais à ma place, tu voudrais revoir ton frère. J’ai besoin de rentrer. Impérativement. Elle se sentit subitement épuisée de devoir se justifier ou de prouver qu’elle était en mesure d’encaisser ce qui allait suivre. Elle avait compris les risques et était prête à les courir ainsi qu’à assumer les conséquences de ce choix. Sans vouloir réellement formuler ses pensées, la blonde se contente d’ajouter. — Les personnes qui m’ont tiré dessus ne sont certainement pas des enfants de coeurs… Tu crois pas qu’ils aient pu penser à un plan B ? Si leurs victimes s’échappent, tout comme je l’ai fait ? Aaron n’y avait peut-être pas pensé, mais cela obsédait Jordan. Car c’est ce qu’elle aurait fait elle. Hors de question de perdre une minute de plus à se demander si la fièvre puis le virus viendrait s’emparer du peu de vie qu’il lui restait. — Je pars. Elle fit demi-tour pour rejoindre le canapé et surtout son sac qui était resté au pied du sofa. — Qu’est-ce que tu décides ? La militaire avait quelques remords de le mettre au pied du mur après ce qu’il avait fait pour elle. Mais c’était sa vie qui était en jeu, pas la sienne.


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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mar 19 Déc - 9:12
Elle est sérieusement déterminée à rentrer au labo ce soir. Qu’importe mes arguments, qu’importe mes paroles, je pense que je n’arriverais pas à la faire changer d’avis. Cela m’agace un peu, car même si l’on se connaît encore peu, j’espérais qu’un lien amical s'était au moins tissé entre nous vu nos péripéties en commun, mais Jordan semble toujours très détachée, ne semble pas vraiment tenir compte de la valeur de ma présence ou non. Je soupir légèrement, essayant de me détendre et d’écouter un maximum ce qu’elle me demande, même si ses paroles me frustrent. J’aide toujours les gens sans concession et j’ai vivement l’impression qu’elle et les autres, me passent au second plan une fois qu’ils ont compris que ma loyauté n’a pas de failles. Ca me file un coup au moral, mais bon, je me dis que sa blessure l’inquiète par dessus tout, qu’elle a peur d’y succomber et que si ça arrive, elle ne veut pas que cela se produise ici.
Ne me laissant pas le choix, me mettant même dos aux pieds du mur sans remord visible, elle retourne vers le canapé pour ramasser son sac. Je grimace légèrement de la voir boiter, d’autant plus tendu. Elle fait mine de me laisser le choix, mais elle doit commencer à comprendre certaines choses. Comme le fait que je ne la laisserai jamais rentrer seule de nuit. Être blessée seule dans une ville infestée de morts n’est déjà pas chose sûr, mais de nuit c’est très certainement pire que tout. Je qualifierais même ça de suicidaire mais au moins, le silence de la nuit nous donnera l’avantage d’entendre tout ce qu’il se passera autour de nous. Aussi, d’un pas déterminé et assuré, je ramasse mon sac. Le fermant d’un geste rapide, je le jette sur mon dos, serrant fermement ma hache dans le creu de ma paume. Moi qui suis toujours joueur, relax, joyeux, je suis fermé et assuré. Jordan découvre ce soir un nouveau côté de ma personnalité, celle du type acharné.

- J’en ai franchement marre d’être trop gentil. Je te préviens, tu m’en dois une sérieuse. Que tu l’admettes ou non, ma vie aussi est en jeu, parce que je rentre avec toi et que si on se fait attaqué, je t’abandonnerai pas pour fuir figure toi. Je suis pas un lâche. Et ça je pense que tu l’as compris, du moins j’espère.

Coinçant mon arme entre mon dos et mon sac, je file donc jusqu’à l’entrée du lieu abandonné. Je viens tirer le meuble, très lentement, afin de limiter les plaintes du vieux bois. C’est en ce faisant que je me rends compte qu’aujourd’hui, mes muscles ont été mené à rude épreuve, surtout avec le sauvetage de la blonde. Je me crispe un peu, mes muscles tétanisés légèrement sous les nouveaux efforts que je leur réclame. L’une de ses phrases raisonne dans mon esprit. Oui, si mon heure était venue, j’aimerais revoir mon frère et c’est surement l’une des raisons qui me poussent à la suivre dans cette folle idée. Crispée et tendue, j’irais même jusqu’à dire fermé, je m’avance de nouveau dans les escaliers que nous avons plus tôt empruntés. Je descends prudemment, exerçant de lents mouvements pour limiter les bruits. Shadow passe devant, longeant le mur, elle arrive rapidement en bas. Elle aussi prudente, tend les oreilles bien en avant et renifle l’air, le sol, essayant de sentir le plus d’odeurs possibles. Bientôt, nous nous trouvons dans la rue silencieuse et le calme de ma chienne, m’indique que nous ne craignons rien actuellement. Je profite d’être à peine sorti pour me tourner vers Jordan, elle encore dans l’encadré de la porte.

- Je sais pas qui tu veux revoir. Mais ça m’a l’air important pour toi, donc je t’aiderais. Même si j’ai l’impression de me faire prendre un peu pour un idiot.

Je lui dois la vérité, mais c’est chose sincère. Elle ne m’a clairement pas laissé le choix dans cette histoire.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Dim 7 Jan - 21:16


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


Elle se pencha avec lenteur pour s’assurer qu’un mouvement trop vif ne réveille pas la douleur dans sa jambe. Ses mains se referment sur son sac à dos, qu’elle enfile immédiatement avant de poser ses yeux sur le brun qui l’accompagne. Elle est injuste, elle le sait mais l’armée lui a trop bien appris à ne pas faire vivre ses états d’âmes. Jordan n’a nullement l’intention de se servir de lui. Ni de jouer avec sa vie. Loin d’elle cette idée. Seulement, le trajet seule sera peut-être plus difficile qu’accompagné. La militaire le voit ramasser ses affaires à son tour et sait qu’il va finir par venir avec lui. Victorieuse ? Non, elle ne se sent pas du tout comme ça. Elle sait dans quoi elle l’embarque et espère que les choses ne tourneront pas au vinaigre. Autant pour lui que pour elle car de toute façon, si un problème survient, elle connaît d’avance l’issue : elle y laissera la vie pour de bon. Mais Olivia en vaut le coup. Les traits d’Aaron sont fermés quand il se tourne à nouveau vers elle, prêt à lever le camp. La colère n’est même pas dissimulée dans ses paroles. La blonde fronce davantage les sourcils. — Genre, une de plus que pour m’avoir déjà sauvé ? Elle lui était redevable. Oh oui, elle le savait. Sauf que la suite est loin de lui plaire. D’un pas chancelant elle s’avance jusqu’à lui pour lui attraper le bras. — T’es bête ou quoi ?! Ca n’a rien à voir avec de la lâcheté !, murmure-t-elle avec énergie. Même si l’envie de lui hurler dessus et de le secouer soit tentante, Jordan se contente de chuchoter. Renfrognée par les conneries qu’il sort, la blonde reste silencieuse le temps d’un instant. Elle lâche sa prise et se recule d’un pas pour le laisser dégager l’entrée. Lentement, il dégage le meuble, voir même avec difficulté et son état interpelle Jordan. Lui aussi à passer une sale journée. Une du genre épuisante et les propos qu’il a dit ne cessent de se répéter d*en boucle dans l’esprit de la jeune femme. Il passe le premier avec shadow, et descend les escaliers prudemment.

Jordan se mord la lèvre face aux marches qui se tiennent devant elle mais elle ne peut pas reculer maintenant et encore moins demander l’aide d’Aaron. Il semble bien trop furieux lui aussi. Doucement, elle dépose son pied et ramène sa jambe blessée. Elle hésite sur quelques marches et trouve finalement la bonne position et descend assez rapidement les marches avec pourtant une jambe en morceaux. Bien que légèrement distancés, Aaron et son animal ne sont qu’à peine sur le point de sortir. Tandis qu’elle les rejoint, Aaron se tourne vers elle avant qu’elle ne franchisse la porte. — T’es sérieux là ? Fâchée cette fois, ses prunelles furieuses ne lâchent pas celle du brun. Elle l’attire à l’intérieur de la bâtisse pour être libre de lui parler, mais surtout, elle craint de n’être en mesure de garder un volume sonore bas. — Et bien reste ici alors ! Tu crois que c’est une compétition, que c’est à celui qui se sera montré le plus brave ? C’est des conneries ! Une mort stupide mais loyale reste une mort stupide ! Tenant toujours fermement l’homme, la blonde fait un pas de plus pour s’approcher de lui. Très sérieuse, elle reprend la parole : — Aaron, s’il-te-plaît, arrête de jouer les chevaliers servant prêt à mourir à la première occasion. Je connais les risques et je les accepte. Je suis prête à mourir pour revoir Olivia, mais toi tu n’as aucune obligation de me suivre et d'en faire autant. Alors, si ça tourne mal, ne joue pas les idiots comme tu dis. Ne te sacrifie pas par pure bonté d’âme, ok ? Si elle distinguait le moindre désaccord, elle était prête à l’empêcher de partir. Jordan n'avait pas besoin qu'on meure pour elle.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Mar 9 Jan - 18:47
Je peux comprendre qu’elle soit énervée, mais il est vint de sa part d’imaginer que je la laisserais partir seule. C’est irréalisable, soyons sérieux, elle ne s’en sortirait pas, personne n’y survivrais jamais. Même avec un maximum d’adrénaline pour palier aux ressentis de la douleur, il est impossible de survivre à une traversée de la ville seule, blessée, en pleine nuit. L’atout qu’elle a avec moi, c’est Shadow capable de nous prévenir en cas de mort vivant proche et ma hache, capable de décapiter un cadavre ambulant sans bruit, incapable de prévenir aucun autre de notre position. La voir prendre écouter mon avis, voir même s’énerver de ce dernier me rassure même un peu. Au moins, j’ai un semblant de preuve qu’elle n’abuse pas de ma loyauté.

- Tu crois que je fais ça pour une stupide compétition ? Non. C’est juste ma nature. Je suis un ancien militaire comme toi, le risque de mourir est déjà dans ma vie depuis plus longtemps que l’apocalypse. Si je viens avec toi c’est parce que tu es blessée et que je ne peux pas te laisser partir seule. Bon sang, je suis du genre à m’attacher aux gens. C’est la deuxième fois qu’on se parle, qu’on se voit et moi je t’apprécie. Dans le sens où tu es forte, dans le sens où on est très différents comme on se ressemble beaucoup mine de rien. Si j’étais dans ton cas je ferais tout pour rentrer au labo, revoir mon frère. Et j’aimerais qu’on m’aide si ça arrivait !

Ma voix reste calme, même si déterminée. Je suis très sincère quand je lui dis tout ça. Je me suis peut-être emporté suite à la fatigue cuisante que je ressens dans tout mon corps ainsi que dans mes jambes endolories...

- Je refuse de rentrer demain et d’avoir ta mort sur la conscience si c’est arrivé, tu entends ? C’est pas que pour toi que je fais ça, c’est aussi pour moi. Je suis frustré, énervé que tu m’en demande tant mais c’est évident que je vais pas te laisser seule dans la nature avec ta jambe folle.

Je reste sage, mon regard figé dans le sien. Jordan est quelqu’un d’assez difficile de caractère. Mais ce n’est pas pour autant que je ne l’apprécie pas. Elle est très forte et c’est quelque chose que j’apprécie chez elle, car elle est surement au moins autant déterminée que moi. Je suis assez à l’aise quand je dois discuter avec elle parce que je sais que malgré nos différentes, le fait qu’on puisse s’engueuler ou être en désaccord, on finira par se mettre d’accord sur un mot de fin.

- On rentre ensemble ou pas du tout. Même si je remets pas en cause ta force, je doute que t’es l’énergie de te battre avec moi. A ton tour de ne pas être bornée, je viens avec toi. Je te laisserais, je ne me sacrifierai pas par pure bonté d’âme. D’accord ?

Même si c’est faux, je m’engage de toute manière à éloigner les dangers de nous, je n’aurais pas à l’abandonner avec un peu de chance, nous n’aurons pas d’embrouilles. Le flaire de Shadow nous aidera à passer à côté des morts vivants. Nous pourrons facilement les éviter.

- En rentrant avec Shadow et moi, t’as beaucoup, beaucoup plus de chance de rentrer sauve. Même si c’est foutue pour le saine. T’en dis quoi. En avant ?

Je me décale doucement, lui laissant la place pour passer par l’encadrement défoncé de la porte. Mon regard est calme, confiant.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]   Hier à 15:24


Retrouvailles entre deux
coups de hache

Aaron & Jordan


Ses mains incertaines sont toujours crispées autour de la veste de son compagnon. Ses yeux furieux sont ancrés aux siens. Oui, Jordan est en colère mais également à bout de nerfs. Cette journée s’est avérée bien plus longue et éprouvante que prévu. Elle avait eu besoin de sortir, marcher et se vider la tête et s'était retrouvé embarquée dans un merdier sans nom. C’était épuisant. Elle sentait que son corps puisait dans ses ressources bien maigres. S’en était de même pour son mental. Froide et dure, la militaire n’était pas du genre à craquer facilement. Souvent malmenée et habitué aux situations de crise, il en fallait un peu plus pour que la jeune femme se sente à sa limite. A ce moment, elle n’avait plus la force de se battre avec lui. Ces derniers jours étaient de trop. Ce qui s’était passé avec Darren était encore trop vif et violent dans son esprit. En silence toujours, les prunelles océans de Jordan ne cessent pas une seconde de lâcher celle d’Aaron. Elle scrute son regard et y trouve de la détermination. Ses paroles sont justes, avec eux, elle a plus de chance. Mais elle ne peut pas se porter garante de sa sécurité si lui-même est prêt à n’importe quelle folie pour la maintenir en vie. Le ton de sa voix change légèrement, la légèreté revient entre eux et le brun finit même par s’écarter, laissant la place à Jordan de s’engouffrer dehors. Elle reste là, les bras ballants à se demander dans quoi elle s’embarquait. Qu’était devenu sa vie ? Comment avait-elle fait pour se retrouver dans une situation pareil ? Jordan était tout ce qui restait à Liv, alors pourquoi avait-elle pris le risque de sortir et de se mettre en danger. Privant la future mère d’un soutien important et nécessaire pour elle. La tête baissée, le regard fixé sur sa jambe blessée, la blonde laisse quelques mots lui échapper.

— Je ne peux pas faire ça.

Elle avait pensé à elle, et à présent elle prenait tous les risques car elle pensait à quelqu’un d’autre. Elle n’avait pas la force de faire cela. Elle n’était pas capable d’assumer cette charge sur ses épaules. L’absence de son père, et surtout de la vérité sur ce qui lui ait arrivé était déjà trop douloureuse à porter pour Jordan.

— Tu m’as dit un jour que j’avais la trouille de m’attacher aux gens. Oui, t’as raison., dit-elle en relevant la tête pour croiser son regard. Parce que quand ça arrive, je fais n’importe quoi. Je ne suis clairement pas en état de rentrer, c’est certainement dangereux mais je le ferais… même si tu m’avais laissé seule. Je vais le faire.

Le choc de sa blessure avait réussi à ébranler la jeune femme même si elle ne s’en rendait pas tout à fait compte. Les mots sortaient naturellement de sa bouche. Il y aurait pu avoir une armée de morts qu’elle y serait aller. Il pourrait y avoir ses hommes dehors, ceux qui ont cherché à lui faire du mal, qu’elle leur arracherait les yeux à mains nus si elle en avait l’occasion. Ces bâtards l’avaient affaibli. Ils l’avaient privé de sa force et de son bon sang. Mais là, elle s’égarait dans les plans de sa future vengeance et ce n’était ni le moment ni l’endroit. La nuit était toujours présente derrière l’encadrement de la porte et Shadow semblait presque s’impatienter.

— Je peux pas m’attacher Aaron. Ca veut pas dire que ta vie n’importe pas, au contraire. Je suis prête à donner ma vie pour n’importe quelle personne du labo. Tout comme tu sembles vouloir mettre la tienne en danger pour moi. Sauf que j’ai l'impression que c’est différent pour toi. Je ne veux pas d’attache, pas de sentiment. Je ne peux pas le faire. J’ai vécu ça toute ma vie et je n’en peux plus. Je n’en supporterais pas davantage.

Jordan passa une main sur son visage. La moindre petite chose lui semblait insupportable. Elle n’aurait jamais cru ça possible, mais les pauvres coussins de sofa qui lui servait de lit lui manquaient. Sa chambre lui manquait et par-dessus tout Liv lui manquait. Jamais elle n’aurait cru s’attacher à une personne comme ça et le seul soutien qu’elle voulait en cet instant c’était le sien. Elle voulait voir son enfant à naître et être heureuse de reconnaître les traits de la mère dans l’enfant. Mais avant, elle devait réussir à rentrer.

— J’avais besoin que tu saches ça avant qu’on ne rentre. Donc en avant, comme tu dis, si t’as toujours envie de venir



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Retrouvailles entre deux coups de hache [Pv : Jordan]
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