Highschool of the dead || Bob



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We have ashes, fire and hope
Lana McCarthy-Lee
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 26 Aoû - 22:22



Highschool of the dead Lana & BobUne ville. Cela faisait longtemps que je ne mettais pas attaqué à si... Ambitieux, pour une mission de ravitaillement en solo. Je connais les environs. Comme ma poche, sans vouloir me vanter. Mais, il est vrai que d'ordinaire je suis au moins accompagnée d'un équipier pour traîner dans le coin. Par mesure de sécurité. Mais... Je ne sais pas. Est-ce le goût de l'aventure ? Une envie d'extrême soudaine ? De la pure idiotie ? Qui fait que j'ai troqué mes expéditions solitaires dans les commerces et habitations isolés pour la périphérie urbaine ? Allez savoir. Mais bon... Si je suis ici, sans personne, c'est parce que je m'en sens capable. Je ne suis pas non plus folle et encore moins suicidaire. J'ai une famille à retrouver, en rentrant. Mourir, c'est faire une croix là-dessus et décevoir tous le monde. Et, ça, il en est hors de question.

Mon véhicule gentiment camouflé au coin d'une rue, je doute fort que l'on puisse me le voler. Faut dire que peu de gens s'aventurent encore dans les petites ruelles sombres d'un lieu plus ou moins fort en concentration de morts. Les survivants favorisent les alentours plus espacés que l'urbanisation pure et dure, désormais. C'est un peu pour cela que je viens là, cette fois. Peu d'aventureux en ces lieux = plus de chances de trouver des trucs intéressants à ramener à Fort Hope, non ? Plus les pillards sont absents, plus l'on a de quoi se mettre quelque chose sous la dent.

Ma cible du jour est un établissement scolaire. Il avait attiré mon attention plus d'une fois. Si bien que je peux annoncer avec certitude que l'idée d'entrer par la cours est, de loin, la chose la plus stupide au monde. Des dizaines de cadavres, étudiants et professeurs mélangés, y traînent sans but. Du moins tant que leur champ de vision n'est pas orné d'un charmant gigot sur patte comme moi. La dernière fois que je me suis approchée du bâtiment, j'avais remarqué, en jetant un œil aux fenêtres, que bien des pièces semblaient... Barricadées. Probablement des élèves et enseignants qui, en début d'épidémie, ont décidés de sécuriser au mieux le bâtiment en fermant les issues que pourraient emprunter leurs camarades putrides. De ce fait... Quelques endroits intéressants sont hors de portée des macchabées. Salles de classe, bureau du proviseur ou, mieux encore, l'infirmerie. Bref. C'est facile de voir où je veux en venir : et si j'allais jeter un p'tit coup d’œil à ce vieux lycée, hum ? Qui sait quelles merveilles je pourrais y dénicher.

Au pied de la bâtisse je me poste en face de la fenêtre de ce qui est, vraisemblablement, le bureau du dirlo. Fouiller le pupitre et les tiroirs me servira peut-être.
Le plus silencieusement possible, je donne un coup d'épaule à la vitre qui s'ouvre suffisamment pour que je puisse me glisser dans l'enceinte du bâtiment. Cela dit... Il semblerait que j'ai mal calculé mon coup. Ce saligaud était bien caché, car, je ne l'avais jamais vu surgir au carreau les fois où j'y collais mon nez pour contempler l'intérieur. Me voilà nez-à-nez avec le corps mort et revenu à la vie du directeur qui m'agrippe par l'épaule en tentant de faire de moi un délicieux repas.
Serrant les dents, je m'estime heureuse que ces choses soient molles, tout sauf puissantes. Je peux "facilement" maintenir sa machoire loin de ma peau. Mais... Il va falloir que je me débrouille pour lui planter ma lame dans le crâne tout en le gardant à distance. Sauf que là, clairement, un seul faux mouvement et le sang giclera de ma jugulaire. 'Chier ! J'suis dans de beaux draps, encore une fois ! Pas dans une impasse, loin de là. Je peux m'en sortir. Mais, dans une mauvaise posture, ça, je le suis.
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Bob Peck
Matricule n°001
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Lun 28 Aoû - 23:27

Pendant un instant, Bob se dit qu'il est bien au soleil, à ne rien faire d'autre que de profiter de sa chaleur. Il faut croire que le printemps est officiellement de retour et cette  bonne nouvelle météorologique a au moins le mérite de lui faire oublier les perspectives pénibles qui s'annoncent. Au moins pendant une dizaine de secondes. Puis Bob se souvient qu'il a une peau de rouquin et qu'un coup de soleil est la dernière chose qui lui manquait pour qu'il s'annonce officiellement comme étant dans une merde noire.

Les dernières semaines ont été difficiles : les provisions se sont amenuisées à la vitesse de la lumière, le réservoir d'eau de pluie a rendu l'âme et son potager est le plus grand fiasco légumineux de l'histoire de l'humanité. Et enfin, même s'il ne se l'avouera jamais, il souffre de la solitude. Cela fait des mois qu'il n'a pas parlé à quelqu'un qui a potentiellement la capacité de lui rétorquer autre chose que "Aaaaargh...".

Un éclair l'éblouit et le sort définitivement de sa torpeur. Un reflet qu'il identifie très vite comme étant celui d'un pare-brise d'un véhicule qui s'approche. Du toit du lycée Eastpointe, Bob a une vue périphérique dégagée sur tout le quartier. À plusieurs reprises il a vu des équipes de survivants traîner dans le coin, mais jamais bien longtemps. Très vite, il comprend que ça va être différent cette fois-ci quand il voit la jeune femme se diriger d'un pas assuré vers son abri. Chez lui.

C'est avec un mélange de curiosité, de détachement et d'angoisse qu'il suit le périple de l'inconnue. Elle semble être expérimentée et cette pensée le fait sourire. Elle l'est par la force des choses, sinon elle serait dans l'autre camp.
"Mais tu cherches quoi, là ?"
C'est la curiosité qui l'emporte et Bob fait le tour du toit pour suivre le périple de la fille. Il comprend. Le bureau du principal Daniels.
"Mauvaise pioche, jeune fille. Mauvaise pioche."

La fois où Bob a frôlé la mort le plus dangereusement, c'était son tête à tête avec Daniels. Déjà qu'avant c'était une vraie peau de vache, le type n'a rien gagné en mourant. Si. Peut-être que son visage déformé ressemble presque à un sourire désormais. Avec un peu d'imagination. Tout comme la jeune femme, Bob avait été surpris de tomber sur lui dans son bureau. Non mais qu'est-ce qu'il foutait encore dans son bureau, plus d'un an après les derniers cours ? Daniels avait toujours affirmé avec conviction qu'il se tuerait au boulot. Bob aurait pu en rire, s'il avait eu de l'humour. Leur dernière rencontre avait été intense et l'ancien prof avait réussi de justesse à enfermer le principal dans son bureau, non sans frayeur.

C'était bien beau d'évoquer les vieux souvenirs, mais Bob sait qu'il doit prendre une décision. Il hésite et râle. Il n'aime pas qu'on ait besoin de lui. Et si c'était un signe du destin ? Le présage du rapprochement qu'il allait devoir débuter avec les autres survivants ?

Le prof attrape sa hachette et son jeu de clé. Il hésite à se protéger le cou ou les bras avec des manuels scolaires scotchés, comme il fait d'habitude. Il, ou plutôt elle, n'a probablement pas le temps. Ainsi, il dévale les escaliers et débarque au rez-de-chaussée, le "niveau interdit" parce que infecté. Personne en vue. Il s'approche de la porte du bureau du principal et la déverrouille avec un sang-froid qui l'étonne presque. Peut-être que la fille s'en sort très bien finalement.

Il ouvre la porte. Non, elle ne s'en sort pas merveilleusement bien. Daniels est presque sur elle et la différence de corpulence fait le boulot. Sans attendre davantage, Bob brandit sa hache. Peut-être que la jeune femme va fermer les yeux, s'attendant à voir des bouts de cervelle lui éclabousser la figure. Contre toute attente, Bob sectionne les ligaments croisés des deux genoux de son ancien principal. Et celui-ci s'effondre en arrière comme un jeu de carte.
"Sortez vite, je crois que je l'ai fâché."
Bob affiche un regard sans expression et indique les escaliers à l'intruse, alors que Daniels se traîne péniblement sur le sol dans une attitude presque comique. Si elle lui obéit, ils pourront trouver un abri de bonne facture derrière la porte barricadée qui donne accès aux deuxième et troisième étages du lycée.
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Lana McCarthy-Lee
Matricule n°001
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Ven 1 Sep - 2:01



Highschool of the dead Lana & BobSérieusement. Je sais que la mort, ça ne sent pas la rose. C'est pas pour rien qu'on dit parfois "Bouaaah, ça pue la mort ici !", après tout. M'enfin... Ce cadavre là, il mériterait bien deux trois menthols. Sa sale face à cinq centimètres de la mienne avec ses dents pourries qui claquent dans l'espoir de me mâchouiller le bout du nez... Ça va deux minutes. Grah. J'ai vraiment mal joué mon coup, là. Heureusement que je suis un minimum débrouillarde, que j'ai une maîtrise du sang-froid quand il le faut et que je peux totalement m'en sortir seule donné que, de toute manière, c'est pas comme si ma bonne étoile allait me filer un miraculeux coup de pouc-...
Ah bah... Si ?

Mon attention entièrement portée sur le directeur en décomposition qui n'attend de moi qu'un simple petit faux mouvement pour m'avoir, je n'avais visiblement pas entendu la porte s'ouvrir puis refermer. C'est donc avec une certaine surprise que je vois un inconnu me débarrasser du cannibale en lui arrachant plus ou moins violemment l'équilibre à coup de hache. Ma foi... Plutôt simple et efficace. Quoi que cela n'ôte pas la vie, ou plutôt seconde vie, de sa cible. C'est pourquoi, sans chercher à comprendre et avant même de penser à de quelconques remerciements envers cet homme à qui je ne sais pas encore si je peux offrir confiance (après tout, aider quelqu'un pour mieux lui planter un couteau dans le dos par la suite, ce n'est pas rare c'est temps-ci), je plante ma lame dans le crâne de l'asticot humain qui cesse, ainsi, subitement de grogner. Un bon point pour les oreilles.
Cherchant un quelconque indice concernant le niveau de "puis-je t'accorder confiance ou dois-je te plomber le crâne illico presto" dans le regard de mon sauveur, je ne perçois, hélas, rien de plus que de l'indifférence. Quelqu'un comme moi, hum ? Génial. C'est bien quand c'est nous-même. Par contre, quand c'est quelqu'un d'autre et qu'on ne sait pas si l'on peut suivre en toute sérénité, c'est un sacré merdier. M'enfin... Dans un sens... J'ai pas foncièrement le choix.

Enjambant avec nonchalance le corps du mort sans vie, je hausse les épaules en lançant une constatation flagrante.
- J'crois qu'il ne l'est plus.
Je me presse à pas de velours vers la sortie. Ce gars... Il a l'air de connaître les lieux. Le suivre est sûrement bien plus sécurisant pour moi que de choisir la carte du "j'vais me démerder comme une grande en territoire inconnu et ennemi". Au pire... Je sais me défendre. On a une différence de corpulence évidente, mais, j'ai moyen de tourner tout ça à mon avantage. Sans vouloir être méchante, je suis sûrement plus endurante et agile que monsieur.
- T'as l'air d'être familier à ce lycée. (Dans un sens, moi aussi, j'y ai étudié m'enfin... C'était y'a des années. J'n'y ai plus jamais remis les pieds, après.) Y'a un endroit plus ou moins sécurisé ? J'te couvre, si les couloirs sont aussi bondés que la cours. Tu ne fais pas de gestes regrettables envers moi et j'en ferais pas envers toi. Marché honnête ? Attendant brièvement qu'il réagisse, je lâche un petit soupir. Je suis dure, toujours dure. J'en ai oublié une petite notion, peut-être considérable comme "à la con" de nos jours, mais, elle peut toujours servir à se faire des alliés : la politesse. Et... Merci. J'te dois une fière chandelle.
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Bob Peck
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Mer 6 Sep - 16:58

Pendant un bref instant, on peut lire un début d'émotion dans les yeux de Bob, mélange de surprise et de dégoût. Juste au moment où la jeune femme plante sa lame dans le crâne de Daniels qui fait, pour la peine, le grand voyage jusqu'au bout. Mais Bob redevient très vite impassible, ce comportement brutal doit sûrement être la norme à l'extérieur. N'empêche que...

Les remerciements durement mérités rebondissent sur lui comme une balle sur un mur. Tout dans ses paroles et ses actes transpire le pragmatisme à la limite du flippant. On n'irait pas le comparer à un robot, non, mais il semble y avoir plus d'humanité dans les corps sans vie qui déambulent dans la cour que dans la carcasse de ce gros bonhomme qui laisse pendre mollement sa hache au bout de son bras. D'ailleurs, il reste un peu bête quand l'inconnue lui demande de ne pas être une menace pour elle. Il n'y avait même pas songé et peste, intérieurement, contre sa naïveté. S'il veut retourner dans le monde pour côtoyer ses prochains, il va devoir s'endurcir et rester sur ses gardes.

" Heu, ouais, ouais. J'veux de mal à personne, tant qu'on me fout la paix. Suis-moi. "

Et Bob se dirige en premier vers les escaliers. Au palier intermédiaire, au milieu d'un méli-mélo de meubles en tous genres, il pousse facilement une armoire qui pivote selon un angle peu naturel. Il est presque fier de sa barricade et ne manque pas de s'en vanter.

" Les rôdeurs ne passeront jamais par là. C'est le seul accès, ou presque. J'ai sécurisé les étages supérieurs depuis longtemps. "

Après avoir refermé le portail de fortune qui, et Bob l'ignore, ne résisterait pas à une vague de morts-vivants en colère, ils grimpent encore un peu et débouchent dans un couloir sombre. À sa démarche, on comprend que Bob est certain d'être en sécurité en ces lieux. Ses pas le mènent à une salle de classe. Il y règne un capharnaüm presque indescriptible. Les objets cassés et éventrés s'y amoncellent dans une désordre organisé. Les fils électriques, les plaquettes électroniques et les outils gisent un peu partout sur le sol. Dans un coin, une banquette éventrée semble faire office de lit, alors qu'une armoire rassemble quelques vêtements. Les grandes fenêtres permettent d'avoir une vue d'ensemble sur la cour du lycée et les environs.

" Fais pas attention au boxon. J'avais pas prévu de recevoir du monde aujourd'hui. T'as faim ? "


Bob se dirige vers un réfrigérateur qui est, ô miracle, alimenté. Mais ce qu'il contient aura du mal à ouvrir l'appétit de quiconque : on y voit des boites de conserves entamées et un bocal de cornichons un peu douteux.

" C'était ma classe ici, avant. Je suis... J'étais prof dans ce bahut. Donc ouais, je connais bien les lieux. Du coup, je suis au regret de t'annoncer qu'il n'y a plus rien d'intéressant à prendre. J'ai tout rassemblé ici. "

Il lance un regard explicite à la fille : si tu veux faire un tour, libre à toi, mais touche pas à mes affaires.

" Tu viens de la communauté installée au Sud, au bord du lac, non ? "

On pourrait presque croire que Bob s'intéresse à la vie des autres. Ou peut-être qu'entendre une voix humaine capable de conversation lui a plus manqué que ce qu'il aurait cru...
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Lana McCarthy-Lee
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 9 Sep - 23:56



Highschool of the dead Lana & BobSans vouloir être méchante, plus j'analyse cet homme, plus il me paraît n'être qu'un gros balourd un peu perdu. Autant dire que je ne semble clairement pas avoir de quoi craindre sa personne. Vu sa tête, bien que très peu expressive, une once de bonté à l'air d'émaner de lui. Il devait être, et doit toujours l'être au fond, ce genre de gens que l'on qualifie de bonne pâte. Un peu mou du genou, pas très sociable peut-être, mais, sympathique. C'est cliché, mais, il a ce je-ne-sais-quoi de... Nerd ? Bref. S'il y a une menace ici, c'est les zonards, pas lui. A moins que je sois la dangerosité du coin ? Tout dépend du point de vue, après tout. C'est vrai que mes airs de mal aimables peuvent imposer, parfois. M'enfin ! J'ai un minimum de principes. Ainsi donc, j'acquiesce sans broncher aux dires du binoclard. "Tant qu'on me fout la paix", on croirait m'entendre ! Ravie de voir qu'on fonctionne sur les mêmes bases, tout les deux.

Comme je l'avais supposé et sous-entendu précédemment, il est familier aux lieux. Bien plus que je ne le pensais, on dirait. Car, d'après ce que je peux comprendre, c'est lui qui a fait tout ça. Les barricades, les portes fermées à clé, etc... Astucieux et méthodique, le bonhomme. Il gère en l'art de sécuriser une zone. C'est tout à son avantage, s'il a fait le choix de se retrancher ici pour survivre.
- C'est pas con. Admets-je soudainement, en regardant autour de moi. De vivre dans ce bâtiment, j'veux dire. Vue dégagée, espace sécurisé et, mine de rien, assez bon système de sécurité au rez-de-chaussée... C'est clair que l'amas de cadavres ambulants d'en bas, ça doit avoir le don de calmer les plus aventureux. Le détail qui m'étonne, cela dit... C'est de n'avoir vu personne d'autre que lui, ici. J'entends par là quelqu'un de vivant. Pas les bouffeurs de chair fraîche sur pattes.

Zigzagant entre câbles et puces électroniques, je soupire un "Ce n'est rien" alors que mon hôte s'excuse du foutoir. Ma foi, on est plus à ça près de nos jours. Un logis rangé est un luxe que plus personne ne s'attend à voir au beau milieu des terres infestées. Le bordel, c'est devenu un quotidien. On y prête plus tellement attention, à la longue. Tant que le propriétaire s'y retrouve dans ses affaires, j'ai envie d'vous dire, qu'est-ce que ça peut nous foutre ? La chose me venant actuellement à l'esprit n'étant pas "mon dieu, quel bazar !" mais plutôt "ce type à l'air de bougrement s'y connaître en électronique et autre."

Touchant du bout des doigts quelques bidules et trucs dont je ne saurais dire l'utilité, je laisse balader mes yeux ci et là tout en portant une oreille attentive aux explications de mon camarade. Ainsi donc, il était prof. Ça explique le fait qu'il semble pouvoir se repérer dans ces dédales de couloirs les yeux fermés et mains dans les poches.
- Dommage. Lâchais-je en haussant les épaules lorsqu'il m'annonce que je n'aurais rien d'intéressant à fourrer dans mon sac malgré mon passage dans ce lycée qui me paraissait prometteur niveau ressource. Je rentrerai bredouille, mais, j'aurais au moins pris l'air. Et j'veux bien grailler quelque chose, c'est gentil de proposer. Enfin... Si t'as de quoi partager. Je n'suis pas tyrannique ni voleuse. Garde pour toi si tu as peu.

Trouvant, entre deux générateurs en plus ou moins bon état, une petite place pour poser mes fesses sur l'un des vieux pupitres, j'arque un sourcil surpris à la question de l'homme.
- Perspicace. D'où tu sais ça ? Me raclant la gorge d'un air de dire "dans un sens, c'est pas comme si Fort Hope n'était pas connu" je passe une jambe au-dessus de l'autre et y appuies mon coude gauche, ma tête se nichant sur mon poing telle la statue du Penseur. Et toi ? Tes camarades se cachent ? J'ai pas vu un chat depuis ton arrivée.
Evidemment, il se peut qu'il soit seul. Ça expliquerait le fait que je n'ai vu personne. Mais... Un mec, seul, dans un si grand endroit ? Ça frôle l'impossible, le surprenant et, si c'est le cas, le profond respect, vraiment.
- Au fait... J'm'appelle Lana. Ça facilitera la discussion, si on s'présente.
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Bob Peck
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Sam 16 Sep - 15:56

En quelques secondes, Bob ne cache pas son étonnement à deux reprises. Manger ? Elle a bien dit qu'elle voulait "grailler quelque chose" ? Le prof comprend alors que même pour le groupe de Fort Hope, la survie n'est pas forcément un long fleuve tranquille et qu'eux aussi prennent tout ce qu'ils peuvent prendre. Les mains sur les hanches, Bob hésite une seconde. Il lui sort une boîte de corned-beef suffisamment dégueu pour que même les zombies s'en détournent ou autre chose ? Il opte pour une boîte de maquereaux. C'est même un effort de sa part, tant ces poissons restent sa denrée la plus précieuse. Leur goût est presque agréable. Il farfouille dans un placard et en extirpe une boîte en métal jaune.

- Tiens, j'ai ça. C'est pas trop mauvais.

Deuxième source d'étonnement donc, quand Lana évoque des potentiels camarades. La solitude est-elle une vertu si rare dans ce nouveau monde ? Bob est-il le dernier de son espèce ? Pourtant, à plusieurs reprises il a vu des gens évoluer en solo dans les rues de Detroit et ils semblaient s'en sortir assez bien. Enfin, assez bien... Ils étaient vivants...

- Je vis seul ici. Je...

Pendant une seconde, il craint que ses mots soient avant tout un aveu de faiblesse. Et si elle était venu pour sonder sa présence afin de prendre possession des lieux ultérieurement ? Tant pis, il lui fait confiance.

- J'ai toujours préféré me débrouiller seul. Jusqu'à présent, je m'en sortais plutôt bien. Je t'avoue que les dernières semaines ont été plus difficiles.

Son regard qui s'échappe vers la fenêtre ne laisse aucun doute quant à ces difficultés. La survie est une discipline dont on mesure la complication sur le long terme.

Enfin, il rebondit sur la provenance de Lana, presque satisfait d'avoir tapé dans la mille.

- Il m'arrive de descendre un peu dans le monde réel, même si cette perspective ne m'emballe jamais. J'ai déjà dû croiser certains d'entre vous. À une époque je faisais du troc avec un gars un peu flippant qui semblait tout connaître de vous. Je ne l'ai pas vu depuis un bon moment... Vous vous en sortez comment, là-bas ?

Les mains dans le dos, Bob s'approche désormais de la fenêtre, ne se contentant plus de l'observer subrepticement.

- Je ne sais pas trop comment tourne la ville, maintenant. J'ignore quelles sont les forces en présence qui nous maintiennent en vie dans cette apocalypse démente. Nous sommes peut-être en guerre, ou en pénitence, ou au départ d'autre chose.

L'homme semble parler seul et se perd dans un discours confus.

- Je ne connais pas encore ce monde, finalement, mais ce que j'en vois d'ici n'est pas très réjouissant.


Du menton, il désigne le véhicule de Lana, de l'autre côté de la rue. Celui-ci semble avoir provoqué un attroupement de rôdeurs qui se collent aux vitres tels des enfants sur un camion de glace.

- Il y a quelques temps, un mini van est tombé en panne à deux rues d'ici. Il y avait une demie-douzaine d'ados coincés à l'intérieur. Ils ont fini par ouvrir les portes. Je ne vous raconte pas le carnage. Faut croire que ces êtres, en revanche, sont moins cons qu'ils en ont l'air vu l'intérêt qu'ils portent aux quatre-roues, depuis ce jour...

Bob se tourne vers la jeune femme, presque désolé. Le retour de celle-ci s'annonce compromis.
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Lana McCarthy-Lee
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 10 Oct - 20:48



Highschool of the dead Lana & BobRemerciant mon hôte d'un signe de tête, j'attrape la boîte de conserve qu'il me tend, écoutant attentivement ses réponses ressemblant plus ou moins à de longs monologues tout en "jouant" avec la plaquette métallique dans mes doigts. Des maquereaux. Je la tourne, cherchant la date de péremption comme si cela changerait quelque chose. Je suis curieuse de savoir depuis combien de temps ses pauvres poissons baignent dans leur aigre jus. Je me plais, parfois, à m'étonner de la teneur de ces dates limites. Autrefois, voir de tels chiffres nous aurait fait pâlir et nous nous serions empressé de jeter le tout à la poubelle. Mais, aujourd'hui... Qu'importe ? Manger des viandes en sauce et petits légumes marinés normalement indigestes depuis minimum un an, c'est tout un quotidien. Faut croire que nos estomacs se sont adaptés au monde auquel on vit. On en devient presque plus malade à en vomir, à force. C'est bénéfique, en un sens.
Prenant soin de tirer délicatement sur la languette d'acier fermant le couvercle pour ne pas abîmer ou percer le récipient déjà bien cabossé avec le temps, je reste raisonnable en ne piochant qu'un maquereau. Plus reviendrait à de la gourmandise et moins reviendrait à rester à jeun. Je me place dans l'entre deux parfaits pour apaiser mon ventre et ne pas nuire aux réserves de ce pauvre survivant qui est déjà bien gentil de m'avoir proposé de quoi grignoter.
Savourant ce poisson comme s'il était tout un menu complet, je m'essuie le coin de la bouche d'un revers de la manche avant de soupirer et enfin répondre à ce petit bonhomme qui, juste qu'ici, discuté avec un mur.
- Je te tire mon chapeau bas, pour vivre là seul. Tu t'es vraiment bien débrouillé. Beaucoup de gens, à ta place, n'aurait pas su faire tout ce que tu as fait pour s'assurer un abri sécurisé. Tu as du mérite. Arquant un sourcil, je réfléchis à qui pourrait être ce "gars un peu flippant" sans trop savoir qui. Un ex membre de Fort Hope ? Un ex collaborateur ?... À moins qu'il ne parle de lui, cette belle enflure ? Hm. Ne ressassons pas le passé. Je me contente, donc, de hausser les épaules en me focalisant sur la dernière partie de sa phrase. On s'en sort... Disons qu'on se débrouille avec ce qu'on a. On est pas forcément plus avancé que les autres sous prétexte que l'on vit à plusieurs, je crois.

Me redressant, conserve en main, je me déplace comme je le ferai chez moi, ouvre le frigo de l'ancien enseignant et y re-dépose la boîte de poissons. Ils ne sont plus censés être bons depuis des lustres. Le minimum et, donc, de les caser au frais.
- Les forces en présence ? Répétais-je avec un faible ricanement. Ah ! Mon pauvre vieux... L'anarchie règne depuis longtemps, déjà. Nous en sommes de retour aux lois de la nature.
Suivant du regard le geste du menton qu'il m'a adressé, je soupire.
- C'est pas mon véhicule. Ils sont agglutinés contre la voiture. Moi je suis arrivé avec la moto, pas très loin derrière. Haussant les épaules, je me dis que je vais trouver une solution pour les garder le plus loin possible de moi lorsque viendra l'heure de repartir. Comme je sais le faire. Comme je l'ai toujours fait jusqu'ici.
Restant un instant bloquée sur la vue horripilante de ces morts arpentant les rues, je finis par ajouter :
- Tu aimes la solitude, mais, la solitude devient de moins en moins une alliée fiable, tu sais ? Je te conseille de trouver des survivants. Pas forcément un groupe, mais, des nomades avec qui "sociabiliser". Avoir des "amis" ça te servira tôt ou tard. Même si, je te l'accorde, offrir sa confiance est, de nos jours, aussi suicidaire que rester seul. Quel magnifique paradoxe.
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