Hey ! Rends le moi ! [Pv : Lana]



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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 27 Aoû 2017 - 16:23

La photo. Un simple petit morceau de papier coloré, à la face luisante qui vient trop vite à se corner et à se jaunire pour certains, tandis pour d’autre il s’agit de bien plus que simplement cela. Un souvenir figé et imprimé, une personne qui ne pourra jamais nous abandonner complètement puisqu’on la tient sans mal entre nos doigts, un vestige de nos actes d'antan. J’affiche un léger sourire, un coup de vent soudain vient soulever ma tignasse déjà désordonnée. Le paysage n’affiche aucun mort vivant, juste le camp paisible et une telle vue m’enchante, me rend même assez détendue. Je ne tarderais plus à aller m'entraîner un peu au parkour. Voilà deux jours que je n’ai pas fait d’effort physique que ces derniers me manquent déjà ! Il faudrait vraiment que sous peu je trouve quelqu’un d’assez sympa pour m’aider. J’ai envie d’apprendre à plus que de m’enfuir. Je veux maîtriser d’autres techniques que le parkour. L’art du déplacement est un art noble, mais d’autres disciplines peuvent être très intéressantes et utiles à apprendre. Mais surtout, cela m’apporterai l’avantage peu négligeable d’apporter à mon arbre une nouvelle branche. Je n’ai pas la moindre envie de tuer un zombie, encore moins un humain. Mais depuis que Logan a remonté les bretelles du coup, je me rends compte qu’en cas d’attaque je risquerais d’être inutile. Pourtant, même si je maîtrise très bien l’arc, j'aimerais me convaincre un jour mentalement que tuer un zombie qui tente de manger l’un des miens ne mérite pas d’attendre qu’on lui trouve un remède.

Un pas après l’autre, j’avance. Mon appareil photo pend à ma nuque, alors que mon regard mitrail les alentours. Mes pas claquent doucement sur le béton, alors que je suis encore à la recherche de quelques chose à photographier. Me dirigeant vers un arbre en apparence mort, je me place en dessous. Je cherche un angle, pour photographier ses branches mais je ne me stabilise pas bien et malgré ça, le rendu me satisfait autant qu’il me surprend. J’aime ce genre de bonnes surprises, ce genre de photos prises à la volée et qui s’avèrent malgré tout magnifiques pour qui prend le temps de la regarder. J’aime vraiment cet instant de calme où je n’ai pas besoin de parler pour m’exprimer… Soudain, une présence un peu lointaine me fait sursauter. J’arme mon appareil à mon oeil et zoom. Elle est assez loin, mais je la trouve assez belle pour mériter d’en prendre une prise de vue, même de loin. Pourtant, une seconde présence vient me faire sursauter. Une petite fille est près de moi, elle me fixe. Elle a l’air d’origine asiatique, avec ses beaux yeux en amande… Je lui adresse un sourire, alors qu’elle reste muette et semble fixer mon appareil photo.

- Bonjour … tu es toute seule ?

J’approche doucement, et m’accroupis pour arriver à sa taille. Je lui tends à demi mon appareil et l’observe.

- C’est un appareil photo … Si tu le souhaite, je peux te le prêter pour faire une photo, celle que tu veux ! Mais il faut faire très attention d’accord ?

Je retire la bandoulière autour de ma nuque et lui présente l’objet. Elle l’observe un court instant et toujours sans un mot, elle enfile l’appareil autour de son cou et s’éloigne. Au départ, je ne pensais pas qu’il arriverait une telle chose. Elle s’éloigne encore un peu, déjà trop loin de moi à mon goût et s’arrête. Elle pivote vers moi et soudain, repart dans l’autre sens, en courant. Elle a mon appareil dans les mains ! Elle galope vers la femme que je tentais de photographier quelques instants avant et cela me fait frissonner. Hors de question qu’on me vole mon appareil !

- Hey ! Rends le moi !

Me jetant à sa poursuite de façon presque immédiate...
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We have ashes, fire and hope
Lana McCarthy-Lee
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 28 Aoû 2017 - 0:55



Hey ! Rends le moi ! Lana & Aïko - Ne t'éloignes pas trop, Wo de tiānshi (mon ange).
Cet ordre, prononcé d'un ton maternel, m'a échappé entre deux bouffées de cigarette tandis que Katie joue en face de moi, sur le seuil de la porte. Je ne lui demande pas cela par crainte qu'il lui arrive malheur étant donné que Fort Hope est on ne peut plus sécurisé, mais, plutôt par principe. Je suis une mère, après tout. Et elle, une enfant. Dieu sait à quel point les enfants promettent de rester près de leurs parents, puis, progressivement, se mettent à jouer devant la maison, sur le trottoir, dans la rue, à l'autre bout de l'avenue... C'est qu'elles papillonnent vite, ces petites crapules. Et ce, sans forcément s'en rendre compte. Surtout mon petit trésor. Après... Certes. Retrouver son chemin n'est pas bien compliqué. La communauté ne fait pas non plus la taille de Detroit. M'enfin... Je préfère la garder dans mon champ de vision. Comme n'importe quelle maman faisant, peut-être un peu trop, attention à son bout de chou.
Un large sourire, à la fois rassuré et approbateur, me fend les lèvres lorsque sa petite voix d'ange me répond joyeusement d'un "hao de, Māmā !" (d'accord, maman). C'est peut-être idiot, mais, j'aime continuer à lui apprendre et entendre dire quelques bases de mandarin. Bien que le monde ait changé, cela reste une sort de... Part d'héritage familial. Mon père n'est sûrement plus de ce monde, mais, nul doute qu'il s'avère fier de sa petite fille de là où il est. "J'aimerais que ma langue maternelle ne se perde pas avec les générations futures, même si elles vivent aux Etats-Unis" c'est ce qu'il souhaitait toujours.

Crachant un nouvel écran de fumée de nicotine, je contemple le ciel en me disant qu'il n'y a pas que mon père disparu qui doit être fier de ce que devient la petite. Toi aussi, tu l'es sans aucun doute. Lizbeth. D'ailleurs... Il est bientôt temps de craquer une allumette et embraser la mèche d'une bougie, en ta mémoire. Trois mois déjà, hein ? Trois mois que l'on "célèbre" ta mort, chérie ?... Le temps passe aussi vite qu'il ne paraît être une éternité, tu ne trouves pas ?...

Je soupire, tapote faiblement de l'index ma clope afin d'en chasser les cendres qui la consument, puis, me la carre de nouveau dans le bec. Le temps que mes yeux quittent les nuages et se reposent sur terre... Katie s'était éloignée. Un nouveau soupir m'échappe, de désespérance cette fois.
- Cette môme m'exaspère parfois plus que je ne l'aime... Lâchant un petit gloussement, je roule du regard, amusée, avant d'interpeller de vive voix ma petite chipie. Kat ? Qu'est-ce que je t'ai dit il y a moins de cinq minutes ? Tu ne vas pas jouer les aventurières à un kilomètre de la maison !
Suite à cela, je l'aperçois au loin. Courant dans ma direction aussi vite que ses petites jambes d'enfant de 7 ans le lui permettent. Un détail attirant mon attention : elle tient quelque chose dans les mains, mais, je ne saurais dire quoi.
- Qu'est-ce qu'elle a trouvé, encore... Pensais-je à haute voix en me passant une main sur le visage.

Une fois arrivée à ma hauteur, elle me tend, essoufflée, un appareil photo. J'arque aussitôt un sourcil.
- Katie... A qui tu as piqué ça ? On ne vole pas les affaires des gens, bon sang !
- Quoi ? Mais, m'man... J'ai rien piqué du tout, moi ! C'est l'autre m'dame la voleuse ! C'est à toi, ça, et elle l'avait dans ses mains !
Assez hébétée par la situation, c'est en voyant la "voleuse" accourir par ici et en reportant mon attention sur l'appareil que je suis, soudainement, frappée à l'évidence. Oh, zut... Quel malentendu...
Passant une main dans les cheveux de ma fille, je les lui ébouriffe un peu avant de prendre l'appareil qu'elle me tendait en regardant minutieusement s'il n'est pas endommagé. Dieu merci, non, il n'a rien.
Me tournant vers la jeune femme, Aïko, si ma mémoire est bonne, je lui lance un air navré.
- Pardonne-la... Elle a cru que c'était à moi et que tu me l'avais volé... Vraiment désolée pour le dérangement. Regardant avec une once de sévérité ma petite chérie, j'ajoute : Tu n'as pas quelque chose à dire, Katie ?
Tête baissée, comme un petit chien battu, elle se tortille de honte avant de prononcer un "Pardon m'dame..." presque inaudible. Je soupire, mais, lui accorde un sourire sincère.
- Bien. Tu peux retourner jouer, ma puce. Tu n'as rien fait de mal, tu ne savais pas. Ne fais pas ta tête de chat botté, c'est rien, va t'amuser ! Lui faisant un petit clin d’œil, sa petite mine d'enfant grondé se transforme en un pétillant visage ravi, puis, elle s'en retourne jouer à je ne sais quoi je ne sais où.

Rendant à César ce qui est à César, je m'excuse une dernière fois pour le comportement de ma fille avant de sourire faiblement.
- Eh bien, au moins... Cette petite mésaventure me fait découvrir que je ne suis pas la seule du coin à être armée d'un appareil photo.
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 29 Aoû 2017 - 15:26

Je n’ose pas faire un réel sprint pour arriver à sa hauteur. Je n’ose pas la rattraper, je n’ose pas, tout simplement. C’est une enfant et elle tient mon précieux appareil entre les mains et même s’il n’est pas fragile comme sucre sous la pluie, je pense qu’une chute sur le béton ne lui ferait pas le plus grand bien. Si elle tombe, elle risque de le casser et si elle se fait mal par-dessus le lot, je n’en serais qu’encore plus mal à l’aise. Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça, moi qui voulais pourtant me montrer gentille et possiblement réveiller un amour pour la photographie endormi... Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle finira par s’arrêter, par rejoindre quelqu’un ; sa maison et son père ou sa mère. Et à ce moment, j’exigerais qu’on me rende mon appareil, hors de question de m’en séparer !
La course de l’enfant finit par se freiner, puis enfin par s’arrêter devant la femme que j’avais tenté de photographier quelques minutes avant. Il s’agit peut-être de sa mère, de sa sœur ou tout simplement d’une femme qui l’a recueilli. Je m’arrête de courir en même temps que la petite et termine en marchant d’un pas plus calme mais toujours nerveux, la distance qui me sépare de la femme et celle que je pense être sa fille.

Tout s’enchaîne assez rapidement après ça. La jeune fille s’excuse, sa maman la réprimande. Ce petit tableau est touchant, mais il le serait sans doute beaucoup plus si je pouvais le photographier au lieu de devoir y récupérer mon appareil. La femme parle avec calme et toutes deux s’excusent. Tout s’explique, elle pensait que l’appareil photo n’était pas mien, qu’il s’agissait de celui de sa mère. En effet, on ne peut pas dire que les appareils photo courent actuellement les rues et pour les jeunes enfants en bas âge, faire la différence ne doit pas être chose aisé. Tout est pardonné, à l’instant même où je touche mon appareil, où je le récupère et quand enfin je repasse la dragonne autour de mon cou, afin de la poser sur ma nuque. Je suis déjà un peu plus tranquille, détendue. En effet, elle n’a pas tort. Je ne savais pas non plus que d’autres personnes pratiquaient la photographie ici.

- Oui c’est vrai… Mais j’admets que de le découvrir autrement ne m’aurait malgré tout pas vraiment dérangé !

J’échappe un petit rire amusé. C’est vrai que j’ai sincèrement eu peur mais après tout ; plus de peur que de mal comme on dit ! J’observe la femme un instant, un peu hésitante. Son visage m’est évidemment familier, mais c’est pour son nom que je possède un léger doute.

- Enchanté pour de vrai. Toi c’est Lana pas vrai ? Je n’en suis pas sûr … Tu aimes la photographie toi aussi alors ? Dis-moi… Avec un temps pareil, tu photographie quoi ?

Je ris légèrement. Je vais éviter de lui dire que sous peu j’envisage de sortir pour prendre quelques photos de zombies. Je préfère lui parler évidemment de ce que je photographie le plus, à savoir des choses belles dans la vie. Vu notre monde, il serait un comble de passer son temps à prendre des photos déprimantes de choses détruites ou à l’abandon, de cadavres ou de blessures en tout genre.

- Personnellement … J’aime photographier un peu tout. La fumée s’échappant d’un café, les branches d’un arbre, des gens sans qu’ils ne le sachent … Ça doit faire un peu bizarre, mais promis je ne suis pas une psychopathe.

Achevais-je en souriant.
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We have ashes, fire and hope
Lana McCarthy-Lee
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We have ashes, fire and hope
Ven 1 Sep 2017 - 1:32



Hey ! Rends le moi ! Lana & Aïko Détaillant l'expression de la victime de Katie, je suis assez rassurée de voir qu'elle ne semble pas du tout lui en tenir rigueur. Ou, du moins, plus maintenant. Ca n'aurait pas était le cas avec tout le monde, ici. Dieu sait comme certains membres de la communauté se serait fait un plaisir de me bassiner et titiller les nerfs comme quoi ma fille est une "sale gosse mal éduquée", à la place de la jeune femme. Mais bon ! Faut croire que les clichés sont parfois vrais : les artistes sont plus réfléchis que les autres. Aïko, depuis son arrivée, a tout sauf l'air d'être une bougresse. Autrefois, je serais sûrement très vite partie à sa rencontre pour taper discute et me lier d'amitié. Mais, l'apocalypse m'a changé. Moins je cause, mieux je me portes, en un sens.
Soupirant, j'acquiesce à ses propos. Oui. Je me doute bien que le fait de se faire voler un appareil pro par une mioche, ça doit créer un véritable ascenseur émotionnel et que c'est une façon assez... Désagréable, pour ouvrir une conversation. Bonjour le stress ! M'enfin... Heureusement, mon petit trésor n'est pas dans cette catégorie d'enfants bourrins. Elle fait toujours extraordinairement attention à tout ce qui ne lui appartient pas. Alors il n'y a pas de raisons de nous en vouloir. Nous sommes comme qui dirait quittes.

Triturant le dogtag ornant mon cou (faut croire que c'est l'un de mes petits tics discrets, lorsque je m'apprête à mentir sur un détail de ma vie),  je me racle la gorge en hochant la tête.
- Yep, c'est ça. Dis-je lorsqu'elle me demande, d'un ton hésitant, mon prénom. Dans un élan chaleureux, j'esquisse un vrai sourire, bien que bref, tout en lui tendant la main gauche pour répondre à son "enchantée". De même. Et... Ouais, j'aime la photographie. Ma femme m'a contaminé avec sa passion il y a déjà bien longtemps, ahah. Et... j'avoue que je n'ai pas touché mon appareil depuis longtemps. Je n'ai plus que 30 recharges, tu vois ? Je les économise presque cent fois plus que la nourriture. J'ai décidé de prendre, quand je daigne utiliser mon polaroid après avoir pesé 20 000 ans le pour et le contre, principalement des portraits. Ceux des survivants dont je suis proche. Avoir un souvenir de leur passage sur terre, si un problème venait à arriver.

L'écoutant parler, un faible rictus amusé m'échappe, suivit d'un gloussement.
- Hm. Je vois. C'était toi mes impressions d'être observée ? Je n'suis donc pas tout à fait parano, c'est bon à savoir. Cela dit... Y'a plus photogénique que moi, ici. Tu ne devrais pas gaspiller tes réserves sur moi, si tu l'as déjà fait. D'un geste du menton, je lui pointe Katie. Si tu veux photographier quelque chose de beau sur terre, prends la plutôt elle. C'est le rayon de lumière qui perce l'obscurité de ce monde, sans vouloir jouer la mère gaga de son enfant.

Écrasant ce qu'il me restait de cigarette, je me passe une main dans les cheveux avant de changer brièvement de sujet. Après tout... Il est vrai que je n'ai jamais réellement pris le temps de me soucier de son cas personnel. Ce n'est pas contre elle, mais, mon côté sociable "je viens souhaiter la bienvenue" fonctionne par période et... Lorsqu'elle est arrivée, en février, j'avais encore moyennement la tête à blablater...
- Sinon, je sais que j'ai du retard mais... T'es bien installée ? J'ai jamais fait gaffe si t'étais seule etc. Je ne saurais même pas dire le numéro auquel tu habites. Désolée...
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 17 Sep 2017 - 12:38

J’observe la femme face à moi, la dénommée Lana, avec une certaine moue d’empathie. Elle me parle de sa femme, et étonnement, je me surprends à imaginer le pire, presque de façon immédiate. Dans le monde qu’est actuellement le nôtre, il est rare de pouvoir parler de ses proches avec le sourire car bien souvent, ces derniers sont amenés à disparaître plus rapidement qu’on ne l’aurait soupçonné, si ce n’est pas déjà fait depuis longtemps. Je me mets ainsi à imaginer que Lana est possiblement veuve, avec un enfant qui plus est, seule dans un monde si violent. Ce monde qui est d’ailleurs devenu réellement sauvage, imprévisible, bestiale… Comme si la nature reprenait le dessus et qu’elle nous rappelait qu’elle avait toujours le dessus sur nous, nous faisant payer ce que nos aînés lui ont fait subir des années avant. Essaies nucléaires, pollution, surexploitation de ses richesses personnelles... La terre se venge. Avec plus de violence que nous ne l’aurions cru. La femme me parle alors de son polaroid et je ne peux que sourire. Je possède pas mal de recharges pour le mien en ce qui me concerne, mais j’admets être tenté de les conserver pour moi, car déjà qu’en trouver avant l’apocalypse relevait parfois du miracle, j’ai comme l’impression qu’il s’agit de quelque chose qui peu à peu, peut-être même très rapidement, viendrait à disparaître. Il s’agit d’une passion, il s’agit d’un passe-temps qui fait disparaître ce qu’il existe de plus moche dans ce monde, le temps d’une prise de vue.

- Je suis heureuse que ta femme t’ai transmis cet amour pour la photo … je crains que cela ne vienne à disparaître s’il n’y a plus quelques fous pour pratiquer encore cela…

Je ris doucement, songeant au fait qu’avec mon gros appareil numérique, je suis bien loin de pouvoir démontrer au reste du camp que cet art n’est pas mort. Je ne peux en effet pas imprimer mes œuvres de toute manière. Je me contente donc de rêver à cette utopie ; posséder une imprimante commune dans Fort Hope.

- Dis-moi … ta femme, elle est où maintenant ? Et cette petite fille … C’est ton enfant ?

Après tout, elle peut également l’avoir adoptée, l’avoir récupéré quelque part alors qu’elle était seule et déboussolée, l’avoir recueilli et par ce biais, lui avoir sauvé la vie … C’est encore une bien triste idée qui me traverse l’esprit mais en même temps et sans la moindre idée homophobe, je me dis qu’elle n’a pas pu avoir d’enfant avec sa femme. L’autre option est d’envisager une intervention moins naturelle, plus scientifique. Je suis quelque peu gênée. Même si je suis assez sociable malgré tout comme personne, il est vrai que je n’ai pas pris le temps de faire connaissance avec beaucoup de monde au sein du fort. Je ne connais pas les noms de tout le monde même si j’arrive à attribuer au moins un rang à tout le monde.

- Je suis désolée si je rouvre des cicatrices, c’est sur que ma question était quelque peu indiscrète. Je m’appelle donc Aïko comme tu le sais maintenant … Je suis au fort depuis quelque mois, j’apprends le parkour à qui le veut bien. J’aime apprendre aux gens à sauver leur peau. Et toi ?

J’aime apprendre à connaître les gens, à trouver des points communs entre nous et entendre des petits bouts de leur histoire. Que cela soit ce qu’il s’est passé avant l’apocalypse ou après cette dernière. Voir comment ils ont survis, évolués, chacun de leurs côtés. Mes questions ont été posées en toute gentillesse, je n’avais même pas remarqué que quelqu’un approchait dans mon dos ...
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We have ashes, fire and hope
Shea McLaughlin
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 17 Sep 2017 - 14:42

Shea se retourna en essayant d’attraper la bombe de peinture qu’elle cherchait. Impossible de remettre la main dessus, ses yeux firent le tour de l’endroit avant de trouver son chien avec l’objet entre les pattes, en train de mordiller le bouchon et de l’abimer. De la bave partout, un air innocent sur le visage, le genre qu’il indiquait qu’il n’avait rien fait, que ça n’était pas lui. La brune se figea avant de pousser un long soupir désapprobateur. Elle adorait Hulk, vraiment. Elle l’adorait. Mais parfois, elle se demandait comme il avait réussi à survivre à force de manger de la peinture tout le temps :

« Hey, rend-moi ça, mon gros… » Souffla-t-elle en s’approchant de l’animal, qui se redressa en tenant la bombe dans la gueule pour reculer d’un pas. « Hulk… Viens-là. » Fit-elle plus fermement en lui montrant ses pieds d’un index décidé.

L’animal poussa un soupir avant de lui tourner le dos. Elle n’en croyait pas ses yeux ! Se redressant, elle voulut rattraper le boxer, mais celui-ci traça sa route jusqu’à sortir de sa planque pour se mettre à courir dans la rue ! Une vraie tête de mule ! Les yeux écarquillés sous la stupeur, elle se présenta dans l’allée quand elle vit son chien courir dans les pattes de deux femmes comme pour demander du soutien. Il se posa dans son derrière juste à côté d’elle, relâchant la bombe pour la poser sur le sol. L’objet roula, mais il le rattrapa de sa patte avant, comme pour indiquer aux femmes qu’il fallait l’aider.

« J’y crois pas… » Grogna-t-elle en se renfrognant, avalant la distance jusqu’à Lana et Aïko qu’elle connaissait déjà.

En colère d’être obligée de sociabiliser à cause de son chien, elle s’approcha des deux femmes et remarqua finalement la présence d’une enfant. La fille de Lana, il lui sembla, pour l’avoir déjà aperçu de vue. Se détendant légèrement, elle fit en sorte de ne pas avoir l’air plus agressive que là, avant de se planter à quelques pas d’elle :

« Désolée, je… Hulk, au pied ! » Tenta-t-elle alors que l’animal poussait de son gros derrière la petite fille qui devait faire au moins la taille de cette dernière, comme pour chercher son soutien. « Il faut pas en avoir peur, il est gentil… Mais parfois un peu bête. » Souffla-t-elle à la petite avec un presque sourire qui se voulait rassurant, avant de tenter de récupérer son bien.

Hulk joua encore. Il se saisit de la bombe à peinture pour se détourner d’elle, avec l’envie marqué cette fois de la faire courir.

« Je vais en faire une descente de lit, je pense… » Marmonna-t-elle avant de poser les yeux sur les témoins de cette scène absurde. « Il n’a bavé sur personne ? Je n’interromps rien d’important j’espère… » S’inquiéta-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

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a car, a torch, a death

And then I felt chills in my bones, the breath I saw was not my own... I knew my skin that wrapped my frame wasn't made to play this game. Then I saw him, torch in hand, he laid it out, what he had planned and then I said, I'll take the grave, please just send them all my way...
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Lana McCarthy-Lee
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We have ashes, fire and hope
Mar 10 Oct 2017 - 20:49

- Il faut toujours quelques "fous" comme toi et moi. Déclarais-je, un faible sourire aux lèvres. C'est peut-être bête aux yeux des autres, mais, entre nous... Si tout le monde se détachait, subitement, des petits détails et plaisirs de la vie qui le rend un minimum relativiste dans cette fichue apocalypse... Nos existences seraient bien mornes. Cent fois plus qu'aujourd'hui. Et, vu le contexte actuel, je n'oserai imaginer plus d'un quart de seconde ce que "cent fois plus" pourrait donner. Un carnage, sans aucun doute. Mais, qu'est-ce qu'un carnage, dans un univers déjà victime de ravages ? Pire que des foudres divines ou je ne sais quelles conneries du genre "gros trucs qui font boom et qu'il ne vaut mieux pas provoquer".

J'aurais dû voir le coup venir, en faisant vaguement mention de Lizbeth, mais... Il semblerait que j'avais osé espéré ne pas tomber sur les inévitables questions personnelles. Mon sourire précédent se décompose, malgré moi, lentement et la tristesse emplit mes yeux, reflets de l'âme tourmentée que je suis.
D'un geste de la main, l'air de dire "ce n'est rien" face aux excuses de ma camarade, je m'efforce à lui accorder un sourire avant de lever le menton au ciel. Ce simple mouvement devant déjà suffisamment traduire la réponse à sa première interrogation. Elle est là-haut. Loin. Trop loin.
- Dans un endroit meilleur, je suppose. Ou plutôt, je l'espère fortement.
Passant une main légèrement tremblante dans mes cheveux, je soupire profondément. Je remercie intérieurement Aïko d'avoir enchaîné sur une demande en rapport à Katie. Cela m'empêche de rester focaliser sur le sujet de Lizbeth et en broyer du noir pendant des heures.
- Oui, c'est ma fille. Enfin... Pas biologique. Mais, d'un point de vue légal, elle l'est. Lizzie... Je reformule aussitôt, mon interlocutrice ne connaissant pas le prénom de ma défunte compagne la mentionner de la sorte n'aiderait pas à sa compréhension. Ma femme et moi, nous l'avons adopté avant que tout ne s'effondre. J'aurais aimé être une mère dans le sens littéral du terme, mais... Je lâche un rire nerveux. Je ne sais même pas pourquoi je parle de ma vie. C'est bien rare, depuis quelque temps. Peut-être que, parfois, on ne peut pas se contenir et que parler de tout et rien, sans tabou, ça fait du bien ? Je suis incapable de donner naissance. Tu vois ? Enfin bref ! Tu t'occupes des leçons de parkour, donc ? Je ne savais pas que c'était toi, le "prof" en la matière. J'ai demandé à suivre tes conseils après la beuglante de Logan au sujet du "tout le monde doit bouger son derche dans ce camp", ça peut toujours servir.

Soudainement, une pression sur mes jambes me fait sursauter. Je ne m'attendais pas à avoir un chien dans les pattes ! Ce dernier ne me semble pas inconnu... À qui est-ce qu'il appartient, déjà ?... En tout cas, il a l'air de vouloir jouer la carte du chien battu "au secours mon proprio ne fait que de m'embêter !".
Presque aussitôt la bête arrivée, Shea apparaît. Voilà donc la réponse à ma question : c'est elle, son proprio. Et, trente secondes après elle... Katie revient de nulle part, en extase totale face à l'animal.
- Mamaaan ! Je veux un chien, regarde, il est trop drôle !
Un sourire embarrassé sur les lèvres, je me gratte le crâne face à l'expression adorable de mon petit trésor. Comment dire que... C'est compliqué d'adopter un chien, ces temps-ci ?
- Hmm... On en reparlera, hein ? Va jouer. Avec le chien, pourquoi pas, s'il a envie de rapporter des bâtons et si sa maîtresse est d'accord.

Reportant, ensuite, mon attention sur la nouvelle venue, je hoche négativement la tête.
- Non, t'en fais pas, y'a rien de mal. Et, au pire, pour la bave... Nous ne sommes plus à ça près, niveau propreté.

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Aïko Dyclen
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We have ashes, fire and hope
Mer 25 Oct 2017 - 11:22

Lana me parle sagement de sa femme, de sa fille. Deux sujets pour le moins adorable ! Même si sa femme est morte, je trouve l’histoire de l’adoption tout à fait adorable et courageux. J’ignore ce qu’elle entendait par ‘’je ne peux pas avoir d’enfant’’. J’ignore s’il s’agit d’une façon de dire qu’elle ne veut plus, une façon plus discrète d’avouer que la nature n’a pas été gentille avec elle, qu’elle ne peut donc pas enfanter. Quoi qu’il arrive, je préfère de toute manière éviter ce genre de questions qui sont finalement assez tendues, un sujet plutôt complexe à adorber. Mais Lana s’occupe elle même de changer de sujet. Elle me pose une question à laquelle je ne m’attendais que peu !

- Oui c’est bien moi ! Je donne des cours de parkour et de tire à l’arc pour les intéressés. J’aime transmettre des choses … Surtout que bon, sans me vanter, si quelqu’un veut apprendre des trucs en rapport avec les arts, je me ferais évidemment un pur plaisir de leur apprendre ! Dessin comme photographie, ça me connaît bien.

Mon regard file soudain au delà de Lana. Je crois qu’elle a prononcé une phrase mais mon attention s’est bien trop rapidement faite aspirée par l’énorme chien qui fonce sur nous, avec une bombe de fer pleine de peinture et surtout de salive entre les crocs. Il enfonce son museau pointu contre la fesse de la mère célibataire. La situation m’arrache un petit rire alors que discrètement, je rallume mon appareil. Je mitraille le chien de photos, alors qu’il se met à galoper dans l’herbe du jardin voisin. J’obtiens une photo plus belle que les autres selon moi ! Un lumière éclatante et le chien a l’air heureux ! Shea arrive rapidement derrière. Elle tente de menacer son têtu de coloss afin qu’il se calme, vienne à ses pieds et rende la bombe de peinture mais rien n’y fait. Il est décidé à rester têtu et entraîne même la fille de Lana, qui, toute joyeuse, se fait un plaisir de caresser l’énorme chien. D’autres auraient surement eu peur, mais la fille, même adoptée, semble avoir hérité de la témérité de sa mère adoptive, Lana. Je souris face à ce joli tableau, tendu que Shea, toute gênée, s’excuse.

- Mais non Shea, tu n’as rien interrompu ne t’en fais pas !

J’éteins mon appareil photo bien rapidement, afin d’en économiser la batterie et vient doucement croiser mes bras sur ma poitrine avant de hausser doucement les épaules. C’est bien vrai, elle n’a pas à s’inquiéter, elle n’a interrompu rien d’important. Peut-être d’ailleurs qu’elle a elle aussi un avi à donner sur le sujet.

- On parlait des cours que Logan nous a demandé d’échanger les uns avec les autres. Personnellement, Logan devrait m’aider au corps à corps. Et il m’a conseillé d’aller trouver Elias Kaneki. Je vois sans mal qui il est de visuel, mais j’admets avoir un certain stresse à aller lui quémander de son temps. Surtout que je ne le connais pas, je ne lui dois rien.

Je souris très largement avant d’enchaîner, montrant Lana de la paume ouverte.

- Comme je lui disais, je donne personnellement des cours de tire à l’arc et de parkour. Je vous avoue que je ne me vois pas forcément professeur. Mais c’est vrai que j’aimerais bien apprendre à des gens comment bien tomber. Ca leur éviterait de se fouler la cheville en sautant d’un mur, ça leur permettrait de monter rapidement à un arbre pour se mettre à l’abri aussi… Et vous ! Vous donnez des cours ? Vous comptez en prendre ?
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We have ashes, fire and hope
Shea McLaughlin
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 1 Nov 2017 - 18:55

Shea était mortifée de honte, surtout lorsqu’Hulk vint embêter la petite de Lana, pour se frotter contre ses jambes avant de se mettre à s’agiter comme un rustre. Encore plus lorsque la gamine s’enthousiasma à l’idée de pouvoir adopter un animal à son tour. Elle releva deux gros yeux gênés vers Lana, vraiment désolée de mettre des idées pareilles dans la tête de son enfant. Avec un peu de chance, en le voyant faire n’importe quoi, elle renoncerait forcément à vouloir en avoir un aussi. Même si pour le coup, connaissant Hulk, elle n’y croyait pas : son chien était trop attachant, même pour qui n’aimait pas ça.

« J’suis désolée… » Murmura-t-elle à Lana, en pinçant les lèvres juste après. Elle relâcha Hulk qui fonça avec Katie pour d’autres aventures. A portée d’œil et de voix cependant. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder dans sa direction, craignant que l’animal puisse faire du mal à la petite. Pas volontairement ! Evidemment. Mais il avait du mal à estimer sa force, même s’il s’avérait qu’il était bien plus doux avec les enfants qu’avec elle qu’il ne ménageait pas. « Il n’est pas dressé, mais il ne la blessera pas… Je pense… » Fit-elle à la jeune mère en se raclant la gorge.

Niveau de gêne ? Intense. Elle avait franchi la barrière de l’angoisse totale lorsque ses joues s’étaient mises à rougir. Heureusement, Aiko vint un peu à son secours. Les relations humaines et elle, ça faisait bien cinq milliards au bout du compte.

« Je… Je vois même pas qui c’est… » Admit-elle avec une petite moue. Shea n’était pas tout à fait un modèle d’intégration. « En lui demandant gentiment, ça ne devrait pas le gêner. Sinon… Matt donnait des cours de self-defense avant. Je peux lui poser la question pour toi si tu le souhaites. » Suggéra-t-elle en pointant sa maison du pouce.

Son colocataire et ami était bon pour ça. Il avait réussi à la sortir elle de son mutisme et à lui apprendre quelques parades qui lui sauvèrent la vie.

« Je n’ai pas grand-chose d’utile à apprendre aux autres survivants. » Confia-t-elle. « Je n’ai pas vraiment la voix ou la patience. Tu donnes des cours de parkour ? Je savais pas que… Enfin, ça m’intéresserait d’en prendre. C’est une bonne chose… »

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a car, a torch, a death

And then I felt chills in my bones, the breath I saw was not my own... I knew my skin that wrapped my frame wasn't made to play this game. Then I saw him, torch in hand, he laid it out, what he had planned and then I said, I'll take the grave, please just send them all my way...
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