(Event #4) Give and take Ft. Robert



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I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 21 Sep 2017 - 6:50

En cette veille d'Apocalypse, troisième du nom depuis son arrivée à Détroit, Louis avait décidé de quitter son repaire près de Mariners Church et de remonter un peu plus haut dans la ville, l'endroit aurait pu être victime d'une montée des eaux et de toute façon il n'était pas certain de pouvoir s'y abriter correctement dedans vu les trous béants en lieu et place des vitraux.
Il avait attendu longtemps dans l'église en espérant que Bess et/ou Elliot montreraient leur petit minois, elles comptaient pour lui et il se faisait un sang d'encre malgré lui, malgré leurs qualités de survivantes... mais force était de constater qu'il n'y aurait pas de passager autre que Rosket dans son RAM 3500.
Pas fan de bouger avec d'ailleurs, il avait galéré pour trouver du carburant et ce monstre était un véritable puits sans fond à cause de son moteur de 500cv, mais ça lui donnait une puissance suffisante pour passer la plupart des petites obstacles en combinaison avec sa garde au sol relevée. Il roulait avec prudence, la bête avait déjà pas mal dégusté avec ses anciens proprios et la fusillade qui avait mis un point final à leur carrière, et même si ce n'était que de la tôle qui avait souffert, le militaire n'avait pas envie d'en rajouter.

Mais comme on le sait, on ne choisit pas toujours ce que l'on veut. Alors qu'il tournait, éclairant la rue de son unique phare droit, le spectacle qui se dévoilait devant lui le déconcerta. Il y avait une douzaine de rôdeurs s'en prenant à un gaillard aux proportions bibliques, Samson moderne il éclatait des crânes à coup de poing pendant que derrière lui des gens se préparaient au cas où ces saletés de cadavres ambulants passeraient le rempart mortel qui se dressait devant eux. Le bâtiment avait l'air sain, logique qu'une petite communauté y ait trouvé refuge. Avec un peu de chance, ce dont il avait parlé avec Elliot...
La réflexion fut de courte durée. Le colosse semblait trop occupé pour remarquer le 4x4 et les autres étaient sans doute partagés, mais Louis n'en avait cure, il accéléra violemment et rentra dans le tas de macchabées devant le grand gaillard, emportant une cinq ou six d'entre eux, éparpillés sur plusieurs mètres par le véhicule. Sautant de son destrier mécanique, l'ancien militaire se précipita sur les rôdeurs encore "fonctionnels" et leur pulvérisa le crâne à coup de pied de biche. Sale besogne vu leur état après avoir été aplatis par le RAM, mais il fallait le faire. L'engin n'avait pas souffert de dommages contrairement à ses victimes...

Reportant son attention sur les vivants, Louis vit le dernier rôdeur qui s'attaquait au géant traverser la rue dans le désordre la tête littéralement arrachée et broyée d'un violent uppercut. Ce type là avait des vérins hydrauliques à la place des bras! Pas le moment de commettre un impair...
Levant une main en signe de salut, il s'adressa à lui, parlant d'une voix forte pour couvrir le bruit de l'orage qui ne cessait de monter en puissance et de la pluie battante.

"Salut, Samson! Je m'appelle Hartmann! Vous n'auriez pas de la place pour une personne de plus dans votre abri? Une personne qui veut bien mettre la main à la patte. Ca a l'air pas mal comme coin, même si un peu mal fréquenté." Finit il en pointant du bout de son pied de biche les zombies pulvérisés. "J'ai un 4x4, deux bras vaillants, j'aime dormir au sec et je peux défoncer du crâne de rôdeur, même si vous vous débrouillez plutôt bien vous même!"

Sous la capuche de son poncho imperméable on distinguait suffisamment les traits de son visage, les traits d'un survivant qui avait roulé sa bosse depuis longtemps. Aussi souriant qu'une pierre tombale, mais dénué d'hostilité cependant... En même temps il aurait fallu vouloir tutoyer la Mort que de l'être face à... Prenant conscience de l'apparence de son interlocuteur, l'instructeur ne se départit pas de son calme n'affichant ni surprise ni dégoût. après tout on ne choisissait pas sa trogne et il avait eu sous ses ordres des types avec des faces à faire tourner le lait et s'avérant être de vrais soldats doublés de vrais patriotes. Certes en face de lui se tenait le gars le plus énorme et le plus laid qu'il ait pu voir ailleurs que dans un film d'horreur, mais il défendait avec ferveur sa petite communauté ce qui le plaçait bien plus dans l'échelle de valeur que pas mal de belles gueules.
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Jeu 21 Sep 2017 - 14:31

Il commençait à tomber des hallebardes, un déluge qui semblait être ordonné par Dieu pour laver la souillure du virus trois fois maudit de sa Création terrestre. Les abominations putrides à l’appétit douteux avaient suivi les coups de marteaux des survivants qui fortifiaient la clinique comme des marins se laissant guider par le chant des sirènes. Leurs faim impie jumeler à l’absence d’une quelque faculté de raisonnement faisait des goules des navires de chairs immondes voguant sur une mer de violence et de démence. Un trio de volontaires qui avaient demandé un droit d’asile au bon docteur Wakeman vit les réceptacles sans âmes fondre vers eux. Une douzaine aux bas mots. Mais comme dans les contes des matelots envouter par les sorcières des mers, les damnées rejetées par l’enfer se fracassèrent sur le rempart vivant constitué de muscles disproportionné et de fureur qu’était Robert. Le colosse balafré avait laissé agir son instinct de protecteur, se plaçant volontairement devant les survivants qui essayaient de sortir leurs armes pour offrir une résistance à leurs agresseurs infernaux. Le géant au cœur d’or mais à l’apparence honni par tous avait laissé tomber les planches de bois récupérer sur d’autres résidences du quartier et d’un pas gigantesque il avait descendu l’épaule comme un footballeur pour faire place nette dans les rangs nauséabond. Les goules furent repoussées sous la puissance de l’impact du corps immense et compact du monstre de foire. D’une main immense Bobby sorti la lourde masse d’acier étoilé et commença à syntoniser une solide performance de défonçage de crânes, un solo de batterie sanguinolent. Mais à la deuxième mesure la force prodigieuse du gladiateur de l’apocalypse se retourna contre lui alors que son arme, à la base contondante, pénétra profondément dans les chairs d’un obèse puant autant qu’une fosse septique laisser aux quatre vents. Le tas de graisse putride tomba au sol, laissant le paladin difforme avait que les armes que Dame Nature avait jugé bon de lui octroyer en compensation d’un physique ingrat et de carences intellectuelles. Heureusement que son armure disparates composer de cuir et d’habit anti-émeute protégeait la chair serpenter de cicatrices repoussantes des ergots tranchantes des goules affamés. Les gants du Goliath des temps moderne étaient renforcer et les poings ayant la circonférence de boulet de canon fracturaient au contact os et pétrissaient les chaires des morts-vivants avec une facilité déconcertante. Mais bientôt la vigueur surnaturelle des abominations aurait raison de la résilience formidable du combattant effroyable et Robert se fera submerger comme chaque ilot vivant que les zombies envahissait à la longue. Mais la rage et l’adrénaline repoussait la fatigue du géant pour permettre au trio de survivants soient de s’enfuir ou bien de le seconder. À cause des gémissements du chœur macabre qui l’entourait, le roulement de mauvais augure de la tempête en préparation et de son ouïe déficiente, Robert n’entendit qu’à la dernière seconde le vrombissement de plusieurs centaines de chevaux vapeur lancer à bride abattu dans la danse macabre.

Un cyclope d’acier percuta les rangs malmené de la cohorte de la Faucheuse et les dispersa comme des fœtus de paille pris dans la tourmente d’une tempête sans pitié. Un homme jaillit alors de l’habitacle du camion et abattis son pied-de-biche sur les goules qui gigotaient encore comme si l’individu avait espoir de gagner une peluche à un « tape la taupe apocalyptique ». Une dernière aberration semblait vouloir chercher querelle avec l’erreur de la nature. Voyant la plaie qui serpentait le cou du zombie, dernier coup vaillant qu’un survivant malchanceux avait porté avant de trépasser douloureusement, une idée jaillit dans l’esprit lent et pathétique du mineur. Écrasant sans ménagement le pied de son agresseur putride avec le talon de sa botte de construction, Bobby arma un coup de coup au menton dévasté. Sous l’impact fulgurant, les derniers lambeaux de peau se déchirèrent et les os de la mâchoire se fichèrent dans la cervelle du contaminé comme des shrapnels organique. Délivrant un second coup de poing au niveau du plexus solaire, libérant le pied de la créature captive, le regard océanique du mastodonte assista alors à l’envolé du corps décapité sur plusieurs pas de distance. Posant ses mains immenses sur ses genoux, la pitoyable gargouille de granite à peine sculpté reprenait son souffle de cette escarmouche violente. L’homme au pied-de-biche équiper d’un poncho fit alors un salut amical alors qu’il criait pour couvrir le déchainement des éléments.

Penchant alors un peu sa tête en forme d’œuf pour percevoir le ton qui se voulait bienveillant malgré la neutralité absolue des traits de l’homme. Avec une oreille en moins Robert avait plus que de la difficulté à entendre. D’une main immense il fit signe au gens d’emmener les matériaux de fortification à la clinique. Derrière le géant celui qui disait s’appeler Hartmann pouvait apercevoir la grande croix rouge sur le mur d’enceinte du manoir dont le docteur Anglais avait changé de vocation pour transformer en une clinique, un havre d’humanité dans la mer de la déchéance apocalyptique. Bobby fit alors quelques pas vers celui qui se tenait devant lui et essaya de se rappeler de ses cours qu’Alair lui avait enseignés pour essayer d’évoluer en présence des autres. Laissant un sourire se déposer sur ses lèvres exsangues, essayant de modeler son horrible faciès lézardé d’une cicatrice immonde en un visage sympathique, le géant tendit une main en guise de bienvenue. Mais heureusement pour le colosse balafré que son regard était le reflet de son âme si pur et remplit d’une gentillesse infini. Malgré le déchainement de force et de violence, le simplet était un être bon qui ne défendait que les gens qui lui avaient accordé une chance de devenir humain. Un ton rocailleux, semblable à deux pierres qui s’entrechoquaient péniblement, couvrit sans peine le roulement du tonnerre pas si lointain.

Robert- Merci monsieur d’avoir aidé… Euh… Moi c’est Robert ou Bobby ou bien Franky le monstre… Euh… Je connais pas Samson désolé… Euh… Pas de problème pour moi que vous venez à la clinique du Doc pour se cacher de la tempête… Euh…

Sortant de la poche de sa veste de kevlar renforcé de policier anti-émeute une flasque en argent, Bobby avalant une rasade de mooshine aux pommes. Une douce chaleur se lova dans son œsophage et fit monter une timide rougeur à ses joues mal rasé alors qu’il tendit le flacon d’alcool à son sauveur.

Robert- Tenez monsieur Hurtmen… Euh… Désolé si j’ai écorché votre nom pas bon pour les noms… Euh… C’est du moonshine aux pommes que j’ai fait… Euh… Il est bon… Euh…

Malgré la pluie le duo de survivants pouvaient sentir sans peine le doux effluve de pomme s’échapper du goulot de la flasque. Voyant les imperfections de la rue se remplir d’une eau brunâtre, porteuse de toute la saleté emporter par le printemps, le géant sembla se perdre dans les méandres de son esprit si lent. Les gouttes de pluies dégringolèrent sur la haute silhouette du phénomène de foire alors qu’il rejoignait la gaine de chair putride qui avait emporté sa masse d’acier. Posant un pied ayant la taille du légendaire Bigfoot sur le torse du cadavre mort pour la seconde fois, l’ouvrier qui portait une ceinture à outils remplis d’équipements de menuiserie saisit son arme. Seule une force phénoménale pouvait traverser, déchirer, les tissus et fracasser les os pour permettre à une arme concordante de se perdre dans les entrailles d’un corps humain. D’un geste sec, sans démontrer de grand effort, Bobby dégagea la lourde masse et d’un geste un peu gauche la remit à sa ceinture. Voyant que l’homme le regardait, le golem de chair sanctifié souleva ses larges épaules en signe de dépit.

Robert- Ça arrive des fois que ma masse bloque… Euh… Il va avoir beaucoup d’eau… Euh… Plus de maintenance dans égout… Euh… Peut-être inondation comme quand je travaillais dans les mines du Kentucky…Euh... Ce serait bien d’avoir une pompe et des tuyaux au cas où… Euh… J’ai déjà été voir dans les magasins pour construire et rien vue de ça… Euh… Quand Sandra a eu de l’eau dans sa cave ce sont les pompiers qui sont venu…

Se sentant totalement stupide devant un étranger, peu sûr que son intelligence peut réellement avoir de bonnes idées, le regard océanique du géant se baissa vers le sol de honte. Bredouillant ses plates excuses, le golem de chair se dandinant d’un pied à l’autre.

Robert- Désolé monsieur… Euh… Pas trop brillant et souvent je dis des conneries… Euh… Vous voulez voir le docteur Wakeman?


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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Louis Hartmann
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Sam 23 Sep 2017 - 12:17

Celui que Louis avait baptisé Samson s'était adressé à lui avec amabilité. Ce n'était pas une lumière, mais tout le monde n'avait pas besoin d'être un génie et le Créateur lui avait donné un corps qui compensait largement son esprit limité. Il lui indiqua qu'ils étaient devant "la clinique du doc" et effectivement il y avait une sorte d'enseigne. Comment avait il fait pour la rater resterait une question sans réponse, il préféra reporter son attention sur son nouveau compagnon d'arme qui lui parlait toujours et lui tendait une bouteille de gnôle.
Ne voulant pas spécialement indisposer un individu qui le faisait deux fois, tant en largeur qu'en... tout en fait sur le plan physique, l'instructeur en pris une gorgée après avoir humé le goulot. Effectivement ça sentait la pomme... et ça se laissait boire sans emporter la gorge comme certains tord-boyaux qu'il avait eu le malheur de boire pour ne pas incommoder des chefs de guerre et autres autochtones amateurs de décapant pour carrosserie qu'on appelait pudiquement "alcool local". Lui rendant la bouteille, il le remercia. Il ne s'était pas attardé sur le dernier surnom donné par Robert même s'il se demandait qui pouvait être assez stupide pour insulter une pareille armoire à glace, soit un très bon coureur, soit un macchabée... Il opta pour la première solution, ils ne se connaissaient pas donc on oubliait le diminutif familier et hors de question de d'employer ce sobriquet non seulement parce qu'il avait pas envie de tâter de la force du gaillard, mais que c'était insultant pour un type qui faisait apparemment de son mieux pour aider les siens.

"Merci, Robert. Ca réchauffe bien vu le temps. Samson était un homme extrêmement fort qui aida son peuple contre un vil ennemi. Comme toi en somme."

Bon, il avait fait un énauuurme raccourci, mais il n'avait ni le temps, ni l'envie de perdre une demie journée à raconter l'histoire de Samson, c'était non seulement une légende, mais la comparaison était en plus légèrement bancale et de toute façon il y avait plus urgent, même le colosse s'en était rendu compte! L'eau montait à cause du déluge qui s'abattait sur Detroit et des égouts mal en point après plus d'un an sans entretien et une précédente tempête qui avait dû charrier son lot de saletés dans les souterrains de la ville.
Louis n'était pas un soldat du génie, il n'avait aucune expérience de ce genre de choses, mais par chance son compère lui oui. Pompes, tuyaux, pompiers... Après quelques secondes, le visage de l'ex ranger s'illumina. Il se rappelait avoir vu une caserne de pompier pas spécialement loin sur Houston Whittier Street. Il ne s'était pas senti le besoin d'aller en exploration parce qu'il se doutait qu'il y aurait du rôdeur dedans, mais là il y avait urgence. Grâce à son RAM 3500 ils pourraient non seulement se rendre relativement rapidement sur les lieux, mais en plus récupérer le matériel nécessaire et peut être même récupérer un camion. Ces engins étaient très bien équipés et vu leur gabarit ils pouvaient aussi faire une sacrée barricade qu'aucune horde de rôdeur ne déplacerait dans ces rues.

"C'est ton jour de chance l'ami! Je sais où trouver tes tuyaux et sans doute même une pompe. Avec un peu de chance on pourra même ramener un camion. Par contre faudra sans doute persuader les cadavres sur place de nous laisser prendre leurs affaires!"

Il était campé devant de le géant, poings sur les hanches dans une position typiquement militaire et son ton ne laissait pas vraiment de doute sur ce qu'était sa vie avant l'Apocalypse zombie. Pas besoin d'un uniforme ou de galons son âme elle même était teintée multicam et taggée de la bannière étoilée.

"Par contre désolé mais tu ne rentreras pas dans l'habitacle du pick-up vu ton gabarit, même en te serrant, y a une bâche à l'arrière si tu veux t'abriter de la pluie! Les gringalets là bas peuvent nous donner un coup de main ou bien il vaut mieux pas les envoyer sur le terrain? Pas envie de devoir fouiller ET leur couvrir les miches!"

Ce n'était pas spécialement charitable envers les personnes restées en arrière, mais Louis était pragmatique, aller là bas alors que la journée touchait à sa fin, que la luminosité était si faible qu'on aurait pu croire qu'on était en plein milieu de la nuit dans un lieu non reconnu auparavant avec des personnes non entraînées était un bon moyen de faire baisser le ratio vivants/zombies et de leur compliquer la tâche ou simplement les faire crever tous jusqu'au dernier et ça, ce n'était pas dans ses projets!

"Si on y va c'est maintenant ou jamais! Après il fera trop nuit et la tempête sera de toute façon trop forte et on devra rentrer à la nage!"
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Lun 25 Sep 2017 - 15:18

Un mince sourire de reconnaissance se profila alors sur les lèvres exsangues de la chose immonde qui se tenait devant le militaire. Car dans l’esprit étroit de l’ancien portier d’un club d’effeuilleuses, Hartmann avait les habitudes et le charisme d’un chef de l’armée. Même Barry, l’ami du vieux médecin, semblait moins porter sur le commandement que l’homme au poncho. Déjà dans le regard de l’homme l’empathique créature ne découvrait aucun dégoût ou bien de violence en son égard était une nouveauté pour Bobby. Mais à cet instant, au milieu de la tourmente et de la violence qui semblaient surgir du ciel comme de l’environnement immédiat du colosse balafré, le monstre de Frankenstein décida de faire confiance à son sauveur. La gargouille à peine sculpté fit un signe de la main aux trois survivants et leur dit alors de son ton rocailleux mais douceâtre par la candeur de son âme pur.

Robert- Euh… Vous pouvez entrer et finir de placarder les portes et les fenêtres? Euh… Dites à Doc que je reviens avec une pompe et une autre personne pour son thé… Euh… Et aussi à Heaven que… Euh…

Une rougeur écarlate se propagea alors sur les joues mal rasé de la bête de foire à la mention de l’ange à la chevelure doré. L’eau de pluie aurait pu se transformer en vapeur au toucher de la chaleur de ce corps immonde propageait durant quelques instants. Se ressaisissant avec difficulté, l’esprit pathétique de l’homme à la masse musculaire cauchemardesque envahi par les sourire et le regard d’émeraude de la divine apparition, le golem de chair saturé de cicatrices baissa un peu son regard océanique si tendre.

Robert- Ben qu’elle surveille bien Rocky et que je vais essayer de lui ramener un truc… Euh… Des choses qu’elle aime…


Malgré la tempête et le désastre prochain, un cadeau venimeux de Dame Nature, le géant au cœur d’or pensait seulement au bonheur de celle qui semblait avoir ensorceler son âme et même son cœur sans le savoir. Hochant la tête vers son nouvel allié de circonstance et de survie, le golem de chair qui semblait maintenant à un chevalier d’un autre âge avec son boulier balistique et sa lourde masse se dirigea de son pas pesant et un peu gauche vers le haillon du monstre d’acier. Malgré le poids de ses protections et de son armement, équipement qui semblait être en papier mâché à voir l’aisance que le géant se mouvait, le colosse balafré grimpa dans la boite du Ram et s’assit lourdement. L’essieu du camion grinça, protestant un peu devant la pesanteur de l’homme difforme et aux muscles disproportionner. Le trajet fut de courte durée, malgré les ombres chancelantes et trébuchantes luttant contre le mur d’eau et les bourrasques de vent soudain pour essayer de tendre leurs ergots vers le lourd véhicule. Quelque fois, alors que le camion devait négocier un passage entre les reliefs d’un chaos permanent et de la déchéance de la civilisation, une goule réussissait à s’approcher et Bobby lui donnait le cadeau de la délivrance ultime d’un puissant revers de sa masse d’acier étoilée.

Mais bientôt la caserne fut en vue. Dès que le lourd véhicule ayant connu le baptême du feu et du chaos s’arrêta le géant se leva pour se mettre en mouvement. Parti la créature pathétique et gêner lors des interactions sociales. Robert était devenu le gladiateur de l’apocalypse, le cauchemar vivant des aberrations vivants ou ressusciter qui cherchaient à faire du mal aux gens sous sa protection. Tel un paladin en armure disparate et moderne, un templier d’un autre âge défendait ce qui lui tenait à cœur, le colosse balafré sauta en bas de la boite arrière en provoquant un tsunami dans une immense flasque d’eau. Quelques réceptacles sans âmes se dirigèrent vers Robert dans leurs mouvements saccadé et surtout incontrôlables dû à l’invasion du virus trois fois maudits dans leurs corps putrides. Aussitôt la masse et le bouclier exécutèrent une danse dévastatrice, disloquant sans peine os, éclatant des poches de pus et fracassant des crânes comme des pastèques trop murs. Le colosse balafré semblait à cet instant être né pour vivre cette apocalypse, devenir un protecteur des dernières lueurs d’humanité qui semblaient vouloir persister malgré cet univers de terreur absolue et cette noirceur chaotique. La pluie était devenu opaque, presque un rideau et sans un mot le géant alla vers le battant clos donnant accès au refuge des pompiers. Mais avant d’ouvrir la porte le regard océanique de l’homme difforme se fit inquisiteur. Il parla alors dans un chuchotement rocailleux.

Robert- C’est bizarre toutes les portes sont fermées… Euh… monsieur vous avez une lampe? Euh… J’ai en deux…

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Louis Hartmann
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Lun 25 Sep 2017 - 17:57

Le géant s'adressa à ses camarades pour leur donner des consignes et en quelques minutes ils "fonçaient" à travers les rues encombrées et inondées de la ville. La flotte ne posait pas de problème, pas plus que la plupart des immondices au sol. avec sa garde au sol rehaussée et sa puissance, le RAM se moquait comme d'une guigne de ce qui aurait bloqué pas mal de voitures. Louis se servit de son pare-choc pour pousser une voiture en travers de la voie et une fois encore le 4X4 à la piteuse allure montra qu'il en avait sous le capot.
La caserne se dessina bientôt à leur droite, éclairée par l'unique phare du véhicule. L'ancien militaire s'arrêta et aussitôt son passager sauta de la plage arrière pour commencer à faire ce qu'il savait visiblement très bien faire, à savoir éparpiller les rôdeurs façon puzzle. Louis n'eut même pas à se servir de son maillet.
Le combat fut bref et Robert, signalant l'évidence, les portes étaient closes, lui demanda s'il avait une lampe, le militaire répondant en faisant fonctionner la dynamo de sa lampe frontale et en l'installant sur son front. Ils n'avaient pas vraiment le temps pour une exploration minutieuse, bientôt ce serait l'enfer pour qui restait dans les rues.

"Tiens toi prêt, Robert, je vais ouvrir une des portes de garage!"

Sans attendre de réponse, le ranger monta dans son destrier d'acier et se plaça en marche arrière, manoauvrant pour bien se mettre en face d'une des portes, celle qui donnait sur le garage apparemment désaffecté puisqu'ils avaient enlevé l'enseigne.

*J'espère qu'elle n'est pas tombée toute seule...*

Appuyant sur le champignon, le pick-up prit de la vitesse et heurta de plein fouet la porte déroulante, l'arrachant de son support et l’entraînant à l'intérieur. Repassant la première, il accéléra à fond pour sortir du garage, constatant que la porte en lattes de tôle d'acier s'était accrochée à son pare-choc arrière... qui céda rapidement. Les dommages n'étaient pas importants, il n'avait perdu que le pare-choc.

Descendant, il ordonna à son raton laveur de rester dedans ce que l'animal avait de toute façon l'intention de faire et se dirigea vers Robert, équipé de sa caisse à outils dans une main et de son pied de biche dans l'autre.

"On va pouvoir entrer et sortir facilement comme ça! J'ai pris des outils pour démonter ce qui pourrait l'être! Allez, dépêchons nous avant de devoir rentrer à la nage!"

Donnant une tape sur le bras de son compère d'aventure, il s'engagea dans ce qui avait autrefois état une des nombreuses casernes de la ville. En reculant il avait pulvérisé et écrasé des étagères contenant de la paperasse, dommage ce genre d'étagère aurait pu servir dans une colonie, mais on ne faisait pas d'omelette sans casser des œufs.
Sur sa gauche il y avait un camion, relativement petit pour un camion de pompier américain quand on pensait aux colosses qu'ils utilisaient dans les grandes villes, mais il transportait les précieux tuyaux. Malheureusement il y avait aussi quelques locataires très contents de voir débarquer deux vivants... L'histoire fut réglée en toute diplomatie et sans animosité par quelques coups de masse d'arme géante et de pied de biche.
Avant que d'autres débarquent, il fallait démonter les rouleaux à l'arrière de l'engin et que Robert les porte, malgré toute sa bonne volonté et même au meilleur de sa forme, l'ex ranger n'aurait jamais pu porter ces charges.
Il y avait aussi une grosse pompe sur remorque et deux plus petites ressemblant à des groupes électrogènes portatifs. La pêche était bonne. Il aurait aimé trouver d'autres choses, mais le temps était compté, s'il y avait des affaires intéressantes, il lui fallait se concentrer sur ce qu'ils étaient venus chercher. Ce fut une pénible et laborieuse tâche que de récupérer ces matériels. Il bénit silencieusement les gars de la caserne d'avoir eu un diable parce que porter des pompes de 90kg ou plus à mains nues...

Le géant put constater à quel point celui qui avait été instructeur militaire pouvait être taiseux dans la besogne. C'est tout juste s'il lâchait un ou deux mots, généralement pour donner une directive "tiens ça", "vas-y à trois", "soulève le dévidoir quand j'aurai dévissé" avait été la phrase la plus longue du répertoire quasi monosyllabique sinon.
Ils avaient dû bricoler pour accrocher la remorque à l'arrière du RAM, en reculant il avait amoché l'attelage et il avait fallu redresser le tout et forer des trous supplémentaires pour poser des écrous histoire que tout ça tienne au moins le temps d'arriver à la clinique. Ils avaient mis une petite demie heure et le temps s'était méchamment dégradé.

"On doit y aller sinon nous ne pourrons pas rentrer! Je ne sais même pas si ce sera possible vu ce qu'on ramasse! J'espère que tu as réserves parce qu'il peut être falloir pousser!"

Ils avaient sanglé aussi bien que possible leur cargaison et Robert pourrait toujours maintenir ce qui se baladerait un peu, mais Louis se disait qu'il devait quand même faire plus attention, toute sa cargaison était composée de matériel lourd. Une fausse manœuvre et son passager et éventuellement lui se ramasseraient qui un dévidoir, qui une pompe ou carrément la remorque et pourquoi pas un assortiment de tout ça? Mais Louis avait été ranger et la pression non ça ne le dérangeait pas, il vivait presque pour elle, par elle.
Le chemin fut donc plus long non seulement parce qu'ils étaient chargés et pas qu'un peu, mais aussi parce que les rues étaient moins praticables, par trois fois il monta sur les larges trottoirs pour négocier un passage.
quand enfin, ils arrivaient en vue de la clinique le drill instructor transpirait malgré la température.
Pas le temps de se reposer malgré tout, il fallait débarquer tout ça.

[hrp] désolé j'ai précipité les choses vu que ça se finit aujourd'hui! [/hrp]

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