Requiem pour un massacre



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I walk a lonely road
Malorie Erikson
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I walk a lonely road
Sam 16 Sep - 22:43

Depuis le mois de juillet dernier Malou ne vivait plus qu'avec ses souvenirs comme si tout ce qui s'était passé après son départ de Seattle n'était qu'une parenthèse avant de mourir.
Elle avait pourtant tenté plusieurs fois la Grande Faucheuse mais la vie s'accrochait à elle comme une sangsue alors il y avait des jours comme aujourd'hui où elle errait sans but d'un bout à l'autre de la ville avec l'envie de rien, le chagrin dans l'âme et le coeur débordant de fiel contre eux.
Eux... Ceux là même qui avaient détruit son avenir, sa famille, ses amis et l'Amour de sa vie.
Jamais elle ne leur pardonnerait un tel désastre; elle leur ferait payer au centuple cette cruauté et si elle tenait encore debout malgré une silhouette approchant celle des prisonniers de camps de concentration, c'était uniquement grâce ou à cause de cela: la vengeance; une formidable pulsion de vengeance qui décuplait ses forces et annihilait la peur.

Il devait être aux alentours de 14h00, il faisait beau et assez doux aussi décida t-elle de chercher un coin tranquille afin de se poser jusqu'au lendemain.
Quittant Detroit elle se dirigea vers Grosse-Pointe et arrêta le moteur de son ambulance type van, face au lac, sur le parking du port de ce qui fut jadis le yacht-club.
Ce qui restait des bateaux de luxe était dans un sale état mais l'idée lui vint d'aller visiter l'intérieur de plusieurs d'entre-eux; peut-être y aurait-il encore quelques trucs intéressants ?

Elle se pencha vers la boite à gants, en sortit un calendrier qu'elle avait confectionné elle-même, nota au 4 mai 2016:
« Grosse-pointe Yacht-club. 14h00 », attrapa son sac à dos et sortit en prenant soin de fermer la portière à clé.

Il y a quelque temps encore l'endroit devait être beau. A présent l'asphalte était fissuré en maints endroits et la nature avait repris ses droits. Des voitures désossées ou brûlées rouillaient sur place abandonnant au sol des auréoles irisées de pétrole ou noires d'huile de moteur. Ici et là, des taches de sang et autres miasmes rappelaient à la dure réalité.
Enjambant les divers débris accumulés sur le chemin, elle allait s'approcher d'une épave quand elle vit un mangeur d'homme claudiquer à vingt mètres de là.
Elle aurait pu se cacher ou retourner dans son véhicule afin de se protéger mais elle n'était pas d'humeur à laisser passer celui-là, bien au contraire.
Sortant de son sac le rouleau à pâtisserie qui dépassait, elle s'avança vers lui: elle lui ferait sa fête.
L'homme, ou du moins ce qu'il en restait était assez chétif, cela tombait bien. Entendant le bruit de ses pas, il se mit à grommeler et accéléra l'allure, bras en avant, de la même façon que toutes ces saloperies qui polluaient la Terre; elle le laissa venir et quand il fut à sa hauteur elle le contourna à la vitesse de l'éclair, l'attaqua dans le dos avec une prise de krav maga et le fit tomber à terre.

Le mort-vivant tentait de se redresser en râlant comme un damné mais Malou l'en empêcha en lui assenant de violents coups de rouleau sur la tête jusqu'à ce que la boite crânienne explose; s'en était fini de l'immondice mais pas pour la jeune fille.
Prise d'une rage folle elle s'acharna sur ce qui restait d'os et de cervelle jusqu'à aplatir le tout en une crêpe sanguinolente et sans même reprendre son souffle frappa les bras puis les jambes.

Ce qui était au sol ressemblait à un pantin sans tête, désarticulé. Alors, elle se baissa vers lui, arracha les membres brisés de toutes parts et les jeta au loin comme qui lancerait des os à un chien.
D'aucun aurait pu croire que la crise de démence allait s'arrêter là devant ce tronc gisant mais c'était mal connaître les bouffées délirantes que pouvaient provoquer la haine et l'accumulation de souffrances intolérables.
Comme en état second, l'adolescente sortit de la poche de pantalon son rasoir coupe-choux et entreprit de fendre le torse du haut jusqu'en bas avant d'écarter les chairs putréfiées avec ses mains.
Il ne resterait plus rien de l'ennemi, c'est ce qu'elle avait décidé comme ils n'avaient plus laissé grand chose de Nounours qui reposait dans sa tombe à quelques mètres du chalet où ils s'étaient tant aimés, comme il ne restait qu'un souvenir d'Erik son frère chéri et un silence de mort à la place du rire de l'ami Josh.

Des larmes plein les yeux, Malou tirait, arrachait, extirpait les boyaux, le coeur, les reins qu'elle balançait au hasard sur le bitume et quand le ventre fut vide, elle cogna encore sur ce qui restait d'ossements et fini d'éparpiller les résidus à coups de pieds.
Quand le travail fut terminé, elle se dirigea lentement vers une bitte d'amarrage et s'assit, le regard dans le vague posé au bord de l'horizon.
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Buddy Foxx
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Mar 19 Sep - 21:08

Je marchais à grosse pointe, j'avais quitter Détroit il y a deux jours pour chercher ma sœur. Innocente de ce monde, elle devait être quelque part perdu à m'attendre. Était elle encore une porteuse saine ou avait elle rejoint les malades comme tout ces gens? Je sais qu'elle rêvait de venir ici, elle aimait les étendues marin c'était ce qui lui plaisait le plus. Je marchais donc vers ce port rempli de luxueux bateau. On entendait le feu crépitait et il y avait dans ce feu quelque chose de puissant, les voitures était calciné et certaine laisser à l'abandon était guère dans un très bonne état. Je vis un zombie et le fit tomber avec mon bâton avant de continuer ma route.

Soudain je repéra une jeune femme, assez maigre donc elle avait sûrement besoin d'aide et puis je porte toujours ma tenue d'agent du NYPD quand je sors. Le monde a besoin d'homme comme moi qui font respecter la loi. Marchant doucement je fus surpris par ce que je voyais. La jeune femme s'acharnait sur un malade. C'était de la cruauté, sûrement une personne malade dans cet apocalypse, je devais la protéger d'elle même. Je devais pas m'énerver après tous ce rôdeur n'était pas un des amis que je croisais en chemin. Pour l'instant, je ne savais pas assez de cette jeune pour tenter quoi que ce soit de stupide. Alors je la regardais s'acharner sur ce pauvre homme. Un meurtre? Je n'en savais rien mais l'acharnement n'était pas normal.. Tant de gens se mettent à tuer les malades.  De tout temps, on a eu des grippes, le SiDA et jamais personne ne se mettait à tuer les malades. Je me décidais d'aider cette personne saine mais surtout faire en sortes qu'elle arrête ce macabre massacre.

" Mademoiselle vous devriez arrêter je pense que ce malheureux à eu son compte. Que diriez vous de gentilement vous calmez afin qu'on puisse discuter calmement?"

Je reprenais les mêmes termes que lors d'une prise d'otage.. Bon l'otage était mort mais je devais l'empêcher de continuer cette folie. J'avais pas envie de la tuer pour ça. Je ne tuais qu'en extrême recours, elle était juste malade et je devais la ramener au prêt des siens. J'étais triste pour elle, encore une personne rendue folle par ce qu'était devenu ce monde. Certains me disent que c'est moi le fou mais est si fou que ça de vouloir protéger tout les citoyens de ce monde? Je me devais de faire mon devoir même si j'étais incompris de la plupart j'en restais pas moins un être humain comme un autre. Ceux qui n'avaient pas perdu l'esprit et j'en avais trouvé un groupe entier. Je m'approchais doucement d'elle faisant attention au environs, elle était sûrement pas seule dans le coin. Je ne put m'empêcher de regard le corps du malade mort avec un regard désolé. Qu'il repose en paix ce pauvre homme. Tant de violence cela me choquais au plus haut point. L'homme avait donc perdu toute humanité? Il faut dire je juge je juge mais je suis pas mieux. J'ai tué ma femme quand elle était malade, je suis un meurtrier.. Un monstre .. Pardon mon amour .. Pardon!

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Malorie Erikson
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 20 Sep - 20:30

A peine s'était-elle installée qu'un homme sapé comme un flic arriva à sa hauteur.
Il n'y resterait certainement pas longtemps; Malou n'était pas d'humeur à supporter les leçons de moral d'un pseudo représentant de l'ordre dans ce chaos innommable.
Elle se retourna à demi et s'apprêtait à le rembarrer vertement quand elle fut estomaquée par la façon qu'il eut de lui parler.
Jamais encore elle n'avait entendu quelqu'un lui adresser la parole avec autant de retenue; c'était presque comme si elle comptait pour lui alors qu'ils ne se connaissaient pas.
Mais la jeune fille avait appris à cacher ses sentiments. Dans ce monde les émotions passaient pour de la faiblesse et l'on avait vite fait de se faire attaquer pour avoir montré ne serait-ce qu'un léger trouble alors, sans s'émouvoir, d'une voix atone elle répondit:

oui, il a son compte à présent, il n'est plus malheureux et je suis calme.

Sur ces propos, elle fixa quelques instants le trentenaire avec un regard plus froid que l'acier puis se tourna à nouveau vers l'horizon.
L'ex-agent n'avait visiblement pas envie de s'en aller car malgré cette réplique des plus fraîches, il restait là, immobile, comme mal à l'aise et regardait l'immondice avec un air de chien battu.
Excédée, Malou se leva, lui fit face et dit d'un ton tranchant:
on dirait que le sort de ces pourritures t'attriste davantage que celui des humains vivants !
Il t'arrive de poser les yeux sur ce qu'ils ont fait de notre monde ? Ça t'arrive de pleurer quand ils ont mordu l'être le plus cher de toute ta vie ?

Elle laissa un temps de silence puis continua:
Tu le mates, ce tas de barbaque pourrie comme si c'était ton copain mais moi par exemple, tu ne te sens pas choqué d'imaginer que j'ai peut-être tout perdu à cause d'eux ?
Alors tu veux faire quoi maintenant ? Recoudre les morceaux éparpillés ? Ce sera sans moi.


Il était rarissime qu'elle parle autant mais l'homme l'avait énervé. S'il voulait choisir le camps des morts-vivants, il n'avait qu'à se laisser bouffer par l'un d'entre eux pour voir ce que cela faisait.
A la place, il semblait se poser des questions hautement philosophiques sur un problème existentiel qui n'en était vraiment pas un aux yeux de l'adolescente.

Elle se rassit devant le lac et laissa aller son regard vagabonder sur l'eau limpide. Les orbes de Nounours étaient ainsi, bleus et calmes...

Tu veux discuter de quoi au fait ?

Lui demanda t-elle d'un ton absent.
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