Vote au top-site, sauve un poney !
Aide

Vous trouverez ci-dessous une collection de liens qui vous seront utiles tout au long de votre expérience de jeu parmi nous !
  1. Boutique du forum
  2. Archiver un sujet
  3. Pimenter les RPs
  4. Lancer un dé [Règles]
  5. Demandes administratives [Général]


Vous êtes nouveau ? N'hésitez pas à consulter notre "Guide de Survie" dont vous retrouverez le lien sur l'index ou à contacter un admin en cas de problème !
Placer votre recherche sur la PA
Newsletter #30 : Août 2018
Animation trimestrielle #1 Changez de sexe !
Recherche de RP Consultez les demandes de RP

Intrigue #5 Signalez vos RPs ici !
Cet été sur In Your Flesh, réalisez votre rêve d'enfant et devenez dresseur Pokémon ! Pour les attraper tous, ça se passe ici
Scénarios du mois (+60pts) | Groupes dans le besoin
(Intrigue #5) What lies ahead - préambule : Welcome to Detroit > A lire ici

In Your Flesh :: The Surrounding Wasteland :: Les alentours :: Villes abandonnées

 Let's the rainbow rocks
Aller à la page : 1, 2  Suivant

I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Let's the rainbow rocks   Ven 15 Sep - 9:45
Je me dirige vers la fenêtre pour en écarter les rideaux et jeter un coup d’œil dehors. Temps de merde. Si ça se trouve on est déjà en automne, ce serait même pas étonnant. Hé, dans ce cas, je peux légalement picoler ! Youpi… Je soupire. C’est nul. Enfin non, je sais bien qu’on a pas passé l’été. Après, mon anniversaire en soi, je suis pas sûre… c’est pas vraiment important de toute façon. C’est pas comme si une date comptait ou qu’un truc de ce genre changeait quoi que ce soit à la donne.
Je me retourne et observe la chambre dans laquelle je me trouve. Une chambre de gamine. Enfin, gamine, elle était pas forcément beaucoup plus jeune que moi, juste… J’effleure d’un air absent le bureau blanc et rose sur lequel trône encore une lampe, des stylos, des cahiers de classe et d’autres trucs beaucoup trop normaux… Je m’approche de la petite commode, sur laquelle repose quelques bijoux fantasy et une boite contenant des vernis de toutes les couleurs et les trucs qui vont bien avec. Je souris légèrement, les effleurant à leur tour, avant de regarder mes mains et de grimacer. Hum. Je vais récupérer une brosse à dent et une serviette dans la salle de bain attenante. Je jette un coup d’œil vers la porte. Il m’appellera si besoin non ? Et puis, on a fait le tour de la maison à deux pour être sûrs qu’elle était vide, donc ça risque rien… Ouais. Dans le doute, je passe la tête par la porte, jette un rapide coup d’œil et hausse le ton.

« Tout va bien ? »

Sans vraiment attendre de réponse, j’attrape la boite et m’assois en tailleurs sur le lit, saisissant ma gourde pour en mouiller le tissu. Oh, ça va, on va pas mourir de soif, on a ce qui faut. J’espère. Je sais bien. Je devrais fouiller, trouver des trucs utiles, des couvertures, des fringues chaudes, de la bouffe, des planches assez solides plus lourdes que moi, ce genre de trucs. Et je suis là, à essayer de me nettoyer les mains et les ongles avec une brosse à dent appartenant à une môme déjà morte depuis longtemps sans doute. Pour me mettre du vernis. Ça me plait comme idée. Trop même. Je grimace. Il y a même des éponges à maquillage, c’est cool. Et je me retrouve avec des ongles presque propres, quoique trop courts, commençant à y appliquer du blanc en sous-couche. Sans y réfléchir, je retrouve les gestes, étalant les vernis sur un support, en imprégnant une éponge, avant de l’appliquer sur mes ongles. J’ai même pas à réfléchir, totalement concentrée sur ce que je fais. Sur le truc totalement inutile et stupide que je fais. Je fais même pas gaffe à ce qui se passe autour. J’ai dit que c’était safe, mais c’est surtout que je sais qu’il est là, pas loin.

Le mauvais côté, c’est que comme j’ai pas à réfléchir à ce que je fais, ça me laisse tout le temps de penser à d’autres trucs. Et ça, c’est nul. Parce que j’ai pas envie d’y penser au reste. Le reste, je l’ai caché dans un coin de mon esprit, sous une tonne de gravas, et j’évite d’y penser. En général, j’y arrive plutôt bien. Enfin, maintenant en tout cas. En même temps, avec tout ce qui se passe, on a assez de cauchemars ambulants et d’inquiétudes quotidiennes pour pouvoir oublier certaines choses. Ça ne marche pas toujours, mais maintenant… ça fait longtemps, et puis, on a connu pire, on a fait pire, alors c’est pas vraiment important, ça l’est plus. Y a plus grand-chose d’important maintenant. En vrai, il n’y a plus qu’eux. A moins qu’il n’y toujours eu qu’eux… c’est con, mais malgré tout ça, je me sens bien. Bon, c’est peut-être un bien grand-mot, mais quand ils sont là, je me sens entière, en sécurité. Vraiment. Même avec lui là. Le truc qui me pose problème dans l’immédiat. Le grand blond à l’air un peu con qui m’accompagne. Et qui me fout sur les nerfs donc. Le pire, c’est qu’il fait rien de particulier pour le moment. Et que je m’en rends compte. Mais je sais pas, c’est plus fort que moi. J’arrive pas à passer outre tout ce qui s’est passé. Bon, d’accord, j’ai pas vraiment essayé. Mais merde, j’avais rien demandé et… je sais, c’est ridicule d’encore lui en vouloir. On devrait se serrer les coudes et être solidaires. Et on l’est. Quoiqu’il se passe.
Seulement je pige pas pourquoi j’ai dû venir avec lui. Je fais des efforts. Mais lui… comment vous voulez que j’arrête d’être en colère ?

J’inspire profondément et tends mes mains devant moi. Je me suis pas si mal débrouillée. Le dégradé du rose à l’orange est chouette. Plus que du top coat, et ce sera parfait. Ouais. Parfait. Super…
Je sursaute en voyant une ombre à la porte, mon cœur s’accélérant, avant de le reconnaître. Je lève les yeux vers lui, rougissant un peu, avant de froncer un peu les sourcils, mes lèvres se plissant. Je détourne les yeux et regarde mes mains.

« Y a rien d’intéressant ici. T’as trouvé quelque chose ? »

Il est là depuis longtemps ? Enfin pour ce que ça change… Bon… Je dois attendre que ce soit sec, ce serait con de tout gâcher maintenant… Hum… Fait chier.

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 15 Sep - 12:10
Je sautille sur place, d’un pied sur l’autre, alors que je jette un énième regard dans ces foutus placards vides. On sait jamais, sur un malentendu, y en a peut-être un qui s’est rempli pendant que j’avais le dos tourné. Enfin, en même temps, la cuisine est toujours le premier endroit à être pillé, ça devrait pas me surprendre depuis le temps. Je fais danser mes doigts sur le comptoir à la propreté douteuse et, l’espace d’un instant, j’essaie de m’imaginer leur vie avant tout ça. Pas trop dur à faire d’ailleurs, y a encore les photos de la parfaite petite famille qu’ils ont été. Oh, je suis pas aigri, ma famille à moi est encore mieux, mais je suis un peu curieux. De ce qu’ils ont pu devenir. S’ils ont réussi à fuir ou pas. Ce genre de trucs qui revient de temps en temps. Heureusement, ça dure pas vu que la puce m’interpelle de je ne sais où. "Ouais, ça roule. A part qu’il y a de l’écho dans le coin, comme on le supposait. Je vais regarder le reste de la baraque." Elle doit être occupée à fouiller les chambres j’imagine. J’essaie de lui laisser un peu d’air, déjà histoire qu’elle m’envoie pas chier sans que je comprenne pourquoi ou ce que j’ai pu faire de travers cette fois encore, mais aussi parce que bon, à vivre les uns sur les autres H24, des fois, ça fait du bien d’être un peu seul.

Moi ça me fait du bien, même si ouais, faut que je trouve à m’occuper sinon c’est la misère. Et putain j’ai froid. Ouais, je sais, rien à voir, mais je tenais à le faire remarquer. J’étais pourtant persuadé qu’on était en mai. Je me suis foiré sur les dates ? Nan quand même pas. Et j’ose pas trop demander aux autres de peur de passer pour un con. Enfin encore plus que d’habitude quoi. Je grimace quand je rentre dans le salon, qui a dû être sacrément chouette dans une autre vie et dont les placards ouverts et la télé disparue attestent que, ouais, on trouvera rien du tout là non plus. Je soupire un coup et je finis par me glisser dans le couloir, non sans effleurer certains cadres du bout des doigts. Avant de m’arrêter net dans l’embrasure de la porte de la chambre où squatte Kennedy.

Qui est d’ailleurs hyper concentrée à… se faire les ongles. Non mais okay, pourquoi pas après tout. J’ai pas envie de la déranger alors je reste à la fixer quelques minutes, esquissant un sourire en voyant sa tête. Elle est tellement à ce qu’elle fait qu’elle en oublie de faire la gueule. Et j’aime bien. Alors, forcément, je vais pas me manifester de suite. Je me tâte à faire demi-tour et à lui laisser quelques minutes encore de tranquillité mais, manque de bol, elle me repère. Et là, direct, le froncement de sourcils et pli contrarié de ses lèvres. Comme je l’avais exactement imaginé. Je réprime un soupir, ça servirait à rien de faire la remarque de toute façon. Et puis, c’est pas comme si j’étais pas habitué. Alors je rentre comme si de rien était, jetant un regard curieux autour de nous. "Marrant, ils ont rien touché dans cette pièce. Ils ont peut-être été dérangés en cours de route ou ils ont juste pas voulu tout détruire." J’effleure le bureau sans trop oser le toucher et je finis par m’assoir par terre à ses pieds, en tailleur, tout en haussant les épaules. "J’ai rien trouvé pour le moment. Mais je fais une petite pause déjeuner." Ah merde, on a pris un truc à bouffer ou pas ? Je me rappelle pas. Détail qui pourrait avoir son importance, il est vrai. Et je laisse filer un silence, essayant de rester sagement en place. Sauf que ça marche pas terrible du coup. "Tu fais quoi ? Enfin je sais, tu te vernis les ongles mais… c’est hyper élaboré un peu non ?" Ouais, je sais, j’aurais pu lui poser à peu près un milliard d’autres question. Enfin, celle-là, ça reste quand même la moins risquée. Et j’essaie de faire gaffe à pas trop merder. Autant que je peux quoi. J'essaie déjà de pas trop l'approcher, de pas trop lui parler ou lui prendre la tête et ça demande à mon cerveau des capacités que j'ai pas vraiment. C'est chaud quoi. Heureusement que c'est pas tout le temps.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 15 Sep - 14:15
A quel point c’est ridicule ce que je suis en train de faire ?... Je sais pas, mais sans doute énormément. Le pire ? C’est que je m’en fous totalement. Que ce soit idiot ou ridicule s’entend. Moi, j’aime bien. Je sais, à me voir parfois, ou à m’entendre, ou quand on connait mon charmant caractère, on croirait pas forcément, mais je suis hyper féminine. Bon, pas hyper non plus je vous l’accorde. Mais faut bien que je compense mon absence de formes non ?... Ouais, bon, c’est pas forcément pour ça, même si ça joue. Les gens diront que je m’habille n’importe comment, c’est un fait, ça a toujours été le cas ou presque. Mais en fait c’est faux, c’est juste un style différent, et puis, je mettais des trucs supers mignons aussi. Et j’adore les couleurs, toutes les couleurs, peut-être même trop ouais. Certes, avant je me maquillais principalement pour paraître plus vieille, histoire de pouvoir bosser et être peinard, maintenant, faut pas déconner, ça sert à rien. Même si j’ai donc l’air d’avoir 14 ans parfois. Heureusement que les filles sont pas mieux que moi dans le genre.
Je me perds un peu là… Donc tout ça pour dire que maintenant, j’ai plus 50 possibilités de m’exprimer. C’est pas pour être un tant soit peu soignée, féminine, j’en sais rien. C’est juste que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour marquer mes différences. Pour dire "hé je suis là" en quelque sorte. Mes cheveux roses fluos (ou multicolors, ou bleus, ou peu importe), le style punk grunge rock flashy, mes tatouages, c’est une façon de… d’être moi. c’est ça en fait. Et oui, c’est ridicule ce vernis. Mais c’est un geste qui m’apaise et qui me permet de garder un peu les pieds sur terre, un truc de la vie d’avant, un truc qui me permet connement de pas me perdre. Alors ouais, moi, je kiffe. Point.
Je peux amener tout un débat pseudo-philosophique comme ça dans le groupe je suis sûre en plus…

Et là, commençant à secouer mes mains, genre ça les fait sécher plus vite, je le suis des yeux quand il entre. Je grimace un peu.

« Je trouve ça encore plus sinistre. C’est glauque de se retrouver dans une pièce aussi normale. » … C’est pour ça que j’y suis restée… D’accord, les trucs normaux, ça fait du bien j’avoue. « Enfin non, c’est… bizarre. Dérangeant un peu. »

Je me mords la langue quand il s’assoit face à moi, parce que non, je refuse d’être aussi chiante. Oui, c’est un mensonge. Mais le vernis n’est pas sec. Et on a rien trouvé donc, ce qui fait que je peux pas simplement me casser parce que sa présence me dérange. Et puis, je risquerai d’encore me prendre des leçons de morales des autres, parce qu’il a rien fait de mal. Et j’aime pas être en tord. Et… bref.
Je hausse un sourcil.

« Une pause déjeuner ? C’est déjà l’heure ? » Je sais pas trop, ça fait longtemps que la sensation de faim est devenue une inconnue pour moi. J’ai petit-déjeuné ? Je sais pas trop… « Dans mon sac, j’ai des barres de céréales. Et l’eau est euh… là. »

Je lui montre la gourde. Vous avez vu ? Je suis sympa. Franchement, je vois pas de quoi il se plaint. Mais il le cherche aussi, à ce que je sois chiante. Je le fixe quand il se met à me parler vernis. Il est sérieux là ? Et y a des moments comme ça, qui ne durent jamais bien longtemps, où j’ai presque l’impression que ce qu’il y avait entre nous existait vraiment, que je n’avais pas imaginé cette complicité avec lui. Comme là. Mais ça ne dure jamais, mais jamais bien longtemps, parce que tout me revient à la gueule façon boomerang. Mais j’essaie de faire des efforts. Et d’être agréable donc. J’ai promis aux autres.

« Je te montrerais bien, mais j’ai fini c’est con. C’est pas compliqué du tout en fait. » Je le fixe et me fait hyper sérieuse. « Tu veux que je te montre ? » Je lui lance la serviette mouillée. « T’as qu’à essayer de te nettoyer les ongles et je te fais une démo en direct. Y a du vert, du bleu, du rouge, du rose, du orange, du jaune… toutes les couleurs de l’arc-en-ciel… Tu veux ? »

Quoi ? C’est mieux que de l’envoyer chier ou que de me casser non ? Et puis, moi je propose, j’impose rien. Même si j’ai un mini sourire en coin parce que je le connais quand même… J’ai juste un doute sur les couleurs.

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 17 Sep - 17:58
Elle est mignonne quand elle est comme ça, toute concentrée, à faire des trucs improbables qui auraient paru normaux avant tout ce bordel. C'est dans un moment pareil que je me rends compte à quel point un tas de choses de cette époque me manque. Ne serait-ce que bricoler une moto par exemple. Et là, je parle même pas d'en conduire. Quand j'étais en prison, au moins, je me disais que c'était parce que j'étais privé de liberté, que ça faisait partie de la punition. Et autant dire que ça restait le moins pire quand même de ce que j'ai pu vivre à l'époque. Mais là, c'est différent, c'est même pas comme si j'avais fait quelque chose en particulier pour qu'on se retrouve dans une merde pareille depuis bientôt deux ans. Bref, tout ça pour dire que la moto me manque. Et que je peux piger qu'elle ait envie de faire des trucs d'avant. Je laisse filer un temps de silence avant de jeter des regards aux alentours, la mine pensive. "J'avoue, t'as pas tort pour le coup. T'as l'impression qu'elle vient de partir en fait et que c'est pas la fin du monde juste devant sa porte. C'est… ouais, dérangeant. Même si ça fait du bien de se rappeler qu'il pouvait exister des trucs normaux comme ça."

Bon, elle m'envoie pas bouler ou me fait pas les gros yeux alors que je m'assois devant elle. C'est plutôt une bonne chose non ? Non pas que ça se passe mal, on pourrait de toute façon pas tenir les uns avec les autres si c'était vraiment le cas. C'est juste que c'est plus comme avant, quand on était mômes. Je dirais bien que c'est normal après tout, ça doit probablement fonctionner comme ça un peu partout. Mais je sais que c'est ma faute. Que j'ai pas su gérer ce que j'ai éprouvé en la voyant, une fois sorti de prison. Je sais toujours pas d'ailleurs, mais l'avantage c'est que j'ai pas vraiment à me poser la question. Je chasse tout ça de mes pensées alors que je hoche la tête à sa question. "Oh a mis un moment à arriver jusque là et à fouiner. Donc ouais, plus ou moins. T'as encore oublié de manger ce matin ?" J'attrape son sac et je sors les barres de céréales avant de grimacer. "Hum, tu veux que je t'en donne un morceau ou ça attendra que l'œuvre d'art soit sèche ?" Je croque un bout de la mienne, grimaçant à son goût dégueulasse avant d'arquer un sourcil dans sa direction.

"Pas compliqué ? Facile à dire pour une fille aussi douée que toi. J'ai deux mains gauches quand je dois faire un truc qui se rapproche de près ou de loin à de l'art. Même sur les ongles." Et je louche sur ses doigts, attrapant la serviette au vol avant de lui décocher un large sourire. Qui se fane un peu en voyant l'état de mes ongles. "Ah ouais quand même. C'est moche." J'agite une main devant elle avant de commencer à frotter tant bien que mal et de la fixer, la mine pas convaincue. "Ca te parait suffisant ô grande reine du nail art ?" Ouais, j'ai même pas répondu à sa question, parce que c'est évident que ce genre de connerie, je vais forcément dire oui. Et puis, ça me permet de passer un peu de temps avec elle, à discuter de tout et de rien, comme si tout allait bien. On fait bien semblant non ?
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 20 Sep - 12:38
Je regarde de nouveau la chambre et je grimace, ayant soudainement l’impression de ne pas me trouver à ma place et d’envahir un espace qui n’est pas le mien. C’est la chambre d’une nana normale, avec des parents, peut-être des frères ou des sœurs, j’en sais rien, je regarde pas les photos en général, c’est déprimant. Et moi, j’ai rien à faire là. Même si elle est sans doute morte, avec toute sa jolie et gentille famille.

« J’ai toujours raison. Et elle est peut-être partie avant. Ou morte avant, et ses parents n’ont rien voulu toucher. » Je hausse les épaules. « Mais ouais… ça fait du bien les trucs normaux… même si ce sera pire en ressortant. »

Parce que perso, ça m’arrive presque d’oublier tout ce qui se passe et ce qui nous entoure, tellement j’arrive parfois à être dans ma bulle et à zapper ce qui m’entoure. Je sais, c’est un peu dangereux, mais pour ma défense, je suis rarement seule et j’ai limite plus confiance en eux qu’en moi, donc… C’est plutôt cool que je me sente aussi en sécurité avec eux non ? Même avec lui qui m’insupporte. Mais j’ai fait des progrès et j’arrive à rester dans la même pièce que lui, j’arrive à lui parler même. En même temps, c’est pas si difficile je sais bien, c’est pas pour rien qu’on s’entendait aussi bien avant. Avant… C’est un avant avant toute cette merde, pas juste un avant que les morts ne se relèvent quoi… Mais bref.
Je lui jette un coup d’œil, me faisant boudeuse, parce que coupable. Je sais, c’est pas bien, faut manger tant qu’on a de quoi, blablabla…

« C’est pas encore n’exagère pas… J’avais pas faim. Et quand t’as pas faim, tu manges pas, c’est tout. » Et j’ai toujours pas très faim, mais on va éviter de le dire, je suis pas sûre qu’il apprécie. Je le regarde, sachant très bien qu’il me lâchera pas tant que je mangerai pas. « File un morceau va. »

Je lui fait signe et ouvre la bouche, telle une enfant sage. Quoi ? Il parlait pas de me filer la becquée ? Détail… Je me fige un peu malgré moi quand il reprend. Je fronce les sourcils et hausse les épaules.

« N’importe quoi. C’est pas compliqué, pour personne. »

Je sais. Je devrais pas me vexer et commencer à m’énerver toute seule. Il m’a juste fait un compliment pas vrai ? Mais je suis pas "une fille si douée", c’est n’importe quoi. Je me renfrogne et regarde mes ongles pendant qu’il se nettoie les mains. Et même si j’étais douée, ça, c’est rien du tout, j’ai pas fait de dessin ni rien, c’est fait à l’éponge et c’est pas… Ridicule, je suis ridicule si c’est le mot que vous cherchez. Je relève la tête et inspire quand il me montre ses mains. Il joue le jeu. Forcément qu’il joue le jeu, c’est Luke.

« Ça ira oui. On pourra pas faire mieux avec ce qu’on a de toute façon. »

Je le dévisage un peu, avant de me laisser glisser à terre, à côté de lui. Je récupère ce qu’il me fait sur le lit et lui jette un coup d’œil en choisissant des couleurs.

« Tu sais qu’il va falloir que tu restes un peu immobile ? Que si tu fous en l’air mon œuvre d’art, je vais faire la gueule ? »

Et sans trop lui laisser le temps de répondre ou de réfléchir à ça, j’attrape sa main et commence à passer une sous-couche de violet. Oui, parce que j’ai décidé qu’arc-en-ciel, ce serait un bon dégradé pour lui. Sobre, discret et ravissant. J’esquisse un sourire, restant concentrée sur ce que je fais, entamant la sous-couche de la deuxième main. Et je reprends le plus sérieusement du monde, un sourcil levé, mais toujours concentrée sur le vernis

« Et pour tes cheveux, tu comptes faire quelque chose aussi ou t’as décidé d’adopter le style bobo chewbacca ? »

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Jeu 21 Sep - 11:00
Parfois, je me demande où on en serait tous si cette foutue planète avait pas décidé de partir totalement en vrille. Est-ce que je serais toujours en train d’éviter Kennedy sans bien trop savoir comment me situer par rapport à elle ? Probablement. Est-ce que notre vie serait abominablement normale en comparaison de ce qu’on vit aujourd’hui ? Surement. Y a un tas de trucs qui me manquent du coup, ne serait-ce que cette sensation permanente d’être en sécurité, mais, vu que j’ai perdu personne à qui je tenais, j’ai un peu de mal à être vraiment déprimé de tout ce qui s’est passé. Remarquez, ma grand-mère et ma petite sœur sont peut-être mortes de ce que j’en sais. Et pourtant, je m’en fous. Eux sont en vie, ils vont bien et, même si notre vie est devenue un chaos sans nom et que je sais toujours pas comment me situer par rapport à Kennedy mais, du coup, je me dis qu’on s’en tire sacrément bien quand même. Je laisse quand même filer un sourire à ses propos, même si mon regard se perd un peu dans cette chambre affreusement normale. "Toujours raison ? Bin voyons… Peut-être oui, j’ai pas pensé à ça. Mais c’est tellement improbable du coup que personne ait songé à venir fouiller ici. T’aurais aimé avoir une chambre comme ça ?" Genre super girly, super normale… à l’inverse de ce qu’elle a eu du coup. "Et j’sais pas, ce sera pas forcément pire en fait, au moins on sait que ce genre de coin existe toujours."

Je laisse filer un silence, me rendant compte que, pour une fois, elle a pas l’air de se sentir mal à l’aise avec moi. Je dis pas que ça arrive tout le temps, on se serait fait envoyer bouler par les autres depuis longtemps. Juste que c’est carrément mieux que la politesse lissée qu’il y a entre nous depuis le début. "Bien sûr que si c’est encore. T’étais déjà pas bien épaisse avant le début de tout ça, j’ai pas envie que tu deviennes transparente. Et c’est un cercle vicieux, moins tu vas manger, moins t’auras faim. J’aimerais bien que tu te forces un peu." Je lui lance un regard en coin, guettant sa réaction et je réprime un sourire en voyant qu’elle ouvre la bouche. Ma foi, si ça permet de la nourrir. "Tu me bouffes pas les doigts hein…" Et je lui donne un morceau de barre de céréales avant de voir qu’elle se fige au reste de mes propos. Je retiens un soupir, me demandant pourquoi elle se braque direct comme ça mais bon, je suis pas sûr que ce soit super pertinent d’aborder le sujet là, de suite. "Te sous-estime pas, je te garantis que pour plein de monde, ça rendrait un résultat merdique. Accepte d’être douée pour ça, entre autre, il est où le problème ?"

Je me suis frotté les mains pendant ce temps-là et j’ai quand même une mine sceptique au vu du résultat. M’enfin, comme elle dit, on pourra pas faire mieux. Et je la suis des yeux quand elle s’installe par terre à côté de moi. Je devrais pas être aussi content qu’elle le fasse hein, on est bien d’accord. Et j’ai un large sourire quand elle reprend, la fixant un instant alors qu’elle commence déjà à me badigeonner les ongles. "Genre, tu crois que je suis pas capable de rester immobile ? Je sais que je suis un peu nerveux mais, quand même, j’ai pas envie que tu me fasses enco… euh que tu sois pas contente vu que j’aurais gâché ton boulot. Je serais sage." Preuve en est, je fais mine de pas bouger d’un cil, imitant sa mine sérieuse et fronçant même les sourcils. Ouais, je dois être super crédible, je sais. Par contre, quand elle continue, je louche sur une mèche qui me barre le front et je grimace. "Quoi, t’aimes pas le look bobo chewbacca ? J’peux même te faire les bruitages s’tu veux." Déjà qu’elles ont réussi à me convaincre de me raser dès que je peux et que je fais ça uniquement pour lui… leur faire plaisir.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Jeu 21 Sep - 20:49
Je hausse le sourcils en le regardant. Evidemment que j’ai toujours raison. Mon regard se perd sur ce qui nous entoure, grimaçant un instant. Peut-être que ça a été fouillé, même si ça en a pas l’air… Et je me fige à sa question, ne sachant pas trop quoi répondre. Je finis par acquiescer lentement.

« Ouais, au moins on sait que tout n’a pas disparu… Et… J’en sais rien. Non, c’est trop… propre, c’est rose, c’est cool, mais trop propre… Ma chambre chez Drew était cool, plus… moi. Mais tu peux pas le savoir, tu l’as jamais vu. »

Je hausse les épaules et souffle sur mes ongles. Oui, bon, c’était une pique gratuite, mais ça va, je suis gentille et aimable, je parle avec lui, je fuis pas, mais faut pas pousser. Il saurait que ma chambre était pas vraiment comme ça, qu’elle était plus bordélique et plus colorée et plus… ouais, moi… S’il avait daigné me parler ou chercher à savoir comment j’allais et comment ça se passait à l’époque. Sauf qu’il l’avait pas fait et m’avait zappé petit à petit. Oui, je suis rancunière, oui, je lui en veux. Forcément que je lui en veux. Je l’ai perdu et… Laisse tomber. Parce que pour l’instant, ça se passe plutôt bien et qu’en toute honnêteté, j’ai pas spécialement envie de tout gâcher. Pas trop quoi. Je boude toujours à moitié alors que je le regarde.

« Elles sont pas plus épaisses que moi et elles vont bien. Tu les emmerdes aussi pour qu’elles mangent ?... Tant que je tombe pas dans les pommes, c’est que ça va. » Malgré tout, il a pas tort. Je lève les yeux au ciel et croque le bout de barre qu’il me refile. C’est pas bon. Comment vous voulez que j’ai envie de manger de ces trucs ? « J’ai pas envie de m’empoisonner t’inquiète, tes doigts risquent rien. »

Et j’ai une propension folle à tout prendre mal avec lui, je le sais bien. J’essaie de prendre sur moi, je vous assure, mais c’est pas tout le temps facile. Et ça l’est plus quand les autres sont là et que je peux parler avec eux et l’ignorer et ignorer les fourmillements que j’ai parfois quand il est là. Mais je vais pas m’énerver contre lui, ce serait vraiment stupide. Il est juste gentil. Sauf que ouais, ça me gêne sans que je sache trop pourquoi.

« Douée pour mettre du vernis en pleine apocalypse… » Je soupire et lui jette un coup d’œil presque timide, gêné. « … Tu trouves que je suis douée pour… que je dessine bien ? Genre pour de vrai ? »

Et sans que je sache trop pourquoi, ça a de l’importance. Enfin si je sais bien pourquoi c’est important. Ce que les autres pensent, ça a toujours été essentiel. Surtout que je sais pas faire grand-chose, alors qu’eux… eux ils ont tous quelque chose dans lequel ils sont doués. Moi non… Et puis, c’est Luke. Mais quand même… ça a trop d’importance là non ? Ça devrait pas me faire tellement plaisir.
Je le regarde à peine alors qu’il sourit. Sourire de petit con. Mais je le dévisage pour de bon en l’entendant. Que je fasse encore plus la gueule hein ?... Ma mâchoire se crispe une seconde, avant que je n’inspire profondément.

« Genre t’as toujours été incapable de rester immobile. Même trifouiller un moteur parfois ça suffisait pas. Et maintenant… maintenant, t’es toujours le premier à te proposer pour faire des trucs. Juste pour t’occuper. Mais… okay. Tu sais être sage donc. Je demande à voir. »

Et j’essaie de ne pas trop le regarder alors qu’il exagère et se fout un peu de ma gueule. Pas méchamment non. Juste pour montrer qu’il sait se tenir ou une connerie du genre, enfin je crois. Mais si je fais genre de sourire ou autre, ça lui fera trop plaisir, alors ne pas le regarder, c’est cool. Et je finis quand même par relever les yeux sans pouvoir retenir le sourire qui me vient spontanément en l’entendant.

« J’adore Chewie, mais tu lui arrives pas à la cheville. Et vas-y, je t’écoute. Si c’est mauvais, je te fais une coupe genre militaire… » Je tends la main et tire la mèche sur laquelle il louchait. « On s’en fout que j’aime ou pas, mais ouais, c’est un peu long. » Je lui donne une tape sur la main. « Bouge pas on a dit. »

Et après lui avoir lancé un regard d’avertissement, je reprends mon boulot, appliquant les couleurs de l’arc-en-ciel sur le support avant de les transposer sur ses ongles avec l’éponge. Il va être la plus belle, ça va être magnifique…

« Vous avez fait quoi aujourd’hui ? Activité manuelle, histoire d’être reconnaissable du bout des mains si on se fait ensevelir sous une avalanche… » Je grimace. Je sais, je suis même pas drôle. « J’ai pas envie de rentrer les mains vides… Histoire de pas être encore plus inutile quoi. On fait la maison d’à-côté après ? »

Je suis hyper concentrée, je peux pas trop le regarder là. Et c’est pas du tout parce que j’ai vraiment pas envie d’être le 36è roue du carrosse encore une putain de fois et que j’ai pas envie qu’il se rende compte que je suis sérieuse…

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 24 Sep - 16:43
Je laisse filer un silence, incapable de le rompre pendant qu'elle regarde autour d'elle. Et je fronce les sourcils à sa pique, me demandant à quel point elle prendrait mal le fait que je sois allé acheter tout ce qui compose sa chambre avec les filles pour lui faire une surprise. Sauf que je suis pas resté pour voir sa tête ouais. Parce que je pouvais pas. "… trop rose donc. C'est mignon le rose pourtant, j'aime bien." Donc je laisse couler, les mâchoires contractées l'espace d'un instant avant de la voir bouder à moitié quand je lui dis qu'elle est trop maigre. "Bin… en vrai oui. Je vous emmerde autant toutes les trois si ça peut te rassurer. Je… ouais je veux juste que vous alliez bien." C'est simple dit comme ça non ? J'ai quand même un rire au reste de ses propos. "Trop aimable, j'aimerais éviter de choper une saloperie parce que tu m'as mordu."

C'est drôle, quand on se balance ce genre de vannes avec Axel, c'est léger, déconner. Mais avec Kennedy, j'ai toujours peur qu'elle prenne un truc de travers et qu'elle finisse par m'envoyer chier. Alors je marche sur des œufs dans des moments pareils, où je peux profiter de sa présence et que tout va à peu près bien. Parce que ça dure jamais et qu'elle pourrait presque sourire, qu'elle en est pas loin. Et que j'aime bien la voir sourire. Vraiment. Même si c'est devenu tellement rare, surtout avec moi. "Tu dessines vraiment bien oui. T'as l'œil pour les détails, pour savoir mettre le coup de crayon là où il faut pour que ça rende super bien. Je m'y connais pas trop mais enfin, c'est l'impression que j'en ai." Mouais, elle va encore trouver un moyen de m'envoyer bouler je parie, donc j'essaie de pas trop lui laisser le temps d'y penser quand je m'assois devant elle, la main tendue. Et je grimace, la mine penaude. "Je supporte pas d'être inactif ouais. T'imagines pas à quel point ça me rend dingue. Toi tu peux écrire, Drew bouquine, Robin fait ses étirements et lit un tas de trucs aussi, Sid est dans sa bulle mais… j'y arrive pas. J'sais pas faire. Je sais que ça doit vous rendre dingue, chuis désolé." Pour de vrai en plus, même si ça change pas grand-chose.

Et puis là, d'un coup. Elle sourit. A moi en plus. Enfin à un truc que je dis quoi. Sans se foutre de moi, juste parce qu'elle est amusée. Et putain, ça me réchauffe le cœur un truc de dingue. Je me trouve un peu pathétique en fait mais bon, ça change pas trop de d'habitude quoi. Sauf que, du coup, je lui rends son sourire avant de lâcher, d'un ton amusé. "Muwaa yourg ! Ah, ça t'en bouche un coin hein ! Et si me coupe les cheveux en mode militaire je te teins les cheveux en noir. Et toc." Je cille quand elle tire sur ma mèche et je hoche la tête. "Trop long. Okay. Si tu te sens de les couper un peu donc. Histoire que je sois présentable. Et que je fasse honneur à ma future manucure. Putain, qu'est ce que tu me fais faire quand même… mais ! J'ai le droit de bouger t'étais pas en train de me mettre du vernis !" Je la suis des yeux quand elle reprend son boulot et j'ai un ricanement quand elle reprend. "Ah, c'est pour ça les cheveux roses ? Pour qu'on puisse être attirés par ta tignasse en premier en cas de problème ? Et on peut aller faire un tour à coté ouais. Mais je peux demander pourquoi tu parles d'être encore plus inutile ou je risque de prendre un coup de vernis sur le nez ?" Oui, oui, je sais, je m'aventure sur des terrains glissants. Je suis un peu con.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 27 Sep - 11:53
Je lui jette un coup d’œil et attrape ma tresse que je secoue en haussant les épaules.

« Oui, c’est mignon et j’adore. Mais là, c’est trop… pur, trop propre. »

Bon, je note que ce niveau de piques passe malgré tout, y a eu un léger froncement de sourcils, mais pas de remarques ni autres. En même temps, il est en tort, alors il peut pas trop se permettre de râler. Déjà qu’il se permet de faire des remarques sur le fait que je mange pas assez, que je vais m’envoler à la moindre bourrasque, ce genre de trucs… Je le fixe  et pique un peu du nez.

« On mange… les filles mangent, et moi aussi… souvent… » Quand j’y pense ou que j’ai faim ou que l’un d’eux me poke. Et je ne relève même pas le reste. Qu’on aille bien… Genre je rentre dans le lot maintenant ? J’esquisse néanmoins un sourire et lui tire la langue. « Ma bouche est plus propre que tes doigts, t’inquiète. »

Ou pas, mais on s’en fout. Ça se passe plutôt bien jusqu’à présent, et je vais pas tout gâcher, même si je suis assez douée pour ça en général. Surtout avec lui. Mais ça, c’est entièrement et totalement de sa faute. Sauf qu’on a dit que je reviendrais pas là-dessus pour le moment, parce que j’ai promis, tout ça, tout ça… Et puis, là en plus, il me fait des compliments non ? Genre des vrais sincères ? Je le fixe et je sens la chaleur envahir mes joues quand il me répond. Je suis vraiment en train de rougir ?... Non, bien sûr que non. Alors réflexe, je me rembrunis un peu. Juste un peu. Ouais, je sais je suis un peu compliquée comme nana. Sauf que ça me fait quand même super plaisir...

« C’est… gentil. Que tu t’y connaisses ou pas, ça me fait plaisir… Merci. »

Et je m’y appesantis pas, faut pas déconner, je viens de le remercier, je vais pas en rajouter non plus. Je saisis sa main et commence à appliquer le vernis sur mes ongles. C’est le bon plan en fait, j’ai une super excuse pour ne pas le regarder et être concentrée sur autre chose. Malgré tout, je lui lance un regard dubitatif.

« Si, j’imagine très bien, t’as toujours été comme ça… » Je secoue la tête, fronçant les sourcils malgré moi. « Je dessine plus que je n’écris… même si ça change rien. »  Je grimace. « Et bien sûr que non, on est habitués… ça nous emmerde surtout pour toi. »  

Bon en fait non, parfois, il était relou, mais comme il m’évitait et que je le lui rendais bien, j’en faisais rarement les frais et c’était tant mieux… Mais d’un autre côté, la famille, blablabla… Et puis, y a des moments où tout se passe super bien, où j’arrive à faire abstraction de tout ce qui a pu se passer et je le retrouve lui, comme avant. Je lui souris, un vrai sourire, qu’il me retourne. Et ce vieux boumboum tout au fond est bien vite réprimé. Même s’il me fait presque souffler un rire.

« J’en reste bouche bée…. Ne recommence plus jamais. » Je secoue la tête, avant de le fixer en plissant les yeux. « Même pas en rêve. Ça met une plombe à partir le noir et j’ai l’air d’un cadavre avec les cheveux foncés… »

Bon, j’ai l’air d’un cadavre tout court depuis quelques temps, donc on va éviter d’empirer le truc. Et je sais pas pourquoi d’un coup, en plus du vernis, je lui parle de ses cheveux. Oui, ils sont un peu longs, je préfère quand ils sont plus courts et… C’est pas un super argument ça… Je le dévisage, un sourcil levé.

« Tu me laisses te couper les cheveux ? Je peux te faire des mèches roses ou bleues pour que ce soit assorti si tu veux aussi ! » Non, il va quand même pas dire oui à ça… et je le ferais pas toute façon, le pauvre. Et je vais pas utiliser de la teinture pour lui... « Ouais, comme si c’est de ma faute si tu fais n’importe quoi. Si tu commences à bouger, tu vas continuer, alors ne bouge pas. »

Mais j’arrive à me concentrer et à continuer mon chef d’œuvre. Je soupire, plissant le nez, avant d’acquiescer.

« Ouais, je suis visible de loin, facilement reconnaissable et identifiable, c’est un super plan. »

Je lui lance un regard amusé, alors que je lui fais mine de secouer la première main et que j’attaque la seconde. Et je sais que c’est un mauvais plan. Pas de lui faire les ongles, ça c’est rigolo, mais… bah si un peu quand même. De rester avec lui et de papoter comme si tout allait bien, comme si j’avais pas cette colère sourde et tenace envers lui. Ma mâchoire se crispe un peu et je me mordille la lèvre.

« Je vais pas gâcher du vernis... C’est juste que j’ai pas l’impression d’être vraiment… bah utile. » Ou de l’avoir jamais été. « J’ai pas envie d’être un poids pour vous… Je ramène pas autant de trucs que vous, mais je sais que c’est pas très grave. »

J’esquisse un sourire. Mais si, je suis convaincue. J’ai pas l’impression d’être la petite dernière reloue et inutile. Et ingrate aussi ouais… 'tain et je lui parle de ça à lui, j'ai vraiment un grain. Et je suis ridicule donc.

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Jeu 28 Sep - 13:09
Je regarde autour de moi avec une moue pensive et je finis par hocher doucement la tête. "Ouais, je vois ce que tu veux dire." Pas vraiment besoin d’en dire plus, ce serait de toute façon un coup à me prendre un revers sans même comprendre d’où ça vient. Enfin si, pour le coup, j’aurais une idée d’où ça vient en fait. Je fronce les sourcils de plus belle en voyant qu’elle est quand même pas hyper convaincue de ce qu’elle dit quand elle parle de bouffe. Et j’inspire, avant de secouer la tête. "Souvent ? C’est la pire réplique que tu m’aies jamais sortie…" Donc je vais devoir faire gaffe à ce qu’elle mange. Voilà. Par contre, je ricane quand elle me tire la langue et je lâche, non sans me pencher vers elle avec un clin d’œil. "Tu sais pas où trainent mes doigts chérie…"

Oui, je vais surement me prendre un coup pour ça. Mais c’est pas grave, c’était marrant. Et puis, ça se passe pas trop mal là non ? On peut déconner un peu du coup. Enfin je marche quand même sur des œufs et j’essaie d’être un peu moins con que d’habitude. Je sais, c’est pas gagné mais j’ai pas trop le sentiment d’être à côté de la plaque. Et puis, je la vois … rougir ? Nan, j’ai pas rêvé. Et elle est encore plus jolie que d’habitude, même si ça dure que quelques secondes. Je retiens un soupir avant d’esquisser un sourire. "Faut pas me remercier, je me contente d’énoncer une évidence. Et même si je vois plus vraiment tes dessins ces derniers temps, j’aime l’idée que tu continues à… enfin qu’il y ait encore des beaux trucs sur cette terre. Et que ça vienne de toi."

Je la suis des yeux alors qu’elle commence à appliquer le vernis, me demandant à quel point c’est ridicule. Et essayant d’ignorer le fait que c’est encore plus ridicule d’avoir envie de sourire parce qu’elle me touche. Ouais, je crains. J’ai une grimace et je laisse filer un silence avant de soupirer. "Tu parles, ça doit vous emmerder aussi. J’aurais envie de m’entartrer contre un mur si j’étais vous. Enfin j’ai déjà envie remarque. Hum. Bref…" De toute façon, c’est pas comme si on avait bien le choix. Et puis là, j’oublie un peu ce qui me prend la tête. Juste parce qu’elle me sourit. Et merde, qu’est-ce que ça change tout. Mais vraiment tout. L’espace d’un instant, j’ai juste envie que tout s’arrête là, histoire de pas faire une connerie et de tout foutre en l’air. Mais non, elle rit presque. "Déconne pas, je sais compter jusqu’à 10 comme Chewbacca. C’est un de mes nombreux talents pour briller en société. Et donc pas de noir mais pas de coupe militaire. C’est un bon deal non ?" Comme si j’allais lui virer ses cheveux roses. Elle galère tellement avec ses couleurs en plus la pauvre, je le ferais pas. "Mais oui, je me laisse couper les cheveux. Fais juste gaffe à ce que je ressemble pas trop à rien. Je sais, l’exercice va être difficile. Et pas de mèches roses, c’est ta marque de fabrique." Je laisse filer un rire mais j’essaie de rester aussi immobile que possible. Ouais, notez l’effort, l’exploit, appelez ça comme vous voulez. "Alors pour le coup, c’est quand même de ta faute si je vais avoir les ongles multicolores."

Et puis, c’est cool qu’elle soit concentrée comme ça. Je peux la regarder sans qu’elle s’en rende compte ou, si elle le voit, je peux dire que c’est parce que je regarde ce qu’elle fait. Bon plan. Et on continue de parler, même si j’aime pas voir sa mâchoire se crisper comme ça. Mais, après ce qu’elle vient de dire, je peux difficilement fermer ma gueule, même si je prends le risque de me faire envoyer chier méchamment. Tant pis, si ça lui permet d’arrêter de penser une merde pareille. "… bon, déjà, c’est n’importe quoi. T’es tout sauf un poids, pour aucun de nous. Je suis même pas sûr que ça ait pu effleurer l’un de nous. Tout le monde a son utilité ici. Toi aussi, même si tu t’en rends pas compte. Parce que je l’ai vu moi, comment tout le monde était quand t’es… enfin pendant que t’étais pas là. On s’en fout de la quantité de bouffe que tu ramènes, surtout vu ce que tu consommes. Tu… t’amènes un équilibre à tout ce bordel. Sans toi on tourne pas rond." Ca vaut pour chacun de nous. Enfin, je suppose. J’ai envie de croire que je leur manquerais ouais. Ptet pas autant qu’ils me manqueraient du coup. Ou qu’elle me manque. Ouais, je sais c’est totalement débile et, vu ce que je viens de dire, j’ai une chance sur deux qu’elle me balance un truc dans la gueule. Tant pis. Et puis, j’ai rien dit de compromettant, rapport à nos grandes révélations avec Axel. Donc tout roule.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 1 Oct - 18:25
On se parle, même si c’est pas la joie, et même si maintenant j’évite autant que lui qu’on se retrouve à deux comme là, parce que sans les autres, c’est toujours plus compliqué et tendu. Y a pas de solutions de replis quoi. Mais je sais, je devrais pas me plaindre et être contente, soulagée, que ça se passe presque bien. Et une part de moi l’est sans doute. L’autre partie reste bloquée sur le côté pas content/en colère. Mais ça va, je gère, et ça doit pas trop se voir la plupart du temps. Je plisse les yeux et me renfrogne. Je mange assez, et toute façon ça le regarde carrément pas. Mais je relève pas, j’ai pas envie de rentrer dans un débat avec lui. Et je fronce les sourcils quand il reprend, et je lui donne un taquet derrière la tête sans réfléchir.

« Tu m’appelle pas chérie déjà. Et j’ai aucune envie de savoir où trainent tes doigts. »

Dégueu. Comme si ça m’intéressait. Je secoue la tête parce que ça n’a aucune importance. Ce qu’il me sort ensuite, par contre… c’est important. Et j’ai un peu de mal à le croire j’avoue, mais c’est pas de ma faute. Déjà parce que je suis pas convaincue d’avoir du talent, et oui, parce que ça vient de lui. C’est peut-être pour ça que ça me fait autant plaisir aussi, même si je l’avouerais pour rien au monde. Une évidence… Je me mords l’intérieur des joues, et détourne les yeux, avant de le regarder à nouveau, perplexe. Que ça vienne de moi. Je vois pas pourquoi, mais okay.

« Je euh… Je continue oui, mais j’aime pas les montrer, c’est pas intéressant. » Et je les dessine tous beaucoup trop pour leur montrer. Je le regarde, la mine butée et embarrassée. « Pour ton anniversaire, je t’en avais fait un… et euh on s’est engueulé. Je sais que c’est pas génial comme cadeau et… Bref. Il est toujours dans mon sac. »

Ça se fait pas je sais. Même en s’engueulant, on garde pas un cadeau. Même si c’est un cadeau un peu merdique… Mais bon, dans la situation actuelle, on fait avec ce qu’on a, et mine de rien, c’est le plus personnel que je puisse faire. Ouais, on va dire ça.
Je plisse le nez et grimace un sourire, même si mon regard se fait un peu plus doux.

« Tout le monde a des tocs ou des comportements relous. On vit les uns sur les autres, forcément qu’on se saoule à un moment ou à un autre. Toi, on le sait, il faut t’occuper, après ça va mieux. »

C’est pas nouveau, ça a toujours été comme ça, c’est même grâce à ça que j’ai réussi à trainer avec lui et à le convaincre de m’apprendre à bricoler des moteurs. Et c’est sans doute en pensant à tout ça que j’arrive à lui sourire et à agir comme avant. Je ris pour de bon, même si ça dure pas longtemps.

« Chewbacca sait compter ? Tous tes talents sont de cet acabit ?... ça explique pas mal de choses. Et c’est un bon deal oui. » Comme si j’allais lui faire une coupe militaire. « Je vais faire de mon possible pour te rendre présentable alors. Et okay. Pas de mèches roses… me reste du bleu quand même… » Je lui fais un clin d’œil, souriant en l’entendant rire. Le bon côté, c’est que je dois avoir l’air moins idiote qu’avant, et que même avant, il s’en rendait pas compte, donc tout va bien. « Tu pouvais refuser, je t’ai forcé à rien. »

Bon, d’accord, je le connais, il a jamais su refuser un défi ou un pari, ça a toujours été le premier à faire des conneries, donc forcément qu’il allait accepter. Quant au reste… J’en avais pas vraiment l’intention, mais je parle un peu trop. J’ai beau essayé de sourire, je sais que je suis pas hyper convaincante et qu’il le voit, je le vois bien à sa tête. Lui jetant un regard, je me rembrunis au fur et à mesure qu’il parle. Ouais, le sourire a pas duré longtemps.

« J’ai tout foutu en l’air quand je suis partie, tout le monde a flippé et s’est inquiété pendant des semaines, je sais bien. » Sauf lui. Mais je le relève même pas, je suis sage. Je déglutis et finis de mettre le vernis sur sa deuxième main, totalement concentrée sur sa main. « Un équilibre… Mais c’est pas pour autant que j’ai une utilité en dehors de ça. C’est pas n’importe quoi, ça marche pas quand il manque l’un de nous quel qu’il soit, donc ça compte pas vraiment… »

Je lève les yeux vers lui et je souris un peu, de façon un peu plus convaincante, alors que je referme les vernis.  

« Mais okay, je sers pas à rien et je suis pas un poids. » Je lève ses mains devant lui. « J’ai fini. Regarde, c’est chouette hein ? Et ça avait rien de sorcier pas vrai ? »

Ouais, je peux faire les manucures, les coupes de cheveux et les portraits de familles. Mais ça passe, je suis la petite dernière, personne reprochera rien ni ne demandera trop à la gamine que je suis… Je lève mes mains pour vérifier que mes propres ongles sont toujours nickel, sans pouvoir m’empêcher d’y toucher. Mais ça va, ça a l’air sec. Et puis, j’ai la flemme d’attendre plus, alors je commence à mettre une couche de top coat par-dessus.

« Toi, t’y touches pas. Mais tu peux les secouer si tu veux. Et après, je te coupe les cheveux ? Ou on verra plus tard ? Tu peux aussi préférer que ce soit Axel ou Robin qui le fasse et on va voir la maison à côté directement. Comme tu veux. »

Hum. J’ai parlé trop vite là non ?

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 1 Oct - 23:07
Ce serait cool si on pouvait se reparler comme ça plus souvent. Je sais, je peux m'en prendre qu'à moi-même mais, avec le temps, ça pourrait peut-être s'arranger non ? C'est toujours tendu entre nous, c'est sûr mais y a un mieux. En même temps, ça pourrait difficilement être pire hein. Non pas que j'ai envie de le voir mais bon, c'est l'idée. Et là, quand elle fronce les sourcils et qu'elle me met un taquet, je peux pas m'empêcher de ricaner tout en agitant les doigts devant son nez. "Oh allez, il était bien placé mon chérie là quand même non ? Tu peux au moins m'accorder ça. Et je me lave les mains. Autant que je peux. Des fois. Hum." Ouais ça doit être dégueu. Du coup, je suis content qu'on change de sujet, ça m'évitera de trop penser à notre manque d'hygiène évident.

Parler de ses dessins, c'est quand même carrément plus intéressant, malgré ce qu'elle a l'air de penser. Je cille quand elle continue et je jette un regard en direction de son sac, la mine hésitante. "T'as fait un dessin ? Pour moi ? … je pourrais l'avoir ? Enfin si tu veux. Et, ils sont intéressants tes dessins. Pour moi en tout cas. Si t'as envie de me les montrer, je veux bien…" Je lui jette un regard un peu penaud avant qu'on continue de parler, sur un sujet qui me met pas super à l'aise mine de rien. "Ouais je me doute bien mais… ça fait très le petit gosse à qui on file un jouet pour l'occuper… ah merde c'est pour ça les balles qui rebondissent de Drew ? Sérieux ?" J'ai une grimace même si, dans le fond, je peux comprendre qu'ils cherchent des trucs pour que je sois moins chiant. Et puis là, de suite, je m'en fous. Elle sourit. Elle rit même. Alors elle peut bien dire ce qu'elle veut pour le coup.

"Ca explique quoi ? Mais oui il sait compter ! Mieux que moi j'parie. Et mes talents sont… nombreux et variés. Et parfaitement inutiles pour la plupart en fait. Je t'ai dit que je sais écrire mon nom en klingon ?" Je louche sur mes mèches et je hoche la tête quand elle reprend. "T'as du boulot pour me rendre présentable, tu le sais hein…et pas de bleu non plus, ça ira pas avec mon teint de cadavre." J'ai un large sourire quand elle me fait un clin d'œil même si je jette un regard critique à mes doigts. Puis aux siens. "J'étais obligé de dire oui après ce que j'ai vu sur tes doigts. Par contre, si c'est pas aussi bien, je vais me plaindre, je préviens." Bon, j'aurais pu dire oui évidemment, mais j'allais pas passer à côté d'un tête à tête avec elle. Je suis un peu maso vu que là, je me risque sur un sujet dangereux. Et je le vois bien à son sourire qui se fane à mesure qu'elle parle.

Et merde. Elle a baissé la tête et se concentre sur mes mains. C'est plus facile pour parler j'imagine. "T'as rien foutu en l'air, c'est pas ce que je voulais dire. C'est juste que… t'es importante pour nous tous. Tu l'as toujours été. Et… tu voudrais faire quoi pour être plus utile ? En quoi je le suis plus que toi par exemple ?" Oui, oui, je devrais me taire, ça va mal tourner, mais je peux pas m'en empêcher. Je lui rends quand même son sourire, histoire de pas passer pour le rabat-joie de service mais je la fixe quand même un instant sans rien dire. "Essaie au moins de prendre l'air convaincu. T'es une bonne menteuse en temps normal." Et je lève les mains devant moi, les fixant d'un air critique. "La grande classe. Faut que je te paie ou pas au fait ?" Putain, j'ai l'air d'un … je sais pas de quoi j'ai l'air mais, au moins, c'est coloré. Je vois bien que ça continue de la travailler et je me demande si elle va balancer le reste ou pas du coup mais, pour montrer que je suis un élève applique, j'agite mes doigts sous son nez pendant qu'elle s'applique je sais pas quoi sur les ongles. "Ca pue un peu ton truc, c'est quoi ?" Et je fronce un peu les sourcils quand elle reprend, un peu vite. "… j'sais pas. Si t'as pas envie de les couper c'est pas grave hein, je pensais que tu le ferais maintenant. On peut aussi rentrer si t'en as marre de …" De moi ouais. Comment on peut dire ça de façon diplomate ?

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 4 Oct - 20:53
Mes sourcils se froncent encore plus quand il ricane et je repousse sa main en grimaçant. Je secoue la tête en le regardant. Vous savez le pire ? Le pire, c’est que ça me manque tout ça et que j’en sourirais presque. Je lève les yeux au ciel en soupirant. Non, je ne ferai pas pour autant le plaisir de lui répondre et d’acquiescer, faut pas déconner. Même si je suis d’accord autant sur le plaçage du mon chérie que sur la propreté relative de ses mains, et de ma bouche…
Et au final, parler de moi et de mes dessins, c’est pas forcément plus évident, sans qu’y ait vraiment trop de raisons. Je sais pas si c’est parce que c’est lui, ou simplement parce que j’ai pas l’impression que ce soit important ou incroyable. Et je me fige un peu, avant d’inspirer et de grimacer un sourire, suivant son regard vers mon sac.

« Euh… oui… » Je me penche un peu et tends la main pour attraper mon sac, fouillant un peu dedans sans flinguer mon vernis et sortant ma pochette à dessins. « … Intéressants hein… » Je lui jette un coup d’œil, retournant la pochette entre mes mains. Je lui tends, toujours renfrognée. « Y en a quelques-uns dedans. De vous principalement… y a le tien, celui que je voulais t’offrir. Joyeux anniversaire ? »»

Je lui jette un coup d’œil hésitant. Déjà, j’ai évité de lui demander de me dire ce qu’il en pensait. Mais j’aurais pas dû lui donner tout ça, pas vrai ? Bref. Je ne retiens même pas un soupir alors qu’il continue, avant de souffler un léger rire en plissant le nez.

« Non, même les gosses sont moins chiants… Et les rubik's cube et les casse-têtes chinois… Tu viens seulement de tilter ? Au bout de deux ans ?... Comment tu fais pour être encore en vie ? »

Ça va, je plaisante. On le sait bien qu’il est hyperactif, mais pas hyper futé, c’est pas un drame, c’est m… notre Luke… Enfin Luke quoi. Ça change tout et c’est bien le problème. Avec lui, j’oublie presque que je suis en colère et que j’ai été déçue et blessée et que tout ça, c’est contre lui. C’est pas super logique je sais. Mais je l’ai jamais été avec lui. C’est de sa faute donc.

« Ça explique que tu n’aies jamais trop été brillant en société ? Et oui, Chewie doit être plus intelligent que toi… En klingon, tu m’en diras tant… Attends, tu sais écrire toi ? » Je souris  et acquiesce. « Rien n’est impossible et je suis douée de mes mains. » Je hausse une épaule et souris, même si je fronce un peu les sourcils quand il regarde ses ongles. « Ce sera même encore mieux, avec encore plus de couleurs. On te verra de loin. »

Et oui, évidemment que j’ai fait exprès de choisir toutes ces couleurs. Il a dit oui, parce qu’il est un peu con et qu’il sait pas refuser un défi, mais sur le principe, c’était aussi pour l’emmerder. Et en parlant d’emmerder, ça pouvait pas durer tout ça avec lui. Alors je fais ce que je fais de mieux dans ce cas-là, à part gueuler, je me dérobe. Enfin, pas vraiment, mais je me concentre sur ses ongles, évitant tant bien que mal de le regarder.

« C’est pas ce que tu voulais dire, mais c’est ce que j’ai fait. » Je le regarde pourtant quand il dit que je suis importante, et si encore une fois, je ne dis rien, pour le coup, je dois avoir l’air un peu sceptique. Et je finis par hausser les épaules, une moue boudeuse au visage. « Tu sors tout le temps chercher des trucs et t’arrives à faire rire les autres… T’arrive à alléger l’atmosphère et à rassurer tout le monde en même temps. Et je sais pas ce que je pourrais faire, si je savais, je l’aurais déjà fait, mais j’ai aucun talent ou truc particulier et… je sais pas. »

Nouveau haussement d’épaules, nouvelle moue pas contente. Je fronce les sourcils quand il me regarde sans rien dire, avant de grimacer de plus belle. Je le fixe  et prends mon air le plus sincère et convaincu.

« Je sers pas à rien, je le sais bien. Et puis, si vraiment je doutais de moi, je t’en aurais pas parlé à toi. » A personne d’ailleurs, ça m’apprendra à ouvrir ma gueule pour des conneries. J’ai un sourire en coin et je hausse les sourcils. « Non, contente-toi de le montrer aux autres et de parler de moi, faire de la pub tout ça, pour que je me fasse une clientèle fidèle et régulière, tu vois le topo. »

Et c’est pour ces moments-là que je regrette de pas avoir de quoi filmer, rien que pour voir sa gueule devant les autres, et la gueule des autres.

« Du topcoat, du vernis transparent, ou un truc du genre, pour protéger mon travail. Ça pue pas plus que les autres vernis… Et comme je suis gentille, je t’en mettrais pas à toi. »

Histoire qu’il garde pas ses ongles comme ça pendant des jours et des jours, je suis pas cruelle à ce point-là… quoique… Je ferme le flacon et relève les yeux vers lui.

« Marre de quoi ? » Ouais, je sais, de lui. Enfin, je pense… C’est pas vraiment un secret qu’il me tape sur les nerfs la plupart du temps… « Non, je veux bien le faire, tant que t’as pas trop peur du résultat… Il faudrait les mouiller, enfin les laver dans l’idéal, mais ça risque d’être compliqué… Hé, tu crois qu’il reste de l’eau dans la chasse d’eau ? Ça contient quoi, 15 L ? Y aurait de quoi laver et rincer… Non ? »

Quoi ? C’est bon, je l’ai déjà fait pour moi, c’est pas un drame, ça reste de l’eau propre à la base hein…

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Jeu 5 Oct - 14:47
Elle est tellement mignonne quand elle fronce les sourcils comme ça, en se demandant à quel point je mérite un taquet ou pas. Je vois bien qu’il y a toujours ce mur entre nous, faudrait être particulièrement pour pas s’en rendre compte mais, dans des moments pareils, je me dis que je pourrais ptet arriver à le fissurer. Enfin, pour ça, faudrait aussi qu’elle le veuille et ça, j’en suis pas persuadé. Mais on arrive à parler et, mieux encore, elle parle de ses dessins. Y en a un pour moi en plus, c’est cool, même si mon anniversaire était il y a plusieurs mois déjà. J’hésite un instant quand elle sort sa pochette, pas bien sûr de l’attitude à avoir. « Ouais, intéressants. Ils sont vivants, ils reflètent carrément bien la réalité et… moi ils m’intéressent en tout cas. » J’attrape la pochette et je l’ouvre doucement, non sans lui avoir adressé un sourire. « Merci ? » J’ose à peine toucher les feuilles, surtout après les commentaires sur l’état de mes doigts mais je fixe les dessins avec attention, mon regard se perdant un peu. Y a des portraits de chacun de nous. Des esquisses, des trucs un peu plus aboutis. Y a même un dessin où on est tous ensemble. J’ai un sourire en le regardant, avant de froncer les sourcils pour savoir quel endroit elle a voulu représenter. Sans succès. Je lève alors les yeux vers elle, la mine pensive. « Je peux choisir celui que je veux ? Ou y en a spécialement pour moi ? »

Par contre, au reste de ses propos, j’ai une grimace et la mine dépitée. Et merde, je dois être tellement insupportable en vrai. Je soupire longuement incapable de rebondir sur sa blague et je hausse les épaules. « Ouais j’ai jamais fait gaffe. Enfin si, je me doutais que j’étais chiant mais… pas à ce point-là. Je… je vais faire en sorte de trouver un truc pour me canaliser. Sans les balles ou les casse-têtes ou je sais pas quelle connerie. » J’essaie de prendre l’air convaincue même si ouais, ça m’emmerde profondément pour le coup. Elle a du bol que j’ai promis de pas bouger sinon là, je serais déjà en train de me trémousser sur place, sans pouvoir me retenir. J’inspire longuement avant d’esquisser un sourire pas vraiment convaincu, plutôt content de changer de sujet.

« Ah bah je me suis jamais vanté d’être l’intello du groupe hein…mais Chewie est un malin, c’est juste que personne le comprend. Et je sais écrire, en klingon. Mon nom donc. » Là, le sourire est plus franc et je ricane même quand elle reprend. « Me tend pas des perches comme ça, après je vais me prendre un taquet parce que j’aurais réagi. » Je louche quand même sur ses mains avant de fixer mes propres ongles. « J’aime bien la couleur. Ca me ferait presque oublier à quel point tout à l’air gris dehors en ce moment. » Putain, dans le genre pensée joyeuse, je me pose là. Je secoue la tête même si de toute façon, elle me regarde pas et c’est tant mieux vu la tronche que je tire. Sans compter que là, d’un coup, la discussion se fait un peu plus sérieuse. Je fronce les sourcils, laissant filer un silence alors qu’elle parle, visiblement contrariée. Elle me croit pas. Le contraire aurait été étonnant, je suis pas sûr qu’elle arrivera jamais à croire un truc venant de moi en fait. Mais bon, tant pis, ça m’empêche pas d’insister. « T’as fait ce que t’as pu. Pour moi c’est autre chose… déjà, c’est parce que je suis infoutu de tenir en place, mais à la réflexion, t’as trouvé plein de trucs toi aussi. Et j’allège l’atmosphère parce que, comme tu l’as si bien dit, si je suis en vie, c’est que tout le monde peut le faire, ça rassure. » Je lui décoche un clin d’œil, comme si tout allait bien avant de froncer de nouveau les sourcils. « Ouais, c’est sûr, c’est pas toi qui connais les meilleurs moyens pour qu’on meure pas de froid quand on était dehors, qui est douée pour trouver les planques tranquilles… on a tous des talents, plus ou moins utiles selon les jours. Un jour on sera contents que Drew fasse tout péter avec ses produits chimiques. »

Par contre le reste, j’avoue, je perds mon sourire et je hoche la tête. Okay, pas à moi donc. Ca, c’est fait. Je sais, je l’ai cherché mais merde, dit comme ça, ça fait quand même un peu mal. Je me contente donc d’un « ah, okay… » avant de me focaliser sur mes ongles et d’arquer un sourcil. « Si Sid’ accepte de se faire vernir les ongles, je veux être là pour voir ça. Mais les filles devraient aimer. » Pis ça fera marrer tout de le monde déjà de me voir arriver comme ça, c’est toujours ça de pris. Je fixe le dit toptruc, la mine sceptique avant de hocher la tête. « Trop aimable. Mais on sait tous les deux que je vais bousiller ton super boulot d’ici quelques jours hein… pas que ce soit fait exprès mais… » J’ai une grimace alors qu’on sait tous les deux qu’on finit souvent par plonger les mains dans la merde, au sens figuré hein… encore que, pas toujours. Mais je préfère oublier cet épisode.

Je hausse les épaules, avec une moue penaude à sa question. « Marre de moi donc. Au cas où c’était pas clair. Et je viens d’accepter de me faire vernir les ongles. Les cheveux ça repousse et beaucoup trop vite dans mon cas. Comme dit, si tu me fais pas de coupe militaire, ça devrait me plaire. Et j’ai déjà regardé, il reste de la flotte. Par contre, y a un bloc de ché pas quoi dedans, donc on pouvait pas remplir les gourdes avec. Mais je pense que t’as de quoi t’occuper de ma tignasse du coup. » Comme ça, on passe un peu plus de temps ensemble sans se prendre la tête. C’est bien non ?

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mar 10 Oct - 22:07
Il n’y a qu’avec lui que c’est à la fois aussi évident et aussi compliqué. Je dis pas, avec les autres aussi, il y a toujours des moments où c’est un peu tendu, en deux ans, H24 ensemble, faut bien des frictions, mais ça passe toujours. Sauf que lui… Sauf qu’avec lui, j’y arrive pas. Je peux pas. Je veux pas peut-être même. Sans doute. Parce que si je le faisais, ça reviendrait à nier et effacer ce qu’il s’est passé, ce que j’ai vécu. Et c’est trop dur. Et pourtant, c’est aussi le seul avec qui je me sente aussi bien, celui de qui je me sens le plus proche… Enfin, ça, c’était avant. Maintenant, il peut bien aller se brosser. Même si je finis par céder et lui tendre une de mes pochettes à dessins. Et c’est sans doute pour toute ces raisons que je me retrouve sans trop savoir comment réagir. Alors je le fixe un peu, avant de piquer du nez.

« Merci. » Murmure presque inaudible, mais vu le silence ambiant, il l’aura entendu. Oui, ça me fait plaisir. Qu’il les trouve vivants et réalistes. Qu’ils l’intéressent, ça je m’en cogne. Mais si, bien sûr que si. Je le laisse regarder sans rien dire, évitant de trop essayer de deviner ses impressions sur son visage. Ses mains, ouais, regarder ses mains, c’est bien. Ça marche pas à 100% parce que je vois son sourire et son froncement de sourcils. Et voilà, ça lui plait pas, j’aurais mieux fait de les garder pour moi. Je hausse pourtant une épaule en secouant la tête. « J’avais pensé à celui où on est tous ensemble, mais y avait rien de défini. Je voulais te laisser choisir, alors… je t’en prie, prends celui qui te plait le plus. »

Je lui souris doucement, comme pour le convaincre de ma bonne foi. Je suis sincère, je pensais le laisser piocher pour de vrai. Avant de me rappeler que c’est un gros con donc…
Bon, et pour la suite, vu sa gueule, je suis obligée de retrouver le sourire. je me doute que ça le fait vraiment chier, qu’il s’en veut d’être comme ça, mais même son soupir là, il est rigolo. Je finis pourtant par secouer la tête et je me fais sérieuse l’espace d’une seconde.

« Si ça nous emmerdait vraiment, on te l’aurait dit. Si tu m’emmerdais ou si tu emmerdais Axel, on t’aurait même envoyé chier… Enfin, plus que je ne le fais quoi… Mauvais exemple, mais t’as pigé, non ? Toi tu sautes partout, Robin se terre dans son coin, je me sauve pour trouver des teintures, Drew décide parfois d’avoir le poids du monde sur ses épaules, Axel ne sait jamais s’arrêter, Sid ne réfléchit jamais avant d’ouvrir sa gueule ou d’agir. On a tous des défauts de merde… Mais c’est pas important. Vraiment. »

J’ai beau lui en vouloir, blablabla, ça reste la famille. Enfin Luke. J’aime pas non plus quand il va vraiment pas bien, comme pour les autres, d’autant plus quand c’est de ma faute ouais. La culpabilité, c’est nul.

« Encore heureux, ce serait tellement de la pub mensongère… Et ton nom. Y a pas trop de lettres, c’est vrai que ça a dû aider à apprendre. » Je lui lance un regard noir, même si je dois réprimer le sourire qui me vient pour ça. « T’es pas obligé de réagir. Et au pire, ça me donne une excuse pour te frapper. » Et oui, je sais très bien ce que j’ai dit, mais bref. J’ai un sourire et acquiesce. « Oui, les couleurs, c’est important. Ça fait du bien et ça change les idées quand ça va pas. »

Pas pour rien que j’avais commencé les teintures pétantes. Et les tatouages. Et que je continuais de prendre des risques pour avoir cette tarnation de tignasse rose bonbon. Parce que ça mettait de la couleur. Et que c’était comme avant, normal. Une touche de gaieté et de normalité dans ce monde sinistre et glauque. Et des couleurs arc-en-ciel, ça, c’est cool. Surtout sur les ongles de Luke. Je fronce un peu les sourcils et grimace en le regardant. A quel point ça craint qu’il cherche à me rassurer ? Et c’est pas pour ça qu’il allège l’atmosphère, mais passons…

« Je suis pas la seule à savoir faire ça. Et c’est du bon sens, que ce soit les planques, ou le reste. Mais oui, j’ai trouvé plein de trucs et je suis utile. » J’esquisse un sourire amusé. « Je lui ai déjà demandé de préparer de quoi faire boum. Il a fait "Kenny… " en secouant la tête, avec son petit air de ohlala mon dieu pourquoi moi ?… Ce serait rigolo pourtant, pas vrai ? »

J’admets vu sa gueule, j’aurais mieux fait de fermer la mienne. Mais merde, c’est pas mon problème s’il le prend mal. Il n’y a rien d’étonnant en plus dans tout ça, c’est pas comme si je me confiais plus à lui depuis des années, c’est pas comme s’il s’était assuré que ce soit le cas. J’inspire, avant de le fixer.

« D’accord. Je gagne quoi si j’arrive à le convaincre ? Lui ou Drew ? Ou les deux ? » Quoi ? Je suis sûre que je peux. Lui, ça a été facile, il est toujours partant pour les conneries. Avec eux, à la limite, je ferai ma tête de puppy, la lèvre tremblante, et on sait jamais… ça vaut le coup de tenter. « Même avec la couche en plus, je suis pas sûre que ça tienne beaucoup plus longtemps. Ça me durait 5 jours à tout casser quand j’en mettais dehors, alors ouais ça devrait être à peu près ça. »

Je devais pas vraiment avoir plus le choix que maintenant concernant les trucs dégueu ou les activités où tu te pètes les ongles en l’occurrence. Je le dévisage un instant, la tête penchée sur le côté, un léger sourire aux lèvres.

« Tu me laisses te peinturlurer les ongles comme ceux d’une drag queen en virée à Las Vegas, que demander de plus ? Et j’ai noté, je ferai gaffe de pas faire trop court donc… Un cube genre les trucs qui rendent l’eau bleue ? Je suis pas sûre que ce soit top pour tes cheveux, tu veux tester quand même ? Tu vas remplir un seau, allez ! »

Sans attendre de réponse, je range la pochette, les vernis et tout le tralala dans mon sac pour les ongles des autres oui. Je me lève pour me rendre dans la salle de bain récupérer du shampooing et des serviettes… propres ou presque, et des ciseaux, un peu rouillés, mais ça passera. Je le laisse aller remplir un seau avec l’eau des toilettes donc. Une fois redescendue, me rendant dans la cuisine, je rapproche une chaise près de l’évier et la tapote.

« Bon, c’est le moment où je te tends une perche en te demandant de te foutre à moitié à poil ?... Retire tes fringues, tu vas chopper la mort en ressortant si elles sont mouillées. Assieds-toi. »

Non, promis, j’en profite pas pour mater. Je lui fais pencher la tête au-dessus de l’évier pour lui mouiller les cheveux, avant mettre une tonne de shampooing, ou peu s’en faut, et de commencer à lui laver les cheveux. Je désigne un bouquin sur la table de la cuisine.

« Tu crois que ça peut être ça ? Genre comme dans la Cinquième Vague, des entités supérieures venant d’une lointaine galaxie qui veulent… Ils veulent quoi dans les bouquins ? Je crois que j’ai jamais lu le dernier… Ou comme dans les films où ça les amuse aussi de nous poutrer la gueule… Des extra-terrestres, qui n’auraient rien trouvé de mieux que de faire revenir les morts. Remarque, c’est super efficace, on est plus beaucoup en vie… » J’ai le chic pour mettre de l’ambiance moi. « Mais ça pourrait. Ce serait même vachement plus crédible que de se dire que c’est l’enfer qui les recrache ou une mutation de je sais pas quelle connerie. Tu crois pas ? »

Je lui fais à nouveau lever un peu la tête pour tenter de lui rincer convenablement les cheveux. Qui sont vachement plus doux une fois propres… Je continue de faire couler lentement l’eau sur sa tête, frottant pour enlever le savon et le reste. Tout est normal. Je gère.

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 11 Oct - 13:36


Dernière édition par Luke Austen le Ven 20 Oct - 18:32, édité 1 fois
Des fois, j’aimerais lui demander à quel moment exactement je l’ai perdue. Le mot ou le geste de trop. Et puis, je me dis que j’aimerais pas entendre la réponse. Parce que, tant qu’elle le dit pas, c’est que c’est pas vraiment acté non ? Ouais, je sais, ça marche pas comme ça. Mais ce serait cool. Parce qu’elle me manque et, le pire c’est dans un moment comme ça que je me rends compte, que je vois à quel point j’ai merdé. Enfin, c’est pas comme si je pouvais y faire quelque chose de toute façon. Ou qu’elle allait me laisser une chance de me rattraper. Ce serait fait depuis deux ans déjà, d’autant qu’avec les autres, ça roule. Bref… je laisse échapper un soupir avant de focaliser sur le reste, ses dessins du coup. Qui sont encore plus jolis que dans mon souvenir. Et je lâche, sans même y réfléchir, alors que je tourne les feuilles. « T’es douée Puce, vraiment. » Mon regard s’attarde alors sur le dessin dont elle parle et j’ai un mince sourire en voyant qu’elle s’est attardée sur chaque détail. La médaille autour du cou de Robin, le regard tranquille de Drew qui nous rassure tous, l’œillade malicieuse d’Axel, la posture de Sid’ à qui on ne la fait pas, la mienne, on dirait que je vais faire une roulade dès qu’ils auront le dos tourné. Et puis son sourire à elle. J’effleure le papier avec précaution avant de balancer, comme si de rien était. « J’ai pas le droit à deux dessins en pénalité de retard ? » Parce qu’il y a l’autre là, avec toutes ces esquisses d’elle. Mais si je le prends, elle va pas me poser des questions auxquelles je veux pas répondre ?

Enfin, pour le moment, je me prends une mini dose de réalité dans la gueule. Je savais déjà tout ça hein, mais l’entendre, c’est jamais super agréable. « Ouais… je suppose que t’as raison. Je vais essayer de faire gaffe quand même. » Même si le portrait de notre petit groupe est quand même bien réaliste. On a tous nos défauts, nos secrets qu’on porte tant bien que mal, même avec les gens qui nous sont le plus proches et, des fois, ça se ressent et pas qu’un peu. Alors, je préfère penser au reste et lui décocher un large sourire. « Et j’suis pas si… ouais non oublie, je suis con. Mais c’était pour charrier Axel pour je sais plus quelle connerie que j’ai appris à dire ça. C’était marrant. Et bien sûr que si je suis obligé de réagir, rien que pour voir ta tête. » Je hoche la tête quand elle parle des couleurs et, sans même y réfléchir, je jette un regard à ses tatouages, à ceux que je peux voir en tout cas. Tout aussi colorés qu’elle. J’hésite à dire quelque chose avant de laisser tomber et d’essayer de la rassurer un peu sur sa place dans le groupe. Je sais pas trop si ça marche ou pas en fait mais elle me fait sourire à parler de Drew. « Je le vois tellement réagir comme ça en plus. Mais ouais, ce serait super déconne. » Et j’essaie de faire taire cette petite pointe de jalousie à les imaginer si complices. Après tout, ils ont vécu ensemble, que tous les deux. Et ce qu’elle me balance me ramène bien dans mes retranchements sans que je sois capable de dire quoi que ce soit. Même si c’est vrai, ça fait quand même mal à entendre.

Et mon entrain est un peu plus forcé quand on parle d’autre chose. « Ce que tu peux gagner ? Mmmh… outre le plaisir de voir Drew avec des ongles rose fuchsia tu veux dire ? T’auras le droit de m’obliger à faire tout ce que tu veux pendant toute une journée. Deux si t’arrives à convaincre les deux. Enfin sauf si t’as d’autres idées en tête. Et donc, je dois faire le deuil de mes supers ongles d’ici trois ou quatre jours max. Tristesse. » Et voilà qu’elle sourit de nouveau. Je cille, essayant de pas trop la dévisager avant de hausser les épaules. « Vu l’état de mes cheveux de toute façon… mais à votre ordres chef. » Je mime un pseudo garde-à-vous avant de filer chercher de l’eau. Elle est pas si bleue que ça en fait, le truc stagne au fond depuis le temps. J’ai une moue un peu gênée quand elle tapote la chaise et me dit de virer mes fringues. « Euh… okay… » Avant de virer mon pull et mon t-shirt, pas super à l’aise donc. J’ai un frisson quand elle me balance l’eau froide dans les cheveux et je me tortille comme un gamin avant de me calmer quand elle commence à les laver. Et surtout, vu qu’elle me raconte des trucs bizarres, je me concentre pour essayer de l’écouter. Le pire c’est que ça a du sens ce qu’elle raconte. « Je sais pas de quel bouquin tu parles en fait, je vois rien j’ai du savon dans les yeux. Mais… ce serait pas déconnant. Pas plus que Dieu qui aurait pu décider de ramener les morts à la vie de lui-même. Ou le Diable, je suis pas sectaire. Et tu crois que leur but ce serait quoi ? Nous laisser nous entredévorer avant de prendre le contrôle de la terre ? Ils vont se marrer quand ils vont voir le dépotoir qu’ils vont récupérer… » J’ai une grimace alors que je m’exécute quand elle me fait bouger la tête pour finir de me rincer les cheveux. Et elle me pousse légèrement pour que je m’assoie de nouveau normalement, des mèches de cheveux dégoulinantes collées sur le front. « Je dois être au top du glamour là. » Je lève les yeux au ciel, le bout des doigts tapotant sur mes genoux alors que je t’attends, avec une certaine appréhension quand même, qu’elle commence à couper.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 18 Oct - 8:54
Je me fige malgré moi, sans y penser, en l’entendant. Depuis quand il m’a pas appelé comme ça ? Des années, avant qu’il aille en prison peut-être même… Quoique non, à son retour, il l’a fait un peu, quelques mois, avant que je ne me sauve, avant qu’il ne m’ignore. C’est juste pour ça, juste parce que ça fait longtemps, que mon cœur s’est accéléré comme ça. Je referme la bouche et déglutis, les joues bel et bien rouges. Douée, il me trouve vraiment douée. C’est pour ça que je suis gênée, pas pour le surnom. Je lui jette malgré tout un coup d’œil et inspire lentement en le voyant sourire et frôler le dessin. Il l’aime bien. Ça c’est cool. Je fronce un peu les sourcils, avant de faire une moue.

« Si y en a un deuxième qui te plait, vas-y, je t’en prie. C’est pas comme si j’allais en faire quelque chose de toute façon. »

Je hausse les épaules, avant de grimacer un peu alors qu’on poursuit en parlant de lui. C’est pas non plus un secret, des secrets, que je balance là, il n’y a rien d’étonnant. Mon regard se fait sceptique, mon sourcil se haussant, quand il me dit qu’il fera gaffe. Ouais, il va se prendre la tête pour rien quoi. Enfin, ça durera deux heures et il redeviendra une pile électrique. Et puis, c’est pas mon problème en vrai, tant qu’il me fait pas trop chier. Alors je laisse filer et je lui retourne un sourire amusé.

« Pas si con ? Ça reste à prouver ça. Et puis, c’est pas grave si t’es un simplet, on t’aime comme t’es, tu colles avec le reste du groupe comme ça. » Parce que bon, à part Drew toute façon, on est pas des flèches, faut pas se leurrer. Et pour Axel… j’aurais dû m’en douter. Je lève les yeux au ciel. « Ma tête t’emmerde, t’es pas obligée d’avoir réponse à tout… »

Et là, je me dis qu’heureusement que la plupart de mes tatouages sont plus ou moins cachés pour le moment, parce que j’ai pas particulièrement envie qu’il les voit pour certains. Des couleurs pour cacher la misère du monde. J’aurais fait une trop bonne vendeuse en porte à porte je sais, je trouve de supers arguments… et je retiens un soupir alors qu’il me rassure, tant bien que mal. Je devrais pas me prendre autant la tête sur tout ça, je sais bien que c’est pas vraiment ça qui compte dans une famille… Pourtant, ça me taraude quand même ouais, même si je le cache le plus souvent possible.

« Il fait toujours la même tête quand je le désespère un peu. Mais je finis souvent par gagner, comme pour le karaoké… Peut-être qu’à deux on arriverait à le convaincre, d’autant plus si on arrive à trouver ce qu’il faut pour faire un joli boom… »

Genre il faut quoi ? Tu peux faire une bombe avec de l’engrais non ? Ou une connerie comme ça… Et si je vois bien que ce que je dis lui plait pas, je peux pas changer pour autant, c’est dit, c’est comme ça, point barre. Même si c’est visible comme le nez au milieu du visage qu’il a du mal à repartir sur autre chose. Depuis quand il est susceptible ? Il est chiant. Mais je souris quand même.

« Rose fushia pour Drew ? Vendu. Je mettrai du violet pétant à Sid. Et pour deux jours, ça peut valoir le coup, va falloir que je trouve des trucs à te faire faire, parce que je vais gagner tu sais. Et sois pas trop triste, je t’en referais avec des fleurs la prochaine fois si tu veux. »

Je souris un peu en regardant ses cheveux, sans pouvoir m’empêcher d’acquiescer. Vu l’état, ça pourra pas être pire c’est sûr. Je le fixe un instant quand il semble hésiter. Je sais qu’il fait froid, mais à l’intérieur, ça va encore, et puis, je vais faire vite. Mes yeux suivent le mouvement de ses mains quand il retire ses fringues comme je l’ai demandé. Bon. Okay. Bien. Ça se voit qu’il a perdu du muscle, mais il est quand même drôlement bien foutu, même maintenant. Referme la bouche avant qu’il le capte toi. Je déglutis et commence à lui mouiller les cheveux. Se concentrer sur ce que je fais et pas sur ce que j’ai sous les yeux, c’est une bonne idée.

« Arrête de bouger, on ira courir dehors après, tu pourras crapahuter dans les autres maisons. Ou viens pas te plaindre que ta coupe est foirée si tu bouges de trop… »

Mais il se calme un peu et je le vois se concentrer pour m’écouter.

« Genre je t’ai foutu du savon dans le yeux… » Je grimace un peu et attrape la serviette que je mouille légèrement pour lui essuyer les yeux. « … Désolée. Et c’est un bouquin avec des E.T. vert à antennes quelconque… » Je le fixe un instant, me demandant s’il se fout de moi ou pas, mais non, on dirait pas. « Tu connais pas la Cinquième Vague ?... Mais non, ce serait pas si déconnant… Je sais pas pourquoi. Peut-être pour récupérer la planète, peut-être parce qu’ils s’ennuient, peut-être parce qu’ils aiment la viande nécrosée…
Ferme les yeux que je rince. »


Et il a presque visage humain une fois les cheveux propres. Je pense qu’ils sont propres, aussi propres que possible en tout cas. Je le fixe alors qu’il se rassoit et j’ai un sourire en coin à sa réplique.

« Ouais, t’es pas mal. J’ai connu mieux, mais y a quand même du level. »

Un peu trop même si l’on suit quelques gouttes d’eau qui tombent sur son torse. Okay, je sais que j’ai toujours trouvé ça hyper sexy, un mec qui sort de la douche, mais merde, pas juste pour quelques gouttes. Et pas Luke quoi. Je fronce les sourcils, avant de commencer à démêler ses cheveux avec le peigne que j’ai trouvé. Pas trop court donc. Je récupère les ciseaux, lui lançant un regard menaçant pour pas qu’il bouge, et je commence à couper, me servant du peigne pour essayer de faire un truc à peu près droit. Et je sais pas trop combien de temps je mets, totalement concentrée sur ma tâche, me mordant la langue comme quand je dessine trop longtemps. Je sais que j’appuie une fois sur sa jambe pour qu’il cesse de tapoter du pied, mais que sinon, il reste sage. Je finis par lui relever le menton, fixant ses cheveux, tirant un peu dessus pour voir les longueurs, rectifiant ici et là rapidement. Et j’esquisse un sourire satisfait, le regardant de nouveau, avant de me rendre compte que je suis un peu trop près. Oui, pour couper, faut bien, mais là, son visage est quand même trop près. Je me recule un peu et époussète ses épaules avec une serviette que je lui tends ensuite.

« Sèche-toi avant de choper la crève. Et rhabille toi. Y a un miroir dans le salon, ou l’entrée, si tu veux voir avant qu’on parte. »

Je grimace un sourire et rassemble les affaires, laissant les ciseaux sur la table. Ils sont trop courts pour faire quoi que ce soit toute façon. J’enfile mon blouson et attrape ma batte, avant de le rejoindre et de lui tendre le reste de ses affaires.

« Ça te va ou y a des retouches à faire ? Sinon, la maison d’à-côté nous attend. »

Comme si il allait à nouveau pouvoir rester immobile. Et puis, je me suis pas mal débrouillée je trouve… Moi j’aime bien en tout cas.

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 20 Oct - 19:00
Je la vois se figer, sans bien savoir pourquoi et je retiens ma respiration, guettant une réaction qui me mettrait dans la merde ou un truc dans le genre. Un peu plus quoi.  Mais non, ça a l'air d'aller, elle fait pas plus la gueule que d'habitude. Je retiens un soupir de soulagement et je me contente de lui sourire, pas hyper sûr de moi, avant d'attraper deux dessins donc. Celui de notre petit groupe et ses esquisses d'elle. Je les range direct dans mon sac, bien à plat pour pas les abîmer et je souffle un "merci pour le cadeau…" pas hyper assuré. Et puis vient le reste. J'essaie de pas trop me focaliser dessus, de pas trop me prendre la tête parce que bon, c'est pas comme si je pouvais changer fondamentalement qui je suis pour le coup. Et s'il y a bien des gens qui me connaissent, c'est bien ma tribu. J'arque quand même un sourcil quand elle reprend, la mine amusée, hésitant un instant avant de hausser les épaules. "Ouais, un simplet. Et je tiens bien mon rôle hein." Mouais, je vois pas trop l'intérêt de lui parler de mes études, je saurais pas trop dire pourquoi. Y a que Drew qui sait au final et j'ai pas spécialement envie de m'en vanter. Ptet parce qu'elle se foutrait de moi, je sais pas trop. Je laisse pourtant filer un ricanement à sa répartie et je lui décoche un large sourire. "Quelle impolitesse dis donc. Et pourquoi pas ? C'est cool d'avoir réponse à tout."

J'avoue, je suis presque déçu à ne voir aucun de ses tatouages ou presque mais je me vois pas trop comment lui demander sans m'en prendre une. Alors, je me contente de lâcher, comme si de rien était. "J'ai voulu m'en faire un quand je suis sorti de prison. Et je me suis barré comme un lâche quand j'ai vu l'aiguille. J'avais oublié que j'avais peur de ça…" Je grimace à ce souvenir en me frottant les bras avant de sourire en pensant à Drew. "Il fait souvent cette tête avec nous, le pauvre. Mais ouais, on pourrait carrément essayer de le convaincre, ce serait marrant. Suffit de chercher une utilité quelconque, un truc qui ferait qu'il a pas le choix, que ce serait bien pour le groupe… ou alors lui dire que ce serait juste trop cool, ça peut aussi marcher. Hum…" Je fronce les sourcils, la mine pensive, essayant de me rappeler si j'ai pas lu des trucs sur les bombes artisanales. Voilà des cours que j'aurais dû suivre tiens. Enfin, elle arrive à me distraire en me rappelant qu'elle se confiera jamais à moi. J'ai beau en avoir conscience, ça fait mal, plus que je l'aurais pensé. J'essaie de faire bonne figure mais ça marche pas terrible. On va dire que ça suffira pour pas rajouter du malaise à celui déjà existant entre nous hein. "Du violet ? Ouais ça lui ira super bien au teint. Et j'attends voir si tu gagnes ou pas, suis pas convaincu qu'ils acceptent, ils sont pas aussi cons que moi." Ou amoureux. J'espère. Hum, ce serait gênant. "Des fleurs ? Genre, mais c'est hyper relou à faire ça non ? Tu crois vraiment que je vais tenir en place aussi longtemps ?"

Bon et puis, je finis par m'exécuter et par virer mon pull et mon t-shirt d'un bloc. J'suis pas spécialement pudique mais, je sais pas, devant elle ça fait un peu bizarre. Enfin, remarquez, elle a l'air de s'en foutre complètement. Je grimace quand elle me dit d'arrêter de bouger. Comme si c'était aussi facile. "Ah ouais courir c'est bien ça. Ou faire des tractions. Ca défoule bien. Tu veux pas essayer ? Personne veut jamais en faire avec moi. Genre, je suis trop chiant pour ça ?" Comment ça je parle trop et trop vite ? Mais non, c'est juste une impression. Et puis, faut bien que ça sorte, d'une façon ou d'une autre. Et vu que j'ai pas le droit de bouger. "Je bouge trop, normal que tu me foutes du savon dans les yeux. C'pas grave hein. Je connais pas non, mais c'est pas trop mon genre de lecture faut dire. Et l'histoire est cool ? Histoire que je sache si j'embarque le bouquin pour le faire lire à Drew ou pas." Je ferme les yeux, essayant d'être aussi immobile que possible avant de loucher sur une mèche mouillée et d'esquisser un sourire à sa remarque. "T'as connu pire, c'est le principal." Je lui jette un regard piteux en réponse à son regard menaçant, me prenant quelques coups sur la jambe quand je commence à trop m'agiter. Mais ça va, j'aurais pu faire carrément pire non ? Et je cille, quand je vois son visage aussi près du mien. Au point que je peux sentir son souffle sur moi. Et merde, je vais éviter de réfléchir à ça, sinon ça va devenir très mais alors très gênant. Je déglutis et j'attrape la serviette, inspirant pour me remettre les idées en place. Je me rhabille rapidement avant d'attraper le livre et d'aller dans le salon pour jeter un coup d'œil au miroir. "Hey, c'est nickel ! J'ai presque l'air beau gosse dis donc. Merci." Je récupère ce qu'elle me tend et je glisse le bouquin dans mon sac avant de tirer sur une mèche de cheveux. "Tu me coupes les cheveux et tu me fais les ongles, c'est jour de fête !" L'espace d'un instant, je me rends compte que j'ai vraiment mais alors vraiment envie de la prendre dans mes bras. Pas pour faire des conneries hein, même si je dirais pas non, mais juste comme ça, parce qu'elle me manque. Et je sais pas combien de temps je la fixe sans rien dire avant de toussoter. "La baraque d'à côté on a dit donc. Hum." Hein, c'est bien ça. Sortir de là et arrêter de penser à n'importe quoi.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Lun 30 Oct - 14:50
Hochement de tête et simili sourire. S’il a pas l’air hyper à l’aise, je suis pas forcément mieux. Je dirais bien que j’aimerais bien que ce soit différent, mais vu que j’en suis en grande partie responsable, ce serait mentir. En partie au moins. D’un autre côté, une petite partie de moi est toujours attristée et navrée de constater que nous en sommes toujours là, que ce soit ou non de ma faute. Mais cela fait tellement longtemps que j’ai fini par m’y habituer.  
Et si je m’amuse un peu, me moquant gentiment de lui, comme je le fais à chaque fois, lui ne semble pas vraiment trouver ça drôle. Aucun sens de l’humour. Je finis par hausser les épaules à mon tour, le fixant avant de secouer la tête, un sourire en coin aux lèvres.  

«  Parce qu’avoir réponse à tout ne veut pas dire que tu as raison. Et je suis polie, quand on m’embête pas. »

Et je me retrouve à le fixer les yeux ronds, avant de réprimer un sourire moqueur en le regardant se frotter les bras.  

«  T’as peur des aiguilles ? T’as renoncé à un tatouage pour ça ?... Tu sais que t’es le seul sans tatouage ? Moi j’ai arrêté de les compter, mais t’as vraiment peur, pour de vrai ? » Je hoche la tête, en souriant pour de bon. «  Il aime bien se plaindre. J’ai essayé en disant que ce serait trop cool, mais ça n’a pas marché… Vaut mieux tenter le truc utile, bien pour le groupe, ça, ça pourrait marcher… Ou pas. Mais ça se tente donc. Han, tu crois qu’il saurait faire un feu d’artifice ? ça, ça serait trop fun ! Ce serait hyper classe. »

Je hoche la tête en parlant comme pour appuyer mes paroles. Bon faudra qu’on court vite après l’avoir allumé, ou qu’on trouve un moyen d’allumage à distance, parce que niveau discrétion, on aura connu mieux. Mais un feu d’artifices ! Faut y réfléchir, doit y avoir moyen de négocier. Et s’il fait la gueule, je m’y appesantis pas, rebondissant sur un pari à la con.  

«  Je suis convaincante, surtout pour des conneries. Et ils sont pas plus futés que toi sur bien des sujets, c’est un défi que j’accepte avec plaisir. » Je le fixe et esquisse un sourire. « Ça prend du temps, mais je pourrais trouver un truc pour t’occuper… Et sinon, t’auras trois ongles de fait, c’est pas un drame. »

Et le voir à moitié à poil, c’est pas un drame non plus. Si j’étais objective, je dirais même que c’est carrément agréable à mater même. Mais il s’en rend pas compte et c’est bien le principal. Je hausse un sourcil et je le fixe sans cesser de lui laver les cheveux.  

«  Parce qu’à part Sid, personne tiendrait la distance avec toi… Et tu m’as bien regardé ? J’arriverai même pas à en faire une. C’est quoi cette obsession pour les tractions ? » J’esquisse un sourire en constatant qu’il fait des efforts pour pas bouger malgré tout. «  Comment tu fais ? Pour être encore aussi survolté ?... Et oui, l’histoire est sympa, ça changerait des contes. Y a trois tomes par contre, faudra trouver les autres. »  

Et je grimace à son sourire, sans répondre pour autant. Evidemment que j’ai connu pire, carrément même vu comment il arrive encore à être sexy. Mais comme dit, ça va, je gère, ça se passe nickel, même si je m’approche trop sans vraiment de raison, et que c’est pas la meilleure idée qui soit. Mais ça passe aussi, et j’arrive à lui couper les cheveux correctement. Et ça a l’air de lui plaire. J’esquisse un sourire et lève les yeux au ciel.  

«  Presque, le mot qui fait tout. Te monte pas trop la tête Austen. »  Mon sourire s’agrandit. « Ouais, qui sait, ça va peut-être nous porter chance. Une bonne surprise, ça serait pas mal. »

Je le fixe, sans bouger, alors qu’il fait de même. Oui, on doit avoir l’air con je confirme. Je sais pas trop ce qui lui passe par la tête, mais je dois prendre sur moi pour pas m’agiter comme lui a l’habitude de le faire. Mettant mon sac sur mon dos, je me sens rougir et je fronce les sourcils. Non mais il a buggué ou quoi ? J’ai un truc sur le nez ? Il est carrément trop bizarre.
J’avance, après avoir vaguement hoché la tête, et je tapote son torse en passant devant lui pour sortir et rejoindre la baraque suivante en silence.  On va rien dire et faire comme si c’était normal.

Je tends l’oreille en arrivant devant la porte, sans rien entendre, et je  tourne la poignée. Et la porte s’ouvre sans difficulté. Etrangement, je trouve pas ça plus rassurant non. Je le regarde et hausse les épaules avec une moue désolée. Il va pas aimer, je sais.

« Y a quelqu’un ?  C’est la coiffeuse à domicile. Je suis un peu en retard, mais faut pas m’en vouloir, j’ai eu quelques difficultés… »

J’ai pas non plus crié, ça va. Mais au moins, si y a des morts, ils viendront… Et les vivants… Bah ils nous auront vu venir de toute façon… Non ?

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 3 Nov - 11:43
Est-ce qu'un jour ça s'arrangera avec Kennedy ? En vrai, j'en sais trop rien. On marche sur des œufs depuis trop longtemps pour s'habituer à autre chose probablement. Enfin, je marche sur des œufs. Elle se contente de me supporter dans les bons jours et de me faire la gueule dans les mauvais. Je sais, c'est en partie ma faute mais pourquoi elle a pardonné aux autres et pas à moi ? Cette question arrête pas de me trotter dans la tête même si je pense que j'oserais jamais lui demander. Par peur de la réponse ouais. Qu'elle me dise que moi, je suis moins important, qu'elle se passe très bien de moi et pas des autres, des trucs du genre. "J'ai jamais dit que j'avais raison. Et on doit t'embêter souvent alors, parce que je t'ai jamais vraiment vue polie en fait." Ouais, ouais, je sais, je cherche la merde, elle va dire qu'elle me voit pas souvent, ou un truc du genre. Enfin bref.

"J'ai effectivement peur des aiguilles. Et je sais que je suis le seul sans tatouage mais je suis vraiment une flipette de ce coté-là. Quand ils ont du me faire des infiltrations pour mon poignet c'était horrible. T'as tant de tatouages que ça ?" Et je louche de nouveau, essayant d'en deviner quelques uns, avant de tiquer. "Robin a un tatouage aussi ? Merde alors." Ouais, ça me fait bizarre d'imaginer ma petite sœur avec un tatouage. Mais dans le fond, on s'en fout un peu je crois. J'ai un ricanement quand on parle de Drew avant de hocher la tête. "Je suis sûr qu'il serait capable d'en faire ouais. Et de tout faire péter. Mais faudrait qu'on trouve une bonne raison et le côté fun, j'suis pas sûr qu'il adhère totalement." Bon, je perds un peu mon sourire mais, au final, je peux m'en prendre qu'à moi-même je suppose. Vu qu'elle a l'air de s'en foutre totalement. Et puis, ça me remet les idées en place, au cas où j'aurais eu la stupidité de croire qu'elle voudrait se confier à moi ou qu'on se rapproche. C'est pas plus mal au fond. "J'ai remarqué que t'étais convaincante oui. Donc j'attends de voir si tu y arrives ou pas. Et donc un jour pour Sid et deux pour Drew." J'arque un sourcil, pas convaincu et je reprends, non sans esquisser un sourire. "Et tu comptes m'occuper comment ?"

J'essaie pourtant d'être sage, mais autant dire que c'est pas gagné. Mais je me trémousse pas trop alors qu'on discute et qu'elle me lave les cheveux. "Je parie que tu pourrais en faire au moins une. Tu t'es bien musclée depuis que tout ce bordel a commencé hein. Et… j'sais pas, ça défoule." Je grimace alors que j'inspire pour rester aussi statique que possible avant de hausser les épaules. "Je le suis tout le temps hein et j'ai pas vraiment pu me dépenser ce matin en fait. C'est le tome 1 là donc ? On aura déjà de quoi faire quelques jours alors. Et on pourra chercher la suite si on aime tous." Et puis, elle finit de me couper les cheveux. Le résultat est plutôt pas mal au final et je m'ébouriffe les cheveux avant d'esquisser un sourire narquois. "Toujours là pour me ramener sur terre hein. Et une bonne surprise, ce serait plutôt cool." Même si, dans le fond, on s'en sort pas si mal que ça. Je buggue un peu après, parce qu'elle est trop près, trop sympa, que je me sens là, un peu trop bien et j'ai un peu trop envie de me rapprocher d'elle. Ce qui est une très très très mauvaise idée, on est bien d'accord. Mais j'y peux rien moi, si j'arrive pas à zapper ce que je ressens, si je suis trop con pour pas arriver à gérer vraiment tout ça. Et je me fige quand elle me tapote le torse, déglutissant sans trop oser rien dire ou rien faire. Heureusement ça dure pas et elle se tire.

On finit par se retrouver dans la maison d'à côté et je lâche un juron quand elle prend la parole, même si je peux pas m'empêcher de rire nerveusement. "'tain Lancaster, t'avais pas mieux comme phrase d'accroche ?" Et je sors mon flingue, relevant la sécurité après avoir vérifié qu'il est bien chargé. Je pose ma main sur son bras pour éviter qu'elle s'avance de trop sans moi et je reprends, un ton plus haut. "Hey, y a quelqu'un ? On est pas là pour… euh… faire chier ?" J'arque un sourcil et je jette un regard à Kennedy en grimaçant. "Ouais, je sais, je fais pas mieux. Mais ça se fait de dire qu'on vient en paix ou pas ? J'me rends pas compte." Je reste quand même à coté d'elle, la mine plus sérieuse que d'ordinaire du coup. On sait jamais.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Peter CollinsI walk a lonely road
avatar
Messages : 120
Points : 603
Date d'inscription : 02/01/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 5 Nov - 23:26
Peter était effrayé. Il avait cru savoir ce qu’était la faim, la peur et l’horreur, mais c’était avant cette sinistre rencontre dans le food truck de Cyrius. L’homme qui voulait qu’on l’appelle le Renard était un fou de la pire espèce. Si Peter avait dû imaginer le diable, il n’aurait pas pu le visualiser aussi brutal et sadique.
Non pas qu’il ait subit quoique ce soit directement, mais il était obligé de regarder et d’écouter. L’homme essayait de le faire participer à des actions pires que des films d’épouvantes. Il lui racontait des choses affreuses, des choses qui donnaient juste envie de se faire manger par des morts plutôt que d’être entre les mains de cet homme qui ne pouvait avoir été créé par Dieu.

Autant de méchanceté et de sadisme, de pensées obnubilées vers des actes cruels et gratuits ne pouvaient pas êtres humains. Peter ne savait plus parler, il n’était que le témoin muet de choses que même un adulte aurait eu du mal à supporter.

On le faisait dormir dans le coffre, sans couverture ni son précieux Stitch qui lui avait été sournoisement arraché. Peut-être que cela pouvait paraitre anodin de prendre un jouet a un garçon bien trop vieux pour avoir un doudou. Sauf que cette peluche était tout pour l’enfant, un refuge, un ami, la seule chose qui lui restait de sa mère et d’un passé heureux perdu à jamais. Peter n’avait toujours pas compris pourquoi l’homme lui avait pris malgré ses pleurs et ses supplications muettes mais les nuits étaient sans réconfort et sans sommeil depuis.

En fait, Peter ne savait même plus pourquoi il s’acharnait à survivre et à prier. De la même façon qu’il avait oublié de parler, il commençait à ne plus savoir manger. Son seul réconfort étant le petit renardeau trouvé par Cyrius avant sa disparition, le vilain monsieur lui laissait de plus en plus. Etait-il inquiet ? Avait il une once de compassion en lui pour la petite vie du garçonnet ? Ou était ce juste qu’il voyait son objet de chantage lui échapper.

Son ravisseur avait beau essayer de faire plus d’efforts pour son confort, cela ne changeait en rien la torpeur qui semblait avoir gagner Peter. Pourtant… alors que le Renard était parti commettre, bien certainement, un autre méfait, Peter réalisa qu’il avait oublié de l’attacher dans la voiture. Il avait, très probablement, pensé l’enfant trop faible pour pouvoir s’échapper.

Peter hésita, mais les gémissements de son compagnon rouquin donnèrent le signal du départ. Il le prit dans ses bras, attrapa son sac et, aussi rapidement que ses petites jambes lui permirent, Peter abandonna la voiture et couru vers ce qui semblait être un quartier pavillonnaire. Il savait que si la voiture était là, son ravisseur n’était pas bien loin. Cela décupla son sentiment d’urgence. Malgré son état il réussit à entrer dans une maison avec précipitation et referma bruyamment la porte en restant les mains appuyées dessus. Allait-il vraiment pouvoir lui échapper ?

Ce ne fut qu’après une longue minute dans cette position, à essayer de retrouver son souffle, qui réalisa qu’il n’était peut être pas seul dans cette maison et se retourna pour regarder, avec angoisse, si cette cachette ne recelait pas un autre piège.


HRP:
 

_________________

This is my family. I found it, all on my own. It's little, and broken, but still good. Yeah, still good
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Lun 13 Nov - 13:21
Je le fixe et mes yeux se plissent. Sérieusement, il s’arrête jamais de chercher les embrouilles ou quoi ? Ma mâchoire se crispe, mais je ne dis rien, preuve en est de ma grande sagesse. Pourtant, pour le coup, il mériterait que je l’envoie chier… ce qui n’arrangerait pas le truc. Mais je suis hyper polie quand il faut. Lui le mérite pas c’est tout. Et puis pour une fois que ça se passe bien… D’accord, ça vient souvent de moi quand c’est pas le cas. Mettons donc que je suis dans un bon jour. Quant au reste, j’ai un peu de mal à pas me moquer.

« Ouais, je me souviens des grimaces que tu tentais de retenir la fois où j’étais là, je pensais que l’infirmière était nulle... » Je hausse une épaule. « Je dois en avoir 7… peut-être 8. J’ai pas eu le temps d’en faire plus, alors que j’avais plein de dessins en tête… » Je soupire, avant de grimacer. Merde. « Possible. Mais t’es pas censé être au courant. Personne d’autre d’ailleurs je crois… J’en ai fait un à tout le monde… sauf toi donc. »

Tant pis pour lui donc. Et puis, c’est pas comme s’il en voulait de toute façon. Je fais la moue quand on parle de Drew et je hausse les épaules. On va pas trop le changer, surtout pas maintenant, même si oui, je suis parvenue à lui faire faire quelques conneries quand je squattais chez lui. Mais si le karaoké ça compte… et qui sait, j’arriverai peut-être à le convaincre de me laisser lui peinturlurer les ongles. J’acquiesce donc et souris.

« Je sais pas encore, je vais y réfléchir. Un truc visuel, que tu sois pas obligé de tripoter, ou des "trouver Charly". Et puis là, rien qu’en parlant, je t’ai occupé un peu non ? C’est faisable donc. »

Et puis même là. Je le sens bien qu’il a envie de tressauter et de sautiller partout, mais il le fait pas, ce qui me permet de m’occuper de lui. De ses cheveux. Hum.

« Musclée tu parles. C’est hyper dur les tractions, déjà au club d’Axel, j’arrivais pas à me hausser sur la barre et… ah tiens ! Axel pourrait aussi je suis sûre. J’ai pas besoin de ça pour me défouler quoi qu’il en soit. » Ou peut-être que si qui sait. Mais bon, le sport, ça a jamais trop été mon truc qu’on soit bien d’accord. « Je sais bien que tu l’es tout le temps… Emmène Robin faire des footing, elle sera contente et vous arrêterez de piquer des crises quand elle disparait. Et oui, on cherchera les autres. »

Parce que je les avais bien aimé moi quoiqu’il en soit. Et vu que ça se termine aussi bien que ça avait commencé, ce que je n’aurais pas cru possible, je lui fais un clin d’œil quand il s’ébouriffe les cheveux et me répond. Même s’il buggue un peu pour je sais pas quelle raison. C’est pas comme si c’était surprenant, il a toujours des réactions bizarres… Bon, moi aussi okay… Mais j’y suis pour rien, c’est sorti tout seul. Je le regarde alors qu’il rit, plus nerveusement qu’autre chose soit, mais quand même. Et je hausse un sourcil, avant de souffler un rire.

« T’es pire que moi. Moi au moins, je te critique pas quand tu fais ton boulet… enfin, pas là quoi… »

Et vu qu’il avance pas, je retire sa main de mon bras en soupirant et j’avance dans la maison. Et il nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’elle est vide. Tant mieux. Je le laisse aller explorer le haut pendant je commence à fouiller en bas. Logique ouais. Sauf que je me fige alors que quelqu’un rentre précipitamment dans la maison. En courant et en claquant la porte. Pas de mort donc. Merde, j’aurais préféré. Je traverse le salon en silence, batte levée, et je m’arrête en voyant la silhouette qui se tient devant moi. Silhouette qui lentement se retourne et me fait face, comme s’il réalisait seulement qu’il pouvait y avoir du monde. Et ma batte redescend sans que j’y pense. Je sais, ça peut être un piège, blablabla. Mais… je peux pas cogner un môme, pas vrai ? Surtout que lui, il a l’air… Apeuré, paumé, épuisé, terrifié même.
Je cligne des yeux, ne sachant pas trop quoi dire et je désigne la porte.

« T’es venu accompagné ? T’as besoin d’aide ?... » Je vois la boule de poils dans ses bras, et mes yeux s’écarquillent, alors qu’un léger sourire apparaît. « Jolie peluche…» Je fais un pas vers lui et m’agenouille. Ça va, j’ai le simplet qui couvre mes arrières. « Elle a un nom ? Moi c’est Kennedy… Salut ? »

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
I walk a lonely road
Luke AustenI walk a lonely road
avatar
Messages : 265
Points : 741
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 19 Nov - 18:55
Voilà, j'ai visiblement encore dit une connerie. J'en étais sûr, je le vois bien à sa mâchoire qui se crispe. C'est fou de connaitre autant quelqu'un et, pourtant, de merder à chaque fois ou presque. C'est ptet un don en fait. Ou une malédiction. Je saurais pas trop dire. Enfin bref, je préfère passer à autre chose et, au moins, elle a l'air de se détendre un peu. "Nan l'infirmière se débrouillait bien, je suis juste un gros douillet en vrai." Et je laisse échapper un sifflement au nombre de tatouages, avant de froncer les sourcils au reste de ses propos. Sauf à moi. Faut dire qu'elle m'a même jamais évoqué le truc en fait. Encore un truc pour me rappeler que les autres c'est ok, mais pas moi. Je préfère lâcher l'affaire, sachant très bien que ça reviendra, d'une façon ou d'une autre et je finis par esquisser un sourire. Pas vraiment naturel mais, visiblement, elle s'en rend pas compte, donc tout va bien. "Ouais ça doit être faisable effectivement."

J'ai quand même eu du mal à rester aussi longtemps statique. Je suis pas sûr que je l'aurais fait pour quelqu'un d'autre mais je vais éviter ce genre de détails hein. "C'est pas dur les tractions, faut juste prendre le coup de main. Mais ok, je trouverais d'autres gens motivés, j'ai pigé que c'était vraiment pas ton truc." J'ai un clin d'œil, comme si je m'en foutais. C'est le cas non ? Ca sert à rien de me demander si elle dit non parce que c'est moi ou parce qu'elle a vraiment pas envie. Et puis, on a autre chose à faire, comme visiter une nouvelle baraque. Si son entrée en matière vend du rêve, j'avoue, je fais pas beaucoup mieux. Et je peux pas m'empêcher de lui décocher un large sourire à la con alors que je hausse les épaules. "Tu parles, vous manquez jamais une occasion de le faire." J'aime pas trop qu'elle s'avance comme ça mais c'est pas comme si elle me laissait le choix.

Alors je vais explorer le bas de la maison. Rien à signaler, si ce n'est une porte entrouverte. Je grimace en la tapotant et j'essaie de voir s'il y a des traces récentes autour mais rien qui m'attire l'œil. Et puis, j'entends du bruit. Une porte qui se claque. Je fronce les sourcils et je monte les escaliers rapidement pour rejoindre Kennedy, avant d'entrer dans la pièce où elle se tient. Elle est agenouillée non ? "Kenny, y a un prob… oh merde…" Et je me fige totalement en voyant le gamin, abaissant mon flingue que je tenais entre les mains y a pas deux secondes. Je regarde le gosse, puis Kennedy et de nouveau le gamin, sans trop savoir quoi dire. Avant de souffler, dans un murmure, sans même y réfléchir. "Hey, salut p'tit." Je range mon arme avant de montrer mes deux mains, en signe de paix. "On te fera pas de mal hein." C'est pas possible qu'il ait tenu dans cette baraque tout seul aussi longtemps non ? Et dans mon esprit, y a un tas d'autres questions qui se bousculent, sans que je sois capable d'en poser une seule. Alors, je m'adosse contre la porte. Inutile de me rapprocher, Kennedy doit être vachement plus avenante que moi avec son sourire et ses cheveux bariolés. Et j'attends, un peu inquiet.

_________________
I'm still breathing
Find your tribe, love them hard...©️ by anaëlle.
I walk a lonely road
Peter CollinsI walk a lonely road
avatar
Messages : 120
Points : 603
Date d'inscription : 02/01/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 24 Nov - 23:51
Peter pensait avoir tout vu et ne plus être surpris par rien, déjà, parce qu’il avait fait des parties de jeux de rôle avec ses copains quand tout était encore normal, alors imaginer un space-marines se farcir un tyranide sur une planète lointaine ou un dragon d’or voler au secours d’un paladin avec une grosse épée n’avait jamais été un souci pour lui. Ensuite, il y avait eu les morts qui étaient revenus à la vie, et une fois où on avait survécu à ça et a toutes les horreurs que cela peut engendrer, difficile d’imaginer pouvoir encore savoir ce que le mot « étonnement » veut dire.

Mais ça, c’était avant que le jeune Texan se retrouve nez a nez avec une femme qui avait… les cheveux roses ?! Cela peut pourrait paraitre amusant que dans une telle situation le petit garçon puisse reste les sourcils arqués et les yeux écarquillés fixant la chevelure colorée de la jeune femme au lieu de s’inquiéter de la batte de baseball qu’elle tenait. Sauf qu’il avait vécu dans une famille des plus traditionnelles où ce genre d’excentricité n’existait pas. C’était bien la première fois qu’il voyait ça et avant aujourd’hui il n’aurait même pas imaginer que quelqu’un puisse avoir des poils de cette couleur. Néanmoins, le choc passa vite quand elle lui parla et le ramener à l’instant présent, celui où il venait de s’enfermer avec une inconnue en sachant qu’il avait potentiellement le type fou après lui.  

Dans un premier temps il resta tétanisé a écouter la femme. Etait-il venu accompagné ? Il pria de toute son âme d’avoir semer le vilain monsieur et d’être bien venu seul, enfin, seul avec renardeaux. Même si la dame était une méchante, elle ne pourrait jamais faire pire que le tueur qui l’avait enlevé après avoir tué un pasteur. Il ne comprit pas de quelle peluche elle parlait mais il avait l’impression que la peur et l’angoisse tambourinaient tellement dans sa tête qu’il n’arrivait pas à réfléchir correctement. A aucun moment il ne pensa qu’elle pouvait confondre le petit renard qu’il avait précieusement pris dans sa fuite avec un jouet.

Il se rendit compte que s’il arrivait ici, il ne se contenterait pas de le récupérer, il la tuerait aussi au pire. C’était évident. Il commença à paniquer encore plus et essaya de prévenir son interlocutrice mais une fois de plus, aucun son ne voulu sortir de sa gorge, malgré l’urgence. Des larmes de frustration commencèrent à couler le long de ses joues creuses. Il fallait pourtant qu’il la prévienne.

Il sursauta et recula au point de se cogner contre la porte quand il découvrit qu’il y avait une deuxième personne dans la maison. Un homme armé. Peter aurait bien fui s’il n’avait pas craint de retomber sur Joshua dehors. Même si le nouvel arrivant rangea son arme en lui disant qu’ils ne lui feraient pas de mal, le petit garçon avait trop entendu cette phrase pour réussir à vraiment y croire.

Il resta à regarder avec gravité les deux grandes personnes, qui pouvaient très bien être des cannibales, puis, il décréta qu’à bien choisir, il préférait être mangé que retourner dans le coffre du vilain monsieur. Il commença une gesticulation chaotique pour essayer de leur faire comprendre qu’il fallait partir et vite, qu’ils étaient en danger, mais soyons honnête, même avant la fin du monde, Peter n’avait jamais excellé au time up, alors avec l’urgence et la précipitation… Difficile de savoir s’il était en train d’imiter un chef d’orchestre, un aiguilleur aérien ou une majorette. D’ailleurs sa prestation fut interrompue par le renardeau qui, agacé par ces ballottements incessants, finit par bondir sur le plancher pour aller renifler joyeusement les gens les plus proches.

HRP:
 

_________________

This is my family. I found it, all on my own. It's little, and broken, but still good. Yeah, still good
I walk a lonely road
Kennedy LancasterI walk a lonely road
avatar
Messages : 471
Points : 883
Date d'inscription : 13/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mar 5 Déc - 16:19
Le pire, c’est qu’il se rend même pas compte quand il dit une connerie ou qu’il va trop loin. Ou alors il s’en fout, ce qui est probable, et ça revient au même. J’ai bien fini par accepter que j’avais pas grande importance, pas assez pour qu’il reste, pas assez pour qu’il me parle, pas assez pour qu’il s’intéresse à moi, ce genre de trucs… Et je m’en cogne, tout à fait. Même si je sais que je suis pas la plus adroite ou subtile non plus. Bref, je hausse les épaules, non sans lui avoir jeté un coup d’œil sceptique.

« Douillet… avec les chutes que tu te tapais en moto ? Tu vas me dire que la moto, c’est pas pareil, c’est ça ? »

Je secoue la tête en souriant, chassant dans un coin de mon esprit son froncement de sourcil que je pige pas. J’y suis pour rien si sa sœur a un tatouage, je l’ai pas forcé ni elle ni les autres. C’est son problème si c’est une chochotte face à une aiguille. Et évidemment que c’est faisable de l’occuper, j’y arrive bien en général, quand j’en ai envie… et qu’il le veut bien okay, comme là.

« Bien sûr que si, c’est dur, tu te fous de moi ? J’ai aucun muscle, je suis comme Arthur dans Merlin l’enchanteur. Et oui, Axel ou Sid seront contents… peut-être. »

Ou pas ouais. Quoique mon idiot de frère serait capable d’en faire un jeu stupide de celui qui a la plus grosse. Ahem. C’est pas non plus comme si on avait que ça à penser. Ou que ça m’intéressait un tant soit peu de faire des tractions. Le regarder en faire, à la limite, je dis pas, c’est plaisant. Mais c’est tout. Et il peut se moquer, au vu de ce qu’il sort, il est pas mieux. Je ris et conserve mon sourire en voyant le sien, avant de lui tirer la langue. Evidemment que je me moque et que je l’envoie bouler, c’est pas ma faute, il cherche aussi.

Je ne m’attendais pas à grand-chose en entrant dans cette baraque, peut-être à tomber sur un mort pas mort, ou à la limite sur des rats, ou même des morts vraiment morts, mais ça… tomber sur un gosse bel et bien réel, en chair et en os, vivant… Du coup, je me retrouve un peu conne à pas savoir quoi dire ou comment réagir. Heureusement, ça revient vite et j’essaie d’être cool et gentille. Ça je sais bien faire en général. Même s’il reste là, à me regarder les yeux écarquillés. Enfin non, c’est pas vraiment moi qu’il fixe.

« Crazy Pink, c’est le nom de la couleur. J’aime bien, c’est original et plein de vie. Tu trouves pas ? »

Je lui souris doucement, sans m’approcher davantage, il a bien assez l’air terrorisé comme ça. Et il essaie de parler, sans y parvenir, me faisant froncer les sourcils. Muet ? Ça essaie de parler les muets ? J’en sais rien et on s’en fout un peu à l’instant T, surtout qu’il panique de plus belle et se met à pleurer. Fait chier. Je tourne légèrement la tête en entendant Luke arriver un peu précipitamment, sans vraiment quitter le môme des yeux, et j’esquisse un sourire pour le gamin, comme si ça allait suffire alors qu’il vient de sursauter comme un animal blessé et coincé.

« Non, on te fera pas de mal. C’est promis. »

Pas tant qu’on risque rien. Si ça se trouve, c’est un sociopathe en puissance. Non, mais pour de vrai. Vous imaginez, un gamin apparemment seul, depuis Dieu sait quand, dans un monde comme celui-là ? On deviendrait sadique ou schyzo en moins de temps qu’il n’en faut pour dire chamallow. Pourtant, il en a pas l’air non. Paniqué, horrifié, amaigri et autre, ça oui. Il se met à gesticuler, pour nous faire comprendre je sais pas trop quoi, quand soudainement, sa peluche vivante décide de faire le premier pas. Je le quitte des yeux pour fixer le renard, aussi petit que lui, et un sourire apparaît sur mon visage alors que je tends lentement la main devant moi. Il va me mordre et je vais choper la rage. Ce serait moche de mourir de la rage quand même. Mais non. Il vient la renifler et je parviens à passer ma main sur sa tête, oubliant une demi-seconde le pauvre gamin derrière. Mais un renard ! Vivant et tout, qui n’a pas peur ! Il est trop mignon en plus. Je le prends doucement dans mes bras, le caressant avec hésitation, mais il ne semble pas sauvage. Moins que son propriétaire en tout cas. Je repose le renard, le laissant aller vers Luke avant de m’approcher, toujours à genoux, du petit. Et encore plus lentement et doucement qu’avec le renard, je vais frôler sa joue de mon pouce, pour y essuyer les larmes s’y trouvant.

« On ne te fera rien. Mais on va rien comprendre si tu t’agites autant. T’es pas tout seul ? T’es suivi ?... » A quel point les autres vont m’en vouloir ? Ils pourront pas hein, on peut pas le laisser s’il est en danger, pas vrai ? « Oh, attends ! » Je prends mon sac à dos, sans mouvement brusque, et j’en sors un des mini sachets de bonbons piquants qu’il me reste. Je lui montre et l’ouvre avant de lui tendre en souriant. « J’ai rien d’autre sur moi. Mais ils sont super bons. Ils piquent ! … Et on te trouvera autre chose à manger et… est-ce que... tu veux qu’on t’aide ? »

Je regarde Luke, un peu paumée, écarquillant les yeux pour essayer d’exprimer toute mon incompréhension et les peurs qu’il fait naître. Mais on peut pas le laisser s’il a besoin d’aide. C’est un gamin après tout. Mais s’il flippe autant, et que c’est pas nous qui le faisons flipper, ça veut bien dire qu’il a des emmerdes venant de dehors… Et je suis pas sûre qu’on soit de taille tous les deux…

_________________

Ohana means family, family means nobody gets left behind or forgotten
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   
 
Let's the rainbow rocks
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
In Your Flesh :: The Surrounding Wasteland :: Les alentours :: Villes abandonnées
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum


Outils de modération