[EVENT] The Perfect Storm (PV Amalia)



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We have ashes, fire and hope
Michael Goodwin
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 7 Sep - 3:50

The Perfect StormMichael Goodwin & Amalia King
Les nuages s’amoncelaient dans le ciel en une immense nappe de gris et de noir, couvrant le soleil dont les rayons peinaient désormais à traverser le dôme naturel qui se formait au-dessus de leurs têtes. Le vent soufflait sans trêve, se déplaçant tel un danseur enjoué, valsant autour d'eux et les entraînant ça et là peu importe où ils désiraient se rendre, harcelés par Eol, attendant, sombres, que Mère Nature déchaîna son effroyable colère sur eux.

Michael ne souriait pas, aujourd'hui. Inquiet par la tournure que prenaient les événements, il avait dès que possible demandé à se rendre utile ; on s'était souvenu qu'il savait navigué, et le voici qui désormais se rendait d'un pas décidé vers l'emplacement où se trouvait la péniche du camp, descendant l'allée vers le lac, le vent le poussant d'un côté vers l'autre comme un enfant turbulent. Ses yeux bleus étaient fixés sur l'eau devant lui, mais son esprit tachait de se souvenir de l'emplacement qu'on lui avait indiqué : le chenal de Conner Creek CSO Facility, non loin de ce "Laboratoire" dont il avait rapidement entendu parler. Avec un peu de chance, il y aurait une carte à bord, et au pire, il avait la sienne dans son sac ; et puis, sa camarade connaissait peut-être l'emplacement ?

Une fois encore, Michael était en binôme avec la survivante Amalia, cette fois pour une mission bien plus importante que de la recherche dans un vieil hospice. Il espérait qu'elle serait déjà là, mais aucune âme qui vive - ou qui, par malheur, revive - ne semblait s'attarder aux alentours de la fameuse péniche. C'était un de ces bateaux qui remontaient les fleuves et traversaient les villes, chargés de cargaisons comme de touristes avides de découvrir le pays. Combien de touristes avaient trouvés la mort durant ce qu'ils pensaient être les plus belles vacances de leur vie ?

Michael s'en voulait déjà pour ce qu'il avait annoncé aux téléspectateurs, alors s'il devait s'en vouloir pour la présence de touristes...

Sa binôme n'était pas en place et, avec prudence, le présentateur télé grimpa à bord de l'embarcation, s'assurant qu'elle était vide et en bon état. Tanguant sous le vent et l'assaut des vagues que la tempête commençait à amener, la péniche avait désormais un capitaine qui, dans la cabine, observait les commandes, les mains sur la barre, fronçant les sourcils alors qu'il tachait de faire remonter à la surface de son esprit toutes pensées ou bribes de mémoire liées à la navigation. Cela faisait des années qu'il n'avait pas fait cela, mais il pensait pouvoir tenir la route sans le moindre soucis ; il n'avait même pas le mal de mer, tiens !

Quand il se fut assuré que tout fonctionnait, Michael remonta sur le pont où il attendit sa camarade qui ne devrait sûrement plus tarder ; bras croisés, jetant de temps en temps un regard inquiet au ciel désormais noir. Plus vite ils seraient partis, plus vite ils seraient de retour au Fort - si la tempête ne les surprenaient pas avant.

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Michael Goodwin

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Lèche-cul du BigBoss
Amalia King
Matricule n°001
Lèche-cul du BigBoss
Mar 12 Sep - 11:06


J'ai une mauvaise habitude depuis que je suis arrivée à Fort Hope il y a quelques mois déjà. Une très mauvaise habitude je dirais même. En fait, je crois que le souci vient du fait que j'ai bien trop rapidement trouvé un moyen de partir en douce, toute seule et sans me faire repérer. De ce fait, il n'est pas rare que je me fasse de petites escapades journalières ou nocturnes dans le but d'essayer de retrouver ceux qui sont responsables de la mort de ma petite soeur. S'ils n'étaient pas venus, s'ils ne nous avaient pas forcées à fuir, peut-être qu'elles seraient toutes les deux encore en vie. Je sais que cela fait beaucoup de si, mais je suis tout bonnement incapable de m'empêcher de penser à ça. C'est la raison pour laquelle cette nuit, j'avais encore une fois été dehors. Je rentrais bredouille, comme à chaque fois. Mais d'un autre côté, ces moments de survie pure et dure dans la nature et en solitaire me forçaient à ne pas oublier qu'en dehors des murs de Fort Hope, tout est dangereux. Absolument tout.

Malheureusement, j'avais eu un petit peu de mal à être de retour à l'heure où j'étais attendue par celui avec qui j'avais rendez-vous. Non, cela n'avait rien à voir avec un rendez-vous galant ou quoi. Non, avec l'arrivée de la tempête, il fallait absolument que l'on aille récupérer la péniche découverte il n'y a pas longtemps par Neo, Logan, Isha et Ice. La récupérer, et la mettre en sécurité. Normalement, j'avais été désignée en binôme avec Michael, l'ancien présentateur télé. Notre dernière mission ensemble s'était plutôt bien passée alors cela devrait être relativement simple cette fois aussi. Enfin, simple... Plus rien n'est simple aujourd'hui. Prions pour que les choses ne deviennent pas ingérables aujourd'hui. J'avais fait au plus vite pour ne pas avoir trop de retard, rentrant aussi discrètement dans le camp que j'en sortais, et je me dirigeais en courant vers la péniche. En voyant la chevelure blanche de mon comparse sur cette dernière, je lâchais un juron. Espérons qu'il ne m'attende pas depuis trop longtemps.

Habilement, je grimpais sur l'embarcation pour saluer l'homme avec une rapide tape sur le bras. « Pardon pour le retard, j'ai eu des trucs à régler avant de venir. J'espère que t'attends pas depuis trop longtemps. On y va? » Parler vite, poser des questions, donner beaucoup d'informations, c'était généralement la clé pour éviter de se faire enguirlander. La personne ne fait même plus attention à ce qu'il a pu se passer étant donné que ce qu'on a dit est presque incompréhensible et on s'en sort comme ça. Jolie pirouette non? Enfin, reste encore que ça marche avec lui. Je vérifiais rapidement mon arme, comme à chaque fois, par réflexe, avant de lever les yeux vers le ciel en grimaçant. Il faisait de plus en plus sombre et le vent ne faisait que gagner en puissance. Cela n'annonce vraiment rien de bon, et j'espère qu'on ne se fera pas coincer par la tempête dans je ne sais quel hangar à bateaux. « Aller cap'taine, pas de temps à perdre. Emmène nous à destination, et moi j'me charge de voir si y'a pas une merde qui peut se mettre en travers de notre chemin. » Oui et surtout je vais essayer de ne pas être malade. Parce que c'est bien la première fois que je prends le bateau. Alors oui, ce n'est que sur un lac, mais avec la puissance du vent, quelque chose me dit que cela sera mouvementé...


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We have ashes, fire and hope
Michael Goodwin
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Jeu 14 Sep - 14:48

The Perfect StormMichael Goodwin & Amalia King
La voila finalement qui arrivait, sautant agilement sur le bateau pour le rejoindre alors qu'il venait de terminer les derniers préparatifs pour s'en aller voguer avec l'embarcation. Son inquiétude peinte sur le visage alors qu'il démarrait, Michael répondit rapidement à la jeune femme, étonné par la tape sur le bras.

- Pardon pour le retard, j'ai eu des trucs à régler avant de venir. J'espère que t'attends pas depuis trop longtemps. On y va ?

- Si ça ne tenait qu'à moi ; mais la tempête ne nous attendra pas, elle.

Il y eu derrière lui le bruit métallique d'une arme, et l'homme aux cheveux d'ivoire et de sel comprit que sa camarade venait d'empoigner la sienne - ou au moins, la vérifiait. Avec un temps pareil, il y avait peu de chance que des zombies dissimulés au fond du lac parviennent à remonter, si le courant et les vagues étaient trop forts pour cela ; mais le risque existait toujours et... Prudence est mère de sûreté, pas vrai ?

- Aller cap'taine, pas de temps à perdre. Emmène nous à destination, et moi j'me charge de voir si y'a pas une merde qui peut se mettre en travers de notre chemin.

Capitaine ? ... Ça lui plaisait bien, comme titre ça. Laissant échapper un léger sourire, le présentateur télé prit le contrôle du navire, démarrant finalement celui-ci et l'engagea dans la course contre la montre. L'embarcation gronda, trembla, et crachant de l'eau s'élança finalement sur les eaux mouvementés du lac.

Dès les premiers mètres, Michael comprit aux mouvements du navire que la traversée serait compliquée. La péniche n'était en rien une coquille de noix, c'était un bâtiment lourd et imposant, normalement stable et conçu pour résister là où les plus petits bateaux n'auraient eu la même aisance : mais le vent était fort, et tout en avançant l'embarcation donnait l'impression de danser sur les flots, secouées par les vagues qui la malmenaient ça et là. Plus la tempête approcherait, plus les secousses seraient violentes ; et Michael tachait de faire de son mieux pour maintenir le cap et empêcher leur moyen de transport de s'en aller voguer sur le mauvais chemin. Le mal de mer ne le prenait pas, ne l'empêchant guère de réfléchir ; et tandis qu'il tournait la barre, il repensait une nouvelle fois à l'endroit où ils devaient se rendre, ce fameux canal près du laboratoire. De la vitre de la timonerie, il avait une excellente vue sur le lac et le pont du navire, léché de temps à autre par les vagues les plus hautes.

Comment allait Amalia ? Qu'elle fut arrivée en retard étant ennuyeux, mais l'ancien présentateur télé n'allait pas s'énerver pour si peu voyons, d'autant plus que ce n'était pas dans sa nature. En revanche, en parlant de nature, il était probable que les caprices de cette dernière ai rendu malade la Seconde de ce navire.

- Amalia, tout va bien ? Pas trop sujette au mal de mer je l'espère ? Avec ces vagues j'ai bien peur que cette petite balade soit plus mouvementé que je ne le craignais...

Loin de Michael l'idée de se moquer d'elle en lui parlant ainsi de mal de mer :
si elle n'avait rien, tant mieux ! Sinon, il espérait que la traversée ne serait pas trop compliquée pour elle. L'homme aux cheveux de sel et d'ivoire était d'un naturel bienveillant, ne l'oubliez pas : s'il pouvait s'inquiéter pour quelqu'un et ensuite l'aider, bien sûr qu'il le ferait !

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Amalia King
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Dim 17 Sep - 11:20


Au fil des minutes qui passaient, le vent semblait gagner en intensité. Cela ne présageait vraiment rien de bon, surtout quand on savait jusqu'où nous devions nous rendre pour mettre l'embarquation à l'abri. Nous devions nous rendre près du laboratoire où un autre groupe était installé. Un groupe qui n'était pas hostile, c'est déjà ça. Je dois avouer que je ne suis pas vraiment dans des dispositions suffisantes à l'extermination de tout un groupe qui voudrait notre peau. Et quand je dis "pas dans des dispositions suffisantes" je veux bien sûr dire que je suis toute seule avec un couteau de combat et mon beretta. En soit, je pourrais en mettre quelques uns hors d'état de nuire, mais je pense que mon compte serait bien vite réglé lui aussi.

Le problème, c'est qu'à peine nous nous étions mis à naviguer, j'avais déjà ressenti les effets de la houle. Apparemment, le bateau n'est pas vraiment fait pour moi. Ou en tout cas, pas en pleine tempête. Je tentais de me concentrer sur l'horizon pour ne pas penser à mon estomac qui voulait tout simplement rejeter tout ce qu'il contenait même s'il n'y avait pas grand chose à évacuer je dois dire. Cependant, je voyais l'horizon apparaître puis disparaître derrière la proue de la péniche. Et merde. La voix du capitaine parvint à mes oreilles pile au moment où je me penchais par dessus bord pour laisser mon estomac se vider. Cela ferait à manger pour les poissons, non? Ou les infectés qui avaient pu se noyer là. Avec un peu de chance, la tempête les empêcherait de remonter leur gros cul putréfié vers la surface.

Lâchant une ribambelle de jurons, je m'essuyais la bouche du revers de la manche avant de me redresser et de lever mon pouce en l'air pour essayer de répondre à l'ancien présentateur télé que ça allait. Même si ce n'était pas vrai. Mais en un sens, ça m'évitait de parler tout de suite. J'avais peur de rouvrir la bouche et de laisser à nouveau mon cher estomac déverser le peu qu'il contenait dans l'eau ou sur le pont. Fermant les yeux quelques instants, j'inspirais longuement avant de rouvrir les yeux et de rejoindre le capitaine aux cheveux blancs. « Bon, j'pense que maintenant que j'ai baptisé la péniche une fois, ça devrait aller mieux. Et au pire je taperais un sprint... Tu penses qu'on arrivera dans combien de temps? Parce que vu la luminosité, on risque d'avoir du mal à rentrer avant qu'il fasse noir. »

Une nouvelle fois, mes yeux s'étaient levés vers le ciel pour l'observer. On allait prendre cher avec la tempête, c'était certain. Mais il ne fallait pas s'avouer vaincu pour autant. Ce n'est pas parce que la nature a décidé de nous faire souffrir que nous allons nous laisser faire sans rien dire. Une fois que nous poserons le pied sur la terre ferme, non seulement cela me fera un bien fou, mais ce sera à moi de prendre les choses en main. « Quand on sera arrivés et qu'il faudra rentrer, faudra que tu fasses absolument tout ce que je te dis. D'accord? J'te laisse gérer la partie navigation, laisse moi la partie retour au bercail. » En réalité, cela sonnait plus comme un ordre qu'autre chose. Peut-être parce que c'en était un. J'avais posé mon regard sur l'homme qui continuait de mener l'embarcation vers sa destination, pour qu'il comprenne que je ne plaisantais pas. Nous n'étions pas ici pour nous amuser ou créer des liens. Il fallait être efficace, rien d'autre.


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Michael Goodwin
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Jeu 21 Sep - 4:40

The Perfect StormMichael Goodwin & Amalia King
... Bon eh bien, vu ce que Michael voyait, on peut dire qu'entre Amalia et les vagues c'était ces dernières qui menaient l'affrontement. La voici qui revenait vers lui, l'air un peu... un peu mieux ? Alors que la survivante prenait place non loin de lui, le présentateur qui ne quittait pas l'eau des yeux lui jeta un rapide regard encore le questionnement et l'inquiétude, un sourcil haussé sur ce visage beaucoup trop expressif.

- Bon, j'pense que maintenant que j'ai baptisé la péniche une fois, ça devrait aller mieux. Et au pire je taperais un sprint... Tu penses qu'on arrivera dans combien de temps ? Parce que vu la luminosité, on risque d'avoir du mal à rentrer avant qu'il fasse noir.

En écoutant Amalia, le Capitaine de la coquille de noix avait dérivé le regard sur le noir d'encre, puis sur les bords de côte où ils comptaient finir par s'arrêter. Le départ retardé comme l'avancée plutôt compliquée que leur offrait le lac n'étaient pas pour plaire à Michael, qui ne connaissait pas la réponse et s'en inquiétait tout autant.

- Je n'en sais rien. La tempête se rapproche plus vite que ce que nous pensions... Michael resta silencieux quelques secondes. Inévitablement.

Nouveau silence dans leur discussion, désormais uniquement tenue par le vent et les vagues qui venaient fouetter la coque de la valeureuse péniche.

- Quand on sera arrivés et qu'il faudra rentrer, faudra que tu fasses absolument tout ce que je te dis. D'accord ? J'te laisse gérer la partie navigation, laisse moi la partie retour au bercail.

... Michael tourna la tête vers elle, la fixant de ses yeux bleus pendant quelques instants ; puis ils se reposèrent sur l'eau en face d'eux, et l'ancien présentateur se remit à parler

- Bien sûr ; pas de problème.

Vexé ? Oui, Mike l'était un peu. Malgré ce que la plupart de ses camarades semblaient prendre pour vérité, l'homme aux cheveux de sel et d'ivoire savait se débrouiller seul, ou du moins c'est ce qu'il se disait et qu'il s'était prouvé plus d'une fois. Doutait-elle à ce point de ses capacités à les amener et les ramener sans trop de problème ? Eh, lui au moins il savait arriver à l'heure ! Le silence s'était de nouveau installé, silence durant lequel l'homme s'était trouvé assez intelligent pour se rendre compte de sa bêtise - être vexé pour si peu, franchement, quel gamin il fais-...

Quelque chose venait de heurter la coque de la péniche.

Michael fronça les sourcils face à ce bruit sourd qui avait résonné dans toute l'embarcation ; cela ne pouvait être une pierre, le lac était profond et aucun courant ne pouvant ramener à la surface de pareils morceaux de roches, tout comme leur navire ne semblait pas endommagé... Attendez, remonter à la surface ?

- Amalia, sur le pont, à tribord. la voix de Michael était ferme.

Remonté à la surface par une lame de fond, dérangé dans son errance éternelle par un caprice des éléments, une de ces créatures autrefois humaines avait posée ses mains sur le bastingage du navire où la vague l'avait échouée ; cramponnée au métal par ses deux mains pourries et gonflées par l'eau, le corps pendait toujours vers l'extérieur et les eaux noires qui menaçaient de le décrocher comme elles l'avaient amenées. Si la tempête faisait remonter ces bestioles, ça allait bien être leur chance !

Pourtant, la péniche qui continuait de tanguer avait prit la bonne direction ; et se dirigeant à tribord, la coquille de noix sur les flots énervées amenait lentement mais sûrement ses deux passagers vers ce qui n'était pas tout à fait un fleuve, mais n'était plus un lac.

L'espoir de Michael, qui ne l'abandonnait jamais réellement, se réveilla face à cette nouvelle. Il ne comptait guère mourir noyé comme un valeureux marin - il n'en était pas un ; et il avait bon espoir que, entre les deux berges de cet immense canal qui formaient tout de même un espace plus restreint, leur progression serait plus calme et plus rapide... Pour peu que le vent dans leur dos, allié au courant que la tempête provoquait, ne posent pas de problème pour se diriger...

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Amalia King
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Jeu 5 Oct - 18:17


Sérieusement, je crois que j'ai toujours détesté ces saloperies. Du premier jour où j'ai rencontré un infecté, je n'ai pas une seule fois ressenti de la peine ou quelque chose du genre à leur égard. Il n'y a rien que l'on puisse faire pour les sauver. C'est la loi de la nature, être un prédateur ou une proie.

Pour moi, ces choses sont des proies. Et je n'ai absolument aucune raison d'avoir des réticences à les tuer. Ils ne sont plus ceux que l'on a pu connaître. Qui qu'ils aient été. Je l'ai appris à mes dépens.

Lorsque la voix du présentateur télé me fit remarquer que les vagues en avait fait remonter un à la surface, et que cet espèce de déchet avait trouvé que c'était une bonne idée de s'accrocher à la coque de notre embarcation, je n'ai pas hésité un seul instant avant de me saisir de mon couteau d'une main, gardant mon flingue dans l'autre.

M'avançant d'un pas beaucoup plus assuré que je ne le pensais à cause de la houle, je m'approchais du bastingage pour me débarrasser de la chose putride qui nous collait un peu trop. Un rapide coup asséné avec ma lame eut pour effet de sectionner les doigts de ce qui devait être une femme auparavant. N'ayant plus de prise sur le métal, le corps retomba dans l'eau mollement, non sans émettre de nombreux grognements et râles rauques.

« Dis moi qu'on arrive bientôt à un endroit un peu plus calme et qu'on sera bientôt au hangar! Parce que si le temps continue de dégénérer comme ça, non seulement on va sévèrement prendre la flotte mais en plus on risque d'en avoir pas mal des gros culs comme celle là qui ont atterrir sur le pont! Et je t'avoue que je préfère économiser mes balles! »

J'avais été obligée de crier pour être sûre qu'il m'entende. Entre le vent, le bruit des vagues, la pluie qui s'abattait sur nous et la distance qui nous séparait, il valait mieux crier. Réprimant une nouvelle nausée qui m'avait donné envie de rendre une nouvelle fois le contenu de mon corps, organes y compris, je retournais tant bien que mal vers le capitaine de la péniche après avoir vérifié qu'il n'y avait pas d'autre corps accroché à la coque. Il ne manquerait plus que ça.

Une fois à l'abri dans la cabine, un frisson parcourut mon échine à cause de la différence de température. Ici, au sec et à l'abri du vent, par rapport à dehors: sous la pluie et en plein dans la tempête. Ma main passa dans mes cheveux pour les remettre en arrière et dégager mon visage.

« Aller bordel... Avance bateau à la noix... » Soufflais-je entre mes dents. C'était plus pour moi-même qu'autre chose. Mais à vrai dire, la tempête ne me rassurait pas vraiment. J'ai déjà vécu une tempête en étant dehors, ce n'est pas la joie. D'autant moins lorsque l'on doit passer par une forêt. Et je n'imagine même pas maintenant qu'il y a tous ces infectés...

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