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 Let's the rainbow rocks
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Luke AustenI walk a lonely road
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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 8 Déc - 11:16
Je hausse les épaules, réalisant que, comme d’habitude, j’ai visiblement dit ou fait un truc de trop. Bah, c’est pas comme si c’était pas comme ça que ça finissait à chaque fois hein. Je dirais pas que je m’en fous, loin de là, mais c’est pas comme si j’avais vraiment le choix ou que je maitrisais ses humeurs. Bref. Passons. J’ai un sourire quand même et je hausse une épaule. « Exactement. C’est pas du tout pareil, c’est dans le feu de l’action, tout ça. » Elle a même droit à un clin d’œil et je me marre carrément quand elle me dit avoir aucun muscle. « Conneries ça. Tu t’es grave musclée depuis deux ans. Tu t’en es même pas rendue compte ? »

Et du coup, même si comme d’habitude entre nous c’est… bizarre, ça se passe pas trop mal. On va faire un tour dans une autre baraque, histoire de pas totalement rentrer bredouilles. Et là, ça dérape. Bon, c’est pas du mauvais dérapage, pour le moment en tout cas. Mais tout ceci me laisse passablement perplexe. Un gamin. Comme un gosse peut avoir survécu à tout ça ? Alors, vu sa gueule, je pense qu’il a l’air traumatisé et pas qu’un peu. J’ose même pas imaginer comment j’aurais pu appréhender tout ça à son âge. Déjà que là, j’ai vraiment du mal. Kennedy essaie d’établir un contact, si on peut dire ça comme ça, mais le gosse a l’air tellement apeuré qu’on dirait un animal pris au piège. Du coup, je me méfie. Il est pas poursuivi ? Il se passe quoi pour qu’il fasse cette tête ? Il aurait jamais survécu tout seul aussi longtemps, donc forcément, y a un truc qui cloche. Ouais, ouais, je commence à me prendre la tête tout seul, je sais bien.

Réalisant que je dois peut-être le faire flipper du haut de mon mètre 90, je finis par m’accroupir, histoire d’être plus ou moins à sa hauteur. Mais je bouge toujours pas alors que Kennedy continue de parler. Je cille quand je vois le renard qui s’agite et commence à se balader, tendant les doigts pour le laisse les renifler, sans même me dire que cette boule de poils pourrait avoir la rage pour ce qu’on en sait. Mais non il renifle et se frotte à ma main. J’ai un sourire alors que je le grattouille entre les oreilles, mon regard passant du renard à Kennedy qui, après avoir essayé de calmer le gamin en lui offrant des bonbons, me regarde d’un air paumé. Je suis supposé faire ou dire un truc intelligent là j’imagine. Je crois. Je suppose. « Respire un coup gamin. Prend genre de grandes inspiration et ça va aller mieux. Tu peux pas causer alors ? C’est pas bien grave ça. Si tu sais écrire, on peut te filer de quoi noter ton nom, si ça te branche. Moi c’est Luke. Et t’es un privilégié, Kenny elle partage jamais ses bonbons en temps normal. » Je me souviens même pas avoir parlé d’une voix aussi douce. Enfin si, quand Robin faisait des cauchemars après la mort de nos parents. Avant qu’on rencontre le reste de la fratrie, avant qu’on ait une famille tout aussi forte, si ce n’est plus, que celle qu’on avait avant.

Et je reprends, toujours aussi doucement. « J’avais une copine, elle étudiait la langue des signes. Peut-être que … alors attends, je me rappelle que d’un seul truc en fait. » Je grimace et j’agite les doigts, pour lui dire bonjour. Et mon prénom. Ouais, j’étais plus intéressé par me la faire que par le reste, mais elle avait trouvé ça cool que je fasse l’effort d’apprendre quelques trucs. J’ai retenu que ça et, le pire, c’est que je sais même pas si ça servira à quelque chose. Ca se trouve, il cause juste pas parce qu’il est traumatisé. Qui ne l’est pas de toute façon ?

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Sam 9 Déc - 15:49



Le Renard était des plus irrités, pour ne pas dire plus. Le gamin s’était effroyablement joué de lui en se faisant passer pour une créature mourante et incapable de fuir. Et lui qui se targuait d’être un esprit supérieur et d’être plus malin que tout le monde s’était honteusement fait piéger par un sale môme tellement débile qu’il ne savait pas parler. Voila ce qui arrive aux sentimentaux. Il s’était laissé amadoué par son instinct de père en allant même jusqu’à lui permettre de dormir hors du coffre. Et comment le remerciait il ? En prenant la poudre d’escampette à la première occasion. Quand il allait le retrouver, il allait lui tanner la peau à le dégouter de toutes nouvelles désobéissances. Peter n’était pas seulement son moyen de pression contre Carter et Cornichon, c’était aussi son meilleur public. Joshua avait fini par apprécier de partager ses grandes victoires, comme les plus modestes, avec ce spectateur attentif à défaut d’être bavard. Il ne comptait donc pas repartir sans l’avoir retrouvé, mort au vif. Même s’il avait une préférence pour le vif, s’il avait eu la mauvaise idée de mourir en route, et bien, il trouverait certainement beaucoup de moyens ingénieux pour renvoyer son cadavre en petit morceaux à Carter de la façon la plus culpabilisante qui soit. En attendant les recherches le menaient directement à des habitations non loin de là où était la voiture et le gosse avant qu’il ne s’absente. Vu l’état de faiblesse du chiard il n’avait guère pu aller plus loin. Il allait donc devoir les inspecter les maisons une à une. La première était verrouillée et le Renard avait bien compris que Peter était né dans une famille de bourges où l’on n’apprend pas à savoir se débrouiller ou encaisser. Il ne pouvait que se féliciter d’avoir été un père attentif à l’éducation de ses propres enfants qui, au moins, savaient tous ouvrir une porte fermée à clé et recevoir quelques baffes sans chialer. Il passa donc immédiatement à la seconde dont la porte se comporta comme une fille de joies en manque dans un bar à bikers.

Il n’eut même pas à entrer pour découvrir l’objet de ses recherches. Peter était là avec une punkette rose accroupit devant lui. Si dans un premier temps il planifiait déjà comment mettre hors d’état de nuire le plumeau rose pour s’amuser un peu avec quand le gosse serait de retour dans le coffre, il nota très rapidement la présence, plus gênante, d’un homme à coté d’eux. Y ‘avait-il d’autres personnes ici ? Le Renard n’était pas connu pour son courage, c’était un sadique dément mais il ne s’attaquait qu’aux personnes qu’ils estimaient plus faibles que lui, rarement de front et jamais quand ils étaient en supériorité numérique. Heureusement pour lui, il était des plus prompts pour échafauder rapidement de nouvelles tactiques. Sans laisser de temps aux deux adultes d’imaginer le déroulement de ses pensées, il prit le masque du soulagement le plus absolument avant de se laisser tomber à genoux en face de Peter. Il l’attrapa avec l’avidité d’une vieille tante en manque de visite et le serra dans ses bras s’assurant qu’il ne risquait pas de lui fausser compagnie cette fois. Ce qui était merveilleux avec ce gosse, c’est qu’à aucun moment il ne craignait qu’il ait eu le temps de leur raconter quoique ce soit. S’il avait su à quel point s’était reposant un morveux muet, il aurait fait ligaturer les cordes vocales des siens à la naissance. « Peter… j’ai eu si peur… .» Il y avait des tremolos parfaitement interprétés dans sa voix. On aurait vraiment pu penser qu’il était rassuré de retrouver le petit sain et sauf. Il regardera les deux intrus avec intensité, masquant ainsi le fait qu’il était surtout en train de soupeser leur dangerosité pour voir s’ils les laissaient, ou non, en vie. « Merci, qui que vous soyez, que Dieu vous bénisse d’avoir retrouvé mon petit fils. » Il se redressa en tenant fermement la main de son soi-disant petit fils. « Le petit n’a plus toute sa tête depuis que mon fils et ma belle-fille… » Il fit une pause pleine d’émotions durant laquelle il poussa le trait jusqu’à presque verser une larme. «… ne sont plus. » Après un regard sur le gosse, plein de cet empathie gerbante qui plait aux gens normaux, le Renard regardera bien en face les empêcheurs de kidnapper en rond.  Il leur tendit la main de la façon la plus amicale et bienveillante possible. «Peter est tout ce qui me reste. Je m’appelle Joe, et je ne sais vraiment pas comment vous remercier, vous et vos éventuels amis... On a été attaqué par des mort et au lieu de rester caché dans la voiture, il a dû paniquer et fuir. » Il essaya de poser un regard attendrit sur Peter tout en lui écrasant la main afin que le môme comprenne bien la situation. « La voiture nous attends mon petit, j’ai tué tout ce qui était dangereux pour nous et tu sais bien que pour toi je le referais encore. » Cette petite phrase pleine de tendresses pour ceux ou celles qui ne savaient pas toute l’histoire était clairement un message des plus menaçants vers celui qui n’était prêt de quitter le coffre.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 10 Déc - 22:00
Malgré la panique de Peter, la patience et la douceur de la dame aux cheveux roses avait quelque chose d’apaisant. S’il avait eu peur quand son renardeau était parti dire bonjour au Monsieur, sa réaction l’avait un peu rassuré. Il ne l’avait pas tapé. Peut-être étaient-ils des gentils finalement ? Une denrée rare aux yeux de l’enfant depuis ces deux ans d’errances à découvrir que la noirceur humaine pouvait toujours être pire que ce qu’il était capable d’imaginer.

Pourtant l’instant était grave. S’ils étaient vraiment du coté des gentils, alors ils étaient autant en danger que lui. Le vilain monsieur tuait tout le monde, surtout les gentils, et en particulier les femmes. Il fallait qu’il les prévienne coute que coute. Mais, visiblement, soit il n’était pas doué en mine, soit les autres ne faisaient pas d’efforts. La dame se mit à poser des questions et quand elle lui demanda s’il n’était pas tout seul, il agita vivement la tête. Oui !!!! C’était ça !!!! Il n’était pas seul !!! Renarde et lui venait de s’échapper de chez un ogre encore plus abominable que dans les contes !!!!

Il tenait quelque chose mais son cerveau se court-circuita quand la jeune femme lui présenta… une friandise !!!!! Il n’en avait pas vu depuis des mois, voir depuis presque deux ans. Et, même si Peter était un survivant avec la mort aux trousses, il n’en restait pas moins un enfant affamé de 10 ans qui avait toujours aimé les bonbons. Son ventre, vide depuis trop de temps d’avoir refuser de manger avec le vilain monsieur, poussa un rugissement sonore qui lui fit bien honte. Il était plus rouge qu’une tomate quand il accepta, timidement d’en prendre un qui disparut très vite dans sa bouche. Il fit une grimace en ressentant son acidité mais il pensa à remercier de la tête ce cadeau, parce que, mine de rien, son papy et sa mamie l’avaient bien élevé.

Il avait encore le bonbon en bouche quand elle lui proposa de l’aide, il se mit juste à fondre en larme en faisant oui de la tête. Oui il voulait désespérément qu’on le sorte de là, que le cauchemar se finisse. Il n’en pouvait plus, il était a bout…

Le Monsieur lui proposa un calepin. Ouiiii ouiiii c’était ça qui lui fallait !!!! Un calepin et vite !!! Mais, au lieu de lui donner il commença à faire des trucs avec ses mains. Merde… il allait lui faire apparaitre une pièce avant le calepin ? Peter franca les sourcils avant de comprendre qu’il essayait de lui parler avec le fameux langage des signes. Ça devait être bien pratique de savoir parler avec les mains, pas que pour le time’s up. Le hic c’est que Peter n’en avait jamais appris les rudiments. Il se contenta donc d’essayer de hausser les épaules dans un signe d’incompréhension quand la porte s’ouvrit et le fit sursauter. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il reconnut le diable qu’il fuyait. Il l’avait retrouvé, il était tous en danger !!!

Il se glaça quand le vilain monsieur le pris dans ses bras et commença une de ses mises en scène affreuses.  A chaque mot, chaque mimique, Peter se raidissait un peu plus craignant le massacre à venir. Il baissa les yeux horrifiés par la situation et priant muettement Dieu de sauver ces gens et de le laisser tranquille. Il hésita à essayer de leur faire signe que le vilain monsieur était le diable, mais il avait trop peur qu’ils se fassent tuer avant de comprendre. Il resta donc a regarder ses pieds en essayant de ne pas pleurer, sa main prisonnière dans celle de son bourreau.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 20 Déc - 21:08
Je sais pas trop si je suis soulagée de trouver une maison, ou du moins que le gosse nous tombe dessus, ou pas. Déjà parce qu’avec Luke, c’est toujours bizarre et tendu, et que ça évite de se perdre en digression et que ça ne parte en cacahuète. Et puis, parce que le môme en question a l’air d’avoir sacrément besoin d’aide. Et on peut pas laisser quelqu’un comme ça, pas vrai ? Si on avait pas été là, il aurait fait quoi ? Je sais bien que ça fait deux ans pour lui aussi, mais vu sa tête, c’est pas sûr qu’il tienne bien longtemps. Et puis, c’est un môme… et un renard. Oui, c’est un détail important, le gamin semble y tenir, la bestiole est curieuse et pas apeurée comme lui, et ça détourne un peu l’attention. J’essaie tant bien que mal de me montrer douce et patiente, et ça marche pas trop mal malgré la nervosité du petit qui tente de nous expliquer sans grand succès.
J’esquisse un sourire à l’attention de Luke quand il prend un peu le relai et essaie à son tour d’être sympa. De quoi écrire, ça c’est une idée qu’elle est bonne en plus. Comme quoi, il sert parfois. Et mine de rien, on arrive un peu à comprendre, réussissant à lui faire dire, façon de parler, qu’il n’était pas seul et que ça semblait le terrifier plus que le contraire. Bon, il semble plus vraiment nous écouter dans l’immédiat, tout absorbé qu’il est par le bonbon. Et merde, ça me fait encore plus mal au cœur bizarrement. Je lui souris quand il fait un signe de tête.

« L’écoute pas, j’en donne de temps en temps. Pour les anniversaires. Ou Noël. Les grandes occasions quoi. »

Quoique si, il écoute puisqu’il semble apprécier autant que moi l’idée d’écrire. Sauf qu’avoir eu une idée a visiblement cramé le cerveau du simplet, qui s’amuse à essayer de parler en langage des signes. Une copine mon cul oui. Je me crispe un peu et secoue la tête. Ouais, je m’en fous, etc, etc. Et le gamin ne pige rien, évidemment. Même s’il est tout aussi évident qu’il a besoin, et désire, de l’aide.

Et si je relève les yeux quand la porte claque, sursautant en même temps que le petit, je ne bouge pas, en dehors de ma main qui va se poser sur la batte. Je sens Luke qui se relève derrière moi, et je peux même dire qu’il a ressorti son flingue. Le cœur battant, je fixe le nouvel arrivant, bien vivant, et je relâche ma batte. Non pas que je lui fasse confiance, mais ça sert à rien, y a Luke à côté. Et mon regard se pose à nouveau sur le môme, alors que j’écoute distraitement le vieux se lancer dans une diatribe de grand-père digne des films des années 50. Et clairement, il est carrément bon. Sauf que le môme est totalement pétrifié. Et qu’il en fait un peu trop, même si je saurais pas mettre le doigt dessus alors qu’il reprend de plus belle. Enfin si, moi, j’aurais dézingué le môme avant de le prendre dans mes bras déjà. Et la larme peut-être. J’espère que ça fait moins bizarre quand c’est moi que chez lui, sinon, ce serait moche. Enfin, déjà, moi j’ai la carrure et la bouille qui s’y prête... Et le gamin qui nous regarde même plus…
Je cligne des yeux et les relève vers Joe donc et esquisse un sourire soulagé.

« Je suis heureuse de savoir qu’il n’est pas seul, on s’est inquiétés en le trouvant. Et ne vous inquiétez pas, on a… des amis qui font le tour des maisons à côté, même s’il y a des morts, on ne risque rien ici. » Je me relève et fixe Joe, un mince sourire embarrassé aux lèvres, avant de lui serrer la main, tels des gens bien trop civilisés. « Moi, c’est Jessie, lui c’est Walter. Je crois que ses parents l’aimaient pas trop… » Je regarde le môme et tente de capter son regard. « Peter ? C’est joli comme prénom. » Je lui tends le paquet de bonbons. « Tiens, c’est pour toi, je t’ai dit qu’on ferait ce qu’on peut, pas vrai ? » Qu’on t’aiderait. Je soupire et secoue la tête, reportant mon attention sur Joe, les sourcils un peu froncés. « Désolée pour votre famille… On se disait qu’on allait s’occuper de lui, si on retrouvait pas ceux avec qui il était… un enfant tout seul, c’est juste pas possible hein ? Vous êtes que tous les deux du coup ? Ça a dû être difficile… ça doit être difficile… Heureusement que vous êtes là pour lui. »

Et non, je fais pas la sottise de me rapprocher plus que nécessaire, ni d’être sur la ligne de tir de Luke. Juste au cas où.
… Mais quand même, j’aimerais bien que le môme ait l’air soulagé, à défaut d’heureux… et plutôt que tétanisé.



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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Jeu 21 Déc - 15:06
Depuis le début de toute cette histoire, y a que cinq personnes en qui j’ai confiance. C’est déjà énorme je trouve et du coup, je me méfie sacrément du reste du monde. Certes, ça représente plus tant de gens que ça, je sais bien. Et on a pas trop eu l’occasion de croiser des gros groupes. De temps en temps, des gens un peu tous seuls qu’on a vus de loin. Mine de rien, être six, dont trois mecs, ça aide à être relativement tranquille. Tout ça pour dire que, si j’ai pas de souci à faire confiance au môme, ou en tout cas à laisser Kennedy s’en approcher sans le braquer, ça change direct quand je vois le type entrer dans la pièce. Au premier abord, je pense à un traquenard avec le gamin comme appât. Ce serait pas déconnant. Alors, forcément, j’ai sorti mon flingue et défait la sécurité, le regard sagement posé sur mon arme, tout en écoutant… Joe donc. Quel nom de merde. Même moi j’aurais fait mieux. Du coup, je dis pas grand-chose, même si je peux pas m’empêcher de voir que le gamin qui commençait à s’ouvrir un peu a l’air d’un coup totalement figé. C’est pas bon signe ça. Je fronce les sourcils et je souffle, pensif. « Quelle idée de laisser son môme tout seul dans la bagnole ? Si vous mourrez il fera quoi ? Désolé pour votre fils en tout cas. » Ouais, ouais, tout le monde a perdu quelqu’un d’important dans cette histoire. Bon, pas nous. Pas trop en tout cas. Ou alors, on est pas au courant.

Et autant j’aurais pu les laisser se tirer, autant le ton hyper poli de Kenny m’alerte un peu. Du coup, je me rapproche de la batte aussi, au cas où, sans bien savoir pourquoi, le flingue toujours braqué dans leur direction. J’ai un bref regard en direction du renard et je hoche distraitement la tête avant de souffler, sur le même ton qu’elle. « Jessie a raison. On allait pas laisser le gamin tout seul quand même, ça se fait pas. Il avait l’air tout paumé. Il a dû croire que vous étiez mort pour être dans un état pareil. » Je relève qu’elle a indiqué qu’on était pas tous seuls, ce qui est plus ou moins vrai, les autres n’étant pas non plus au bout du monde, ils sont pas là mais ça veut bien dire quand même qu’elle a aucune confiance en ce type. J’ai quand même hoché la tête, pour approuver ses propos, gardant un masque plutôt neutre pour le coup. Et je laisse échapper un bref sifflement avant de lâcher, d’un ton tranquille. « Hep, p’tit ! Peter donc ! Ça va aller ? » Bon, peu probable qu’il s’exprime vraiment mais peut-être que Kennedy saura déceler un truc. Elle est hyper balèze pour ce genre de trucs. Même si elle a jamais été foutue de voir que j’étais amoureux d’elle mais ça, c’est un détail. Du coup, j’avoue que je sais pas trop quoi faire. Y a une part de moi qui me souffle que c’est pas notre problème, qu’on a assez de merdes à gérer comme ça et l’autre, qui voit ce gamin paumé et qui que Kennedy a un comportement trop sympa pour être totalement honnête. Donc j’inspire, mon regard rivé sur le fameux Joe, attendant de voir ce qui se passe.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 27 Déc - 8:55
Le Renard n’avait pas survécu aussi longtemps sans avoir cet instinct de sentir quand le vent tournait. Et la petite brise qu’il humait dans cette maison n’était pas des plus clémentes. Le ton avait beau être aimable, il n’était pas naïf au point d’imaginer qu’il était le seul à savoir mentir dans ce bas monde. Le plumeau rose semblait plus réceptif a l’histoire de famille, elle restait un peu trop loin de la matraque pour une prise d’otage en bonne et due forme. D’ailleurs, elle ne s’attarda pas assez dans cette poignée de main et retournera bien rapidement à ses essais pour capter l’attention du vermisseau muet. Mais ce qui inquiétait le plus Joshua était « les fameux amis ». Il n’avait aucun moyen d’en être certain de cette information. La façon dont il les avait surpris laissait à penser que ces gens n’étaient pas assez sur leur garde, ce qui donnait crédit au fait qu’ils puissent être plus de deux. C’était bien sa chance de se faire avoir, comme un amateur, d’abord par un idiot incapable de parler, puis par des gens assez idiots pour gaspiller des sucreries avec des inconnus. Il aurait dû s’assurer qu’il n’y avait pas d’autre groupe avant de s’engager dans les recherche du chiard. Le type présent avait beau ne pas le tenir en joue, il n’avait pas rangé son arme pour autant. Les questions de la punk étaient naturelles mais bien orientées. Du genre : « combien vous êtes dans votre armure ». La réponse était : « pas assez » si on tenait compte des « amis » invisibles ainsi que du Walter pas souriant et armé a coté d’eux. Le Renard fit un effort pour sourire avec reconnaissance et ne pas vomir devant l’étalage de « on ne laisserais pas un gosse crever ». Il en avait marre de ces beaux discours bien-pensants. S’il avait eu le temps (et la certitude qu’ils n’étaient que deux) il les aurait mis dans une situation où, entre leur survie (et surtout l’arrêt de leurs souffrances), et la vie du môme, ils n’auraient pas hésiter bien longtemps. Finalement, il était un peu un docteur qui guérissait les gens de leur hypocrisie. Qui aurait envie de risquer de crever pour un gamin sans avoir un intérêt derrière, du genre faire chanter Carter ? Joshua les regarda un peu mieux en se demandant s’il n’avait pas loupé des amis de Fort Hope dans ses séances d’espionnage, mais non, franchement, non, les cheveux roses… il n’aurait pas pu manquer cette singularité. « Walter, je ne dis pas que vous avez tort, mais j’ai estimé plus prudent de le laisser seul en sécurité que de l’emmener où il pouvait se faire dévorer, quel grand père prendrait un tel risque pour la pupille de ses yeux ? ». Tout en parlant il esquissa un pas vers la porte trainant avec lui la larve qui allait passer un sale quart d’heure pour lui avoir fait vivre cette situation de replis stratégique. « Je ne vais pas vous accaparer plus longtemps, encore un grand merci a vous pour votre sauvetage, mais nous devons prendre la route. Tu viens Peter ? ». Le gamin ne réagissant pas assez vite a son gout, le Renard le pris dans ses bras, une belle image du grand père attentif masquant le fait qu’il venait de se trouver un bouclier humain si le type comptait lui tirer dessus.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mer 27 Déc - 21:52
Peter était juste pétrifié et horrifié par la scène qui se jouait dans cette maison. Il était tendu craignant à chaque moment le petit déclic qui ferait que tout partirait dans une des boucheries affreuses qu’affectionnait tant son geôlier. Il ne voulait plus voir ça, il ne voulait plus vivre ça, il voulait que ça s’arrête d’une façon ou d’une autre.

Il ne savait pas quoi faire pour sauver ces gens. Il était aux bords des larmes, il aurait pu parler il leur aurait hurlé de fuir le plus vite possible. Il se retint de sangloter bruyamment, il se contenta d’un peu plus regarder ses pieds en laissant ses larmes couler dans ce silence qui était le sien depuis trop longtemps.

Il fronça les sourcils quand la gentille dame se présenta, elle et son compagnon. Ce n’était pas les noms qu’elle avait lui avait dits. Il osa à peine relever le nez. Peut-être avait-elle compris la situation ? Oui peut être qu’il n’était pas si nul que ça en mime ou qu’elle était super forte ? Les deux n’étant pas si incompatibles que ça. Sauf que Peter savait que le vieux monsieur gagnait toujours contre les gentils. Il fallait qu’elle courre avec son ami.

Il sentit la main de son bourreau légèrement se contracter et devina que, lui aussi, avait flairé l’empapaoutage. Cela le fit paniquer encore plus. Il osa à peine toucher le paquet de délicieux bonbons qui piquent que la gentille dame voulait lui donner. Il se risqua néanmoins à croiser son regard et essaya, des yeux, de lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle parte vite, qu’il y avait danger. Il ne pouvait pas faire plus sans risquer de déclencher les hostilités.

Il ne respira plus quand le gentil monsieur lui demanda si ça allait aller. Peter n’était pas convaincu que cela pouvait bien aller. Maintenant la vraie question était de savoir si ca allait mal se passer juste pour lui ou si cela serait compliqué pour tous les trois. Il se raidit quand son bourreau le pris dans ses bras. Il n’eut même pas le réflexe de s’accrocher a lui tellement cet homme le répugnait. Au moins, il semblait vouloir partir avec juste lui. C’était déjà ça.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 29 Déc - 20:07
Je sais que je suis pas la mieux placée pour faire des remarques quant aux dangers potentiels – ah, je me ris du danger ! me ferait une superbe devise – surtout quand je suis seule dans l’histoire, mais ça change un peu quand je ne suis pas la seule concernée. J’ai une tonne de défauts de merde, qui sont encore pire dans un monde comme celui-ci, genre le côté irréfléchi ou borné ou casse-cou, faites votre choix, mais au milieu de toutes ces potentielles mises en danger, j’ai aussi quelques qualités ou aptitudes du moins. Un léger instinct de survie, bien caché, et un autre plus marqué de protection. Même si je suis potentiellement la plus faible oui. Et je me débrouille un peu pour flairer les arnaques. Or là, pas besoin d’être une flèche pour voir qui y a un truc qui pèche. Même sans l’attitude cheloue du vieux, rien que de voir le gamin se figer et se renfermer encore plus suffirait à n’importe qui pour se dire qu’il y a baleine sous gravier. Enfin, perso, je trouve ça un peu flagrant.
Je les regarde à tour de rôle, un mince sourire aux lèvres, toute contente que le grand-père ait retrouvé son gosse, avant de dévisager le gamin un peu plus longtemps quand Peter ose enfin me regarder. Okay. Je lui fais un clin d’oeil et lui ébouriffe les cheveux. Je sais, il a l’air plus que paniqué et horrifié et je suis pas certaine que Luke ait vu lui. Et je sais, ça pourrait être une connerie ou quoi, mais cette peur viscérale dans ses yeux… Au moins, Luke a pigé qu’un truc clochait, c’est toujours ça.

« Ca a l’air d’être un chouette môme… et ça a dû être encore plus difficile à son âge. Quoique les gosses s’adaptent vite, mais les morts tout ça… et perdre ses parents comme ça… »

J’ai une moue désolé et je soupire doucement. Okay. Réfléchis Kenny, trouve un truc. Je les suis des yeux, quand Joe recule, la main du môme dans la sienne, alors qu’il s’explique avec Luke, sans avoir répondu à mes questions. Réfléchis plus vite que ça. On peut pas le laisser partir, pas si le môme a peur de lui, et même si on le connaît pas oui. Ça se fait pas c’est tout. J’attrape le renardeau avant de regarder Joe qui a pris Peter dans ses bras. Quoiqu’une poupée de chiffon aurait eu plus de réactions.

« Vous savez où vous allez ? Vous connaissez un endroit sûr ? » Je regarde Luke, avant de reporter un regard plein d’espoir sur Joe. « On est pas… on est des gens biens, si ça a encore un sens. Si vous allez quelque part, enfin, si c’est un endroit sûr… peut-être… on pourrait vous accompagner ? On mettrait pas longtemps à rassembler tout le monde et on est tous doués pour des trucs. Je me débrouille pour le pistage et Walter est bon tireur, les autres c’est pareil, on pourrait aider… si jamais… enfin… si vous vouliez... » J’ai une moue penaude avant de baisser la tête. « Mais vous nous connaissez pas. On peut difficilement faire confiance, surtout avec un enfant à charge… On pourrait se retrouver quelque part, plus tard, si vous êtes d’accord, si vous avez un groupe… » Je soupire et esquisse un sourire triste alors que des larmes me montent aux yeux. « Je peux… lui dire au revoir ? Je… j’avais un petit frère, il était plus vieux je crois, mais… enfin… s’il vous plait ? Je sais que… Juste un… câlin ? Et je lui rends son ami en même temps, il serait triste sans lui. Enfin je...Juste 30 secondes ? »

Le renard dans un bras, je fixe Joe d’un air désolé et perdu. Le pire dans tout ça, c’est que j’ai même pas trop à me forcer.
… Et si ça marche pas ? Je sais pas, on avisera.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Dim 7 Jan - 17:31
Mouais, ça sent pas terrible tout ça.  Mais, au final, y a tellement de trucs qui sentent pas bons qu'à la longue, on finit par plus vraiment faire gaffe. Faut dire qu'en ayant survécu deux ans, il s'en passe des trucs. Et le pire, c'est qu'on s'habitue à tout. Même si je trouve ce type louche, si mon instinct me souffle, presque aussi fort que le regard de Kennedy, qu'il est pas net, c'est pas forcément le cas. Enfin si, ça peut, mais qui n'a pas un pet au casque depuis le temps ? Et ça veut rien dire au final, si ça se trouve, il sait juste pas trop y faire. Faut dire que, si son histoire est vraie, à sa place, moi aussi j'aurais du mal à gérer. J'arque un sourcil aux propos du grand-père et je hausse une épaule, pas vraiment convaincu. "Possible. Moi je sais que je quitte jamais les miens des yeux. Ou alors quand je sais qu'ils sont surveillés par d'autres. Question de survie." Je perds rien du manège de Kennedy. Même si on est plus aussi proches qu'avant, je la connais encore suffisamment pour savoir qu'elle cogite à 100 à l'heure.

Le gamin réagit pas vraiment à ma question alors que le vieux le prend dans ses bras. Difficile de savoir si c'est parce qu'il est traumatisé, comme il l'a dit, ou si c'est autre chose. Et une part de moi me souffle que c'est pas vraiment mon problème. Ce qui 'importe réellement c'est la punkette aux cheveux roses que j'ai sous les yeux. Donc, forcément, je range pas mon flingue et je reste tendu, aux aguets, même si je hoche la tête à ses propos. "Jessie a raison. On est un groupe important, on est plutôt doués dans ce qu'on fait et, surtout, on est… des gens biens donc. Disons qu'on discute toujours avant de tirer, un minimum de courtoisie quoi." Je lui décoche un large sourire avant de renifler au reste des propos de Kennedy. "On peut se retrouver plus tard ouais, ça serait pas un souci pour nous." Et je vois les larmes dans ses yeux. Si c'est du pipeau, elle est quand même impressionnante. Et, quand elle demande à lui faire un câlin, dans le doute, j'ôte doucement la sécurité de mon flingue. Je le braque toujours sur personne mais je profite qu'elle parle et qu'elle capte l'attention du vieux et du gamin, essayant vaguement de piger pourquoi elle veut faire ça. J'ai à peu près un milliard de possibilités qui se bousculent mais je souffle quand même, histoire de ramener Kennedy à la réalité, au cas où elle aurait oublié. "On va pas trop tarder non plus Jessie. Ils vont commencer à s'inquiéter." Parce que je trainerais pas dans le coin avec un type comme lui dans les parages. Qui ne nous dit pas qu'ils sont pas plusieurs comme ça et que le gamin a pas été envoyé là pour détourner notre attention ? Ouais, je sais, je suis un peu en train de virer parano ces derniers temps mais n'importe qui le serait au bout de tellement de temps à survivre. Heureusement qu'on est pas tous seuls en tout cas, c'est tout ce que j'arrive à retenir.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Ven 12 Jan - 16:55

Le Renard était souriant et semblait calme, pourtant, tous les voyants étaient au rouge dans son crâne. Non pas qu’il n’avalait pas ces niaiseries de personnes se sentant concernées par des inconnus, ou qu’il ne soit pas convaincu de la capacité du plumeau rose de se balader avec un panneau Fee Hug dans une convention sur le conflit Israélo Palestine. Pourtant, il y avait derrière les masques et les paroles onctueuses et bienveillantes, tous les petits signes que le vent était en train de se lever étaient là. Oublier le renardeau du gosse avait certainement été l’erreur de trop du jour. Et que le chiard n’ose même pas le réclamer ne devait pas arranger les choses. Avec l’œil d’un professionnel avisé, il avait déjà soupesé les armes et ses adversaires. Le type avec son flingue pouvait être un problème, mais s’il prenait Pinklady comme bouclier il était prêt à parier qu’il n’oserait pas tirer. Ce qui le coinçait plus résultait surtout de l’incertitude sur cette histoire de groupe. Il n’allait pas sous-estimer ses adversaires en ayant la bêtise de penser qu’aucun autre pécore n’avait réussi à se regrouper dans Detroit hormis les idiots du laboratoire et ceux de Cartercity. Il essaya de suivre les multiples questions tout en gardant les idées claires et en restant sur ses gardes. « Mademoiselle Jessy, j’espère que vous ne vous formaliserez pas, malgré toute ma gratitude, je suis encore trop émotionné pour me résoudre à vous "prêter" Peter, même pour un câlin. Regardez, j’en tremble encore. » Simuler une émotion était un jeu d’enfant pour un baratineur professionnel, se servir de cette occasion pour justifier un mouvement, même minime était un coup de maitre. Car, se faisant, le plumeau se retrouvait dans l’axe entre Walter et lui. Pour éviter des méfiances qui auraient, pourtant été aussi légitimes qu’utiles, le Renard continua ses palabres. Il était important de noyer ce que le non verbal suggérait dans un flot de mots, plus facile a user pour manipuler les esprits. Il avait toujours le muet dans les bras mais, il le tenait que d’une main. L’autre était sciemment libérée pour montrer les fameux tremblements d’émotions. « Vous parlez comme si vous saviez ce qu’était l’inquiétude d’un parent. Dois-je en conclure que vous avez des enfants tous les deux ? Vous avez l’air si jeunes. Peut être que cela serait bon pour mon petit Peter de rencontrer d’autres petits, il serait peut-être possible de rencontrer vos amis et de quémander l’hospitalité ? ». Sa main de prestidigitateur était redescendue en même temps qu’il proposait l’idée de venir dans leur groupe. Ses doigts se posèrent sur la matraque électrique, et d’un mouvement il l’a sortie prêt donner un coup au plumeau, il ne lui resterait plus que le Rambo anorexique a maitriser et on verrait bien s’ils étaient seuls ou nom.



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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Sam 13 Jan - 13:37
Peter était tendu a l’extrême, et, a chaque seconde qui passait, il découvrait qu’il pouvait l’être encore plus. C’était un peu comme dans ces films où l’on savait qu’il allait se passer quelques choses. La musique stridente, le cadrage lent, les lumières…. Tout disait « vous allez sursauter », mais, malgré le fait que les spectateurs s’y attendaient, ils arrivaient encore à être surpris. Et bien là, c’était pareil, sauf qu’ici, ce n’était pas un petit sursaut qui allait se produire mais bien un bain de sang.

Peter avait beau espérer, prier, il avait l’impression d’être sur un toboggan et que, quoiqu’il puisse faire, la descente était inévitable. De l’espoir ? Oui il en avait malgré ce qu’il savait de son bourreau. Mais il restait mince, plusieurs grandes personnes s’étaient attaquées au vilain monsieur, certes aucune qui avait prêté de l’intérêt a sa petite personne autant que Kennedy et Luke, ou Jessy et Walter. Ils avaient tous fini de la pire des façons. Le vilain avait une arme affreuse, un bâton qui envoyait de l’électricité au point que les gens ne savaient plus bouger et ensuite… ensuite….

Peter essayait d’oublier la suite. Même s’il avait toujours eu beaucoup d’imaginations, il n’aurait jamais pu envisager autant de choses affreuses et de sadismes. Cela dépassait tout bon sens de s’acharner a vouloir faire aussi mal aux autres et encore plus a obliger un petit garçon a regarder. Les explications affreuses qu’il donnait calmement quand il faisait ses abominations hanterait a jamais Peter.

Il ne voulait vraiment pas que ca arrive a ces gens qui lui avait parlé gentiment et lui avait donné des bonbons. Quand la gentille dame demanda un câlin et parla de leur groupe Peter essaya de lui faire un « non » de la tête discret mes nerveux. Il ne fallait pas qu’elle s’approche !!! Il ne fallait pas donner l’adresse d’autres gens !!! Ils ne comprenaient pas !! Il allait aller les tuer, tous pour les voler ou juste parce que ca lui faisait plaisir de faire ça !!!

Joshua se rapprocha d’elle sans que Peter ne sache quoi faire. Il savait, il devinait… il l’avait vu tant de fois faire. Le vilain monsieur n’allait pas partir gentiment, il allait les tuer !!! Comme au ralenti il vit la main de celui qui était devenu un monstre a ses yeux se poser sur l’affreuse matraque. Peter essaye de crier un « attention » muet avant de se basculer en avant et d’encaisser la décharge électrique à la place de la dame.

La douleur fut terrible, comme si tout son corps était parcouru de millier aiguilles. Il resta, au sol, le corps parcouru de spasmes électriques. Sa dernière pensée avant de s’évanouir était l’espoir d’avoir, peut-être, enfin réussi à sauver quelqu’un.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mar 23 Jan - 19:44
Note à moi-même : ne pas chercher des plans à la con à l’arrache, d’autant plus sans savoir à qui on a affaire. Déjà, je suis visiblement pas super douée pour réfléchir sous pression, pas quand je suis pas la seule à risquer quelque chose en tout cas c’est clair. Enfin, en l’occurrence, les options étant plutôt limitées, j’y peux pas forcément grand-chose non plus en fait. Et puis, parce qu’on sait pas comment les gens pensent et réagissent, encore moins maintenant qu’avant, même s’ils ont l’air de gentils, et louches, grands-pères.
Sans parler que je sens bien Luke qui s’impatiente un peu dans mon dos. Je me doute qu’il trouve ça suspect aussi, mais qu’au final, il s’en fout un peu. Non, c’est même pas pour être méchante pour le coup, c’est juste qu’on le connaît pas le môme, et c’est pareil de mon côté au final, à choisir entre lui et quelqu’un que j’ai rencontré il y a 5 minutes… Pourtant, il me suit et en rajoute un peu, alors qu’il doit pas trop piger mon cinéma. Mais je vois pas trop quoi faire d’autre. J’ai beau dire, je m’en voudrais à mort si je les laisse partir comme ça, avec le gamin dans cet état, alors j’essaie de les retenir tant bien que mal. Et si je peux attraper le gamin, s’il veut pas partir, alors peut-être que… ouais, beaucoup de si et de peut-être je sais bien, mais comme dit, en le voyant partir, c’est la seule idée crédible et possible qui me soit venue. Je ferais mieux la prochaine fois ouais…

J’inspire pourtant quand Luke me rappelle patiemment à l’ordre. Message compris. Je hoche la tête sans rien dire, la gorge serrée, alors que Joe se lance dans une nouvelle diatribe. Et peut-être, peut-être qu’il dit vrai, même si je plussoie Luke, on quitte pas les gens qu’on aime des yeux, surtout un gamin sans défense, mais… Je fronce un peu les sourcils quand il demande si on a des enfants - j’ai une gueule à avoir un môme ? - et je suis assez surprise par sa question pour me retrouver silencieuse une seconde. Je devrais pourtant savoir que c’est toujours en sortant le truc le plus improbable qu’on gagne du temps, genre le mec veut clairement se barrer en deux secondes et là, il veut faire connaissance avec les autres. Mais j’ai pas le temps de répondre que je le vois tendre la main vers moi, avec je sais pas quoi dedans. Et j’aurais pas eu le temps de faire grand-chose si Peter ne s’était pas laissé tomber pour se prendre le coup. Je le vois tomber à terre et, honte sur moi, j’ai plus le réflexe de faire un pas en arrière qu’autre chose. Mais l’autre est toujours là. Enfin, pas pour longtemps vu que Luke tire entre nous, plus proche du vieux que de moi même si je sursaute, et lui gueule de se casser. Ce qu’il fait sans attendre cela dit, paie ton courage. Je reste figée une demi-seconde, le renard m’échappant pour aller se planquer sous un meuble, avant de jeter un coup d’œil à Luke et de me précipiter vers le môme. Ma propre respiration ne reprend que lorsque je note la sienne, je soupire en fermant les yeux. Et je regarde de nouveau Luke.

« C’était quoi ? Un genre de taiser ? Il va s’en remettre hein ? Il l’a fait pour me protéger et… On fait quoi maintenant ? Tu crois qu’il va revenir ou on a quelques minutes ? On se barre par derrière ? » J’écarte avec douceur une mèche de cheveux du front de Peter, avant de le prendre dans mes bras, le calant contre moi, avant de me relever. « On le laisse pas. Et faut récupérer le renard… Je peux le prendre, mais faut que tu me le donnes. »

Et je le dévisage, les yeux sans doute un peu trop écarquillés. Non mais ça va, je vais bien. Je gère. A fond.

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MessageSujet: Re: Let's the rainbow rocks   Mar 30 Jan - 15:37
J’aurais dû faire plus attention. Sérieux, j’ai QUE ça à faire quoi, essayer de veiller sur elle. Et ça se voyait que c’était pourri comme situation sérieux. Mais non, je me suis dit, un peu connement, qu’on allait gérer, qu’il pouvait rien nous arriver si on était sur nos gardes. La prochaine fois, je tire et après je discute, ça me parait bien.

Surtout que là, tout s’est précipité. L’autre était en train de nous endormir avec ses belles paroles, j’ai presque cru qu’on pourrait s’en tirer sans dommage. Et le pire dans tout ça ? J’ai même pas le temps de réagir en réalité. Je vois juste le gamin se jeter entre son « grand-père » et Kenny, les yeux écarquillés. Le pauvre gosse se retrouve par terre, totalement KO. Mais du coup, mes réflexes reviennent et je tire entre les jambes du vieux, à ses pieds, juste pour lui montrer que je sais viser. « Tire-toi ou j’hésiterais pas à te flinguer. » Je crois que j’ai gueulé. Je suis pas sûr. Mais je sais juste que ma main ne tremble pas et que s’il fait un seul geste en direction de Kennedy, je le descends sans sourciller. Heureusement pour lui, il se tire sans demander son reste. Je vois ma blonde, pas si blonde et pas si à moi je sais, se précipiter vers le gamin et, vu qu’elle recommence à parler, je suppose qu’il va bien. Ou qu’au moins, il est pas mort. Je reste figé un instant avant de souffler, dans un murmure. « Ça aurait pu être toi… » Et ça, forcément, ça me fait un peu bugger. Du coup, j’écoute pas trop ce qu’elle me raconte et faut que je me concentrer pour reconnecter mes trois pauvres neurones.

Alors je m’approche d’eux et je prends le poignet du gamin pour m’assurer que son pouls est plus ou moins régulier. On dirait que oui. Donc ça pourrait être pire. Je suppose. Mais je lève les yeux vers Kenny et, à sa tête, je réponds, d’un ton tranquille. « C’était un taser oui. Il devrait juste être HS un petit moment mais ça ira. D’accord ? Ca va aller. » Hey, j’ai presque l’air sûr de moi dit donc. J’embrasse doucement Kenny sur le front et j’attrape le gamin que je cale contre moi sans trop de problème. Faut dire qu’il pèse que dalle, même dans les vapes. Je garde mon flingue dans l’autre main et je désigne le coin où le renard s’est planqué. « Récupère-le, on se tire de là avant que l’autre taré revienne avec des copains. » Avec le gamin ? On dirait bien oui. On peut pas le laisser comme ça, surtout qu’il vient un peu de nous sauver la mise d’une certaine façon. Il a pris pour Kennedy. Et on avisera de la suite des évènements plus tard. Ouais plus tard c’est bien ça.

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