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Ven 25 Aoû - 15:23





2 mai 2016


Je suis en train de faire une connerie pour un coup de tête. C'est fort possible, mais risquer de me faire tuer, ne pas être sûr que la menace soit écartée, avoir failli tout perdre, m’a ouvert les yeux. J’ai à peine quitté ma maison ou j’ai laissé Avalohn hystérique pour aller vers le seul endroit où j’ai besoin d’être : là ou est Joey. Je suis passé à la boutique qui nous sert de lieu de rendez-vous avant de foncer vers le bâtiment du N.I.H comme si j’avais le diable aux trousses. Une force impérieuse m’oblige à la voir de mes propres yeux et à m’assurer qu’elle va bien, qu’elle n’a rien…

Pénétrer dans le camp de Cale n’a pas été mince à faire, mais je suis déterminé et c’est pas comme si c’était la première fois que je m’introduisais ici. Est-ce que je connais le prix en cas d’échec ? Oui j’en ai une vague idée, mais même la mort ne peut pas entre pire que de savoir qu’à cause de moi tant de personnes ont souffert.  

Arriver à entrer dans le bâtiment m’inquiète, si moi je peux le faire mon géniteur aurait pu facilement le faire aussi. Je profite de la nuit pour observer les allées et venues. Passer inaperçue n’est pas simple car je connais mal l’intérieur, mais j’ai fait tellement pire dans ma vie que je me débrouille plutôt pas mal pour le moment.

Et si je me fais prendre ? Qu’est ce que je compte faire ? Fuir… oui mais si je ne peux pas fuir ? Jusqu’où serais-je prêt à aller pour sauver ma peau alors que tous ses gens sont très certainement des amis de Joey. Je fini par la repérer, elle vient de sortir d’une pièce ou je m’infiltre sans mal. Je suis assez surpris. La pièce est petite, il y a juste un lit de camps et peu affaires personnelles. Je fouine et déniche un livre en Français. C’est bien sa chambre. Je m’attendais à autre chose. C’est vrai qu’à côté du confort de Fort Hope… c’est assez spartiate, enfin je dors bien dans un garage.

Une envie folle de la mettre dans un endroit confortable me prend mais ce n’est pas le moment. J’attends patiemment dans la pénombre en commençant vaguement à deviner a quel point je suis en train de faire une connerie qui pourrait me couter cher.

Au bout d’un certain temps, la porte s’ouvre, je reste plaqué derrière au cas où cela ne soit pas elle, mais rien qu’a son parfum, je la reconnais tout de suite. Sans crier gare et avant qu’elle ne puisse éclairer dans ma direction, je l’attrape pour lui plaquer la main sur la bouche et fermer la porte de mes fesses.

« Chut Joey, c’est moi.. c’est Isha… »

Je ne veux pas qu’elle crie, ca serait signer mon arrêt de mort, mais je ne veux pas non plus qu’elle me voit, même si mon visage a dégonflé, il reste trop très marqué par les bons soins de mon géniteur.

« Je.. je… »


Ouai je viens faire quoi ? Parce que le coup c'est un peu "bonjour l’ambiance vieux Cornwell". Je l’attire contre moi et la serre dans mes bras conscient que je risque de m’en manger une.

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Joey Desrosiers
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Mar 29 Aoû - 11:35

Je ne suis pas rentrée de ravitaillement depuis plus de deux heures, et déjà, je ressens le besoin quasi vital de ressortir d’ici. J’essaye de me raisonner comme je peux, en me martelant qu’il fait nuit et que je prendrais des risques inconsidérés, mais le fait est que j’ai envie d’être partout, sauf ici. Ici, ce soir, dans cette petite chambre qu’est la mienne, tout ce que je ressens, c’est une méchante oppression, et le sentiment que je ne suis pas loin de suffoquer. De l’air, il me faut de l’air. J’attrape un petit pull que j’enfile rapidement, et quitte précipitamment ma chambre, sans un regard en arrière, perdue dans mes pensées. Dehors, l’air frais de la nuit caresse mon visage, et je prends une longue inspiration qui calme presque aussitôt mes nerfs.

Je ne sais pas trop combien de temps je passe dehors, assise sur le sol, mais il fait nuit noire quand je décide de rentrer, et de revenir dans ma chambre. Cependant, je n’ai pas fait plus de quelques pas à l’intérieur de celle-ci que je sens une présence dans mon dos, et une main m’enserrer la taille, tandis que l’autre se pose sur ma bouche. La porte se referme avant que je n’aie le temps de prononcer le moindre mot, et mon corps se tend comme pas possible. Je commence à me débattre, avant de m’arrêter net quand je reconnais la voix qui murmure à mon oreille. Comme s’il avait besoin de me préciser qu’il est Isha, j’aurai reconnu sa voix entre mille.

Pourtant, au lieu d’avoir sans doute l’effet escompté, c’est-à-dire me calmer, et éviter que j’attire l’attention sur le fait qu’un étranger s’est introduit dans notre camp, l’entendre, et le sentir si proche de moi a le don d’irriter mes nerfs. Je le laisse me retourner et me serrer contre lui quelques secondes, malgré mes bras ballants, j’attends sagement qu’il baisse sa garde, et dès que je sens que c’est le moment idéal, j’en profite pour saisir cette opportunité, et me dégager de lui en le repoussant légèrement, tandis que je lui fais face.

Je sens une certaine colère monter en moi, et ce malgré le soulagement évident qui s’empare de moi, à le voir devant moi, en chair et en os. Je sais qu’il était blessé, une nana brune un peu coincée de son camp est venue me le dire en personne, mais en ne le voyant pas se pointer à la boutique de mariées, les jours qui ont suivi, je me suis simplement dit qu’il s’était finalement lassé de nos petites escapades. Qu’il avait eu son compte, et qu’il préférait rester avec son ennuyante petite fiancée. Je pensais vraiment que quoi qu’il y ai pu avoir entre Isha et moi, c’était désormais derrière moi, enterré à jamais. Et pourtant, voilà qu’il se pointe contre toute attente dans ma piaule, alors même qu’il m’a avoué que Cale ne lui ouvrirait jamais les portes de notre camp. Mais putain, qu’est-ce qu’il fout là ?

Je serre les dents, je n’arrive même pas à faire le tri dans le bordel de mes pensées, entre tout ce que j’ai envie de lui dire. Finalement, ce n’est peut-être pas ce qui devrait qui sort en premier : « -Putain, mais c’est quoi ton problème ? » Je le pousse sans ménagement, jusqu’à ce qu’il se retrouve acculé contre le mur, mais ce n’est rien comparé à la colère qui gronde en moi. Je suis énervée contre lui, contre son silence, contre son absence aussi. Je suis énervée de lui avoir donné assez de pouvoir sur moi pour qu’il ai rarement quitté mes pensées depuis notre dernier rendez-vous, pour que je me sois fait un sang d’encre pour lui, pour qu’il m’ai autant manqué. Je suis énervée de le voir prendre autant de risques juste pour me voir, alors que j’étais persuadée qu’il avait tourné la page, et que j’étais prête à en faire autant. « -T’as envie de te faire tuer ou quoi ? Parce que si c’est le cas, je peux t’aider tu sais ! » Mouais…j’imagine que j’aurai pu trouver une façon plus délicate de lui faire comprendre qu’il prend des risques inconsidérés, et qu’il aurait pas dû.

La colère commence à refluer, je le sens distinctement, et elle est vite remplacée par le soulagement de le voir là. Putain…je me rapproche un peu, et mes sourcils se froncent peu à peu. Il est là, effectivement, mais bien amoché, et je sens mon cœur se serrer dans ma poitrine. Je me rends compte que j’ai peut-être été un peu dure avec lui, et qu’il n’est pas impossible qu’il n’ai tout simplement pas pu donner signe de vie avant ce soir. Il me faut moins d’une seconde pour me planter devant lui, et avant même de me laisser le temps d’y réfléchir plus longtemps, je noue mes bras autour de sa taille, et je me serre contre lui, fort, la tête enfouie dans son cou. Putain, ce que ça fait du bien, bien plus que ce que j’aurai pu soupçonner.

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Mar 29 Aoû - 11:41

Elle pourrait me traiter de connard ou me frapper, ça ne changerait rien au bien que ca me fait de la voir entière, vivante et visiblement suffisamment impétueuse pour que je sache que mon géniteur n’a pas posé la main sur elle. Elle est belle, même dans cette pénombre et dans sa colère. En fait qu’elle le veuille ou non, qu’on mette des mots dessus ou qu’on se mente, je lui ai donné un morceau de moi. Cette petite parcelle qui fait que je n’ai pas cessé d’avoir peur pour elle, que je me suis injecté le contenu d’une seringue sans réfléchir de crainte qu’elle ne paye un acte de rébellion de ma part.

Elle ne crie pas, il aurait pourtant fallu juste un son plus fort que les autres pour que l’on vienne me chercher et que je débarrasse par la force ce qui lui sert de chambre. Je ne résiste pas quand elle me repousse, je me doute bien à quel point j’ai dû lui faire peur, à sa place j’aurais même moins bien réagit. Et puis, je l’ai vue non ? Je n’ai pas de raisons de rester plus longtemps ici ?
Je pense partir mais elle me dit quelque chose qui me redonne espoir. Est-ce qu’elle s’inquiète pour moi ? Je n’ai pas le temps d’être étonné qu’elle se blotti contre moi et me serre dans ses bras. La surprise passé par ce retournement de situation, je l’enlace, peut-être un peu trop fort. Je tremble presque tellement j’ai eu peur de ne plus jamais pouvoir la sentir vivante dans mes bras.

« J’ai vraiment cru ne jamais pouvoir te revoir Joey… »

Je prends mon temps pour respirer mon odeur et me rassurer avant de lui relever le visage et l’embrasser. Ce n’est pas un de ces baisers qui implique que je vais lui arracher ses vêtements, c’est quelque chose de plus doux et de plus fort.

« Et tu vaux la peine qu’on prenne le risque de mourir même si c’est juste pour te voir quelques minutes… »

Et oui, même dans un moment pareil j’arrive encore a faire de l’humour. On ne me refera pas, dès que je suis nerveux c’est plus fort que moi.


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Mar 29 Aoû - 18:44

Mes bras se serrent fort autour de la taille d’Isha, et je colle ma poitrine contre son torse avec autant de force que si je voulais nous faire fusionner. Mon visage se glisse dans le cou du brun, jusqu’à ce que mes lèvres se posent sur sa fine peau, et je ferme les yeux, profitant simplement de cet instant, de ce contact qui m’a manqué bien au-delà de l’imaginable. Bien au-delà de ce que je pourrais admettre aussi. Je me hausse légèrement sur la pointe des pieds pour profiter un peu plus de ce câlin, alors qu’Isha avoue qu’il pensait ne jamais plus me revoir.

Sa remarque m’arrache une grimace, et je me retiens de lui dire que j’ai fini par me dire la même chose que lui, mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Je devrais sans doute éviter de lui dire que je me suis imaginée qu’il s’était déjà lassé de la petite Joey, qu’il avait découvert de moi tout ce qui l’intéressait, et qu’il n’en avait plus rien à foutre de nos petits rendez-vous secrets à présent. Je m’en veux presque d’avoir pensé ça, alors que je me rends compte qu’il s’accroche à moi avec une force qui me réchauffe de l’intérieur, et qui me fait penser que je me suis plantée sur toute la ligne.

Je le laisse faire quand il me relève la tête, et j’apprécie ce baiser offert, dont la saveur est nouvelle, mais tout aussi agréable que tous ceux qu’on a pu échanger jusque-là, bien qu’il ai le mérite de faire s’emballer mon cœur dans ma poitrine. Un baiser différent de tous les autres, mais que je lui rends avec autant de douceur que celle dont il fait preuve. Il reprend la parole pour me sortir une phrase à l’eau de rose, et pendant quelques instants, je me demande si c’est son humour de merde qui refait surface, ou s’il est vraiment sincère. Peut-être que s’il avait esquissé un petit sourire, ça aurait pu m’aiguiller sur le sujet, mais pour le coup, je suis dans le flou. « -Tu vas pas sortir les violons, tant que t’y es, hein ? » Je le regarde d’un air faussement sévère, tandis que mes yeux parcourent ce que je peux voir de ses cicatrices, et des traces de coups sur son visage.

J’attrape sa main, et je nous entraîne vers mon lit, où je ne tarde pas à m’assoir, sans lui lâcher la main. J’ai besoin de sentir ses doigts serrer les miens, tout aussi nian nian cela soit-il. Comme si j’avais besoin de ce contact pour me prouver qu’il est bien là, dans ma chambre au labo, même si c’est carrément insensé. Je reste assise à le regarder pendant quelques longues secondes, avant de lever la main pour caresser doucement les coupures sur son visage, les ecchymoses en train de guérir. Je sens un nœud se former dans mon estomac, et pour la première fois depuis qu’on s’est rencontrés, je me rends compte que ça me fait vraiment chier qu’on ne puisse pas avoir de moyens de communication pour avoir des nouvelles l’un de l’autre, aucun moyen de pouvoir se parler ou se voir plus souvent. « -Tu veux en discuter ? » Je finis par briser le silence en chuchotant, tandis que mes doigts n’ont toujours pas quittés les siens, et que mon pouce caresse le dos de sa main. S’il en a envie, il pourra déballer son sac, et me livrer tout ce qu’il a sur le cœur, et dans la tête. Et s’il préfère garder ses blessures secrètes, je me contenterai de m’allonger contre lui dans l’obscurité, et de profiter de sa présence tant que je le peux.

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Mar 29 Aoû - 23:08

Je me laisse docilement conduire vers le lit. Sa douceur m’enivre et m’hypnotise presque. En fait, quand les gens veulent que je fasse un truc, soit ils hurlent, soit ils me forcent physiquement. Du coup, je ne suis pas sûr que personne n’a jamais vraiment eut de geste tendre comme elle m’en prodigue. Même si cela me fait autant de bien que de mal, cela me conforte dans mes décisions. Je la laisse inspecter mes blessures en me sentant un peu bête car je ne dois pas être beau à voir. J’aurais été raisonnable, j’aurais attendu d’être moins affreux pour venir la voir…Sauf qu’elle ne me rend pas raisonnable et que je veux quelque chose d’elle qu’elle ne me donnera jamais ce qui prouve bien que je n’ai pas envie de réfléchir mais juste de suivre mon instinct.

J’aime avoir sa main dans la mienne, c’est vraiment cucul non ? Mais ça me fait du bien, pour la première fois de ma vie j’ai l’impression de ne pas être seul avec nos doigts enlacés.

Je lui laisse prendre son temps en la détaillant comme si c’était la dernière fois que je la voyais. En même temps, si Cale me trouve ici, c’est peut-être ce qui va se passer. Dire que j’aurais pu la perdre… Je ferme les yeux pour mieux ressentir la douce caresse sur mon visage. Je savoure ce contact jusqu’à ce qu’elle me pose une question.

Est-ce que je veux en discuter ? Lui avouer que rien que la voir je l’ai mise en danger plus qu’elle ne peut l’imaginer ? Je la prends contre moi, sans lâcher sa main, et je m’allonge sur le lit en la gardant contre mon torse.

« Joey… ne me repousse pas s’il te plait…»

Je resserre mon bras contre elle.

« J’ai vraiment besoin de te garder contre moi, cette nuit… »

Je prends un peu de temps avant de réussir à lâcher ce que je peux sur le résumé de ces derniers jours. En fait j’ai du mal, mais je plonge mes yeux dans les siens pour réussir a lui dire ce qui va certainement faire qu’elle va me dégager de son lit:

« J’ai failli mourir, mais ça m’a mis en face de certaines choses que je n’aurais pas envisager autrement je pense, dès que j’ai pu me lever de l’infirmerie j’ai été parler à mon ex fiancée de toi… enfin… de nous… »

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Mar 29 Aoû - 23:12

Les yeux d’Isha se ferment, et les miens en profitent pour détailler un peu plus son visage, tandis que j’ai l’impression d’y découvrir des détails qui m’avaient échappé jusque-là. Mes doigts se font léger, je n’ai pas envie de lui faire mal, bien au contraire. Quand il finit par rouvrir les yeux, mon regard glisse dans le sien durant quelques brèves secondes, et je me laisse totalement aller contre lui alors qu’il m’attire contre son torse, et s’étend dans mon lit de fortune. Pendant quelques instants, je crains qu’il ne se brise sous nos poids combinés, ce qui ne manquerait pas de faire un raffut horrible et de rameuter du monde, mais le lit tient bon, et je me détends considérablement lovée contre Isha.

A ses mots, à ce qui ressemble étrangement à une supplique de ne pas le repousser, je ne peux retenir un froncement de sourcil, alors que je me redresse en appui sur un coude pour pouvoir mieux voir son visage tuméfié. Je n’arrive pas à déchiffrer exactement l’expression sur les traits du brun, même si je ressens un petit pincement au ventre que j’ai du mal à expliquer. Au lieu de quoi, quand il confesse qu’il a juste envie de passer la nuit serré contre moi, je hoche doucement la tête pour lui dire que c’est exactement ce que je veux aussi.

Un petit silence s’installe entre nous, uniquement perturbé par le bruit de nos respirations, mais c’est loin d’être oppressant, ça a même quelque chose d’apaisant, et je finis par poser ma tête contre le torse d’Isha pour m’installer plus confortablement. Mais je ne suis pas dans cette position depuis plus de quelques minutes que je le sens bouger, et il ne tarde pas à reprendre la parole, alors que je me suis une nouvelle fois redressée pour glisser le noisette de mes yeux dans le noir des siens. Il a un air sérieux que je ne lui ai jamais vu. Au final, il parle peu, mais son petit discours contient une tonne d’informations que j’ai du mal à avaler.

Mes doigts se crispent autour de ceux d’Isha, tandis que je me redresse davantage en fronçant les sourcils. Mon cerveau semble peiner pendant quelques instants sur l’information qu’il doit traiter en premier, entre la perspective d’un Isha sur le point de mourir, le fait que ce soit visiblement terminé avec sa copine, ou encore cette façon de parler de notre relation. Nous…je n’ai jamais été un « nous » avec qui que ce soit, j’ai toujours fait un en sorte que ce soit juste moi, et quelqu’un d’autre. Je crois même que j’en ai fait une priorité, un mode de vie, un leitmotiv. Le simple fait d’entendre prononcer ce mot provoque une montée de je ne sais quoi sur lequel je n’arrive même pas à mettre de mot. De la peur ? De l’incompréhension ? Peut-être même une certaine forme de panique. Si bien que je décide de relayer cette information au fin fond de mon esprit. Du moins pour le moment.

Je reste à le regarder encore de longues secondes, avant de me forcer à sortir de ma torpeur, me secouant pour stopper ce silence qui s’étire entre nous. Je rassemble mes pensées, et les premiers mots qui quittent mes lèvres ne sont pas ceux que j’avais imaginé : « -Attends, t’as…t’as rompu avec ta fiancée ? » Je le fixe un peu trop longuement, sans réussir à cacher la surprise qui se lit sur mon visage. J’ai du mal à comprendre comment c’est arrivé, ou même pourquoi, et ouais, j’avoue que pendant quelques secondes, je zappe totalement le fait qu’il vient de m’avouer qu’il a failli mourir. « -Pourquoi t’as fait ça ? » Mes sourcils se froncent malgré moi, mais pourtant, ma main ne quitte pas la sienne pour autant, malgré l’appréhension que je ressens à entendre sa réponse.

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Mar 29 Aoû - 23:16

Je m’attendais à ce qu’elle ne le prenne pas bien, vu son passé de femme libérée et du fait ce que je viens de dire ne ressemble t’il pas à un type qui arrive avec le collier et la laisse ? Pourtant, au fonds de moi, je crois que j’avais peut-être espéré autre chose. Et pour le coup, je me foutrais des baffes pour être aussi idiot et débile. Le genre de gros niais qui pense que parce qu’une nana est sympa avec lui elle en a vraiment qu’elle que chose à foutre de sa gueule.

Je la devine paniquée, elle qui me semblait si calme et apaisée contre moi se remet à remuer nerveusement et je sens son cœur changer de rythme. Elle se redresse pour me dévisager genre « allez, dis-moi que c’est une blague, c’est le moment… »

Comme dirait quelqu’un que je connais bien « oula le malaise ». Une petite voix me siffle qu’il est encore temps de faire marche arrière, de me marrer, de passer pour un lourd, mais au moins je ne risquerais pas de me faire rapidement dégager de cette étreinte qui me fait tant de bien.

Sauf que je suis fatigué de mentir et que je ne suis pas du genre à ne pas assumer mes actes. Je reste donc à la regarder droit dans les yeux avec sérieux et ce je ne sais pas quoi d’autre dû au fait que je la trouve exceptionnelle. Je fini quand même par lui sourire, même si c’est tristement parce que je devine la suite, je ne veux pas la rendre plus stressée qu’elle ne l’est déjà.

J’écoute ses questions qui sont comme des coups de poignard. J’ai vraiment été stupide. Elle veut bien du mec presque marié qui n’allait pas la faire chier mais pas du type célibataire qui risque de la coller. J’arrive à esquisser un sourire resigné plus confiant en passant doucement ma main dans son dos pour la ramener contre moi.

Quitte à me faire jeter à la porte, je veux encore une minute contre elle a pouvoir la sentir dans mes bras. Je prends une grande respiration pour essayer de trouver les mots justes :

« Je te l’ai dit, j’ai failli mourir… »

Non, en fait ma vrai réponse aurais dû être : « je n’ai pas hésiter à me mettre en danger pour te sauver, j’ai renoncé a revoir mon père et ma sœur, à ma liberté, juste pour être sur que toi tu puisses continuer à vivre/ Le pire, c’est que je n’ai même pas eu a réfléchir une seconde pour le faire. C’était presque naturel. Ce n’est peut être pas une vrai réponse de ce que tu es pour moi, mais elle me suffit pour avoir fait ce qu’il fallait et pour être là, ce soir, ou je pense vouloir être plus que tout. »

« Et c’est possible que la personne a qui j’ai le plus pensée soit une magnifique brune que je n’avais pas encore assez découverte. Mais le peu que je sais d’elle est tellement intense que rien n’a pu m’empêcher d’être ici ce soir. »

Je lui caresse le dos avec une tendresse plutôt inhabituelle pour nous dans cette position. En même temps se voir juste pour dormir est inhabituel en soit. Pourtant je suis bien en train de me mettre à nu, mais pas de la manière conventionnelle.

« Je ne voulais plus mentir, ni a Avalohn, ni a moi, ni a toi, ni a personne. Je veux être libre de te prendre dans mes bras sans arrières pensées, de te poser toutes les questions du monde, d’être avec toi tant que tu auras envie que je sois là… »


Et bien voilà, la messe est dite il n’y a plus qu’à espérer que si Joey n’est pas intéressée par un mec célibataire, elle aura la délicatesse de me dégager en douceur, mes cotes ne sont pas encore bien remises et je ne me sens pas, moralement, assez solide pour affronter une crise auprès de celle qui m’a toujours apaisé quand ca allait mal.

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Joey Desrosiers
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Mar 29 Aoû - 23:52

J’ai l’impression que je me suis figée, que je suis plus tendue que je ne l’ai jamais été avec Isha. A côté de ça, notre petit séjour dans la cage de cannibales psychotiques, ce n’était rien. Ça me fait bizarre, moi qui me suis toujours sentie étrangement à l’aise en présence du brun. Je n’ai pas l’impression qu’il soit vraiment un expert avec cette espèce de conversation qu’on essaye d’avoir, et pour le coup, je ne le suis vraiment pas plus que lui. Je déglutis péniblement, mais ne me dérobe pas à ses yeux inquisiteurs qui se plantent dans les miens. Mes mouvements sont assez raides quand il me ramène contre lui une nouvelle fois, et j’en profite pour enfouir mon visage dans son cou, et essayer de m’y calmer. Merde, ce n’était pas vraiment comme ça que j’avais imaginé que les choses allaient se passer.

Je reste immobile entre ses bras tandis qu’il reprend la parole, et je me dis qu’au moins comme ça, il ne risque pas de pouvoir lire sur mon visage les émotions qui risquent de le traverser. J’écoute attentivement les mots prononcés, et je sens mon cœur s’emballer un peu plus dans ma poitrine quand je crois en comprendre le sens. Je sens ses doigts glisser sur le tissu de mon pull fin, et parcourir mon dos, et je m’étonne de le trouver si doux, presque…tendre dans ses gestes. Ça change de toutes ces fois où il m’a avidement arraché mes fringues, avant de me faire grimper au rideau. Putain, mais qu’est-ce qu’il est en train de se passer ? Isha poursuit sur sa lancée, sans se rendre compte de mon malaise, ou de la situation délicate dans laquelle il est en train de nous mettre, tous les deux. Ses doigts semblent soudain bien lourds entre les miens, et pourtant, je n’arrive pas à lâcher sa main.

Je me sens un peu oppressée, ce serait mentir de prétendre le contraire, même si je sens bien qu’il y a autre chose, sur lequel je n’arrive pas à mettre de mots. Cette situation me rend particulièrement nerveuse, même si je m’étonne moi-même de réussir à contrôler si bien mes réactions. Je reste silencieuse et immobile un long moment, un trop long moment sans doute, si bien qu’on pourrait croire que je me suis simplement endormie, même si c’est loin d’être le cas. En vérité, ça se bouscule bien trop sous mon cuir chevelu pour que je songe à fermer l’œil.

Il me faut encore quelques instants, peut-être quelques minutes, pour ce que j’en sais, avant de me serrer un peu plus contre Isha, presque spontanément. C’était pourtant simple entre nous jusque maintenant, non ? Malgré notre rencontre, malgré le fait qu’on vive dans deux camps différents, malgré le fait qu’il y avait une autre femme dans une équation, c’était…simple. Est-ce que ça complique réellement les choses, qu’il ai quitté sa copine ? J’ai du mal à trouver une vraie réponse à cette question, et même si les paroles du brun ont un petit quelque chose de perturbant, je sais aussi que je n’ai aucune envie que les choses s’arrêtent. Pas comme ça, pas maintenant. « -Tu pouvais déjà faire tout ça avant… » Ma voix est douce, radicalement opposée à la tempête qui se déchaîne à l’intérieur de moi. Il me faut quelques instants de plus pour lever une nouvelle fois la tête, et pour laisser mes yeux aller à la rencontre de ceux d’Isha. Je reste à le fixer un long moment, comme si j’espérais pouvoir y lire la réponse à cette question que je ne suis pas certaine de savoir oser poser. Mais ça se saurait si c’était aussi simple, pas vrai ? Je prends une petite inspiration, et après une légère hésitation, je me lance enfin : « -Je suis pas certaine de comprendre ce que tu attends de moi, Isha… » Ou plutôt, je ne suis pas certaine de pouvoir y répondre, pas dans le sens qu’il aimerait en tout cas.

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Mer 30 Aoû - 0:21

Ca a beau être la tempête, malgré la mise importante que je vais certainement perdre, je me sens… étonnement calme et apaisé. Je me rends compte du mal que je m’infligeais jusque-là et du sentiment d’apaisement que me procure cette étrange délivrance. Je suis libre de mes mensonges, libres des illusions dans lesquelles je me suis bercée, libre de la Louve, libre de me présenter ici, sans armure, sans artifice… et certainement bientôt libre de devoir décamper d’ici.

Joey semble en proie avec une agitation proche de la panique. Je me souviens d’un camarade de centre pour délinquant qui m’avaient expliqué qu’il avait toujours tellement eu la poisse, que finalement, quand un truc moche lui tombait sur le coin du nez, ça le rassurait presque. C’est peut-être ce qui est en train de se produire ici. Finalement une partie de moi est en train de me sortir un « je te l’avais bien dit » et me faire juste tej à un coté « naturel ».

Joey voulait visiblement juste des parties de jambes en l’air sans plus de contrainte, un truc simple sans conséquence… et là, je viens, en quelques mots la privée de ce qui devait être son moyen d’évasion à elle. C’est triste, car, plus que son corps, c’était elle mon oxygène. Et parce que je ne voulais plus rester sagement à ma place, je viens de saboter moi-même notre refuge. C’est certainement mieux ainsi.

Je me veux de la voir aussi tourmentée à cause de moi. Je l’écoute me poser ses questions avec ce sourire resigné. Je ne peux lui expliquer maintenant la Louve, ses mensonges, ma naïveté, ni m’ouvrir plus sur ce que je ressens. Déjà dans l’état où je viens de la mettre sans aller plus loin. Je la garde dans mes bras, me « nourrissant » une dernière fois de tout ce qui m’a amené à la comparer à un soleil, enfin non, a MON soleil. La nuit va bientôt retomber dans ma vue.

C’est avec difficulté que je la délivre de mon étreinte, je me redresse avec une dernière caresse sur son visage. Je reste a le détailler pour ne jamais oublier ne serait-ce qu’un petit détail.

« Chut… Joey, calmes toi s’il te plait… je… je n’attendais rien de plus de toi que ce que tu viens de me donner. »

Je mens pas vraiment, je n’aurais jamais voulu qu’elle me donne plus qu’elle ne le pouvait. J’essaye d’avoir l’air rassurante te de cacher cette nouvelle blessure qui vient de s’ajouter aux autres. J’ai l’impression de me taillader les veines quand je m’éloigne d’elle en quittant son lit de camp.

« Tu dois être épuisée, je vais te laisser te reposer… »

Avant de faire quoique ce soit d’autre, je pose sur une boite de rangement un Talkie solitaire.

« Je te laisse ça, c’est a longue portée et j’ai déjà réglé la fréquence, si à un moment tu as besoin de moi, tu n’auras qu’à l’utiliser. »




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Joey Desrosiers
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Mer 30 Aoû - 12:21

Fais chier. Voilà, c’est la seule chose qui me vient à l’esprit. J’aimerai réussir à calmer les battements désordonnés de mon cœur, lui dire de se calmer et que tout va bien aller, mais au fond, je ne suis pas certaine d’en être vraiment persuadée. Je n’arrive même pas à comprendre comment la situation a pris cette tournure, sans que je ne vois rien venir. Je sens Isha se redresser dans le lit de camp, et malgré la tension qui crispe mes épaules, je ferme brièvement les yeux en sentant ses doigts parcourir la peau fine de mon visage, comme il l’a déjà fait des tas et des tas de fois. Pourtant, aujourd’hui, à cet instant précis, je me fais la remarque que ce sera peut-être la dernière fois que ça arrive. Mes yeux ne quittent pas les siens pendant qu’il me fixe étrangement, longuement même, comme s’il voulait fixer mon image dans son esprit, au cas où il ne me reverrait plus. C’est quoi ce plan foireux qu’il est en train de me faire, là ? Et cette réponse énigmatique qu’il me donne ne permet en rien d’apaiser mes nerfs, bien au contraire. Qu’est-ce que c’est que ce charabia ?

Je le regarde se lever en fronçant les sourcils, alors que j’ai bien envie de lui balancer à la tronche tout ce que m’inspire sa façon de faire. Je ne sais pas où il a vu qu’on débarque comme ça chez les gens pour leur annoncer qu’on a quitté sa fiancée après des jours de silence et d’angoisse, mais ce genre de comportement ne fonctionne pas avec Joséphine Desrosiers. Je me lève à mon tour, une expression plus fermée sur le visage que ce que j’aurai voulu. « -Je m’en fous de ton talkie-walkie. » Ouais, clairement, il faudrait que je prenne la peine de réfléchir à ce que je vais prononcer quand je suis vraiment en colère, ça pourrait m’éviter de dire des bêtises, même si au fond, ce sont les premiers mots qui sont sortis de ma bouche, et je n’ai pas cherché à les freiner, parce que je le pense. Je soupire, et me rapproche d’Isha, qui n’a pas bougé. J’ai été plus dure que je ne l’aurai voulu, et ce qui m’embête le plus, c’est que je n’ai même pas réussi à dire les choses comme je le pensais. La seule raison pour laquelle je me moque de son talkie-walkie, c’est que là, tout de suite, j’ai d’autres préoccupations en tête. « -Reste. » Ma voix est ferme, ce n’est d’ailleurs même pas une question, et ce n’est pas vraiment enclin à la négociation non plus. « -T’as envie de rester, et j’ai envie que tu restes, ça n’a pas à être plus compliqué que ça. » Et c’est le cas. Il a bien passé une nuit entière avec moi à notre QG quand il était un homme pris, maintenant qu’il est célibataire, je ne vois pas pourquoi ce serait moins évident pour lui de rester.

Je finis par me rapprocher considérablement, jusqu’à me planter juste devant lui à vrai dire, et il faut que je lève un peu la tête pour pouvoir plonger mes yeux dans les siens. Là, je prends quelques secondes pour détailler les traits de son visage, alors que du bout des doigts, je caresse sa main. « -Reste. » Je me répète, j’en ai bien conscience, mais ma voix a gagné en douceur, toute comme mon expression. Je ne sais pas où on va avec cette histoire, avec ce « nous » dont il vient de me parler, mais on aura bien le temps d’aviser demain, non ? Dehors, il fait nuit noire, et il est hors de question qu’il prenne des risques à quitter le labo, tout ça parce que je n’arrive pas à m’ouvrir suffisamment à lui pour lui dire tout ce que je pense exactement de cette situation dans laquelle il nous a mis. « -Ecoute, tu m’as prise au dépourvu, d’accord ? Je…je sais pas quoi penser de tout ça, et je t’avoue que ça me dépasse totalement. Je pensais que tout ce qui t’intéressait, c’était mon cul, et là…je sais pas vraiment comment réagir… » Filtre, il faut vraiment que j’apprenne à mettre des filtres dans mes paroles. Dommage que je me fasse toujours cette réflexion trop tard, quand les mots ont déjà quitté mes lèvres.

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Mer 30 Aoû - 12:24

Je la regarde, surpris, une nouvelle fois par sa réaction. Je vais lui expliquer l’intérêt du talkie en me demandant si elle n’est pas juste en train de me dire qu’elle veut que je sorte complétement de ma vie, mais, en fait… non. Elle semble en colère en venant me rejoindre et j’arrive à sourire quand elle me prouve que j’avais bien raison sur le fait qu’elle est autoritaire. Mais en fait, même si c’est un mince espoir, juste de l’entendre me répéter de rester me délivre presque du fardeau que j’ai sur les épaules.

Elle se semble se calmer rapidement et c’est de cette façon si douce que j’aime chez elle qui m’explique enfin ce qui se passe. Je me sens idiot ne pas avoir compris tout de suite que sa panique venait peut être du fait que je l’ai assommée avec beaucoup d’informations sans préavis. Pour le moment nos rencontres étaient plus charnelles qu’émotionnelles… enfin… je crois.

Je fronce les sourcils quand elle précise qu’elle pensait que seul son cul m’intéresse. Certes, il est indéniablement passionnant, mais certainement pas autant que l’ensemble. Sinon je ne serais pas retourné aussi souvent le voir. Je la prends dans mes bras et la serre fort contre moi. En fait, on est tous les deux des puceaux des relations normales. En admettant que cela soit que l’on veut, je crois que l’on galera comme si on mettait une capote pour la première fois.  

« Joey… quand arrêteras-tu de me surprendre… »

Je me baisse pour l’embrasser. Je n’ose pas lui dire que je suis aussi perdu qu’elle. Ma seule « chance » est que j’ai été mis face à un mur en pensant que j’allais mourir. Pour le coup, ça aide a y voir clair.

« Écoutes, voilà ce que l’on va faire, le temps que l’on y voit plus clair, c’est toi qui va prendre les rênes d’accord ? On va aller à ton rythme à toi et si tu veux on ne reparle plus du fait que je suis célibataire et de ce que je viens de te dire. On peut continuer comme avant si c’est de ca dont tu as besoin pour être bien. Par contre, juste une chose, je t’interdis de penser que seul tes petites fesses soient intéressantes chez toi, même si elles sont aussi divines que le reste de ton corps, sans le feu qui t’anime, ce ne serait pas pour elles que j’aurais fait le mur du Labo juste pour être près de toi… »

Je ne sais pas si je suis clair, si j’arrive a la rassurer ou a lui ôter un doute de sa tête. Mais de toute façon je suis un orateur de merde, alors je fais comme je peux pour lui expliquer ce que je ressens sans utiliser de mots qui font peur.

« Mis a part pour le talkie que je veux que tu gardes avec toi au cas où… je suis a ton écoute. Tu veux que je reste, je reste… autres choses Mademoiselle Joey pour vous être agréable ? »


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Joey Desrosiers
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Mer 30 Aoû - 21:32

Peut-être qu’un jour, j’arriverai plus facilement à exprimer le fond de ma pensée, sans avoir l’impression de faire preuve d’autant de délicatesse qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ce n’est pas vraiment de ma faute, je n’ai jamais essayé de prendre l’habitude de mâcher mes mots, et parfois, je me rends compte un peu trop tardivement de mes maladresses. Mais Isha ne semble pas se formaliser de la façon dont je me suis adressée à lui, et je dois dire que je suis assez surprise en le sentant m’attirer à lui pour me prendre une nouvelle fois dans ses bras. J’ai du mal à suivre tous ces retournements de situation, ses changements d’avis, les paroles qu’il a prononcées aussi. Sa petite remarque m’interpelle, moi qui n’avais pas vraiment l’impression d’être une personne surprenante jusqu’à ce que je l’entende de la bouche du brun. Est-ce que c’est un de ces trucs qu’il apprécie suffisamment chez moi pour prendre le risque de s’introduire dans un bâtiment surveillé où il n’est pas le bienvenu ?

Je suis incapable de répondre à ça, et de toutes façons, je n’en ai pas l’occasion puisqu’Isha pose une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes, pour un baiser léger. J’aime bien quand il m’embrasse, au moins, ça l’empêche de dire des grosses conneries qui me rendent quasi frigide malgré moi. Mais le répit est de courte durée, et sitôt nos lèvres séparées, il se remet à parler comme lui seul sait le faire, alors que je profite de l’obscurité de ma chambre pour hausser un sourcil à ses paroles. Faire à ma façon ? Je ne suis pas vraiment certaine que ça changerait vraiment de ce qu’on faisait jusqu’à maintenant : des petits rendez-vous clandestins, faits de baise, de découverte de l’autre à travers des jeux puérils, et de taquineries de gamins. Je trouve qu’on s’en sort plutôt pas mal dans cette dynamique, qui nous a très bien réussi jusqu’à maintenant. Je ne vois aucun intérêt à compliquer les choses, pas alors que ça se passe si bien jusqu’à maintenant, mais je ne peux ignorer la petite voix qui me glisse à l’oreille que ce n’est peut-être pas l’avis d’Isha. D’ailleurs, j’ai du mal à voir où il veut en venir quand il parle de ce feu qu’il croit voir brûler en moi, et qui semble l’intéresser bien plus que mon cul. Je crois pourtant que je suis prête à le croire, au moins un peu, sans trop savoir pourquoi ceci dit. Malgré tout, j’accepte sa proposition, en lui disant que c’est d’accord, et qu’on peut faire comme ça, au moins pour le moment. Je me demande quand même combien de temps il acceptera cette situation qui me semble un peu bancale, mais je n’ai pas l’occasion de me pencher plus sur le sujet qu’Isha a déjà repris la parole.

Quand il me reparle du talkie-walkie, mes yeux se posent sur l’appareil par réflexe, alors que je finis par hocher la tête pour lui dire que j’accepte de le garder avec moi. Au fond, je crois que j’en suis même contente, même si je suis peut-être un peu trop fière pour le lui dire à voix haute. Il est hors de question que je passe tout mon temps collé à ce gadget pour espérer entendre la voix d’Isha de l’autre côté, la niaiserie m’a toujours filé la gerbe, mais je me dis que ça sera sans doute plus pratique pour convenir de nos rendez-vous à la boutique de mariées. Quand il me demande s’il peut faire quelque chose d’autre pour m’être agréable, je lui lance un sourire insolent, avant de lui répondre : « -Ouais, arrêter de parler. » C’est marrant que ce mec soit une vraie pipelette, et qu’il parle genre trois fois plus que moi. Je garde le silence un petit moment, et je reprends finalement : « -Et retourner te coucher avec moi, aussi. » Je lui montre le lit du menton, tandis que je l’incite doucement à s’étendre sur le lit de fortune, et à reprendre cette position et ce calme qu’on avait un peu plus tôt.

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Dim 3 Sep - 7:48

Je suis soulagée qu’elle finisse par accepter le Talkie. Au moins, si un jour elle est dans une situation critique, elle aura le moyen de me contacter. Et vice versa si j’estime qu’il y a matière à la mettre en garde, cela sera beaucoup plus simple. Par contre je pressens bien qu’elle, comme moi, nous ne sommes pas du genre à rester des heures à glousser dans ce machin en ce racontant nos vies. Je ne peux m’empêcher de penser à Maddie qui passe des heures coller à son talkie en plaignant son mec de tout mon cœur Ce type est un sain.

J’encaisse avec le sourire la pique de Joey. Elle est méritée. Elle ne peut pas comprendre ce que ca fait de ce dire qu’on va crever sans avoir vider son sac et en s’inquiétant pour les autres. Et je préfère largement que ça reste comme ça. Même si ca me blesse quelque part, si c’est le prix à payer pour être sûr qu’elle va bien, je suis prêt a verser dix fois plus. De toute facob, au fond de moi, je sais qu’un jour ou l’autre, Joey se lassera ou trouvera un autre étalon. Là-dessus, il n’y a pas eu de mensonge ou de promesse contrairement à Avalohn.

Et ça réaction de ce soir a été une bonne remise en place pour mon esprit échauffer par mes retrouvailles avec mon géniteur. Je peux avoir l’impression de ne plus être seul auprès d’elle, mais ça ne reste qu’une illusion de plus de l’autre côté du mur qui s’appelle « la réalité ». J’aurais deux sous de jugeote, je pense que je prendrais du recul pour anticiper le moment où elle ne voudra plus voir ma tronche.
Elle finit par briser le silence en me demandant de rester dormir avec elle. Il n’en faut pas plus pour me faire oublier mes principes de précautions et d’éloignements. Sans un mot, j’enlève ma veste et mon pantalon pour me mettre plus à l’aise et partager son lit de camp. On met un peu de temps pour trouver une position confortable sur cette couchette réduite. Je ne m’offusque pas de servir presque de matelas humain et je profite allègrement de cette proximité apaisante.

L’entendre finir par s’assoupir contre moi, sa main dans la mienne me fait un bien fou. Moi-même je fini par somnoler sans cauchemar en me berçant de ces doux rêves farfelus auxquels je voudrais croire, ceux qui m’ont amené à rompre avec ma femme. Je suis tellement bien contre elle que je ne fais pas attention à mon plus mortel ennemis dans le laboratoire qui défile impitoyablement : le temps. Et quand j’ouvre les yeux dans ce qui me semblaient être un battement de cil, je vois que le soleil a déjà commencé à émerger.

Je grogne de ne pas avoir le temps de la sortir de ses songes comme il se doit, mais les minutes comptent. Si je suis là dans la journée, aucune chance que je puisse sortir de cet endroit vivant. J’embrasse tendrement cette femme pour qui je viens encore de risquer ma vie et, sans la réveiller, je la décale doucement dans le lit de camp afin de sortir du lit.

Je me rhabille en quatrième vitesse regrettant de ne pas savoir rester plus auprès d’elle.


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