Au son de ma voix [Pv : Kazan]



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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 28 Aoû - 20:45

Une démarche assurée, un arc dans sur le dos, mes bottes bien serrées aux pieds, j’avance dans la forêt. Le vent souffle fort dans les feuillages, d’un air presque menaçant qui vient rajouter à l’environnement un côté légèrement malsain, presque oppressant. Les branches craquent doucement sous mon poids, tandis que je me dirige de manière un peu aléatoire vers je ne sais où. Même si j’essaye de me le cacher, même si j’essaye de me persuader du possible inverse, je sens peu à peu l’anxiété monter en moi. Je sens peu à peu la peur me nouer l’estomac et ainsi que la gorge. Un nouveau regard vers le ciel m’indique que lentement, mes craintes se confirment ; le soleil décline. Cela signifie qu’il y a de grandes chances, que je risque de me retrouver seule dans la nuit, perdue dans les bois, tout ça parce que je ne pourrais pas gagner le camp à temps ! J’ai réellement peur, passer la nuit seule dehors ne m’est plus imaginable depuis quelques mois, j’ai trop peur de ce qu’il pourrait m’arriver. J’ai une incroyable boule dans l’estomac rien que d’y penser, j’en frissonne. Je me mets donc à accélérer le pas, courant presque par moment. Je passe les obstacles sur ma route avec une certaine aisance, mon attention portée sur les alentours surtout, afin de ne pas tomber sans y faire attention face à un mort-vivant. Tout ça se déroule rapidement, tandis que j’espère voir à n’importe quel instant les grandes palissades de protection du camp.

Je cours, alors que la forêt défile sous mes yeux effrayés. Décidément, je suis complètement perdue et je n’ai pas du tout géré mon truc. Je n’aurais pas dû m’éloigner tant du camp et je n’aurais pas dû quitter ainsi les sentiers. Je suis réellement égarée et je sais de moins en moins quoi faire. Je lève encore le nez, mais pas pour observer le ciel cette fois. Non, cette fois, je scrute les branches qui me surplombent pour espérer trouver quelque part pour la nuit. C’est ainsi que j’ai survécu seule quelques jours après la disparition de mon frère. Je me mettais chaque soir en hauteur, suffisamment pour que les zombies ne puissent pas m’atteindre. Ça pouvait être n’importe quoi ; la véranda d’une maison, un abribus, un préau devant un immeuble, parfois même le dessus de gros camions. Tout était bon pour me mettre à l’abri et simplement éviter un rapprochement entre moi et ces immondes créatures. Je renifle doucement, alors que mes yeux s’embrument. Je n’arrive pas à rester détendue comme je le devrais, même si je sais que je ne dois normalement pas céder à la panique et rester calme pour me permettre d’être lucide mais j’y ai de plus en plus de mal à mesure que les minutes défilent. Il doit me rester une heure, grand maximum avant que le soleil ne se couche, tout au plus… Je décide soudain de tenter le tout pour le tout. Je trouve un arbre qui me semble facilement accessible et assez solide pour que je puisse y passer la nuit. Je me positionne en dessous et respire un bon coup. Ce que je m’apprête à faire n’est pas intelligent, mais quoi qu’il arrive, je pourrais me percher dans l’arbre si cela attire les mauvaises personnes à savoir, des zombies.

- S’il vous plaît ! A l’aide ! J’ai besoin d’aide, je suis perdue ! J’aimerais … J’aimerais juste un endroit pour la nuit, je ne suis pas dangereuse !

En vérité, je doute que cet appel à l’aide ne fonctionne vraiment. Depuis tout à l’heure que je cours, je n’ai entendu, ni vu le moindre zombie ou la moindre preuve de vie. Que cela soit zombie ou humain, je crains que personne ne vienne à m’entendre. C’est rassurant, autant que ça ne l’est pas… Un peu dépitée, je monte sur la première branche et m’y assois à califourchon. Je ne suis pas assez haut pour être en sécurité, mais si je vois un zombie se profiler à l’horizon, j’aurais largement le temps pour grimper beaucoup plus haut pour lui échapper. Dans le cas contraire, s’il s’agit d’un humain, je pourrais rapidement descendre. Je décide donc d’attendre, attendre que quelqu’un ne m’ai entendu, ou non...
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I walk a lonely road
Kazan J. Jaggermeist
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 29 Aoû - 9:06


Au son de ma voix
Aïko & Kazan


Adossé contre un tronc sculpté par le lierre, la tête du pirate pendouillait sur le côté, un filet de bave faisant l'ascenseur entre sa moustache inférieure et le sol terreux. La moitié de son visage était camouflé par un rideau de dreads, où se balançaient différentes breloques inutiles. Presque immobile, le dormeur aurait pu passer pour un macchabée de l'apocalypse sans problème, si on oubliait la bouteille à demie vide (ou remplie, c'est selon) calée entre ses cuisses. Comme vous l'imaginez très certainement, Kazan s'était octroyé une promenade, et avait pas mal picolé sur son trajet. Certes, il avait quand même récupéré quelques plantes intéressantes. M'enfin pour l'heure, il fallait que l'énergumène récupère, ce qui ne prenait jamais bien longtemps.

Alors qu'une coccinelle remontait la bouteille en verre, probablement attirée par le contenu odorant, n°74 se redressa vivement, remettant son tricorne au passage d'un geste nerveux. Quelques soubresauts de la pin nain épileptique plus tard, le Capitaine était debout. Il avait fait un rêve bien étrange... A la barre du Pride, il avait mené son équipage du mieux qu'il pouvait, afin de survivre à une des tempêtes les plus terribles que sa longue vie de corsaire avait connue. Si sa maîtrise de la situation était optimale, quelque chose lui disait qu'il ne pouvait pas remporter cette bataille. Et alors, qu'avait-il entendu... Une voix de femme...? Reniflant un bon coup, le pirate passa en revue chacune des grosses fougères qui l'avait camouflé jusqu'ici pendant sa petite sieste alcoolisée. Aucune plante ici n'était coupable d'avoir lancé une voix féminine. Hmm. Étrange.

Haussant les épaules avec un grand sourire, Kazan sautilla en dehors de la zone végétale, pour faire face à un spectacle effarant. Une apparition. De type femelle. Se tenait sur la branche d'un arbre, face à lui. L'écho de son rêve lui parvint de nouveau. S’il vous plaît ! A l’aide ! J’ai besoin d’aide, je suis perdue ! J’aimerais … J’aimerais juste un endroit pour la nuit, je ne suis pas dangereuse ! Le souvenir d'un doux visage, envoûtant et rare, lui vint à l'esprit. Une sirène. C'était donc là, le moyen de sauver le Pride de la colère du roi des océans. Sauver l'une de ses plus belles créatures. S'avançant prudemment, sans toutefois se saisir de son sabre rouillé, le métisse s'approcha de l'arbre, avant d'éternuer très fort. Saletés de fougères.

« Pardonnez mon apparition un peu ratée, Milady. » Détaillant du mieux qu'il pouvait le visage de la jeune femme, il se stoppa pour s'incliner doucement, avant de poursuivre : « Je suis le Capitaine Jaggermeist, mais, vous pouvez bien évidement m'appeler Kazan. » Se redressant, tout sourire, il sautilla jusqu'au siège improvisé de la jolie demoiselle, et lui présenta l'une de ses mains pour l'inviter à descendre. Une fois qu'elle fût à ses côtés, et qu'elle lui ait donné son prénom, le pirate eut un petit coup de chaud mental, mais secoua bien vite la tête de gauche à droite, afin de ne pas donner suite à ses pensées lubriques. Il fallait qu'il prenne soin de la petite sirène. « Vous me semblez en effet bien loin de chez vous, Milady... Puis-je vous inviter à reprendre des forces sur mon navire ? Il fera nuit bien trop vite pour que vous ne rentriez chez vous ! Et puis... Je suis une mouette en orientation ! »
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 29 Aoû - 18:03

Je suis assise sur ma branche, quelques minutes passent encore, puis une autre, puis une autre, puis une autre... Toujours rien d’autre que le silence… Pour répondre à mon appel à l’aide, seul un merle passe au-dessus de moi en chantant. Le vent lui aussi y va de sa belle voix fraîche, me caressant la joue pour m’arracher un petit sourire triste. Oui, lui me répond, mais aucun humain n’est là pour me venir en aide, ce qui a de quoi me faire soupirer. Oui, j’aurais sincèrement cru que quelqu’un viendrait me tendre la main, que je n’ai pas à passer ma nuit en haut d’un arbre, seule. Mais mes craintes se fondent petit à petit. Il n’y a ni humains, ni mort-vivants dans le coin. Mon visage paraît de plus en plus triste, voir blasé à mesure que le temps défile sous mes yeux, que le ciel s’assombrit. Quand soudain, du mouvement me fait reprendre espoir, me fait même sourire. Un homme est là ! À plusieurs mètres de moi, il n’est pas un mirage. Il éternue subitement, ce qui a pour cause de me faire légèrement sursauter, ne m’y attendant pas. Ceci, j’avoue ne pas l’avoir vu venir ; c’est pour ainsi dire la meilleure entrée en matière pour une rencontre que je n’ai jamais eu ! Il s’excuse, ayant comme il dit ‘’raté son entrée’’ ce qui a pour don de me faire sourire un peu plus. Moi je trouve cette entrée on ne peut plus réussite ! Il m’observe un instant de loin, alors que j’en profite pour faire de même. Tel n’est pas ma surprise ! J’avais demandé de l’aide et cette dernière ne peut que me faire chaud en cœur. Il possède un tricorne, des dreads de partout sur la tête, des breloques pendent à diverses endroits et il tient à la main ce que je crois deviner être une bouteille d’alcool ! Cette dernière est à moitié vide et il ne me faut pas bien longtemps avant de déduire où tout ce liquide s’est évaporé… Il avance vers moi, s’incline. Sa démarche me fait encore un peu plus sourire. Il se présente, m’annonçant qu’il est capitaine et me tend galamment la main. M’en saisissant, je pose pied à terre.

- Enchanté Capitaine, je me nomme Aïko.

Joignant à mes mots une douce révérence pour répondre à celle qu’il m’a offerte quelques secondes avant. La suite de ses explications me fait rire légèrement. J’avoue ne pas comprendre tout ce qu’il me dit, sans pour autant le prendre pour un fou. Sur son navire ? Je n’ai pas besoin de regarder autour de moi pour me rendre bel et bien compte qu’il n’y a pas d’eau dans les parages. Quant à son commentaire sur les mouettes, j’espère devoir y comprendre qu’il a un truc bon sens de l’orientation…

- La vache … Tu sens très fort l’alcool quand même… tu es sûr que tu sauras retourner à … ton bateau ?

Je souris avec bienveillance. Ça n’est pas méchant, mais je me demande simplement s’il sera capable ou non de nous conduire à bon port sans se perdre en chemin. D’autres personnes auraient pu s’inquiéter. Un homme ivre comme ça, pourrait s’avérer dangereux, surtout avec une pareille dégaine. Pourtant, je le trouve attachant. Il ne semble pas du tout dangereux, il me paraît même enfantin, digne de confiance. Il est perdu dans un monde qui n’est que le sien. J’ai bien l’impression que d’ailleurs, à le voir ivre dehors comme ça, alors qu’un zombie pourrait venir le croquer dans un moment d’inattention me prouve même que dans son monde, les zombies ne sont pas ou peu présents.

- Est-ce que ça veut dire que tu acceptes de m’héberger ce soir ? Je ne te le demanderais pas si je n’étais pas coincée comme ça mais … J’ai peur de passer la nuit seule dehors. Tu comprends ?
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Kazan J. Jaggermeist
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 31 Aoû - 12:13


Au son de ma voix
Aïko & Kazan


Décidément, la vie de corsaire réserve bien des surprises ! Dans la même journée, Kazan aura trouvé une manière de sauver son navire d'une colère divine, tout en faisant la rencontre d'une sirène agréablement jolie ! Polie en plus de ça, au vu de la petite révérence qu'elle effectue. Les yeux pétillants, le Capitaine hoche la tête aux propos de la brune « Retourner au Pride ? Bien sûr que oui ! » avant de lui rendre son sourire. C'est bien l'une des seules choses qu'il savait faire, à vrai dire, ce qui en fait, n'était pas plus mal pour la survie de l'individu. « Je comprends tout à fait, mon ange ! Et puis... » ajouta le métisse, avant de poursuivre sur le ton de la confidence « On pourrait faire euh... Une pyjama party en vrai ! »

Avisant la nymphe des mers avec des yeux ronds, il finit par taper le sol du pied avant d'offrir son bras à la jeune femme. « Quoi qu'il en soit, mon devoir en tant que gentlemen est de vous faire visiter les lieux auparavant. Une fois sur place, vous pourrez choisir vos quartiers... » avant de commencer la marche, il haussa une épaule avant de regarder tristement vers le ciel. « Mais... Si on papote cinq minutes moi je suis partant ! » Le duo prit alors le départ. Il est vrai qu'il commençait d'ores et déjà à faire un peu plus sombre, dehors. Et puis, faut pas dire, le Capitaine ressentait limite un petit début de soif, aussi.

L'étrange duo qu'ils formaient arriva tout même finalement sur un chemin plus fréquenté, pour déboucher sur une zone à l'extérieur du centre ville. Quelques arbres, un espace parking. Une bulle entre la nature et la vie urbaine. Là, le squelette d'un navire, en bois foncé, était posé sur le sol. La coque, maintenue par des tréteaux immenses, laissait voir une porte au centre de sa façade. N°74 sorti une clef de l'une de ses innombrables poches, pour ouvrir, et invita Aïko à entrer. Ayant refermé derrière eux, le pirate s'appliqua à allumer les quelques rares bougies de la salle de bar, et les deux qui trônaient sur le comptoir, contenues dans des imitations de crânes.

« Là haut, sur le pont, y'a Papa et Mama, mais... Tu sais, c'est des parents... Ils vont se mettre à gueuler si j'amène quelqu'un. Au pire, on escaladera ma cabine pour regarder les étoiles ! » Ça, c'est sûr, le pirate s'en faisait toute une joie... Pour une fois qu'il avait une gentille visite, il allait pas laisser la morosité des gens gâcher une occasion de rigoler un peu ! Levant un index comme s'il avait traversé par l'idée du siècle, Kazan se rua derrière le comptoir, et après avoir trouvé ce qu'il cherchait, se redressa pour poser une bouteille sur le bar. Au moment de saisir deux coupes, il se détourna pour interroger la jeune femme  « Hé ma p'tite sirène ! Tu veux boire quelque chose ? »
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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
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Mar 5 Sep - 16:21

Le capitaine, ou du moins celui qui se décrit en tant que tel semble très joyeux, très motivé. Il est assez atypique, assez dynamique et il ne peut que me faire sourire. A chaque mouvement qu’il fait, dès qu’il prononce un mot ou une phrase, je pense la même chose ; j’en ris. Il est très maniéré et sent très fort l’alcool toujours. N’étant moi-même pas une très grande buveuse, je trouve que l’odeur du rhum est très forte et qu’un souffle trop fort de sa part dans ma direction pourrait me rendre très rapidement ivre. Il me présente son bras galamment, m’annonçant que nous allons ensemble prendre le chemin vers son bateau et je m’en saisi doucement, glissant ma main sur son avant-bras. Vu comme il est, je devrais surement commencer à me méfier. Pourtant, je n’ai nullement peur, je suis même plutôt confiante. Il paraît très détendu et la méfiance dont nous faisons tous preuve lorsque nous rencontrons des gens inconnus, est d’avoir peur, de se méfier, voire de menacer. Lui, ne me semble habiter d’aucune de ces choses, bien même de leur strict opposé. Il me fait penser à l’ami, très gentil que l’on a tous, un peu trop porté sur la bouteille mais que l’on adore malgré tout et qui nous fait pourtant franchement rire. Je pense que le dénommé Kazan répond parfaitement à la description, même si je constate après l’avoir entendu qu’il est soit piégé dans sa bulle faite d’amour et de gentillesse, soit qu’il ne consomme pas que de l’alcool. Peut-être un peu d’herbe illicite, qui sait.

Un pas après l’autre, nous nous dirigeons ensemble vers son bateau. Le brun me parle encore, prononçant milles mots qui n’ont pas forcément de sens. Que ne fût pas ma surprise, lorsque entra finalement dans mon champ de vision, le bateau dont il me parlait plus tôt. Mes doutes à son sujet vinrent doucement à se dissiper. Ca alors, je ne l’aurais sans doute jamais cru sans le voir. Il aurait pu me le dessiner, m’en parler des heures durant, j’aurais toujours eu un doute latent concernant son bateau. Et pourtant, nous y sommes finalement. Un porte après l’autre, nous entrons dans son domicile pour le moins atypique, et comme par ce que je soupçonne être une habitude, un rituel établie entre lui et son fois, celui que je viens de catégoriser comme pirate jusqu’à la fin de ses jours se dirige vers un bar. Il allume au passage quelques bougies qui trainent dans le coin, m’offrant un peu plus de clarté pour observer de mes grands yeux ouverts le lieu. C’est plutôt joli, et c’est à cet instant que je suis déçue de moi-même. J’aurais véritablement dû prendre mon appareil photo en sortant du camp, je viens de rater une merveilleuse occasion de prendre de superbes photos. J’aurais adoré immortaliser la flamme de cette bougie, figer dans le temps le reflet de nos silhouettes dans le verre de ces belles bouteilles d’alcool. Mais comment aurais-je pu songer que je verrais aujourd’hui toutes ces choses ?

- Oui, je veux bien un petit verre si ça n’est pas trop te demander…


Phrase idiote, mais pour le moins respectueuse malgré tout ; c’est tout de même de son nectar que je m’apprête à le taxer. Il va de soi qu’un peu de politesse ne tuera personne, surtout après la magnifique révérence qu’il m’a offerte peu avant.

- Tes parents ? Ils sont en vie ? Tu en as de la chance tu sais … Ne te dispute pas avec eux. Chérie les un maximum ; on se rend compte de la valeur de ce qu’on a, qu’une fois qu’on l’a perdu.

Je lui souris avec une tendresse certaine. Je me redresse doucement, me raclant la gorge, afin de refouler comme je le peux, des souvenirs douloureux.

- A part tes parents … Tu vis tout seul ? Tu ne vois personne ?
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Kazan J. Jaggermeist
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 10 Sep - 15:18


Au son de ma voix
Aïko & Kazan


Pouvait-on rêver mieux ? Peu probable... En ce moment même, le Capitaine du Pride se trouvait en charmante compagnie. Une jeune et jolie sirène se tenait en face de lui, et semblait émerveillée de l'endroit dans lequel elle se trouvait. D'ordinaire, ces créatures marines avaient le don de perdition d'un bon nombres de matelots... Mais celle-ci semblait différente. Innocente, et inoffensive. En même temps, c'est sûr que c'est pas le pirate qui allait se méfier de la brunette, qu'elle soit dotée de mauvaises intentions ou non... Non non, lui était bien trop gonflé à l'idée d'avoir de la visite. Une nouvelle amie, que demander de mieux !? Suite à son acceptation, n°74 versa un bon verre de gnôle à son invitée, pas trop au courant de la manière dont les sirènes tenaient l'alcool...

Faisant glisser la coupe en forme de crâne vers la jeune hybride, le métisse se figea légèrement aux propos de la demoiselle. Elle n'a plus son Papa ? Ni sa Mama...?
Kazan fût saisi par l'envie de prendre Aïko dans ses bras pour lui faire un gros câlin de réconfort, mais le souvenir cuisant d'une gifle lui rappela qu'il valait mieux afficher un air sincèrement attristé. Cet évènement d'ores et déjà oublié, le Capitaine secoue vivement la tête. « Je suis tout seul, mais avec mon équipage ! Bon... Ils valent pas un bigorneau, m'enfin tu sais ce que c'est, on a rien sans rien... » Laissant planer une petite aura mystérieuse à souhait, l'homme prends une gorgée de liqueur distillée par ses soins, sans pour autant manifester la moindre répulsion malgré la boisson brûlante.

Savant pertinemment que la donzelle avait rejoint la communauté enchantée de Poséidon, le pirate ne pût s'empêcher d'ajouter : « Tu es très loin de ton chef, Logan... N'a-t-il pas peur pour ses sirènes ? Je suis plutôt étonné qu'il laisse ses protégées sortir aussi tard, et seules, en plus ! » Sûr que le roi des mers n'était pas assez prudent, sur ce coup... Imaginez un peu que la brunette tombe sur un individu souhaitant l'attirer à son domicile ! Terrifiant non ?! Quoi qu'il en soit, le détenteur du regard le plus lubrique du monde siffla son verre en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Rhum", et farfouilla un instant dans l'un des tiroirs. Quelques secondes après, il s'affairait à rouler un large cylindre empli d'herbes de toutes sortes.

Son affaire réglée, il alluma l'extrémité pour souffler un nuage de fumée, avant de remarquer : « Le Kingston Pride est-il à votre goût Milady ? Auparavant, des soirées dansante étaient organisées, là-haut... » Tout en se levant, Kazan eut vite fait de ramasser bouteilles et verre, pour désigner un escalier de bois d'un signe de tête. Prenant une bouffée végétale tout à fait inoffensive, il fit alors une proposition. « Vous voulez voir ? En plus, la nuit doit être tombée, ce doit être particulièrement magnifique, Milady ! » Y'avait juste à espérer que Papa et Mama gâchent pas tout à grogner sans arrêt..

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We have ashes, fire and hope
Aïko Dyclen
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 9 Oct - 11:27

Le capitaine me parle, articulant ses lèvres abîmées en faisant s’animer sans s’en douter, son bouc désorganisé. J’affiche un tendre sourire apaisé, l’écoutant palabrer sans presque jamais s’arrêter. C’est fou et à la fois très réconfortant de tomber sur quelqu’un d’aussi pur et innocent, malgré le monde incroyablement violent et sanglant dans lequel nous nous trouvons. Je frémis en imaginant à quel point il serait dommage et triste pour tous, que le capitaine qui semble sortir tout droit d’une BD humoristique vienne à mourir au contact des infectés. Il n’a de cesse de me comparer à une sirène et je ne trouve pas vraiment la force de l’en empêcher. Il me fait tant rire, il semble si calme et si sûr de ses bêtises, malgré un danger permanent. Lui briser ses rêves en lui apprenant que je ne suis qu’une simple humaine reviendrait à dire à un petit garçon tout excité le 25 décembre, que le Père Noël n’existe pas ! Une abomination que je ne m’autoriserai jamais, sous aucun prétexte. Je l’observe boire, curieuse de savoir combien de verres d’alcool il peut encore encaisser. Sachant très bien qu’il n’était pas sombre du tout lors de notre rencontre à en juger par sa simple odeur.

La pièce est baignée dans une douce lueur, celle des bougies. Il me parle alors soudainement d’un sujet, qui m’étonne au moins autant qu’il m’intéresse ! Il me demande si Logan est au courant que je suis seule dehors à cette heure. Et bien heureusement pour moi, la répons est non. Il le remarquera surement demain matin, à moins que je ne rentre au camp aux premières lueurs du jour, auquel cas, seuls les gardes seront au courant de ma sortie si longue. D’ailleurs, mon plan ne peut marcher que si Logan s'abstient d’aller faire un tour du côté des sentinelles, dans le cas contraire, je crains qu’en effet, je ne me fasse disputer en rentrant, je risque de me prendre en effet une petite remarque suivie d’une leçon de morale. Même si en ce qui me concerne, je pense avoir retenu la leçon par moi même, je ne pourrai pas en vouloir à celui du camp qui viendra  m’expliquer mes torts. Je soupir doucement, finalement heureuse de finir ma soirée et de passer ma nuit avec une pareille compagnie.

- Logan n’est en effet pas tout à fait au courant que je suis encore dehors. Il prend bien soin du camp et de ceux qui y sont. Je pense d’ailleurs qu’il ne tardera plus à être au courant de mon escapade.

Je ris légèrement, continuant d’observer l’endroit pour le moins atypique où nous nous trouvons. Il a bien de la chance de vivre dans un si bel endroit, mais en a beaucoup moins de par la solitude cuisante à laquelle il doit souvent faire face. Peut-être est-ce un choix ?

- Oh et oui, j’aimerais beaucoup monter avec toi ! De la façon dont tu en parles, cela doit être un endroit vraiment beau !

Je me lève alors de ma chaise, tapant doucement sur mes vêtements pour les remettre en forme. Une idée me vient soudainement, alors que je le regarde, tout comme on regarde un enfant.

- Tu sais, si tu le souhaite, je pourrais passer te voir de temps en temps. La solitude ici ne te pèse pas de trop parfois ?

Il a l’air définitivement bien trop perché pour être de toute façon touché par des idées sombres. Mais je me dis que sans pour autant qu’il le soupçonne, que je passe le voir de temps en temps pourrait lui faire un certain bien !
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