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William Ward
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Dim 3 Sep - 21:00

Ghost rider on the sky


Expédition pour la survie





Le jour continua sa course éternelle pour essayer de rattraper la nuit et l’aube grisâtre trouva le cowboy à son poste, fidèle sentinelle solitaire au cœur mis en charpie par ce monde chaotique et infernale. William devait lutter de manière quotidienne contre l’envie de planter le canon huilé de son colt entre ses dents d’une blancheur étincelante, de rabattre vers l’arrière le chien et de caresser pour une dernière fois la queue de la gâchette de son index pour permettre à son âme triste comme les pierres de rejoindre son étoile dans le ciel. C’était pour cette raison que l’ingénieur de combat prenait systématiquement la garde de nuit pour converser avec la nymphe brillante qu’était devenu Maureen.  Tout en laissant son regard océanique mélancolique et calme surveiller les environs, ne bougeant pas d’un iota pour éveiller les goules empaler sur les pieux et qu’ils rameutent leurs semblables de par leur gémissements plaintifs, il discutait avec l’esprit translucide de son aimée. Personne n’avait cure du solitaire militaire qui surveillait les alentours et de son chagrin qu’il dissimula à tous en ayant un masque de pierre de professionnalisme et un sourire presque aussi faux que les promesses d’un politicien.  Il dormait à peine de jour, le choc post-traumatique du carnage le poursuivait sans répit dans le sommeil ou tous les fantômes de son ancien groupe réclamaient maintenant qu’ils les rejoignent.  Mais ce matin ce fut différent. Laissant son poste à un autre survivant qu’il devrait surement réveiller au début de sa garde, le fils du Texas s’avançant de son pas un peu gauche et boitant vers la maison qu’il partageait avec Abigail et Samara. Malgré la noirceur des cieux, l’homme au corps sculpté par tant d’années d’entrainements au service de sa patrie était droit comme un chêne. Son stetson brun bien visé sur sa chevelure cendré, son uniforme de combat avec les écussons du défunt vingtième corps de génie de combat jumeler à l’écusson des ingénieurs, son colt SAA simple action ranger dans son holster de cuisse et sa m4 accrocher à sa bandoulière de combat, le vétéran semblait alerte et dégageait une aura de confiance en lui. Mais l’angoisse d’essayer de dormir le tiraillait énormément.

Mais voyant l’agitation du camp lui fit ralentir son pas et il vit alors la formation de nuages grisâtres et même noir à l’horizon. Au Texas les habitants avaient l’habitude de  tenir tête à des ouragans et autres caprices de Dame Nature et les tripes du cowboy se serrèrent. Les paupières de l’homme à la peau tanné par des années à endurer les éléments se plissèrent comme lors d’un duel dans le Far West. Le regard océanique intelligent et calme de William nota la présence de la rivière près du camp, des efforts que la communauté devrait déployer pour survivre un jour de plus. Et ce fut alors une idée lumineuse qui le frappa de plein fouet. Voyant Logan qui semblait distribué des ordres non loin, le vétéran de tant de conflit s’avança et parla avec son accent trainant et lent typique du sud des États-Unis.

William- Logan je sais ou on peut avoir du matériel pour se préparer à la tempête. Une base des ingénieurs de combats est à environ 30 minutes de voitures d’ici.

Des personnes semblaient ralentir leurs pas pour écouter l’homme charismatique qui parlait avec calme malgré l’urgence de la situation. Une aura de confiance semblait se dégager du vieux soldat  pendant qu’il élaborait son plan au chef du conseil.

William- Nous n’avons qu’au maximum une journée pour nous préparer. Les membres du génie avaient de l’équipement pour se préparer contre les caprices de Dame Nature. Des digues mobiles, des pompes et j’en passe… Permission d’y aller et de prendre ce qui est nécessaire dans les entrepôts? Et si vous pouvez m’envoyer un volontaire ça irait plus vite.

Le gaillard à la tignasse noir de jais  lui confia les clefs du van et sans un mot à part une main pour assurer sa pleine coopération. D’un pas décider, malgré la raideur de son genou gauche qui lui rappelait son bon souvenir avec l’arrivée prochaine de la pluie, le texan se rendit au véhicule et grimpa dans l’habitacle. Faisant gronder le moteur, William activa la radio et eut la joie d’entendre un cd de Johnny Cash. La musique était même de circonstance. Un sourire  douceâtre sur les lippes charnues, l’ingénieur de combat pivota la tête lors la poste passager s’ouvrit…


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Robert Clemson
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Mar 5 Sep - 22:24


Ghost Riders In The Sky

14 mai 2016, Dans les rues de Détroit


"Impossible de dormir. Les souvenirs le hantaient. Sa récente virée en ville et sa rencontre avec une bande de charognes lui avaient rappelé l'odeur épouvantable de la mort. Mais c'était surtout le concept de mort en lui-même qui avait resurgi, et Robert s'était remis à s'imaginer des choses atroces. Sa famille lui manquait, c'est la seule chose dont il était certain. Après tout, sa femme et son enfant avait peut-être survécu. Une pensée interdite. À chaque fois, sa conscience était déchirée, son âme se séparait pour que deux idées puissent s'affronter. La première était simple et ressemblait à Robert, sa femme était vraisemblablement morte car ses chances de survie étaient minimes. C'est une femme très mince, de petite taille, peu sportive mais surtout, c'est une femme enceinte au moment où l'apocalypse se déclare. La seconde idée est plus fantaisiste, en tout cas moins crédible, mais tellement séduisante, sa femme serait en vie, quelque part à lutter, à l'attendre. Mais si cette idée se confirmait, cela voudrait aussi dire que leurs chances de se retrouver étaient astronomiquement faible. Plus de téléphones, plus de GPS, plus de messagerie électronique. Comment la contacter, comment signaler sa position, comment lui dire toutes ces choses ?

Je t'aime... Tu me manques... J'espère que notre enfant vit..."

Cela lui retournais les tripes comme à chaque fois et il en était malade, ivre de rage. Il avait quitté la maison qu'il partageait avec Lana et les autres, des braves gens qui avaient accepté de l'accueillir parmi eux. Il y avait un enfant, cela le faisait sourire, le rendait plus heureux, plus optimiste, sauf quand cela lui rappelait son enfant, celui qu'il n'avait jamais vu, ne verrais certainement jamais. C'aurait été son premier. Il se dirigea vers le périmètre de Fort Hope, il souhaitait se rendre utile ou au moins croire qu'il l'était à ces gens. Robert commença donc à vérifier les défenses, à inspecter en détail ce que cette communauté avait organisé pour se protéger des rôdeurs. Il était instable, et sentit que l'atmosphère général collait à son état d'esprit. Il y avait de l'agitation dans le camp, et les nuages défilaient rapidement, sinistres, comme annonciateurs d'un malheur. Il remarque un homme parmi les autres, il l'avait déjà croisé mais ça s'arrêtait là. Un regard intense et profond, un visage aux traits distincts, cet homme ne s'était pas contenté d'exister jusqu'à aujourd'hui, il avait semble-t-il vécu.

Sûrement un soldat. Ex-militaire ?

Robert se dirigea vers le groupe qui semblait tenir une réunion, il ralentit le pas pour écouter ce qu'il se disait. L'homme au regard bleu pénétrant avait parlé d'une base militaire non loin.

William- Nous n’avons qu’au maximum une journée pour nous préparer. Les membres du génie avaient de l’équipement pour se préparer contre les caprices de Dame Nature. Des digues mobiles, des pompes et j’en passe… Permission d’y aller et de prendre ce qui est nécessaire dans les entrepôts? Et si vous pouvez m’envoyer un volontaire ça irait plus vite.

Robert sauta sur l'occasion. Il pouvait se rendre vraiment utile cette fois, faire autre chose que vagabonder le long du mur à rêvasser. Ce type savait ce qu'il faisait, et même si la dernière expédition de Robert avait failli tourner à la catastrophe pour tout le monde, il voulait de l'action. C'était sûrement imprudent de sa part, pas dans sa nature. Quand il le remarqua, il s'arrêta un instant pour y réfléchir, mais le temps jouait contre lui. Robert sortit la pièce ancienne qu'il gardait en toutes circonstances et la jeta en l'air, misant sur le résultat pour décider de la marche à suivre.

Pile. C'est parti.

La pièce avait parlé. Des champs de bataille de la Guerre de Sécession à ceux de la Guerre de Corée, en passant par les deux guerres mondiales, cette pièce avait toujours ramené son possesseur à la maison. Robert lui fit confiance, en réalisant tout de même que, il n'avait plus de maison. Il suivit le grand gaillard qui grimpa à bord d'un véhicule, le moteur démarra, Robert accéléra la cadence. Il ouvrit la porte passager et fit voir son visage.

Du Johnny Cash. Sacré coïncidence.

Robert adorait Johnny Cash, et se remémora les paroles de "Dirty Old Egg Suckin' Dog" en souriant intérieurement. Qu'est-ce qu'il aimait cette chanson. Mais c'était une autre qui se jouait. Et ce morceau donnait définitivement une atmosphère de film d'aventure à cet instant. Il plongea son regard dans celui du conducteur dont il ne se souvenait pas du nom, et avec un large sourire, bercé par cette musique qu'il aimait tant. Il s'exclama :

Robert- Il parait que vous cherchez un volontaire ?"


HRP : Tu pourrais me préciser la date (au moins le mois) et le lieu exact de la mission ? Merci, c'est pour l'en-tête et surtout mon journal de bord. Si tu veux garder ça flou, aucun problème. À bientôt Surprised

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William Ward
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Mer 6 Sep - 14:58

Ghost rider on the sky


Expédition pour la survie





Le texan regarda son compagnon de mission, son partenaire de reconnaissance. Un afro-américain avec un sourire engageant et volontaire. Aussitôt l’ingénieur de combat  tendit sa poigne immense et robuste vers l’homme pour en serrer la pince. Une poignée de main franche, direct et surtout sincère désigna d’emblée le cowboy comme un être de confiance et surtout d’une sincérité frappante. Le ton lent, trainant, mais néanmoins harmonieux du fils du glorieux État du Texas s’éleva dans l’habitacle, se combinant à merveille au chant de Johnny Cash.

William- Vous êtes dans le vrai monsieur. Un coup de main ne sera pas de refus. Je m’appelle William ou les gens m'appelle Cowboy. Je ne sais pas trop pourquoi. Et vous monsieur?

Poliment, attentif pour bien entendre le prénom de l’âme aventureuse qui s’était porté volontaire pour l’accompagner, le blondinet attendit que l’homme fût bien assis avant d’appuyer sur l’accélérateur. Il salua  avec un sourire l'homme en abaissant son stetson comme tout bon texan le fait. Déjà une bruine de gouttelettes glacés s’abattaient ici et là, annonciatrice de la tempête monstre qui se profilait à l’horizon. Sifflotant sur les airs du meilleur chanteur country qui avait foulé de ses bottes, ignorant le paysage désolé sous une fausse bonhomie pour cacher sa détresse qui lui lacerait sans relâche son cœur débordant d’humanité, le visage de l’homme reflétait concentration. Le texan laissa parcourir son regard océanique mélancolique et se perdit quelques instants dans un passé où il parcourait cette zone avec celle qui avait dérobé son cœur au milieu des ruines de ce monde apocalyptique. Il aurait tant voulu périr à la place de Maureen, laisser une chance à la rouquine de pouvoir vivre et de permettre de s’ouvrir aux autres comme elle l’avait fait avec le cowboy. Évitant un couples de goules détrempé qui levaient leurs bras rachitiques doté d’ergots tranchants comme des rasoirs d’un coup de volant, le militaire pointa alors un immeuble à bureau de son index.

William- J’ai emménagé un poste de repli dans cet immeuble dans le temps vous savez. Dernier étage appartement 605. La clef est sous le paillasson. Vous pourrez trouver sous les lattes du plancher du salon un sac à dos avec la base pour survivre. Vous êtes nouveau dans le groupe? C’est vrai que depuis mon arrivé je suis solitaire et je fais la garde de nuit alors j’ai peu de contact avec les gens…


Écoutant d’une oreille attentive son passager, l’ingénieur de combat se concentra sur la route. Les essuie-glaces balayèrent le pare-brise de plus en plus vite, essayant d’effacer le passage de plus en plus insistant de la pluie. Déviant plus qu’une fois de sa travée, le van devait éviter des obstacles autant solides que moue. Des détritus que la fonde des neiges laissaient maintenant apparaître à la vue de tous, des carcasses de voitures abandonnés, des vestiges d’une société de consommation totalement anéanti et laissé à l’abandon. Mais les pires dangers de collisions étaient les ombres chancelantes et à la démarches lentes. Imprévisibles et sans peur, les fils de la Faucheuse n’agissaient que par instinct et leur désir de se repaître de tout être vivant les incitaient à essayer de saisir le lourd véhicule. La distance entre les deux hommes et leur objectif s’amenuisaient au gré des kilomètres parcourut sur le bitume crevassé et laissé à l’abandon depuis près de deux ans d’apocalypse. De nouvelles chansons de l’homme en noir insufflaient un certain apaisement et du courage au vétéran endurci de si nombreuse bataille de par le monde. De nouveau la voix trainante du texan massif s’éleva dans l’habitacle, s’harmonisant presque totalement à la voix rauque du célèbre chanteur.

William- Au début de tout ce merdier, j’ai eu ordre de rejoindre une unité composé à la fois d’effectifs civils et militaires du Corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis… Je suis un ingénieur de combat ayant passé toute ma vie au sein de l’armée de l’Oncle Sam… Je connais l’endroit. Quand je suis venu la dernière fois…

Le regard océanique du cowboy se fit alors mélancolique et une tristesse sans nom venait de chuter sur ses épaules massives tel un lourde carpe de plomb. Avalant douloureusement sa salive, luttant corps et âme pour repousser l’image de sa bien-aimée qui recevait la délégation mortelle qui lui était destinée, de la rouquine transformer en réceptacle sans âme essayant de dévorer un William luttant et qui propulsa le corps qu’il avait aimé et caresser vers le vide et sa seconde mort. Soufflant doucement, la voix du soldat devient alors froide comme le cercle polaire. Un peu comme si son cœur venait de succomber à la main glaciale de la Mort.

William- En janvier il y avait environ une quinzaine de charognards. Notre objectif est  le quai de chargement sud. C’est celui pour les catastrophes naturelles. Le seule problème et la serrure électronique. Pas de courant je ne pourrais composer le code d’accès et nous allons devoir utiliser la manière forte… Vous avez déjà ai en duo ou c’est votre première fois? Car nous devons bien se connaître pour évoluer sur le terrain.

Une franchise, une honnêteté et surtout une aura calme et de confiance résumait le comportement et surtout l’attitude du vieux briscard.

H.R.P. C'est le 14 mai si je m'abuse.

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Robert Clemson
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Ven 8 Sep - 16:54


(... suite)

Robert serrât la main qu'on lui tendit. Une poigne robuste et vigoureuse, honnête, franche et sans détours. Son nouveau partenaire s'exclama.

William- Vous êtes dans le vrai monsieur. Un coup de main ne sera pas de refus. Je m’appelle William ou les gens m'appelle Cowboy. Je ne sais pas trop pourquoi. Et vous monsieur ?

Il s'installa sur le siège passager et William ne tarda pas à appuyer sur la pédale de l'accélérateur.  Il prit un air décontracté, sifflotant sur la musique de Johnny Cash, en restant attentif à la route.

Robert- Robert Clemson, je suis nouveau par ici."

William pointa du doigt un immeuble de bureau non loin.

William- J’ai emménagé un poste de repli dans cet immeuble dans le temps vous savez. Dernier étage appartement 605. La clef est sous le paillasson. Vous pourrez trouver sous les lattes du plancher du salon un sac à dos avec la base pour survivre. Vous êtes nouveau dans le groupe? C’est vrai que depuis mon arrivé je suis solitaire et je fais la garde de nuit alors j’ai peu de contact avec les gens.

Robert- Oui, je suis arrivé il y a à peu près un mois. Vous avez l'air d'être quelqu'un de prévoyant. Vous faisiez quoi avant... tout ça ?"

Le véhicule glissait sur la route humide, une forte pluie n'allait pas tarder à tomber, le vent commençait à souffler, les nuages se faisaient plus lourds. La tempête approchait. William avait une conduite fluide et c'était agréable, il évitait les rôdeurs avec aisance, sans déstabiliser l'ensemble. Robert l'écouta.

William- Au début de tout ce merdier, j’ai eu ordre de rejoindre une unité composé à la fois d’effectifs civils et militaires du Corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis… Je suis un ingénieur de combat ayant passé toute ma vie au sein de l’armée de l’Oncle Sam… Je connais l’endroit. Quand je suis venu la dernière fois…

Il s'interrompit et Robert compris que son esprit avait suivit un cheminement qui l'avait conduit directement à quelque chose de très douloureux. S'il avait reçu un coup de poing à l'estomac ou vu un Robot géant rose fushia au milieu de la route, il n'aurait pas eut de réaction plus abrupte. Robert su à cet instant que William avait perdu quelqu'un de cher et il se sentit plus proche de lui, comme un partenaire de longue date ou un frère d'armes. Pourtant il ne le connaissait pas, il continua d'écouter, avec compassion et intérêt. Une bonne préparation était la clé du succès.

William- En janvier il y avait environ une quinzaine de charognards. Notre objectif est le quai de chargement sud. C’est celui pour les catastrophes naturelles. Le seule problème est la serrure électronique. Pas de courant je ne pourrais composer le code d’accès et nous allons devoir utiliser la manière forte… Vous avez déjà ai en duo ou c’est votre première fois? Car nous devons bien se connaître pour évoluer sur le terrain.

Il parlait un peu plus clairement, s'était remis de ce qui l'avait perturbé. Comme Robert, il semblait être quelqu'un de prévoyant, c'était un ancien militaire et cela se ressentait.

Robert- Un raid de ravitaillement qui a mal tourné il y a deux semaines, on était quatre, personne ne se connaissait. Ça a vite tourné au vinaigre..."

Il effleura son bras à l'endroit où le verre brisé l'avait lacéré deux semaines auparavant, se remémorant chaque instant, notamment le comportement de la fille. Puis il reprit.

Robert- Je ne suis pas contre un peu d'action quand c'est nécessaire, mais je suis plutôt du genre prévoyant. J'essaye d'éviter les rôdeurs, de les distraire ou de trouver un chemin plus sûr si c'est impossible. Il se trouve que j'ai servi quelques années dans le Corps des Ingénieurs, vous pouvez compter sur moi pour repérer le matériel de valeur. Comment on procède une fois sur site ?"



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William Ward
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Lun 11 Sep - 16:01

Ghost rider on the sky


Expédition pour la survie





Robert- Un raid de ravitaillement qui a mal tourné il y a deux semaines, on était quatre, personne ne se connaissait. Ça a vite tourné au vinaigre...

Hochant la tête, le vétéran de tant de conflits ne put s’empêcher de remarquer le geste de son compagnon d’infortune. Sûrement une blessure récente, mais au moins la plaie ne devait être handicapante. Car sinon le cowboy devrait redoubler de vigilance pour empêcher les charognards de trop s’approcher de l’afro-américain. De nouveau la voix de l’homme, un accent doux presque chanté en fait, ramena le militaire au présent alors qu’il songeait au moyen possible de progresser dans la zone hostile.

Robert- Je ne suis pas contre un peu d'action quand c'est nécessaire, mais je suis plutôt du genre prévoyant. J'essaye d'éviter les rôdeurs, de les distraire ou de trouver un chemin plus sûr si c'est impossible. Il se trouve que j'ai servi quelques années dans le Corps des Ingénieurs, vous pouvez compter sur moi pour repérer le matériel de valeur. Comment on procède une fois sur site ?

Tournant un peu le volant pour éviter un carambolage causé par une panique primale datant des premiers balbutiements de l’apocalypse, William réfléchit un instant et un sourire rassurant apparut alors sur les lippes charnus de l’homme musculeux au visage tailler à la serpe. Une sorte d’aura paisible, de confiance et surtout d’un sang-froid qui n’était autre que l’expérience de la vie de soldat semblait envelopper le gaillard du Texas. Aucunement d’outrecuidance comme bien des militaires qui sont devenu maintenant des fantassins de l’armée immonde de la grande Faucheuse. Le ton lent, trainant et douceâtre du cowboy s’éleva de nouveau, s’harmonisant avec la voix du grand chanteur disparu trop tôt.

William- C’est une chance de s’être rencontrer Robert. Comme cela nous allons fonctionner en binôme, surveillant l’arrière de l’autre. Et je vous fais confiance pour le matériel de secours. Pour la zone nous allons fonctionner comme l’équipe d’un tireur d’élite. J’aligne les cibles et vous surveiller les positions ennemies. On devrait avoir sécurisé le quai de débarquement rapidement si on est alerte et posséder un brin de hardiesse. Vous étiez de quel branche dans le corps des ingénieurs en fait?

S’engageant dans la rue de la base des ingénieurs de combats, le vétéran agrippa les clefs de secours caché par le pare-soleil et les tendit en faisant un clin d’œil complice à Robert.

William- Tenez Robert. Si des fois vous arriver à notre chariot avant moi, vous pourrez faire démarrer les chevaux pour prendre la tangente lorsque notre emplette post-apocalyptique sera compléter. Disons que je n’ai plus une grande vitesse de pointe à cause d’un genou qui n’en fait qu’à sa tête depuis qu’un mortier a décidé de tomber près de ma position.

Riant doucement, le militaire s’engagea dans la cour dévaster et pillé de l’endroit. Quelques pantins pathétiques, mouillés et luttant contre le vent qui semblait avoir gagné de la force, commencèrent à se mouvoir vers le véhicule alors que l’ingénieur de combat appliqua les freins et mit le sélecteur de vitesse sur le reculons. Le van se stationna alors dans l’espace et Johnny Cash semblait comme à son habitude saluer la prochaine action des deux hommes. Les premières notes de « The man comes around » s’éleva dans l’habitacle. Ce qui fit sourire en grand le cowboy en laissant entrevoir une dentition si étincelante qui aurait pu être la marque de commerce de n’importe quel dentiste.

William- Johnny tu as toujours le don de choisir les bons moments pour les partitions… Robert vous êtes en arrière de moi et si un ennemi s’avance et je ne l’ai pas vu, juste à me taper sur mon épaule gauche ou droite selon l’arrivée du coyote au foie jaune. Si la porte n’est pas déverrouillée on va devoir la forcer. Je sais que certain soldats avaient la clef, on va devoir fouiller. Sinon on trouve une source électrique viable pour la serrure électronique. La dernière option c’est une grenade sur la poignée pour faire sauter la serrure. Mais j’aimerais que ce soit le plus possible silencieux. Si vous avez des idées je suis preneur.

Laissant le temps à son collègue d’infortune de s’exprimer, le vieux soldat coupa le contact du moteur et plaça les clefs dans une poche de sa veste tactique. S’assurant que son stetson était bien vissé sur son crâne, le regard aux reflets d’un océan calme sous le soleil n’était que sollicitude jumeler à un sang-froid admirable.

William- On se rend à la porte. Je vous accompagne Robert. On fait ça le plus rapidement possible… GO GO GO

Dès que les dernières syllabes moururent sur la langue du cowboy, celui-ci ouvrit la portière et pointa aussi le canon de sa M4 doté d’un silencieux et écrasa rapidement la gâchette par deux fois. Deux projectiles meurtriers se délivrèrent du carcan de leurs douilles de cuivres et mirent fin à la seconde vie de deux militaires trépassés depuis des lustres selon l’état pitoyable de leurs chaires pourrissantes. Se plaçant dans la position du tireur en mouvement, légèrement penché vers l’avant et progressant en gardant un arc de vision de 180 dégrée devant lui, le texan alla chercher le survivant et se plaça dos à lui pour avoir son accord pour progresser vers la porte qui était qu’à dix mètres de là. Un acte de confiance et surtout de fraternité de la part de l’ingénieur de combat envers Robert, car à cet instant il était vulnérable.

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Robert Clemson
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Ven 15 Sep - 18:44


(... suite)


"William l'écoutait tout en conduisant, et ce n'était pas une mince affaire. Les rues de la ville étaient encombrées d'obstacles, des véhicules, des épaves, les rôdeurs. Ils tentaient inlassablement de s'agripper à la voiture, de se saisir d'eux, alors même qu'ils étaient protégés, dans l'habitacle. Un comportement erratique et stupide, mais la moindre erreur pouvait être fatale. Un accident, un moteur qui cale, et l'habitacle ne deviendra qu'un écran fragile, immobile. Le vrai avantage d'être dans une voiture, c'était bel et bien d'avoir un moteur qui offrait une mobilité incomparable. À pied, Robert savait qu'il pouvait s'épuiser en moins d'une heure, en voiture, il pouvait se déplacer plusieurs heures, pour peu que le plein soit fait.

William- C’est une chance de s’être rencontrer Robert. Comme cela nous allons fonctionner en binôme, surveillant l’arrière de l’autre. Et je vous fais confiance pour le matériel de secours. Pour la zone nous allons fonctionner comme l’équipe d’un tireur d’élite. J’aligne les cibles et vous surveiller les positions ennemies. On devrait avoir sécurisé le quai de débarquement rapidement si on est alerte et posséder un brin de hardiesse. Vous étiez de quel branche dans le corps des ingénieurs en fait?

Avec le sens tactique typique d'un vétéran, William commençait à exposer son plan. Travailler en équipe, c'était quelque chose que Robert aimait, quand il avait le luxe de pouvoir faire confiance à son binôme. Il n'avait pas coopéré depuis, eh bien depuis longtemps. Mis à part sa dernière sortie qui avait terminé en fiasco total, bien entendu.

Robert- Vous savez sûrement mieux vous servir de ce truc que moi... dit Robert en désignant le fusil d'assaut que le cow-boy portait, avant de reprendre : ...et puis je n'ai que mon pied-de-biche, alors il vaut mieux que je me contente de couvrir vos arrières à proximité immédiate. J'étais dans la branche civile, division Ingénierie & Construction, travaux civils.

Le véhicule pénétra dans une nouvelle rue, et la silhouette du bâtiment cible se révéla. Le cow-boy attrapa des clés cachées au-dessus de sa tête et les donna à Robert, accompagnées d'un clin d'oeil.


William- Tenez Robert. Si des fois vous arriver à notre chariot avant moi, vous pourrez faire démarrer les chevaux pour prendre la tangente lorsque notre emplette post-apocalyptique sera compléter. Disons que je n’ai plus une grande vitesse de pointe à cause d’un genou qui n’en fait qu’à sa tête depuis qu’un mortier a décidé de tomber près de ma position.

Robert se contenta d'acquiescer. L'endroit était quasi-désert, seuls quelques rôdeurs donnait un peu de vie à ce lieu désolé, si l'on peut dire.

William- Johnny tu as toujours le don de choisir les bons moments pour les partitions… Robert vous êtes en arrière de moi et si un ennemi s’avance et je ne l’ai pas vu, juste à me taper sur mon épaule gauche ou droite selon l’arrivée du coyote au foie jaune. Si la porte n’est pas déverrouillée on va devoir la forcer. Je sais que certain soldats avaient la clef, on va devoir fouiller. Sinon on trouve une source électrique viable pour la serrure électronique. La dernière option c’est une grenade sur la poignée pour faire sauter la serrure. Mais j’aimerais que ce soit le plus possible silencieux. Si vous avez des idées je suis preneur.

La première chose que Robert remarqua en sortant du véhicule fut l'intensité du vent, il soufflait plus fort et venait faire naître un frisson dans son cou. La vue de ces créatures et ce froid qui enveloppa sa colonne vertébrale le tétanisa, mais il se ressaisit rapidement. Il avait détourné son attention de la musique et de la remarque à Johnny Cash, Robert se concentrait désormais pleinement sur son objectif. Sa vie était en jeu, comme à chaque fois qu'il se retrouvait à l'extérieur, mais cette fois, la vie d'un autre était liée à la sienne. Si l'un des deux se faisait tuer, les chances de survie de l'autre diminuerait de manière ostensible. Robert, dans son intérêt mais aussi par altruisme, se préoccupa donc de son environnement, les sens en alerte, afin de protéger son compagnon ainsi que lui-même.

Robert- Remettre le jus devrait être notre priorité, l'endroit doit être alimenté par un générateur de secours ; comme ça pas besoin de clés, et on profite de l'éclairage pour reconnaître et nettoyer l'endroit.

William quitta le véhicule, et élimina deux rôdeurs avec une précision et une rapidité éclatante, puis il le rejoignit et se place dos à lui, prêt à avancer. Robert jeta un dernier coup d’œil afin d'établir un itinéraire jusqu'à la porte, pourtant toute proche. La voix semblait dégagée, il plaça son pied-de-biche en position de frappe, plia légèrement ses genoux et s'élança vers la porte, tout près du cow-boy.

Robert- Allons-y !"



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Mar 19 Sep - 18:31

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Expédition pour la survie





Le vieux vétéran se déplace rapidement, malgré son genou gauche qui était douloureux à souhait. Depuis l’attaque au mortier il y a de ça une autre vie avant celle-ci, le militaire souffrait lors de l’arrivée de la pluie et en produisant des efforts soutenus. Aucune ombre chancelante et putride n’arrêta la course du duo qui se rendit à la porte. Mais comme de raison le battant en acier était hermétiquement fermé et il n’y avait pas de serrure pour introduire une clef de secours. Passant sa main calleuse de par toutes ces années passés à travailler sur des fortifications sur son menton volontaire et ornée d’une fossette, l’ingénieur de combat fit un sourire apaisant et remplit de professionnalisme. Le ton lent, trainant et presque musical qui désignait aisément William comme un fier fils du Texas franchit sans peine la barrière de ses lippes charnues.

William- Bon on y va pour votre option Robert. Le groupe électrogène de secours est dans le petit bâtiment entourer d’une grille et surmonter de fil barbelé concertina. On doit se dépêcher sinon mon stetson va s’envoler et je serais aussi revanchard que si on avait pissé dans ma gamelle.

Voyant le vent qui commençait à se déchainer, les gouttes de pluie grossirent a vu d’œil et le ciel  enfiler ses habits mortuaires pour sonner le glas à quelques survivants, le vieux soldat eut une lueur d’espièglerie à l’état pur qui traversa ses yeux océaniques  qui ressemblaient à des océans de tranquillité.

William- Vous savez que je viens du Texas Robert? Je suis tellement habituer aux tornades que c’est un doux souffle que nous avons là.  Une fois il y avait tellement de vent à Chapman qu'une poule a pondu cinq fois le même œuf.

C’était une petite dose de l’humour texane que le cowboy venait de partager pour regonfler leur moral et surtout détendre un peu l’atmosphère pour permettre de se concentrer sur la mission en cours. De nouveau le vétéran pointa de sa main tendu l’objection de leur prochain mouvement et les deux hommes s’élancèrent, chacun surveillant le six heure de l’autre. Les bottes de combat du soldat de carrière écrasa les flaque, provoquant des éclaboussures qui atteignait déjà son mollet. Une seule fois le tireur d’exception écrasa la gâchette de son fusil d’assaut dont le sélecteur de tir était au coup par coup pour économiser le cartouche. Un défunt soldat encore habillé de son uniforme de combat tomba sur le dos, les bras en croix. Malgré le vent et la visibilité de plus en plus réduite par le mur d’eau,  le projectile de 5.56mm pénétra dans l’orbite oculaire recouverte de cataracte blanchâtre de la goule pour mettre fin à la minime activité cérébrale qui lui permettait de transcender la mort. Rendu près de la porte en grillage qui donnait sur le groupe des générateurs de secours, l’ingénieur de combat serra sa dentition parfaite à s’en faire sauter l’émail dessus. Un immense cadenas incassable bloquait l’accès au périmètre. De rage il secoua la porte dans le vain espoir qu’il y a un défaut. Mais si le site avait été imaginé par des ingénieurs de combat, alors la force sera vaine. Faisant signe de s’accroupir pour pouvoir se faire entendre malgré le temps, le Texan énuméra les alternatives.

William- Damnation! On doit improviser... Soit on utilise votre pied-de-biche, mais je crois que le cadenas est trop solide. Sinon on fouille les corps des soldats pour essayer de trouver la clef. Ou la dernière option est l’escalade. On enlève des vestes tactiques aux fantassins et on les balance par-dessus des barbelés. Ensuite on s’en sert pour traverser. Mais ça coupe comme des rasoirs ce truc là…

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Mar 26 Sep - 18:36


(... suite)

"Filant rapides comme l'éclair, les deux hommes atteignirent la porte sans encombre. Robert essayait de ne pas penser au vide qui l'entourait, à la présence des rôdeurs non loin, à l'absence de murs. À Fort Hope, il savait qu'un risque existait, mais au moins de solides murs et une communauté forte l'entourait. Ici il n'y avait que lui et le texan, à seulement deux, il pouvait très rapidement ne rester que lui. Il surveilla les alentours pendant que le cow-boy jetait un œil à la porte, puis regarda à son tour quand il eut terminé. Elle était verrouillée et impossible à crocheter.

William- Bon on y va pour votre option Robert. Le groupe électrogène de secours est dans le petit bâtiment entourer d’une grille et surmonter de fil barbelé concertina. On doit se dépêcher sinon mon stetson va s’envoler et je serais aussi revanchard que si on avait pissé dans ma gamelle.

Il esquissa un sourire sous la pluie qui commençait à tomber et les gifles venteuses. Et William recommença, il plaisanta de nouveau ce qui ne manqua pas de faire rire Robert. Cet aparté ne les détourna pas de leur objectif et leur permis peut-être même de se sentir plus détendus, ce qui offrit un surplus de motivation dans leurs efforts. Le texan désigna leur prochaine cible puis ils foncèrent vers le bâtiment abritant le générateur de secours, les nuages se faisaient plus oppressants et le vent soufflait maintenant si fort que Robert devait se pencher légèrement pour ne pas ralentir la cadence. Quand des rôdeurs se présentaient, il laissait faire le texan, professionnel, qui éliminait la menace sans prendre de risque.

Inutile d'aller au contact quand on peut les éliminer à distance, pas vrai ?

Devant le grillage qui donnait sur leur objectif, les deux hommes firent face à une impasse. Un gros cadenas et une chaîne bloquait l'accès. Robert continuait de surveiller pour s'assurer qu'ils ne se fassent pas encercler. William proposa plusieurs solutions par ordre croissant de rapidité et de simplicité. Chercher la clé prendrait beaucoup trop de temps, escalader le grillage pourrait s'avérer dangereux, et si l'un d'eux chutait et se brisait la cheville ? Bien que Robert se doutait que si l'un des deux devait se casser la gueule, ce serait bien lui. Enfin, la chaîne était solide et ne céderait jamais à un simple pied-de-biche. Il observa plus attentivement le cadenas, et une idée lui vint à l'esprit. Une solution rapide et simple qui ne nécessiterait qu'un peu de concentration, de doigté et une pincée de chance.

Robert- Laissez-moi jeter un oeil... Si vous me donnez une minute ou deux je peux peut-être réussir à crocheter ça.

Il déballa les outils de son kit de crochetage et s'attela à la tâche pendant que William faisait le guet. Il s'était déjà servit de ce genre de matériel par le passé et pensait pouvoir crocheter le cadenas. Il inséra la pointe en métal à l'intérieur de la serrure et tenta de trouver un positionnement optimal pour jouer avec le mécanisme. Il força légèrement quand son outil se coinça et parvint à l'insérer dans l'orifice recherché. Il trouva ensuite un petit câble métallique dans sa trousse et l'inséra dans le trou, en jouant avec le mécanisme il parvint à le déverrouiller progressivement. Un petit clic retentit et il bloqua immédiatement la serrure déverrouillé avec le filin. C'était un succès, bien que l'opération lui ait pris plus de temps qu'il l'aurait cru. Il retira la chaîne sans ouvrir la porte, puis rangea son matériel.

Robert- Après vous.

Un nouveau léger sourire, comme après chaque petite victoire. Cela allait leur assurer un gain de temps considérable et leur éviter de se mettre en danger.

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Dim 8 Oct - 2:11

Ghost rider on the sky


Expédition pour la survie





Le compagnon d’infortune du vieux briscard dit avec un sourire que le cadenas pourra être crocheté par ses soins. Hochant la tête d’un mouvement sûr et confiant, le texan à l’éternel stetson se plaça dans le dos de Robert pour lui offrir une couverture décente. Malgré le vacarme de la tempête en approche, du jeu de quilles céleste qui semblait produire abat par-dessus abat pour faire une partie parfaite, l’ouïe du vétéran semblait reconnaître les déclics du mécanisme de l’entrave. Durant ce laps de temps deux goules portant les lambeaux de l’uniforme de combat du 21 ème régiment d’ingénieurs de combat se trainèrent contre vent et marée vers leur sergent de section. Un peu comme une revue de parade macabre qui fit frémir malgré lui l’ingénieur de combat qui reconnut les noms inscrit sur les vestes camouflage en loques. Deux excellents soldats, de bons pères de familles qui avaient sûrement tenu bon à leur poste malgré le chaos ambiant. Même en cet instant, malgré leur état putride et gorgé de virus trois fois maudit, les soldats semblaient vouloir poursuivre leur devoir au-delà de la mort. Avec tact et surtout refoulant la tristesse d’éliminer des corps sans âmes avec qui il avait bu et fêter, même fêter des anniversaires de naissances et des promotions, le vieux militaire écrasa deux fois la gâchette de la M4. Au lieu des slaves d’honneur, l’enterrement militaire et le drapeau américain plié 13 fois pour un enterrement militaire de ce nom, les deux hommes de rangs reçurent chacun une ogive cuivré avec une détonation étouffé par un silencieux. Le cowboy baissa la tête, nouveau coup de poignard froid et glaciale dans son cœur qui ne cessait de souffrir depuis la perte de Maureen. Depuis le départ de son étoile vers un monde où elle sera mise en valeur et qu’elle pourrait enfin luire de mille feux. Sans un mot l’ingénieur de combat mit un genou dans au sol, se foutant des flasques qui commençait à noircir sous l’assaut noirâtres des humeurs de ses victimes trépassés par deux fois. Deux gestes puissants, secs et décisifs permirent à William de récolter les plaques d’identifications des soldats tomber au champs d’honneur en défendant des civils innocents et leur patrie contre la marée putride causé certaine par la main d’un fou qui se prenait pour Dieu. Se redressant avec difficulté, le vétéran de trop nombreuses guerres hocha la tête et fit un petit sourire de remercîment envers Robert. Tapotant son épaule en signe de gratitude, le fier représentant du Texas parla de sa voix lente, trainante et confiante.

William- Vous êtes un atout pour le groupe. Premier qui dit le contraire va se manger une baffe digne d’une ruade d’un mustang qui ne veut pas se faire dompter je vous en passe un papier!

Le vieux soldat prit les devants et passa sa main sur les contours de la portes pour déceler un éventuel piège ou autre attrape-nigaud des plus déplaisants. Rien n’alerta celui qui avait passé sa vie à se mettre en danger avec des engins explosifs improvisés et des tireurs d’élites qui semblaient avoir un penchant pour ceux qui construisaient des fortifications et déminaient des points de passages. Faisant signe à l’afro-américain de se placer près de lui, le militaire d’expérience se positionna près de la porte et essaya de tourner la poignée. Au grand étonnement du cowboy, le mécanisme sembla libre de toute contrainte. Hochant la tête, il ouvrit en grand la porte et dans un geste souple pointa son feu vers les ténèbres. Le faisceau de la lampe tactique perça la pénombre omniprésente et William entra. Pour une fois la chance semblait sourire au Texan. Mais le hasard, durant le temps incertain d’une apocalypse, jouait les filles de l’air pour les survivants et le danger rôdait ou les gens s’en attendent le moins. Un soldat infecté il y a des mois avait été mis en quarantaine en ces lieux par ses compagnons d’armes et oublier. Maintenant son corps dessécher et atrophier était totalement camoufler par une immense génératrice. William reconnu la disposition des lieus et resta attentif un instant. Mais la tempête grondait plus fort que le gémissement de faim de la goule. Croyant à tort que l’endroit était sécuritaire, le cowboy galopa vers l’immense génératrice en espérant qu’il se trouvait encore un peu d’essence dans le réservoir. Tapotant le cylindre hermétique, il évalua la quantité et fit un sourire victorieux.

William- Nous avons un peu de chance pour changer Robert… Il y a de l’essence et… ARHG…

Le sourire disparut pour ne laisser que les affres d’une douleur et d’une fatalité absolue sur les traits taillé à la serpe du militaire. Son regard océanique passa de la souffrance et de la négation la plus pur vers la colère digne d’un ouragan du Texas. L’infecté avait laissé tomber son corps sur la jambe du soldat et les mandibules gorgées du virus avait traversé le pantalon de combat pour perforer le mollet gauche. Laissant tomber son arme d’assaut au bout de la sangle tactique, William dégaina son bowie knife et planta sa lame d’acier dans la boîte crânienne de l’abomination. Mais déjà le mal était fait. Jurant comme un possédé, frappant avec hargne celui qui était devenu sa faucheuse personnelle, le cowboy se dégagea. Aussitôt il leva une main autoritaire vers le survivant.

William- Robert restez ou vous pouvez voir arriver le danger… Je vais démarrer cette foutue génératrice.

Quelques coups de crique et la machinerie prit vie en s’étouffant un peu. La lumière artificielle envahit alors la salle du groupe électrogène et enfin Will put voir sa blessure bénigne mais mortelle. Relevant son pantalon, on pouvait voir les traces de dents dans la peau et les filets de sang qui s’échappait. Soupirant avec fatalisme, le vieux soldat s’appuya alors sur le mur pour regarder son vis-à-vis. L’océan des iris du cowboy était calme et résigné.

William- Bon mon numéro vient d’être pigé… Dans 24 heures environs je vais devenir une parodie de vie, un coyote à foie jaune… J’aimerais au moins finir cette mission avant de rejoindre mon étoile et qu’on soit ensemble pour l’éternité… Mais vous avez le dernier mot Robert…

À cet instant le vétéran ne voulait que faire une dernière bonne action avant de passé l’arme à gauche, de placer le canon huileux de son vieux Colt dans sa bouche et de rabattre le chien vers l’arrière. Mais dans un autre sens il ne voulait pas infecter une autre personne. Le moteur chaud lui donna l’idée de se cautérisé la plaie et il le fit sans y penser. Il serra les dents à s’en faire sauter l’émail dessus et retient à grand peine un nouveau cri de douleur. Mais William n’allait pas aller à contresens de la décision de son compatriote du moment. Seul consolation c’est que bientôt il allait revoir celle qui avait capturé son cœur. Que même dans la mort elle sera le dernier amour du texan…


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